316. Performance vs équilibre : comment réussir sans s'épuiser cover
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J'peux Pas J'ai Business par TheBBoost

316. Performance vs équilibre : comment réussir sans s'épuiser

316. Performance vs équilibre : comment réussir sans s'épuiser

34min |24/03/2025
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J'peux Pas J'ai Business par TheBBoost

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Description

Faut-il s’épuiser pour réussir en business ?


Pendant des années, j’ai cru que l’épuisement était un passage obligé pour faire décoller mon business… jusqu’à ce que mon corps me rappelle à l’ordre. 70h par semaine, zéro week-end, des malaises à répétition : j’ai tout testé (et raté) avant de trouver un modèle qui fonctionne sans s’auto-détruire.


Dans cet épisode, je partage mon parcours, mes erreurs et les stratégies qui m’ont permis d’allier performance et équilibre, sans sacrifier ma croissance.


✨ Au programme :

➡️ Comment se libérer des modèles de réussite biaisés qui glorifient le sacrifice ?

➡️ Pourquoi avons-nous tant de mal à nous accorder du repos sans culpabiliser ?

➡️ Quels sont les 5 principes essentiels pour performer sans s’épuiser durablement ?


🔥 Besoin d’aide pour structurer votre business et travailler intelligemment ?
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Bonne écoute 🎧


✨ Épisodes recommandés :



✨ Chapitres :

0:42 - Introduction

3:27 - Mon parcours avec l’épuisement

12:50 - Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

16:27 - L’aspect mindset

22:57 - Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

23:10 - Principe #1 : Redéfinir la performance

24:00 - Principe #2 : Le repos fait partie du plan

26:16 - Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

27:23 - Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

29:47 - Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

32:37 - Conclusion




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✨ Retrouvez les shownotes de ce podcast

