Speaker #0Bonjour et bienvenue sur June Core, le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble. Je suis Florence Verdier, coach spécialisé en évolution et transition professionnelle. Dans chaque épisode, je partage avec vous des outils, des réflexions et des histoires inspirantes pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action. Que vous soyez en quête d'idées, de motivation ou d'un nouveau départ, ce podcast est là pour vous accompagner, pour vous guider. Et si vous l'appréciez, pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est la meilleure façon de soutenir d'une co et de permettre à d'autres de les découvrir. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute. Salut, salut, bienvenue dans le nouvel épisode de Duneco. Alors, aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui n'est pas toujours confortable, qui peut un peu piquer, mais un sujet qui est à un moment ou à un autre de notre vie professionnelle, qui tous et toutes nous touchait, c'est la peur du changement. Alors, cette peur, on a tendance à la voir comme un obstacle, comme quelque chose qu'il faut absolument surmonter, une barrière qui nous empêche de progresser. Mais vous allez commencer. à avoir l'habitude ici, on va faire un pas de côté, on va changer de perspective. Et si cette peur était en réalité un signal, un indicateur qu'un tournant est en train de se jouer, un moteur plutôt qu'un obstacle ? Dans cet épisode, je vous propose de repenser la peur du changement comme une boussole qui, bien utilisée, peut vous guider vers une évolution professionnelle alignée et positive. Alors commençons ensemble par… comprendre ce que c'est la peur du changement. C'est un phénomène complètement naturel, profondément humain. Elle est issue bien sûr de notre instinct de survie. Clairement, le cerveau, notre cerveau, votre cerveau, il est conçu pour privilégier la sécurité, pour éviter l'inconnu. Lui, la prise de risque, c'est non, c'est no way, il n'en veut pas. Historiquement, bien sûr, ce réflexe, ça nous protégeait des dangers physiques, mais aujourd'hui, ça va se manifester autrement, notamment dans notre vie professionnelle. Alors, on va prendre un exemple. Imaginez quelqu'un qui est tranquille dans son CDI bien rangé et qui envisage de se lancer dans un projet entrepreneurial. Alors, bien sûr, une série de pensées va arriver. Je ne suis pas capable. Personne n'achètera mes services. Et si je perds tout, cette avalanche d'inquiétude peut donner envie de faire marche arrière, de tout arrêter et même de rien commencer. Mais cette peur, en fait, ce n'est pas un message pour nous dire de… tout abandonner comme ça, c'est plutôt un signal que ce choix est important, que quelque chose de significatif est en train de se jouer. Et au lieu de le chercher à l'éteindre à tout prix, et ça, ça prend beaucoup d'énergie, c'est peut-être intéressant plutôt de s'interroger sur son origine. Mais de quoi j'ai vraiment peur, en fait ? Est-ce que c'est la peur de l'échec, du regard des autres ? Est-ce que c'est la peur de la perte financière, qui est très commune, bien sûr ? Est-ce que cette peur est fondée sur des faits concrets et objectifs ou est-ce que c'est vraiment que des suppositions ? Et derrière cette peur, est-ce qu'il y a un pas en désir profond que j'ose à peine exprimer ? Souvent, cette peur du changement, elle révèle en fait que nous sommes sur le point de faire un grand pas vers quelque chose qui compte vraiment pour nous. Mais encore faut-il apprendre à l'écouter et sans se laisser submerger. Alors voyons ensemble maintenant comment transformer la peur en moteur. Plutôt que de la voir finalement comme une ennemie, la peur peut être aussi vue comme une ennemie. Et ce que je vous propose aujourd'hui, c'est de vous présenter quatre manières de l'utiliser comme un levier d'évolution professionnelle. La première manière, c'est d'accepter cette peur plutôt que de la juger. On a parfois tendance à vouloir la combattre, la réprimer, ou même se sentir coupable, se sentir nulle, se sentir pas courageuse de sentir cette peur. Mais la peur est une émotion normale dans un contexte de changement. Elle signale plutôt que nous sortons de notre cadre habituel. C'est juste un signalement. Et prendre un moment pour l'accueillir sans chercher à la fuir, c'est déjà la rendre moins envahissante. Elle va perdre en fait de sa puissance quand on lui laisse la place qu'elle mérite. La seconde manière de l'utiliser comme un levier, c'est de faire la distinction, la différence. entre une peur qui va être protectrice et une peur qui va être limitante. Certaines peurs, elles vont nous alerter sur un risque réel et elles vont du coup nous inciter à mieux nous préparer aux changements. Par exemple, on parlait de la peur financière. Eh bien, elle va nous faire faire un tour du coup de notre budget, un tour de nos besoins financiers, de notre soupape, avant vraiment de se lancer, peut-être de mieux nous préparer. Et ça, ça va être une peur protectrice. Par contre, en revanche, il y a des peurs qui sont le fruit de croyances bien ancrées et qui ne sont pas plus du tout adaptées à la situation. Je ne suis pas assez compétente. C'est trop tard pour changer. Et donc, une peur protectrice, elle va nous aider à mieux nous préparer, tandis qu'une peur limitante, elle va nous freiner, mais sans raison valable. La troisième manière d'utiliser cette peur comme levier d'évolution, c'est d'utiliser cette peur comme un indicateur. Et là, la question intéressante à se poser, c'est si cette situation ne m'effrayait pas, qu'est-ce que ça signifierait ? Souvent, en fait, cette peur, elle est là parce que nous sommes sur le point de toucher quelque chose qui nous tient profondément à cœur. L'exemple que je vais prendre, typique, c'est le musicien qui va avoir un truc de fou avant un concert. Ce n'est pas un signe qu'il va se planter sur scène et que du coup, il faut vite aller ranger sa guitare et rentrer chez lui. Non, c'est un signe que ce moment compte. C'est loin d'être une menace, en fait. C'est le reflet de son engagement à vivre pleinement cette expérience. Quatrième manière d'utiliser cette peur comme levier d'évolution, c'est d'expérimenter. Parfois, notre peur est nourrie par une absence d'expérience concrète. Elle est nourrie par l'incertitude. Et là, on peut le faire graduellement, tranquillement. Par exemple... Quelqu'un qui, du coup, se dit, hésite à faire des conférences. Peut-être que, simplement, la situation la plus appropriée, c'est de parler d'abord en petits groupes, c'est de s'entraîner avec des amis. L'action, en fait, graduelle, va vous permettre d'aider à apprivoiser cette peur et à constater qu'elle ne reflète pas toujours la réalité, pas toujours besoin de faire un grand saut vers l'inconnu. Allons-y, petit à petit. le temps d'apprivoiser cette peur. Tout changement implique une période de transition, ce qui implique vraiment un sentiment d'inconfort. Ça, il faut l'accepter. Au départ, c'est normal. Le changement est inconfortable. Il faut faire la paix avec ça. Et puis, après, avec le temps, ça va devenir un nouvel équilibre. On va prendre l'exemple d'un bateau qui est au port, tranquille, amarré. Il est stable, il ne bouge pas. Mais quand il va quitter le port, il va se mettre en mouvement et évidemment, il va y avoir... des petites secousses, parfois même des vagues en sortant du port. Et ce moment peut être intimidant, mais c'est surtout le signe que l'on avance. La peur n'est pas un obstacle figé, c'est un passage, une étape normale du voyage, une étape qui marque le passage d'un état connu vers un état inconnu. Et dans cet inconnu, il y a aussi souvent des opportunités insoupçonnées. N'oubliez pas que le mouvement est la chance, donc il faut comprendre que la clé... c'est d'accepter, d'explorer, d'avancer avec curiosité. Et la peur peut coexister aussi avec l'action. Et parfois, c'est justement en prenant, en faisant juste un petit pas, même hésitant, que l'on va découvrir des nouveaux chemins et parfois même des nouvelles opportunités qu'on n'aurait jamais imaginées. Il faut savoir que justement, dans le coaching de renouveau professionnel que je propose, il y a quatre étapes. Et dans ces quatre étapes-là, il y a l'étape des peurs, de gérer les peurs. C'est un moment qui est... inéluctable, on y passe tous et donc du coup c'est un moment qui est important de prendre le temps de le gérer et de passer cette étape pour plus de sérénité et pour un chemin professionnel aligné. J'espère que cet épisode vous aura plu et vous permettra de gérer ces moments de peur du changement. En attendant, je vous souhaite une très belle journée. On se dit à très bientôt pour un nouvel épisode de Junko. Prenez soin de vous et prenez soin de vos projets. professionnel. Bye bye !