- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir Anna avec moi. Bonjour Anna.
- Speaker #1
Bonjour, merci pour l'accueil avec ce super setup.
- Speaker #0
Là, franchement, tu as le meilleur setup que j'ai pu offrir.
- Speaker #1
Ah oui, j'avais vu un setup aussi pro que ça. Très confortable en plus, on adore.
- Speaker #0
Dans un beau cadre, en plus il fait beau. Parfait. Et en plus, on a une essence insulaire maintenant à la production, donc on peut parler tranquillement dans le micro. Dans le micro, exactement. Aujourd'hui, le thème, c'est entreprendre, puis aider les autres à entreprendre. Parce qu'Anna va se présenter. Est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Moi, je suis Anna et c'est vrai qu'aujourd'hui, je suis salariée. Je suis conseillère en innovation au sein d'un Pulseo, qui est un dispositif de promo sud. On est un incubateur pour les projets innovants en Calédonie. Et avant ça, j'ai été entrepreneuse, oui. J'ai un parcours professionnel. Assez diversifié et long. J'ai commencé, le fil conducteur, c'est surtout la communication. J'ai fait un petit peu plus de dix ans dans le marketing, la communication, les relations presse, surtout pour les hôtels de luxe.
- Speaker #0
Ce que j'avais bien aimé, c'est que toi, tu étais en Australie aussi. Oui, alors moi,
- Speaker #1
j'ai grandi ici. Si on fait dans l'ordre chronologique, ça va peut-être être plus simple. J'ai grandi ici, j'ai fait ma terminale et mes études en Australie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
et donc après j'ai commencé ma carrière là-bas donc dans le marketing et les relations publiques pour des hôtels de luxe je suis revenue après deux ans ici j'ai été chef de projet dans une boîte j'ai géré un peu de com' et après je me suis mis à mon compte et j'ai été prof de yoga prof de marketing et du coup consultante en marketing et je faisais aussi des ateliers professionnels de tout ce qui était marketing et communication digitale Mais j'avais 27 ans et je me rappelle du jour où en formation professionnelle, j'ai eu deux directeurs de grands groupes. Et je me suis dit, mais si moi je forme les DIR, qui c'est qui va moi me former ? Et j'avais vraiment envie de grosses expériences professionnelles. Donc, je suis partie à Londres.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, j'ai bossé à Londres pendant trois ans. toujours dans le marketing la com je suis repartie dans les hôtels de luxe en fait moi ce que j'adorais dans l'hôtellerie de luxe c'est que soit c'est pas fait soit c'est parfait il y a cette exigence de niveau de travail pour tout le monde toutes les équipes bossent vraiment à ce niveau là et c'est ce que j'aimais dedans ça doit être hyper formateur ça c'est hyper formateur, c'est hyper exigeant Bye. tu bosses pour un business qui ne ferme jamais, dans un milieu qui ne s'arrête jamais. Parce que la com, on le sait, tu peux être off tout ce que tu veux, tu t'arrêtes à un bar et tu vois le menu, et tu es là, le menu, il est sympa, je vais prendre des photos. Quand on fera notre prochain menu, je vais faire pareil. Donc en fait, tu t'arrêtes jamais. C'est hyper stimulant. Ce que moi, j'adorais aussi dans l'hôtellerie, c'est qu'en fait, tout ce que tu vas vendre et promouvoir, et créer à l'intérieur, en interne. Donc une idée peut aller très très vite à développer. Et ce qui est génial en fait, tu as vraiment l'accès à tous les coûts, le développement, tout est fait en interne. Donc ça c'était génial. Après il y a eu le Covid, et j'étais à Londres. Donc le Covid c'était pas la même chose que le Covid calédonien quand t'es en Europe.
- Speaker #0
Surtout que vous, c'était la vraie phase de Covid. Nous, on a eu le dérivé du Covid. Moi,
- Speaker #1
j'étais en hôtellerie, donc il n'y avait plus de taf du jour au lendemain. Moi, j'étais directrice pour trois hôtels en marketing et en com. Tu n'as pas grand-chose à communiquer, en fait. Je me rappelle, à ce moment-là, en plus, on travaillait sur la réouverture saisonnière d'un des hôtels en Italie. Premier pays qui a fermé. Et en fait, moi, ça faisait un petit moment que j'avais envie de me former dans le coaching. En fait, c'était une directrice RH qui m'avait dit non, mais toi, en fait, il faut qu'on te dirige vers du coaching. Parce que moi, je pensais utiliser mon budget formation pour du management ou de la formation. Elle me dit mais t'es déjà agréée formatrice professionnelle. Qu'est-ce que tu viens de demander un truc ? Et t'es déjà manager d'une grande équipe. Et tu te débrouilles très bien. Elle m'a dit non, toi, ce qui te manque, c'est le coaching. Donc, j'avais déjà un petit peu cet œil sur le coaching. Moi-même, j'avais une coach à ce moment-là. Parce que c'est vrai que dans le milieu anglo-saxon, le coaching, c'est hyper démocratisé. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Et au-delà d'être démocratisé, c'est vraiment... Si tu as envie d'être le meilleur, on te demande combien de coachs tu as. Et sur combien d'aspects de ta vie est-ce que tu as un coach pour te développer ? Et si tu n'as pas de coach, tu ne prends ton développement pas tant au sérieux que ça.
- Speaker #0
Je trouve ça vraiment hyper intéressant parce que là, ça commence seulement à arriver. Alors que tu te rends compte que c'est vraiment... On parlait d'Aurélie tout à l'heure. Moi, j'ai la chance qu'elle m'accompagne. C'est vrai qu'en fait, tu poses ton cerveau. Tu as tous tes doutes. tu te reposes sur elle et ça t'aide vraiment à prendre des décisions mais deux fois plus vite et je trouve que moi ce que j'adore dans le coaching c'est ce truc d'aller de l'avant avec des outils c'est pas juste regarder en arrière de le comprendre
- Speaker #1
pourquoi j'en suis là aujourd'hui c'est ok t'en es là aujourd'hui à cause de ça et ça et des fois tu le vois en coaching et des fois non mais c'est avec ce que j'ai et ce que je suis capable de faire comment est-ce que je peux aller de l'avant Quand c'est des bons coachs comme Aurélie, sans ignorer les doutes, c'est comment est-ce que tu peux avancer avec les doutes sans que ça soit la charge énorme que tu portes derrière toi. C'est comment tu peux alléger tous ces doutes pour avancer tout en ayant conscience qu'ils sont là, qu'ils sont là pour une raison et tout ça. Les doutes et plein d'autres freins. Donc ouais, j'avais déjà le coaching un petit peu dans ma tête. Et du coup, Covid. Et en fait, j'ai eu une opportunité de malade. C'est que quelques mois avant, j'avais fait un week-end dans la plus grande académie de coaching d'Angleterre. Un truc qui existe depuis 30 ans. Et c'était un week-end gratuit d'infos. Et ça m'avait vachement intéressée. Mais en fait, eux, comme grande académie et tout ce qu'il faut, c'était six semaines de formation en présentiel intense. et c'était dans les 7000 livres ce qui équivaut à 8-9000 euros tu vois, et en présentiel et en Angleterre t'as 4 semaines de vacances payées par an donc moi je m'étais dit ça m'intéresse, j'ai vraiment envie de me former mais ça veut dire poser tous tes congés de l'année plus prendre 2 semaines de congés non payés plus claquer 39000 euros ça fait un peu beaucoup en Grénie ça se rapproche du million donc ça pique un peu Et en fait, comme je m'étais inscrite à ça et que j'avais participé, j'étais dans leur base de données. Et genre, trois jours après le confinement, donc moi, j'étais en chômage partiel du confinement, parce que je n'avais pas grand-chose à faire, je reçois un coup de fil. Et c'est le gars de cette académie qui me dit, écoutez, vous êtes dans notre base de données, on a une offre avec le gouvernement d'Angleterre. Si vous vous formez pendant que vous êtes en chômage partiel, le GOUV... paye genre 90% de la formation.
- Speaker #0
Ah, l'opportunité, trop bien.
- Speaker #1
Et il y avait un autre truc, et moi, mon entreprise a mis en place un truc aussi. Si vous vous formez, on vous donne... C'était pas grand-chose, c'était genre 200 ou 300 livres, tu vois. Mais en fait, moi, du coup, ce que j'ai eu à sortir au lieu de 7000 livres, un truc comme ça, j'ai payé ça, genre. 200 ou 300 livres. La différence, c'était ridicule. Le gars, je lui ai dit, tu ne raccroches pas. Je n'ai même pas attendu qu'il m'explique la suite. Il me dit, alors, les vidéos, elles sont en ligne, mais c'est des vidéos qu'on avait filmées pendant qu'il faisait la formation présentielle. Ce n'est pas genre le cadre avec le prof devant l'écran.
