- Speaker #0
Pour être heureux, Ikigai, je pense qu'un des secrets, c'est d'être égoïste. Moi, je suis égoïste dans le sens où je pense d'abord à moi avant les autres, pas parce que je suis un enfoiré, juste parce que t'es avec toi-même 24h sur 24.
- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast Ikigai. Aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir Mr. Friki Oudi.
- Speaker #0
F-R-E-K-I-H-O-O-D-I sur tous les réseaux. Instagram, TikTok, Youtube, Twitch, Colet Cohésion, Minitel 36 15 sur qui je dis Et sinon Sylvain
- Speaker #1
Tu représentais à ma place, t'es trop fort Friki Audi qui n'est autre que l'enseignant Le plus tatoué du monde De la galaxie, de l'univers A peu près Donc enseignant
- Speaker #0
Ça fait 17 ans que je suis professeur des écoles, fonctionnaire de catégorie A Que j'ai des CM2 là Ils sont 23, j'ai trop de peau T'imagines d'habitude c'est genre 27, 28, 29, là j'en ai 23 Franchement c'est bonheur 23 t'as le temps de tout corriger Je suis dans ma voiture à 16h34 s'il te plaît J'adore
- Speaker #1
J'adore, donc fonctionnaire Alors, dis-nous tout, Sylvain tu es professeur des écoles Comment es-tu arrivé à devenir professeur des écoles ?
- Speaker #0
J'ai toujours voulu être professeur des écoles C'est-à-dire que quand c'est un professeur des écoles Tu peux pas le faire si c'est pas une vocation Et moi quand j'avais 10 ans, j'avais un professeur des écoles Qui s'appelait Monsieur Verdonneau Quand j'étais en CM2 Et à la fois j'adorais ce qu'il faisait Si j'étais un style je ferais comme lui Et à la fois je détestais, jamais je ferais ça Et donc cette espèce de mélange fait que depuis Ma dizaine J'ai eu envie de faire ce métier, mais plus ou moins. Après, j'ai toujours travaillé plus ou moins avec des enfants. J'étais prof d'art martiaux avant. J'ai encadré des gamins dans les différents centres et tout. Mais c'est un truc que j'ai toujours voulu faire. Donc, dès que j'ai pu, en fait, je suis littéralement... J'ai fait école, collège, lycée, université, UFM. Et j'ai toujours été à l'école. Je n'ai jamais quitté l'école depuis ma plus grande enfance. Donc là, c'est ma 17e année, t'imagines.
- Speaker #1
17 ans.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
17 ans que t'es professeur des écoles. et donc une véritable vocation. T'étais sûr à cet âge-là ?
- Speaker #0
En fait, tu ne peux pas faire un stit si tu n'as pas une vocation. Parce qu'il y a beaucoup de gens, notamment des mères de famille, qui ont 3-4 enfants. Et quand les enfants en prennent leur envol, elles s'ennuient. Elles disent « Tiens, je vais faire prof des écoles » . Sauf que non, avoir tes enfants à toi à la maison, ça n'a rien à voir avec 23, 24, 25, 28 enfants à l'école, sous les ordres de la République, à leur enseigner français, maths, littérature, tout en fait. Donc c'est vraiment un taf complètement, il faut beaucoup de patience, beaucoup de pédagogie et il faut l'aimer. C'est un métier qui est très très dur si t'as pas la vocation.
- Speaker #1
Tu sais, alors, tu sais pas encore de quoi parle exactement le podcast, ça tombe très bien, tu me parles de vocation. Ikigai, c'est trouver sa voie, trouver sa vocation. Et c'est bien parce que t'es un peu comme, tu as deux personnages en un, tu as comme deux vocations, j'ai l'impression. On va en parler, on va philosopher autour de ça. Ce qu'on peut ne pas louper, tu es full tatoué, donc j'imagine que c'est une passion. Et tu me parles aussi que tu es professeur des écoles et donc que c'est ta vocation. Donc j'essaie de savoir comment on peut définir notre vocation. Le concept d'Ikigai m'intéresse parce que ça réunit quatre points. Faire ce que tu aimes, faire ce dans quoi tu es doué, faire ce pour quoi tu es payé et faire ce qui apporte au monde. Quand tu as ces quatre points-là, tu vas trouver ton Ikigai. Est-ce que tu penses avoir trouvé ton Ikigai ? Est-ce que tu l'as trouvé à travers le tatouage, à travers le fait d'être professeur des écoles, à travers les deux ? Est-ce que ça te complète, ça complémente ?
- Speaker #0
Ce qui est intéressant avec ma vie, c'est qu'effectivement, en semaine je suis à l'école. Lundi, mardi, jeudi, vendredi, je suis avec mes gamins, je suis à la photocopieuse le lundi. Et c'est un taf qui potentiellement, un COD, complément d'objet direct, c'est le même pendant 10 ans, pendant 20 ans. Nos parents, ils parlaient de COD, nos grands-parents. Donc ça, ça ne change pas. C'est quelque chose qui peut être assez banal finalement. C'est toujours le même travail, tu peux t'ennuyer. Et le week-end, je vais être en convention de tatouage aux quatre coins de France et d'Europe. Je vais être la méga-resta sur des affiches énormes à l'entrée de la ville. Je vais être tiré dans les médias. Il va y avoir des articles sur moi, etc. Ça va être un échappatoire pour moi et mon travail banal, même si j'adore mon travail. Le week-end, je vais être la star. Et si jamais j'ai des velléités de grosse tête le week-end, le lundi, je suis la photocopieuse. Donc c'est effectivement deux vies qui s'équilibrent parfaitement. Je peux travailler le mardi à l'école, faire une leçon de grammaire ou de calcul, et le soir je vais bosser en boîte de nuit, toute la nuit. Je vais être à poil sur un podium à danser avec des nanas magnifiques au milieu de Gabouret. Le jeudi je vais être à l'école encore une fois, le mercredi soit je me fais tatouer, soit je fais un tournage, un podcast, un tournage pour internet, pour la télévision, pour le cinéma. Donc c'est complètement irréel parce que c'est deux vies complètement différentes.
