- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être en compagnie de M. Jubus. Bonjour Hervé Jubus.
- Speaker #1
Bonjour Célie, ça va Célie ?
- Speaker #0
Oui, ça va. Alors, pour ceux qui ne savent pas, Hervé Jubus, c'est aussi mon papa.
- Speaker #1
Et Célie, c'est ma fille.
- Speaker #0
Merci de le préciser, Bob. Donc aujourd'hui, on se retrouve pour un thème où on va parler quasiment que de marketing. Le thème d'aujourd'hui, ça va être du terrain au digital, 30 ans d'évolution. et les mêmes règles pour réussir. Parce que du coup, mon papa, on va te laisser te présenter et nous dire ce que tu fais.
- Speaker #1
Donc, Hervé, j'ai 56 ans, je suis directeur marketing dans un groupe de distribution automobile en Nouvelle-Calédonie, le groupe Jandot.
- Speaker #0
D'accord. Tu as toujours été dans le milieu automobile, tu as toujours été dans le marketing. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu comment a débuté ta carrière ?
- Speaker #1
C'est un profil de carrière un peu atypique, puisque au départ, sans savoir réellement vers quoi je pouvais me destiner, j'ai commencé par devenir apprenti footballeur professionnel. Et puis au gré des évolutions sportives et des clubs que j'ai pu fréquenter, j'ai d'abord commencé... par la comptabilité et puis après j'ai eu l'opportunité d'aller dans un club où on m'a proposé de rentrer dans une concession automobile, de rentrer dans un poste qui était responsable laboratoire commercial. J'avais aucune idée de ce que ça pouvait être, si ce n'est que la finalité c'était déjà une motion d'amour qui était encore... peu utilisés qui était le marketing, mais qui en fait correspondait déjà à la gestion d'une base de données client et l'organisation du travail des équipes commerciales par rapport à cette exploitation du fichier client.
- Speaker #0
D'accord, du coup quelles étaient tes premières tâches ? C'est quoi ? Laboratoire ?
- Speaker #1
Laboratoire commercial.
- Speaker #0
Laboratoire commercial. Du coup quelles étaient un petit peu tes tâches que tu avais à ce quotidien ?
- Speaker #1
c'était... Donc, de gérer la base de données client, de gérer le contenu de la base en qualifiant les clients et sur le retour des équipes commerciales, de préparer les prochains contacts avec le client. Donc, si on devait résumer, c'était déjà collecter de l'information pour pouvoir exploiter cette information. et être le plus efficace possible dans l'organisation du travail des vendeurs.
- Speaker #0
D'accord. Et ça, du coup, pour resituer un petit peu, c'était en quelle année à peu près ?
- Speaker #1
En 91.
- Speaker #0
Ah oui. Et petit moment.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce qui a fait qu'après, tu es vraiment arrivé dans un poste marketing ?
- Speaker #1
Je pense que c'est l'évolution du métier, l'évolution des outils. Puisque les années 90, c'est l'apparition des bases de données informatisées. Donc on est passé du fichier papier, de la collecte d'informations papier, à une retranscription dans des bases de données informatisées pour une meilleure exploitation de la donnée. Donc c'est le début de la programmation, de l'organisation du travail et le début du géomarketing.
- Speaker #0
D'accord. Et comment tu t'es adapté à ces nouveaux outils en te formant ? Tu as appris beaucoup sur le terrain ?
- Speaker #1
Comme je l'ai dit, le côté atypique de ma formation, qui est une formation comptable à la base, ne me prédisait pas à m'orienter vers ce métier. Comment on s'adapte ? C'est effectivement déjà beaucoup d'investissement personnel. Profiling. Puis ensuite, de la formation professionnelle continue. pour arriver à pouvoir arriver là où on en est aujourd'hui.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que tu peux nous parler d'un ou plusieurs projets qui t'ont marqué dans le marketing dans ta carrière, que ce soit en métropole ou ici, qui t'ont peut-être le plus impacté ?
- Speaker #1
Les grandes évolutions, c'est l'utilisation et l'exploitation des systèmes d'information. Donc ça, c'est le premier pas vers... une optimisation de la ressource. Après les grandes évolutions, c'est bien évidemment le passage au web. Ça, c'est la deuxième grande avancée. Toujours en termes de technologie, l'arrivée des SMS, MMS, tout ce qui était les prémices de la digitalisation.
- Speaker #0
C'est vrai que toi, quand tu as commencé en 91, ce n'est pas encore démocratisé, les téléphones portables.
- Speaker #1
Les téléphones portables, ils n'existent pas. Donc, le téléphone portatif existe. les premiers téléphones SACEM qui faisaient 15, 20 kilos. Comment ça s'appelle ?
- Speaker #0
Attends, c'était des petits ordinateurs où on pouvait faire des commandes avant ?
- Speaker #1
Ah, le Minitel.
- Speaker #0
Minitel,
- Speaker #1
voilà. Effectivement, c'est la fin du Minitel, puisque déjà le Minitel, avec l'arrivée d'Internet, condamne l'utilisation du Minitel, qui était très onéreux, Au-delà d'être fastidieux et d'être onéreux, c'est effectivement le web. Donc après les grandes évolutions, c'est la digitalisation à la fois de l'information, la digitalisation du commerce, et puis après, dans un temps plus long, l'avènement des réseaux sociaux qui sont venus aussi modifier ou compléter. un ensemble d'outils qui était déjà à disposition, parce qu'avec le web, on était déjà en capacité, notamment en termes de diffusion de l'information, avec les premiers sites web marchands, et ça en est plus déjà dans les années 98-2000, dans le secteur automobile, où les sites marchands se développent. On arrive déjà à aller beaucoup plus loin que sa zone primaire de commerce. On commence à conquérir des marchés qu'on n'aurait pas imaginé pouvoir conquérir à des dizaines, centaines de kilomètres autour de son point de vente. Donc ça, c'est aussi une grande avancée. Et puis après, il y a la phase de ce qu'on appelle les réseaux sociaux qui complètent finalement un arsenal qui existait déjà et qui fait qu'aujourd'hui, on est sur du multicanal. avec une relation client qui a beaucoup évolué. On part d'une gestion de base de données où là on a une connaissance du prospect et du client, alors qu'aujourd'hui on est dans une phase où la connaissance client attend peut-être à se perdre si on ne se donne pas les moyens d'avoir des bases de données client qualifiées, et vers une impersonnalisation en fait de la relation. Là on ne parle pas de relation client, on va parler de... en relation de prospect ou de suspect, avec qui on communique de façon virtuelle sans quelquefois savoir avec qui on peut être en relation.