- Speaker #0
C'était vraiment old school. Il me dit,
- Speaker #1
mais vous avez tout le temps que vous voulez pour faire la formation. Il y aura des visio live. On rajoute plein de trucs dedans, justement, pour assurer la qualité et tout. Moi, j'étais là, non, non, mais raccroche pas, cherche ma carte.
- Speaker #0
Je paye tout de suite.
- Speaker #1
Et du coup, je me suis formée en tant que coach comme ça.
- Speaker #0
Ça a dû être une belle opportunité quand même. C'était intéressant.
- Speaker #1
C'était hyper intéressant. Ça te permet d'utiliser ton cerveau. En fait, moi, j'étais en mode, c'est génial, je gagne du temps. En avancée de carrière et tout, parce que je bosse encore. Je touchais un peu moins de la moitié de mon salaire, mais du coup, je me formais en même temps. Ça me donnait un truc à faire tous les jours. Et là, j'ai été un peu piquée par le coaching complètement. C'est une approche que j'adore. Et donc, pour résumer, puisque je me rends compte que ça prend pas mal de temps, je me suis formée en tant que coach.
- Speaker #0
Tu prends le time. Surtout que c'est hyper intéressant ton parcours.
- Speaker #1
Et donc, je me suis formée en tant que coach. Donc là, c'était coach de vie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Avec un volet, parce que moi, ce qui m'intéressait, en fait, à l'époque, je me disais, je veux être coach dans les entreprises. Je vais me monter un business et je serai coach dans les entreprises. Donc, il y avait ce volet entreprise, intrapreneuriat plus qu'entrepreneuriat. Je me suis formée là-dedans. Et entre-temps, ils proposaient d'autres, tu vois, des mini-formations sur deux, trois jours, des trucs comme ça. Et là, j'ai fait la formation de coach holistique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce que moi, j'ai quand même tout cet aspect bien avec les petites fées.
- Speaker #0
J'adore tout ça.
- Speaker #1
Bien spirituel et tout ça. Ma mère, je l'appelle la fée. Tu vois, j'ai grandi là-dedans. Tous les thérapeutes holistiques. pas tous, mais pas loin, qui ont l'âge de nos parents en Cahay-de-Nid, je pense que je les ai vus à dos.
- Speaker #0
Tout ce qui est
- Speaker #1
EMDR, sofro, hypno, tout ça. Donc, j'ai un bon intérêt là-dedans. Et donc, coach holistique. Et là, on t'apprenait à vraiment coacher les gens plus avec leur intuition, ton intuition. Il y avait tout cet aspect qui commence à rentrer dedans.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Et moi,
- Speaker #1
ça a commencé à... bien me titiller. Après, je suis une éternelle curieuse de la vie. Donc moi, je peux t'écouter un livre audio, 15 podcasts et lire un livre en même temps pendant que je fais une formation. Soif d'infos. Il faut que j'ai un niveau. Il faut que je sois stimulée cérébralement quand même assez élevée parce que je suis constamment curieuse que rentrer dans un petit... Un rabbit hole, tu sais, quand tu trouves quelque chose qui t'intéresse. Une niche qui t'intéresse. Ouais, moi, je vais à fond dedans. Des fois, je me rends compte, je suis là, wow, j'ai vraiment des sujets d'intérêt qui sont très niches.
- Speaker #0
Après, c'est des domaines qui sont tellement intéressants, tu vois.
- Speaker #1
Et donc, j'ai fait tout ça. Et pendant ce temps-là, j'ai commencé le coaching avec une nouvelle coach.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc là,
- Speaker #0
toi, en parallèle, tu étais toujours accompagnée par un coach.
- Speaker #1
Ouais. Et donc là, je change de coach. Je commence avec une nouvelle coach. qui s'appelle Nikki Clinch. C'est important pour la suite parce que du coup, en fait, j'ai fait un week-end profond avec... Donc elle, c'est une coach en développement émotionnel et trauma. En anglais, elle a appelé ça parce qu'elle a développé une méthode qui s'appelle le coaching de maturation. Tu comprends que c'est un développement de maturité émotionnelle avec la compréhension de où viennent tes traumas. et comment toi, mécaniquement, le cerveau fait que tu les répliques et que tu recrées des situations inconsciemment qui fait que tu te retrouves toujours dans ces schémas de vie, les fameux schémas de vie où tu changes de pays, tu changes de mec, tu changes de job et en fait, tu as toujours la même situation et les mêmes choses qui reviennent vers toi. J'ai quand même pas mal changé de pays et de boulot.
- Speaker #0
Ça peut m'aider.
- Speaker #1
à me parler beaucoup. Puis j'ai fait beaucoup, beaucoup de thérapie ado et jeune adulte et tout. Et là, c'était complètement... Enfin, moi, ça m'a explosé le monde, quoi. Vraiment, c'était hyper transformationnel. Et donc, j'ai fait plusieurs programmes avec elle en tant que réceptrice, tu vois, en tant que cliente. Puis un jour, elle m'a appelée, elle me dit « Bon, c'est quand que tu te formes, là ? »
- Speaker #0
C'est quand que tu viens m'aider ?
- Speaker #1
C'est quand que tu rejoins la team, mais de ce côté-là. J'ai rejoint la team de ce côté-là. Je me suis formée après pendant plus d'un an. Très intense comme formation. J'avais fait plusieurs programmes. Il faut que tu aies fait plusieurs programmes pour pouvoir te former. Il faut que tu aies compris,
- Speaker #0
que tu aies vécu le truc. Mais tu sais, en plus de ça, je ne sais plus avec qui j'en parlais. Je crois que c'était avec Mandy ce week-end. C'est que tu vois, quand tu es entrepreneur, j'ai l'impression que tu guéris. Tu te guéris au fur et à mesure de ton entrepreneuriat.
- Speaker #1
Moi, je vois ça comme des réparations. En fait, tu répares un petit peu les fissures et puis tu te crées un socle qui est vachement plus solide pour avancer. Et donc, je me suis formée avec elle. Donc, tu fais plusieurs programmes. Je pense qu'en tout, il y a 6-7 mois de programme. Et après, j'ai fait 9 mois de formation intense. Intense parce qu'énormément de contenu, énormément de visio en présentiel. Après, tu avais... C'est ta genre L qui est prof. Et puis après, tu as ton tuteur pour un plus petit groupe, des exercices en groupe. Énormément de pratiques à faire. Il fallait qu'on valide. plein de pratiques avant d'avoir le droit de pratiquer avec des clients gratuits parce que ça fait partie de l'éthique de ne pas payer un service dans lequel tu n'es pas complètement formé tu vois et une rigueur dans le métier chirurgical.
- Speaker #0
C'est vrai que tout ce que tu décris, c'est un niveau d'exigence, mais ça doit être tellement formateur.
- Speaker #1
Oui, mais moi, encore une fois, c'est ce que j'adorais. Je sortais de ce domaine où j'exige l'exigence.
- Speaker #0
Je trouve que c'est tellement bien parce que ça se perd de plus en plus, cette exigence. C'est triste. parce que...
- Speaker #1
On en parlera peut-être ou pas, mais alors j'en ai long à dire sur l'industrie du coaching aujourd'hui.
- Speaker #0
Ouais, mais parce que tu sais, maintenant, en fait, les gens se sont tellement réfugiés de... C'est dur, c'est pas normal que ce soit dur. Surtout, il faut... Tu sais, il ne faut jamais trop sortir de sa zone de confort, etc. Alors que justement, si c'est en sortant un peu de ta zone de confort que justement, tu vas aller chercher beaucoup plus. Tu ne peux pas... Là, on est vraiment dans un air où... où tu veux très bien gagner ta vie, mais surtout, tu ne te fais pas de mal. Parce que dès que tu te fais du mal, tu t'arrêtes tout de suite. Oui, et puis,
- Speaker #1
tu peux sortir de ta zone de confort sans te faire du mal, mais il ne faut pas t'attendre à rester dans ta zone de confort et avoir quelque chose de différent. C'est la fameuse, je crois qu'on attribue ça à Einstein, la phrase de « il n'y a que des imbéciles qui font la même chose en attendant un résultat différent » . Donc, ça peut avoir une couverture différente, ça peut prendre une forme différente, mais en fait, tu es dans le même schéma encore, et tu reproduis quelque chose d'existant. Et après, tu te demandes pourquoi tu as les mêmes résultats.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Mais du coup, je me suis formée là-dedans. Et après, entre-temps, ça faisait déjà deux ans que j'étais formée en tant que coach. Donc, tu vois, tout ça, je le faisais en parallèle de développer une activité de coaching. Et donc, en tout, j'ai été coach pendant à peu près cinq ans.