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Transcription

  • Speaker #0

    Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le Ausha de fesse dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast qui est, je pense, le pire épisode que je pouvais vous faire, étant donné que toutes les erreurs et tous les aspects qu'on s'apprête à voir dans cet épisode, je les ai tous vécus. J'ai fait toutes les erreurs, j'ai fait toutes les conneries. Donc, est-ce que je suis la pire experte pour vous parler de ça ? Oui, certainement. Par contre, le fait que j'ai vécu toutes ces situations et que je vais m'adresser à vous en tant qu'ancienne workaholique repentie ou alors en cours de repension, je ne sais pas si ça se dit, mais en tout cas, on va le dire dans le cadre de cet épisode, je me dis que ça va apporter une certaine saveur à ce podcast. Donc aujourd'hui, on va parler performance et équilibre et tout particulièrement, est-ce qu'on peut faire décoller son business ? Est-ce qu'on peut avoir de grandes ambitions sans sacrifier son équilibre et sans s'épuiser ? C'est un sujet qui est ultra d'actualité puisque j'ai l'impression que... ma génération d'entrepreneurs, là c'est Bamia Ligne qui s'adresse à vous, mais on s'est beaucoup lancé pendant le Covid ou juste avant et on a été propulsé par le Covid, mais du coup pendant le Covid on travaillait, on travaillait, on travaillait sauf qu'on n'a jamais appris à s'arrêter depuis cette période-là, sauf que le marché entre-temps s'est contracté, le marché est devenu plus compliqué, tout le monde est revenu un petit peu à la vie normale et donc nous on s'est remis à travailler encore plus dur pour essayer de compenser de pallier aussi à ce changement de marché alors qu'on verra que c'était pas du tout la bonne chose à faire et que ça ne fonctionne pas du tout. C'est pour ça que beaucoup d'entre vous ont l'impression de s'épuiser et cherchent à en faire toujours, toujours plus, alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça le bon réflexe à avoir. Bref, autant j'ai déjà eu l'occasion d'accueillir dans ce podcast des coachs spécialisés dans le slowprenariat, cette nouvelle tendance qui décolle, autant aujourd'hui, c'est un épisode solo où je vais vous partager mon expérience personnelle, ce qui m'a aidée, ce qui m'a mis carrément le nez dedans. Qu'est-ce que je recommanderais aujourd'hui à quelqu'un qui souhaite faire décoller son business, tout en préservant son équilibre pro-perso ? Et c'est un épisode qui me tient très à cœur parce qu'encore une fois, je ne suis pas celle qui a trouvé toutes les réponses. Par contre, je suis celle qui a vécu ce chemin de manière assez récente et qui a trouvé des pistes de solutions et des réponses qui lui ont convaincu. Et surtout, ce qui me choque dans ce milieu de l'entrepreneuriat, c'est que tous, tous, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui ont dépassé les sept chiffres, c'est-à-dire qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires annuel ou qui l'ont fait, tous, sans exception, m'ont dit être passés par la caisse Burnout. Alors, je ne veux pas en faire une globalité parce qu'évidemment, je n'ai pas parlé à tous les entrepreneurs millionnaires de cette planète. Certainement qu'il y en a dont ce n'est pas le cas ou pas la situation. Mais je me dis, c'est dans mon réseau à moi. 100% des entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui font ces 7 chiffres, m'ont dit avoir eu un burn-out ou être passé par la case épuisement ou une case où ils en pouvaient tellement plus qu'ils ont tout envoyé bouler. Je me dis, il y a un truc qu'on ne fait pas très bien. Il y a un truc sur lequel on peut faire de la prévention. Et surtout, on peut juste essayer de se remettre en question en se disant, peut-être qu'on n'est pas sur le bon chemin. Peut-être qu'il y a... autre chose qui est possible. Donc pas de discours lisse et théorique dans cet épisode de podcast, mais un discours vrai à travers mon parcours. Et c'est par ça que j'avais envie de commencer, vous expliquer un petit peu mon parcours avec la performance slash l'épuisement. Donc déjà, j'étais elle-même dans une famille où maman, fonctionnaire, hôpital, service public, etc. Donc CDI, donc ça très bien. Papa entrepreneur que je ne vois pas parce qu'il bosse énormément tout le temps. Donc j'ai été biberonnée à, pour réussir, il faut travailler dur, il faut travailler fort, il faut que les journées soient... rempli, etc. Donc déjà, il y avait un terrain très propice à l'épuisement et à le « il faut faire plus pour avoir plus » . Et ça, c'est une croyance qui est très répandue en termes d'épuisement, en tout cas dans le milieu de l'entrepreneuriat. Donc déjà, un petit peu biberonner ça. En plus, je ne sais pas si ça joue. Moi, je pense que oui. Le fait que je sois l'aîné d'une famille de quatre enfants, donc responsabilisé très, très vite sur le fait d'être indépendant, d'être autonome, de ne pas demander de l'aide, de travailler bien à l'école, les choses comme ça. Donc ça, c'était la première chose. Quand j'ai monté The Beboost, je suis passée à temps plein sur The Beboost. en 2019. Et quand on passe à temps plein sur son business, quand on se lance, en fait, on a une énergie de dingue, on mange, on boit, on respire notre business et c'est trop cool. Et donc, en fait, je mangeais, je buvais, je respirais The Big Boost, pas de week-end, pas de soirée, mais j'avais quand même, avec le recul, je me rends compte aujourd'hui, un rythme de vie quand même plus calme qu'aujourd'hui parce que j'avais moins de choses à gérer par définition. J'étais toute seule, j'avais le blog, puis le podcast, mais j'avais pas... l'ensemble des choses et des systèmes que je gère aujourd'hui. Je n'avais pas les équipes que je gère aujourd'hui, je n'avais pas deux business comme je peux avoir aujourd'hui. Sauf que le truc, c'est qu'on va voir qu'il y a eu une espèce d'accumulation insidieuse au compte-gouttes qui s'est faite au fur et à mesure des années. Et comme moi, je réfléchissais encore comme si j'étais en 2019 ou 2020, ça a mené encore à de l'épuisement. Donc, je commence, je mange, je bois, je respire mon business. En fait, je suis tellement passionnée par ce que je fais que je ne compte pas mes heures. Et c'est tant mieux parce que c'est ce qui m'a aidée aussi à décoller assez rapidement. Ensuite arrive le Covid. Donc moi, je me lance à temps plein sans hobby boost en septembre 2019. Mars 2020, quelques mois après, tout le monde sait ce qui s'est passé. Et là, on se retrouve tous enfermés chez nous. Donc là, je continue à bosser. Il n'y a que ça à faire. Le business décolle parce que les gens sont enfermés chez eux, ont peur pour leur business et donc sont à la recherche de conseils. d'aides, d'astuces, de stratégies, de comment aussi naviguer dans cette période-là. Moi qui étais toute seule dans mon petit appartement parisien, je vivais ma meilleure vie. Et du coup, je continuais à bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. À ce moment-là, je travaillais à peu près 70 heures par semaine, 7 jours sur 7, sans vacances. Mais en vérité, je ne sentais pas vraiment d'épuisement à ce moment-là. Là où il y a eu un premier virage loupé, j'estime avec le recul de mon côté, c'est qu'à la sortie du Covid, moi j'ai oublié de ralentir. Moi j'ai continué comme si on était en plein Covid, j'ai continué encore en 2021. et en 2022. Le bénéfice de ça, et oui, il y a un bénéfice à ça, c'est que mon business a décollé très vite et que j'ai pu faire mon premier million en 2022, c'est-à-dire trois ans, même moins de trois ans, après avoir lancé The Bipousse. Donc ça, quand on bosse beaucoup et qu'on bosse sur les bonnes actions, on a des résultats beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui bosse à un rythme plus classique. Si j'avais bossé 35 heures par semaine en gardant jour férié, week-end, vacances, est-ce que je serais arrivé aussi vite à mon premier million ? J'en sais rien parce que je ne suis pas Madame Irma, je n'ai pas de boule de cristal. Mais ma petite voix me dit que peut-être que ça aurait été plus écologique et plus simple pour moi. Ça, je ne dis pas le contraire. Mais peut-être que j'aurais mis un an ou deux ans de plus pour atteindre cet objectif-là. Est-ce que ça aurait été très grave d'atteindre cet objectif un an ou deux plus tard ? Absolument pas. J'aurais été tout aussi contente. Donc avec le recul, évidemment, je crois les choses un peu différemment. Mais prenons ta César, ce que t'as César. L'épuisement, c'est mal. Le burn-out, c'est mal. Mais travailler beaucoup sur les bonnes actions amène des résultats rapides. Le problème, quand on travaille... autant et qu'on n'écoute pas son corps et qu'on oublie qu'on n'est plus en confinement et que c'était une période qui était censée être temporaire, c'est que justement, ces périodes de rush où je disais oui, mais là, c'est le premier lancement, après, ça va se calmer. Là, c'est le premier séminaire, après, ça va se calmer. Là, c'est OK, je recrute et tout, mais quand il y aura des gens, ça va se calmer. Et en fait, les périodes ne se sont jamais calmées. Et c'est juste chaque nouvelle période de rush devenait la normalité du quotidien. à laquelle venaient s'ajouter des nouvelles périodes de rush, où je me disais oui, mais c'est l'histoire de quelques semaines, après ça va se calmer, qui elles-mêmes devenaient le nouveau quotidien, et en fait, c'est allé crescendo jusqu'au moment où le corps n'en a plus pu, et a juste dit stop. Alors, je ne parlerai jamais de burn-out en ce qui me concerne, parce que le burn-out, c'est une condition médicale qui est diagnostiquée par un médecin ou un professionnel, ça n'a pas été mon cas, j'ai jamais eu de papier de certificat qui dit Aline a fait un burn-out. Par contre, j'ai eu des gros signes d'épuisement, du type avoir des vertiges, ne pas arriver à se lever le matin, avoir des périodes où le système nerveux est complètement down et je pleurais tout le temps, etc. Enfin, vraiment des symptômes assez lourds qui ont tiré des sonnettes d'alarme dans ma tête. Et je me suis retrouvée dans un combat avec moi-même de non, le burn-out, c'est pour les faibles, c'est pas pour moi. Et mon corps qui disait, bah si, cocotte, en fait, épuisement. Pour ne pas parler de burn-out, épuisement. Et donc, j'ai eu plusieurs signes d'alarme, plusieurs prises de conscience. Et pas un jour, je me suis réveillée. J'ai eu une révélation et je me suis dit, OK, j'arrête, je change. Il y a quand même une accumulation sur six mois, peut-être huit mois, de moments où, par exemple, quand j'ai fait mon séminaire en 2022, toute la semaine qui a précédé le séminaire, j'étais tellement angoissée, stressée, tellement épuisée aussi déjà par la préparation et puis toutes les années à bosser, bosser, bosser, qu'au final, en fait, je faisais beaucoup de vertiges, je tombais beaucoup dans les pommes. Pareil, même en 2022, 2023, il y avait des après-midi entiers où... Quand j'arrêtais de bosser pour manger vers 13h-14h pour déjeuner, ça c'était avant mon déménagement à Nice, et bien en fait, je me mettais devant une série pour manger et je n'arrivais plus à me relever jusqu'au soir. C'est-à-dire que je procrastinais tout l'après-midi parce que je pense que mon corps avait besoin de se reposer. Simplement, moi à ce moment-là, je ne faisais que m'auto-flageller, me culpabiliser en mode « Non, mais pourquoi est-ce que tu procrastines autant ? Retourne te mettre au travail. » Avant, avant tu étais plus performante. Et je trouve qu'il y a un vrai piège dans ce « Avant j'étais comme ci, avant j'étais comme ça, tant d'heures par semaine, où en fait, quand notre corps commence à nous envoyer des signes d'épuisement qui ont été causés par ce rythme effréné qu'on s'imposait avant, et quand notre corps nous envoie ces signes-là, nous, on se culpabilise de ne plus être comme avant, alors que c'est la condition d'avant qui a mené à la condition d'aujourd'hui. Je ne sais pas si je vais être claire dans mes propos. Ça, c'est une des grosses prises de conscience que j'ai faites, c'est que même aujourd'hui, où des fois, je retombe dans ce schéma de me dire « Non, mais avant, j'étais beaucoup plus performante, avant ci, avant ça » , et en fait, quand je regarde la réalité, non, avant, je n'étais pas plus performante, en fait. Avant, je ne travaillais pas forcément plus. Et surtout, avant, si je regarde la réalité du terrain, j'avais déjà des après-midi entiers où je ne pouvais plus bosser en 2022 parce que je ressentais les tout premiers signes d'épuisement. Simplement, moi, je me fie dans ma tête à des souvenirs imparfaits et incomplets de une ou deux journées sur l'année où j'ai travaillé 14 heures par jour. Et je me suis raconté une histoire comme quoi c'était mon quotidien de l'époque et qu'aujourd'hui, je devais être à la hauteur de ce quotidien. Donc, pas du tout. Donc, arrêtons de vivre dans le passé. Et surtout, arrêtons... de prendre des échantillons du passé comme généralité de ce qui était, alors que souvent, c'est faux. Et surtout, prenons conscience, pour ceux d'entre vous qui, pareil, se sentent avec des enjeux sur leur performance, leur épuisement, etc. Prenons conscience que c'est le rythme qu'on a eu ces cinq dernières années qui potentiellement nous mène aujourd'hui à nous poser ce genre de questions, voire même pour certains d'entre vous, à vous sentir beaucoup plus fatigués, épuisés, à vous poser la question de « est-ce que je ne suis pas en train de faire un burn-out ? » Donc, encore une fois, pas de volonté de ma part de poser des diagnostics ou de... poser des termes médicaux, c'est à chacun de consulter des professionnels, de faire son parcours médical, etc. L'idée pour moi, c'est juste de vous sensibiliser sur les mécanismes de pensée qui ont mené à toujours plus de travail, toujours plus d'éplisement. Donc, 2020, 2022, 2023, prise de conscience, Aline, ça va plus du tout. De toute façon, même si tu veux bosser, ton corps, il veut plus. Qu'est-ce qu'on fait ? Et là, il faut savoir qu'entre-temps, j'avais déménagé à Nice parce qu'envie de renouveau, envie de changer de cadre vie, plein de choses qui se sont passées dans le cadre de ma vie perso qui m'ont... amené à changer de ville. Et à Nice, j'en ai profité pour prendre un nouveau départ, pour prendre plus soin de moi, plus soin de ma vie personnelle, de me construire une vie personnelle, une identité en dehors de mon business. Ça a été tout un travail qui s'est fait à la poids d'un point de vue professionnel sur le lâcher prise, mais aussi d'un point de vue personnel en thérapie sur, encore une fois, qui est Aline en dehors du business et ne pas se définir au travers de ma performance, mais au travers de mon identité et de qui je suis. Et donc, le résultat de tout ce travail qui a été fait, c'est qu'aujourd'hui, hors lancement, je travaille 30 à 35 heures sur mon business. Mon business continue à faire 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année. Je me suis construit une vraie vie personnelle, un équilibre et je suis beaucoup plus heureuse et je me sens beaucoup plus épanouie et sereine aujourd'hui que je pouvais l'être avant. Et l'idée pour moi, c'est de vous partager dans cet épisode de podcast, c'est pour ça que j'ai pris le temps de vous partager mon parcours aussi, de comment est-ce que j'ai fait pour en arriver là. Quelles ont été les étapes ? Quels ont été potentiellement les sacrifices ? Quelles ont été les astuces que j'ai mises en place ? C'est, je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas d'astuce en mode, il faut se lever à X heures du matin, ou il faut faire tant d'heures de travail par semaine, ou il faut mettre telle application sur son téléphone pour arriver à couper. Ça va être beaucoup de mindset, ça va être aussi beaucoup de réflexion sur ce que la société d'aujourd'hui nous amène à faire en business quand on est entrepreneur, les croyances avec lesquelles on est biberonné depuis notre plus tendre enfance, par exemple, comme je vous partageais l'exemple de mon père entrepreneur, Et comment est-ce qu'on peut essayer de composer avec ça ? Sans remettre en question tout notre système de croyance, parce que ce n'est pas le but de cet épisode, mais quels sont les éléments qu'on peut ajouter dans la balance pour essayer de définir c'est quoi pour nous le succès, c'est quoi pour nous l'équilibre, et surtout comment est-ce qu'on reste performant dans notre business tout en prenant soin de nous pour, évidemment, rester là sur le long terme. Donc, pour commencer, j'aimerais qu'on attaque ce dilemme de performance vs équilibre. Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression que... Si on veut être performant, il faut bosser beaucoup. Et que les personnes qui cherchent avant tout un équilibre de vie, eh bien, quelque part, elles doivent sacrifier une partie, une facette de performance pour privilégier leur équilibre. Donc, est-ce que vraiment la balance, elle est aussi noire ou blanc ou pas ? Et la réponse, c'est... Il n'y a pas de réponse. Évidemment. En fait, la réponse, elle n'est pas si simple. Il va juste falloir définir ce que ça veut dire pour vous, performance et succès. Parce que pour moi, il y a une vraie différence et une première clé de réponse entre vivre de son activité et... bâtir un empire. Oui, certes, les Steve Jobs, les Elon Musk, les Mark Zuckerberg de notre époque, ils travaillent 80 heures par semaine. C'est un fait, ils ne s'en cachent pas. Ils veulent bâtir un empire et ils sont énormément dans travailler, travailler, travailler, travailler. Par contre, si vous, votre objectif, c'est de générer 5000 euros, 6000 euros de chiffre d'affaires par mois, là, en fait, on est dans une trajectoire qui est complètement différente. Donc, quand on parle de performance vs équilibre, la première question à se poser, c'est c'est quoi la performance pour vous ? Qu'est-ce que vous mettez derrière le mot performance ? Si vous me dites, je veux bâtir le prochain Tesla, je veux bâtir le prochain Facebook ou que sais-je, bref, bâtir un empire, effectivement, la notion de performance va être assimilée à quelque chose de très gros qui va être peut-être long, peut-être un peu complexe, à construire, en tout cas plus complexe que si votre objectif, c'est juste de vivre de votre activité, d'en vivre bien, mais que vous n'avez pas l'ambition de construire la prochaine entreprise du 440. Encore une fois, chacun ses ambitions, chacun ses performances, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise ambition. L'idéal, c'est juste d'être aligné avec soi-même et avec ce qu'on veut vraiment accomplir. La deuxième notion que j'aimerais aborder pour couvrir ce dilemme performance-équilibre, c'est la notion de la première année ou des deux premières années en entrepreneuriat. Comme je vous l'ai partagé au sein de mon parcours, il se trouve que le fait d'avoir énormément travaillé pendant les deux premières années de The Big Boost, ça m'a aidé à avoir des super résultats en relativement peu de temps comparé au parcours d'autres entrepreneurs. C'est-à-dire que bien sûr, il y a des gens qui font leur million très rapidement. Moi, je considère qu'en deux ans et demi, trois ans, c'est plutôt... très raisonnable comme deadline pour atteindre son premier million. Donc, au début d'un business, il faut bosser. Je veux dire, il y a un temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation, d'itération, d'échec, etc. qui va vous demander du boulot. C'est impossible de commencer un business, de travailler 20 heures par semaine, d'avoir tout de suite énormément de résultats, d'atteindre 16 objectifs en 6 mois. Ou alors, si c'est possible, je ne connais pas ces personnes et pour moi, il reste l'exception qui confirme la règle. Il y a un temps incompressible quand on se lance en business d'apprentissage, marketing, administratif, gestion, client, prospection, etc. Je ne dis pas que vous devez travailler 60 heures par semaine dès le début, mais sachez qu'il y a du travail. Et les seules personnes qui arrivent dès le départ à avoir ce rythme de 15 heures, 20 heures par semaine, c'est des personnes qui, de par leur parcours, leur expérience passée, soit ont déjà monté des business et donc savent exactement ce qui fonctionne et ne repartent pas vraiment littéralement de zéro, soit ont un parcours dans leur vie professionnelle, que ce soit un CDI ou autre, ou pareil, elles ont ces connaissances et encore une fois, elles ne partent pas de zéro. Mais pour des personnes comme vous et moi qui partons de zéro, qui avons tout à apprendre, Il y a ce temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation et de test qui va vous demander du temps. Est-ce que ce temps vous l'étalait sur 6 mois, 1 an, 10 ans ? Ça, c'est à vous que ça appartient, en fonction de la vitesse à laquelle vous voulez voir des résultats et en fonction aussi de votre profil, de ce qui est important pour vous. Bref, chacun son histoire. Mais voilà, prendre conscience qu'il n'y a pas de recette magique où dès le départ, je bosse 5 heures par semaine et pouf, les résultats arrivent au bout de 10 jours. Ce serait complètement mentir si je vous disais ça. Ensuite, maintenant, j'aimerais qu'on parle un petit peu de... tout l'aspect mindset qui se trouve derrière ce dilemme performance-équilibre. Il se trouve que, et ça c'est peut-être la punchline ou une des punchlines que j'aimerais que vous reteniez, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. L'épuisement n'est pas un goal inconscient qu'on se fixe en mode tant que je ne travaille pas dur, tant que je ne suis pas épuisée par ce que je fais, ça veut dire qu'en fait j'en fais pas assez ou que je ne fais pas assez bien, ou ça veut dire que les autres vont penser que je me la coule d'eau. Je vois tellement de personnes qui se lancent qui étaient salariées auparavant pour la plupart d'entre elles, qui pensent qu'elles doivent justifier leur choix d'être devenues entrepreneurs en travaillant encore plus que quand elles étaient en CDI, comme si on allait leur faire le reproche de travailler moins maintenant qu'elles avaient quitté leur travail et qu'elles avaient décidé d'être entrepreneurs. Et donc elles se mettent elles-mêmes une espèce de pression et de règle de « je dois travailler plus que quand j'étais en CDI, sinon on va me reprocher d'avoir fait ce choix de changement de carrière » . Est-ce que vous voyez où il y a un petit peu le problème ici ? Et je sais que même moi, à certains moments, j'avais cette croyance très toxique, en fait, au final, de penser que mon niveau d'épuisement était proportionnel à mon niveau de mérite. Et ce n'est pas que je me vantais d'être épuisée, mais j'avais une espèce de... Je ne sais pas, c'est comme si ça me permettait d'exister socialement, de pouvoir dire « Non, mais en ce moment, je suis épuisée, je suis débordée, le business va bien, mais c'est beaucoup de travail. » C'est comme si ça voulait dire quelque chose de moi, d'un point de vue identitaire, puis quelque chose de positif aux yeux des autres, comme en fait... si c'était un signe de réussite que de m'épuiser au travail. Et ça, je pense que c'est un vrai problème qu'on a d'un point de vue sociétal. Ce dictat social de « il faut travailler dur pour réussir, travailler plus pour gagner plus, être entrepreneur, c'est dur » . Enfin bref, tout est fait et tout est répété pour qu'on se dise « si ce n'est pas dur, c'est que je fais mal les choses. Si ce n'est pas difficile, c'est que je ne vais pas réussir. Si je ne suis pas épuisée par mon travail, c'est que je me la coule d'eau, je procrastine, que je ne réussirai jamais et qu'en plus la société va me juger pour ça. » Tout est fait pour nous pousser inconsciemment vers l'épuisement. En tout cas, c'est un peu la conclusion à laquelle je suis arrivée. Et là, une manière pour moi que j'ai eu de recadrer cette pensée, c'était de me baser sur les modèles que la société veut bien nous mettre en avant et en valeur aujourd'hui. Oui, des Elon Musk, des Mark Zuckerberg bossent 80 heures par semaine, sont parfois épuisés, ont fait des burn-out, mais ils ont réussi. Sauf que, et ça c'est une révélation que j'ai eue un matin sous la douche, alors ne me jugez pas pour ça, je me suis dit, ok. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui bossent beaucoup. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui sont passées par la case burn-out ou épuisement à un stade de leur vie. C'est F, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé. Et là, je me suis dit, bah oui, mais combien de personnes bossent énormément, se sont brûlées et sont épuisées et n'ont pas réussi ? Parce que je mettrais ma main à couper qu'il y a plus d'entrepreneurs qui sont cramés, qui ont fait un burn-out et qui n'ont pas réussi en business, que l'inverse. Que de gens qui ont réussi... en passant par ces caisses-là. Et du coup, le fait de ne voir, et ça c'est vraiment notre cerveau avec son biais du survivant, en fait, le fait de voir que des modèles de personnes qui ont ces caractéristiques d'épuisement, on associe ça à la réussite. Pour réussir, il faut s'épuiser. Sauf qu'on oublie que derrière, derrière les coulisses, derrière le rideau, il y a dix fois plus de personnes qui ont exactement ces caractéristiques-là, mais qui n'ont pas réussi pour autant. Et donc pour moi, s'épuiser, travailler dur, ce n'est pas forcément synonyme. de réussite, où ce n'est pas forcément des caractéristiques, des cases à cocher pour pouvoir réussir. Et le dernier côté mindset que je voulais aborder avec vous, toujours dans ce dilemme performance-équilibre, c'est la culpabilité du repos, qui pour moi a été quelque chose de très fort et de très présent. Le fait de s'accorder du repos quand il y a encore du travail à faire. Comme si le repos, c'était quelque chose qui se méritait une fois que le travail était fini, une fois que la to-do list de la journée était terminée. Et que prendre une journée de repos... un jour off, des vacances, un week-end, alors que le business ne fonctionne pas encore, ou alors qu'il y a encore tant de choses à faire ou tant de problèmes à régler, c'est comme si en fait on choisissait la voie de facilité et qu'on renie nos problèmes. Et pareil, là où j'ai réussi à recadrer cette croyance en moi quand je l'ai eue, c'était vraiment de me dire, en fait, non, le repos, c'est une stratégie. Le repos, c'est une stratégie business. Le repos fait partie du plan. Parce que moins je suis reposée, moins je suis performante dans mon business, moins je suis reposée, moins je peux régler les problèmes qui m'épuisent. moins je suis reposée, moins je peux avancer et avoir des résultats. Sauf que c'est très simple quand je vous le dis comme ça. Évidemment que personne ici va me dire non et que tout le monde va dire bah oui, mais on le sait, nanana. Mais entre le savoir et le comprendre, entre connaître la théorie et appliquer la pratique, chez moi, il y a eu un monde qui a nécessité un énorme shift, une énorme prise de conscience. Puis ça a été aussi un petit peu à l'huile de coude, on va pouvoir dire comme ça. Et je ne vais pas vous mentir, même encore aujourd'hui, il y a des moments où j'ai du mal à m'accorder une journée de repos. quand j'ai une to-do list qui déborde, où j'ai du mal à prendre deux heures. Là, par exemple, en ce moment, on est en plein lancement de la BSB Academy. Et hier, j'ai pris une heure et demie pour bouquiner en plein milieu de la journée. Et je culpabilisais de le faire en plein lancement. Et j'ai dû vraiment me matricier le cerveau en disant, non mais Aline, ça fait cinq jours que tu bosses. Tu bosses de 6h du matin à minuit non-stop. Tu te sens fatiguée. Repose-toi. Cet exemple n'était pas le meilleur parce qu'il vient contredire tout ce que je vous dis précédemment. Je vous rassure que c'est que parce qu'on est en lancement, ça dure 7 jours. C'est préparé à l'avance, je me suis préparée pour ça. Donc, je ne bosse pas de 6h à minuit tous les jours non-stop. C'est vraiment très typique à une période de lancement avec une date de début, une date de fin. Et ça ne dépasse pas 10 jours grand maximum. Et c'est une fois par an. Mais effectivement, le fait de prendre une heure et demie de repos sur cette période de rush là, j'éprouvais encore cette culpabilité. Je l'ai fait, ça m'a fait du bien. Mais j'éprouvais encore cette culpabilité. Donc, c'est presque un combat pour s'autoriser à se prioriser, pour s'autoriser à prioriser son bien-être, son équilibre et surtout comprendre que se reposer, c'est investir sur sa performance. Et là, souvent, où on a du mal à accepter ça, c'est que se reposer, c'est du plaisir. Se reposer, ça fait du bien. Se reposer, c'est agréable. Comment quelque chose qui nous fait plaisir, qui est agréable, qui nous fait du bien, qui est génial, qui ne nous demande pas d'efforts, pourrait nous aider à réussir ? Et encore une fois, on revient sur les dictats de la société de « no pain, no gain » , il faut travailler dur pour réussir, il faut la culture du « hustle » , etc. où ça devient complètement contradictoire dans notre inconscient de se dire quelque chose de plaisant, de reposant, de pas difficile, va me rendre encore plus performant. Pourtant, le repos, c'est exactement ça. Et donc là, j'arrive à la meilleure partie de ce podcast, qui est la partie action, qui est la partie solution. J'aimerais partager avec vous les cinq principes qui m'ont permis de continuer à cultiver la performance sans m'épuiser. Le premier principe, c'est la redéfinition de la performance. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Je répète parce que c'est important. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Ça, ça a été la punchline qui m'a vraiment complètement fait vriller le cerveau et qui m'a aidé à m'autoriser plus de repos. Et j'irai même plus loin en disant que la vraie performance et la vraie performance entrepreneuriale, c'est arriver à atteindre des résultats exceptionnels tout en maintenant ou en continuant à s'améliorer constamment. Donc en fait, on ne peut pas performer et s'épuiser. Ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Vous l'avez bien compris. Donc arrêtons de nous féliciter pour les longues journées de travail et commençons plutôt à nous féliciter pour les actions qui ont un fort impact, ce qu'on fait dans notre business. Pas celles qui nous épuisent, mais celles qui génèrent des résultats. Le deuxième principe qui m'a énormément aidée, j'en ai déjà un petit peu parlé, mais c'est que le repos fait partie du plan. Le repos est une action stratégique, est un outil stratégique au sein de votre business qui est au service de votre performance. Et ce n'est pas parce que c'est agréable, ce n'est pas parce que ça nous fait du bien que ça veut dire que c'est mauvais ou que ça veut dire que ça ne va pas générer de résultats. Il faut bien apprendre à décorréler les deux. Tout ce qui est agréable et qui est plaisant n'est pas forcément quelque chose qui est en contradiction avec des résultats et avec une progression business. Et là où le chiffre peut être parfois un petit peu complexe à faire entre la théorie qu'on connaît. avec laquelle on est évidemment d'accord dans sa tête et la pratique, c'est qu'en fait, il faut comprendre que le repos, c'est une stratégie de prévention et non pas une stratégie de guérison. Le repos dans le business, il n'est pas là pour... contrebalancer un épuisement ou alors récupérer d'un épuisement ou alors comme une récompense. Le repos est une stratégie de prévention. De la même manière que vous avez un comptable pour faire votre comptabilité et pour vous aider en cas de contrôle fiscal. De la même manière que sur votre site internet, vous avez vos conditions générales de vente en cas de litige avec un consommateur. Dans votre business, il y a plein de stratégies qui sont des stratégies de prévention. Une autre encore plus simple, c'est, et j'espère que vous le faites, le fait que vous sauvegardiez... tous vos documents d'entreprise sur un disque dur ou sur un drive. Pareil, vous ne le faites pas parce que vous avez déjà perdu vos documents ou autres, peut-être que c'est votre cas, j'espère pas, mais vous le faites en prévention pour que tout soit bien sauvegardé, bien backuppé. En fait, le repos, c'est ça. C'est une stratégie de prévention et pas de guérison. Ce n'est pas quelque chose qu'on met en place quand on en a besoin, c'est quelque chose qu'on met en place pour ne jamais en avoir besoin. Et ça fait littéralement partie du plan. Et donc, moi, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, c'est d'intégrer des moments de repos dans mon emploi du temps, des moments de rien. sur lesquelles soit je pouvais me reposer, ou alors si vraiment je n'avais pas du tout envie de me reposer, je faisais quelque chose qui me faisait plaisir dans le cadre du business. Ça peut être suivre une formation, ça peut être trier quelques notes, etc. Mais avoir des moments de rien dans son emploi du temps. Et ça, c'est une astuce qui avait été donnée dans le podcast et que j'avais implémentée depuis de Chloé Blum, qui est intervenue deux fois déjà dans le podcast Je peux pas agir business, qui dit qu'elle a des moments, des périodes de rien dans son planning. J'ai trouvé ça génial et depuis, je le fais aussi. Alors, je ne suis pas la... plus régulière. Il n'y a pas les moments de rien dans le planning chaque semaine, mais en tout cas, dès que je peux le faire, c'est mis en place. Le troisième principe que j'ai mis en place qui m'a beaucoup aidé, c'est le concept du 20-80. Je vous en parle très régulièrement dans ce podcast, mais le 20-80, c'est faire la différence entre être performant et être occupé. Non, remplir toutes vos journées jusqu'à bord ne fait pas de vous quelqu'un qui aura plus de résultats, parce qu'on peut être très occupé, mais à faire les mauvaises actions. On peut être très occupé, mais s'éparpiller d'un tellement de directions différentes qu'au final, il n'y a rien vraiment de concret, il n'y a rien qui est vraiment terminé. Vous avez 10 000 onglets ouverts dans votre tête. On n'a pas parlé de charge mentale dans cet épisode de podcast qu'on aurait pu en parlant de performance vs d'épuisement. Mais le 20-80, c'est identifier les actions qui auront vraiment un impact dans votre business, qui auront vraiment des résultats, qui vont vraiment faire avancer la machine, le schmilblick, et se concentrer sur ces actions-là pour éliminer le reste. Et éliminer le reste, ça veut dire faire de la place pour le repos, faire de la place pour sa vie personnelle et pas le re-remplir avec d'autres tâches. Donc ce concept du 20-80, c'est comment est-ce que je travaille de manière plus intelligente et non pas juste travail pour travail pour m'enfermer comme un hamster dans sa roue et m'épuiser en pensant que c'est uniquement de cette manière-là que je vais pouvoir avoir des résultats. Le quatrième principe qui m'a beaucoup aidé, c'est le fait de savoir dire non. Savoir dire non, c'est savoir poser ses limites. C'est savoir prioriser des temps pour soi, pour avancer sur notre business, sur les fameuses tâches 20-80 qui vont nous aider. à faire avancer la machine, mais c'est surtout se donner du temps à soi. Et parfois, je sais que c'est très dur et qu'on culpabilise beaucoup. Mon petit discours féministe, c'est que surtout quand on a une femme, de dire non pour privilégier son bien-être, pour privilégier son repos, pour se privilégier soi, sans passer pour quelqu'un de très égoïste. Et je sais que moi, pareil, ça a été un énorme combat, mais qui a contribué à cette transformation aussi que j'ai vécue, d'apprendre juste à dire non, même parfois sans me justifier, et d'avoir des créneaux qui sont pour moi. Un exemple tout simple de choses que j'ai mis en place dans le business auprès de mon équipe, c'est que j'ai communiqué à mon équipe que désormais, je ne me connectais plus sur notre Slack, c'est-à-dire notre messagerie d'échange, avant 13h ou 14h tous les jours. C'est-à-dire que les matinées, elles sont réservées à moi et je ne suis pas dérangée, je ne me connecte pas. Ils peuvent m'envoyer tous les messages qu'ils veulent, je ne répondrai pas tout de suite. Ils savent qu'il y a un WhatsApp si vraiment il y a des urgences. Et le fait d'avoir fait ça fait que je ne suis pas sursollicitée de messages dès le matin. que je peux me concentrer sur des périodes de deep work, de travail où j'ai besoin d'être concentrée, focus pendant une heure, deux heures, sans potentiellement être dérangée, sans avoir des notifications de partout. Et ça a appris aussi à l'équipe à respecter ce cadre-là qui est de, je peux être autonome pendant la moitié de la journée et je dérange Aline si j'ai une question à partir du début d'après-midi, ou alors ça m'encourage à trouver des solutions par moi-même. Et donc juste le fait de mettre en place certaines règles sans pour autant... complètement queuté certaines choses de votre vie. Je ne vous demande pas d'aller envoyer chier Marie, enfant, cochon d'un des poissons rouges. Je ne vous demande pas non plus de couper toutes les notifications tout le temps, mais juste de créer un cadre qui donne la place aux gens d'avoir accès à vous quand ils en ont besoin, bien évidemment, mais qui vous donne aussi la possibilité pour vous d'avoir un moment réservé à ce qui est important pour vous. Ça peut être un moment de calme pour vous, ça peut être un moment de repos. On a vu que le repos faisait partie du plan, mais juste un moment où vous êtes vraiment productif. Et moi, ce que j'aime beaucoup dans cette règle du 14 heures pas avant sur Slack pour moi, c'est que ça m'oblige à être très concentrée et du coup très efficace sur les tâches qui ont vraiment besoin de mon attention au sein du business, sans être constamment interrompue, slash dérangée par des notifications. Et du coup, je suis plus efficace. Et du coup, je fais plus de choses en moins de temps, simplement parce que je mets des cadres, je mets des barrières, et parfois même, je dis non. Et enfin, le cinquième et dernier principe qui m'a aidé à faire ce pont entre performance et équilibre, c'est de travailler en fonction de mon niveau d'énergie. Sans parler de cycle d'énergie, chaque jour, on a une énergie différente. Il y a des jours où on a beaucoup d'énergie, donc c'est des journées où généralement, je vais essayer d'en tirer parti, d'être efficace, concentrée sur les bonnes actions, quitte à déprioriser certaines choses pour en reprioriser d'autres, pour surfer sur mon niveau d'énergie quotidien. Et il y a d'autres journées où mon niveau d'énergie est beaucoup plus bas. aucun souci, aucun scrupule à déplacer des rendez-vous, déplacer des tâches, les remettre au lendemain, etc. Et pendant très longtemps, j'ai été cette personne qui se targuait, qui était très fière de dire que ce qui était sur ma to-do list était fait, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, et que quand j'avais fixé un rendez-vous, je le respectais quoi qu'il arrive, je respectais ma parole et que du coup, le cadre de mon emploi du temps devenait le cadre de ma vie. Et quel que soit mon niveau d'énergie du jour, quel que soit mon niveau de fatigue ou autre, les choses étaient faites comme ça. Il y a des bénéfices à être comme ça, bien évidemment, mais l'inconvénient, c'est qu'à ne pas trop s'écouter, on s'épuise. Alors, sans tomber non plus, parce que je n'y crois pas, dans l'extrême opposé du spectre qui est de « je ne fais que écouter mon énergie, je me désiste constamment de rendez-vous en fonction de comment je me sens, je dépriorise plein de choses qui ont quand même besoin d'être faites » , il y a un équilibre à trouver. Et cet équilibre, c'est juste moi d'être un tout petit peu plus permissive avec moi-même de me dire « aujourd'hui, je ne me sens pas bien du tout, je décale mon rendez-vous qui n'était pas si important que ça » . Ou alors « aujourd'hui, je me sens… » trop attaquée, j'avais prévu de me reposer, bah non, au contraire je vais bosser parce que je vais surfer sur ce niveau d'énergie-là. Aujourd'hui, je me sens très fatiguée, bah j'avais prévu peut-être de traiter tous mes mails de ma boîte mail en fin de journée, bah je supprime cette Ausha, je répondrai au mail demain, les gens peuvent attendre quelques heures de plus et je termine ma journée de travail un petit peu plus tôt. Et juste de faire ces micro-ajustements en fonction de mon niveau d'énergie du jour, ça m'a énormément aidée à mieux me respecter. Et il y a une vraie dimension de écouter son corps, prioriser son niveau d'énergie. S'autoriser à avoir des jours avec et des jours sans, c'est quelque part se faire passer en avant. Et c'était très, très, très dur pour moi parce que me faire passer avant les autres, je le voyais comme un signe d'égoïsme, de manque d'humilité, de considération pour les autres. Quelque chose de très narcissique, en fait, presque. Et en fait, de dire non, juste écouter ton corps, c'est te respecter toi-même. Et encore une fois, sans tomber dans la complaisance, sans tomber dans le trop d'écoute, sans devenir quelqu'un de pas fiable, qui annule tout le temps les choses, va annuler de temps en temps. déplacer quelques rendez-vous de temps en temps, prioriser mes tâches de jour en fonction du niveau d'énergie. Maintenant, je vois aussi ça comme un acte de respect de moi-même, de considération que je suis un être humain et non pas un robot qui va automatiquement pouvoir s'adapter à l'emploi du temps que mon cerveau a décidé de créer pour moi-même ou que mon business et les circonstances extérieures créent pour moi-même. Et juste de dire, je me respecte suffisamment pour m'adapter constamment, créer un équilibre entre comment je me sens et ce qui a besoin d'être fait. Donc, j'arrive à la fin de ce long épisode de podcast. J'espère que toutes ces réflexions vous ont plu. J'ai essayé d'être la plus concise possible. J'espère que de votre côté, ça aura fait sens. S'il y a deux choses, deux apprentissages que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode de podcast, le premier, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. Ce n'est pas une case que vous devez cocher sur votre parcours. Il n'y a pas de trophée pour tout entrepreneur qui s'épuise et ce n'est pas parce que vous n'avez jamais été épuisé que vous n'allez pas réussir. Donc déjà, on s'en laisse cette croyance de la tête. La seconde chose qui est très importante et qui pour moi est peut-être le message en fil rouge au sein de cet épisode de podcast, c'est qu'on peut performer et réussir. Mais par contre, ce qui est très important, ça va être de définir qu'est-ce que pour vous veut dire performer et qu'est-ce que pour vous veut dire réussir. La réussite, on l'a vu, elle est très différente en fonction de qui vous êtes et de vos objectifs. Que vous vouliez bâtir une entreprise de 440 ou alors juste créer un métier qui vous fait vivre, les actions à faire vont être totalement différentes. la quantité de travail demandée va être totalement différente aussi. Et pareil, pour vous performer, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire avoir des résultats géniaux en un minimum de temps et de pouvoir continuer à vous améliorer et à passer sans cesse à l'action ? Et donc, ça sous-entend gérer suffisamment bien votre niveau d'énergie pour ne jamais que votre corps vous ralentisse ou vous dise « Stop, au secours, à l'aide » dans ce cheminement-là ? Ou est-ce que, comme moi, vous êtes actuellement dans un schéma de pensée que performer veut dire faire plus pour faire plus et que tant que je ne suis pas fatiguée, ça veut dire que je ne fais pas assez ? Voilà, je vous laisse avec ces réflexions. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ça vous a parlé, si ça vous a fait réagir, s'il y a une punchline qui vous a marquée, n'hésitez pas à me mettre quoi en commentaire. J'ai hâte de vous lire. C'est un sujet, vous l'avez compris, sur lequel j'apprends encore. Je suis loin d'être parfaite, mais pour moi, c'était important et j'avais très envie de vous partager les premières prises de conscience, les premiers changements que j'avais faits dans ma vie et puis ce que ça m'a apporté. Merci à tous et je vous souhaite à tous une excellente journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez, je vous dis à très vite. Bonne soirée pour tout le monde. D'ailleurs, je vous invite à

Chapters

  • Introduction

    00:42

  • Mon parcours avec l’épuisement

    03:27

  • Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

    12:50

  • L’aspect mindset

    16:27

  • Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

    22:57

  • Principe #1 : Redéfinir la performance

    23:10

  • Principe #2 : Le repos fait partie du plan

    24:00

  • Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

    26:16

  • Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

    27:23

  • Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

    29:47

  • Conclusion

    32:37

Description

Faut-il s’épuiser pour réussir en business ?


