Speaker #0Bonjour à tous, je m'appelle Alix et j'avais un très grand besoin de parler, de vous parler. Et ça fait toujours très bizarre de se dire ça quand on ne connaît pas les gens derrière et quand les gens derrière ne nous connaissent pas du tout. Alors, pas du tout, c'est peut-être un bien grand mot. J'ai déjà eu un podcast qui traitait de mon ancien métier, qui est d'ailleurs à l'heure actuelle encore mon métier. mais qui est sur la phase de devenir un ancien métier. Et je crois que ce podcast va traiter de tout ça. Et j'ai bien envie de vous amener dans mon aventure. C'est une aventure de recherche personnelle, d'entrepreneuriat, de féminité, de recherche du bonheur. C'est un gros mélange de plein de choses qui me ressemblent finalement. Et j'avais... Un très grand besoin au fond de moi de partager ça avec d'autres gens. Et peut-être que ces autres gens, c'est vous, et que ce que je vais vous raconter, ça vous intéresse. La première fois que j'ai créé mon podcast, je trouvais que le plus dur avait été l'épisode 1. Pendant des mois, j'avais réfléchi, j'avais brainstormé à ce qu'allait être mon premier épisode, ce qu'allait être le premier sujet, ce qu'allait être la première phrase. Et en fait, je me suis rendue compte que je m'étais bloquée pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de commencer vraiment ce podcast. Et ça m'avait fait perdre énormément de temps. Et donc là, je me suis dit que je n'allais pas refaire la même erreur, que ce n'était pas très grave. Finalement, un premier épisode, ça n'allait pas avoir un impact incroyable sur un podcast à venir. Et que donc, il ne fallait peut-être pas porter autant d'importance à la perfection. Et ça, je pense que ça va être un des grands sujets qui sera traité ici. La perfection, la peur de faire les choses par peur de mal faire ou de ne pas faire parfaitement, ça c'est typiquement tout ce que j'ai pu faire pendant plusieurs années. Et je crois qu'aujourd'hui, j'ai envie d'un peu lâcher le contrôle et de faire parler ce qui est à l'intérieur de moi. Et c'est ce que j'ai envie de vous partager aujourd'hui dans cet épisode. C'est un épisode de transition. Et peut-être que ça aidera certaines d'entre vous qui sont, ou certains d'ailleurs, parce que je parle pour les femmes, mais ça peut être aussi évidemment des hommes, peut-être que certains d'entre vous sont en pleine transition de vie actuellement, et peut-être que vous ressentez des choses qui sont un petit peu similaires à celles-là, et que ça sera intéressant pour vous d'entendre le témoignage de quelqu'un qui vit un petit peu la même chose que vous. Pour que vous compreniez un petit peu où j'en suis aujourd'hui, Merci. Il faut peut-être revenir un petit peu dans le passé, parce que ce chemin est un long chemin, mais qui est aussi un chemin hyper intéressant et qui m'apprend chaque jour à me découvrir moi-même. Et même si c'est un chemin qui fait très peur, qui est aussi très solitaire quelque part, parce qu'on ne peut se conseiller qu'à soi-même finalement, parce que dès qu'on en parle un petit peu à notre entourage proche, on se prend souvent des gros murs dans la tête et ça nous fait plus douter qu'autre chose. En tout cas, moi, c'est ce que je ressens. mais c'est aussi normal parce que la transition qu'on est en train de faire ce qu'on est en train de vivre au fond de nous et bien c'est au fond de nous et c'est pas chez les autres et donc forcément tout ce travail là quelqu'un d'autre que soi ne peut pas vraiment le comprendre aussi profondément que ce qu'on vit même si notre entourage peut nous soutenir peut être là pour nous mais ça sera toujours vraiment différent de ce qu'on vit intérieurement et là dessus je pense qu'il faut lâcher aussi un petit peu le contrôle sur ce que peuvent penser les gens autour de nous, notre entourage, les conseils qu'on peut nous donner, les peurs qu'on nous véhicule, etc. Et se faire confiance. Voilà. Je pense que