- Speaker #0
D'accord. Et là... Quand est-ce que ça a été le moment où tu es revenue en Calédonie ?
- Speaker #1
Je suis revenue en Calédonie en décembre 2023. Ok. Parce que l'envie de rentrer à la maison, en fait, tu vois. Puis je pense que moi, c'était un des gros trucs que j'avais guéri aussi. C'était ce besoin de toujours plus grand, toujours, tu vois, au niveau de carrière. J'avais besoin de m'exploser, en fait. Bon, ben là,
- Speaker #0
je pense que tu avais réussi. C'est bon,
- Speaker #1
j'avais réussi. Puis quand tu te claques trois burn-out à 33 ans, tu te dis bon, c'est bon, je peux entrer à la maison, tu vois. Et puis... Mine de rien, en fait, être coach à mon compte, ça me donnait la liberté de pouvoir rentrer à la maison, tu vois. Oui, c'est vrai. Et j'ai un moment précis où j'en parlais avec ma meilleure amie, où je lui disais, c'est bon, maintenant, le bise, il est lancé, je peux être coach. De toute façon, je faisais que de la visio, donc je peux me lancer d'où je veux et je me tâte entre plusieurs pays et tout. Et là, elle me regarde, tu sais, avec cette... Tu sais, les trucs hyper... évident pour tout le monde sauf pour toi elle m'a rien fait le seul truc qui t'empêchait de vivre à la maison c'était ta carrière là ta carrière tu peux la faire où tu veux qu'est-ce que tu vas chercher ailleurs et là je l'ai regardé tu vois et vraiment c'était genre l'illumination ah ouais je peux rentrer à la maison je me suis créé une carrière où je peux rentrer et être épanouie professionnellement tu vois et je me rappelle pendant tout le week-end elle m'a rien fait Là, tu es en train de te dire qu'en fait, tu vas rentrer à la maison. Trop bien. Bah ouais. C'est le truc évident pour tout le monde, sauf pour toi. Et donc, je suis rentrée décembre 2023. Et j'ai commencé à développer le coaching ici. Après, il s'est passé ce qui s'est passé en mai 2024.
- Speaker #0
Deuxième crise après la crise Covid.
- Speaker #1
Ouais. Et en fait, ce qui était difficile pour moi... appréhendé et que si c'était à refaire peut-être je ferais différemment mais je suis tellement, j'aime tellement cette méthode dans laquelle j'ai été formée tu vois le coaching de maturation mais le premier socle sur lequel ça se repose c'est la prise de responsabilité c'est tu prends la pleine responsabilité de où tu en es aujourd'hui il s'est passé toutes ces choses là tu as des choses qui te sont arrivées mais c'est toi aujourd'hui qui perpétues le schéma et pour ceux qui étaient là et qui ont vécu ce qui s'est passé en 2024 ça parla beaucoup mais le problème c'est qu'en fait d'un point de vue système nerveux personne n'était dans la capacité collectivement à prendre la pleine responsabilité de l'état émotionnel dans lequel ils étaient post-émeute tu vois donc en fait je me retrouvais à essayer de faire un style de coaching Mais en fait, c'était pas du tout en adéquation avec ce que la collectivité calédonienne avait besoin. Et moi, j'avais vraiment envie de développer ça ici, tu vois. Même si je suis bilingue, que j'ai toute l'expérience en anglais avec les réseaux, tu peux carrément développer l'étranger. Il y a un gros besoin. Mais d'autres choses.
- Speaker #0
Comme tu dis, ils ne sont pas forcément prêts à accueillir ce besoin-là. C'est ça. Ils n'ont pas conscience.
- Speaker #1
Et quand je dis, j'aurais peut-être fait différemment. C'est-à-dire qu'au lieu de... Parce que je n'ai pas oublié d'être têtu, moi, dans la vie. Au lieu de m'efforcer à vouloir rester dans la pleine intégrité de cette pratique-là, cette modalité-là, je pense que j'aurais développé... En plus, je suis formée dedans, j'ai plein de cordes à mon arc et tout. développer plus des trucs de régulation nerveuse pour les amener à un état où tu es prêt à prendre la pleine responsabilité et aller au-delà, tu vois. Mais la vie est très bien faite parce qu'un jour, j'ai quelqu'un dans ma famille qui m'envoie un poste, en fait, une offre d'emploi, quoi, en me disant, écoute, je sais que tu ne cherches pas un job à plein temps, mais quand même, regarde, parce que c'est quand même toi, quoi. Et là, je regarde le poste et c'est conseil en entrepreneuriat, gérer un peu de la com, faire de l'accompagnement, faire des formations. Et il y avait un peu ingénierie financière. Et évidemment, je me suis focus sur le truc que je ne sais pas faire. Tu vois, je me suis dit,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
C'est pas pour moi. Et puis je me suis rappelé toutes les stats, tu vois, que genre une femme, elle ne va pas postuler tant qu'elle ne sait pas faire 110% du poste.
- Speaker #0
Je suis sûre qu'après, tu as dû te renseigner au maximum sur ce que tu n'avais pas vraiment en compte.
- Speaker #1
Même pas forcément, tu vois, parce qu'en fait, pour te dire, j'ai reçu l'offre, le mail un vendredi. Et c'était l'offre, elle venait d'être publiée, tu vois. Et le lundi était férié. Donc j'avais trois jours quelque part pour y réfléchir. Puis samedi, j'étais à un apéro avec des copines et je leur montre et il y en a une qui me fait « C'est tout ce que tu fais à un apéro, quoi, toi ! » « Donner des conseils sur l'entrepreneuriat, faire du coaching et tout, tu vois ? » « Mais c'était la WEM et l'ingénierie financière et tout, il faudrait que j'apprenne. » Je me suis dit « Je peux postuler et dire que c'est un des axes de développement dont j'aurais besoin. »
- Speaker #0
C'est intéressant en plus parce que ça te permet de te développer et d'apprendre. Oui, oui.
- Speaker #1
Et puis, bon. Je me suis quand même dit que quand j'étais à Londres, je gérais des budgets de quelques millions de livres.
- Speaker #0
Je pense que ça va.
- Speaker #1
Un petit peu de... Je ne suis pas complètement bébête non plus. Tu peux apprendre deux, trois bases. Après, le poste, ce n'était pas d'être consultante ou prestataire. C'est d'être conseillère. On ne te demande pas non plus d'être experte dans le milieu. Donc, j'ai candidaté et me voilà.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu vas pouvoir nous expliquer qu'est-ce qu'est Impulseo ?
- Speaker #1
Donc Impulseo, c'est un dispositif de promo sud qui est la société d'investissement de la province sud. Et on est un incubateur de projets innovants et on accompagne les porteurs de projets innovants du territoire à, soit dans la phase d'idéation, on va les aider à structurer leurs projets, structurer leur ingénierie financière. Et vraiment, la structure juridique et vraiment toute l'idée, des fois, déposer des brevets, vu qu'on est dans l'innovation. Il y a la deuxième phase qui est l'amorçage. Donc, on va les aider à vraiment monter là. C'est plus plan de com, de communication, plan de commercialisation et vraiment aller vers les premières ventes et amorcer le marché. Et on les accompagne jusqu'à l'accélération qui est l'internationalisation, le développement et l'expansion de leurs solutions. Donc on peut les accompagner pendant assez longtemps. En fait, ils rentrent en incubateur en passant par un jury. Et après, ils sont incubés entre six mois et un an, qui sont renouvelables en repassant devant le jury pour redemander un accompagnement, par exemple sur la phase suivante de leur projet. Et ce qui est important, c'est que... Donc nous, notre porte d'entrée, vraiment le premier point, c'est l'innovation. Et nous, on l'entend comme quelque chose de réellement novateur qui n'existe nulle part ailleurs. Donc ce n'est pas une importation d'une idée de quelque chose qui existe déjà à l'étranger et qui est adapté au territoire. C'est vraiment quelque chose de réellement nouveau et qui a pour vocation à trouver un marché. Ce n'est pas juste une invention que tu ne pourras pas vendre derrière.
- Speaker #0
Et ça, tu vois, c'est ce que je trouve hyper bien et je trouve qu'il nous facilite le chemin en Nouvelle-Calédonie. C'est que tu vois, on a de la chance d'avoir des dispositifs comme Impulseo, comme la French Tech, etc. Mais du coup, comme on est 270 000 habitants, des dossiers, je pense que vous ne devez pas en avoir 50 par jour.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Voilà. Donc, ça nous permet, nous, quand on vient vous contacter, d'avoir… Oui, il y a un peu de chance. Oui, beaucoup plus important. Et puis, je pense que du coup, ça vous aide aussi, vous, à avoir plus de qualité. Parce que, par exemple, quand nous, on a fait notre rendez-vous, quand je t'ai présenté l'application, Franchement, c'est hyper agréable d'être écouté, d'avoir des conseils. on soit avec vous ou pas avec vous. Mais tu vois, déjà, ce premier échange, ça met en confiance et ça dirige pour la suite. Et je trouve ça vraiment impressionnant. Si tu avais 50 dossiers par jour, tu n'aurais pas la même accessibilité.