Pendant des années, j’ai cru que l’épuisement était un passage obligé pour faire décoller mon business… jusqu’à ce que mon corps me rappelle à l’ordre. 70h par semaine, zéro week-end, des malaises à répétition : j’ai tout testé (et raté) avant de trouver un modèle qui fonctionne sans s’auto-détruire.


Dans cet épisode, je partage mon parcours, mes erreurs et les stratégies qui m’ont permis d’allier performance et équilibre, sans sacrifier ma croissance.


✨ Au programme :

➡️ Comment se libérer des modèles de réussite biaisés qui glorifient le sacrifice ?

➡️ Pourquoi avons-nous tant de mal à nous accorder du repos sans culpabiliser ?

➡️ Quels sont les 5 principes essentiels pour performer sans s’épuiser durablement ?


🔥 Besoin d’aide pour structurer votre business et travailler intelligemment ?
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Bonne écoute 🎧


✨ Épisodes recommandés :



✨ Chapitres :

0:42 - Introduction

3:27 - Mon parcours avec l’épuisement

12:50 - Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

16:27 - L’aspect mindset

22:57 - Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

23:10 - Principe #1 : Redéfinir la performance

24:00 - Principe #2 : Le repos fait partie du plan

26:16 - Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

27:23 - Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

29:47 - Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

32:37 - Conclusion




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Transcription

  • Speaker #0

    Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le Ausha de fesse dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast qui est, je pense, le pire épisode que je pouvais vous faire, étant donné que toutes les erreurs et tous les aspects qu'on s'apprête à voir dans cet épisode, je les ai tous vécus. J'ai fait toutes les erreurs, j'ai fait toutes les conneries. Donc, est-ce que je suis la pire experte pour vous parler de ça ? Oui, certainement. Par contre, le fait que j'ai vécu toutes ces situations et que je vais m'adresser à vous en tant qu'ancienne workaholique repentie ou alors en cours de repension, je ne sais pas si ça se dit, mais en tout cas, on va le dire dans le cadre de cet épisode, je me dis que ça va apporter une certaine saveur à ce podcast. Donc aujourd'hui, on va parler performance et équilibre et tout particulièrement, est-ce qu'on peut faire décoller son business ? Est-ce qu'on peut avoir de grandes ambitions sans sacrifier son équilibre et sans s'épuiser ? C'est un sujet qui est ultra d'actualité puisque j'ai l'impression que... ma génération d'entrepreneurs, là c'est Bamia Ligne qui s'adresse à vous, mais on s'est beaucoup lancé pendant le Covid ou juste avant et on a été propulsé par le Covid, mais du coup pendant le Covid on travaillait, on travaillait, on travaillait sauf qu'on n'a jamais appris à s'arrêter depuis cette période-là, sauf que le marché entre-temps s'est contracté, le marché est devenu plus compliqué, tout le monde est revenu un petit peu à la vie normale et donc nous on s'est remis à travailler encore plus dur pour essayer de compenser de pallier aussi à ce changement de marché alors qu'on verra que c'était pas du tout la bonne chose à faire et que ça ne fonctionne pas du tout. C'est pour ça que beaucoup d'entre vous ont l'impression de s'épuiser et cherchent à en faire toujours, toujours plus, alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça le bon réflexe à avoir. Bref, autant j'ai déjà eu l'occasion d'accueillir dans ce podcast des coachs spécialisés dans le slowprenariat, cette nouvelle tendance qui décolle, autant aujourd'hui, c'est un épisode solo où je vais vous partager mon expérience personnelle, ce qui m'a aidée, ce qui m'a mis carrément le nez dedans. Qu'est-ce que je recommanderais aujourd'hui à quelqu'un qui souhaite faire décoller son business, tout en préservant son équilibre pro-perso ? Et c'est un épisode qui me tient très à cœur parce qu'encore une fois, je ne suis pas celle qui a trouvé toutes les réponses. Par contre, je suis celle qui a vécu ce chemin de manière assez récente et qui a trouvé des pistes de solutions et des réponses qui lui ont convaincu. Et surtout, ce qui me choque dans ce milieu de l'entrepreneuriat, c'est que tous, tous, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui ont dépassé les sept chiffres, c'est-à-dire qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires annuel ou qui l'ont fait, tous, sans exception, m'ont dit être passés par la caisse Burnout. Alors, je ne veux pas en faire une globalité parce qu'évidemment, je n'ai pas parlé à tous les entrepreneurs millionnaires de cette planète. Certainement qu'il y en a dont ce n'est pas le cas ou pas la situation. Mais je me dis, c'est dans mon réseau à moi. 100% des entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui font ces 7 chiffres, m'ont dit avoir eu un burn-out ou être passé par la case épuisement ou une case où ils en pouvaient tellement plus qu'ils ont tout envoyé bouler. Je me dis, il y a un truc qu'on ne fait pas très bien. Il y a un truc sur lequel on peut faire de la prévention. Et surtout, on peut juste essayer de se remettre en question en se disant, peut-être qu'on n'est pas sur le bon chemin. Peut-être qu'il y a... autre chose qui est possible. Donc pas de discours lisse et théorique dans cet épisode de podcast, mais un discours vrai à travers mon parcours. Et c'est par ça que j'avais envie de commencer, vous expliquer un petit peu mon parcours avec la performance slash l'épuisement. Donc déjà, j'étais elle-même dans une famille où maman, fonctionnaire, hôpital, service public, etc. Donc CDI, donc ça très bien. Papa entrepreneur que je ne vois pas parce qu'il bosse énormément tout le temps. Donc j'ai été biberonnée à, pour réussir, il faut travailler dur, il faut travailler fort, il faut que les journées soient... rempli, etc. Donc déjà, il y avait un terrain très propice à l'épuisement et à le « il faut faire plus pour avoir plus » . Et ça, c'est une croyance qui est très répandue en termes d'épuisement, en tout cas dans le milieu de l'entrepreneuriat. Donc déjà, un petit peu biberonner ça. En plus, je ne sais pas si ça joue. Moi, je pense que oui. Le fait que je sois l'aîné d'une famille de quatre enfants, donc responsabilisé très, très vite sur le fait d'être indépendant, d'être autonome, de ne pas demander de l'aide, de travailler bien à l'école, les choses comme ça. Donc ça, c'était la première chose. Quand j'ai monté The Beboost, je suis passée à temps plein sur The Beboost. en 2019. Et quand on passe à temps plein sur son business, quand on se lance, en fait, on a une énergie de dingue, on mange, on boit, on respire notre business et c'est trop cool. Et donc, en fait, je mangeais, je buvais, je respirais The Big Boost, pas de week-end, pas de soirée, mais j'avais quand même, avec le recul, je me rends compte aujourd'hui, un rythme de vie quand même plus calme qu'aujourd'hui parce que j'avais moins de choses à gérer par définition. J'étais toute seule, j'avais le blog, puis le podcast, mais j'avais pas... l'ensemble des choses et des systèmes que je gère aujourd'hui. Je n'avais pas les équipes que je gère aujourd'hui, je n'avais pas deux business comme je peux avoir aujourd'hui. Sauf que le truc, c'est qu'on va voir qu'il y a eu une espèce d'accumulation insidieuse au compte-gouttes qui s'est faite au fur et à mesure des années. Et comme moi, je réfléchissais encore comme si j'étais en 2019 ou 2020, ça a mené encore à de l'épuisement. Donc, je commence, je mange, je bois, je respire mon business. En fait, je suis tellement passionnée par ce que je fais que je ne compte pas mes heures. Et c'est tant mieux parce que c'est ce qui m'a aidée aussi à décoller assez rapidement. Ensuite arrive le Covid. Donc moi, je me lance à temps plein sans hobby boost en septembre 2019. Mars 2020, quelques mois après, tout le monde sait ce qui s'est passé. Et là, on se retrouve tous enfermés chez nous. Donc là, je continue à bosser. Il n'y a que ça à faire. Le business décolle parce que les gens sont enfermés chez eux, ont peur pour leur business et donc sont à la recherche de conseils. d'aides, d'astuces, de stratégies, de comment aussi naviguer dans cette période-là. Moi qui étais toute seule dans mon petit appartement parisien, je vivais ma meilleure vie. Et du coup, je continuais à bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. À ce moment-là, je travaillais à peu près 70 heures par semaine, 7 jours sur 7, sans vacances. Mais en vérité, je ne sentais pas vraiment d'épuisement à ce moment-là. Là où il y a eu un premier virage loupé, j'estime avec le recul de mon côté, c'est qu'à la sortie du Covid, moi j'ai oublié de ralentir. Moi j'ai continué comme si on était en plein Covid, j'ai continué encore en 2021. et en 2022. Le bénéfice de ça, et oui, il y a un bénéfice à ça, c'est que mon business a décollé très vite et que j'ai pu faire mon premier million en 2022, c'est-à-dire trois ans, même moins de trois ans, après avoir lancé The Bipousse. Donc ça, quand on bosse beaucoup et qu'on bosse sur les bonnes actions, on a des résultats beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui bosse à un rythme plus classique. Si j'avais bossé 35 heures par semaine en gardant jour férié, week-end, vacances, est-ce que je serais arrivé aussi vite à mon premier million ? J'en sais rien parce que je ne suis pas Madame Irma, je n'ai pas de boule de cristal. Mais ma petite voix me dit que peut-être que ça aurait été plus écologique et plus simple pour moi. Ça, je ne dis pas le contraire. Mais peut-être que j'aurais mis un an ou deux ans de plus pour atteindre cet objectif-là. Est-ce que ça aurait été très grave d'atteindre cet objectif un an ou deux plus tard ? Absolument pas. J'aurais été tout aussi contente. Donc avec le recul, évidemment, je crois les choses un peu différemment. Mais prenons ta César, ce que t'as César. L'épuisement, c'est mal. Le burn-out, c'est mal. Mais travailler beaucoup sur les bonnes actions amène des résultats rapides. Le problème, quand on travaille... autant et qu'on n'écoute pas son corps et qu'on oublie qu'on n'est plus en confinement et que c'était une période qui était censée être temporaire, c'est que justement, ces périodes de rush où je disais oui, mais là, c'est le premier lancement, après, ça va se calmer. Là, c'est le premier séminaire, après, ça va se calmer. Là, c'est OK, je recrute et tout, mais quand il y aura des gens, ça va se calmer. Et en fait, les périodes ne se sont jamais calmées. Et c'est juste chaque nouvelle période de rush devenait la normalité du quotidien. à laquelle venaient s'ajouter des nouvelles périodes de rush, où je me disais oui, mais c'est l'histoire de quelques semaines, après ça va se calmer, qui elles-mêmes devenaient le nouveau quotidien, et en fait, c'est allé crescendo jusqu'au moment où le corps n'en a plus pu, et a juste dit stop. Alors, je ne parlerai jamais de burn-out en ce qui me concerne, parce que le burn-out, c'est une condition médicale qui est diagnostiquée par un médecin ou un professionnel, ça n'a pas été mon cas, j'ai jamais eu de papier de certificat qui dit Aline a fait un burn-out. Par contre, j'ai eu des gros signes d'épuisement, du type avoir des vertiges, ne pas arriver à se lever le matin, avoir des périodes où le système nerveux est complètement down et je pleurais tout le temps, etc. Enfin, vraiment des symptômes assez lourds qui ont tiré des sonnettes d'alarme dans ma tête. Et je me suis retrouvée dans un combat avec moi-même de non, le burn-out, c'est pour les faibles, c'est pas pour moi. Et mon corps qui disait, bah si, cocotte, en fait, épuisement. Pour ne pas parler de burn-out, épuisement. Et donc, j'ai eu plusieurs signes d'alarme, plusieurs prises de conscience. Et pas un jour, je me suis réveillée. J'ai eu une révélation et je me suis dit, OK, j'arrête, je change. Il y a quand même une accumulation sur six mois, peut-être huit mois, de moments où, par exemple, quand j'ai fait mon séminaire en 2022, toute la semaine qui a précédé le séminaire, j'étais tellement angoissée, stressée, tellement épuisée aussi déjà par la préparation et puis toutes les années à bosser, bosser, bosser, qu'au final, en fait, je faisais beaucoup de vertiges, je tombais beaucoup dans les pommes. Pareil, même en 2022, 2023, il y avait des après-midi entiers où... Quand j'arrêtais de bosser pour manger vers 13h-14h pour déjeuner, ça c'était avant mon déménagement à Nice, et bien en fait, je me mettais devant une série pour manger et je n'arrivais plus à me relever jusqu'au soir. C'est-à-dire que je procrastinais tout l'après-midi parce que je pense que mon corps avait besoin de se reposer. Simplement, moi à ce moment-là, je ne faisais que m'auto-flageller, me culpabiliser en mode « Non, mais pourquoi est-ce que tu procrastines autant ? Retourne te mettre au travail. » Avant, avant tu étais plus performante. Et je trouve qu'il y a un vrai piège dans ce « Avant j'étais comme ci, avant j'étais comme ça, tant d'heures par semaine, où en fait, quand notre corps commence à nous envoyer des signes d'épuisement qui ont été causés par ce rythme effréné qu'on s'imposait avant, et quand notre corps nous envoie ces signes-là, nous, on se culpabilise de ne plus être comme avant, alors que c'est la condition d'avant qui a mené à la condition d'aujourd'hui. Je ne sais pas si je vais être claire dans mes propos. Ça, c'est une des grosses prises de conscience que j'ai faites, c'est que même aujourd'hui, où des fois, je retombe dans ce schéma de me dire « Non, mais avant, j'étais beaucoup plus performante, avant ci, avant ça » , et en fait, quand je regarde la réalité, non, avant, je n'étais pas plus performante, en fait. Avant, je ne travaillais pas forcément plus. Et surtout, avant, si je regarde la réalité du terrain, j'avais déjà des après-midi entiers où je ne pouvais plus bosser en 2022 parce que je ressentais les tout premiers signes d'épuisement. Simplement, moi, je me fie dans ma tête à des souvenirs imparfaits et incomplets de une ou deux journées sur l'année où j'ai travaillé 14 heures par jour. Et je me suis raconté une histoire comme quoi c'était mon quotidien de l'époque et qu'aujourd'hui, je devais être à la hauteur de ce quotidien. Donc, pas du tout. Donc, arrêtons de vivre dans le passé. Et surtout, arrêtons... de prendre des échantillons du passé comme généralité de ce qui était, alors que souvent, c'est faux. Et surtout, prenons conscience, pour ceux d'entre vous qui, pareil, se sentent avec des enjeux sur leur performance, leur épuisement, etc. Prenons conscience que c'est le rythme qu'on a eu ces cinq dernières années qui potentiellement nous mène aujourd'hui à nous poser ce genre de questions, voire même pour certains d'entre vous, à vous sentir beaucoup plus fatigués, épuisés, à vous poser la question de « est-ce que je ne suis pas en train de faire un burn-out ? » Donc, encore une fois, pas de volonté de ma part de poser des diagnostics ou de... poser des termes médicaux, c'est à chacun de consulter des professionnels, de faire son parcours médical, etc. L'idée pour moi, c'est juste de vous sensibiliser sur les mécanismes de pensée qui ont mené à toujours plus de travail, toujours plus d'éplisement. Donc, 2020, 2022, 2023, prise de conscience, Aline, ça va plus du tout. De toute façon, même si tu veux bosser, ton corps, il veut plus. Qu'est-ce qu'on fait ? Et là, il faut savoir qu'entre-temps, j'avais déménagé à Nice parce qu'envie de renouveau, envie de changer de cadre vie, plein de choses qui se sont passées dans le cadre de ma vie perso qui m'ont... amené à changer de ville. Et à Nice, j'en ai profité pour prendre un nouveau départ, pour prendre plus soin de moi, plus soin de ma vie personnelle, de me construire une vie personnelle, une identité en dehors de mon business. Ça a été tout un travail qui s'est fait à la poids d'un point de vue professionnel sur le lâcher prise, mais aussi d'un point de vue personnel en thérapie sur, encore une fois, qui est Aline en dehors du business et ne pas se définir au travers de ma performance, mais au travers de mon identité et de qui je suis. Et donc, le résultat de tout ce travail qui a été fait, c'est qu'aujourd'hui, hors lancement, je travaille 30 à 35 heures sur mon business. Mon business continue à faire 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année. Je me suis construit une vraie vie personnelle, un équilibre et je suis beaucoup plus heureuse et je me sens beaucoup plus épanouie et sereine aujourd'hui que je pouvais l'être avant. Et l'idée pour moi, c'est de vous partager dans cet épisode de podcast, c'est pour ça que j'ai pris le temps de vous partager mon parcours aussi, de comment est-ce que j'ai fait pour en arriver là. Quelles ont été les étapes ? Quels ont été potentiellement les sacrifices ? Quelles ont été les astuces que j'ai mises en place ? C'est, je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas d'astuce en mode, il faut se lever à X heures du matin, ou il faut faire tant d'heures de travail par semaine, ou il faut mettre telle application sur son téléphone pour arriver à couper. Ça va être beaucoup de mindset, ça va être aussi beaucoup de réflexion sur ce que la société d'aujourd'hui nous amène à faire en business quand on est entrepreneur, les croyances avec lesquelles on est biberonné depuis notre plus tendre enfance, par exemple, comme je vous partageais l'exemple de mon père entrepreneur, Et comment est-ce qu'on peut essayer de composer avec ça ? Sans remettre en question tout notre système de croyance, parce que ce n'est pas le but de cet épisode, mais quels sont les éléments qu'on peut ajouter dans la balance pour essayer de définir c'est quoi pour nous le succès, c'est quoi pour nous l'équilibre, et surtout comment est-ce qu'on reste performant dans notre business tout en prenant soin de nous pour, évidemment, rester là sur le long terme. Donc, pour commencer, j'aimerais qu'on attaque ce dilemme de performance vs équilibre. Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression que... Si on veut être performant, il faut bosser beaucoup. Et que les personnes qui cherchent avant tout un équilibre de vie, eh bien, quelque part, elles doivent sacrifier une partie, une facette de performance pour privilégier leur équilibre. Donc, est-ce que vraiment la balance, elle est aussi noire ou blanc ou pas ? Et la réponse, c'est... Il n'y a pas de réponse. Évidemment. En fait, la réponse, elle n'est pas si simple. Il va juste falloir définir ce que ça veut dire pour vous, performance et succès. Parce que pour moi, il y a une vraie différence et une première clé de réponse entre vivre de son activité et... bâtir un empire. Oui, certes, les Steve Jobs, les Elon Musk, les Mark Zuckerberg de notre époque, ils travaillent 80 heures par semaine. C'est un fait, ils ne s'en cachent pas. Ils veulent bâtir un empire et ils sont énormément dans travailler, travailler, travailler, travailler. Par contre, si vous, votre objectif, c'est de générer 5000 euros, 6000 euros de chiffre d'affaires par mois, là, en fait, on est dans une trajectoire qui est complètement différente. Donc, quand on parle de performance vs équilibre, la première question à se poser, c'est c'est quoi la performance pour vous ? Qu'est-ce que vous mettez derrière le mot performance ? Si vous me dites, je veux bâtir le prochain Tesla, je veux bâtir le prochain Facebook ou que sais-je, bref, bâtir un empire, effectivement, la notion de performance va être assimilée à quelque chose de très gros qui va être peut-être long, peut-être un peu complexe, à construire, en tout cas plus complexe que si votre objectif, c'est juste de vivre de votre activité, d'en vivre bien, mais que vous n'avez pas l'ambition de construire la prochaine entreprise du 440. Encore une fois, chacun ses ambitions, chacun ses performances, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise ambition. L'idéal, c'est juste d'être aligné avec soi-même et avec ce qu'on veut vraiment accomplir. La deuxième notion que j'aimerais aborder pour couvrir ce dilemme performance-équilibre, c'est la notion de la première année ou des deux premières années en entrepreneuriat. Comme je vous l'ai partagé au sein de mon parcours, il se trouve que le fait d'avoir énormément travaillé pendant les deux premières années de The Big Boost, ça m'a aidé à avoir des super résultats en relativement peu de temps comparé au parcours d'autres entrepreneurs. C'est-à-dire que bien sûr, il y a des gens qui font leur million très rapidement. Moi, je considère qu'en deux ans et demi, trois ans, c'est plutôt... très raisonnable comme deadline pour atteindre son premier million. Donc, au début d'un business, il faut bosser. Je veux dire, il y a un temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation, d'itération, d'échec, etc. qui va vous demander du boulot. C'est impossible de commencer un business, de travailler 20 heures par semaine, d'avoir tout de suite énormément de résultats, d'atteindre 16 objectifs en 6 mois. Ou alors, si c'est possible, je ne connais pas ces personnes et pour moi, il reste l'exception qui confirme la règle. Il y a un temps incompressible quand on se lance en business d'apprentissage, marketing, administratif, gestion, client, prospection, etc. Je ne dis pas que vous devez travailler 60 heures par semaine dès le début, mais sachez qu'il y a du travail. Et les seules personnes qui arrivent dès le départ à avoir ce rythme de 15 heures, 20 heures par semaine, c'est des personnes qui, de par leur parcours, leur expérience passée, soit ont déjà monté des business et donc savent exactement ce qui fonctionne et ne repartent pas vraiment littéralement de zéro, soit ont un parcours dans leur vie professionnelle, que ce soit un CDI ou autre, ou pareil, elles ont ces connaissances et encore une fois, elles ne partent pas de zéro. Mais pour des personnes comme vous et moi qui partons de zéro, qui avons tout à apprendre, Il y a ce temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation et de test qui va vous demander du temps. Est-ce que ce temps vous l'étalait sur 6 mois, 1 an, 10 ans ? Ça, c'est à vous que ça appartient, en fonction de la vitesse à laquelle vous voulez voir des résultats et en fonction aussi de votre profil, de ce qui est important pour vous. Bref, chacun son histoire. Mais voilà, prendre conscience qu'il n'y a pas de recette magique où dès le départ, je bosse 5 heures par semaine et pouf, les résultats arrivent au bout de 10 jours. Ce serait complètement mentir si je vous disais ça. Ensuite, maintenant, j'aimerais qu'on parle un petit peu de... tout l'aspect mindset qui se trouve derrière ce dilemme performance-équilibre. Il se trouve que, et ça c'est peut-être la punchline ou une des punchlines que j'aimerais que vous reteniez, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. L'épuisement n'est pas un goal inconscient qu'on se fixe en mode tant que je ne travaille pas dur, tant que je ne suis pas épuisée par ce que je fais, ça veut dire qu'en fait j'en fais pas assez ou que je ne fais pas assez bien, ou ça veut dire que les autres vont penser que je me la coule d'eau. Je vois tellement de personnes qui se lancent qui étaient salariées auparavant pour la plupart d'entre elles, qui pensent qu'elles doivent justifier leur choix d'être devenues entrepreneurs en travaillant encore plus que quand elles étaient en CDI, comme si on allait leur faire le reproche de travailler moins maintenant qu'elles avaient quitté leur travail et qu'elles avaient décidé d'être entrepreneurs. Et donc elles se mettent elles-mêmes une espèce de pression et de règle de « je dois travailler plus que quand j'étais en CDI, sinon on va me reprocher d'avoir fait ce choix de changement de carrière » . Est-ce que vous voyez où il y a un petit peu le problème ici ? Et je sais que même moi, à certains moments, j'avais cette croyance très toxique, en fait, au final, de penser que mon niveau d'épuisement était proportionnel à mon niveau de mérite. Et ce n'est pas que je me vantais d'être épuisée, mais j'avais une espèce de... Je ne sais pas, c'est comme si ça me permettait d'exister socialement, de pouvoir dire « Non, mais en ce moment, je suis épuisée, je suis débordée, le business va bien, mais c'est beaucoup de travail. » C'est comme si ça voulait dire quelque chose de moi, d'un point de vue identitaire, puis quelque chose de positif aux yeux des autres, comme en fait... si c'était un signe de réussite que de m'épuiser au travail. Et ça, je pense que c'est un vrai problème qu'on a d'un point de vue sociétal. Ce dictat social de « il faut travailler dur pour réussir, travailler plus pour gagner plus, être entrepreneur, c'est dur » . Enfin bref, tout est fait et tout est répété pour qu'on se dise « si ce n'est pas dur, c'est que je fais mal les choses. Si ce n'est pas difficile, c'est que je ne vais pas réussir. Si je ne suis pas épuisée par mon travail, c'est que je me la coule d'eau, je procrastine, que je ne réussirai jamais et qu'en plus la société va me juger pour ça. » Tout est fait pour nous pousser inconsciemment vers l'épuisement. En tout cas, c'est un peu la conclusion à laquelle je suis arrivée. Et là, une manière pour moi que j'ai eu de recadrer cette pensée, c'était de me baser sur les modèles que la société veut bien nous mettre en avant et en valeur aujourd'hui. Oui, des Elon Musk, des Mark Zuckerberg bossent 80 heures par semaine, sont parfois épuisés, ont fait des burn-out, mais ils ont réussi. Sauf que, et ça c'est une révélation que j'ai eue un matin sous la douche, alors ne me jugez pas pour ça, je me suis dit, ok. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui bossent beaucoup. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui sont passées par la case burn-out ou épuisement à un stade de leur vie. C'est F, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé. Et là, je me suis dit, bah oui, mais combien de personnes bossent énormément, se sont brûlées et sont épuisées et n'ont pas réussi ? Parce que je mettrais ma main à couper qu'il y a plus d'entrepreneurs qui sont cramés, qui ont fait un burn-out et qui n'ont pas réussi en business, que l'inverse. Que de gens qui ont réussi... en passant par ces caisses-là. Et du coup, le fait de ne voir, et ça c'est vraiment notre cerveau avec son biais du survivant, en fait, le fait de voir que des modèles de personnes qui ont ces caractéristiques d'épuisement, on associe ça à la réussite. Pour réussir, il faut s'épuiser. Sauf qu'on oublie que derrière, derrière les coulisses, derrière le rideau, il y a dix fois plus de personnes qui ont exactement ces caractéristiques-là, mais qui n'ont pas réussi pour autant. Et donc pour moi, s'épuiser, travailler dur, ce n'est pas forcément synonyme. de réussite, où ce n'est pas forcément des caractéristiques, des cases à cocher pour pouvoir réussir. Et le dernier côté mindset que je voulais aborder avec vous, toujours dans ce dilemme performance-équilibre, c'est la culpabilité du repos, qui pour moi a été quelque chose de très fort et de très présent. Le fait de s'accorder du repos quand il y a encore du travail à faire. Comme si le repos, c'était quelque chose qui se méritait une fois que le travail était fini, une fois que la to-do list de la journée était terminée. Et que prendre une journée de repos... un jour off, des vacances, un week-end, alors que le business ne fonctionne pas encore, ou alors qu'il y a encore tant de choses à faire ou tant de problèmes à régler, c'est comme si en fait on choisissait la voie de facilité et qu'on renie nos problèmes. Et pareil, là où j'ai réussi à recadrer cette croyance en moi quand je l'ai eue, c'était vraiment de me dire, en fait, non, le repos, c'est une stratégie. Le repos, c'est une stratégie business. Le repos fait partie du plan. Parce que moins je suis reposée, moins je suis performante dans mon business, moins je suis reposée, moins je peux régler les problèmes qui m'épuisent. moins je suis reposée, moins je peux avancer et avoir des résultats. Sauf que c'est très simple quand je vous le dis comme ça. Évidemment que personne ici va me dire non et que tout le monde va dire bah oui, mais on le sait, nanana. Mais entre le savoir et le comprendre, entre connaître la théorie et appliquer la pratique, chez moi, il y a eu un monde qui a nécessité un énorme shift, une énorme prise de conscience. Puis ça a été aussi un petit peu à l'huile de coude, on va pouvoir dire comme ça. Et je ne vais pas vous mentir, même encore aujourd'hui, il y a des moments où j'ai du mal à m'accorder une journée de repos. quand j'ai une to-do list qui déborde, où j'ai du mal à prendre deux heures. Là, par exemple, en ce moment, on est en plein lancement de la BSB Academy. Et hier, j'ai pris une heure et demie pour bouquiner en plein milieu de la journée. Et je culpabilisais de le faire en plein lancement. Et j'ai dû vraiment me matricier le cerveau en disant, non mais Aline, ça fait cinq jours que tu bosses. Tu bosses de 6h du matin à minuit non-stop. Tu te sens fatiguée. Repose-toi. Cet exemple n'était pas le meilleur parce qu'il vient contredire tout ce que je vous dis précédemment. Je vous rassure que c'est que parce qu'on est en lancement, ça dure 7 jours. C'est préparé à l'avance, je me suis préparée pour ça. Donc, je ne bosse pas de 6h à minuit tous les jours non-stop. C'est vraiment très typique à une période de lancement avec une date de début, une date de fin. Et ça ne dépasse pas 10 jours grand maximum. Et c'est une fois par an. Mais effectivement, le fait de prendre une heure et demie de repos sur cette période de rush là, j'éprouvais encore cette culpabilité. Je l'ai fait, ça m'a fait du bien. Mais j'éprouvais encore cette culpabilité. Donc, c'est presque un combat pour s'autoriser à se prioriser, pour s'autoriser à prioriser son bien-être, son équilibre et surtout comprendre que se reposer, c'est investir sur sa performance. Et là, souvent, où on a du mal à accepter ça, c'est que se reposer, c'est du plaisir. Se reposer, ça fait du bien. Se reposer, c'est agréable. Comment quelque chose qui nous fait plaisir, qui est agréable, qui nous fait du bien, qui est génial, qui ne nous demande pas d'efforts, pourrait nous aider à réussir ? Et encore une fois, on revient sur les dictats de la société de « no pain, no gain » , il faut travailler dur pour réussir, il faut la culture du « hustle » , etc. où ça devient complètement contradictoire dans notre inconscient de se dire quelque chose de plaisant, de reposant, de pas difficile, va me rendre encore plus performant. Pourtant, le repos, c'est exactement ça. Et donc là, j'arrive à la meilleure partie de ce podcast, qui est la partie action, qui est la partie solution. J'aimerais partager avec vous les cinq principes qui m'ont permis de continuer à cultiver la performance sans m'épuiser. Le premier principe, c'est la redéfinition de la performance. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Je répète parce que c'est important. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Ça, ça a été la punchline qui m'a vraiment complètement fait vriller le cerveau et qui m'a aidé à m'autoriser plus de repos. Et j'irai même plus loin en disant que la vraie performance et la vraie performance entrepreneuriale, c'est arriver à atteindre des résultats exceptionnels tout en maintenant ou en continuant à s'améliorer constamment. Donc en fait, on ne peut pas performer et s'épuiser. Ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Vous l'avez bien compris. Donc arrêtons de nous féliciter pour les longues journées de travail et commençons plutôt à nous féliciter pour les actions qui ont un fort impact, ce qu'on fait dans notre business. Pas celles qui nous épuisent, mais celles qui génèrent des résultats. Le deuxième principe qui m'a énormément aidée, j'en ai déjà un petit peu parlé, mais c'est que le repos fait partie du plan. Le repos est une action stratégique, est un outil stratégique au sein de votre business qui est au service de votre performance. Et ce n'est pas parce que c'est agréable, ce n'est pas parce que ça nous fait du bien que ça veut dire que c'est mauvais ou que ça veut dire que ça ne va pas générer de résultats. Il faut bien apprendre à décorréler les deux. Tout ce qui est agréable et qui est plaisant n'est pas forcément quelque chose qui est en contradiction avec des résultats et avec une progression business. Et là où le chiffre peut être parfois un petit peu complexe à faire entre la théorie qu'on connaît. avec laquelle on est évidemment d'accord dans sa tête et la pratique, c'est qu'en fait, il faut comprendre que le repos, c'est une stratégie de prévention et non pas une stratégie de guérison. Le repos dans le business, il n'est pas là pour... contrebalancer un épuisement ou alors récupérer d'un épuisement ou alors comme une récompense. Le repos est une stratégie de prévention. De la même manière que vous avez un comptable pour faire votre comptabilité et pour vous aider en cas de contrôle fiscal. De la même manière que sur votre site internet, vous avez vos conditions générales de vente en cas de litige avec un consommateur. Dans votre business, il y a plein de stratégies qui sont des stratégies de prévention. Une autre encore plus simple, c'est, et j'espère que vous le faites, le fait que vous sauvegardiez... tous vos documents d'entreprise sur un disque dur ou sur un drive. Pareil, vous ne le faites pas parce que vous avez déjà perdu vos documents ou autres, peut-être que c'est votre cas, j'espère pas, mais vous le faites en prévention pour que tout soit bien sauvegardé, bien backuppé. En fait, le repos, c'est ça. C'est une stratégie de prévention et pas de guérison. Ce n'est pas quelque chose qu'on met en place quand on en a besoin, c'est quelque chose qu'on met en place pour ne jamais en avoir besoin. Et ça fait littéralement partie du plan. Et donc, moi, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, c'est d'intégrer des moments de repos dans mon emploi du temps, des moments de rien. sur lesquelles soit je pouvais me reposer, ou alors si vraiment je n'avais pas du tout envie de me reposer, je faisais quelque chose qui me faisait plaisir dans le cadre du business. Ça peut être suivre une formation, ça peut être trier quelques notes, etc. Mais avoir des moments de rien dans son emploi du temps. Et ça, c'est une astuce qui avait été donnée dans le podcast et que j'avais implémentée depuis de Chloé Blum, qui est intervenue deux fois déjà dans le podcast Je peux pas agir business, qui dit qu'elle a des moments, des périodes de rien dans son planning. J'ai trouvé ça génial et depuis, je le fais aussi. Alors, je ne suis pas la... plus régulière. Il n'y a pas les moments de rien dans le planning chaque semaine, mais en tout cas, dès que je peux le faire, c'est mis en place. Le troisième principe que j'ai mis en place qui m'a beaucoup aidé, c'est le concept du 20-80. Je vous en parle très régulièrement dans ce podcast, mais le 20-80, c'est faire la différence entre être performant et être occupé. Non, remplir toutes vos journées jusqu'à bord ne fait pas de vous quelqu'un qui aura plus de résultats, parce qu'on peut être très occupé, mais à faire les mauvaises actions. On peut être très occupé, mais s'éparpiller d'un tellement de directions différentes qu'au final, il n'y a rien vraiment de concret, il n'y a rien qui est vraiment terminé. Vous avez 10 000 onglets ouverts dans votre tête. On n'a pas parlé de charge mentale dans cet épisode de podcast qu'on aurait pu en parlant de performance vs d'épuisement. Mais le 20-80, c'est identifier les actions qui auront vraiment un impact dans votre business, qui auront vraiment des résultats, qui vont vraiment faire avancer la machine, le schmilblick, et se concentrer sur ces actions-là pour éliminer le reste. Et éliminer le reste, ça veut dire faire de la place pour le repos, faire de la place pour sa vie personnelle et pas le re-remplir avec d'autres tâches. Donc ce concept du 20-80, c'est comment est-ce que je travaille de manière plus intelligente et non pas juste travail pour travail pour m'enfermer comme un hamster dans sa roue et m'épuiser en pensant que c'est uniquement de cette manière-là que je vais pouvoir avoir des résultats. Le quatrième principe qui m'a beaucoup aidé, c'est le fait de savoir dire non. Savoir dire non, c'est savoir poser ses limites. C'est savoir prioriser des temps pour soi, pour avancer sur notre business, sur les fameuses tâches 20-80 qui vont nous aider. à faire avancer la machine, mais c'est surtout se donner du temps à soi. Et parfois, je sais que c'est très dur et qu'on culpabilise beaucoup. Mon petit discours féministe, c'est que surtout quand on a une femme, de dire non pour privilégier son bien-être, pour privilégier son repos, pour se privilégier soi, sans passer pour quelqu'un de très égoïste. Et je sais que moi, pareil, ça a été un énorme combat, mais qui a contribué à cette transformation aussi que j'ai vécue, d'apprendre juste à dire non, même parfois sans me justifier, et d'avoir des créneaux qui sont pour moi. Un exemple tout simple de choses que j'ai mis en place dans le business auprès de mon équipe, c'est que j'ai communiqué à mon équipe que désormais, je ne me connectais plus sur notre Slack, c'est-à-dire notre messagerie d'échange, avant 13h ou 14h tous les jours. C'est-à-dire que les matinées, elles sont réservées à moi et je ne suis pas dérangée, je ne me connecte pas. Ils peuvent m'envoyer tous les messages qu'ils veulent, je ne répondrai pas tout de suite. Ils savent qu'il y a un WhatsApp si vraiment il y a des urgences. Et le fait d'avoir fait ça fait que je ne suis pas sursollicitée de messages dès le matin. que je peux me concentrer sur des périodes de deep work, de travail où j'ai besoin d'être concentrée, focus pendant une heure, deux heures, sans potentiellement être dérangée, sans avoir des notifications de partout. Et ça a appris aussi à l'équipe à respecter ce cadre-là qui est de, je peux être autonome pendant la moitié de la journée et je dérange Aline si j'ai une question à partir du début d'après-midi, ou alors ça m'encourage à trouver des solutions par moi-même. Et donc juste le fait de mettre en place certaines règles sans pour autant... complètement queuté certaines choses de votre vie. Je ne vous demande pas d'aller envoyer chier Marie, enfant, cochon d'un des poissons rouges. Je ne vous demande pas non plus de couper toutes les notifications tout le temps, mais juste de créer un cadre qui donne la place aux gens d'avoir accès à vous quand ils en ont besoin, bien évidemment, mais qui vous donne aussi la possibilité pour vous d'avoir un moment réservé à ce qui est important pour vous. Ça peut être un moment de calme pour vous, ça peut être un moment de repos. On a vu que le repos faisait partie du plan, mais juste un moment où vous êtes vraiment productif. Et moi, ce que j'aime beaucoup dans cette règle du 14 heures pas avant sur Slack pour moi, c'est que ça m'oblige à être très concentrée et du coup très efficace sur les tâches qui ont vraiment besoin de mon attention au sein du business, sans être constamment interrompue, slash dérangée par des notifications. Et du coup, je suis plus efficace. Et du coup, je fais plus de choses en moins de temps, simplement parce que je mets des cadres, je mets des barrières, et parfois même, je dis non. Et enfin, le cinquième et dernier principe qui m'a aidé à faire ce pont entre performance et équilibre, c'est de travailler en fonction de mon niveau d'énergie. Sans parler de cycle d'énergie, chaque jour, on a une énergie différente. Il y a des jours où on a beaucoup d'énergie, donc c'est des journées où généralement, je vais essayer d'en tirer parti, d'être efficace, concentrée sur les bonnes actions, quitte à déprioriser certaines choses pour en reprioriser d'autres, pour surfer sur mon niveau d'énergie quotidien. Et il y a d'autres journées où mon niveau d'énergie est beaucoup plus bas. aucun souci, aucun scrupule à déplacer des rendez-vous, déplacer des tâches, les remettre au lendemain, etc. Et pendant très longtemps, j'ai été cette personne qui se targuait, qui était très fière de dire que ce qui était sur ma to-do list était fait, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, et que quand j'avais fixé un rendez-vous, je le respectais quoi qu'il arrive, je respectais ma parole et que du coup, le cadre de mon emploi du temps devenait le cadre de ma vie. Et quel que soit mon niveau d'énergie du jour, quel que soit mon niveau de fatigue ou autre, les choses étaient faites comme ça. Il y a des bénéfices à être comme ça, bien évidemment, mais l'inconvénient, c'est qu'à ne pas trop s'écouter, on s'épuise. Alors, sans tomber non plus, parce que je n'y crois pas, dans l'extrême opposé du spectre qui est de « je ne fais que écouter mon énergie, je me désiste constamment de rendez-vous en fonction de comment je me sens, je dépriorise plein de choses qui ont quand même besoin d'être faites » , il y a un équilibre à trouver. Et cet équilibre, c'est juste moi d'être un tout petit peu plus permissive avec moi-même de me dire « aujourd'hui, je ne me sens pas bien du tout, je décale mon rendez-vous qui n'était pas si important que ça » . Ou alors « aujourd'hui, je me sens… » trop attaquée, j'avais prévu de me reposer, bah non, au contraire je vais bosser parce que je vais surfer sur ce niveau d'énergie-là. Aujourd'hui, je me sens très fatiguée, bah j'avais prévu peut-être de traiter tous mes mails de ma boîte mail en fin de journée, bah je supprime cette Ausha, je répondrai au mail demain, les gens peuvent attendre quelques heures de plus et je termine ma journée de travail un petit peu plus tôt. Et juste de faire ces micro-ajustements en fonction de mon niveau d'énergie du jour, ça m'a énormément aidée à mieux me respecter. Et il y a une vraie dimension de écouter son corps, prioriser son niveau d'énergie. S'autoriser à avoir des jours avec et des jours sans, c'est quelque part se faire passer en avant. Et c'était très, très, très dur pour moi parce que me faire passer avant les autres, je le voyais comme un signe d'égoïsme, de manque d'humilité, de considération pour les autres. Quelque chose de très narcissique, en fait, presque. Et en fait, de dire non, juste écouter ton corps, c'est te respecter toi-même. Et encore une fois, sans tomber dans la complaisance, sans tomber dans le trop d'écoute, sans devenir quelqu'un de pas fiable, qui annule tout le temps les choses, va annuler de temps en temps. déplacer quelques rendez-vous de temps en temps, prioriser mes tâches de jour en fonction du niveau d'énergie. Maintenant, je vois aussi ça comme un acte de respect de moi-même, de considération que je suis un être humain et non pas un robot qui va automatiquement pouvoir s'adapter à l'emploi du temps que mon cerveau a décidé de créer pour moi-même ou que mon business et les circonstances extérieures créent pour moi-même. Et juste de dire, je me respecte suffisamment pour m'adapter constamment, créer un équilibre entre comment je me sens et ce qui a besoin d'être fait. Donc, j'arrive à la fin de ce long épisode de podcast. J'espère que toutes ces réflexions vous ont plu. J'ai essayé d'être la plus concise possible. J'espère que de votre côté, ça aura fait sens. S'il y a deux choses, deux apprentissages que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode de podcast, le premier, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. Ce n'est pas une case que vous devez cocher sur votre parcours. Il n'y a pas de trophée pour tout entrepreneur qui s'épuise et ce n'est pas parce que vous n'avez jamais été épuisé que vous n'allez pas réussir. Donc déjà, on s'en laisse cette croyance de la tête. La seconde chose qui est très importante et qui pour moi est peut-être le message en fil rouge au sein de cet épisode de podcast, c'est qu'on peut performer et réussir. Mais par contre, ce qui est très important, ça va être de définir qu'est-ce que pour vous veut dire performer et qu'est-ce que pour vous veut dire réussir. La réussite, on l'a vu, elle est très différente en fonction de qui vous êtes et de vos objectifs. Que vous vouliez bâtir une entreprise de 440 ou alors juste créer un métier qui vous fait vivre, les actions à faire vont être totalement différentes. la quantité de travail demandée va être totalement différente aussi. Et pareil, pour vous performer, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire avoir des résultats géniaux en un minimum de temps et de pouvoir continuer à vous améliorer et à passer sans cesse à l'action ? Et donc, ça sous-entend gérer suffisamment bien votre niveau d'énergie pour ne jamais que votre corps vous ralentisse ou vous dise « Stop, au secours, à l'aide » dans ce cheminement-là ? Ou est-ce que, comme moi, vous êtes actuellement dans un schéma de pensée que performer veut dire faire plus pour faire plus et que tant que je ne suis pas fatiguée, ça veut dire que je ne fais pas assez ? Voilà, je vous laisse avec ces réflexions. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ça vous a parlé, si ça vous a fait réagir, s'il y a une punchline qui vous a marquée, n'hésitez pas à me mettre quoi en commentaire. J'ai hâte de vous lire. C'est un sujet, vous l'avez compris, sur lequel j'apprends encore. Je suis loin d'être parfaite, mais pour moi, c'était important et j'avais très envie de vous partager les premières prises de conscience, les premiers changements que j'avais faits dans ma vie et puis ce que ça m'a apporté. Merci à tous et je vous souhaite à tous une excellente journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez, je vous dis à très vite. Bonne soirée pour tout le monde. D'ailleurs, je vous invite à

Chapters

  • Introduction

    00:42

  • Mon parcours avec l’épuisement

    03:27

  • Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

    12:50

  • L’aspect mindset

    16:27

  • Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

    22:57

  • Principe #1 : Redéfinir la performance

    23:10

  • Principe #2 : Le repos fait partie du plan

    24:00

  • Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

    26:16

  • Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

    27:23

  • Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

    29:47

  • Conclusion

    32:37

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Description

Faut-il s’épuiser pour réussir en business ?