- Speaker #0
Complètement. Là, c'est bien que tu parles des réseaux sociaux parce que c'est un peu le thème du podcast. Je sais que souvent, on a abordé ce sujet-là. C'est que depuis les réseaux sociaux, beaucoup d'entreprises maintenant vont se concentrer uniquement sur les réseaux sociaux. Mais on sait très bien qu'il n'y a pas que les réseaux sociaux en termes de marketing. Quel est ton point de vue, toi, par rapport à ça ?
- Speaker #1
Je pense qu'aujourd'hui, le terme, il est galvaudé. Puisqu'aujourd'hui, en termes de marketing, on voit bien qu'il est de plus en plus difficile de constituer des bases de données qualifiées. C'est-à-dire qu'on a des followers, on a des abonnés. sans réellement avoir d'interaction réelle avec le potentiel de clients. Néanmoins, le réseau social est devenu un média, au même titre que les autres médias plus traditionnels que peuvent être la télévision, la radio, l'affichage et autres, les magazines. La grande différence, c'est qu'on peut avoir une interaction instantanée sans que les personnes aient besoin de se déplacer au showroom social. Une extension quelque part d'un site internet en fonction du secteur d'activité dans lequel on travaille. La nature et le contenu du site internet est un très bon, mais un complément nécessaire aux médias réseaux sociaux qu'on va utiliser. Puisque maintenant, le temps où on cherchait à développer des communautés est presque révolu, puisqu'on cherche maintenant à avoir un maximum de contacts. Et on va utiliser le réseau social pour diffuser le plus largement possible à des gens qu'on ne connaissait pas, dans un temps beaucoup plus rapide, mais probablement beaucoup moins qualifié, que ce que l'on faisait par le passé quand on faisait un marketing direct ou qu'on faisait un mailing extrait d'une base de données client qualifiée, avec une meilleure connaissance de son client, voire du prospect. Je pense qu'il est important aussi de préciser que la... La réglementation RGPD a aussi beaucoup modifié cette approche. Le fait d'obtenir le consentement d'un client pour pouvoir communiquer avec lui, ou le consentement d'un prospect pour pouvoir communiquer avec lui, limite aujourd'hui l'interaction via des canaux plus classiques, on va dire, que permet le digital ou le réseau social. j'aurais tendance à dire que Le terme réseau social ou réseau sociaux est presque galvaudé et qu'on est maintenant dans l'ère du média plus que de la communauté.
- Speaker #0
Après, je pense que ça dépend de la stratégie que tu emploies sur tes réseaux. Parce qu'il y en a là qui constituent... Grâce aux réseaux sociaux qui préfèrent constituer une communauté pour pouvoir après vendre facilement leurs produits, mais qui puissent partir en fait dans un panel de produits différents. Vous, c'est parce que peut-être c'est cibler automobile avec des voitures où vous avez un produit fixe. Mais tu vois, par exemple, si tu prends l'exemple de Kay, la stratégie de communication, c'est développer la communauté autour de l'entrepreneuriat. Mais après, si on a une formation sur LinkedIn, elle puisse être vendue. Une formation sur Facebook, elle peut être vendue. Enfin, on peut vendre un panel de produits qui peut être différent de ce que l'on peut proposer initialement. Et c'est ça l'avantage d'avoir une communauté aussi.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord avec le fait que le réseau social, ou en tout cas le média réseau social, et c'est pour ça qu'il faut bien distinguer la notion de réseau social et la notion de média. On voit bien dans le secteur automobile qu'en fonction de la nature des marques, en fonction de la communauté qui s'est créée autour de la marque, l'outil, le média va être beaucoup mieux qualifié et beaucoup plus efficace. Et notamment en termes d'interaction, en termes de commentaires, les choses seront beaucoup plus intéressantes. d'un point de vue strictement qualité de la relation. À partir du moment où on est dans une stratégie prix-produit, et c'est à ce moment-là que le réseau social devient un média à 100%, c'est qu'on ne cherche pas à créer du lien.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que vous, c'était la suite un petit peu du podcast, c'était là où je voulais un petit peu emmener les choses, parce qu'il y a deux choses. Déjà, je voulais savoir... quelle est, du coup, quelle est, vous, votre stratégie en tant que marque automobile. Et justement, depuis les émeutes, vous, vous avez adopté un peu une nouvelle stratégie sur les réseaux sociaux. Là où avant, on était concentré à construire une communauté en mettant un petit peu la vie de la concession ou des parcs d'occasion, maintenant, vous êtes plus concentré sur prix-produit.
- Speaker #1
Il y a l'idéal. Chacun cherche son idéal. C'est-à-dire que ce qui garantit aussi la pérennité d'une activité commerciale, c'est la fidélisation client. Donc là, c'est la communauté. Donc on cherche, toutes les marques cherchent à fidéliser leurs clients, que ce soit par de nouveaux produits, de nouveaux services. et il est évident que quand on communique auprès de sa communauté qualifiée et concernée, sa proposition de service, c'est beaucoup plus efficace. Les émeutes, elles ont la réorganisation des entreprises, fait qu'on a peut-être un peu moins de temps pour travailler le contenu de la relation client, aux bénéfices, ou peut-être on pourrait dire autrement, vers une communication qui est orientée prix-produit, parce que le temps nécessaire à installer de la valeur de marque est beaucoup plus long que de faire une publicité pour dire que je fais une remise ou que je fais une information comme quoi j'ai un nouveau modèle qui est arrivé ou j'ai du stock, là où peut-être nos concurrents n'en ont pas. Donc on va utiliser le média, qui est un média maintenant... presque saturé aussi, puisque tout le monde utilise ce média.
- Speaker #0
Surtout que là, on sort de période de fête où il a été sursaturé.
- Speaker #1
L'impression, c'est que ça va vite, que ce n'est pas cher. Maintenant, je crois qu'avec une meilleure utilisation des réseaux sociaux et des outils mis à disposition par Meta, on arrive finalement à revenir à ce qui était... aussi certains fondamentaux du métier du vendeur, c'est la prospection. C'est-à-dire que la collecte d'informations via maintenant les réseaux, que ce soit sur Facebook, que ce soit en publicité sur Google Ads, est nécessaire pour pouvoir exploiter cette ressource d'informations, cette ressource de contacts, pour aller prospecter. On le voit entre des équipes commerciales qui savent optimiser les contacts qui leur sont mis à disposition, que ce soit dans le domaine de la vente, de la pré-vente ou de la pièce détachée. On voit bien que les résultats sont beaucoup plus probants. On revient à la base du métier de commercial qui est, je ne suis pas dans une situation d'attente.
- Speaker #0
Oui, d'être au showroom, d'attendre que puis on rentre.