- Speaker #1
Oui, merci pour le retour. Mais c'est vrai que du coup, moi, ce que j'adore, c'est qu'on accompagne d'abord les porteurs et après le projet. Donc, il y a vraiment ce lien perso. Et en fait, quand je vois mon poste aujourd'hui, c'est toutes mes expériences professionnelles avant. que j'utilise pour accompagner au mieux les porteurs. Et c'est vrai que l'accompagnement, il commence en fait quelque part au premier rendez-vous, même avant d'être incubé, parce qu'on accompagne les porteurs même à candidater. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Et du coup, il y a ce lien assez intime qui se crée où on connaît la solution aussi après, mais parfaitement. Peut-être pas dans la technique et tout, Oui,
- Speaker #0
ça peut être complexe aussi. Mais c'est vrai que c'est important parce que quand on vous démarche, c'est quand même... Moi, c'est comme ça que je le vis, mais c'est un peu ton bébé. Vous êtes les premières personnes à qui on va venir présenter notre idée. Donc, tu es encore timide. Tu ne sais pas si c'est innovateur. Tu ne sais pas dans quelle case tu te mets. Et vous êtes les premières personnes qu'on vient de démarcher. Et c'est vrai que retrouver autant de bienveillance, c'est agréable. Parfait.
- Speaker #1
Oui. bisous Et là,
- Speaker #0
du coup, vous accompagnez en plus les entreprises sur Vivatech. Est-ce que tu peux nous parler un peu plus en détail ? Combien de projets, là, aujourd'hui, vous avez accompagnés ?
- Speaker #1
Alors, il y a deux choses bien distinctes. Il y a les projets qu'on accompagne au sein d'Impulseo dans l'incubateur. Et là, on a 14 projets. À tout moment, on a 14 projets en incubation.
- Speaker #0
C'est beaucoup quand même. C'est bien.
- Speaker #1
Et à côté, en fait, on est partenaire de la délégation calédonienne qui part à Vivatech. et dans notre partenariat en fait on anime des ateliers de préparation pour que les entreprises qui sont sélectionnées pour représenter la Calédonie à Vivatech, qui est le plus grand salon de la tech au monde à Paris et je me souhaite d'y être l'année prochaine d'ailleurs carrément en fait on les accompagne pour être le mieux préparé possible à cette aventure qui est quand même assez incroyable c'est 4 jours, un salon immense. Il y a plus de visiteurs à Vivatech que d'habitants en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #0
C'est là où je manifeste. Je manifeste pour que K-Desk soit Vivatech l'année prochaine.
- Speaker #1
Du coup, nous, on avait fait des ateliers déjà pour préparer les entrepreneurs à candidater pour avoir le meilleur pitch possible pour après être sélectionnés pour Vivatech. Et donc, on a animé une série d'ateliers pour les entrepreneurs. C'est... Comment tu te prépares à un événement comme Vivatech ? Donc déjà, poser tes KPIs, tes indicateurs clés de performance pour vraiment savoir pourquoi tu y vas. Tu vois, déjà avoir cette vision très claire et précise. Mais aussi, comment pitcher ? Comment préparer un pitch rapidement ? Ne serait-ce que préparer ta tagline, tu vois, la présentation en dix mots de ta solution. En fait, vraiment travailler dessus, le faire en équipe, avoir des feedbacks de tout le monde, de comment ça se passe, de qu'est-ce qu'on a compris, qu'est-ce qu'on n'a pas compris, pour vraiment avoir des pitchs hyper précis. Se préparer aux interviews avec les médias aussi, c'est-à-dire savoir comment répondre aux questions que tu n'as pas envie qu'on te pose, comment maîtriser et contrôler une conversation, comment être sûr de placer les informations clés de ta solution, tu vois.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Et puis aussi, comme je suis bilingue, on a fait des ateliers pour les aider à préparer en anglais leur pitch. Parce que Vivatech, c'est 50-50, ça va être en moitié en anglais, si ce n'est plus. Donc voilà, les accompagner sur tout ça. Et puis une séance de coaching par porteur de projet aussi pour les accompagner plus justement. sur leurs doutes, leurs appréhensions et tout ça, avant d'aller à VivaTech, pour qu'on ait huit porteurs de projets béton prêts à y aller. Donc, pour répondre à ta question, il y a huit entreprises qui partent représenter la Calédonie à VivaTech. Et là, c'est vraiment de la tech numérique. Alors que nous, à Impulseo, on accompagne l'innovation dans plein de domaines différents. Et c'est ce qui est hyper intéressant. On a des projets agriculture, tech, RSE. responsabilité sociale...
- Speaker #0
La santé, c'est passionnant.
- Speaker #1
J'imagine parce que toi qui es entrepreneuse dans l'âme, ça doit être hyper motivant tous les jours d'avoir des nouveaux projets, de pouvoir aussi apprendre dans autant de domaines. Parce que tu vois, par exemple, moi dans la com, ce que j'adore, c'est que tu as une clinique privée, tu as une chaîne de fast-food rapide, tu es dans l'automobile, tu es dans l'automobile à deux échelles. en termes de qualité donc en fait t'apprends énormément et partout, donc c'est hyper nourrissant en fait exactement,
- Speaker #0
et puis moi qui suis l'éternelle curieuse de la vie, bah là je suis nourrie là j'aime peut-être être nourrie tu fais soin de quitter le pays j'ai ce qu'il faut, je me suis vraiment plantée à la source en fait et ouais c'est fascinant en fait et puis au-delà de ce qu'on accompagne il y a aussi toutes les nouvelles rencontres des futurs qui veulent intégrer hum Et oui, puis pour nos porteurs de projets qu'on a en incubation, on a une série de huit masterclass qu'on délivre au début sur, par exemple, la notion du risque dans l'innovation et dans l'entreprenariat. Parce qu'en fait, si tu ne sais pas appréhender le risque et si tu n'as pas conscience qu'en fait, tu ne peux pas l'éliminer, risque zéro, l'entreprenariat, ça n'existe pas. mais risque zéro dans l'innovation, encore moins. Donc, c'est vraiment comment appréhender le risque et vraiment prendre conscience qu'il est là et tout le monde en a conscience. Donc, il va falloir que tu saches présenter ton projet avec toutes tes stratégies de mitigation de risque, tu vois, mises en avant. Parce que quand tu parles à des banques en particulier, mais à d'autres structures qui peuvent t'accompagner. tu as besoin de montrer qu'en fait les risques tu y as pensé et que tu ne vas pas en mode, incha'Allah tout va bien se passer tu vois.
- Speaker #1
Mais ça c'est intéressant d'ailleurs ce que tu viens de dire parce qu'effectivement là au niveau dans lequel vous êtes moi j'ai été agréablement surprise de découvrir qu'il n'y avait pas que les banques qui t'accompagnaient que tu peux solliciter BPI France par exemple, enfin tu as quand même plusieurs organismes autour qui peuvent t'aider et en fait donc là quand j'ai rencontré Frédéric Langlade pour le projet il me disait que Eux, justement, ils sont là pour prendre plus de risques qu'une banque. Donc, si ton projet, il est béton, que tu as super bien travaillé, etc. En fait, tu peux avoir des aides. Aujourd'hui, tu peux, quoi.
- Speaker #0
En fait, il faut vraiment se renseigner et demander, aller parler de son projet. Et tu vois, nous, on est tenus au secret dans notre emploi, ce qui est génial. Parce que du coup, les gens, ils nous parlent très ouvertement de leur projet, ce que j'adore. Mais moi, je dis toujours aux porteurs de projets, mais en fait... un contrat de non-divulgation. Tu le trouves aujourd'hui en ligne, en fait. Et je leur dis toujours, mais faites signer un NDA, et puis après, t'en parles. Mais va, déjà, si c'est innovant, ou si tu penses que c'est innovant, ou qu'il y a un aspect innovant de ta solution, tu peux venir nous voir à Impulse.co. T'as la CCI, t'as Initiative NC, la province sud, mais moi, je suis honnêtement impressionnée. de l'écosystème qu'il y a en Calédonie et surtout pour être dedans je croise quelqu'un de la province qui va me dire alors un tel de tel projet comment ça avance la dernière fois que je leur ai parlé ils en étaient là et moi je les regarde je suis là mais t'en suis combien des dossiers comme ça en fait tout le monde est hyper impliqué et c'est pas juste on donne une sub et puis une subvention et puis après on s'en fout non non c'est en fait si on te donne une subvention c'est qu'on a envie que ton projet marche Donc, tout le monde va vraiment se démener à trouver des... OK, bon, ça, ça n'a pas marché. Là, tu as un frein. OK, qu'est-ce qu'on peut faire ? Et nous, on bosse vachement là-dedans. Et c'est un réel écosystème de soutien à l'entrepreneuriat innovant.