Pendant des années, j’ai cru que l’épuisement était un passage obligé pour faire décoller mon business… jusqu’à ce que mon corps me rappelle à l’ordre. 70h par semaine, zéro week-end, des malaises à répétition : j’ai tout testé (et raté) avant de trouver un modèle qui fonctionne sans s’auto-détruire.


Dans cet épisode, je partage mon parcours, mes erreurs et les stratégies qui m’ont permis d’allier performance et équilibre, sans sacrifier ma croissance.


✨ Au programme :

➡️ Comment se libérer des modèles de réussite biaisés qui glorifient le sacrifice ?

➡️ Pourquoi avons-nous tant de mal à nous accorder du repos sans culpabiliser ?

➡️ Quels sont les 5 principes essentiels pour performer sans s’épuiser durablement ?


🔥 Besoin d’aide pour structurer votre business et travailler intelligemment ?
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Bonne écoute 🎧


✨ Épisodes recommandés :



✨ Chapitres :

0:42 - Introduction

3:27 - Mon parcours avec l’épuisement

12:50 - Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

16:27 - L’aspect mindset

22:57 - Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

23:10 - Principe #1 : Redéfinir la performance

24:00 - Principe #2 : Le repos fait partie du plan

26:16 - Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

27:23 - Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

29:47 - Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

32:37 - Conclusion




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Transcription

  • Speaker #0

    Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le Ausha de fesse dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast qui est, je pense, le pire épisode que je pouvais vous faire, étant donné que toutes les erreurs et tous les aspects qu'on s'apprête à voir dans cet épisode, je les ai tous vécus. J'ai fait toutes les erreurs, j'ai fait toutes les conneries. Donc, est-ce que je suis la pire experte pour vous parler de ça ? Oui, certainement. Par contre, le fait que j'ai vécu toutes ces situations et que je vais m'adresser à vous en tant qu'ancienne workaholique repentie ou alors en cours de repension, je ne sais pas si ça se dit, mais en tout cas, on va le dire dans le cadre de cet épisode, je me dis que ça va apporter une certaine saveur à ce podcast. Donc aujourd'hui, on va parler performance et équilibre et tout particulièrement, est-ce qu'on peut faire décoller son business ? Est-ce qu'on peut avoir de grandes ambitions sans sacrifier son équilibre et sans s'épuiser ? C'est un sujet qui est ultra d'actualité puisque j'ai l'impression que... ma génération d'entrepreneurs, là c'est Bamia Ligne qui s'adresse à vous, mais on s'est beaucoup lancé pendant le Covid ou juste avant et on a été propulsé par le Covid, mais du coup pendant le Covid on travaillait, on travaillait, on travaillait sauf qu'on n'a jamais appris à s'arrêter depuis cette période-là, sauf que le marché entre-temps s'est contracté, le marché est devenu plus compliqué, tout le monde est revenu un petit peu à la vie normale et donc nous on s'est remis à travailler encore plus dur pour essayer de compenser de pallier aussi à ce changement de marché alors qu'on verra que c'était pas du tout la bonne chose à faire et que ça ne fonctionne pas du tout. C'est pour ça que beaucoup d'entre vous ont l'impression de s'épuiser et cherchent à en faire toujours, toujours plus, alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça le bon réflexe à avoir. Bref, autant j'ai déjà eu l'occasion d'accueillir dans ce podcast des coachs spécialisés dans le slowprenariat, cette nouvelle tendance qui décolle, autant aujourd'hui, c'est un épisode solo où je vais vous partager mon expérience personnelle, ce qui m'a aidée, ce qui m'a mis carrément le nez dedans. Qu'est-ce que je recommanderais aujourd'hui à quelqu'un qui souhaite faire décoller son business, tout en préservant son équilibre pro-perso ? Et c'est un épisode qui me tient très à cœur parce qu'encore une fois, je ne suis pas celle qui a trouvé toutes les réponses. Par contre, je suis celle qui a vécu ce chemin de manière assez récente et qui a trouvé des pistes de solutions et des réponses qui lui ont convaincu. Et surtout, ce qui me choque dans ce milieu de l'entrepreneuriat, c'est que tous, tous, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui ont dépassé les sept chiffres, c'est-à-dire qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires annuel ou qui l'ont fait, tous, sans exception, m'ont dit être passés par la caisse Burnout. Alors, je ne veux pas en faire une globalité parce qu'évidemment, je n'ai pas parlé à tous les entrepreneurs millionnaires de cette planète. Certainement qu'il y en a dont ce n'est pas le cas ou pas la situation. Mais je me dis, c'est dans mon réseau à moi. 100% des entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui font ces 7 chiffres, m'ont dit avoir eu un burn-out ou être passé par la case épuisement ou une case où ils en pouvaient tellement plus qu'ils ont tout envoyé bouler. Je me dis, il y a un truc qu'on ne fait pas très bien. Il y a un truc sur lequel on peut faire de la prévention. Et surtout, on peut juste essayer de se remettre en question en se disant, peut-être qu'on n'est pas sur le bon chemin. Peut-être qu'il y a... autre chose qui est possible. Donc pas de discours lisse et théorique dans cet épisode de podcast, mais un discours vrai à travers mon parcours. Et c'est par ça que j'avais envie de commencer, vous expliquer un petit peu mon parcours avec la performance slash l'épuisement. Donc déjà, j'étais elle-même dans une famille où maman, fonctionnaire, hôpital, service public, etc. Donc CDI, donc ça très bien. Papa entrepreneur que je ne vois pas parce qu'il bosse énormément tout le temps. Donc j'ai été biberonnée à, pour réussir, il faut travailler dur, il faut travailler fort, il faut que les journées soient... rempli, etc. Donc déjà, il y avait un terrain très propice à l'épuisement et à le « il faut faire plus pour avoir plus » . Et ça, c'est une croyance qui est très répandue en termes d'épuisement, en tout cas dans le milieu de l'entrepreneuriat. Donc déjà, un petit peu biberonner ça. En plus, je ne sais pas si ça joue. Moi, je pense que oui. Le fait que je sois l'aîné d'une famille de quatre enfants, donc responsabilisé très, très vite sur le fait d'être indépendant, d'être autonome, de ne pas demander de l'aide, de travailler bien à l'école, les choses comme ça. Donc ça, c'était la première chose. Quand j'ai monté The Beboost, je suis passée à temps plein sur The Beboost. en 2019. Et quand on passe à temps plein sur son business, quand on se lance, en fait, on a une énergie de dingue, on mange, on boit, on respire notre business et c'est trop cool. Et donc, en fait, je mangeais, je buvais, je respirais The Big Boost, pas de week-end, pas de soirée, mais j'avais quand même, avec le recul, je me rends compte aujourd'hui, un rythme de vie quand même plus calme qu'aujourd'hui parce que j'avais moins de choses à gérer par définition. J'étais toute seule, j'avais le blog, puis le podcast, mais j'avais pas... l'ensemble des choses et des systèmes que je gère aujourd'hui. Je n'avais pas les équipes que je gère aujourd'hui, je n'avais pas deux business comme je peux avoir aujourd'hui. Sauf que le truc, c'est qu'on va voir qu'il y a eu une espèce d'accumulation insidieuse au compte-gouttes qui s'est faite au fur et à mesure des années. Et comme moi, je réfléchissais encore comme si j'étais en 2019 ou 2020, ça a mené encore à de l'épuisement. Donc, je commence, je mange, je bois, je respire mon business. En fait, je suis tellement passionnée par ce que je fais que je ne compte pas mes heures. Et c'est tant mieux parce que c'est ce qui m'a aidée aussi à décoller assez rapidement. Ensuite arrive le Covid. Donc moi, je me lance à temps plein sans hobby boost en septembre 2019. Mars 2020, quelques mois après, tout le monde sait ce qui s'est passé. Et là, on se retrouve tous enfermés chez nous. Donc là, je continue à bosser. Il n'y a que ça à faire. Le business décolle parce que les gens sont enfermés chez eux, ont peur pour leur business et donc sont à la recherche de conseils. d'aides, d'astuces, de stratégies, de comment aussi naviguer dans cette période-là. Moi qui étais toute seule dans mon petit appartement parisien, je vivais ma meilleure vie. Et du coup, je continuais à bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. À ce moment-là, je travaillais à peu près 70 heures par semaine, 7 jours sur 7, sans vacances. Mais en vérité, je ne sentais pas vraiment d'épuisement à ce moment-là. Là où il y a eu un premier virage loupé, j'estime avec le recul de mon côté, c'est qu'à la sortie du Covid, moi j'ai oublié de ralentir. Moi j'ai continué comme si on était en plein Covid, j'ai continué encore en 2021. et en 2022. Le bénéfice de ça, et oui, il y a un bénéfice à ça, c'est que mon business a décollé très vite et que j'ai pu faire mon premier million en 2022, c'est-à-dire trois ans, même moins de trois ans, après avoir lancé The Bipousse. Donc ça, quand on bosse beaucoup et qu'on bosse sur les bonnes actions, on a des résultats beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui bosse à un rythme plus classique. Si j'avais bossé 35 heures par semaine en gardant jour férié, week-end, vacances, est-ce que je serais arrivé aussi vite à mon premier million ? J'en sais rien parce que je ne suis pas Madame Irma, je n'ai pas de boule de cristal. Mais ma petite voix me dit que peut-être que ça aurait été plus écologique et plus simple pour moi. Ça, je ne dis pas le contraire. Mais peut-être que j'aurais mis un an ou deux ans de plus pour atteindre cet objectif-là. Est-ce que ça aurait été très grave d'atteindre cet objectif un an ou deux plus tard ? Absolument pas. J'aurais été tout aussi contente. Donc avec le recul, évidemment, je crois les choses un peu différemment. Mais prenons ta César, ce que t'as César. L'épuisement, c'est mal. Le burn-out, c'est mal. Mais travailler beaucoup sur les bonnes actions amène des résultats rapides. Le problème, quand on travaille... autant et qu'on n'écoute pas son corps et qu'on oublie qu'on n'est plus en confinement et que c'était une période qui était censée être temporaire, c'est que justement, ces périodes de rush où je disais oui, mais là, c'est le premier lancement, après, ça va se calmer. Là, c'est le premier séminaire, après, ça va se calmer. Là, c'est OK, je recrute et tout, mais quand il y aura des gens, ça va se calmer. Et en fait, les périodes ne se sont jamais calmées. Et c'est juste chaque nouvelle période de rush devenait la normalité du quotidien. à laquelle venaient s'ajouter des nouvelles périodes de rush, où je me disais oui, mais c'est l'histoire de quelques semaines, après ça va se calmer, qui elles-mêmes devenaient le nouveau quotidien, et en fait, c'est allé crescendo jusqu'au moment où le corps n'en a plus pu, et a juste dit stop. Alors, je ne parlerai jamais de burn-out en ce qui me concerne, parce que le burn-out, c'est une condition médicale qui est diagnostiquée par un médecin ou un professionnel, ça n'a pas été mon cas, j'ai jamais eu de papier de certificat qui dit Aline a fait un burn-out. Par contre, j'ai eu des gros signes d'épuisement, du type avoir des vertiges, ne pas arriver à se lever le matin, avoir des périodes où le système nerveux est complètement down et je pleurais tout le temps, etc. Enfin, vraiment des symptômes assez lourds qui ont tiré des sonnettes d'alarme dans ma tête. Et je me suis retrouvée dans un combat avec moi-même de non, le burn-out, c'est pour les faibles, c'est pas pour moi. Et mon corps qui disait, bah si, cocotte, en fait, épuisement. Pour ne pas parler de burn-out, épuisement. Et donc, j'ai eu plusieurs signes d'alarme, plusieurs prises de conscience. Et pas un jour, je me suis réveillée. J'ai eu une révélation et je me suis dit, OK, j'arrête, je change. Il y a quand même une accumulation sur six mois, peut-être huit mois, de moments où, par exemple, quand j'ai fait mon séminaire en 2022, toute la semaine qui a précédé le séminaire, j'étais tellement angoissée, stressée, tellement épuisée aussi déjà par la préparation et puis toutes les années à bosser, bosser, bosser, qu'au final, en fait, je faisais beaucoup de vertiges, je tombais beaucoup dans les pommes. Pareil, même en 2022, 2023, il y avait des après-midi entiers où... Quand j'arrêtais de bosser pour manger vers 13h-14h pour déjeuner, ça c'était avant mon déménagement à Nice, et bien en fait, je me mettais devant une série pour manger et je n'arrivais plus à me relever jusqu'au soir. C'est-à-dire que je procrastinais tout l'après-midi parce que je pense que mon corps avait besoin de se reposer. Simplement, moi à ce moment-là, je ne faisais que m'auto-flageller, me culpabiliser en mode « Non, mais pourquoi est-ce que tu procrastines autant ? Retourne te mettre au travail. » Avant, avant tu étais plus performante. Et je trouve qu'il y a un vrai piège dans ce « Avant j'étais comme ci, avant j'étais comme ça, tant d'heures par semaine, où en fait, quand notre corps commence à nous envoyer des signes d'épuisement qui ont été causés par ce rythme effréné qu'on s'imposait avant, et quand notre corps nous envoie ces signes-là, nous, on se culpabilise de ne plus être comme avant, alors que c'est la condition d'avant qui a mené à la condition d'aujourd'hui. Je ne sais pas si je vais être claire dans mes propos. Ça, c'est une des grosses prises de conscience que j'ai faites, c'est que même aujourd'hui, où des fois, je retombe dans ce schéma de me dire « Non, mais avant, j'étais beaucoup plus performante, avant ci, avant ça » , et en fait, quand je regarde la réalité, non, avant, je n'étais pas plus performante, en fait. Avant, je ne travaillais pas forcément plus. Et surtout, avant, si je regarde la réalité du terrain, j'avais déjà des après-midi entiers où je ne pouvais plus bosser en 2022 parce que je ressentais les tout premiers signes d'épuisement. Simplement, moi, je me fie dans ma tête à des souvenirs imparfaits et incomplets de une ou deux journées sur l'année où j'ai travaillé 14 heures par jour. Et je me suis raconté une histoire comme quoi c'était mon quotidien de l'époque et qu'aujourd'hui, je devais être à la hauteur de ce quotidien. Donc, pas du tout. Donc, arrêtons de vivre dans le passé. Et surtout, arrêtons... de prendre des échantillons du passé comme généralité de ce qui était, alors que souvent, c'est faux. Et surtout, prenons conscience, pour ceux d'entre vous qui, pareil, se sentent avec des enjeux sur leur performance, leur épuisement, etc. Prenons conscience que c'est le rythme qu'on a eu ces cinq dernières années qui potentiellement nous mène aujourd'hui à nous poser ce genre de questions, voire même pour certains d'entre vous, à vous sentir beaucoup plus fatigués, épuisés, à vous poser la question de « est-ce que je ne suis pas en train de faire un burn-out ? » Donc, encore une fois, pas de volonté de ma part de poser des diagnostics ou de... poser des termes médicaux, c'est à chacun de consulter des professionnels, de faire son parcours médical, etc. L'idée pour moi, c'est juste de vous sensibiliser sur les mécanismes de pensée qui ont mené à toujours plus de travail, toujours plus d'éplisement. Donc, 2020, 2022, 2023, prise de conscience, Aline, ça va plus du tout. De toute façon, même si tu veux bosser, ton corps, il veut plus. Qu'est-ce qu'on fait ? Et là, il faut savoir qu'entre-temps, j'avais déménagé à Nice parce qu'envie de renouveau, envie de changer de cadre vie, plein de choses qui se sont passées dans le cadre de ma vie perso qui m'ont... amené à changer de ville. Et à Nice, j'en ai profité pour prendre un nouveau départ, pour prendre plus soin de moi, plus soin de ma vie personnelle, de me construire une vie personnelle, une identité en dehors de mon business. Ça a été tout un travail qui s'est fait à la poids d'un point de vue professionnel sur le lâcher prise, mais aussi d'un point de vue personnel en thérapie sur, encore une fois, qui est Aline en dehors du business et ne pas se définir au travers de ma performance, mais au travers de mon identité et de qui je suis. Et donc, le résultat de tout ce travail qui a été fait, c'est qu'aujourd'hui, hors lancement, je travaille 30 à 35 heures sur mon business. Mon business continue à faire 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année. Je me suis construit une vraie vie personnelle, un équilibre et je suis beaucoup plus heureuse et je me sens beaucoup plus épanouie et sereine aujourd'hui que je pouvais l'être avant. Et l'idée pour moi, c'est de vous partager dans cet épisode de podcast, c'est pour ça que j'ai pris le temps de vous partager mon parcours aussi, de comment est-ce que j'ai fait pour en arriver là. Quelles ont été les étapes ? Quels ont été potentiellement les sacrifices ? Quelles ont été les astuces que j'ai mises en place ? C'est, je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas d'astuce en mode, il faut se lever à X heures du matin, ou il faut faire tant d'heures de travail par semaine, ou il faut mettre telle application sur son téléphone pour arriver à couper. Ça va être beaucoup de mindset, ça va être aussi beaucoup de réflexion sur ce que la société d'aujourd'hui nous amène à faire en business quand on est entrepreneur, les croyances avec lesquelles on est biberonné depuis notre plus tendre enfance, par exemple, comme je vous partageais l'exemple de mon père entrepreneur, Et comment est-ce qu'on peut essayer de composer avec ça ? Sans remettre en question tout notre système de croyance, parce que ce n'est pas le but de cet épisode, mais quels sont les éléments qu'on peut ajouter dans la balance pour essayer de définir c'est quoi pour nous le succès, c'est quoi pour nous l'équilibre, et surtout comment est-ce qu'on reste performant dans notre business tout en prenant soin de nous pour, évidemment, rester là sur le long terme. Donc, pour commencer, j'aimerais qu'on attaque ce dilemme de performance vs équilibre. Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression que... Si on veut être performant, il faut bosser beaucoup. Et que les personnes qui cherchent avant tout un équilibre de vie, eh bien, quelque part, elles doivent sacrifier une partie, une facette de performance pour privilégier leur équilibre. Donc, est-ce que vraiment la balance, elle est aussi noire ou blanc ou pas ? Et la réponse, c'est... Il n'y a pas de réponse. Évidemment. En fait, la réponse, elle n'est pas si simple. Il va juste falloir définir ce que ça veut dire pour vous, performance et succès. Parce que pour moi, il y a une vraie différence et une première clé de réponse entre vivre de son activité et... bâtir un empire. Oui, certes, les Steve Jobs, les Elon Musk, les Mark Zuckerberg de notre époque, ils travaillent 80 heures par semaine. C'est un fait, ils ne s'en cachent pas. Ils veulent bâtir un empire et ils sont énormément dans travailler, travailler, travailler, travailler. Par contre, si vous, votre objectif, c'est de générer 5000 euros, 6000 euros de chiffre d'affaires par mois, là, en fait, on est dans une trajectoire qui est complètement différente. Donc, quand on parle de performance vs équilibre, la première question à se poser, c'est c'est quoi la performance pour vous ? Qu'est-ce que vous mettez derrière le mot performance ? Si vous me dites, je veux bâtir le prochain Tesla, je veux bâtir le prochain Facebook ou que sais-je, bref, bâtir un empire, effectivement, la notion de performance va être assimilée à quelque chose de très gros qui va être peut-être long, peut-être un peu complexe, à construire, en tout cas plus complexe que si votre objectif, c'est juste de vivre de votre activité, d'en vivre bien, mais que vous n'avez pas l'ambition de construire la prochaine entreprise du 440. Encore une fois, chacun ses ambitions, chacun ses performances, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise ambition. L'idéal, c'est juste d'être aligné avec soi-même et avec ce qu'on veut vraiment accomplir. La deuxième notion que j'aimerais aborder pour couvrir ce dilemme performance-équilibre, c'est la notion de la première année ou des deux premières années en entrepreneuriat. Comme je vous l'ai partagé au sein de mon parcours, il se trouve que le fait d'avoir énormément travaillé pendant les deux premières années de The Big Boost, ça m'a aidé à avoir des super résultats en relativement peu de temps comparé au parcours d'autres entrepreneurs. C'est-à-dire que bien sûr, il y a des gens qui font leur million très rapidement. Moi, je considère qu'en deux ans et demi, trois ans, c'est plutôt... très raisonnable comme deadline pour atteindre son premier million. Donc, au début d'un business, il faut bosser. Je veux dire, il y a un temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation, d'itération, d'échec, etc. qui va vous demander du boulot. C'est impossible de commencer un business, de travailler 20 heures par semaine, d'avoir tout de suite énormément de résultats, d'atteindre 16 objectifs en 6 mois. Ou alors, si c'est possible, je ne connais pas ces personnes et pour moi, il reste l'exception qui confirme la règle. Il y a un temps incompressible quand on se lance en business d'apprentissage, marketing, administratif, gestion, client, prospection, etc. Je ne dis pas que vous devez travailler 60 heures par semaine dès le début, mais sachez qu'il y a du travail. Et les seules personnes qui arrivent dès le départ à avoir ce rythme de 15 heures, 20 heures par semaine, c'est des personnes qui, de par leur parcours, leur expérience passée, soit ont déjà monté des business et donc savent exactement ce qui fonctionne et ne repartent pas vraiment littéralement de zéro, soit ont un parcours dans leur vie professionnelle, que ce soit un CDI ou autre, ou pareil, elles ont ces connaissances et encore une fois, elles ne partent pas de zéro. Mais pour des personnes comme vous et moi qui partons de zéro, qui avons tout à apprendre, Il y a ce temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation et de test qui va vous demander du temps. Est-ce que ce temps vous l'étalait sur 6 mois, 1 an, 10 ans ? Ça, c'est à vous que ça appartient, en fonction de la vitesse à laquelle vous voulez voir des résultats et en fonction aussi de votre profil, de ce qui est important pour vous. Bref, chacun son histoire. Mais voilà, prendre conscience qu'il n'y a pas de recette magique où dès le départ, je bosse 5 heures par semaine et pouf, les résultats arrivent au bout de 10 jours. Ce serait complètement mentir si je vous disais ça. Ensuite, maintenant, j'aimerais qu'on parle un petit peu de... tout l'aspect mindset qui se trouve derrière ce dilemme performance-équilibre. Il se trouve que, et ça c'est peut-être la punchline ou une des punchlines que j'aimerais que vous reteniez, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. L'épuisement n'est pas un goal inconscient qu'on se fixe en mode tant que je ne travaille pas dur, tant que je ne suis pas épuisée par ce que je fais, ça veut dire qu'en fait j'en fais pas assez ou que je ne fais pas assez bien, ou ça veut dire que les autres vont penser que je me la coule d'eau. Je vois tellement de personnes qui se lancent qui étaient salariées auparavant pour la plupart d'entre elles, qui pensent qu'elles doivent justifier leur choix d'être devenues entrepreneurs en travaillant encore plus que quand elles étaient en CDI, comme si on allait leur faire le reproche de travailler moins maintenant qu'elles avaient quitté leur travail et qu'elles avaient décidé d'être entrepreneurs. Et donc elles se mettent elles-mêmes une espèce de pression et de règle de « je dois travailler plus que quand j'étais en CDI, sinon on va me reprocher d'avoir fait ce choix de changement de carrière » . Est-ce que vous voyez où il y a un petit peu le problème ici ? Et je sais que même moi, à certains moments, j'avais cette croyance très toxique, en fait, au final, de penser que mon niveau d'épuisement était proportionnel à mon niveau de mérite. Et ce n'est pas que je me vantais d'être épuisée, mais j'avais une espèce de... Je ne sais pas, c'est comme si ça me permettait d'exister socialement, de pouvoir dire « Non, mais en ce moment, je suis épuisée, je suis débordée, le business va bien, mais c'est beaucoup de travail. » C'est comme si ça voulait dire quelque chose de moi, d'un point de vue identitaire, puis quelque chose de positif aux yeux des autres, comme en fait... si c'était un signe de réussite que de m'épuiser au travail. Et ça, je pense que c'est un vrai problème qu'on a d'un point de vue sociétal. Ce dictat social de « il faut travailler dur pour réussir, travailler plus pour gagner plus, être entrepreneur, c'est dur » . Enfin bref, tout est fait et tout est répété pour qu'on se dise « si ce n'est pas dur, c'est que je fais mal les choses. Si ce n'est pas difficile, c'est que je ne vais pas réussir. Si je ne suis pas épuisée par mon travail, c'est que je me la coule d'eau, je procrastine, que je ne réussirai jamais et qu'en plus la société va me juger pour ça. » Tout est fait pour nous pousser inconsciemment vers l'épuisement. En tout cas, c'est un peu la conclusion à laquelle je suis arrivée. Et là, une manière pour moi que j'ai eu de recadrer cette pensée, c'était de me baser sur les modèles que la société veut bien nous mettre en avant et en valeur aujourd'hui. Oui, des Elon Musk, des Mark Zuckerberg bossent 80 heures par semaine, sont parfois épuisés, ont fait des burn-out, mais ils ont réussi. Sauf que, et ça c'est une révélation que j'ai eue un matin sous la douche, alors ne me jugez pas pour ça, je me suis dit, ok. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui bossent beaucoup. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui sont passées par la case burn-out ou épuisement à un stade de leur vie. C'est F, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé. Et là, je me suis dit, bah oui, mais combien de personnes bossent énormément, se sont brûlées et sont épuisées et n'ont pas réussi ? Parce que je mettrais ma main à couper qu'il y a plus d'entrepreneurs qui sont cramés, qui ont fait un burn-out et qui n'ont pas réussi en business, que l'inverse. Que de gens qui ont réussi... en passant par ces caisses-là. Et du coup, le fait de ne voir, et ça c'est vraiment notre cerveau avec son biais du survivant, en fait, le fait de voir que des modèles de personnes qui ont ces caractéristiques d'épuisement, on associe ça à la réussite. Pour réussir, il faut s'épuiser. Sauf qu'on oublie que derrière, derrière les coulisses, derrière le rideau, il y a dix fois plus de personnes qui ont exactement ces caractéristiques-là, mais qui n'ont pas réussi pour autant. Et donc pour moi, s'épuiser, travailler dur, ce n'est pas forcément synonyme. de réussite, où ce n'est pas forcément des caractéristiques, des cases à cocher pour pouvoir réussir. Et le dernier côté mindset que je voulais aborder avec vous, toujours dans ce dilemme performance-équilibre, c'est la culpabilité du repos, qui pour moi a été quelque chose de très fort et de très présent. Le fait de s'accorder du repos quand il y a encore du travail à faire. Comme si le repos, c'était quelque chose qui se méritait une fois que le travail était fini, une fois que la to-do list de la journée était terminée. Et que prendre une journée de repos... un jour off, des vacances, un week-end, alors que le business ne fonctionne pas encore, ou alors qu'il y a encore tant de choses à faire ou tant de problèmes à régler, c'est comme si en fait on choisissait la voie de facilité et qu'on renie nos problèmes. Et pareil, là où j'ai réussi à recadrer cette croyance en moi quand je l'ai eue, c'était vraiment de me dire, en fait, non, le repos, c'est une stratégie. Le repos, c'est une stratégie business. Le repos fait partie du plan. Parce que moins je suis reposée, moins je suis performante dans mon business, moins je suis reposée, moins je peux régler les problèmes qui m'épuisent. moins je suis reposée, moins je peux avancer et avoir des résultats. Sauf que c'est très simple quand je vous le dis comme ça. Évidemment que personne ici va me dire non et que tout le monde va dire bah oui, mais on le sait, nanana. Mais entre le savoir et le comprendre, entre connaître la théorie et appliquer la pratique, chez moi, il y a eu un monde qui a nécessité un énorme shift, une énorme prise de conscience. Puis ça a été aussi un petit peu à l'huile de coude, on va pouvoir dire comme ça. Et je ne vais pas vous mentir, même encore aujourd'hui, il y a des moments où j'ai du mal à m'accorder une journée de repos. quand j'ai une to-do list qui déborde, où j'ai du mal à prendre deux heures. Là, par exemple, en ce moment, on est en plein lancement de la BSB Academy. Et hier, j'ai pris une heure et demie pour bouquiner en plein milieu de la journée. Et je culpabilisais de le faire en plein lancement. Et j'ai dû vraiment me matricier le cerveau en disant, non mais Aline, ça fait cinq jours que tu bosses. Tu bosses de 6h du matin à minuit non-stop. Tu te sens fatiguée. Repose-toi. Cet exemple n'était pas le meilleur parce qu'il vient contredire tout ce que je vous dis précédemment. Je vous rassure que c'est que parce qu'on est en lancement, ça dure 7 jours. C'est préparé à l'avance, je me suis préparée pour ça. Donc, je ne bosse pas de 6h à minuit tous les jours non-stop. C'est vraiment très typique à une période de lancement avec une date de début, une date de fin. Et ça ne dépasse pas 10 jours grand maximum. Et c'est une fois par an. Mais effectivement, le fait de prendre une heure et demie de repos sur cette période de rush là, j'éprouvais encore cette culpabilité. Je l'ai fait, ça m'a fait du bien. Mais j'éprouvais encore cette culpabilité. Donc, c'est presque un combat pour s'autoriser à se prioriser, pour s'autoriser à prioriser son bien-être, son équilibre et surtout comprendre que se reposer, c'est investir sur sa performance. Et là, souvent, où on a du mal à accepter ça, c'est que se reposer, c'est du plaisir. Se reposer, ça fait du bien. Se reposer, c'est agréable. Comment quelque chose qui nous fait plaisir, qui est agréable, qui nous fait du bien, qui est génial, qui ne nous demande pas d'efforts, pourrait nous aider à réussir ? Et encore une fois, on revient sur les dictats de la société de « no pain, no gain » , il faut travailler dur pour réussir, il faut la culture du « hustle » , etc. où ça devient complètement contradictoire dans notre inconscient de se dire quelque chose de plaisant, de reposant, de pas difficile, va me rendre encore plus performant. Pourtant, le repos, c'est exactement ça. Et donc là, j'arrive à la meilleure partie de ce podcast, qui est la partie action, qui est la partie solution. J'aimerais partager avec vous les cinq principes qui m'ont permis de continuer à cultiver la performance sans m'épuiser. Le premier principe, c'est la redéfinition de la performance. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Je répète parce que c'est important. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Ça, ça a été la punchline qui m'a vraiment complètement fait vriller le cerveau et qui m'a aidé à m'autoriser plus de repos. Et j'irai même plus loin en disant que la vraie performance et la vraie performance entrepreneuriale, c'est arriver à atteindre des résultats exceptionnels tout en maintenant ou en continuant à s'améliorer constamment. Donc en fait, on ne peut pas performer et s'épuiser. Ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Vous l'avez bien compris. Donc arrêtons de nous féliciter pour les longues journées de travail et commençons plutôt à nous féliciter pour les actions qui ont un fort impact, ce qu'on fait dans notre business. Pas celles qui nous épuisent, mais celles qui génèrent des résultats. Le deuxième principe qui m'a énormément aidée, j'en ai déjà un petit peu parlé, mais c'est que le repos fait partie du plan. Le repos est une action stratégique, est un outil stratégique au sein de votre business qui est au service de votre performance. Et ce n'est pas parce que c'est agréable, ce n'est pas parce que ça nous fait du bien que ça veut dire que c'est mauvais ou que ça veut dire que ça ne va pas générer de résultats. Il faut bien apprendre à décorréler les deux. Tout ce qui est agréable et qui est plaisant n'est pas forcément quelque chose qui est en contradiction avec des résultats et avec une progression business. Et là où le chiffre peut être parfois un petit peu complexe à faire entre la théorie qu'on connaît. avec laquelle on est évidemment d'accord dans sa tête et la pratique, c'est qu'en fait, il faut comprendre que le repos, c'est une stratégie de prévention et non pas une stratégie de guérison. Le repos dans le business, il n'est pas là pour... contrebalancer un épuisement ou alors récupérer d'un épuisement ou alors comme une récompense. Le repos est une stratégie de prévention. De la même manière que vous avez un comptable pour faire votre comptabilité et pour vous aider en cas de contrôle fiscal. De la même manière que sur votre site internet, vous avez vos conditions générales de vente en cas de litige avec un consommateur. Dans votre business, il y a plein de stratégies qui sont des stratégies de prévention. Une autre encore plus simple, c'est, et j'espère que vous le faites, le fait que vous sauvegardiez... tous vos documents d'entreprise sur un disque dur ou sur un drive. Pareil, vous ne le faites pas parce que vous avez déjà perdu vos documents ou autres, peut-être que c'est votre cas, j'espère pas, mais vous le faites en prévention pour que tout soit bien sauvegardé, bien backuppé. En fait, le repos, c'est ça. C'est une stratégie de prévention et pas de guérison. Ce n'est pas quelque chose qu'on met en place quand on en a besoin, c'est quelque chose qu'on met en place pour ne jamais en avoir besoin. Et ça fait littéralement partie du plan. Et donc, moi, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, c'est d'intégrer des moments de repos dans mon emploi du temps, des moments de rien. sur lesquelles soit je pouvais me reposer, ou alors si vraiment je n'avais pas du tout envie de me reposer, je faisais quelque chose qui me faisait plaisir dans le cadre du business. Ça peut être suivre une formation, ça peut être trier quelques notes, etc. Mais avoir des moments de rien dans son emploi du temps. Et ça, c'est une astuce qui avait été donnée dans le podcast et que j'avais implémentée depuis de Chloé Blum, qui est intervenue deux fois déjà dans le podcast Je peux pas agir business, qui dit qu'elle a des moments, des périodes de rien dans son planning. J'ai trouvé ça génial et depuis, je le fais aussi. Alors, je ne suis pas la... plus régulière. Il n'y a pas les moments de rien dans le planning chaque semaine, mais en tout cas, dès que je peux le faire, c'est mis en place. Le troisième principe que j'ai mis en place qui m'a beaucoup aidé, c'est le concept du 20-80. Je vous en parle très régulièrement dans ce podcast, mais le 20-80, c'est faire la différence entre être performant et être occupé. Non, remplir toutes vos journées jusqu'à bord ne fait pas de vous quelqu'un qui aura plus de résultats, parce qu'on peut être très occupé, mais à faire les mauvaises actions. On peut être très occupé, mais s'éparpiller d'un tellement de directions différentes qu'au final, il n'y a rien vraiment de concret, il n'y a rien qui est vraiment terminé. Vous avez 10 000 onglets ouverts dans votre tête. On n'a pas parlé de charge mentale dans cet épisode de podcast qu'on aurait pu en parlant de performance vs d'épuisement. Mais le 20-80, c'est identifier les actions qui auront vraiment un impact dans votre business, qui auront vraiment des résultats, qui vont vraiment faire avancer la machine, le schmilblick, et se concentrer sur ces actions-là pour éliminer le reste. Et éliminer le reste, ça veut dire faire de la place pour le repos, faire de la place pour sa vie personnelle et pas le re-remplir avec d'autres tâches. Donc ce concept du 20-80, c'est comment est-ce que je travaille de manière plus intelligente et non pas juste travail pour travail pour m'enfermer comme un hamster dans sa roue et m'épuiser en pensant que c'est uniquement de cette manière-là que je vais pouvoir avoir des résultats. Le quatrième principe qui m'a beaucoup aidé, c'est le fait de savoir dire non. Savoir dire non, c'est savoir poser ses limites. C'est savoir prioriser des temps pour soi, pour avancer sur notre business, sur les fameuses tâches 20-80 qui vont nous aider. à faire avancer la machine, mais c'est surtout se donner du temps à soi. Et parfois, je sais que c'est très dur et qu'on culpabilise beaucoup. Mon petit discours féministe, c'est que surtout quand on a une femme, de dire non pour privilégier son bien-être, pour privilégier son repos, pour se privilégier soi, sans passer pour quelqu'un de très égoïste. Et je sais que moi, pareil, ça a été un énorme combat, mais qui a contribué à cette transformation aussi que j'ai vécue, d'apprendre juste à dire non, même parfois sans me justifier, et d'avoir des créneaux qui sont pour moi. Un exemple tout simple de choses que j'ai mis en place dans le business auprès de mon équipe, c'est que j'ai communiqué à mon équipe que désormais, je ne me connectais plus sur notre Slack, c'est-à-dire notre messagerie d'échange, avant 13h ou 14h tous les jours. C'est-à-dire que les matinées, elles sont réservées à moi et je ne suis pas dérangée, je ne me connecte pas. Ils peuvent m'envoyer tous les messages qu'ils veulent, je ne répondrai pas tout de suite. Ils savent qu'il y a un WhatsApp si vraiment il y a des urgences. Et le fait d'avoir fait ça fait que je ne suis pas sursollicitée de messages dès le matin. que je peux me concentrer sur des périodes de deep work, de travail où j'ai besoin d'être concentrée, focus pendant une heure, deux heures, sans potentiellement être dérangée, sans avoir des notifications de partout. Et ça a appris aussi à l'équipe à respecter ce cadre-là qui est de, je peux être autonome pendant la moitié de la journée et je dérange Aline si j'ai une question à partir du début d'après-midi, ou alors ça m'encourage à trouver des solutions par moi-même. Et donc juste le fait de mettre en place certaines règles sans pour autant... complètement queuté certaines choses de votre vie. Je ne vous demande pas d'aller envoyer chier Marie, enfant, cochon d'un des poissons rouges. Je ne vous demande pas non plus de couper toutes les notifications tout le temps, mais juste de créer un cadre qui donne la place aux gens d'avoir accès à vous quand ils en ont besoin, bien évidemment, mais qui vous donne aussi la possibilité pour vous d'avoir un moment réservé à ce qui est important pour vous. Ça peut être un moment de calme pour vous, ça peut être un moment de repos. On a vu que le repos faisait partie du plan, mais juste un moment où vous êtes vraiment productif. Et moi, ce que j'aime beaucoup dans cette règle du 14 heures pas avant sur Slack pour moi, c'est que ça m'oblige à être très concentrée et du coup très efficace sur les tâches qui ont vraiment besoin de mon attention au sein du business, sans être constamment interrompue, slash dérangée par des notifications. Et du coup, je suis plus efficace. Et du coup, je fais plus de choses en moins de temps, simplement parce que je mets des cadres, je mets des barrières, et parfois même, je dis non. Et enfin, le cinquième et dernier principe qui m'a aidé à faire ce pont entre performance et équilibre, c'est de travailler en fonction de mon niveau d'énergie. Sans parler de cycle d'énergie, chaque jour, on a une énergie différente. Il y a des jours où on a beaucoup d'énergie, donc c'est des journées où généralement, je vais essayer d'en tirer parti, d'être efficace, concentrée sur les bonnes actions, quitte à déprioriser certaines choses pour en reprioriser d'autres, pour surfer sur mon niveau d'énergie quotidien. Et il y a d'autres journées où mon niveau d'énergie est beaucoup plus bas. aucun souci, aucun scrupule à déplacer des rendez-vous, déplacer des tâches, les remettre au lendemain, etc. Et pendant très longtemps, j'ai été cette personne qui se targuait, qui était très fière de dire que ce qui était sur ma to-do list était fait, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, et que quand j'avais fixé un rendez-vous, je le respectais quoi qu'il arrive, je respectais ma parole et que du coup, le cadre de mon emploi du temps devenait le cadre de ma vie. Et quel que soit mon niveau d'énergie du jour, quel que soit mon niveau de fatigue ou autre, les choses étaient faites comme ça. Il y a des bénéfices à être comme ça, bien évidemment, mais l'inconvénient, c'est qu'à ne pas trop s'écouter, on s'épuise. Alors, sans tomber non plus, parce que je n'y crois pas, dans l'extrême opposé du spectre qui est de « je ne fais que écouter mon énergie, je me désiste constamment de rendez-vous en fonction de comment je me sens, je dépriorise plein de choses qui ont quand même besoin d'être faites » , il y a un équilibre à trouver. Et cet équilibre, c'est juste moi d'être un tout petit peu plus permissive avec moi-même de me dire « aujourd'hui, je ne me sens pas bien du tout, je décale mon rendez-vous qui n'était pas si important que ça » . Ou alors « aujourd'hui, je me sens… » trop attaquée, j'avais prévu de me reposer, bah non, au contraire je vais bosser parce que je vais surfer sur ce niveau d'énergie-là. Aujourd'hui, je me sens très fatiguée, bah j'avais prévu peut-être de traiter tous mes mails de ma boîte mail en fin de journée, bah je supprime cette Ausha, je répondrai au mail demain, les gens peuvent attendre quelques heures de plus et je termine ma journée de travail un petit peu plus tôt. Et juste de faire ces micro-ajustements en fonction de mon niveau d'énergie du jour, ça m'a énormément aidée à mieux me respecter. Et il y a une vraie dimension de écouter son corps, prioriser son niveau d'énergie. S'autoriser à avoir des jours avec et des jours sans, c'est quelque part se faire passer en avant. Et c'était très, très, très dur pour moi parce que me faire passer avant les autres, je le voyais comme un signe d'égoïsme, de manque d'humilité, de considération pour les autres. Quelque chose de très narcissique, en fait, presque. Et en fait, de dire non, juste écouter ton corps, c'est te respecter toi-même. Et encore une fois, sans tomber dans la complaisance, sans tomber dans le trop d'écoute, sans devenir quelqu'un de pas fiable, qui annule tout le temps les choses, va annuler de temps en temps. déplacer quelques rendez-vous de temps en temps, prioriser mes tâches de jour en fonction du niveau d'énergie. Maintenant, je vois aussi ça comme un acte de respect de moi-même, de considération que je suis un être humain et non pas un robot qui va automatiquement pouvoir s'adapter à l'emploi du temps que mon cerveau a décidé de créer pour moi-même ou que mon business et les circonstances extérieures créent pour moi-même. Et juste de dire, je me respecte suffisamment pour m'adapter constamment, créer un équilibre entre comment je me sens et ce qui a besoin d'être fait. Donc, j'arrive à la fin de ce long épisode de podcast. J'espère que toutes ces réflexions vous ont plu. J'ai essayé d'être la plus concise possible. J'espère que de votre côté, ça aura fait sens. S'il y a deux choses, deux apprentissages que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode de podcast, le premier, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. Ce n'est pas une case que vous devez cocher sur votre parcours. Il n'y a pas de trophée pour tout entrepreneur qui s'épuise et ce n'est pas parce que vous n'avez jamais été épuisé que vous n'allez pas réussir. Donc déjà, on s'en laisse cette croyance de la tête. La seconde chose qui est très importante et qui pour moi est peut-être le message en fil rouge au sein de cet épisode de podcast, c'est qu'on peut performer et réussir. Mais par contre, ce qui est très important, ça va être de définir qu'est-ce que pour vous veut dire performer et qu'est-ce que pour vous veut dire réussir. La réussite, on l'a vu, elle est très différente en fonction de qui vous êtes et de vos objectifs. Que vous vouliez bâtir une entreprise de 440 ou alors juste créer un métier qui vous fait vivre, les actions à faire vont être totalement différentes. la quantité de travail demandée va être totalement différente aussi. Et pareil, pour vous performer, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire avoir des résultats géniaux en un minimum de temps et de pouvoir continuer à vous améliorer et à passer sans cesse à l'action ? Et donc, ça sous-entend gérer suffisamment bien votre niveau d'énergie pour ne jamais que votre corps vous ralentisse ou vous dise « Stop, au secours, à l'aide » dans ce cheminement-là ? Ou est-ce que, comme moi, vous êtes actuellement dans un schéma de pensée que performer veut dire faire plus pour faire plus et que tant que je ne suis pas fatiguée, ça veut dire que je ne fais pas assez ? Voilà, je vous laisse avec ces réflexions. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ça vous a parlé, si ça vous a fait réagir, s'il y a une punchline qui vous a marquée, n'hésitez pas à me mettre quoi en commentaire. J'ai hâte de vous lire. C'est un sujet, vous l'avez compris, sur lequel j'apprends encore. Je suis loin d'être parfaite, mais pour moi, c'était important et j'avais très envie de vous partager les premières prises de conscience, les premiers changements que j'avais faits dans ma vie et puis ce que ça m'a apporté. Merci à tous et je vous souhaite à tous une excellente journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez, je vous dis à très vite. Bonne soirée pour tout le monde. D'ailleurs, je vous invite à

Chapters

  • Introduction

    00:42

  • Mon parcours avec l’épuisement

    03:27

  • Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

    12:50

  • L’aspect mindset

    16:27

  • Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

    22:57

  • Principe #1 : Redéfinir la performance

    23:10

  • Principe #2 : Le repos fait partie du plan

    24:00

  • Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

    26:16

  • Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

    27:23

  • Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

    29:47

  • Conclusion

    32:37

Description

Faut-il s’épuiser pour réussir en business ?


Pendant des années, j’ai cru que l’épuisement était un passage obligé pour faire décoller mon business… jusqu’à ce que mon corps me rappelle à l’ordre. 70h par semaine, zéro week-end, des malaises à répétition : j’ai tout testé (et raté) avant de trouver un modèle qui fonctionne sans s’auto-détruire.


Dans cet épisode, je partage mon parcours, mes erreurs et les stratégies qui m’ont permis d’allier performance et équilibre, sans sacrifier ma croissance.