- Speaker #1
Ce qu'on appelle le commerce de destination. On voit bien qu'on évolue vers un commerce où il faut aller chercher les gens et que ce soit soit par un site web. de qualité ou des réseaux avec un contenu adapté et une approche adaptée, on arrive à combiner la réception des clients et la prospection des clients.
- Speaker #0
Je sais, hier, j'écoutais un podcast de Caroline Mignot. C'est un monsieur, il vend des crimes en France. Il a son site internet de développé, etc. Et en fait, il a placé un agent IA. sur ses réseaux sociaux, sur son site internet, etc. pour répondre à ses clients directement. Et en fait, il a fait 100 000 euros, je crois, de plus de chiffre d'affaires sur la période de canicule parce qu'il faisait des ventes entre 23h et 4h du matin. Parce que du coup, les gens, ils lui posaient des questions, quel type de climat par rapport à telle pièce, etc. Et du coup, il validait des paniers à 2500 euros.
- Speaker #1
On est, c'est le vendeur invisible. C'est-à-dire que l'intelligence artificielle qui est encore aux prémices à notre niveau, tout le monde a bien compris qu'il était nécessaire, et on parlait des émeutes et des conséquences des émeutes, et la réorganisation et l'adaptation des entreprises. On voit bien qu'il y a des tâches qui ont une valeur a priori. moins importantes, mais que ces tâches-là deviennent essentielles dans le recrutement, dans la capacité à conserver un client dans un fil de discussion. Et on observe que l'IA, notamment, mais il y a d'autres solutions. Il y a des solutions de délestage d'un standard téléphonique. On n'est pas obligé d'avoir de l'IA partout. Et je pense qu'on a intérêt à conserver de l'IA.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Parce que lui, justement, dans ce podcast-là, il parlait qu'ils ont mis en place des chatbots téléphoniques qui répondent au téléphone. Je pense que ça, c'est la limite à ne pas franchir.
- Speaker #1
Le chatbot, il est utile jusqu'à un certain niveau. Ça dépend de ce que l'on souhaite. Si c'est prendre un rendez-vous, il n'y a pas besoin. Si c'est pour prendre un rendez-vous non qualifié... une intelligence artificielle se suffit et même est nécessaire pour optimiser le travail à valeur ajoutée. C'est super,
- Speaker #0
mais bon, quand tu appelles pour prendre un rendez-vous, quand tu fais une démarche d'acheter quelque chose, surtout si c'est une voiture ou que c'est quelque chose un peu d'onéreux, t'aimes bien quand même avoir quelqu'un en face de toi.
- Speaker #1
C'est pour ça que je précise que Merci. C'est des appels, la gestion d'appels téléphoniques ou la gestion de contacts sur Internet. Prenons l'exemple d'un site Internet qui propose des produits. Les prix sont sur le site Internet et la personne envoie un message pour demander quel est le prix de la voiture.
- Speaker #0
C'est en plus important.
- Speaker #1
Ça rôde tous les jours. La publicité, c'est l'essence même de la publicité, et les gens redemandent le prix. Si c'est que cette information, la valeur ajoutée, elle n'est pas nulle. La valeur ajoutée, elle est intéressante quand la personne va engager une avancée dans la démarche monofable.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #1
Mais sinon, dans l'absolu, si c'est pour donner des horaires d'ouverture...
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #1
Une intelligence artificielle va suffire. Par contre, si c'est pour donner les heures d'ouverture et engager une démarche commerciale pour éventuellement proposer un rendez-vous, pour faire la première étape de la découverte client, bien évident que peut-être l'humain sera mieux dans certaines circonstances. Mais une fois de plus, il y a des choses qui, maintenant, peuvent être automatisées et qui... peuvent permettre de gagner du temps et de se consacrer à d'autres tâches et notamment à accorder beaucoup plus d'attention à la compréhension du besoin et aller plus vite après dans les prochaines étapes de la vente.
- Speaker #0
Mais là, tu ne trouves pas que justement, on revient quand même à de plus en plus de marketing de terrain après avoir fait ce gros boom digital ? Là, j'ai quand même l'impression que le marketing de terrain où on va aller chercher les clients, leur... proposer les produits ou leur faire vivre une expérience client à deux fois plus de valeur et un taux de concrétisation plus intéressant qu'une grande communauté sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Le qualitatif se prévoit toujours sur le quantitatif. Nous, on a des pages Facebook, on a de très grandes communautés et finalement, les publications en dizaines de milliers d'abonnés ou de followers et les interactions sur les publications, elles sont de l'ordre de 2-3 par publication. Donc, il est bien évident que cette communauté soit... On n'arrive pas à communiquer de façon pertinente avec cette communauté. C'est-à-dire qu'on ne répond pas à l'attente des gens qui ont accepté de nous suivre. Après, il faut peut-être revenir un petit peu en arrière et se dire comment j'ai acquis ma communauté.
- Speaker #0
Ça, on en a déjà souvent longuement parlé, mais c'est vrai que c'est les jeux souvent qui font défaut.
- Speaker #1
La quantité ne fait pas la qualité. Maintenant, comme je l'exprimais, effectivement... Ce qu'on va rechercher maintenant, c'est du contact qualifié pour pouvoir engager une relation. Il y a la place pour la digitalisation, pour les réseaux sociaux, pour le marketing de terrain. Il est évident qu'en fonction de la nature des produits que l'on propose, quand c'est un produit, si c'est de l'alimentaire... Je peux imaginer toutes les campagnes que j'aurais envie, qui me paraîtraient les plus extraordinaires, mais la finalité c'est pour aimer un produit, il faut le tester. Donc là effectivement, à un moment il y a forcément une interaction avec le produit, donc c'est comment je crée l'interaction avec le produit, est-ce que c'est en allant à la rencontre des gens, est-ce que c'est en étant suffisamment convaincant pour qu'ils viennent découvrir le produit sur site. L'un ne va pas sans l'autre. Ce qui est essentiel, c'est que quelle que soit l'action et la façon dont on la mène, c'est qu'on crée de la valeur. La valeur pour le produit, la valeur pour la marque ou la valeur pour l'offre. Quelquefois, les gens sont indécis ou n'ont pas forcément de conviction sur un produit. L'offre va être déterminante, particulièrement dans un contexte économique moins favorable.