- Speaker #1
C'est ce qui fait aussi que ça fonctionne, parce que tu te dis... Tu vois, par exemple, pour reprendre notre exemple, nous, ce sera des abonnements. Mais si tu sais que tu as un soutien rien qu'avec des entreprises qui sont rien qu'avec vous, tu signes des partenariats, ça soutient ton projet. Et ça le permet de t'aider à le financer, mine de rien. Quand tu as des entreprises derrière qui prennent tes abonnements, après, ça se paye plus facilement, tu vois. Donc, je trouve que l'écosystème, c'est vrai que là, pour le coup, je nous trouve vraiment chanceux d'avoir autant de choses. Et surtout que depuis les émeutes, on va dire, un des points positifs des émeutes, c'est que les gens, ils ont repris à entreprendre différemment. Oui. Tu vois que tu as... Tu as beaucoup plus d'idées qui sont innovantes. Tu as une façon d'entreprendre. En fait, je pense que c'est ça, l'essence même de l'entrepreneur, c'est entreprendre pendant une crise et de faire en sorte que ça fonctionne pendant une crise.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, je pense qu'il y a aussi... un petit peu un biais qu'on avait de, tu sais, le salariat c'est safe et l'entrepreneuriat c'est risqué, bah aujourd'hui même le salariat c'est risqué, tu vois donc il y a vachement eu ce bah en fait, maintenant je vais tenter le tout pour le tout et je vais y aller parce que j'ai plus rien à perdre,
- Speaker #1
tu vois tu découvres que c'est génial, tu travailles sur toi tu t'épanouis ce qui est bien c'est qu'avec toi je pense que tu vas un peu me rejoindre sur ce propos là C'est que des fois, tu vois, tu vas avoir guéri quelque chose à l'intérieur parce que dans ton entrepreneuriat, tu auras passé une étape. Et tes clients viennent à toi pour finaliser ta guérison. Et du coup, quand tu travailles en pleine conscience sur ça, déjà, tu appréhendes beaucoup moins les ruptures de contrat parce que tu te dis, bon, si ça se passe comme ça, peut-être financièrement, c'est vrai que ça va être dur, mais comment je vais rebondir ? Donc là, c'est à toi d'aller à la recherche. Tu sais très bien qu'en fait, tu as un nouveau client qui va venir sur ta route et lui, il vient t'aider justement encore plus à te pousser. Et je trouve ça trop beau.
- Speaker #0
Particulièrement dans le coaching, ça arrive. Nous, en formation, il nous en avait parlé. Tu vas attirer des clients qui vont être ton miroir. Mais il y a des fois où moi, je me rappelle, genre avoir fini une séance avec ma coach sur un sujet, mais hyper précis. Deux heures plus tard, je coach quelqu'un. qui vient, mais avec l'autre côté du même sujet. C'est pas très drôle.
- Speaker #1
Mais tu vois, ça, j'adore.
- Speaker #0
Ouais, c'est fascinant comment ça fonctionne.
- Speaker #1
Tu vois, quand on te met des personnes, tu vois, moi, j'ai la chance d'accompagner des personnes, mais c'est... Je leur dis tout le temps, mais merci de m'avoir choisi. Merci, parce que je pense à Bibiana, qui est en train de sortir son projet. Mais tu vois, à chaque fois qu'elle vient en coaching, au lieu que ce soit elle qui me dise merci pour la salle, je lui dis merci. Merci de m'avoir choisi. J'adore. Parce que c'est impressionnant comment tu grandis. Et c'est hyper nourrissant.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que c'est... Moi, j'adore le métier que j'ai trouvé aujourd'hui. Vraiment,
- Speaker #1
je suis fan.
- Speaker #0
Je suis fan de ce que je fais parce que c'est hyper varié. Et moi, j'ai besoin de ça. Et vraiment, en fait... C'est hyper motivant de pouvoir soutenir des entrepreneurs qui se lancent dans une telle aventure. Et en fait, moi, c'est assez intéressant, mais je me suis toujours vue comme entrepreneur. En fait, j'ai fait mes études en me disant, moi, je vais tout donner pour une carrière en marketing en 10 ans. J'avais vraiment cette ligne directrice de ces 10 ans de carrière. Dans 10 ans, je serai directrice. Tu vois, je m'étais donnée...
- Speaker #1
Focus.
- Speaker #0
Le full focus, mais j'étais à 200% dedans. Pour moi, il n'y avait que ça qui importait. Et je me rappelle mon dernier poste où j'étais directrice pour plusieurs hôtels. Mais les hôtels, c'est les hôtels, les spas, les bars, les restos. En fait, il y avait 13 entités de business dedans. Donc, toutes les équipes qui vont avec et tout. J'avais 8 agences de presse, tu vois, rien que de presse. Donc après, tu as les agences de com, les agences de créa. Tu as plein de prestataires, tu as toutes tes équipes en interne et tout. Et bref, quand j'ai changé mon titre sur LinkedIn, mon premier directeur a commenté en me disant « D'après mes calculs, tu as trois ans d'avance. » Sur le planning de « Dans dix ans, je suis directrice. » Ouais, c'est vrai, j'avais de l'avance, tu vois. Mais je m'étais toujours dit…
- Speaker #1
Tu devais être fière de toi,
- Speaker #0
quand même. Ouais.
- Speaker #1
Comment tu l'as ressenti à ce moment-là ?
- Speaker #0
À ce moment-là, oui, c'est vrai que je m'étais dit « Ah ouais, c'est bon, j'ai réussi. » Mais moi, c'était… En fait... Je vais faire ça, dans dix ans, je serai là. Et en fait, je me donne quelque part ces dix années pour savoir ce que je veux vraiment faire dans la vie. Et moi, je pensais qu'après ça, je serai entrepreneur. Pour moi, c'était évident. Parce que j'ai ce mindset assez entrepreneurial que, mine de rien, j'ai grandi moitié ici, moitié en Australie. J'ai quand même baigné dans la culture anglo-saxonne, tu vois, qui est beaucoup plus... On disait, tu vois, par exemple, avec le coaching, l'entrepreneuriat, c'est vachement plus dans le mindset. Et en fait, aujourd'hui, je me rends compte que peut-être je suis plus intrapreneur que entrepreneur parce que moi, j'ai vachement besoin de travailler en équipe. Ou alors, tu vois, ça se trouve dans, je ne sais pas moi, dans dix ans, je lance un projet entrepreneurial et tout. Ça ne sera pas seul parce qu'être solopreneur. Mais en fait, ça ne m'allait pas. Du tout. Et combien de fois j'ai essayé de lancer, tu vois, avec des copines coach ou des trucs comme ça. Venez, on fait du co-working et tout. Sauf qu'en fait, j'étais tellement... Tu vois, on arrivait et on disait, moi je bosse là-dessus, moi je bosse là-dessus, moi je bosse là-dessus. Sauf qu'après, c'est... Alors du coup, pour faire ça, tu peux faire ça, tu peux... Et je passe deux heures à expliquer aux copines comment faire. Moi, j'ai rien fait. Et tu vois, plusieurs fois, je me suis dit, bon, peut-être je lance plutôt un mastermind où je retrouve les... J'invite des entrepreneurs et elles me payent et je les coach là-dedans et tout. Ouais, mais ce n'est pas le coaching que je veux faire. Enfin, je n'avais pas vraiment trouvé exactement mon équilibre là-dedans. Mais je pense que plus en partenariat ou quelque chose comme ça. Parce que quand je bosse avec quelqu'un, en fait, je me nourris de leur énergie.
- Speaker #1
Et tu vois,
- Speaker #0
genre deux, trois fois, j'ai monté des projets. de formation ou des trucs comme ça avec des amis coachs ou des coachs avec qui je m'entendais vachement bien, à la fin du truc, elle me disait, mais t'es une machine, en fait. Tu avances alors que toute seule, mais je pouvais passer quatre jours à regarder mon ordi et mon copain est rentré à la fin de la journée, ça va, j'ai pas réussi à travailler aujourd'hui, et tu rentres dans ce... Et en fait, j'ai besoin d'un driver externe pour me motiver, tu vois, et moi, toute seule, Et bien, ce n'est pas mon truc. Et en fait, après, il n'y a rien de mal à ça. C'est juste, tu apprends comment tu travailles. Et en fait, d'être revenue dans un modèle où, quelque part, j'ai des comptes à rendre et une équipe avec qui travailler. Et j'ai la chance d'avoir une collègue avec qui je m'entends hyper bien et on bosse vachement bien ensemble.