- Speaker #1
mais qui se complètent très très bien je trouve je comprends parfaitement et qu'est-ce qui t'a amené à te faire tatouer quelle a été ta première envie de tatouage comment t'en es arrivé là j'imagine que c'est une question qu'on te pose souvent je réponds à toutes les questions en
- Speaker #0
2012 je suis parti à Londres dans le cadre du programme Jules Verne c'est un programme d'échange d'instit c'est un peu comme Erasmus mais pour les profs en théorie t'as un instit d'un pays qui vient dans le tien à ta place et voilà sauf que les anglais ils veulent pas venir chez nous Il n'y avait que moi qui partais là-bas Et je me suis retrouvé à enseigner dans le cadre du programme Jules Verne Au Dulwich College Qui est une école indépendante 20 000 livres par an, une école de garçons Il n'y avait que 16 garçons dans la classe J'avais le costume cravate, donc changement de décor radical En plus j'habitais chez ma maman Et là je me retrouve dans un appart tout seul Dans une école indépendante, en costume Une école dans laquelle ils ont tourné des scènes d'Harry Potter Parce que c'est une école qui a plus de 400 ans Déjà à l'époque et maintenant c'est encore plus Et comme j'étais à un tournant de ma vie Parce que j'ai fait ma crise dès 25 ans J'ai rien fait de ma vie Je suis pas sorti de vie Faut que je parte à l'étranger Et là je suis Parti à l'étranger, déjà. Et comme j'avais tous les chakras d'ouvert, je connais pas les termes, je suis arrivé à Londres, dès le premier jour, je vois le mec du McDo qui a les deux bras couverts de tatouages, je vois le banquier qui a tout le coup de fait, et en France, le tatouage, c'est mal vu. Ouais, surtout à l'époque aussi. Non, tout le temps, encore maintenant. Il y a encore cette idée que c'est les bagnards qui allaient à Cayenne casser des cailloux, qui se faisaient tatouer des pin-ups immondes, au corps, à l'arrière du bateau et tout. à Londres, c'est l'inverse à Londres, c'est beaucoup plus accepté pour deux raisons C'est que c'était les gens de la haute société qui partaient dans les colonies, dans le Commonwealth, et qui revenaient avec des trucs maoris, des dragons, des trucs magnifiques. Et donc, ils étaient vus d'en bas. En fait, les gens les admiraient. Donc, c'est beaucoup plus accepté pour ça. Et aussi parce qu'à Londres, les gens sont beaucoup plus indépendants. Il y a des mauvais côtés. C'est-à-dire que nous, on va avoir une tempête, des tuiles vont tomber du toit, on va filer des tuiles à nos voisins. Il y a quand même une solidarité entre Français, quoi qu'on en dise. Les Anglais, ils ont beaucoup moins cette solidarité-là. mais Le bon côté de ça, c'est qu'ils te foutent la paix. À Londres, tu peux être gros, petit, noir, blanc, jaune, homo, hétéro, avec des cheveux roses, avec des tatouages. Personne ne te regarde. Les seuls qui te jugent à Londres, c'est les Français. Tu les reconnais parce qu'ils ont tous des jeans, des baskets blanches et des grands manteaux noirs. Ils regardent comme ça. Donc, le fait d'être à Londres, à un tournant de ma vie, de voir les mecs tatoués, j'ai dit mais ok, c'est ça en fait. J'ai eu vraiment l'illumination. J'ai eu une épiphanie, comme les Anglais. J'ai été touché par ça. Je me suis dit ok je vais me faire tatouer tout le corps Alors je ne savais pas si j'allais faire les parties incachables, je voulais faire irrésumé à la base, ça s'arrête au poignet, ça se coupe là et tout et une fois que j'ai fait tout ça, je me suis dit bah vas-y, t'as qu'une vie et j'ai fait la tête, les mains et je me suis repéré par des agences de mannequins et c'est comme ça que ça a commencé
- Speaker #1
Génial, mais ok, donc t'as commencé à te faire tatouer tranquillement le corps etc mais là t'as fait des parties quand même qui sont exceptionnelles alors il faut savoir qu'il est tatoué des yeux, en passant par les ongles jusqu'aux parties génitales la langue, les gencives, tout que t'as fait Il n'y a pas un endroit du corps que tu n'as pas fait, limite.
- Speaker #0
Je suis entièrement recouvert une première fois. J'ai fait la deuxième couche. C'est-à-dire qu'on repasse par le sud que j'ai déjà. Et j'ai fait même plus. Je me suis fait retirer les tétons. Je me suis fait retirer le nombril. Je me suis fait retirer 22 grains de beauté. On a tatoué sous les ongles aussi. On a tatoué la langue, les yeux. Qu'est-ce qu'on a fait d'autre ? On a fait des petits trucs à l'autre gauche comme ça. ce qui s'appelle des body modifications mais moi je considère Je ne me ferais pas couper les oreilles en point Je ne me ferais pas retirer des doigts Moi c'est que le tatouage Je me suis fait recouvrir Une première fois entièrement Et là je fais ma deuxième couche Puis après je fais une troisième, une quatrième, une cinquième Parce que quand tu es passionné tu ne veux pas t'arrêter Et comme j'ai fait toute ma première couche en 3 ans et demi Et que c'était ce qui me faisait me lever le matin Et ce que je fais maintenant Je continue
- Speaker #1
C'est ça la question qui vient, c'est pourquoi en fait ? C'est vraiment une question de passion, t'as envie de changer, qu'est-ce que ça t'apporte ?
- Speaker #0
Je suis tombé, comme je t'ai dit, ça a été la révélation. Le fait d'être à Londres, je suis tombé amoureux du tatouage.
- Speaker #1
Oui mais tu peux faire quelques tatouages, mais là tu t'arrêtes plus du tout.
- Speaker #0
Non, moi je savais dès le début que je voulais faire recourir entièrement. Parce que j'ai toujours fait les choses soit à 200%, soit à 0%. Avant ça, je suis devenu prof d'art martiaux. En 3 ans, j'avais 3 ceintures noires et j'avais le diplôme d'instructeur fédéral européen. Alors qu'avant, je n'en faisais pas du tout. Mais j'entraînais tous les soirs, tous les week-ends. J'avais mal partout le cou. J'étais blessé de partout parce que sans arrêt, on se tapait dessus et tout. Et je passais de rien à ça. Et les arbres marceaux, j'arrêtais du jour au lendemain aussi. Pareil, un jour, je me suis dit, je veux le permis moto. Je l'ai eu en deux mois, je crois. Mais j'allais à l'auto-école tous les soirs, tous les week-ends. Enfin, j'ai toujours fait ça comme ça. Et là, il se trouve que le tatouage, c'est une passion qui se voit. Donc forcément, c'est plus évident.
- Speaker #1
C'est ce qui marque le plus et on a envie de t'interroger beaucoup plus sur ça.
- Speaker #0
Mais je savais que je voulais tout faire. Je ne savais pas si j'allais faire les parties incachables. Et surtout, je ne pensais pas en parler à qui que ce soit. Parce que jusqu'à ce que j'ai les mains et le cou, personne ne savait que j'étais tatoué. J'avais les manches longues. C'est après où j'ai été repéré par les agences de mannequins pour faire des films, tout ça. Mais sinon, à la base, c'était que pour moi.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as fait comme film, par exemple ?
- Speaker #0
J'en ai fait pas mal, déjà. C'est vraiment... Les dernières que j'ai faites, j'ai tourné pour... Il y a Chien 51, en ce moment, au cinéma. Oui,
- Speaker #1
je suis allé le voir.
- Speaker #0
Est-ce que tu m'as vu dans la foule ? J'ai tourné plusieurs jours pour eux. J'ai fait un film avec Richard Berry aussi l'autre fois. Il me prend dans ses bras. C'est un homme qui sent très bon. J'ai fait quoi ? J'ai fait Mon Inconnu avec Hugo Gélin. J'ai fait pas mal de séries aussi. J'ai fait Sense8 de Lara Wachowski. J'ai fait Profilage deux fois. Je te dis ça.
- Speaker #1
C'est passionnant en fait. Tu as ton quotidien, on va dire classique, mais que tu aimes parce que c'est ta passion. Déjà, tu as trouvé ta voie. déjà dans ton quotidien, mais en plus t'as ça qui te sort de ce quotidien et qui te fait voir mon zémerveille qui te fait découvrir d'autres mondes, t'as l'impression de vivre mille vies en une oui c'est ça,
- Speaker #0
je fais ciné, télé Youtube, je fais des shootings effectivement c'est deux vies complètement, et puis je rencontre plein de gens formidables plein de gens super connus, plein d'angles j'idolâtre moi-même et avec qui je me mets à travailler, donc c'est génial,
- Speaker #1
et ce que tu m'expliquais tout à l'heure c'est que tu peux pas rester aussi à rien faire, tu supportes pas ça t'as besoin toujours d'être dans l'action ...
- Speaker #0
Mon objectif dans la vie c'est de travailler 7 jours sur 7, c'est comme ça que je m'épanouis. Après t'es crevé mais effectivement les gens critiquent beaucoup les instits, ils disent il y a plein de vacances et tout. Déjà parce que tu en as besoin, parce que quand tu bosses avec des gamins, tu as besoin de couper un peu parce que c'est extrêmement fatigant. Et ensuite parce que moi si j'avais le choix, je travaillerais pendant les vacances. Mon but c'est pas pour gagner de l'argent, juste pour faire des projets, pour créer des trucs.
- Speaker #1
Ouais, t'as besoin d'être dans l'action constamment. Et la question qu'on se pose forcément, et que tout le monde se pose, t'es professeur des écoles, quelle est la réaction des enfants, des parents, de tes collègues aussi, quand ils te voient comme ça ? Ils ont dû voir ton évolution d'ailleurs, non ?
- Speaker #0
Alors déjà moi ça fait... 17 ans que je suis un stit, donc c'est 17 ans que je suis un stit dans la même circonscription. À part les deux années où je suis parti à Londres, je suis dans le même... Une circonscription, c'est un ensemble de villes. D'accord. Donc j'ai fait toutes les écoles du coin, j'ai eu les grands frères, les grandes sœurs. Là, par exemple, j'ai des CM2 dans une école où j'avais d'autres CM2 dans la même école il y a deux ans. Donc ils étaient en CE2, ces élèves-là.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Soit j'ai eu le grand frère, soit la cousine, donc tout le monde me connaît. Ou alors ils m'ont vu sur les réseaux, ils m'ont vu à la télé, ils m'ont vu sur Internet. donc il y a 99% du temps tout se passe bien Les collègues, c'est pareil. Ils me connaissent parce qu'ils m'ont déjà vu, parce que j'ai 40 ans maintenant. Donc, je commence à être un peu un vieux dans le taf en plus. Donc, j'ai jamais… 99% du temps, ça se passe bien. Après, oui. Une fois de temps en temps, il y a un parent relou. En général, c'est les gens qui sont dans la religion, quelle que soit la religion. C'est pas parce que souvent, il y a des… Non, non. Ça peut être des musulmans, des catholiques, des bouddhistes, des pastafaristes, peu importe. Ça ne colle pas à l'image qu'ils se font de ce qu'est un instinct.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et ils vont un peu… on n'a pas le droit de dire des gros mots ils vont un peu être embêtants et ils vont faire une lettre ils vont dire il fait peur mais comme c'est basé uniquement sur l'apparence et qu'il n'y a rien de concret et que je fais bien mon travail que je suis à l'école à l'heure que je fais tout ce qu'il faut ça fait pchit ça va jamais nulle part est-ce que tu as une anecdote avec un élève ou un parent d'élève ou un collègue quelque chose qui était marquant par rapport à ton physique un jugement les enfants ils se moquent complètement de mon apparence ce qui les change c'est que je suis un homme Je suis un homme jeune, célibataire, que je leur fais faire du sport, que je les engueule s'ils ne courent pas assez vite, sur tout ça. Parce que c'est quand même un métier qui est un métier de femme majoritairement, parce que c'est un métier où tu t'occupes des autres. Donc il y a encore maintenant chez les profs des écoles, je ne connais pas les proportions, mais je crois qu'il y a 80%, peut-être 75% de femmes. Donc c'est plus ça qui change les gamins. C'est que je suis un homme jeune, célibataire, que je vais faire le sport avec eux et tout. Mais mon apparence, il passe très vite au-delà. Et même c'est pas ça qui les surprend. Ils trouvent ça cool que je passe à la télé. Ils m'ont vu faire un dîner presque parfait. Ils m'ont vu chez Hanouna. C'est ça qui dit, le maître, il passe à la télé. Mais l'apparence... Après, oui, si, une anecdote, si tu veux. À la fin des... En début d'année, on fait tout le temps une réunion par en prof. Et en général, j'ai au moins une ou deux mamans qui font des selfies avec moi à la fin. On ne fait rien.
- Speaker #1
Finalement, ça apporte plus de positifs.
- Speaker #0
Oui, moi, oui.
- Speaker #1
On peut dire que ça peut être un frein.
- Speaker #0
Positif. Mon apparence est un exhausteur. dans le sens où dès que je fais un tout petit truc bien, les parents disent ça se voyait que c'était un génie, ça se voyait que son apparence allait être géniale et tout. Et dès que je fais un tout petit truc mal, c'est l'inverse. Ça prend des proportions de fou. Ah mais ça se voyait que c'était un tortionnaire, un bouilleur d'enfant. En tout cas, en début d'année, quand je ne connais pas encore la classe, le groupe classe et les parents d'élèves de ma classe, je mets beaucoup d'eau dans mon vin pour voir un peu comment ça se passe. Parce que je peux... Après, en fin d'année, je me lâche, tout va bien, mais il faut vraiment que je sois très prudent au début parce que tout prend des proportions démesurée, que ce soit en bien. comme ça l'est 95% du temps, ou en mal. Et il suffit d'un par an qui écrive des lettres, qui machin...
- Speaker #1
Et ça y est...
- Speaker #0
Bah, rendez-vous les machins, t'as autre chose à faire en fait, que de répondre...
- Speaker #1
Donc tes tatouages, j'ai cru entendre dire, plus de 600 heures de tatouages ?
- Speaker #0
Là, j'ai tout compté depuis le début, mais je perds un peu le compte, j'en suis à 610, 620 heures à peu près pour l'instant.
- Speaker #1
620 heures de tatouages...
- Speaker #0
Je dis pour l'instant parce que je fais ma deuxième couche, après je ferai une troisième, une quatrième, une cinquième... Ouais,
- Speaker #1
donc ça va forcément encore augmenter. Plus de 90 000 euros ?
- Speaker #0
Je crois que je suis à 92 000 là,
- Speaker #1
ouais. Comment tu finances tout ça ?
- Speaker #0
Alors, déjà j'ai vécu chez ma mère jusqu'à 33 ans. Merci maman. Non mais vraiment, parce que quand je suis rentré de Londres, j'étais fauché. Et elle m'a accueilli chez elle. J'ai acheté mon appart parce que ma mamie est morte. Donc grâce à la mort de ma mamie, j'ai eu un héritage. Je travaille... Comment dire ? Le tatouage, financer le tatouage. Il ne faut pas le dire parce que c'est beaucoup de... Mais je fais des conventions, je bosse en boîte de nuit, je fais des tournages. Et tout l'argent que je fais comme ça, je le réinjecte dans le tatouage directement. Et aussi, je ne suis pas parti en vacances depuis octobre 2008. Ça fait un an que je me suis acheté une voiture. Avant, je roulais avec la voiture de ma maman, qui était une Clio toute pourrie. Mais à force de tomber en panne tout le temps, je payais trop d'argent à la réparer. Donc là, j'ai investi dans une voiture. en fait tu peux avoir une passion onéreuse mais une seule Je pars pas en vacances, j'ai pas de montre qui coûte un peu cher, j'ai... voilà. Ma vie c'est vivre, déjà grâce à mon salaire d'instit, je vis, j'ai mon appart et tout, je mange, j'ai ma faim, tout va bien. Mais ma passion c'est de faire du sport par exemple. Et faire du sport, il suffit d'avoir de la volonté, t'as pas besoin d'argent pour ça quoi. Donc t'as le droit d'avoir une passion onéreuse, mais tu pourrais pas collectionner des voitures, je pourrais pas voyager, c'est des choix.
- Speaker #1
Ok, et tu penses pas garder encore longtemps cette passion ? For life ?
- Speaker #0
Mon but c'est de me faire tatouer toute ma vie, régulièrement. Là je me fais tatouer une fois, une fois et demi par mois, ça me convient. Je suis plus dans l'urgence comme je l'étais pour la première couche. Il fallait vraiment que je me recouvre une première fois. C'était vraiment un truc, un but dans la vie quoi. Là mon but c'est d'être, que ce soit un fil rouge dans ma vie. Parce que quand t'as un projet, quand il est terminé, c'est tout le temps un peu frustrant. Tu te dis ok j'ai passé dix ans à retaper ma maison de campagne, maintenant je suis assis sur le bord de la piscine, c'est terminé, qu'est-ce que je fais ? Et bah moi ce sera jamais fini. donc c'est positif parce que ce sera toujours là dans ma vie tout comme le sport, la littérature, le cinéma Marvel, j'en sais rien mais ça ça se voit quoi
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'une passion selon toi du coup ? Comment tu définis ça ?
- Speaker #0
Une passion c'est comme l'amour, une passion c'est quelque chose tu sais en fait, quand tu aimes quelqu'un tu sais que tu l'aimes parce que tu y penses matin midi et soir et le tatouage moi ça a été ça, j'ai eu la révélation et je me suis mis à penser tatouage, manger tatouage le matin, on a tous été amoureux peut-être pas, il y a des gens qui n'ont pas été amoureux Mais on a tous eu des lubies, on va dire ça comme ça. Que ce soit des lubies pour des personnes ou pour des choses. Tu y penses le matin en te réveillant, le soir en te couchant, en mangeant, en faisant ton sport. Tu y penses tout le temps et tu en es sûr. Et le tatouage, c'est un des seuls trucs dans ma vie où j'en étais sûr. Du jour au lendemain, je me suis dit, ok, je vais me faire recourir tout le corps. Ça a été un premier déclic. Ensuite, je me souviens encore de quand c'était. J'étais sous la douche la deuxième année en Angleterre. Je me savonnais la cuisse parce que je venais de me faire tatouer la cuisse. Tout mon argent, tout mon temps passe là-dedans, jusqu'à ce que je sois entièrement recouvert. Et après, mon troisième déclic, ça a été « Ouais, je vais faire la tête » . Avant, j'hésitais, « Ok, ça va être ça » . Et je le savais, c'était bon, j'allais le faire. C'était sûr et certain, quoi qu'il advienne. J'avais zéro doute. Il y a plein de gens qui disent « Non, je ne sais pas si je vais me faire tatouer ou j'hésite » . Si tu hésites, tu ne le fais pas. C'est aussi simple que ça. tatouage t'hésites tu fais pas t'es pas prêt t'attends un petit peu t'es pas pressé moi je le savais Et l'amour c'est pareil, il y a beaucoup de gens qui savent qu'ils aiment quelqu'un, un garçon comme fille, ils hésitent, ils osent pas le dire, non, t'as qu'une vie, t'y vas, ton rêve c'est de partir au Japon, c'est pas un rêve, c'est un projet, il y a beaucoup de gens qui confondent rêve et projet, il n'y a pas de rêve en fait, un rêve ce serait un truc d'être superman, de voler dans l'espace, ça c'est pas possible, ça c'est un rêve, tout le reste c'est des projets, mon but c'est de faire le tour du monde, mon rêve c'est de faire le tour du monde, non c'est un projet, tu mets tout en place pour le faire. Parce que sinon, tu vas regretter. Moi, c'est un des trucs auxquels je crois le plus. C'est mieux vaut avoir des remords que des regrets. Tu ne veux pas être sur ton lit de mort et te dire, mince, j'aurais dû déclarer ma flamme, j'aurais dû partir faire le tour du monde, j'aurais dû me faire tatouer. Trop tard, trop tard. Non, tu le fais maintenant. Parce qu'on n'est rien. On est des petites crottes sur une planète qui est rien, qui est un caillou dans l'espace infini. Notre vie, dans le meilleur des cas, on va vivre 70, 80 ans. Moi, j'ai 40 ans, j'ai déjà fait la moitié. c'est... Voilà, n'hésite pas, vas-y, fonce à fond. Après, ton projet, ça peut être aussi de faire des enfants. Ça peut être ton projet de vie, il y en a plein. Et ce n'est pas incompatible. Mais tu ne veux pas regretter, donc tu te donnes à fond dans ta passion, quelle qu'elle soit.
- Speaker #1
C'est pour ça que moi, je crée ce podcast. C'est pour ceux qui sont perdus et qui cherchent vraiment leur voix. Ils ne savent même pas quelle est leur passion, ce qu'ils aiment vraiment. Mais je parle vraiment de trouver sa voix, d'en vivre. Comme je disais, trouver son ikigai. Donc c'est important pour moi d'interviewer beaucoup de personnes pour les aider à les guider, à trouver leur voix. Parce qu'on m'a souvent posé la question comment toi tu as trouvé ta voix, la photo, je ne sais pas. Moi c'est comme ce que tu disais, je suis tombé dedans, je pensais photo matin, midi, soir, je me suis dit je vais être photographe. Et quand on me disait ouais mais pour être photographe c'est compliqué, à l'époque en tout cas, c'était encore à l'époque argentique, j'étais passionné de photo déjà. On disait oui, on pourrait être photographe, il faut avoir un contact, ceci, cela. Oui, mais je ne sais pas, mais je sais que je vais être photographe d'une manière ou d'une autre. Peu importe, en plus il y a les meilleurs numériques qui arrivaient, les réseaux sociaux. Je me dis, il y a quelque chose qui va me permettre d'être visible, qui apparaît, et je vais vivre de la photo. Mais beaucoup ne savent pas quelle direction prendre. où aller, comment y aller, et ce qu'ils osent vraiment aussi, beaucoup aussi ont peur du jugement des autres, des gens, parce que si je vais faire ça, on va me juger, parce que moi j'étais parti dans cette voie-là, j'ose pas changer de taf, j'ose pas.
- Speaker #0
Alors deux choses, je trouve, déjà une maxime qui est vraie, c'est quand on veut, on peut. Si tu veux vraiment, tu peux vraiment. Exemple, les sportifs de haut niveau qui vont se faire une blessure super grave, les médecins vont leur dire, vous pourrez plus jamais être compétiteur, ben ils trouvent Ils contournent ce que dit la science, machin. Ils trouvent des façons de s'entraîner outre. Ils reviennent au meilleur niveau. Tout le monde était contre eux. Ils y arrivent quand même. Quand tu veux vraiment un truc, je n'en sais rien, grimper sur l'Everest et que tu n'as plus de jambes, je prends l'exemple le pire, tu peux. Ça va juste être beaucoup plus long, beaucoup plus chiant, mais tu vas y arriver si tu veux vraiment. Si c'est vraiment un truc qui t'anime, qui te fait te lever le matin, tu vas y arriver. Donc quand on veut, on peut, ça marche. Et si tu n'as pas pu, c'est que tu voulais pas vraiment et après le mauvais côté de nos discours un mauvais côté Nous, on a trouvé, on a eu du pot finalement. Ça nous est tombé dessus. On est tombé amoureux de la photographie, du tatouage, du sport, du cinéma. Peut-être qu'il y a des gens, jamais ils ne vont avoir cette révélation-là. Mais ce n'est pas grave non plus. Si tu ne trouves pas de passion, pas grave. Tant que tu es heureux. L'important, ce n'est pas tant d'être passionné que d'être heureux. Peut-être que ton bonheur, ça va être tes enfants. Peut-être que ton bonheur, ça va être de rentrer le soir, te mettre devant la télé et de manger en regardant la télé, de te coucher, d'aller bosser. Peut-être que ta passion, ça va être ton taf aussi. Tu n'es pas obligé d'avoir une passion. Si tu t'ennuies, après oui, il y a plein de hobbies. Maintenant, on a tous les clubs de sport, on a les Warhammer, les Magic, les jeux vidéo. Il y a toujours moyen de trouver des échappatoires à un quotidien qui pourrait être banal. Mais peut-être que tu ne vas pas être mordu par la passion, tout comme peut-être que tu ne vas jamais être amoureux de quelqu'un. Ce n'est pas grave. l'important c'est que tu sois heureux que ça te rende pas triste si ça te rend triste ouais il faut faire un travail sur toi-même et tout Mais si t'as pas de passion et que tu nous regardes parler aujourd'hui et que tu dis mince quand même non
- Speaker #1
Super super intéressant est-ce que t'as des croyances ?
- Speaker #0
Je croise en moi Ouais Non c'est pas ça pardon j'ai foiré la blague C'est la blague des romains des bois que je fais Je croise en lui et comme lui c'est moi je croise en moi elle est louée C'est mieux comme ça C'est ça tes croyances ? J'ai raté la blague C'est pas grave on peut l'en faire Je suis 100% raté moi C'est vraiment mes parents ils m'ont même pas baptisé et tout je suis très fier de ça
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est stupide
- Speaker #1
Tu crois pas en une vie après la mort par exemple En quelque chose de plus grand
- Speaker #0
Je pense que Après tu parles d'agnostisme D'agnostic C'est de se dire que ça peut pas exister Non je suis cartésien A mon avis tu meurs y'a rien C'est poubelle
- Speaker #1
C'est pour ça que tu veux vivre la vie à 2000%
- Speaker #0
Pour toi c'est tout se passe là Et après c'est fini Et après on a quand même été élevé dans un pays judéo-chrétien Mine de rien ... Donc c'est pour ça que ça t'empêche, je pense que si on a quand même cette espèce d'épée de Damoclès, on se dit, et si ? Et c'est pour ça que tu ne tues pas de gens, parce que sinon ils t'emmerdent, tu le butes, tu l'enterres, personne ne le sait. Ouais mais il y a quand même un jugement, parce que c'est notre éducation qui veut ça, on est dans un pays où il y a je ne sais pas combien de milliers d'églises et tout, donc je suis complètement athée, mais tu as quand même ton éducation qui fait que tu as des barrières qui t'empêchent de faire des trucs, parce que sinon fondamentalement...
- Speaker #1
Ok, je vois. Quel a été ton tatouage le plus douloureux ?
- Speaker #0
Alors j'ai tout fait, comme tu le sais, on a fait la plante des pieds, la paume des mains, tout ce qui est génital, le gland, l'anus, sous les ongles, la langue, les yeux, tout ça.
- Speaker #1
T'as tout testé,
- Speaker #0
c'est important pour la science. Je l'ai déjà refait de nombreuses fois, les gens ils disent « où est-ce que ça fait le plus mal ? » alors je leur dis « ça fait mal partout » . Le tatouage c'est une agression physique, c'est des aiguilles qui rentrent sous ta peau et qui t'injectent un liquide sous la peau quoi, donc t'es pas fait pour être tatoué.
- Speaker #1
Et plus t'en fais plus t'as mal, enfin moi j'ai remarqué ça en tout cas.
- Speaker #0
Exactement, les gens ils pensent qu'on s'habitue mais c'est pas vrai. Plus t'en fais plus t'as mal pour une simple et bonne raison, au début je faisais des séances de 6-7 heures, maintenant je fais des séances de 3 heures et ça me suffit. Le corps il déclenche le signal d'alerte douleur plus rapidement. Non mais ça va pas là, stop, stop, stop Il connait tu sais, donc il déclenche plus vite la douleur Pour pas que tu revives l'agression physique que c'est Ce qui m'a fait le p... Plus mal, les bonnes modifications corporelles, genre les tatouages sous les ongles, c'est des injections d'anesthésiant dans le nerf directement du doigt, les orteils c'est encore pire, il faut le faire 40 fois parce qu'il fallait qu'on le fasse 2 fois pour chaque doigt pour que ce soit bien pris sous les ongles, bien noir, donc il t'anesthésie le doigt et après il pique directement à la seringue sous l'ongle, donc tu sens pas la piqûre mais l'anesthésie peut dire que tu la sens et c'est la première fois où... psychologiquement, mon pied, tu sais, je lui donnais et il chopait mon pied et je le retirais. C'est pas moi qui retirais mon pied, c'était mon corps qui retirait le pied. Tu sais, il y avait une sorte d'instinct de protection. Donc il fallait une grosse force mentale pour laisser son pied au bon endroit. Il pique dans le nerf du pied et puis tu t'entends. Ça, ça fait partie des trucs où tu t'entends en sortant. T'entends ta vraie voix, en fait. C'est comme ça que je sonne. Donc ça, c'était très dur. Surtout qu'après, les bonnes modes, t'as des conséquences pendant des mois. C'est-à-dire que dès que je touchais un petit truc... J'avais une douleur qui était équivalente à quand tu te cognes le petit orteil du pied dans un meuble, sauf que c'était les doigts. Tu mets la main dans la poche, t'es... Tu es obligé de t'arrêter tellement t'as mal, t'as la petite larme, là ça me le fait plus qu'une fois ou deux par jour. Une fois ou deux par jour, genre je pince typiquement le mug là, je vais pas le faire, je vais pas chercher la merde mais... Et puis d'un coup, ah, ça va monter. Et la douleur monte et je suis obligé de m'arrêter. Ah oui,
- Speaker #1
à ce point là.
- Speaker #0
Et j'ai la larme, tu sais, alors que ça fait presque un an qu'on a terminé. Mais les bonnes modes, ça met des mots à cicatriser. La langue, je crois que la dernière fois qu'on s'était vu, je venais de la faire.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
J'ai parlé comme ça pendant 6 mois Quand on l'a fait la première fois Parce qu'on a remis de l'encre depuis un petit peu J'ai pas pu boire pendant 24h J'ai pas pu manger pendant 48h Pendant 2-3 semaines pour manger je devais passer les aliments D'une rangée de dents à l'autre Et puis je pleurais parce que ça touchait la langue En mangeant tu sais quand tu mets 2h à manger Tu pleures Et après dès que je mangeais une glace ou que je buvais un café Pareil elle se remettait à enfler Donc ça a mis un an à cicatriser environ la langue Là on a fait les gencives On a... trois fois qu'on fait les gencives parce que le problème des gencives c'est qu'on pique à la seringue aussi ça se répand et ça ressort tout de suite donc il faut refaire, refaire, refaire et puis au bout d'un moment il peut puer parce que c'est trop donc là immédiatement t'as toute la gueule qui est comme ça, enflée, pendant une semaine et là c'est pareil, je recommence juste à manger sans avoir mal, ça fait une semaine qu'on a fait la troisième séance de gencives on les étale d'environ, on les met tous les six mois à peu près pour que je m'en remette bah là c'est pareil, il m'a fait le palais j'avais des billes d'encre Et dès que j'avalais je pleurais Dès que je mangeais je pleurais
- Speaker #1
Parce qu'on a envie de se demander est-ce que t'aimes la douleur finalement
- Speaker #0
Ça c'est une excellente question Les gens me disent mais vous aimez bien la douleur Je dis non je supporte pas la douleur C'est une catastrophe au partir du moment où je suis dans la Où je me fais même tatouer à une partie qui est facile Genre l'épaule, la cuisse, l'hémoplate Je me dis mais c'est pas stupide J'aime pas la douleur Mais t'as tellement envie d'arriver à Mais parce que j'aime l'évolution et d'une, il faut souffrir pour être beau. Et ensuite tu le mérites comme ça le tatouage Voilà je ressemble à ça J'ai souffert pour ça Il y en a pas beaucoup qui vont te ressembler Après je fais pas ça pour rentrer dans une compétition Mais comme tu vois il y a des sud-américains en ce moment Qui se font anesthésier tout le corps Je sais pas si t'as vu Et t'as 5 mecs qui se mettent dessus Qui tatouent à mort pendant genre 10h Alors du coup ils sont tout tatoués Ils passent de tout blanc à tout noir en 10h Déjà c'est pas top pour le corps Parce que ça fait un choc Merci. Et ensuite, tu ne fais pas une anesthésie générale pour le tatouage. Tu peux mourir à cause d'une anesthésie générale. Ne fais pas ça pour le tatouage. Sachant qu'il y en a un qui est mort il n'y a pas longtemps d'ailleurs. Mais eux, je trouve qu'ils ne méritent pas. Ils ont juste du blé, ils ont juste les moyens. Et que moi, je mérite. Je ne mets pas de crème anesthésiante par exemple. Je veux vivre. Non, mais le fait de vivre tout pendant, c'est aussi une récompense.
- Speaker #1
Donc chaque tatouage a un peu une évolution, un nouveau passage. Comment ça se représente ?
- Speaker #0
Les gens me demandent souvent, vous avez combien de tatouages ? J'ai qu'un seul tatouage. Moi c'est une seule pièce qui évolue en permanence Maintenant c'est ça qui m'intéresse Quand j'ai fait ma première couche je voulais juste me recouvrir Maintenant que je suis recouvert une première fois je fais la deuxième fois Et ça évolue au fur et à mesure de moi Tout comme va évoluer mon corps Tout comme tu as une cicatrice qui va évoluer avec le temps C'est une partie de moi Plus je me fais tatouer Plus je suis heureux, plus je suis épanoui Parce que j'étais déjà comme ça dans ma tête Et là je le montre Et j'ai l'impression d'être de plus en plus moi-même
- Speaker #1
C'est intéressant ça, c'est à dire que tu te visualises vraiment Tu visualises quelque chose dans ta tête et tu as besoin de le ressortir.
- Speaker #0
Par exemple, avant, sur les sites de rencontres, il y a longtemps, il y a 20 ans, avec Adopte un mec, et puis Tinder et machin, j'ai toujours été, je faisais des arts martiaux, donc j'étais très costaud, très... Et j'ai jamais eu le physique de qui j'étais à l'intérieur. D'accord. Je suis toujours, je suis quelqu'un de relativement posé, je suis un peu fou, mais doudingue, je suis gentil, je suis pas méchant. Mais avant, pour séduire, je devais passer des heures à expliquer qui j'étais, c'était des heures d'échange, etc. Alors que maintenant, j'ai direct ce filtre-là. Soit on va m'adorer, soit on va me détester, mais il n'y a pas de demi-mesure. Donc une grosse partie du taf est faite.
- Speaker #1
Je comprends. Et comment mettre de côté le jugement des gens, justement ? Parce que beaucoup ont du mal avec ça, le regard des autres. Le jugement, je pense que toi t'es bien placé pour subir ça, entre guillemets.
- Speaker #0
Je pense que j'ai un don là-dessus, pour de vrai. Parce qu'on connaît, toi et moi, des miss tatou qui sont beaucoup tatouées aussi. Et les filles, en tout cas celles que je connais, elles sont très fortes. Elles résistent. Elles encaissent, elles encaissent, elles encaissent, mais elles perdent des points de vie. Moins un point de vie, moins un point de vie. Ça les atteint. Moi, j'ai cette force. C'est un vrai don. Ça me passe au-dessus. En fait, le jugement, ça passe au-dessus. On me fait des compliments. Je dis merci. On me descend, on me balance des trucs et tout. C'est pas sur mes réseaux. Les gens sur mes réseaux sont très gentils. Mais quand il y a des articles, il y a des commentaires et tout, ça me passe au-dessus. Je ne sais pas pourquoi. J'ai tout le temps eu cette force. en fait quand t'es bien avec toi-même parce que finalement La seule personne avec qui tu passes ton temps, c'est avec toi-même. Tu es 24h sur 24 avec toi-même. C'est stupide de dire ça, mais c'est vrai. Donc à partir du moment où tu es heureux avec toi-même, où tu es bien dans tes pompes, bien dans ton corps...
- Speaker #1
Rien ne peut t'attendre.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Le regard des autres, ce que disent les autres, tu t'en fiches complètement. Et là où je le vois, c'est quand je suis fatigué, quand j'en ai marre de quelque chose, je vais un peu plus voir que les gens me regardent, je vais un peu plus être vénère. Qu'est-ce qu'il a lui et tout ? parce que je suis un peu fatigué, je suis un peu malade. Alors que quand je suis à 100%, Ça me passe au-dessus, donc le regard des autres, je ne vois pas du tout. C'est les gens qui sont avec moi, qui subissent le regard des autres. « Tout le monde te regarde, mais ils sont casse-couilles, ils ont dit ça, ils ont… »
- Speaker #1
Tant que ça te passe au-dessus, en fait. Moi,
- Speaker #0
ça me passe au-dessus. Par contre, les gens que je fréquente, ils peuvent avoir un peu de mal. L'autre fois, je suis parti au parc Astérix avec mon être aimé. Et c'était très dur pour cette personne parce que tout le monde est venu me casser les couilles. Les ados, ils m'ont vu sur TikTok, les mecs du parc, ils m'ont vu à la télé. Voilà. Ou alors quand c'est pas ça, on est dans la file d'attente, les gens me regardent, et donc c'est difficile pour les gens qui m'accompagnent.
- Speaker #1
C'est difficile pour eux parce qu'ils se sentent regarder aussi, je pense, à côté de toi. Oui,
- Speaker #0
que moi, je m'en fiche.
- Speaker #1
Mais c'est une force,
- Speaker #0
c'est un vrai don, parce que je sais que c'est pas le cas de tout le monde. J'ai beaucoup de gens, même des hommes, des hommes un peu connus, un peu tatoués, qui me disent « mais moi, tout le monde me traite dans la rue, tout le monde m'insulte, tout le monde vient me... » Moi, j'imagine que ça arrive, mais ça me...
- Speaker #1
Ouais en fait je ne calcule tellement pas que...
- Speaker #0
Par exemple autrefois j'ai rencontré un mec comme ça qui a le visage tatoué aussi, beaucoup moins bien que moi évidemment, beaucoup moins en termes de quantité, beaucoup moins beau aussi évidemment. Mais lui apparemment il se fait traiter de chétane tout le temps. Moi ça m'est arrivé deux fois. Une fois il y a un livre à Amazon et il fait chétane. Et il dit non mais j'ai compris ce que t'as dit. Et puis une fois il y a un caissier qui a dit ça, moi je ne l'avais pas entendu. C'est la personne avec qui j'étais qui l'a entendu. Parce que en fait quand t'es parano... On dit que les voleurs, c'est ceux qui repèrent le plus des voleurs. J'ai très mal pris cette expression. En gros, quelqu'un qui a tout le temps peur d'être volé, c'est que c'est un voleur.
- Speaker #1
Ok. Oui.
- Speaker #0
Je ne sais pas si j'ai exprimé mon expérience très bien.
- Speaker #1
Quelqu'un qui a tout le temps peur d'être trompé, c'est que c'est certainement lui qui trompe.
- Speaker #0
Exactement. Donc, quand tu attends à ce qu'on te balance des trucs et tout, tu vas forcément trouver des gens qui te regardent de travers. C'est ça.
- Speaker #1
Tu as tout dit. Je suis totalement d'accord avec toi. Ça te passe tellement au-dessus que tu ne le vois pas, tu ne l'entends pas. Mais si tu prêtes attention à ça, oui, ne t'inquiète pas que tu vas tout voir. Lui,
- Speaker #0
il est sur la défensive. Et donc forcément, les chétanes, les machins, les diables, les machins.