✨ Au programme :

➡️ Comment se libérer des modèles de réussite biaisés qui glorifient le sacrifice ?

➡️ Pourquoi avons-nous tant de mal à nous accorder du repos sans culpabiliser ?

➡️ Quels sont les 5 principes essentiels pour performer sans s’épuiser durablement ?


🔥 Besoin d’aide pour structurer votre business et travailler intelligemment ?
Rejoignez la BSB Académie, mon programme d’accompagnement sur 3 mois : www.thebboost.fr/bsb


Bonne écoute 🎧


✨ Épisodes recommandés :



✨ Chapitres :

0:42 - Introduction

3:27 - Mon parcours avec l’épuisement

12:50 - Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

16:27 - L’aspect mindset

22:57 - Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

23:10 - Principe #1 : Redéfinir la performance

24:00 - Principe #2 : Le repos fait partie du plan

26:16 - Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

27:23 - Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

29:47 - Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

32:37 - Conclusion




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Transcription

  • Speaker #0

    Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le Ausha de fesse dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast qui est, je pense, le pire épisode que je pouvais vous faire, étant donné que toutes les erreurs et tous les aspects qu'on s'apprête à voir dans cet épisode, je les ai tous vécus. J'ai fait toutes les erreurs, j'ai fait toutes les conneries. Donc, est-ce que je suis la pire experte pour vous parler de ça ? Oui, certainement. Par contre, le fait que j'ai vécu toutes ces situations et que je vais m'adresser à vous en tant qu'ancienne workaholique repentie ou alors en cours de repension, je ne sais pas si ça se dit, mais en tout cas, on va le dire dans le cadre de cet épisode, je me dis que ça va apporter une certaine saveur à ce podcast. Donc aujourd'hui, on va parler performance et équilibre et tout particulièrement, est-ce qu'on peut faire décoller son business ? Est-ce qu'on peut avoir de grandes ambitions sans sacrifier son équilibre et sans s'épuiser ? C'est un sujet qui est ultra d'actualité puisque j'ai l'impression que... ma génération d'entrepreneurs, là c'est Bamia Ligne qui s'adresse à vous, mais on s'est beaucoup lancé pendant le Covid ou juste avant et on a été propulsé par le Covid, mais du coup pendant le Covid on travaillait, on travaillait, on travaillait sauf qu'on n'a jamais appris à s'arrêter depuis cette période-là, sauf que le marché entre-temps s'est contracté, le marché est devenu plus compliqué, tout le monde est revenu un petit peu à la vie normale et donc nous on s'est remis à travailler encore plus dur pour essayer de compenser de pallier aussi à ce changement de marché alors qu'on verra que c'était pas du tout la bonne chose à faire et que ça ne fonctionne pas du tout. C'est pour ça que beaucoup d'entre vous ont l'impression de s'épuiser et cherchent à en faire toujours, toujours plus, alors qu'en fait, ce n'est pas du tout ça le bon réflexe à avoir. Bref, autant j'ai déjà eu l'occasion d'accueillir dans ce podcast des coachs spécialisés dans le slowprenariat, cette nouvelle tendance qui décolle, autant aujourd'hui, c'est un épisode solo où je vais vous partager mon expérience personnelle, ce qui m'a aidée, ce qui m'a mis carrément le nez dedans. Qu'est-ce que je recommanderais aujourd'hui à quelqu'un qui souhaite faire décoller son business, tout en préservant son équilibre pro-perso ? Et c'est un épisode qui me tient très à cœur parce qu'encore une fois, je ne suis pas celle qui a trouvé toutes les réponses. Par contre, je suis celle qui a vécu ce chemin de manière assez récente et qui a trouvé des pistes de solutions et des réponses qui lui ont convaincu. Et surtout, ce qui me choque dans ce milieu de l'entrepreneuriat, c'est que tous, tous, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui ont dépassé les sept chiffres, c'est-à-dire qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires annuel ou qui l'ont fait, tous, sans exception, m'ont dit être passés par la caisse Burnout. Alors, je ne veux pas en faire une globalité parce qu'évidemment, je n'ai pas parlé à tous les entrepreneurs millionnaires de cette planète. Certainement qu'il y en a dont ce n'est pas le cas ou pas la situation. Mais je me dis, c'est dans mon réseau à moi. 100% des entrepreneurs à qui j'ai parlé, qui font ces 7 chiffres, m'ont dit avoir eu un burn-out ou être passé par la case épuisement ou une case où ils en pouvaient tellement plus qu'ils ont tout envoyé bouler. Je me dis, il y a un truc qu'on ne fait pas très bien. Il y a un truc sur lequel on peut faire de la prévention. Et surtout, on peut juste essayer de se remettre en question en se disant, peut-être qu'on n'est pas sur le bon chemin. Peut-être qu'il y a... autre chose qui est possible. Donc pas de discours lisse et théorique dans cet épisode de podcast, mais un discours vrai à travers mon parcours. Et c'est par ça que j'avais envie de commencer, vous expliquer un petit peu mon parcours avec la performance slash l'épuisement. Donc déjà, j'étais elle-même dans une famille où maman, fonctionnaire, hôpital, service public, etc. Donc CDI, donc ça très bien. Papa entrepreneur que je ne vois pas parce qu'il bosse énormément tout le temps. Donc j'ai été biberonnée à, pour réussir, il faut travailler dur, il faut travailler fort, il faut que les journées soient... rempli, etc. Donc déjà, il y avait un terrain très propice à l'épuisement et à le « il faut faire plus pour avoir plus » . Et ça, c'est une croyance qui est très répandue en termes d'épuisement, en tout cas dans le milieu de l'entrepreneuriat. Donc déjà, un petit peu biberonner ça. En plus, je ne sais pas si ça joue. Moi, je pense que oui. Le fait que je sois l'aîné d'une famille de quatre enfants, donc responsabilisé très, très vite sur le fait d'être indépendant, d'être autonome, de ne pas demander de l'aide, de travailler bien à l'école, les choses comme ça. Donc ça, c'était la première chose. Quand j'ai monté The Beboost, je suis passée à temps plein sur The Beboost. en 2019. Et quand on passe à temps plein sur son business, quand on se lance, en fait, on a une énergie de dingue, on mange, on boit, on respire notre business et c'est trop cool. Et donc, en fait, je mangeais, je buvais, je respirais The Big Boost, pas de week-end, pas de soirée, mais j'avais quand même, avec le recul, je me rends compte aujourd'hui, un rythme de vie quand même plus calme qu'aujourd'hui parce que j'avais moins de choses à gérer par définition. J'étais toute seule, j'avais le blog, puis le podcast, mais j'avais pas... l'ensemble des choses et des systèmes que je gère aujourd'hui. Je n'avais pas les équipes que je gère aujourd'hui, je n'avais pas deux business comme je peux avoir aujourd'hui. Sauf que le truc, c'est qu'on va voir qu'il y a eu une espèce d'accumulation insidieuse au compte-gouttes qui s'est faite au fur et à mesure des années. Et comme moi, je réfléchissais encore comme si j'étais en 2019 ou 2020, ça a mené encore à de l'épuisement. Donc, je commence, je mange, je bois, je respire mon business. En fait, je suis tellement passionnée par ce que je fais que je ne compte pas mes heures. Et c'est tant mieux parce que c'est ce qui m'a aidée aussi à décoller assez rapidement. Ensuite arrive le Covid. Donc moi, je me lance à temps plein sans hobby boost en septembre 2019. Mars 2020, quelques mois après, tout le monde sait ce qui s'est passé. Et là, on se retrouve tous enfermés chez nous. Donc là, je continue à bosser. Il n'y a que ça à faire. Le business décolle parce que les gens sont enfermés chez eux, ont peur pour leur business et donc sont à la recherche de conseils. d'aides, d'astuces, de stratégies, de comment aussi naviguer dans cette période-là. Moi qui étais toute seule dans mon petit appartement parisien, je vivais ma meilleure vie. Et du coup, je continuais à bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. À ce moment-là, je travaillais à peu près 70 heures par semaine, 7 jours sur 7, sans vacances. Mais en vérité, je ne sentais pas vraiment d'épuisement à ce moment-là. Là où il y a eu un premier virage loupé, j'estime avec le recul de mon côté, c'est qu'à la sortie du Covid, moi j'ai oublié de ralentir. Moi j'ai continué comme si on était en plein Covid, j'ai continué encore en 2021. et en 2022. Le bénéfice de ça, et oui, il y a un bénéfice à ça, c'est que mon business a décollé très vite et que j'ai pu faire mon premier million en 2022, c'est-à-dire trois ans, même moins de trois ans, après avoir lancé The Bipousse. Donc ça, quand on bosse beaucoup et qu'on bosse sur les bonnes actions, on a des résultats beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui bosse à un rythme plus classique. Si j'avais bossé 35 heures par semaine en gardant jour férié, week-end, vacances, est-ce que je serais arrivé aussi vite à mon premier million ? J'en sais rien parce que je ne suis pas Madame Irma, je n'ai pas de boule de cristal. Mais ma petite voix me dit que peut-être que ça aurait été plus écologique et plus simple pour moi. Ça, je ne dis pas le contraire. Mais peut-être que j'aurais mis un an ou deux ans de plus pour atteindre cet objectif-là. Est-ce que ça aurait été très grave d'atteindre cet objectif un an ou deux plus tard ? Absolument pas. J'aurais été tout aussi contente. Donc avec le recul, évidemment, je crois les choses un peu différemment. Mais prenons ta César, ce que t'as César. L'épuisement, c'est mal. Le burn-out, c'est mal. Mais travailler beaucoup sur les bonnes actions amène des résultats rapides. Le problème, quand on travaille... autant et qu'on n'écoute pas son corps et qu'on oublie qu'on n'est plus en confinement et que c'était une période qui était censée être temporaire, c'est que justement, ces périodes de rush où je disais oui, mais là, c'est le premier lancement, après, ça va se calmer. Là, c'est le premier séminaire, après, ça va se calmer. Là, c'est OK, je recrute et tout, mais quand il y aura des gens, ça va se calmer. Et en fait, les périodes ne se sont jamais calmées. Et c'est juste chaque nouvelle période de rush devenait la normalité du quotidien. à laquelle venaient s'ajouter des nouvelles périodes de rush, où je me disais oui, mais c'est l'histoire de quelques semaines, après ça va se calmer, qui elles-mêmes devenaient le nouveau quotidien, et en fait, c'est allé crescendo jusqu'au moment où le corps n'en a plus pu, et a juste dit stop. Alors, je ne parlerai jamais de burn-out en ce qui me concerne, parce que le burn-out, c'est une condition médicale qui est diagnostiquée par un médecin ou un professionnel, ça n'a pas été mon cas, j'ai jamais eu de papier de certificat qui dit Aline a fait un burn-out. Par contre, j'ai eu des gros signes d'épuisement, du type avoir des vertiges, ne pas arriver à se lever le matin, avoir des périodes où le système nerveux est complètement down et je pleurais tout le temps, etc. Enfin, vraiment des symptômes assez lourds qui ont tiré des sonnettes d'alarme dans ma tête. Et je me suis retrouvée dans un combat avec moi-même de non, le burn-out, c'est pour les faibles, c'est pas pour moi. Et mon corps qui disait, bah si, cocotte, en fait, épuisement. Pour ne pas parler de burn-out, épuisement. Et donc, j'ai eu plusieurs signes d'alarme, plusieurs prises de conscience. Et pas un jour, je me suis réveillée. J'ai eu une révélation et je me suis dit, OK, j'arrête, je change. Il y a quand même une accumulation sur six mois, peut-être huit mois, de moments où, par exemple, quand j'ai fait mon séminaire en 2022, toute la semaine qui a précédé le séminaire, j'étais tellement angoissée, stressée, tellement épuisée aussi déjà par la préparation et puis toutes les années à bosser, bosser, bosser, qu'au final, en fait, je faisais beaucoup de vertiges, je tombais beaucoup dans les pommes. Pareil, même en 2022, 2023, il y avait des après-midi entiers où... Quand j'arrêtais de bosser pour manger vers 13h-14h pour déjeuner, ça c'était avant mon déménagement à Nice, et bien en fait, je me mettais devant une série pour manger et je n'arrivais plus à me relever jusqu'au soir. C'est-à-dire que je procrastinais tout l'après-midi parce que je pense que mon corps avait besoin de se reposer. Simplement, moi à ce moment-là, je ne faisais que m'auto-flageller, me culpabiliser en mode « Non, mais pourquoi est-ce que tu procrastines autant ? Retourne te mettre au travail. » Avant, avant tu étais plus performante. Et je trouve qu'il y a un vrai piège dans ce « Avant j'étais comme ci, avant j'étais comme ça, tant d'heures par semaine, où en fait, quand notre corps commence à nous envoyer des signes d'épuisement qui ont été causés par ce rythme effréné qu'on s'imposait avant, et quand notre corps nous envoie ces signes-là, nous, on se culpabilise de ne plus être comme avant, alors que c'est la condition d'avant qui a mené à la condition d'aujourd'hui. Je ne sais pas si je vais être claire dans mes propos. Ça, c'est une des grosses prises de conscience que j'ai faites, c'est que même aujourd'hui, où des fois, je retombe dans ce schéma de me dire « Non, mais avant, j'étais beaucoup plus performante, avant ci, avant ça » , et en fait, quand je regarde la réalité, non, avant, je n'étais pas plus performante, en fait. Avant, je ne travaillais pas forcément plus. Et surtout, avant, si je regarde la réalité du terrain, j'avais déjà des après-midi entiers où je ne pouvais plus bosser en 2022 parce que je ressentais les tout premiers signes d'épuisement. Simplement, moi, je me fie dans ma tête à des souvenirs imparfaits et incomplets de une ou deux journées sur l'année où j'ai travaillé 14 heures par jour. Et je me suis raconté une histoire comme quoi c'était mon quotidien de l'époque et qu'aujourd'hui, je devais être à la hauteur de ce quotidien. Donc, pas du tout. Donc, arrêtons de vivre dans le passé. Et surtout, arrêtons... de prendre des échantillons du passé comme généralité de ce qui était, alors que souvent, c'est faux. Et surtout, prenons conscience, pour ceux d'entre vous qui, pareil, se sentent avec des enjeux sur leur performance, leur épuisement, etc. Prenons conscience que c'est le rythme qu'on a eu ces cinq dernières années qui potentiellement nous mène aujourd'hui à nous poser ce genre de questions, voire même pour certains d'entre vous, à vous sentir beaucoup plus fatigués, épuisés, à vous poser la question de « est-ce que je ne suis pas en train de faire un burn-out ? » Donc, encore une fois, pas de volonté de ma part de poser des diagnostics ou de... poser des termes médicaux, c'est à chacun de consulter des professionnels, de faire son parcours médical, etc. L'idée pour moi, c'est juste de vous sensibiliser sur les mécanismes de pensée qui ont mené à toujours plus de travail, toujours plus d'éplisement. Donc, 2020, 2022, 2023, prise de conscience, Aline, ça va plus du tout. De toute façon, même si tu veux bosser, ton corps, il veut plus. Qu'est-ce qu'on fait ? Et là, il faut savoir qu'entre-temps, j'avais déménagé à Nice parce qu'envie de renouveau, envie de changer de cadre vie, plein de choses qui se sont passées dans le cadre de ma vie perso qui m'ont... amené à changer de ville. Et à Nice, j'en ai profité pour prendre un nouveau départ, pour prendre plus soin de moi, plus soin de ma vie personnelle, de me construire une vie personnelle, une identité en dehors de mon business. Ça a été tout un travail qui s'est fait à la poids d'un point de vue professionnel sur le lâcher prise, mais aussi d'un point de vue personnel en thérapie sur, encore une fois, qui est Aline en dehors du business et ne pas se définir au travers de ma performance, mais au travers de mon identité et de qui je suis. Et donc, le résultat de tout ce travail qui a été fait, c'est qu'aujourd'hui, hors lancement, je travaille 30 à 35 heures sur mon business. Mon business continue à faire 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année. Je me suis construit une vraie vie personnelle, un équilibre et je suis beaucoup plus heureuse et je me sens beaucoup plus épanouie et sereine aujourd'hui que je pouvais l'être avant. Et l'idée pour moi, c'est de vous partager dans cet épisode de podcast, c'est pour ça que j'ai pris le temps de vous partager mon parcours aussi, de comment est-ce que j'ai fait pour en arriver là. Quelles ont été les étapes ? Quels ont été potentiellement les sacrifices ? Quelles ont été les astuces que j'ai mises en place ? C'est, je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas d'astuce en mode, il faut se lever à X heures du matin, ou il faut faire tant d'heures de travail par semaine, ou il faut mettre telle application sur son téléphone pour arriver à couper. Ça va être beaucoup de mindset, ça va être aussi beaucoup de réflexion sur ce que la société d'aujourd'hui nous amène à faire en business quand on est entrepreneur, les croyances avec lesquelles on est biberonné depuis notre plus tendre enfance, par exemple, comme je vous partageais l'exemple de mon père entrepreneur, Et comment est-ce qu'on peut essayer de composer avec ça ? Sans remettre en question tout notre système de croyance, parce que ce n'est pas le but de cet épisode, mais quels sont les éléments qu'on peut ajouter dans la balance pour essayer de définir c'est quoi pour nous le succès, c'est quoi pour nous l'équilibre, et surtout comment est-ce qu'on reste performant dans notre business tout en prenant soin de nous pour, évidemment, rester là sur le long terme. Donc, pour commencer, j'aimerais qu'on attaque ce dilemme de performance vs équilibre. Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression que... Si on veut être performant, il faut bosser beaucoup. Et que les personnes qui cherchent avant tout un équilibre de vie, eh bien, quelque part, elles doivent sacrifier une partie, une facette de performance pour privilégier leur équilibre. Donc, est-ce que vraiment la balance, elle est aussi noire ou blanc ou pas ? Et la réponse, c'est... Il n'y a pas de réponse. Évidemment. En fait, la réponse, elle n'est pas si simple. Il va juste falloir définir ce que ça veut dire pour vous, performance et succès. Parce que pour moi, il y a une vraie différence et une première clé de réponse entre vivre de son activité et... bâtir un empire. Oui, certes, les Steve Jobs, les Elon Musk, les Mark Zuckerberg de notre époque, ils travaillent 80 heures par semaine. C'est un fait, ils ne s'en cachent pas. Ils veulent bâtir un empire et ils sont énormément dans travailler, travailler, travailler, travailler. Par contre, si vous, votre objectif, c'est de générer 5000 euros, 6000 euros de chiffre d'affaires par mois, là, en fait, on est dans une trajectoire qui est complètement différente. Donc, quand on parle de performance vs équilibre, la première question à se poser, c'est c'est quoi la performance pour vous ? Qu'est-ce que vous mettez derrière le mot performance ? Si vous me dites, je veux bâtir le prochain Tesla, je veux bâtir le prochain Facebook ou que sais-je, bref, bâtir un empire, effectivement, la notion de performance va être assimilée à quelque chose de très gros qui va être peut-être long, peut-être un peu complexe, à construire, en tout cas plus complexe que si votre objectif, c'est juste de vivre de votre activité, d'en vivre bien, mais que vous n'avez pas l'ambition de construire la prochaine entreprise du 440. Encore une fois, chacun ses ambitions, chacun ses performances, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise ambition. L'idéal, c'est juste d'être aligné avec soi-même et avec ce qu'on veut vraiment accomplir. La deuxième notion que j'aimerais aborder pour couvrir ce dilemme performance-équilibre, c'est la notion de la première année ou des deux premières années en entrepreneuriat. Comme je vous l'ai partagé au sein de mon parcours, il se trouve que le fait d'avoir énormément travaillé pendant les deux premières années de The Big Boost, ça m'a aidé à avoir des super résultats en relativement peu de temps comparé au parcours d'autres entrepreneurs. C'est-à-dire que bien sûr, il y a des gens qui font leur million très rapidement. Moi, je considère qu'en deux ans et demi, trois ans, c'est plutôt... très raisonnable comme deadline pour atteindre son premier million. Donc, au début d'un business, il faut bosser. Je veux dire, il y a un temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation, d'itération, d'échec, etc. qui va vous demander du boulot. C'est impossible de commencer un business, de travailler 20 heures par semaine, d'avoir tout de suite énormément de résultats, d'atteindre 16 objectifs en 6 mois. Ou alors, si c'est possible, je ne connais pas ces personnes et pour moi, il reste l'exception qui confirme la règle. Il y a un temps incompressible quand on se lance en business d'apprentissage, marketing, administratif, gestion, client, prospection, etc. Je ne dis pas que vous devez travailler 60 heures par semaine dès le début, mais sachez qu'il y a du travail. Et les seules personnes qui arrivent dès le départ à avoir ce rythme de 15 heures, 20 heures par semaine, c'est des personnes qui, de par leur parcours, leur expérience passée, soit ont déjà monté des business et donc savent exactement ce qui fonctionne et ne repartent pas vraiment littéralement de zéro, soit ont un parcours dans leur vie professionnelle, que ce soit un CDI ou autre, ou pareil, elles ont ces connaissances et encore une fois, elles ne partent pas de zéro. Mais pour des personnes comme vous et moi qui partons de zéro, qui avons tout à apprendre, Il y a ce temps incompressible d'apprentissage, d'implémentation et de test qui va vous demander du temps. Est-ce que ce temps vous l'étalait sur 6 mois, 1 an, 10 ans ? Ça, c'est à vous que ça appartient, en fonction de la vitesse à laquelle vous voulez voir des résultats et en fonction aussi de votre profil, de ce qui est important pour vous. Bref, chacun son histoire. Mais voilà, prendre conscience qu'il n'y a pas de recette magique où dès le départ, je bosse 5 heures par semaine et pouf, les résultats arrivent au bout de 10 jours. Ce serait complètement mentir si je vous disais ça. Ensuite, maintenant, j'aimerais qu'on parle un petit peu de... tout l'aspect mindset qui se trouve derrière ce dilemme performance-équilibre. Il se trouve que, et ça c'est peut-être la punchline ou une des punchlines que j'aimerais que vous reteniez, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. L'épuisement n'est pas un goal inconscient qu'on se fixe en mode tant que je ne travaille pas dur, tant que je ne suis pas épuisée par ce que je fais, ça veut dire qu'en fait j'en fais pas assez ou que je ne fais pas assez bien, ou ça veut dire que les autres vont penser que je me la coule d'eau. Je vois tellement de personnes qui se lancent qui étaient salariées auparavant pour la plupart d'entre elles, qui pensent qu'elles doivent justifier leur choix d'être devenues entrepreneurs en travaillant encore plus que quand elles étaient en CDI, comme si on allait leur faire le reproche de travailler moins maintenant qu'elles avaient quitté leur travail et qu'elles avaient décidé d'être entrepreneurs. Et donc elles se mettent elles-mêmes une espèce de pression et de règle de « je dois travailler plus que quand j'étais en CDI, sinon on va me reprocher d'avoir fait ce choix de changement de carrière » . Est-ce que vous voyez où il y a un petit peu le problème ici ? Et je sais que même moi, à certains moments, j'avais cette croyance très toxique, en fait, au final, de penser que mon niveau d'épuisement était proportionnel à mon niveau de mérite. Et ce n'est pas que je me vantais d'être épuisée, mais j'avais une espèce de... Je ne sais pas, c'est comme si ça me permettait d'exister socialement, de pouvoir dire « Non, mais en ce moment, je suis épuisée, je suis débordée, le business va bien, mais c'est beaucoup de travail. » C'est comme si ça voulait dire quelque chose de moi, d'un point de vue identitaire, puis quelque chose de positif aux yeux des autres, comme en fait... si c'était un signe de réussite que de m'épuiser au travail. Et ça, je pense que c'est un vrai problème qu'on a d'un point de vue sociétal. Ce dictat social de « il faut travailler dur pour réussir, travailler plus pour gagner plus, être entrepreneur, c'est dur » . Enfin bref, tout est fait et tout est répété pour qu'on se dise « si ce n'est pas dur, c'est que je fais mal les choses. Si ce n'est pas difficile, c'est que je ne vais pas réussir. Si je ne suis pas épuisée par mon travail, c'est que je me la coule d'eau, je procrastine, que je ne réussirai jamais et qu'en plus la société va me juger pour ça. » Tout est fait pour nous pousser inconsciemment vers l'épuisement. En tout cas, c'est un peu la conclusion à laquelle je suis arrivée. Et là, une manière pour moi que j'ai eu de recadrer cette pensée, c'était de me baser sur les modèles que la société veut bien nous mettre en avant et en valeur aujourd'hui. Oui, des Elon Musk, des Mark Zuckerberg bossent 80 heures par semaine, sont parfois épuisés, ont fait des burn-out, mais ils ont réussi. Sauf que, et ça c'est une révélation que j'ai eue un matin sous la douche, alors ne me jugez pas pour ça, je me suis dit, ok. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui bossent beaucoup. On nous montre que tous les modèles de réussite sont des personnes qui sont passées par la case burn-out ou épuisement à un stade de leur vie. C'est F, tous les entrepreneurs à qui j'ai parlé. Et là, je me suis dit, bah oui, mais combien de personnes bossent énormément, se sont brûlées et sont épuisées et n'ont pas réussi ? Parce que je mettrais ma main à couper qu'il y a plus d'entrepreneurs qui sont cramés, qui ont fait un burn-out et qui n'ont pas réussi en business, que l'inverse. Que de gens qui ont réussi... en passant par ces caisses-là. Et du coup, le fait de ne voir, et ça c'est vraiment notre cerveau avec son biais du survivant, en fait, le fait de voir que des modèles de personnes qui ont ces caractéristiques d'épuisement, on associe ça à la réussite. Pour réussir, il faut s'épuiser. Sauf qu'on oublie que derrière, derrière les coulisses, derrière le rideau, il y a dix fois plus de personnes qui ont exactement ces caractéristiques-là, mais qui n'ont pas réussi pour autant. Et donc pour moi, s'épuiser, travailler dur, ce n'est pas forcément synonyme. de réussite, où ce n'est pas forcément des caractéristiques, des cases à cocher pour pouvoir réussir. Et le dernier côté mindset que je voulais aborder avec vous, toujours dans ce dilemme performance-équilibre, c'est la culpabilité du repos, qui pour moi a été quelque chose de très fort et de très présent. Le fait de s'accorder du repos quand il y a encore du travail à faire. Comme si le repos, c'était quelque chose qui se méritait une fois que le travail était fini, une fois que la to-do list de la journée était terminée. Et que prendre une journée de repos... un jour off, des vacances, un week-end, alors que le business ne fonctionne pas encore, ou alors qu'il y a encore tant de choses à faire ou tant de problèmes à régler, c'est comme si en fait on choisissait la voie de facilité et qu'on renie nos problèmes. Et pareil, là où j'ai réussi à recadrer cette croyance en moi quand je l'ai eue, c'était vraiment de me dire, en fait, non, le repos, c'est une stratégie. Le repos, c'est une stratégie business. Le repos fait partie du plan. Parce que moins je suis reposée, moins je suis performante dans mon business, moins je suis reposée, moins je peux régler les problèmes qui m'épuisent. moins je suis reposée, moins je peux avancer et avoir des résultats. Sauf que c'est très simple quand je vous le dis comme ça. Évidemment que personne ici va me dire non et que tout le monde va dire bah oui, mais on le sait, nanana. Mais entre le savoir et le comprendre, entre connaître la théorie et appliquer la pratique, chez moi, il y a eu un monde qui a nécessité un énorme shift, une énorme prise de conscience. Puis ça a été aussi un petit peu à l'huile de coude, on va pouvoir dire comme ça. Et je ne vais pas vous mentir, même encore aujourd'hui, il y a des moments où j'ai du mal à m'accorder une journée de repos. quand j'ai une to-do list qui déborde, où j'ai du mal à prendre deux heures. Là, par exemple, en ce moment, on est en plein lancement de la BSB Academy. Et hier, j'ai pris une heure et demie pour bouquiner en plein milieu de la journée. Et je culpabilisais de le faire en plein lancement. Et j'ai dû vraiment me matricier le cerveau en disant, non mais Aline, ça fait cinq jours que tu bosses. Tu bosses de 6h du matin à minuit non-stop. Tu te sens fatiguée. Repose-toi. Cet exemple n'était pas le meilleur parce qu'il vient contredire tout ce que je vous dis précédemment. Je vous rassure que c'est que parce qu'on est en lancement, ça dure 7 jours. C'est préparé à l'avance, je me suis préparée pour ça. Donc, je ne bosse pas de 6h à minuit tous les jours non-stop. C'est vraiment très typique à une période de lancement avec une date de début, une date de fin. Et ça ne dépasse pas 10 jours grand maximum. Et c'est une fois par an. Mais effectivement, le fait de prendre une heure et demie de repos sur cette période de rush là, j'éprouvais encore cette culpabilité. Je l'ai fait, ça m'a fait du bien. Mais j'éprouvais encore cette culpabilité. Donc, c'est presque un combat pour s'autoriser à se prioriser, pour s'autoriser à prioriser son bien-être, son équilibre et surtout comprendre que se reposer, c'est investir sur sa performance. Et là, souvent, où on a du mal à accepter ça, c'est que se reposer, c'est du plaisir. Se reposer, ça fait du bien. Se reposer, c'est agréable. Comment quelque chose qui nous fait plaisir, qui est agréable, qui nous fait du bien, qui est génial, qui ne nous demande pas d'efforts, pourrait nous aider à réussir ? Et encore une fois, on revient sur les dictats de la société de « no pain, no gain » , il faut travailler dur pour réussir, il faut la culture du « hustle » , etc. où ça devient complètement contradictoire dans notre inconscient de se dire quelque chose de plaisant, de reposant, de pas difficile, va me rendre encore plus performant. Pourtant, le repos, c'est exactement ça. Et donc là, j'arrive à la meilleure partie de ce podcast, qui est la partie action, qui est la partie solution. J'aimerais partager avec vous les cinq principes qui m'ont permis de continuer à cultiver la performance sans m'épuiser. Le premier principe, c'est la redéfinition de la performance. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Je répète parce que c'est important. La performance avec de l'épuisement, ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Ça, ça a été la punchline qui m'a vraiment complètement fait vriller le cerveau et qui m'a aidé à m'autoriser plus de repos. Et j'irai même plus loin en disant que la vraie performance et la vraie performance entrepreneuriale, c'est arriver à atteindre des résultats exceptionnels tout en maintenant ou en continuant à s'améliorer constamment. Donc en fait, on ne peut pas performer et s'épuiser. Ce n'est pas de la performance, c'est de la survie. Vous l'avez bien compris. Donc arrêtons de nous féliciter pour les longues journées de travail et commençons plutôt à nous féliciter pour les actions qui ont un fort impact, ce qu'on fait dans notre business. Pas celles qui nous épuisent, mais celles qui génèrent des résultats. Le deuxième principe qui m'a énormément aidée, j'en ai déjà un petit peu parlé, mais c'est que le repos fait partie du plan. Le repos est une action stratégique, est un outil stratégique au sein de votre business qui est au service de votre performance. Et ce n'est pas parce que c'est agréable, ce n'est pas parce que ça nous fait du bien que ça veut dire que c'est mauvais ou que ça veut dire que ça ne va pas générer de résultats. Il faut bien apprendre à décorréler les deux. Tout ce qui est agréable et qui est plaisant n'est pas forcément quelque chose qui est en contradiction avec des résultats et avec une progression business. Et là où le chiffre peut être parfois un petit peu complexe à faire entre la théorie qu'on connaît. avec laquelle on est évidemment d'accord dans sa tête et la pratique, c'est qu'en fait, il faut comprendre que le repos, c'est une stratégie de prévention et non pas une stratégie de guérison. Le repos dans le business, il n'est pas là pour... contrebalancer un épuisement ou alors récupérer d'un épuisement ou alors comme une récompense. Le repos est une stratégie de prévention. De la même manière que vous avez un comptable pour faire votre comptabilité et pour vous aider en cas de contrôle fiscal. De la même manière que sur votre site internet, vous avez vos conditions générales de vente en cas de litige avec un consommateur. Dans votre business, il y a plein de stratégies qui sont des stratégies de prévention. Une autre encore plus simple, c'est, et j'espère que vous le faites, le fait que vous sauvegardiez... tous vos documents d'entreprise sur un disque dur ou sur un drive. Pareil, vous ne le faites pas parce que vous avez déjà perdu vos documents ou autres, peut-être que c'est votre cas, j'espère pas, mais vous le faites en prévention pour que tout soit bien sauvegardé, bien backuppé. En fait, le repos, c'est ça. C'est une stratégie de prévention et pas de guérison. Ce n'est pas quelque chose qu'on met en place quand on en a besoin, c'est quelque chose qu'on met en place pour ne jamais en avoir besoin. Et ça fait littéralement partie du plan. Et donc, moi, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, c'est d'intégrer des moments de repos dans mon emploi du temps, des moments de rien. sur lesquelles soit je pouvais me reposer, ou alors si vraiment je n'avais pas du tout envie de me reposer, je faisais quelque chose qui me faisait plaisir dans le cadre du business. Ça peut être suivre une formation, ça peut être trier quelques notes, etc. Mais avoir des moments de rien dans son emploi du temps. Et ça, c'est une astuce qui avait été donnée dans le podcast et que j'avais implémentée depuis de Chloé Blum, qui est intervenue deux fois déjà dans le podcast Je peux pas agir business, qui dit qu'elle a des moments, des périodes de rien dans son planning. J'ai trouvé ça génial et depuis, je le fais aussi. Alors, je ne suis pas la... plus régulière. Il n'y a pas les moments de rien dans le planning chaque semaine, mais en tout cas, dès que je peux le faire, c'est mis en place. Le troisième principe que j'ai mis en place qui m'a beaucoup aidé, c'est le concept du 20-80. Je vous en parle très régulièrement dans ce podcast, mais le 20-80, c'est faire la différence entre être performant et être occupé. Non, remplir toutes vos journées jusqu'à bord ne fait pas de vous quelqu'un qui aura plus de résultats, parce qu'on peut être très occupé, mais à faire les mauvaises actions. On peut être très occupé, mais s'éparpiller d'un tellement de directions différentes qu'au final, il n'y a rien vraiment de concret, il n'y a rien qui est vraiment terminé. Vous avez 10 000 onglets ouverts dans votre tête. On n'a pas parlé de charge mentale dans cet épisode de podcast qu'on aurait pu en parlant de performance vs d'épuisement. Mais le 20-80, c'est identifier les actions qui auront vraiment un impact dans votre business, qui auront vraiment des résultats, qui vont vraiment faire avancer la machine, le schmilblick, et se concentrer sur ces actions-là pour éliminer le reste. Et éliminer le reste, ça veut dire faire de la place pour le repos, faire de la place pour sa vie personnelle et pas le re-remplir avec d'autres tâches. Donc ce concept du 20-80, c'est comment est-ce que je travaille de manière plus intelligente et non pas juste travail pour travail pour m'enfermer comme un hamster dans sa roue et m'épuiser en pensant que c'est uniquement de cette manière-là que je vais pouvoir avoir des résultats. Le quatrième principe qui m'a beaucoup aidé, c'est le fait de savoir dire non. Savoir dire non, c'est savoir poser ses limites. C'est savoir prioriser des temps pour soi, pour avancer sur notre business, sur les fameuses tâches 20-80 qui vont nous aider. à faire avancer la machine, mais c'est surtout se donner du temps à soi. Et parfois, je sais que c'est très dur et qu'on culpabilise beaucoup. Mon petit discours féministe, c'est que surtout quand on a une femme, de dire non pour privilégier son bien-être, pour privilégier son repos, pour se privilégier soi, sans passer pour quelqu'un de très égoïste. Et je sais que moi, pareil, ça a été un énorme combat, mais qui a contribué à cette transformation aussi que j'ai vécue, d'apprendre juste à dire non, même parfois sans me justifier, et d'avoir des créneaux qui sont pour moi. Un exemple tout simple de choses que j'ai mis en place dans le business auprès de mon équipe, c'est que j'ai communiqué à mon équipe que désormais, je ne me connectais plus sur notre Slack, c'est-à-dire notre messagerie d'échange, avant 13h ou 14h tous les jours. C'est-à-dire que les matinées, elles sont réservées à moi et je ne suis pas dérangée, je ne me connecte pas. Ils peuvent m'envoyer tous les messages qu'ils veulent, je ne répondrai pas tout de suite. Ils savent qu'il y a un WhatsApp si vraiment il y a des urgences. Et le fait d'avoir fait ça fait que je ne suis pas sursollicitée de messages dès le matin. que je peux me concentrer sur des périodes de deep work, de travail où j'ai besoin d'être concentrée, focus pendant une heure, deux heures, sans potentiellement être dérangée, sans avoir des notifications de partout. Et ça a appris aussi à l'équipe à respecter ce cadre-là qui est de, je peux être autonome pendant la moitié de la journée et je dérange Aline si j'ai une question à partir du début d'après-midi, ou alors ça m'encourage à trouver des solutions par moi-même. Et donc juste le fait de mettre en place certaines règles sans pour autant... complètement queuté certaines choses de votre vie. Je ne vous demande pas d'aller envoyer chier Marie, enfant, cochon d'un des poissons rouges. Je ne vous demande pas non plus de couper toutes les notifications tout le temps, mais juste de créer un cadre qui donne la place aux gens d'avoir accès à vous quand ils en ont besoin, bien évidemment, mais qui vous donne aussi la possibilité pour vous d'avoir un moment réservé à ce qui est important pour vous. Ça peut être un moment de calme pour vous, ça peut être un moment de repos. On a vu que le repos faisait partie du plan, mais juste un moment où vous êtes vraiment productif. Et moi, ce que j'aime beaucoup dans cette règle du 14 heures pas avant sur Slack pour moi, c'est que ça m'oblige à être très concentrée et du coup très efficace sur les tâches qui ont vraiment besoin de mon attention au sein du business, sans être constamment interrompue, slash dérangée par des notifications. Et du coup, je suis plus efficace. Et du coup, je fais plus de choses en moins de temps, simplement parce que je mets des cadres, je mets des barrières, et parfois même, je dis non. Et enfin, le cinquième et dernier principe qui m'a aidé à faire ce pont entre performance et équilibre, c'est de travailler en fonction de mon niveau d'énergie. Sans parler de cycle d'énergie, chaque jour, on a une énergie différente. Il y a des jours où on a beaucoup d'énergie, donc c'est des journées où généralement, je vais essayer d'en tirer parti, d'être efficace, concentrée sur les bonnes actions, quitte à déprioriser certaines choses pour en reprioriser d'autres, pour surfer sur mon niveau d'énergie quotidien. Et il y a d'autres journées où mon niveau d'énergie est beaucoup plus bas. aucun souci, aucun scrupule à déplacer des rendez-vous, déplacer des tâches, les remettre au lendemain, etc. Et pendant très longtemps, j'ai été cette personne qui se targuait, qui était très fière de dire que ce qui était sur ma to-do list était fait, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, et que quand j'avais fixé un rendez-vous, je le respectais quoi qu'il arrive, je respectais ma parole et que du coup, le cadre de mon emploi du temps devenait le cadre de ma vie. Et quel que soit mon niveau d'énergie du jour, quel que soit mon niveau de fatigue ou autre, les choses étaient faites comme ça. Il y a des bénéfices à être comme ça, bien évidemment, mais l'inconvénient, c'est qu'à ne pas trop s'écouter, on s'épuise. Alors, sans tomber non plus, parce que je n'y crois pas, dans l'extrême opposé du spectre qui est de « je ne fais que écouter mon énergie, je me désiste constamment de rendez-vous en fonction de comment je me sens, je dépriorise plein de choses qui ont quand même besoin d'être faites » , il y a un équilibre à trouver. Et cet équilibre, c'est juste moi d'être un tout petit peu plus permissive avec moi-même de me dire « aujourd'hui, je ne me sens pas bien du tout, je décale mon rendez-vous qui n'était pas si important que ça » . Ou alors « aujourd'hui, je me sens… » trop attaquée, j'avais prévu de me reposer, bah non, au contraire je vais bosser parce que je vais surfer sur ce niveau d'énergie-là. Aujourd'hui, je me sens très fatiguée, bah j'avais prévu peut-être de traiter tous mes mails de ma boîte mail en fin de journée, bah je supprime cette Ausha, je répondrai au mail demain, les gens peuvent attendre quelques heures de plus et je termine ma journée de travail un petit peu plus tôt. Et juste de faire ces micro-ajustements en fonction de mon niveau d'énergie du jour, ça m'a énormément aidée à mieux me respecter. Et il y a une vraie dimension de écouter son corps, prioriser son niveau d'énergie. S'autoriser à avoir des jours avec et des jours sans, c'est quelque part se faire passer en avant. Et c'était très, très, très dur pour moi parce que me faire passer avant les autres, je le voyais comme un signe d'égoïsme, de manque d'humilité, de considération pour les autres. Quelque chose de très narcissique, en fait, presque. Et en fait, de dire non, juste écouter ton corps, c'est te respecter toi-même. Et encore une fois, sans tomber dans la complaisance, sans tomber dans le trop d'écoute, sans devenir quelqu'un de pas fiable, qui annule tout le temps les choses, va annuler de temps en temps. déplacer quelques rendez-vous de temps en temps, prioriser mes tâches de jour en fonction du niveau d'énergie. Maintenant, je vois aussi ça comme un acte de respect de moi-même, de considération que je suis un être humain et non pas un robot qui va automatiquement pouvoir s'adapter à l'emploi du temps que mon cerveau a décidé de créer pour moi-même ou que mon business et les circonstances extérieures créent pour moi-même. Et juste de dire, je me respecte suffisamment pour m'adapter constamment, créer un équilibre entre comment je me sens et ce qui a besoin d'être fait. Donc, j'arrive à la fin de ce long épisode de podcast. J'espère que toutes ces réflexions vous ont plu. J'ai essayé d'être la plus concise possible. J'espère que de votre côté, ça aura fait sens. S'il y a deux choses, deux apprentissages que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode de podcast, le premier, c'est que l'épuisement n'est pas un badge d'honneur entrepreneurial. Ce n'est pas une case que vous devez cocher sur votre parcours. Il n'y a pas de trophée pour tout entrepreneur qui s'épuise et ce n'est pas parce que vous n'avez jamais été épuisé que vous n'allez pas réussir. Donc déjà, on s'en laisse cette croyance de la tête. La seconde chose qui est très importante et qui pour moi est peut-être le message en fil rouge au sein de cet épisode de podcast, c'est qu'on peut performer et réussir. Mais par contre, ce qui est très important, ça va être de définir qu'est-ce que pour vous veut dire performer et qu'est-ce que pour vous veut dire réussir. La réussite, on l'a vu, elle est très différente en fonction de qui vous êtes et de vos objectifs. Que vous vouliez bâtir une entreprise de 440 ou alors juste créer un métier qui vous fait vivre, les actions à faire vont être totalement différentes. la quantité de travail demandée va être totalement différente aussi. Et pareil, pour vous performer, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire avoir des résultats géniaux en un minimum de temps et de pouvoir continuer à vous améliorer et à passer sans cesse à l'action ? Et donc, ça sous-entend gérer suffisamment bien votre niveau d'énergie pour ne jamais que votre corps vous ralentisse ou vous dise « Stop, au secours, à l'aide » dans ce cheminement-là ? Ou est-ce que, comme moi, vous êtes actuellement dans un schéma de pensée que performer veut dire faire plus pour faire plus et que tant que je ne suis pas fatiguée, ça veut dire que je ne fais pas assez ? Voilà, je vous laisse avec ces réflexions. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ça vous a parlé, si ça vous a fait réagir, s'il y a une punchline qui vous a marquée, n'hésitez pas à me mettre quoi en commentaire. J'ai hâte de vous lire. C'est un sujet, vous l'avez compris, sur lequel j'apprends encore. Je suis loin d'être parfaite, mais pour moi, c'était important et j'avais très envie de vous partager les premières prises de conscience, les premiers changements que j'avais faits dans ma vie et puis ce que ça m'a apporté. Merci à tous et je vous souhaite à tous une excellente journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez, je vous dis à très vite. Bonne soirée pour tout le monde. D'ailleurs, je vous invite à

Chapters

  • Introduction

    00:42

  • Mon parcours avec l’épuisement

    03:27

  • Performance vs Équilibre : Les facteurs qui influencent l'équation

    12:50

  • L’aspect mindset

    16:27

  • Les 5 principes pour cultiver la performance sans s’épuiser

    22:57

  • Principe #1 : Redéfinir la performance

    23:10

  • Principe #2 : Le repos fait partie du plan

    24:00

  • Principe #3 : Maîtriser la règle du 80/20

    26:16

  • Principe #4 : Savoir dire non et poser ses limites

    27:23

  • Principe #5 : Prioriser et déléguer efficacement

    29:47

  • Conclusion

    32:37

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