- Speaker #1
C'est vrai que vous êtes une bonne équipe, toutes les deux.
- Speaker #0
Et bien, ça me fait tellement du bien. Et mine de rien, le cadre, tu vois, le cadre de... Ça commence lundi, ça finit vendredi. Et si tu t'y tiens, tu fais 8h, 17h, ça me fait tellement de bien. Et j'arrive, vu que le métier est beaucoup moins com ou quoi que ce soit, le week-end, j'y pense pas.
- Speaker #1
Et ça me fait vachement de bien.
- Speaker #0
Surtout après avoir été solopreneur dans le coaching, où en fait, c'est toi que tu mets en avant et c'est toi le produit. Je crois que ça, ça ne m'a pas fait du bien du tout. De devoir me réveiller le matin en me disant « Ok, il faut que je claque des stories. » Parce qu'en plus, il y en fait de la com et toi, tu le fais hyper bien.
- Speaker #1
Ah bon, tu trouves ?
- Speaker #0
Mais oui, c'est les stories hyper naturelles et tout.
- Speaker #1
C'est ce qui marche,
- Speaker #0
c'est ce qui crée du lien avec les gens et tout. Mais en fait, ça me... C'est vrai que c'est fatiguant. Ça me saoulait de... Moi, j'adore partir en mer. Ça me saoulait d'être sur l'îlot ou sur le bateau et de me dire, là, si je prends une story et que je monte la mer, du coup, je peux faire un parallèle. L'océan, l'horizon, le développement personnel, le machin, etc. En plus, moi, le dernier programme que j'ai lancé, ça s'appelait Vers le Néant. Pour vraiment te dire là où je voulais amener les gens. Moi, j'aime le profond. Pas le joli. J'appelais ça le love and light. Le joli petit dev perso avec les petites paillettes. Tu te fais deux,
- Speaker #1
trois affirmations de tout va bien. On s'entend bien parce que justement, j'aime pas quand c'est beaucoup de floritures. J'aime bien quand t'es dans le concret et que t'es dans la vérité.
- Speaker #0
Mais moi, j'aime bien aller dans le gros profond. Ok, tu lâches tout. Et si t'es plus personne, t'es qui ? Qu'est-ce qui reste ? L'identité ? Le coaching de maturation, c'est basé sur l'ontologie qui est l'approche métaphysique de la psychologie. Donc là, tu rentres dans la métaphysique de qui est l'observateur et si le sujet n'est pas observé, est-ce qu'il existe vraiment ? Là, oui. Pour revenir, mon programme, je l'avais appelé Vers le néant. L'identité visuelle, c'était des pontons sur la mer. Ce côté vers l'horizon, le rien et tout. Je ne pouvais pas aller en mer sans faire une photo, sans vouloir faire une story de Vers le néant et qu'est-ce que ça t'apporte. Et puis, ouais, ton cerveau,
- Speaker #1
il est tout le temps sollicité.
- Speaker #0
Il est tout le temps dedans. Et en fait, j'ai été en sur-stimulation. Ce qui, en fait, m'amène à ne rien faire. Et ça,
- Speaker #1
c'est intéressant ce que tu dis parce que, tu vois, c'est là où tu vois quand même que chacun trouve un peu son équilibre. Tu sais, entre se nourrir avec les autres pour créer un projet. Et c'est vrai que, tu vois, ça, ça fonctionne vraiment bien pour l'exploiter de plus en plus. où tu es plusieurs entrepreneuses qui portent un projet. C'est vraiment nourrissant. Mais tu vois, moi, j'ai besoin de ce côté où je suis un peu toute seule. Je me recadre sur moi. Et ce qui va venir me nourrir, c'est ce qui se développe autour de moi. Je me dis, ah tiens, j'ai vu cette entrepreneuse, elle a fait ça. C'est hyper intéressant. Moi, je peux me l'approprier comme ça. Mais là, moi, j'ai besoin d'être toute seule. Donc, tu vois, c'est hyper intéressant ton approche.
- Speaker #0
moi j'ai besoin de beaucoup de temps seul pour me recharger. mais travailler en équipe. C'est-à-dire que le temps seul, ça ne va pas être forcément pour bosser. C'est plus pour te recentrer. Et même travailler de façon hyper focus. Je vais le faire au bureau, avec des écouteurs, de la musique, et me mettre dedans. Mais quand j'étais toute seule, j'allais dans un café pour avoir du monde autour de moi. Et c'est ce qui vraiment... Je me nourrissais de cette énergie un peu plus collective. Et c'est une discussion pour un autre jour, mais moi, j'utilisais vachement le design humain.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et ma connaissance aussi un petit peu plus approfondie de moi, de ce dont j'ai besoin, de tout ce qui est régulation nerveuse et tout ça. Et j'avais fait un atelier sur deux week-ends avec des femmes que j'avais adorées. Mais c'était juste avant de commencer le salariat. Donc, du coup, je ne l'ai pas continué. J'avais appelé ça business au féminin. Mais en fait, c'était apprendre à travailler en tant qu'entrepreneur avec ton cycle, tes énergies féminines et tout ça. Et moi, ça, j'adorais. Et j'utilisais vachement ça pour bosser.
- Speaker #1
Je pense que c'est là où tu es le plus performante, à partir du moment où tu te connais vraiment bien. Moi, je ne parle pas de mon cycle sur mes réseaux sociaux parce que j'ai la chance d'avoir 40% d'hommes dans mon audience. Donc, c'est énorme et je ne veux pas les perdre parce que ça draine aussi mon chiffre. Oui, mais en même temps,
- Speaker #0
ces hommes-là, ils vivent dans un monde qui est à 50%. de femmes et de comprendre que en fait, moi plus que quelque chose qui, à titre perso c'est très compliqué au niveau des cycles et tout ça et c'est peut-être pour ça que je me suis autant renseignée dedans mais je savais qu'il y a les phases de ton cycle où tu te trouves un petit peu plus fraîche c'est le moment de faire tout ton contenu vidéo. C'est exactement comme ça que je fonctionne. Il y a des moments où tu as juste envie d'être dans ta grotte et qu'on ne te parle pas, c'est le moment de rédiger tout ce contenu vidéo.
- Speaker #1
Même mes rendez-vous. Tu vois là, par exemple, pour l'appli. Tu sais, là, pour l'appli, comme c'est quelque chose de technique, tu sais, il y a quand même cette ambiguïté sur l'innovation. Là, on commence à être labellisé innovante. Donc, tu sais, je sors un peu plus... Enfin, j'ai plus de confiance. Mais tous mes rendez-vous, je les ai calés sur le moment où j'étais le mieux énergétiquement.
- Speaker #0
Oui, mais parce qu'en fait, tu utilises l'énergie qui t'est amenée plutôt que de battre contre les moments où tu en as moins, tu vois.
- Speaker #1
Et ils disent que de toute façon, c'est dans ton instinct animal, entre guillemets, parce que tu es dans une phase de séduction. Donc, ton corps, il te met vraiment en valeur pour que justement, tu puisses attirer le plus de gens à toi.
- Speaker #0
Oui, puis tu as une clarté mentale aussi où tu arrives à percuter de façon plus pertinente, tu vois.
- Speaker #1
Des fois, tu sais, tu sors des trucs en réunion ou même à tes clients ou même quand tu es en pitch.
- Speaker #0
J'adore les jours où tu finis la journée. Mais ça va, là-haut,
- Speaker #1
en fait. À un moment, tu sais, j'appelle mon père, j'ai dit...
- Speaker #0
purée, j'ai fait ma terreur aujourd'hui. Mais c'est tellement important, mais oui.
- Speaker #1
Mais tu vois, ça, c'est les moments où ça supprime tous les doutes de l'entrepreneuriat. Tu vois, toute la difficulté où tu vas en mer et que t'as toujours ce cycle dans ta tête qui est en train de parler, machin, bah ces moments-là, tu vois, ça balaye aussi.