- Speaker #0
Justement, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de la stratégie que tu as mis en place, tout de suite après les émeutes, quand tout a repris en termes de communication, puis après l'évolution de la stratégie jusqu'à aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je dirais que fondamentalement, on n'a pas beaucoup fait évoluer les choses. des émeutes. C'est un... on parle des meutes, on parle d'événements, il faut se resituer quel était le contexte, le contexte économique, le contexte commercial et dans lequel est l'environnement concurrentiel. Donc je pense qu'on n'a pas fondamentalement révolutionné les choses, on a essayé de les rationaliser. Donc en rationalisant les choses... on s'est assez rapidement rendu compte. Déjà, il y a la rationalisation des moyens. C'est-à-dire que quand on a un budget communication qui est divisé par deux pour s'adapter au contexte, il est bien évident qu'il faut s'adapter et que dans un premier temps, et je parle bien d'un premier temps, c'est ce qui évolue finalement avec le temps qui passe. la tentation, c'est d'aller vers des médias qui semblent peu onéreux. Ce qu'il faut distinguer, c'est le coût de la diffusion et le coût de la création. C'est-à-dire qu'on se rend compte avec le temps que pour faire de la qualité sur les réseaux sociaux ou dans le digital, que ce soit Google Ads ou que ce soit d'autres médias, ou d'acheter des espaces sur des sites à forte diffusion ou notoriété, c'est un coût. Ça, ça a un coût. Mais si, en plus, l'outil ou la qualité de ce qui est produit n'est pas reconnu par les personnes qui consultent ce genre de site, il est évident qu'à ce moment-là, c'est de l'argent dépensé pour rien. Donc, dans les choses importantes, c'était aussi d'améliorer la qualité des contenus. avoir une meilleure planification des choses. Une cohérence entre les objectifs de communication, entre la valeur de marque, le développement du commerce, la création de la base de données, la collecte d'informations en vue de l'alimentation et de la qualification de la base de données. Donc c'est des petites choses qui viennent de façon presque naturelle, c'est-à-dire qu'on a moins de moyens donc il faut se concentrer. sur ce qui est efficace et avant tout c'est trouver l'efficacité et être un petit peu mieux dans l'anticipation parce que quand on a beaucoup de moyens finalement on est assez à l'aise les choses que l'on fait plus ou moins bien finalement la quantité finit même si c'est pas toujours de qualité mais avec une quantité importante on se dit bon finalement donc aussi beaucoup plus d'attention sur les résultats
- Speaker #0
C'est ce que j'allais demander justement.
- Speaker #1
C'est-à-dire que la réalité des statistiques, maintenant, ou l'analyse des statistiques, est essentielle. C'est-à-dire qu'on ne peut plus engager des ressources financières comme on en engageait avant. Par contre, si on engage mieux, on a des résultats qui sont beaucoup plus intéressants. Probant que ce qu'on a pu faire par le passé, ce à quoi on apporte plus d'attention, c'est à des choses qui pourraient paraître normales. Bien évidemment, elles ne le sont pas. C'est la différence entre ceux qui sont proactifs et ceux qui sont passifs. Là, justement, on est maintenant, je dirais, que la maîtrise de ces outils ou de ces médias, on l'avait déjà avant les événements. Maintenant, c'est... beaucoup plus une adaptation au contexte. Et ce qui va changer principalement, c'est qu'on est vraiment beaucoup plus vers du promotionnel. Alors qu'on aimerait aussi créer beaucoup plus de contenu, et je l'ai déjà dit une ou deux fois dans l'échange, c'est comment on crée de la valeur de marque.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous donner une définition de la valeur de marque ? pour les personnes qui commencent dans le marketing ?
- Speaker #1
La valeur de marque, c'est peut-être de façon simple ce qui fait qu'un consommateur spontanément va reconnaître une marque avec une perception positive ou négative parce que la valeur de marque, ça dépend de ce qu'on considère être la valeur de marque, si elle est bonne ou si elle n'est pas bonne. Je dirais de façon simple, c'est l'acceptation. Par le passé, on parlait du marketing d'adhésion. C'est comment, au travers de ce que je montre, les gens se reconnaissent et reconnaissent une marque ou un produit proche de leur valeur, proche de... Leurs attentes, qu'elles soient dans l'utilisation courante, que ce soit dans la technologie, c'est l'acceptation du prix. C'est-à-dire que pourquoi j'accepte un prix plutôt que d'aller vers la consommation basique prix-produit. C'est difficile à exprimer. à exprimer simplement « c'est pourquoi j'ai envie d'acheter cette marque, pourquoi je m'identifie à elle » .
- Speaker #0
parce que dans tous ces aspects finalement je lui donne une appréciation très positive et que je suis prêt à consommer et que je suis prêt à accepter le prix et là tu sais pour revenir à ce que tu disais juste avant c'est
- Speaker #1
vrai que j'apprends beaucoup de choses avec toi aussi et moi depuis que... Vous avez changé votre façon de penser sur la communication du groupe. C'est vrai que j'ai appris et je l'ai mis en application pour certains clients et ça fonctionne très très bien. Tu sais, à recentrer ton message aussi. C'est tout bête, mais... Donc là, les gens, aujourd'hui, ils ont besoin de savoir quel est le prix de cette voiture, quelle serait la facilité de paiement, s'il y a l'assurance incluse. Enfin, ça répond à un besoin du client. mais un besoin qui est clair, qui est au quotidien. Et tu vois, je trouvais que ces derniers temps, on s'éparpillait beaucoup trop dans la com. On faisait de la com parce que ça... Enfin, on faisait certaines choses parce que ça fonctionnait, mais on en oubliait le message central, en fait.
- Speaker #0
C'est sûr qu'à certains moments, il est évident qu'il est plus... Il est utile et nécessaire, déjà, de faire savoir et exprimer ce que l'on fait. Quand on est, je reviens sur la fameuse stratégie prix-produit, on oublie la notion de service. Alors, chaque secteur est différent. Dans une période où les gens sont attentifs au côté économique des choses, et là, on en revient à la valeur de la marque, à la valeur du service, en présentant mieux. en expliquant mieux, en prouvant mieux ce que l'on fait, il est évident que les gens ont plutôt tendance à aller vers des entreprises ou des magasins envers qui ils ont confiance. Ce temps est nécessaire. On a souvent tendance dans les entreprises à parler d'évidence. Oui, mais c'est évident, ils le savent.
- Speaker #1
Oui, mais pas pour tout le monde.
- Speaker #0
Le meilleur exemple, c'est la localisation.
- Speaker #1
Après, quand tu vois qu'il y a des gens qui demandent où se situe le parking Birakeim ? Ou où se situe Renault, quand même ?
- Speaker #0
Ça, c'est justement une mauvaise interprétation des choses. Est-ce que le vilain de Koumak,
- Speaker #1
par exemple... Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
C'est évident pour quelqu'un qui habite Koumak et qui vient à Nouméa et qui ne va jamais dans la zone des concessionnaires automobiles, parce que sa voiture, il ne l'a pas achetée sur Nouméa, il l'a achetée à Koumak et qu'il n'a aucune raison d'aller chez un concessionnaire automobile à Nouméa. Quel est l'intérêt pour lui de savoir où se trouve une concession par rapport à une autre ? Oui,
- Speaker #1
c'est vrai, tu as raison.
- Speaker #0
Aucune raison. de chercher à savoir où est la concession. Et je pense que c'est justement une pose bonne idée. Et là, tout à l'heure, je parlais qu'il était parfois utile de rappeler les évidences, que ce soit le lieu, que ce soit le service, que ce soit la pluralité des services, qu'il est important. de compléter sa communication par aussi ce type d'information. Je ne veux pas dire que tous les jours, mais toutes les semaines, on a des gens qui nous demandent « et vous êtes où ? » . On en revient à ce côté instantané de la communication digitale, la communication éphémère. Si je donne... La livraison d'un véhicule, un fascicule qui explique mes services, qui explique les horaires, qui explique le réseau, où est-ce que le client peut se rendre dans le réseau sur l'ensemble de la Calédonie. Il a quelque chose de matériel. Est-ce que c'est encore utilisé ? Est-ce que ce n'est pas utilisé ? On peut toujours se poser la question. Ce n'est pas parce que j'aurais fait une publication Facebook qui sera passée deux fois sur sa page dans son fil d'actualité parmi la dizaine des publications Facebook qui va se souvenir où était située la concession, où qu'elle était les services proposés.
- Speaker #1
Et puis même, où est-ce que vos autres centres sont situés, surtout la Nouvelle-Calédonie ?
- Speaker #0
Je pense qu'il ne faut pas opposer les outils. Le meilleur ambassadeur d'une entreprise reste quand même... L'humain, qui sert à promouvoir l'ensemble des services et des produits de l'entreprise et qu'on est accompagné par un ensemble de moyens de communication, avec des campagnes de communication qui ont différentes natures. Des fois, on va chercher à faire du recrutement client, on va chercher à fidéliser nos clients, à remercier nos clients. Et c'est l'ensemble de ces stratégies de communication, ou en tout cas c'est la complémentarité des axes de cette stratégie de communication qui va faire en sorte et qui va nous permettre de développer notre activité. Donc si on revient sur le sujet de départ qui est la transition entre le terrain et le digital... Je pense qu'on a un environnement de la Nouvelle-Calédonie qui est différent de beaucoup de territoires. Déjà, il y a une singularité en Calédonie, c'est que nous sommes une île.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On est 250 000.
- Speaker #0
Et 265 000.
- Speaker #1
Oui, 265 000.
- Speaker #0
Que dans la distribution automobile, parce qu'il ne faudrait pas résumer... Le commerce à la distribution automobile, c'est un secteur bien particulier, mais si on devait juste rester sur la distribution automobile, la particularité c'est que nous travaillons sur un territoire fermé, avec un potentiel de développement extérieur qui est nul, ou quasi nul. Ce qui fait que tous les efforts de communication qu'on pourrait faire avec des déliqués de s'internationaliser, ce serait du non-sens. Donc on est en nécessité d'avoir une communication de proximité. Et les réseaux sociaux et le digital ne sont pas les seuls moyens de rencontrer les gens. Et on voit bien qu'il y a un attachement à la relation humaine. Et c'est comment je... Je facilite ma relation avec mes clients, mes prospects, comment je recrute, comment je présente ce que je fais et comment je nourris cette relation dans le temps. Il y a une chose essentielle, c'est la capacité à faire que chaque moment où je suis en relation avec un individu, il y ait une expression, c'est comment je fais avancer ma vente. Mais comment je fais avancer ma vente ? C'est finalement simplement que déjà, je n'ai pas encore vendu. Mais c'est ma finalité, mon objectif, c'est de vendre. Et c'est comment, à chaque moment où j'ai la possibilité d'être en interaction avec un prospect, c'est comment je le passe de prospect à suspect et comment, de suspect, je le passe à client. Et c'est ces éléments-là qui pourraient nous faire dire qu'à un moment... Comment on revient du digital vers la relation terrain ? C'est qu'à un moment, on n'a pas encore, en tout cas en Nouvelle-Calédonie, dans le secteur automobile, parce que j'insiste bien, que le secteur automobile est un secteur particulier. Et l'achat d'une voiture est encore un département particulier de la vie d'une concession. Quelqu'un qui veut un rendez-vous pour l'atelier, il y aura celui qui aura besoin de prendre... Juste un rendez-vous pour une vidange où la digitalisation est indispensable pour faire gagner du temps aussi bien aux clients qu'aux organisations internes, que celui qui aura besoin d'exprimer son besoin et pour lequel il faudra trouver une solution, soit via l'intelligence artificielle, si c'est ce qu'on souhaite mettre en place, ou soit une solution humaine. qui lui répondra au téléphone le temps qu'il apporte sa voiture et qu'il rencontre une personne en réception. Pour gagner du temps, on a travaillé sur des solutions qui se font à l'international, où le client qui vient pour un rendez-vous à l'atelier le matin, il dépose sa clé dans une boîte et puis il récupère sa voiture le soir dans la même boîte avec sa facture. Et puis, un prélèvement sur son compte où il n'y a plus d'interaction humaine. Voilà.
- Speaker #1
Mais là, tu vois, pour revenir à la communication dans les îles, je pense que peut-être que c'est approprié dans des grandes agglomérations, mais dans des petites îles comme la nôtre, je pense qu'il faut quand même garder ce côté humain. Les gens aiment trop le contact.
- Speaker #0
Le digital n'exclut pas la relation humaine. Non,
- Speaker #1
mais je parle de déposer la clé dans la boîte. Ah oui,
- Speaker #0
sur ce genre de choses. Je pense qu'il faut s'adapter tout simplement. C'est qu'il y a peut-être un pourcentage de clients qui est minime, qui est en attente de ce type de service. Le tout est de savoir, est-ce que l'investissement financier que je vais faire, c'est pour quel gain ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est de mettre des choses en place qui sont adaptées. On parlait de besoin de clients, on va parler aussi d'attente client ou d'attente prospect, tout simplement.
- Speaker #1
Tu vas aller répondre à une niche de clients en communiquant pour cette niche-là et ça va attirer ces clients qui sont intéressés par ça.
- Speaker #0
Ça peut. Hier, j'ai discuté avec une personne, on parlait de services de conciergerie. Est-ce que c'est utile de mettre en place un service de conciergerie dans les ateliers des concessions automobiles ? Bien sûr que sur le papier, c'est quelque chose qui... Je viens chercher la voiture chez le client, je ramène la voiture chez lui. On peut imaginer que c'est des choses qui sont finalement l'idéal.
- Speaker #1
J'ai un client qui a mis ça en place pour son garage et ça a bien fonctionné. Il venait récupérer la voiture au travail le matin, il la ramenait avant que la clientèle finisse, tranquille.
- Speaker #0
Oui, après c'est une question de moyens, c'est une question de moyens, de quantité, de retour sur investissement. Bien évidemment, c'est pour ça que j'illustrais notre discussion par cet exemple-là. Plus on augmente la qualité de service, le client, on peut considérer qu'il soit satisfait. Après, il faut qu'il y ait l'acceptation du prix. Et là, on revient sous une autre forme à la création de valeur. Finalement, là, on a créé la valeur du service. Et le client, il est prêt à accepter d'avoir un surcoût sur sa prestation parce qu'à ce moment-là, on a répondu à son besoin. Ou à ses langues, qui n'étaient peut-être pas un besoin. Et c'est justement parce que le service est rentable.
- Speaker #1
Et là, si on prend la communication un petit peu plus large, quels seraient tes conseils que tu donnerais à un entrepreneur qui lance justement la commercialisation d'un produit, quel qu'il soit ? Quelles seraient les données ou les choses à prendre en compte importantes selon toi pour qu'il effectue un bon lancement ou qu'il mette en place une bonne stratégie ?
- Speaker #0
parce qu'il faut revenir sur... Les fondamentaux, avant de lancer une stratégie de communication, c'est déjà la stratégie produit-prix. Je suis bien à distinction entre produit-prix, c'est-à-dire que l'offre de service ou le produit que je veux lancer sur le marché, il est adapté. à mon marché. Est-ce que le prix auquel j'envisage de le vendre, il me garantit une rentabilité ?
- Speaker #1
Ça, c'est important d'en parler. En plus, il y a quelques jours, est-ce que le prix de vente te garantit vraiment une rentabilité sur ton chiffre d'affaires ? Il y en a beaucoup qui négligent ça aussi.
- Speaker #0
Je pense que il y a une définition du marketing qui est la connaissance de son marché. Donc je crois qu'avant de lancer une stratégie de communication, la stratégie de communication n'est que l'élément presque final. Si je n'ai pas un business plan ou un business model dont je peux faire le meilleur business plan et le meilleur business model que je veux, si je ne le repositionne pas dans l'environnement dans lequel je navigue, il y a des chances que ça réussisse, mais il y a aussi des chances que ça ne réussisse pas. Je pense que... Après, on fait parfois l'amalgame aussi entre une stratégie marketing et une stratégie de communication. Ce que je dis souvent, c'est que la communication n'est qu'un élément du marketing. Donc, je laisserai le soin aux gens de revoir la différence entre le marketing et la communication. Mais à partir du moment où on commence à réfléchir... à comment je vais communiquer sans savoir ce que je vais dire, sans savoir ce que mes concurrents font, là où je me situe, quelle est la cible que je vise. Et puis il y a certainement d'autres critères. Le risque, c'est de se planter. Tout simplement, c'est que... Il ne suffit pas de faire une communication sur un média quel qu'il soit pour s'assurer du résultat. Il y a toute une étape préalable qui est nécessaire et souvent qui est négligée par les entreprises.
- Speaker #1
Tu sais, là, je le vois beaucoup dans les accompagnements que je fais. C'est pour ça que j'ai réadapté mon offre. C'est qu'avant, dans les accompagnements en communication que je faisais, généralement, les gens venaient, mais ils n'avaient pas d'offre. Donc maintenant, dans les accompagnements sur la stratégie de com ou sur la com des clients, il y a toujours ces premières deux à trois heures de travail où on va venir travailler l'offre, parce qu'en fait, on ne peut pas commencer à travailler vu qu'on n'a pas d'offre. Et là, on va venir faire une analyse un petit peu des concurrents, bien que moi, j'aime survoler. une fois les concurrents, et après j'aime qu'on se concentre uniquement sur l'offre. Mais c'est différent parce que nous, c'est individuel. Tu vois, moi, mes clients, ils ont leur entreprise, mais c'est individuel en général.
- Speaker #0
C'est... tout dépend de ce que l'on propose. Et tout dépend de ce que l'on cherche à commercialiser. Si c'est du service, si c'est de l'accompagnement, si c'est... Un produit, il y a plein de choses commercialisables et bien évidemment qu'on n'aura pas la même approche en fonction de ce que l'on cherche à vendre. Le secteur automobile lui-même, quand on vend des voitures, quand on vend de la maintenance, quand on vend de la pièce détachée ou quand on vend du service commun. comme une location longue durée ou un contrat d'entretien ou d'autres services que l'on peut proposer, on aura bien évidemment que le temps de l'analyse ne sera pas le même et les motivations de l'analyse ne seront pas les mêmes. On peut très bien analyser l'offre en termes de services, en termes de prix, mais on va aussi analyser les médias utilisés par le concurrent. il y a Il y a beaucoup de choses qui peuvent être analysées, mais ce qu'il faut, c'est aller à l'essentiel. On ne fait pas des analyses pour faire des analyses. Simplement, il y a un moment où il y a du réalisme à avoir. Et quelquefois, on manque de réalisme. On a une problématique et la problématique, on essaye de la solutionner par rapport déjà à ses propres expériences. Sauf que nos expériences ne sont pas le reflet, ou en tout cas pas 100% du reflet du potentiel client. Le risque, c'est de ramener à soi, par rapport à ses propres convictions, le principe du « j'aime, j'aime pas » . Sauf que la question n'est pas de savoir si j'aime ou j'aime pas. La question est de savoir…
- Speaker #1
Qu'est-ce qui va ? C'est ça, c'est ce que je dis. C'est ça. C'est comment j'arrive à... C'est arrêter le contenu égoïste. J'ai envie de publier ça parce que j'ai vu que telle personne faisait ça, j'ai envie de le mettre chez moi. Ah oui, mais ça, c'est parce que ça marche chez les autres qui vendent un produit qui est complètement différent du tien que chez toi, ça va fonctionner. Il faut arrêter le contenu égoïste et faire plutôt en fonction de ce que tes clients recherchent.
- Speaker #0
C'est comment j'adapte ma communication à ma cible et on va l'adapter par des comportements différents, par des outils et des médias différents et parfois des contenus différents pour un résultat identique. Et si on en revient au tout début de la discussion, ce qui ne sera pas vrai pour une entreprise qui se lance puisqu'elle n'a pas de portefeuille client, elle n'a pas d'historique client. c'est la connaissance de mon client, ma connaissance de mon marché qui me permettra d'adapter au mieux ma communication, que ce soit dans le message ou dans le média utilisé.
- Speaker #1
Ça, en plus, c'est très fréquent aussi. Il y a beaucoup de personnes qui communiquent. Ils se disent, je vais aller sur TikTok, par exemple, parce que c'est un média qui est à la mode. Mais son persona correspond à une tranche d'âge de 45 ans à 65 ans et plus. Et il ne comprend pas pourquoi il ne vend pas sur TikTok. Tout simplement parce qu'il est sur un média qui n'est pas du tout adapté à son audience. Mais parce qu'il a envie d'être sur TikTok et parce qu'il estime que c'est le dernier média qui est tendance, enfin le dernier réseau qui est tendance, du coup il va directement mettre beaucoup d'énergie dedans. Mais pour très peu de résultats, vu que finalement son audience n'est pas située dessus.
- Speaker #0
Je faisais référence au coût de production. TikTok est un média qui coûte. Il y a le coût financier, mais il y a le coût immatériel, qui est le temps passé.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Parce que quand tu vois le temps tourner, monter, valider...
- Speaker #0
Et qu'au final, pour une vidéo qui aura eu un certain nombre de statistiques positives en termes de vues, mais qui n'aura pas généré de chiffre d'affaires, au mieux, ça aura créé une valeur de sympathie. ou augmenter la valeur de sympathie de l'enseigne ou du produit. Mais globalement, on en parlait hier encore avec l'équipe, le temps nécessaire pour produire un contenu de qualité adapté à sa cible, c'est très chronophage. Et si c'est chronophage, c'est coûteux, financier.
- Speaker #1
Je ne sais pas si on va le laisser dans le podcast, si tu vas me laisser le mettre ou pas, mais avec Steve, on avait trouvé la solution. Faire des ronds devant le parking automobile, on avait fait 89 000 jus. Deux minutes, mort de rire, les gens avaient liké. Il n'y avait que toi qui m'avais disputé.
- Speaker #0
Je pense que le personnage, par lui-même, a capté déjà une communauté. Pour autant... Est-ce que ça se traduit naturellement ou immédiatement en performance commerciale ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas, mais en tout cas, on a développé la visibilité.
- Speaker #0
Voilà, on est content. On n'a pas vendu, mais on a fait au déron.
- Speaker #1
Qui c'est qui t'a dit qu'ils n'ont pas été voir Steve après pour acheter une voiture ?
- Speaker #0
C'est pour ça que j'ai dit, je ne sais pas ce que ça a donné en termes de résultats commerciaux. Mais on a fait des vues.
- Speaker #1
On a fait 89 000 vues. Si on fait une moyenne de toutes les vues de TikTok, on est pas mal.
- Speaker #0
Alors, félicitations.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Pour autant, on va essayer de faire des ronds et on verra à la fin de l'année.
- Speaker #1
Ça m'a quand même valu un WhatsApp. Tu m'enlèves ça tout de suite. Des réseaux sociaux. Après, tu m'avais quand même laissé la garder parce qu'elle est toujours sur le TikTok du groupe. C'est juste Facebook, où là, on a commencé à avoir quelques commentaires négatifs quand même. Donc, on a retiré de Facebook, on a laissé TikTok. Ça marche bien, ce TikTok.
- Speaker #0
Donc, vive les vies sur TikTok. Peut-être, on fera du business après.
- Speaker #1
Non, mais je trouve quand même que c'est important de rappeler ça, surtout pour les personnes qui se lancent sur les réseaux sociaux. C'est déjà avoir une bonne offre. Et puis après, se définir justement où est-ce qu'ils vont concentrer leur énergie à communiquer. Parce qu'on sait aussi que quand tu es en période de lancement, ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l'heure après les émeutes. Tu as beaucoup moins de temps à accorder à ta communication et tu n'as pas forcément de budget au début. Donc, je pense que de bien savoir, de bien connaître ton audience, ça ne t'aide pas. dépenser ton énergie dans des vidéos sur TikTok qui sont chronophages ou à communiquer là où ton personna ne se situe pas.
- Speaker #0
Ça pourrait être une conclusion. Je crois qu'il ne faut pas opposer en permanence les choses.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
On prenait l'exemple de la vidéo de Steve. Ok, c'est une vidéo.
- Speaker #1
Drôle.
- Speaker #0
Drôle. Admettons qu'elle est drôle. Ça dépend du monde chacun. Plaisanterie mise à part, je crois qu'on a tendance à toujours juger.
- Speaker #1
Oui, ça c'est vrai.
- Speaker #0
Et on juge par rapport à son moi, ou son soi. Et à partir de là, comme on est toujours dans le jugement, et c'est le principe aussi des réseaux sociaux, avec le fameux like, le fameux pouce, le fameux bonhomme qui n'est pas content. les commentaires sur aussi certains supports je crois que en termes de communication il n'y a qu'une vérité c'est avoir des vraies convictions sur ce que l'on fait, sur des fondements objectifs après la créativité il ne faut pas confondre aussi les métiers il y a Il peut être un très bon chef d'entreprise, un très bon directeur marketing, mais ne pas être une agence de communication.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Il y a des créatifs, il y a des gens dont c'est le métier. Très vite, on a des dépassements de fonctions, chacun parce qu'il est équipé d'un téléphone, qu'il a vu... sur les réseaux, une trend, et puis c'est la trend du siècle. Donc on va reproduire des choses sans prendre en compte qui nous sommes, ce que nous faisons, et toujours la cible à qui on s'adresse. Le message, c'est que les réseaux sociaux ont permis d'élargir le spectre des messages que l'on peut faire passer. On peut être très sérieux comme on peut être très décalé, très dans l'humour. Et je pense qu'avant de trouver quel est son univers de communication, bien sûr qu'on va fonctionner par tâtonnement. Et puis arriver à un moment où on va se sentir à l'aise, les clients vont répondre. Il me semble important que finalement, la communication, quelles ont été les communications les plus marquantes, ou parmi les plus marquantes, c'est quand je pense que tout le monde a pris du plaisir.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Aussi bien l'agence qui crée, l'annonceur et le récepteur qui est le prospect ou le client. Tout le monde s'est fait plaisir, ce n'est pas que de l'humour, c'est aussi se faire plaisir en se disant, là je pense que je vais consommer, parce que le message qui m'est envoyé, il correspond à ce que j'ai envie à ce moment-là.
- Speaker #1
De toute façon, je pense que quand tu communiques avec le cœur, ça a forcément beaucoup plus d'impact que quand tu communiques de façon parfaite, avec des visuels qui sont parfaits.
- Speaker #0
Ça, c'est très dépendant de la perception de l'image, de la perception de la marque.
- Speaker #1
Par contre, là, on resitue avec quoi qui est dans l'automobile ?
- Speaker #0
Il y a des secteurs dans lesquels… Ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionnera pas. Maintenant, on sera beaucoup plus tolérant avec une entreprise de proximité, avec un entrepreneur individuel qui… qui peut avoir une communication qui soit moins stéréotypée, qui soit moins standardisée, et puis finalement qui va créer son univers, son personnage. Et puis finalement, les gens le reconnaîtront dans cet univers-là. Dans le secteur automobile, il y a une forme de sérieux parce qu'il y a une marque, et que la marque, elle doit représenter quelque chose. L'expérience de la marque aussi fait qu'à un moment, j'achète ou je n'achète pas.
- Speaker #1
Je trouve ça super intéressant que tu en parles de ça justement. C'est que là, avec toutes les formations qui vont sortir sur la communication, sur le marketing dans la globalité, les gens vont toujours communiquer un peu de la même manière. C'est un peu peut-être l'erreur aussi qu'on a pu faire parfois sur certains réseaux sociaux. Alors pas sur Renault, mais tu sais, à vouloir créer une communauté, créer une sorte de personnage branding sur la marque, sur une marque automobile, alors qu'au final, il ne faut pas dénaturer justement ce type de produits. Ces produits-là, tu as une façon de communiquer, tu t'adresses à des personnes de façon pas particulière, mais tu as une façon de t'adresser à ces personnes-là et je pense que tu ne peux pas mélanger non plus toutes les façons de communiquer.
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est clair.
- Speaker #1
C'est une évidence. Mais tu vois,
- Speaker #0
ça s'oublie beaucoup, je trouve, ça.
- Speaker #1
Parce qu'on est dans l'instant présent, parce qu'on est dans ce fameux j'aime, j'aime pas. On en oublie que ce qui fait que l'on vend un produit, ça peut paraître redondant, mais c'est sa valeur. C'est-à-dire que quand on voit que des grandes marques Quand on parle de grande marque, on ne parle pas forcément de la valeur financière du produit. C'est la structure de la marque, c'est l'ancienneté de la marque. Elles travaillent beaucoup sur leur identité de marque. On ne peut pas être toujours à contre-courant, bien qu'on soit sur un territoire ou dans une zone géographique qui nécessite une adaptation. Le fond, c'est un fond qui est très important. c'est aussi d'être en cohérence avec une calédonisation, si cela se dit, de la communication. Mais un logo, un slogan, ça ne se dénature pas. C'est ce qui fait qu'on reconnaît une marque. Il y a des marques qui travaillent sur des... des jingles musicaux, il y a des marques qui travaillent sur des mots bien précis, c'est aussi parce qu'ils veulent qu'on les reconnaisse et qu'à un moment, la langue, l'accent, on va le resituer dans le contexte local. Mais ça reste dans la stratégie de la marque et l'enjeu pour des grandes enseignes qui sera très différent. d'une entreprise unipersonnelle de service, c'est de savoir être en cohérence et mettre en cohérence la stratégie de la marque et l'adaptation locale. Et là, on s'est éloigné du point de départ qui était du terrain au digital ou comment on revient du digital au terrain. C'est vraiment autour de ça qu'on va essayer de créer, sur notamment les réseaux, du contenu qui valorise et qui permette aussi de garder une valeur au produit un peu différente que la simple publicité pour les soldes.
- Speaker #0
Complètement. Donc là, je te laisse faire une conclusion justement de cet épisode. Comment tu aurais envie de conclure ?
- Speaker #1
Une conclusion, ce qui me vient spontanément à l'esprit, et c'est souvent ce qu'on partage avec l'équipe, c'est que la communication, ou plus en amont le marketing, répond peut-être à quelques fondamentaux. Ne jamais oublier que, et là c'est strictement sur la partie communication, parce que le marketing, c'est parfois un peu plus sérieux. C'est que quand on fait quelque chose, il faut le faire avec conviction et se faire plaisir. C'est-à-dire que si on fait les choses par répétition, par redondance, au final, est-ce que moi je me suis fait plaisir à faire ce que je fais ? Et peut-être que si je ne me fais pas plaisir à faire ce que je fais, peut-être que j'ai plus de difficultés à faire passer mon message. Notre point, on en a parlé à un moment, c'est que le marketing et la communication ne sont pas des effets de mode et que mieux on anticipe. Et pour mieux anticiper, c'est mieux maîtriser ses produits, ses prix. C'est avoir une meilleure connaissance de ces marchés et en amont avoir une vision. Et très souvent, on commence par la fin, avant d'avoir une vision pour son entreprise, avoir une vision qu'on va traduire en une stratégie, et la communication arrivera presque à la fin. puisqu'elle interviendra quand les choses seront mises en place. Et une fois que les choses sont... On sait clairement où on va. qu'on a bien identifié les moyens qu'on a mis en œuvre pour arriver à destination. La communication, c'est le moyen de faire savoir. Savoir qu'on existe, savoir ce que l'on fait. Et si en plus, on arrive à faire tout ça et à traduire l'engagement de l'entreprise, la motivation et le plaisir à faire ce qu'on fait, finalement, je pense qu'il suffit là encore d'estimer un pourcentage. Mais si les choses sont bien faites, il y a de fortes chances pour que ça marche. Mais si je me lève tous les matins en ayant une nouvelle idée qui n'a pas de cohérence avec tout ce que l'on vient de dire juste avant, il y a une forte probabilité qu'on ait peu de résultats. Mais comme on se focalisera sur l'idée, juste après, sans prendre le recul, d'avoir pris le temps d'analyser ce que je venais de faire... Ce n'est pas grave, parce qu'on aura toujours l'impression d'être dans le mouvement. Ce qui me fait dire que de temps en temps, il faut aussi savoir s'arrêter et ne pas courir perpétuellement après quelque chose si je n'ai pas un peu de certitude que ça va fonctionner. Voilà. Et je pense que toute entreprise et tout entrepreneur ou tout chef d'entreprise ou tout responsable, de communication, directeur de marketing, chef de service, il doit avoir des certitudes. Maintenant, c'est sur quoi il fonde ses certitudes.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. En tout cas, merci beaucoup, papa, d'être venu dans mon podcast.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Un an après, après t'avoir couru après. Mais au moins, on a un podcast de qualité.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
En tout cas, merci beaucoup d'avoir écouté ce nouvel épisode. Et puis, on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. Au revoir, papa.
- Speaker #1
Au revoir, Célie.