c'est le maître mot de tout ça, d'une transition, c'est essayer d'aller au plus profond de soi et de se faire confiance. Et je pense que finalement, c'est le plus compliqué à faire. C'est le plus compliqué. Et pour tout vous dire, pendant très longtemps, je ne me suis absolument pas fait confiance. Je n'ai absolument pas. écouter ce qu'il y avait à l'intérieur de moi. Et ça n'a pas été une erreur, parce que je pense que c'est juste la vie qui me fait vivre ça au moment où je suis prête à le vivre, et avant je n'étais pas prête. Mais pour vous expliquer un petit peu, je pense que ma vie a été faite depuis l'enfance d'énormément de changements. D'abord géographiques, parce que mes parents ont énormément voyagé, ont énormément déménagé, et moi je suivais avec eux. Ce n'est pas quelque chose que j'ai mal vécu. mais c'est quelque chose qui fait partie de ma vie, en tout cas, la transition, le changement. J'ai toujours vécu là-dedans et je me suis toujours hyper bien adaptée. socialement ou dans les lieux où je vivais, etc. Avec les gens, je me suis toujours refait des amis un petit peu partout. Et donc, pour moi, c'est un peu quelque chose de naturel, le changement, la transition, le déménagement, les voyages, etc. Alors, ce n'est peut-être pas du tout le cas de tout le monde, mais en tout cas, moi, ça a toujours fait partie de ma vie. Pour vous raconter un peu mon histoire, j'ai grandi entre la France et la Polynésie française. donc Tahiti. Je pense que je reparlerai de la Polynésie parce que c'est un pays qui m'a tellement appris sur l'humain, sur les gens, etc. que ça serait super intéressant d'en parler. Mais c'est pas le sujet d'aujourd'hui en tout cas. Après le bac, j'ai toujours été une élève, une bonne élève quoi. Une élève assez studieuse, mais j'étais pas non plus la meilleure. Et pour tout vous dire, les programmes collège-lycée français m'ennuyaient à remplir. point, genre, vraiment qu'est-ce que je m'ennuie en cours. D'ailleurs, ça m'arrivait très très souvent de juste m'endormir en cours. Voilà. En cours de maths, en cours de français, qu'est-ce que je m'ennuyais, c'était terrible. Il n'y a que un cours où je trouvais ça ultra intéressant. Plusieurs cours en vrai, je suis un peu vilaine quand je dis ça. Mais, grande révélation en terminale sur la philosophie. Qu'est-ce que j'ai aimé ce cours. En plus, j'avais un super prof. Et j'avais une super note au bac du coup, alors que bizarrement plein de gens se plantent complètement dans cette matière. Moi j'avais vraiment adoré ça. Et après tout ce qui touchait à l'actualité, à la géopolitique, etc. Donc juste certains petits sujets en histoire, en géo que je trouvais hyper sympa. Mais à part tout ce qui touchait au monde et à tout ce qui touchait un petit peu vraiment à l'intellect ou à des choses un petit peu plus poussées, un peu plus profondes, tout le reste m'ennuyait vraiment profondément. Mais moi, je viens d'une famille où tout est très cadré. Même si on a beaucoup bougé dans notre vie, mes parents étaient fonctionnaires. Ils étaient professeurs. Et je viens d'une famille d'instituteurs. Mes grands-parents étaient instit... Enfin, voilà. On est dans des choses très stables, très contrôlées, etc. Et donc, mes parents, qui ont très bien réussi leur vie, je pense qu'ils ont adoré la vie qu'ils ont vécue. Et moi, ils m'ont donné une très très belle enfance. mes parents me disaient, voilà, Alix, si tu veux la même vie que nous, si tu veux faire des voyages, si tu veux avoir assez d'argent, eh bien, il faut faire des études, il faut avoir un beau métier et des métiers classiques. Et donc, moi, je me suis toujours cantonnée aux métiers qu'on connaît, en fait. Le métier de prof, le métier de médecin, le métier d'infirmier, le métier d'avocat, le métier de juge, d'ingénieur. Enfin, voilà, j'avais un peu que ces métiers-là en tête. Et donc, je me suis lancée, je suis partie en médecine. En médecine, mais j'ai tenté le concours, je ne savais pas si je voulais être médecin, dentiste. J'avais une envie, c'était de gagner de l'argent pour pouvoir voyager. En fait, ça a toujours été un peu mon leitmotiv. C'est faire un métier humain qui me permettait de gagner de l'argent pour pouvoir profiter de la vie, voyager et faire tout ce que j'adorais faire avec mes parents. Et donc, je me suis lancée dans ce concours et évidemment, je me suis plantée. royalement pour ceux qui peut-être ont fait passesse. Ça s'appelait à l'époque, je ne sais pas si ça s'appelle encore comme ça, la première année commune aux études de santé. Ou peut-être que vous avez eu quelqu'un dans votre entourage qui l'a fait. Bon, c'est juste atroce. Il y en a qui les vivent très bien. Il y en a pour qui c'est fait pour eux et qu'ils vivent très bien et qu'ils finissent dans des classements super et qu'ils ont adoré cette année-là. Moi, ça a été purement un enfer. Je l'ai vécu... horriblement mal. Je me sentais nulle. À tous les QCM qu'on faisait d'entraînement, j'étais dans les pires de mes potes. Je comprenais pas pourquoi. Enfin, voilà, je bossais comme une tarée. Je me souviens, cette année-là, j'ai même pas fêté Noël, j'ai pas fêté le Nouvel An, j'ai rien fait. Je faisais que bosser, bosser, bosser. C'était atroce. Et, ben, les résultats arrivent, et je me plante royalement. Je suis dans les dernières de tous les gens que je connaissais. Je suis en bas du classement. Catastrophique. Ma vie est... terminé. Voilà, c'est vraiment la cata, mais je me dis que je vais retenter une seconde année. Je retente une seconde année et je me replante encore royalement. Bref, terminé pour moi, je ne peux plus passer le concours une troisième fois. Terminé mes rêves de devenir médecin ou dentiste, mais finalement c'est pas plus mal parce que je me rends compte aujourd'hui que c'était tout simplement pas la voie qui était faite pour moi. Je termine ça et donc je quitte ma petite île. Je quitte la Polynésie pour partir en France. Et encore une fois, je me dis... Enfin, il faut que je réussisse ma vie, donc on va partir dans des études classiques. Je pars en droit. Et là, ça se passe bien parce que j'avais un rythme de travail tel en médecine que finalement, la première année de droit, j'arrive dans le haut du classement alors qu'on nous avait dit que plein de gens n'allaient pas passer la première année. Pour moi, ça me semble assez facile en termes de rythme de travail. Je réussis super bien. Je me dis, c'est bon, j'ai trouvé ma voie. C'est le droit, on va y aller à fond et je ne sais pas encore ce que je veux faire, mais ça viendra. Et puis si je bosse, de toute façon, je vais y arriver. Je bosse, je bosse, je passe ma licence et arrive le master. Il faut faire un choix, un choix de spécialisation, donc quatrième année de fac. Et voilà, je me pose la question de ce que j'ai envie de faire. J'ai la petite voix de mon papa qui me dit, qui m'a toujours vu avocate. Mais au fond de moi, avocat, ça ne me plaît pas du tout. Parce que je trouve que c'est assez conflictuel, qu'on est toujours dans un mood un peu de conflit, on bataille. Moi, je ne suis pas une batailleuse, je ne sais pas comment on peut dire ça. Genre, je n'aime pas ça, je n'aime pas le conflit, je n'aime pas être autour de gens qui sont dans un mal-être. Ça, ça me bouffe, ça me bouffe de l'intérieur. Donc vraiment, je me dis, avocat, ce n'est vraiment pas pour moi. J'ai fait un stage pour voir et vraiment, non, ce n'est vraiment pas pour moi. Donc j'essaye de trouver une alternative. Et... je découvre un métier qui me paraît être un métier super humain où on traite de projets de vie, d'histoires de vie hyper intéressantes et c'est le métier de notaire. Et là je me dis ça peut être très sympa il y a de l'immobilier, il y a de la vente de la transaction, il y a des successions, donc on va rentrer un peu dans la vie des gens, il y a des mariages des divorces, des adoptions on traite le droit de la famille et ça ça m'a plu. Droit immobilier et droit de la famille ça m'a vraiment attirée Merci. Et je me suis dit, ben ouais, voilà, je vais faire un stage, et le stage se passe hyper bien, je me dis, ben voilà, j'ai trouvé ma voie, c'est parti. Je me lance en Master 1 droit notarial, et je me lance à fond, je me lance comme une tarée, parce que c'est un peu une année de concours pour entrer en Master 2. C'est même une vraie année de concours, parce qu'on est 3000 à vouloir rentrer en Master 2 droit notarial de la ville dans laquelle j'étais, moi c'était Bordeaux. On est 3000 à postuler, il y a 25 places, je crois. comme ça. Je crois qu'on était 25 dans la promo ou 30, enfin voilà. Donc c'est vraiment difficile, il faut être dans les premiers. Donc il faut bosser comme une tarée. Ce que je fais, et je réussis, je rentre en Master 2, ça se passe hyper bien. Et je rentre ensuite à l'école des notaires, puisque c'est deux ans, voire trois ans d'école avec la soutenance du rapport de stage. Trois ans d'école de notaire où on est en... on travaille en même temps en alternance chez un notaire. Donc je commence, je commence à bosser et en même temps je suis à l'école. Et à partir du moment où je commence à bosser, et ben là je me rends compte que la réalité c'est pas du tout ce que j'imaginais. Putain. Je continue quand même, je continue à bosser, parce que c'était des années très compliquées entre l'alternance et les examens, au final on n'a pas de vacances, on n'a pas de week-end, assez compliqué en termes de rythme. Et je me dis c'est pas grave, t'avances à l'X, tu continues, tu continues. tu vas y arriver, tu vas avoir ton diplôme. Bon, je finis par avoir mon diplôme et à continuer à bosser dans le notariat. Et en fait, là, c'est l'hécatombe, quoi. Je n'aime pas ce que je fais. Je me sens nulle dans ce que je fais. Je m'attendais à un métier hyper humain. Et ben, en fait, c'est un métier extrêmement administratif. Je m'ennuie au possible à rester toute la journée derrière un ordinateur. à rédiger des actes, à faire des recherches juridiques. Et en fait, je m'ennuie et je finis par faire un burn-out complet. Je pleure, j'angoisse, mes patrons ne sont pas contents de moi. Franchement, c'est l'horreur. Et voilà, à force de crises d'angoisse et de tout ça, je commence à me dire que peut-être ce métier n'est pas fait pour moi. Et je vous avoue, pardon, j'embegaye. Je vous avoue qu'après 9 ans d'études pour obtenir un diplôme, après avoir un statut de notaire quand même, je vous laisse imaginer la fierté de mes parents, de mon entourage, de tout le monde, de dire qu'on a un notaire dans la famille, que votre meuf est notaire. Je dois dire que dans la société quand même, c'est bien vu. Voilà, c'est vu comme une vraie réussite. Ça va le faire. Financièrement, tu vas réussir. Tout va bien. que... Dans l'imaginaire collectif, un notaire gagne très bien sa vie. Bon, ce qui est le cas, je ne vais pas mentir. Voilà, les notaires gagnent très bien leur vie. Mais en fait, ce qu'on ne voit pas, c'est l'envers du décor. C'est un travail ultra stressant. On ne se rend pas compte tant qu'on n'est pas dedans. Mais vraiment, il faut être fait pour ça. Moi, je n'étais pas faite pour ça du tout. Mais voilà, on se retrouve là. Et là, je me dis, je vais devoir changer de vie. Comment je vais annoncer ça à mon entourage ? Qu'est-ce que je vais faire après ? Et... Et je me dis, mais en fait, peut-être que si j'ai été attirée vers le notariat, c'est peut-être parce que j'ai toujours aimé l'immobilier. Et puis, je vois des séries sur Netflix, je me dis, putain, les gens, ils réussissent vachement leur vie. Les Crêtes, les Selling Sunset, je ne sais pas si vous regardez Selling Sunset sur Netflix, les agents immobiliers à Los Angeles. Moi, ça me fait rêver, j'adore. Je trouve ça incroyable, l'énergie de ces nanas. Elles pètent l'écran, elles ont une énergie de dingue. Elles ont de l'argent, enfin bref. Je me dis, putain, ce métier, il a l'air hyper sympa. Ça a l'air quand même assez facile. Je dois l'avouer, c'est ce que je pensais. Assez facile de gagner de l'argent. Moi, je voyais passer les commissions des agents immobiliers dans mes transactions chez les notaires. Je me dis, putain, moi, par rapport à mon salaire, vu ce que je bosse comme une tarée, bon, se prendre 15 000 euros de commission, ça n'a pas l'air si compliqué que ça. Donc je me dis, j'ai envie de rêver grand, parce que je sentais au fond de moi qu'il y avait quelque chose d'autre qui m'appelait. Et je me dis, c'est le métier que je veux faire et je pense que je vais réussir là-dedans. En plus, je suis formée, j'ai les compétences pour, parce que j'aurais dit, des actes de vente tout le temps. Donc aucune raison que je n'y arrive pas. Je me lance dans l'immobilier. Et là, c'est la douche froide. Et je le sens au fond de moi dès le début que ce n'est pas fait pour moi. Vraiment, je le sens. Mais je me persuade évidemment que si, que c'est fait pour moi et tout ce qu'il faut que je fasse, c'est que je me forme, que je trouve la méthode, que ça va le faire et qu'il y a des gens qui ont l'air bien plus bêtes que moi qui y arrivent très bien. Donc pourquoi moi je n'y arriverai pas ? Non, je vais y arriver et je vais bosser comme une tarée. Je bosse comme une tarée pendant trois ans. Vraiment, à fond quoi. À fond, je ne vis plus que pour ça, je crée une chaîne YouTube, je crée un podcast qui parle d'immobilier, je crée un Instagram où je poste plein de vidéos. D'ailleurs, je kiffais, je kiffais faire ça, c'était un des seuls trucs de ce métier que j'adorais, c'était quand je postais sur les réseaux ou quand je faisais des podcasts. Mais en fait, très rapidement, j'ai des énormes blocages, c'est-à-dire que déjà, j'ai beaucoup de mal. à aller chercher les clients, à me vendre. J'ai un gros problème de syndrome de l'imposteur. Alors que je pensais que, et c'est ce que les gens d'ailleurs ressentent aussi, tout le monde me dit mais c'est génial, t'es notaire, tu dois te sentir tellement forte, genre tu sais tout sur tout au niveau de tes compétences par rapport à d'autres agents immobiliers, mais c'est génial, vraiment tu dois te sentir comme une girl boss quoi. Et pas du tout, pas du tout, je me sens... Je vais vous parler cash, je vous parle comme si je parlais à mes potes, mais je me sens comme une grosse merde. Voilà. Littéralement, j'ai l'impression de ne rien savoir, j'ai l'impression d'être nulle. À chaque fois qu'un client me pose une question et que je ne sais pas répondre, je suis en panique, parce que je me dis que j'aurais dû avoir la réponse et que je ne l'ai pas, et pourquoi je ne l'ai pas ? Je ne me suis pas assez préparée, je n'ai pas assez travaillé. Mais en même temps, quand je me mets à le faire, ça m'ennuie, je n'ai pas très envie. En fait, tout ça reste très superficiel parce que, soyons honnêtes, c'est du commerce. La vente immobilière, c'est du commerce. On vend un bien immobilier. Donc, aller chercher l'humain profondément là-dedans, non, soyons honnêtes. Voilà, bien sûr qu'il y a des agents immobiliers qui sont très humains et qui font le métier d'une manière très rigoureuse, carrée, humaine, etc. Mais soyons honnêtes, il faut un caractère. très particulier pour réussir dans l'immobilier. Et ça, je ne m'en étais pas rendu compte. Il faut un rythme, il faut un caractère, il faut être quelqu'un qui n'a pas peur de tout défoncer, qui n'a pas peur de relancer les gens, qui n'a pas peur de s'imposer. Voilà. Et c'est un rythme de malade. Voilà. Il faut bosser H24, répondre aux clients tout le temps, les week-ends, les vacances, les trucs. Alors... Oui, il faut fixer ses limites, blablabla. La réalité de ce métier d'agent immobilier, on ne peut pas fixer ses limites. C'est pas possible. Honnêtement, si on fixe ses limites, on loupe des clients, on loupe des ventes. Voilà. Je connais, je n'en connais pas en fait d'agents immobiliers qui réussissent à l'heure actuelle dans un contexte de crise immobilière, etc. Je ne connais personne qui réussit et qui travaille. tranquille, à moitié, qui prend tous ses week-ends, qui prend des bonnes vacances, etc. Ou alors c'est vraiment des mecs qui sont là depuis 30 ans et qui ont d'autres gens qui bossent pour eux. Mais pour ceux qui commencent là à être agent immobilier, c'est dans le dur et c'est du Et pour tout vous dire, en trois ans, j'ai fait un chiffre d'affaires qui est... Vraiment pas ouf, parlons chiffres, soyons 20, moi je m'en fous, j'ai fait à peine 30 000 euros de chiffre d'affaires annuel, ce qui n'est vraiment pas terrible quand peut-être que vous êtes entrepreneur, que vous connaissez tout ce qu'on nous prend derrière, l'URSSAF, les impôts, etc. Autant vous dire qu'avec 30 000 euros de chiffre d'affaires, on ne va pas très très loin. En tout cas, je n'allais pas à mes objectifs financiers, très clairement. Donc, me voilà, j'ai essayé de trouver plein de solutions, j'ai suivi des gens, j'ai suivi des rythmes, je me suis mis en binôme avec des gens qui réussissaient. J'ai essayé tellement de choses, mais j'ai essayé tellement de choses en copiant les autres, en copiant la réussite des autres, qu'en fait je me suis épuisée moralement, mentalement et physiquement. J'ai fini au sol, voilà. Et le sol glacé, là, c'est là où je suis actuellement, voilà. Et bien, je me suis rendue compte que je n'avais plus envie de me lever le matin, que je pleurais tout le temps, que chaque tâche que je faisais me prenait un temps monstre, que je n'avais plus envie de répondre aux clients. Bref, que j'étais en burn-out complet. Et ça a été très dur à accepter parce que ça m'a déjà pris beaucoup d'énergie de changer une fois de carrière. Et là, j'en suis au stade où je sais, au fond de moi. que le changement pour la suite est encore imminent. Et quand je connais l'énergie que j'ai mis dans la transition et dans le changement de projet, je me dis mais comment je vais survivre moralement, mentalement, physiquement, à un autre changement de vie professionnelle. Aujourd'hui j'ai 31 ans, je me marie dans quelques jours, ça c'est génial. Mais voilà, j'ai une vie qui avance, on a des projets. avec mon compagnon. Et en fait, moi, ma vie professionnelle, elle est complètement en schéma, quoi. Et c'est dur parce qu'on a envie d'avancer dans la vie, on a envie d'avoir plein d'autres projets. Moi, j'ai envie de voyager, j'ai envie d'acheter une maison un jour, j'ai envie de faire des enfants. Et moi, je suis au milieu d'un champ de bataille professionnelle. Et c'est très difficile à accepter, mais je pense que malheureusement, en tout cas, moi, je ressens le besoin de m'écouter pleinement, et peut-être que je me dis que tant que j'ai pas d'enfants, tant que j'ai que moi à penser, c'est encore le bon moment. Et finalement, je pense qu'il n'y a pas de bon moment, parce qu'il y a des gens qui ont des enfants et qui font des transitions. Il ne faut pas non plus se donner des excuses, de se dire, mais de toute façon, maintenant, j'ai des enfants à élever, je ne peux plus changer de vie, il faut que je reste dans quelque chose qui ne me plaît pas. Mais, voilà, personnellement, j'ai encore rien qui me... qui peut me donner ce genre de limites. Et donc, je pense que c'est le bon moment, mais voilà, ça fait très peur. Et pour ce changement, je me fais accompagner de quelqu'un, d'une coach qui s'appelle Camille, qui est incroyable, qui me fait travailler vraiment au fond de moi et qui m'apprend à me faire confiance et à m'aligner avec qui je suis vraiment, et c'est incroyable. Et d'ailleurs, je pense que je vous parlerai Au fur et à mesure de ce coaching, c'est presque une thérapie pour moi, clairement. Je vous en parlerai au fur et à mesure parce que je vais évoluer au fur et à mesure des mois. Là, on n'est qu'au tout début de cette aventure. Et là, j'en suis encore au stade où je suis en train de tout déconstruire, d'arrêter de tout contrôler et d'essayer de me faire confiance, d'essayer de faire confiance à ce que je ressens. et à essayer de m'aligner complètement avec la vie que j'ai, ma vie vigine, et avec les rêves que j'ai en tête. C'est des rêves que j'ai en fait depuis toujours, mais que j'ai enfouis, enfouis par une envie de réussir, une envie de faire comme on disait, de suivre l'éducation de mes parents, de suivre un chemin, un chemin que la société nous décrit comme une réussite, un statut, un métier, des études, etc. Et je suis seulement en train de... d'arrêter de réfléchir de cette manière pour aller plus profondément vers un alignement professionnel. Et tout simplement dans la vie en général, parce que certes c'est professionnel, mais en fait ça va toucher toutes les sphères de nous, de notre vie aussi personnelle, familiale, dans nos relations, etc. Parce qu'on travaille tellement sur nous pour le travail, mais on travaille sur qui on est. Et ça c'est juste incroyable. Et je ne pensais pas vivre un jour un chemin de connaissance de moi-même aussi important. Et ça, l'entrepreneuriat m'a offert ça. Et rien que pour ça, je souhaite à toutes les personnes sur cette planète qui le peuvent, parce qu'évidemment tout le monde n'a pas la chance sur cette planète de pouvoir se poser ce genre de questions, parce que pour certaines personnes la vie c'est la survie. Moi je parle personnellement en tant que française, j'ai la chance de vivre une vie qui me permet de me poser ces questions-là. Et pour ça je suis extrêmement reconnaissante de la vie que j'ai actuellement. Mais voilà, tout ça pour dire que j'avais besoin de vous parler, de vous dire que c'était le début de quelque chose et qu'actuellement, je suis en plein flou, en pleine remise en question, au tout tout début d'un processus de transformation d'une vie entière. Et j'ai envie de vous amener avec moi sur ce parcours qui, je pense, ne va pas être de tout repos. va être difficile, il l'est déjà en fait, puisque chaque jour est une montagne russe émotionnelle. Il y a des jours où on se sent pousser des ailes, où on se dit qu'on a raison de se faire confiance, que c'est génial, qu'on a une illumination sur la vie qu'on veut avoir, sur les rêves, mais enfin je peux croire en mes rêves ! Et puis le lendemain, tout se crache, on doute, on se dit qu'on fait la plus grosse connerie de notre vie. qu'on ne va pas réussir, qu'on va finir sur la paille, que notre conjoint va nous quitter parce qu'on est tellement instable, et on se pose tellement de questions, et on est tellement horrible, et on pleure, et qu'en fait, il va falloir arrêter les conneries, au bout d'un moment, on est adulte, il faut un peu se responsabiliser. Bref, voilà tout ce qui me passe par la tête. J'ai l'impression d'être une meuf bipolaire, très clairement, entre des moments d'euphorie et des moments de détresse intense. Mais je pense que c'est juste le processus et qu'il faut faire confiance en tout ça. Il faut faire confiance en la vie. Et la vie va finalement un peu nous donner au fur et à mesure ce qu'elle veut nous donner, ce qui est fait pour nous et un peu ce qui nous correspond au fond. Parce qu'on est avec une personnalité. J'y pensais la dernière fois, j'étais au bord d'une piscine avec mon mec. Et il y avait deux petites filles qui étaient là, et les deux petites filles avaient deux ans, toutes les deux. Et on commence à parler avec les parents, etc. Et en fait, les deux petites filles de deux ans avaient déjà un caractère mais tellement, tellement différent. C'est-à-dire qu'il y en a une, c'était la petite pile, le petit feu follé, qui souriait, qui sautait de partout, qui venait nous voir, qui nous faisait des grands sourires, mais d'une sociabilité incroyable et d'un dynamisme incroyable. Et il y avait l'autre à côté, toute mignonne, qui était là, qui avait ses petits jeux, qui faisait ses trucs, qui n'allait pas trop parler à l'autre copine, même si l'autre, elle y allait pour aller jouer et pour machin. Ça se sentait. Et juste déjà, le caractère différent de ces enfants, presque bébés, parce qu'à deux ans, on est presque encore un bébé. Et on ressent en nous, on est tous différents, on a tous des talents, on a tous des caractères. et des choses qui nous amènent dans la vie, qui sont différentes. Et je ne pense pas que ça vienne de notre éducation, parce qu'on voit dans les fratries des différences telles, dans les caractères des gens, alors qu'ils ont quasiment eu la même éducation, que vraiment, on sent que ça vient de l'intérieur. Il y a quelque chose en nous qui fait que nous sommes chacun des êtres individuels et spéciaux. Et le fait d'aller chercher en soi, Ce qui fait de nous qu'on est spécial et ce qui fait qu'on sera aligné dans notre tête et dans nos actions, dans ce qu'on va faire dans notre vie qui correspondront à nos valeurs profondes, je trouve ça juste incroyable. Et ça me passionne, ça me passionne vraiment de comprendre le fonctionnement du cerveau humain, pourquoi on est si différent et d'aller creuser les caractères des autres et ce qui anime les autres, vraiment ça me passionne. Donc j'ai très envie dans ce podcast à venir d'interviewer des gens, de comprendre leur choix, leur vie, comment ils ont transformé des carrières, comment ils vivent aujourd'hui l'entrepreneuriat parce que... Je pense que dans chaque récit d'un entrepreneur, il y a 10, 15, 20 vies différentes. Il y a des changements de vie, il y a des doutes, des transformations, du développement personnel. Et tout ça, j'ai vraiment très envie d'aller découvrir comment les gens vivent tout ça, parce que ça me paraît extrêmement, extrêmement intéressant. Donc voilà, un petit peu les bases de ce que sera ce podcast. Tout est encore très flou, mais... je pense que ça va se dessiner au fur et à mesure et on va peut-être trouver un pot commun à tout ce que je suis en train de raconter et j'espère que vous aurez très envie de suivre avec moi cette évolution et peut-être que vous trouvez ça complètement inintéressant et que ça ne parle pas mais en tout cas, moi j'ai adoré parler aujourd'hui la meuf parle toute seule pour des gens qui n'ont pas envie de l'écouter certainement mais non j'avais vraiment ce grand besoin et je pense que je vais avoir ce grand besoin de m'exprimer très souvent et j'espère que ça deviendra en tout cas de plus en plus intéressant là c'était un petit peu les bases de ma vie de comment j'en arrive aujourd'hui à vous parler et vu que tout le reste est extrêmement flou c'est un petit peu difficile de donner la suite mais En fait, ça va être un travail que je vais faire un peu en direct avec vous. Et je pense que ça change un petit peu aussi de tout ce qu'on peut trouver aujourd'hui de très réussite entrepreneuriale. En fait, je trouve que les gens nous parlent quand ils ont réussi. Et c'est très bien parce que du coup, ça inspire. Mais qu'en est-il de tous ces gens qui, avant de réussir, ont eu tout un chemin ? tout un parcours qui n'a pas été facile, ça j'en suis persuadée, qu'aucune personne qui n'a réussi dans l'entrepreneuriat ou dans quoi que ce soit ne se dit que ce qu'ils ont fait c'était facile. Mais j'aurais bien aimé écouter des gens qui me parlent de leur chemin, de leurs doutes et de comment ils en sont arrivés un jour à vraiment trouver leur voie et à réussir intérieurement, parce que la réussite est de toute façon très subjective suivant les gens. Mais peut-être qu'un jour sur ce podcast, je vous dirai, je crois que là, je suis arrivée à une réussite personnelle, un vrai alignement et je crois que je suis au bon endroit. Et ce jour-là, je serai vraiment très très contente du chemin parcouru. Voilà. En tout cas, je vous dis à très bientôt. Merci de m'avoir écoutée si vous m'avez écoutée jusqu'ici. Et à très vite. Prenez soin de vous. Ciao.