- Speaker #0
Ouais, ouais, carrément. Et puis, mine de rien, c'est ce qui te nourrit aussi. Enfin, je veux dire... Être entrepreneur, c'est un état d'esprit. Ce n'est pas juste quelque chose que tu fais.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Vu le parcours professionnel que j'ai jusqu'à là, je ne me fais pas de plan sur la comète. Mais je pense qu'un jour... Je ne sais même pas. Parce que peut-être non, ça reviendra. Pour l'instant, je suis très bien là où je suis. Vraiment, l'autre jour, je me disais c'est la première fois où je me dis si dans cinq ans, je fais encore ça, je suis contente. Alors qu'avant, pour moi, c'était... Tous les six mois, j'étais dans le bureau de mes supérieurs en mode « Bonjour ! » « Alors ? »
- Speaker #1
« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? »
- Speaker #0
« Du coup, comment on progresse ? Comment on y va ? »
- Speaker #1
Je pense que c'est normal aussi. Là, tu es vraiment sur tout type de projet. En plus, tu as cette expansion à l'international qui te permet… En plus, ce que j'adore, c'est qu'on est sur des marchés qui sont différents. Là, je suis en train d'analyser les marchés australiens, européens, etc. Hyper intéressant. Parce que du coup, tu n'as pas du tout cette même approche, la même façon de communiquer dans le Pacifique. Pas du tout. Australie, Calédonie, tu peux dire, bon, la barrière peut être fine. Et encore, c'est différent. Et encore,
- Speaker #0
parce que tu touches, ce n'est pas juste une culture différente, c'est une culture complètement différente. C'est une culture de l'achat. C'est une culture de l'appropriation de certaines méthodes qui est différente. Et au niveau de la com, si tu claques 10 000 balles sur Facebook par mois, tu es 30. tranquille, tu vois. Et tu peux même pas faire de segmentation parce qu'il n'y a pas assez de monde, tu vois. Là-bas, si t'as pas des segmentations hyper précises... et un budget de malade mec de la pub tu fais rien en fait et il faut que t'aies du contenu organique hyper puissant et engageant et il faut que tu aies tout ce qui est les médias que tu vas chercher il faut que t'aies des personnes qui parlent de toi il faut vachement développer l'écosystème autour de toi Tu ne peux pas te monter comme ici. Ce n'est pas du tout la même chose.
- Speaker #1
C'est vrai que ça fait partie de nos gros avantages. Tu fais un coup d'une bonne com' organique, ça fonctionne.
- Speaker #0
Les gens ne se rendent pas compte de la chance que c'est. Tu boostes 3-4 postes, tu fais une pub, mais tu es tranquille.
- Speaker #1
À l'étranger,
- Speaker #0
il te faut un tunnel de vente hyper défini, hyper précis. Il te faut toute une stratégie. les mails automatiques. Ouais, puis ne serait-ce que la segmentation, en fait. Quand j'étais en Angleterre, mais quand je faisais des pubs sur Facebook pour le coaching, j'avais des segments, mais tellement précis. C'est pas juste l'âge et deux, trois intérêts. Non, non, c'est vraiment chez qui ils achètent, quels sont leurs comportements, qu'est-ce qui les intéresse.
- Speaker #1
C'est poussé. Mais c'est ça qui est intéressant, tu vois. Je trouve que du coup, Ben... Là, je suis vraiment entre le mélange de prendre un peu de ce qu'on fait ici et de l'implanter un peu ailleurs, tout en quand même me fondant un peu dans la masse, en reprenant ce qui se fait bien ailleurs. Mais du coup, tu vois, l'Australie, ce qui m'a surprise, c'est tout l'argent qu'ils jettent par les fenêtres dans des budgets comme...
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas jeté par la fenêtre, c'est que si tu ne le fais pas...
- Speaker #1
Oui, mais tu vois, il y a des optimisations. Tu vois, par exemple, là, on parlait avec mon développeur de Strat2Com. Et tu vois, eux, il y a des choses, c'est pas que c'est pas inné, mais tu vois, ils vont se dire, bon, on va mettre 2 millions dans ça et puis ça va se faire.
- Speaker #0
Et tu vois,
- Speaker #1
ils vont pas avoir ce suivi meticuleux là derrière. Alors que nous, on va quand même être sur l'optimisation du budget. Eux, ils s'en fichent un petit peu.
- Speaker #0
Oui, ils ont l'habitude de bosser avec des grands comptes où ils mettent des thunes justement pour ne pas avoir à dépenser du staff qui va aller regarder en détail.
- Speaker #1
Mais du coup, tu vois, je trouve que nous, ça, c'est un peu notre point positif. Oui. Parce que du coup, le... Déjà, nous, le fait qu'on fasse attention à notre argent, parce qu'on n'a pas des budgets de multinationales, mais du coup, ça nous permet d'être quand même beaucoup plus percutants dans nos comms. Et là, du coup, moi, je lui ai fait des propositions pour notre déploiement sur l'Australie. Donc, évidemment, il y a plein de choses, les ads, tout ça. Même, on passe par des influenceurs, etc. L'Australie, ça marche vraiment bien, ça. Mais tu vois, sur des événements physiques, quand je lui ai donné mes idées, c'était là. Ah ouais, c'est bien. Tout de suite, ils voulaient mettre du budget. J'étais là, hé les gars, on n'a pas besoin de budget aussi gros pour ça. On va faire comme ci, comme ça. Ok, bon, on en reparlera au moment venu. Mais tu voyais qu'ils étaient surpris quand même.
- Speaker #0
C'est une habitude, tu vois, après de mettre beaucoup de budget derrière. Après, ce qu'il faut savoir, c'est que toi, tu es celle qui sait lire toute la data qui sort et comment optimiser et quoi faire. Mais quand tu bosses avec des grands comptes, si tu n'as personne en interne qui sait faire ça, il vaut mieux juste payer. En fait, il s'y retrouve parce qu'il ne paye pas le spécialiste qui va lire dedans. Moi, je sais que quand j'étais... Mon dernier poste, vraiment, ça m'a éclaté. Mon N-1 était génial. On s'entendait super bien. Et tous les deux, on adorait ça. Tu vois, aller vraiment dans l'optimisation de la com et tout. On a bien geeké là-dessus. On bossait avec des agences. Ils nous disaient, ouais, alors là, ça, ça n'a pas marché. Donc, on a fait ça. Et nous, on était là, mais what ? Tu as fait quoi avec nos sous ? Mais pas du tout, en fait. Et parce que nous, on allait vraiment regarder dans la granularité. OK, mais là, tu as bien vu qu'il y avait un segment qui fonctionnait plus. Pourquoi tu n'as pas mis plus sur ça ? Et on rentrait vraiment dans les détails. Ça,
- Speaker #1
c'est vraiment la partie que je préfère le plus.
- Speaker #0
Et ça, c'était fascinant. Puis nous, en hôtellerie, ce qui est ouf, c'est qu'on se connectait avec les équipes de vente. Encore une fois, c'est un milieu où tu as tout le monde en interne. Tu vois, quand tu es dans des gros groupes. Et donc, moi, l'équipe qui gérait les ventes, les tarifs et tout ça, Ils étaient en face de mon bureau. Et eux, ils m'avaient dit, non mais si tu veux, nous on a des widgets, on les met sur ton ordi et tu vois le cours des ventes en fait. Comme la bourse, mais pour les ventes d'hôtels. Et donc nous, on allait dans le back-end et on activait et on désactivait des pubs en fonction du cours des ventes et on voyait le cours... Mais tu vois le truc en instantané qui bouge et tout. Et c'était là, mais... Trop génial ! Ça,
- Speaker #1
pour l'équipe marketing, parce que là, on n'est plus dans la com, mais dans le marketing, c'est génial de travailler comme ça.
- Speaker #0
Mais tu vas vraiment dans la data précise, et là, tu es dans un pilotement stratégique, un pilotage stratégique qui est fascinant, en fait. Parce que tu ne vas pas... dans le Nord.
- Speaker #1
Pourtant, tu sais, je pense que c'est ça qui pénalise beaucoup d'entreprises aussi aujourd'hui. Nous, on a pu optimiser tout ça parce que c'est la crise, du coup, on analyse tout ça et quand on voit que la performance, elle fonctionne grâce à ce que toi, tu as mis en place, de ce que tu as vu, tu vois, en Australie, qui, eux, sont en pleine croissance, regardent beaucoup moins, mais du coup, c'est... Tu sais, tu es moins dans la recherche de performance de ton contenu marketing.
- Speaker #0
Ça me surprend un peu ce que tu me dis, parce qu'ils sont quand même en pleine crise du coup de la vie en Australie.
- Speaker #1
Alors oui.