- Speaker #1
Et il se prend des mois un de vie à chaque fois. Oui,
- Speaker #0
exactement. Il ne faut pas... Tu as beau être super fort, au bout d'un moment, tu encaisses, tu encaisses, tu encaisses et la barre de vie, elle descend. Que moi, ça me passe au-dessus. J'esquive. Je ne suis même pas exprès d'esquiver. C'est juste que je suis bien dans ma peau. et ce qui compte c'est pour être heureux, Nikigai, je pense qu'un des secrets c'est d'être égoïste
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
faut pas être un sale con, se garer sur les places handicapées, pas trier ses déchets et tout, évidemment.
- Speaker #1
Il y a égoïste et égoïste.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Moi, je suis égoïste dans le sens où je pense d'abord à moi avant les autres, pas parce que je suis un enfoiré, juste parce que t'es avec toi-même 24h sur 24. Et ça, ça marche avec l'école aussi. L'école, je suis très égoïste dans le sens où je veux rentrer chez moi et passer à autre chose. Donc, je veux aucun bruit dans la classe. Donc, je veux que ça marche au pas, que ça dise oui maître, merci maître, bien maître, je veux un climat de classe serein parce que je suis égoïste mais du coup les gamins Ils sont super épanouis parce qu'ils ont un cadre défini et ils travaillent bien dans ce cadre. Ils sont heureux parce que, à la base, je suis égoïste. Donc je pense que l'égoïste, c'est un gros truc, c'est un truc très important. Et comme je suis égoïste, que je suis tout seul avec moi-même 24h sur 24, je sais ce que je vaux, je sais où je vais, j'essaye d'être... mieux qu'hier mais moins bien que demain parce qu'il faut se comparer qu'à soi-même et du coup je suis heureux très intéressant,
- Speaker #1
franchement ça c'est super intéressant et en parlant de ça ou alors comme tu disais pas égoïste dans le bon sens ou trop égoïste dans le mauvais sens il faut prendre l'égo du bon côté, s'aimer soi-même c'est super important,
- Speaker #0
même dans les relations d'ailleurs de couple etc les gens ils s'oublient notamment quand ils ont des enfants je sais parce que je travaille avec des enfants et tu les vois les papas et les mamans alors je vais faire des jugements Tu vois que les mamans et les papas aussi, ils font leur enfant et puis les mamans elles vont prendre un peu de peau avec la grossesse, elles ne vont pas le perdre, puis elles vont arrêter de se maquiller, puis elles vont se couper les cheveux courts, puis elles ne vont plus s'épiler, puis elles vont s'habiller chez Décathlon. Alors chacun fait ce qu'il veut, si tu as envie de t'habiller chez Décathlon, de ne pas te maquiller, de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit, si tu as envie de ne pas te raser, mais c'est juste qu'elles, elles avaient des standards de beauté qu'elles ne font plus l'effort d'atteindre parce qu'elles abandonnent, elles donnent tout pour leur enfant. Les papas c'est pareil Ils vont avoir le petit bite qui va pousser Ils vont pas se raser proprement les cheveux Donc il y a la calvitie qui va s'apparaître Les chaussettes blanches qui vont monter jusqu'au genou Ils vont être de moins en moins propres Ils vont arrêter le sport qu'ils faisaient avant Alors que encore une fois Si t'as pas envie de faire de sport tu fais pas de sport Si t'as envie de mettre des chaussettes blanches jusqu'au genou tu peux Si t'as envie d'avoir une calvitie à la junior tu peux Mais c'est juste que Ils avaient des standards Une sorte de dissonance cognitive Si tu veux employer des grands mots Rires Mais ils abandonnent complètement qui ils sont. Ils se nient complètement pour leur enfant. Et non. Après, oui, ils vont dire, ouais, on n'a pas le temps, tout ça. Je pense que tu peux... Je n'ai pas d'enfant. Je ne sais pas si j'ai des enfants. La réponse de gros con du XXe siècle. Je pense que si tu peux faire les mêmes choses avec des enfants que sans enfant, c'est juste que tu vas dormir moins. Et en plus, le fait, encore une fois, d'être égoïste, de penser à soi. J'allais dire avant ses enfants, mais c'est compliqué de dire ça. De penser à soi autant qu'à ses enfants, voilà, c'est bien. En étant heureux, tes enfants vont être heureux. Et moi, comme je suis heureux dans ma vie d'artiste et de prof, ça se ressent en classe. Et on est dans un climat serein, et les gamins sont heureux et ont passé super d'années. Alors que les instits qui vont rentrer chez eux, qui vont bosser de 18h à 21h... qui vont revenir le mercredi pour bosser, qui vont revenir le week-end pour bosser, qui vont penser à l'école, manger à l'école, qui n'ont pas pu s'en sortir, parce qu'en plus, ils ont les enfants à la maison, ils coulent complètement, ils dépriment, ils démissionnent.
- Speaker #1
C'est vrai, c'est vrai. Très, très, très intéressant. Et tes parents, comment l'ont pris tes parents ? C'est vrai qu'on n'a pas parlé de...
- Speaker #0
Ma maman, elle a eu beaucoup de mal au début. Parce que ma maman, c'est le petit bébé, c'est Oedipe, c'est la maman, le fils, donc elle a dû s'asseoir quand elle a vu la première fois. Mais maintenant qu'elle a vu que c'était une vraie passion, que c'était un vrai métier, maintenant elle vient me voir aussi sur les événements à Paris, à chaque fois que je passe à la télé à regarder, je vois qu'il y a un film, elle loue le film pour me voir dans le film. Donc au début elle a eu du mal, mais maintenant elle accepte pleinement la passion parce que... Encore une fois quand tu es un parent, la seule chose qui compte pour toi ou en tout cas qui compte le plus c'est tes enfants donc quelle que soit leur voix, à partir du moment où ils sont heureux, t'es content Par contre elle veut pas apparaître en vidéo, ça jamais tu la feras répondre à un journaliste Mon père dès le début il s'est dit ouais d'accord, il a fait toutes les télés, il a montré mon cul sur TF1, mon cul de bébé Regardez, il avait pas de tatouage quand il était bébé Donc mon père il est à 200%, il a fait des tournages avec moi, il a fait des...
- Speaker #1
Ouais donc ils te suivent même si ta mère a eu plus de mal, bon normal.
- Speaker #0
Ma mère a eu du mal au début, parce que t'es son petit bébé, t'as ta fenêtre et tout, puis là mine de rien tu atteins un truc, je me suis fait retirer le nombril aussi, et il y a des gens qui m'ont dit mais attention parce que ta mère, si tu retires le nombril elle peut peut-être mal le prendre profondément, parce que le trou que t'as au milieu de l'onde c'est le dernier lien que t'as avec ta mère, elle s'en fiche, mais on m'avait dit ça.
- Speaker #1
Mais pourquoi t'as retiré le nombril d'ailleurs ?
- Speaker #0
Pour être plus lisse. Pour être plus facilement tatoué.
- Speaker #1
Pour avoir plus de poids tatoué. Ok, d'accord.
- Speaker #0
Je me suis retiré le nombril, les tétons et 22-23 grains de beauté. Parce qu'en fait, j'avais déjà les tétons et le nombril tatoués, en profond et tout, mais je trouvais ça plus propre d'être lisse. Et les grains de beauté aussi, je les ai fait retirer parce qu'en France... Attends,
- Speaker #1
on peut le voir là, ton nombril ?
- Speaker #0
Tu peux le montrer ?
- Speaker #1
Enfin, ton non-nombril, du coup.
- Speaker #0
Tu vois ou pas ?
- Speaker #1
Punaise, ah oui, c'est cicatrisé, d'accord. Ok, j'avais pas vu.
- Speaker #0
Ils sont dans des pots avec du formal chez moi. J'ai un pot pour chaque téton Sérieux ? Je les ai gardés, c'est interdit C'est du trafic d'organes, on le dira pas C'est vrai, c'est interdit Je voulais en manger un téton à la base Pour dire je me suis mangé un téton Mais là on tombe sur des cannibalismes On va être censurés Et je peux pas J'ai plus envie parce qu'il est devenu tout cartonneux Tout gris dans le pot Et pourquoi je disais ça ? Je suis retiré aussi 22-23 grains de beauté Ça c'est moins vendeur que de dire je vais retirer les tétons et le nombril. Mais c'est parce que normalement tu t'attoues pas les grains de beauté. Parce qu'il faut pouvoir voir une éventuelle évolution, un éventuel cancer. Et en France, pour se faire retirer un grain de beauté, c'est le parcours du combattant. Genre j'en avais un là, et je passais dessus en me rasant une fois sur deux, ça saignait. Donc ça, à la limite, les dermatos voulaient bien me le retirer. Mais j'en avais plein d'autres en relief, et ils disaient non c'est pas grave et tout. alors que mon bon modeur lui il me dit il fait sauter au scalpel et voilà du coup tout est lisse Je ne passe plus dessus au rasoir. Donc, je n'ai plus aucun grain de beauté en relief sur mon corps aussi. Toujours dans l'optique de tatouage.
- Speaker #1
D'accord. Et quand tu étais enfant, tu avais des passions comme ça, tatouage ? C'est quelque chose qui te parlait ou c'est vraiment la révélation qui est arrivée en Angleterre ?
- Speaker #0
Je pense qu'on est une génération où pour la première fois, on nous a dit que les tatouages n'étaient pas interdits. Parce qu'on en a vu en fait. On a vu les catchers qui commençaient à avoir 2-3 tatouages. On a vu Ikigai, Ikis, c'est les cheveux de Zodiac. et puis il y a Shen qui est le joueur du dragon qui avait un dra... Tatouage de dragon dans tout le dos, c'était son point faible. Bon, on a tous grandi un peu avec ça. On ne savait pas que c'était possible, mais je pense qu'on a tous plus ou moins un jour eu envie d'avoir un tatouage. Et d'ailleurs, je crois qu'on est la première génération qui a plus de gens tatoués que de gens pas tatoués. Donc on sait que c'est possible, on sait réapproprier notre corps. Maintenant, on peut avoir la couleur de cheveux qu'on veut, on peut avoir les tatouages qu'on veut. On n'est pas propriétaire de notre corps parce qu'on ne peut pas vendre nos reins, nos poumons et tout, heureusement. T'imagines, sinon il y a des gens qui vendraient leur rein pour acheter une bagnole Donc heureusement qu'on n'est pas propriétaire du corps Mais tu peux faire quand même beaucoup de modifications corporelles Pas en France, je précise Toutes les modifications corporelles que je fais, je les fais en Suisse Parce qu'en France c'est interdit C'est considéré comme de l'exercice illégal de la médecine Donc pas en France Mais voilà, on a de plus en plus la propriété de notre corps Et tant mieux Mais ça rejoint la religion Maintenant on peut être homosexuel Hétérosexuel, on peut être transgenre Je connais pas tous les termes, désolé On peut avoir le sexe qu'on veut, en changer. On peut être homo-hétéro, on peut être vegan, on peut faire du crossfit, on peut être bouddhiste, catholique. Heureusement qu'on a de plus en plus de liberté individuelle.
- Speaker #1
De liberté de choix,
- Speaker #0
oui. Je ne me rappelle plus de la question.
- Speaker #1
J'aurais une dernière question pour toi. On arrive déjà à une quarantaine de minutes, je ne me suis pas rendu compte. J'aurais une dernière question. Qu'est-ce que tu dirais à ton ancien toi ?
- Speaker #0
C'est compliquée ma question. Des fois, on me dit, si vous pouviez revenir en arrière, est-ce que vous referiez pareil ? Je pense que j'aurais le même... Je ne sais pas si je me serais passionné par les tatouages autant. J'aurais peut-être fait autre chose. J'aurais peut-être fait passion de bodybuilding. J'aurais fait quelque chose à 200%. Je me serais sûrement fait connaître, bien malgré moi, parce que je n'ai jamais voulu être connu pour ça. Après, ça m'a ouvert des portes, ça m'a permis de faire des trucs de fou, de tourner des films et tout. Donc, j'ai saisi à bras le corps.
- Speaker #1
En gros la question est-ce que tu es fier de là où tu es aujourd'hui, de ton parcours ? Est-ce que tu es là où tu voudrais être ?
- Speaker #0
Alors je suis très content d'en être là où je suis et je pense que j'ai accompli beaucoup plus que beaucoup de gens n'en ont fait même à l'article de leur mort, même si c'est pas une comparaison, c'est pas une course ni rien, c'est pas un concours de stouquettes mais je suis aussi très frustré parce que je pense que j'aurais pu faire beaucoup plus je pense que toi et moi on est pareil on dit tout le temps C'est bien d'avoir fait ça, mais ça, j'aurais pu faire deux fois plus. Je suis tout le temps en train de… Et les gens, j'imagine, parce qu'on a un peu parlé avant de venir, comme toi et moi, on n'est jamais complètement heureux. Parce qu'on vise la lune et au final, c'est le proverbe à la con des marque-pages que tu offres à ta maman. Au final, tu n'atteins pas la lune. Mais au pire, tu as atteint les nuages et peut-être les premières étoiles. Donc, c'est déjà super. Mais tu es tout le temps un peu frustré. Mais c'est aussi un moteur. Comme tu n'es jamais heureux à
- Speaker #1
100%, Oui.
- Speaker #0
Tu essaies tout le temps d'aller de l'avant.
- Speaker #1
C'est une sorte de combat. Oui,
- Speaker #0
mais c'est ce qui nous fait avancer. Je suis super fier d'où je suis, mais je pense que je pourrais être encore plus haut. Je vais tout faire pour l'être encore plus. Je vais continuer d'avancer, c'est sûr. Je suis sur une pente ascendante. Mieux qu'hier, moins bien que demain. Mais je sais que je pourrais être beaucoup plus haut quand même. C'est un peu amer quand même, même si je suis quand même très content.
- Speaker #1
Hâte de voir où est-ce que tu vas atterrir. déjà et un grand merci à toi d'avoir participé à ce podcast c'est super plaisir merci Jim Winter Mister Sylvain Fikchi Oudi Ikigai le podcast Ikigai le podcast Aurora Studio le studio Kevin Liddy à la caméra Voilà. Il est là,
- Speaker #0
Kevin. Fais un coucou avec ta main devant. Voilà, il est là, Kevin.
- Speaker #1
Il est là, il est toujours là. C'est grâce à lui qu'on a cette superbe qualité, donc il faut le préciser. Merci à toi, ça m'a fait plaisir de te revoir parce qu'on a fait beaucoup de projets d'ailleurs ensemble. Il y a longtemps. Il y a longtemps.
- Speaker #0
Avant les événements du confinement et compagnie.
- Speaker #1
Voilà, tu m'avais beaucoup inspiré. Tu as été mon joker sur les vidéos. Donc voilà, quel personnage.
- Speaker #0
Tout est disponible en ligne sur tes chaînes.
- Speaker #1
Voilà, on mettra des petits extraits. Et un grand merci. suivez-nous suivez la page follow likez et tout ce qui s'en suit Et suivez surtout MrFreakyOdy.
- Speaker #0
F-R-E-K-Y-H-O-O-D-Y sur tous les réseaux. Merci Jim. Merci à toi, Frérot. Merci tout le monde.
- Speaker #1
A vos plaisirs