- Speaker #0
Mais c'est vrai qu'eux, ils ont plus, encore une fois, tu as cette vision, parce qu'il faut savoir que les budgets marketing, c'est la première chose qui est coupée quand il n'y a pas de thunes. Je suis bien sa place et vous, ça, moi, malheureusement. Mais il y a aussi la conscience que c'est le premier truc que tu remets en place pour relancer, tu vois. Donc, de plus en plus, on va... Et en fait, faire de la pub, et je suis désolée si ça va blesser des personnes, ce que je vais dire, mais faire de la pub, c'est faire du marketing un peu lazy, tu vois. C'est quand t'as la flemme de faire du vrai bon marketing, là, tu mets de l'argent derrière pour pas avoir à faire le travail derrière. Ou alors, pour vraiment optimiser une stratégie de marketing qui est vraiment mise en place, tu vois. Mais pour moi, c'est ça. Enfin, pour moi, la pub, elle est là pour optimiser. une très bonne stratégie de marketing qui est bien solide. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, en fait, elle est juste utilisée par flemme.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais de toute façon, c'était ça que je voulais dire. C'est que tu sais, c'est souvent négliger cette partie-là, alors que c'est un des piliers de l'entreprise, finalement. Dès que tu as un peu une crise, c'était ça que je voulais dire. Dès que tu as une crise un petit peu, du coup, tu vois, tout de suite, l'entreprise va décliner. Alors que si tu as un bon socle marketing, avec une bonne stratégie, que tu es au courant de tes ventes, tu sais ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et que quand ça ne fonctionne pas, tu cherches à faire en sorte que ça fonctionne, quand il y a une crise, tu slides un peu plus dessus. Tu vois, ça va beaucoup mieux. Et ça, je pense que c'est le point faible de beaucoup d'entreprises, c'est qu'ils ne font pas assez attention à leurs services marketing et com. Alors que c'est un des piliers les plus importants, comme on disait, c'est la première chose qui coûte. Alors que c'est ça qui va créer ton chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Oui, c'est ça qui va assurer ta pérennité aussi. C'est ça. Tu sais, il y a beaucoup... C'est là où les gens, ils confondent la com, la pub et le marketing.
- Speaker #1
Et la vision d'entreprise.
- Speaker #0
En fait, tu as la vision de l'entreprise et en dessous, tu as le marketing. Et le marketing détermine la stratégie de communication qui, elle, va déterminer tes budgets et ta stratégie de pub, en fait. mais la pub et le marketing Ça n'a rien à voir. Et la création de contenu. De toute façon,
- Speaker #1
maintenant, le marketing,
- Speaker #0
tu fais du marketing. Ah ok, du coup, t'es bon en graphisme. What ? Non, rien à voir. Moi, ce que j'ai toujours adoré, c'était la stratégie.
- Speaker #1
Une vraie stratégie marketing. Je trouve que c'est le plus intéressant. Moi, ce que j'adore, c'est de partir et là, c'est pour ça que je m'éclate avec l'application. C'est de partir de rien et de voir où ça va fonctionner. Et j'ai hâte d'avoir les premiers résultats, savoir qui, comment, quoi, pourquoi. Après, d'aller voir ce qui ne marche pas, développer ce qui marche, puis repartir sur ce qui marche, repartir sur ce qui ne marche pas. Oui, toi,
- Speaker #0
ce que t'aimes, c'est les pivots.
- Speaker #1
Moi, ce que j'adore, c'est quand ça ne marche pas et qu'après, ça fonctionne. Là, c'est ce que je disais à Eva quand Eva Lorenzini qui est venue dans le podcast où elle disait en Calédonie, ça a super bien marché. Maintenant, je suis focus sur l'Australie. Mais je lui dis, c'est génial. tu pars d'une boîte que tu as construit entièrement et là grâce à toi dans deux ans je te le souhaite qu'elle fonctionne que tu as analysé tout ce qui ne fonctionne pas et que tu as résolu les problèmes à l'instant T parce qu'on sait très bien que c'est un équilibre qui est éphémère mais tu as résolu les problèmes et que maintenant grâce à toi elle marche ça
- Speaker #0
c'est ce que je préfère dans l'entrepreneuriat parce que tu te dis c'est pas juste un coup de chance ah non tu réalises tout le temps ton coup de chance ouais ouais pour toi C'est ça.
- Speaker #1
Je trouve ça trop intéressant. Mais du coup, là, normalement, tu sais, je finis toujours le podcast sur qu'est-ce que je te souhaite pour l'avenir, comment t'envisages l'avenir. Mais là, du coup... Oui,
- Speaker #0
je me souhaite de continuer à ne pas savoir. C'est ce que j'allais dire, en fait. Vraiment, ouais. Tu vois, le dernier programme que j'ai commencé à lancer et du coup que j'ai arrêté quand j'étais coach, c'était Vers le Néant. Et en fait, toute l'intention, c'était ça. C'était arrêter d'avoir besoin de savoir là où tu vas. Parce qu'il y a beaucoup du coaching qui est focus sur « Ok, tu poses tes objectifs, comment tu vas y aller ? Quand est-ce que tu vas y arriver ? Qu'est-ce que tu vas faire après ? » Et moi, mon approche du coaching, elle était plus vers « Et si tu ne sais pas ? » Parce que les possibilités de la vie, elles sont tellement plus grandes que l'objectif. Déjà, l'objectif qui te fait hyper peur, que tu te dis mais c'est déjà énorme. Les possibilités de la vie, c'est infini comparé à ça.
- Speaker #1
C'est surtout que tu as toujours les imprévus qui vont arriver, qui vont te remettre dans une route où tu dois être. En fait,
- Speaker #0
moi, je te souhaite, je souhaite à tout le monde, c'était de pouvoir continuer à vivre plutôt que juste survivre. tout ce chemin et de pouvoir accepter vraiment toutes les possibilités, tu vois, c'est-à-dire vraiment les vivre pleinement.
- Speaker #1
Mais profiter de ce que tu es en train de construire.
- Speaker #0
Et moi, j'avais posé cette intention avec le programme. Et pendant, tu sais quand tu es coach, que quand tu poses une intention, quand tu crées un programme, la première qui va y passer, c'est toi. Et quand j'écrivais le programme, j'étais un peu là. Wow, faire attention à ce qu'on écrit quand même. Parce que je sais que je vais y passer, tu vois. Et c'était vraiment cette intention d'aller vers le néant, mais d'y aller pleinement et de le vivre pleinement. Et de ne pas le survivre, de ne pas être dans cet état de survie, de ne pas recommencer un schéma. C'est juste une ouverture et une expansion de possibilités au fur et à mesure. Et moi, je le vois vraiment comme ça. En fait, je suis là, ok, ça, c'était une possibilité, repartir dans le salariat qui ne m'avait pas traversé l'esprit. Mais en fait, je m'éclate. Et je suis la première surprise de à quel point ça me convient. Ça me fait du bien. avec tout ce que ça peut amener. Mais qu'au fond, en fait...
- Speaker #1
Après, d'un côté, si tu regardes bien, c'est pas que tu fais... Mais tu vois, peut-être quand même les entreprises à s'épanouir.
- Speaker #0
Oui, oui. Et je reste dans le milieu, tu vois, dans cette dynamique d'entrepreneuriat que j'adore. Donc, voilà.
- Speaker #1
En tout cas, c'est magnifique. Franchement, merci pour ton partage parce que déjà, rien que l'expérience, tu vois, le... Tout en parcours, c'était... Franchement, je ne m'attendais pas du tout à ça, mais je suis tellement contente de tout ça. Je savais quand même l'Australie et tout, mais... Franchement, merci d'avoir partagé ça avec nous. Merci. Merci pour l'invitation et pour l'accueil. Avec grand plaisir.
- Speaker #0
On est bien sur ce cadre-là. Ah bah ouais,
- Speaker #1
t'as vu ? Du coup, ce qui pourrait être trop sympa, c'est de refaire un podcast vraiment sur le coaching, tu sais, sur l'état vraiment, tu sais, émotionnel d'un entrepreneur, etc. Ça pourrait être super intéressant.
- Speaker #0
On peut faire un truc avec Aurélie aussi.
- Speaker #1
Ouais, bah avec Aurélie. Ah franchement, Aurélie, c'est Aurélie. Fan club. Ouais, fan club.
- Speaker #0
Carrément. Ouais. Et donc,
- Speaker #1
du coup, si on veut te contacter, Enfin, si, par exemple... il y a des gens qui nous écoutent, ils ont une idée innovante, ils vont sur Impulseo ?
- Speaker #0
Alors, le plus simple, en fait, c'est de trouver notre page Facebook, donc Impulseo, I-M-P-U-L-S-E-O, et de nous écrire un message, parce qu'ils vont recevoir un message automatique qui les envoie vers un formulaire où, en fait, on pose pas mal de questions. Et une fois que tout ça, c'est répondu, moi, je reçois un mail automatique et là, je déclenche les rendez-vous.
- Speaker #1
mais sinon nous écrire sur les réseaux c'est le plus simple merci beaucoup Anna merci pour l'invitation merci à vous aussi d'avoir écouté ce podcast et puis on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité