Speaker #0Il faut que je vous raconte ce qui m'est arrivé cette semaine. Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode Éco d'Inspiration, notre rendez-vous du dimanche matin. Tous les dimanches, je publie un épisode à 7h30 où je partage mes réflexions, des retours de mes clients ou des petites story time comme c'est le cas aujourd'hui. J'ai toujours été une entrepreneuse très discrète, j'ai toujours aimé travailler dans le monde, jamais me mettre en avant. C'est pour ça d'ailleurs que je n'animais pas du tout mes réseaux sociaux jusqu'à il y a un an et demi. Parce que j'aimais bien cette discrétion, j'aimais bien que personne ne sache combien je gagne, combien j'avais de clients. Et ce que j'aimais aussi, c'était les personnes qui, quand elles devenaient un petit peu curieuses, se rendaient compte que oui, ma société fonctionnait très très bien et que j'avais de la chance d'avoir des gros clients, des clients qui sont même renommés. Donc j'aimais en fait laisser ce doute planer entre le fait que... mais qu'est-ce qu'elle fait exactement ? Est-ce que ça fonctionne ? Et que quand les gens creusaient vraiment, ils se rendaient compte que oui, effectivement, c'était pas mal quand même le travail qui était effectué derrière. Donc j'ai construit tout mon écosystème un petit peu comme ça, jusqu'au jour où j'ai dû me révéler justement pour passer au niveau supérieur. Donc là, je suis sortie de ma zone de confort, étant donné que ça faisait au moins 6 ans, 7 ans, 6 ans. que je travaillais dans l'ombre. Donc, ce n'est pas évident tout de suite de mettre la lumière sur soi et puis d'assumer tout simplement qui on est, d'assumer nos objectifs, d'assumer notre ambition, de se montrer, de montrer un petit peu ses clients. En fait, on donne l'opportunité aux gens de nous juger dans ces moments-là. Et c'est vrai que ça, j'avais un petit peu de mal. Donc, je suis sortie de ma zone de confort, je me suis mise sur les réseaux sociaux et là, j'ai eu une évolution, on va dire, jusqu'à aujourd'hui. où maintenant je me sens quand même beaucoup plus à l'aise, prendre mon téléphone et filmer, si je suis à la maison encore une fois, ça va, je vais le faire assez facilement. Par contre, dehors encore, je n'y arrive pas du tout, quand des fois je dois faire de la création de contenu en extérieur, et qu'il y a un petit peu trop de monde, c'est très facile pour moi de ne pas le faire, tout simplement. Mais bon, je sors de ma zone de confort au fur et à mesure, et en fait, je repousse mes limites. Pour les personnes qui ne le savent pas, je suis en train de développer une application web qui sera sûrement disponible en fin d'année dans une version française et anglaise. Et on commence dès maintenant à mettre en place la stratégie de communication. Donc là, on est sur une première phase où on se fait connaître, on élargit notre réseau et on commence à parler un maximum de ce qu'on est en train de créer, sans dire exactement ce que c'est, pour pas qu'on se fasse piquer notre idée. On a été labellisé French Tech en tant que startup innovante. Donc, on en dit, mais vraiment, on reste très superficiel sur ce que c'est. En intégrant justement la French Tech, il y a eu la première assemblée, la première réunion, je ne sais pas comment on peut appeler ça, French Tech mardi. Il y avait une centaine de personnes. La French Tech Nouvelle-Calédonie a été labellisée Capital Pacific. Donc, il y avait... province sud, donc il y avait Sonia Vaquez, il y avait Christopher Gilles, membre du gouvernement, il y avait deux autres membres du gouvernement d'ailleurs, il y avait le ministère des Outre-mer, enfin Envisio, il y avait le haut-commissaire, il y avait vraiment beaucoup de monde, plus toutes les entreprises qui sont à caractère innovant ou ceux qui sont partenaires de près ou de loin de la French Tech. Donc je n'ai même pas eu le temps de rentrer dans ma bloquerie directe. Je me suis dit que ce n'était pas possible. Est-ce que mon ambition n'a pas été plus grande que mes compétences ? Est-ce que je suis à ma place ici ? Après, il y a des gens qui ont développé des casques à la Top Gun. Il y en a qui construisent des catamaran en fibre de bambou. C'est breveté. Je me suis dit que c'était une application web. C'est pour les entrepreneurs. Est-ce que j'ai ma place ici ? Merci. Donc là, ça m'a complètement bloquée. Je n'arrivais même pas trop à parler, même pas trop à expliquer ce qu'on faisait parce que je restais très superficielle parce que je ne me sentais tellement pas à ma place. Je me sentais vraiment dans un autre monde. J'ai vraiment l'habitude de faire mes masterclass chez moi où il y a une dizaine de personnes maximum. J'ai vraiment l'habitude d'avancer en petit comité et en plus de ça, les nouveaux clients que j'ai, Ils arrivent soit à hauteur de 1 par semaine ou 1 par semaine. Donc du coup, j'ai le temps de m'adapter à chaque fois et ça fait un flux qui est quand même assez fluide. Et ça me laisse vraiment le temps de pouvoir apprivoiser cette petite sortie de zone de confort qui n'en est pas une au fur et à mesure pour ce que ça devient très naturel. Mais là, d'être face à plus de 100 personnes d'un coup, ça m'a eu. quand même ni un coup, on a fait un gros investissement, plusieurs dizaines de millions sur le projet. Donc je me dis, mince, ça y est, on a engagé. Est-ce que c'est... Tous les doutes qui viennent dans ma tête, ces doutes qu'il faut faire taire immédiatement. Donc je me suis appliqué mes propres conseils et je suis venue écrire tout ce qui me faisait peur, tout ce qu'il fallait que... Toutes les solutions, finalement. qui pouvaient m'aider à sortir de cet inconfort-là aujourd'hui. Donc, je me suis dit, là, le problème, c'est que j'aurais été incapable de présenter ma société en public, l'application incapable de le faire. Donc, du coup, dès lundi, donc dès demain pour moi, j'ai rendez-vous avec Clément Frété, qui est formateur, enfin, en tout cas, qui donne des cours d'art oratoire. Et je vais prendre des sessions avec lui pour justement me former, apprendre et devenir très à l'aise. devant un public. Et après, je l'espère qu'il y aura quand même beaucoup moins de monde parce que parler devant 5 personnes, puis devant 10, puis devant 15, puis devant 20, et ça monte crescendo, ça va. Et d'arriver devant direct une assemblée, un peu compliqué. Surtout quand on n'est pas préparé. J'ai repris la lecture, donc j'étais à l'aise de trêve, j'étais me racheter des livres. Je vous repartagerai mes lectures. Mais là, celle que je suis en train de relire, c'est Power de Robert Greene. Je vous mets la photo juste là. Parce que du coup, c'est vrai que celui-là m'avait beaucoup aidé sur les comportements humains, etc. Donc, je ne deviendrai pas comme ça, je vous rassure. Mais ça m'avait aidé. Et tout simplement, je continue à apprendre et à m'informer dans le business. Donc, ça, c'est de la lecture inconstante en lisant des autobiographies de Success Story, en écoutant des podcasts, etc. Donc, ça, j'ai repris intensément parce que là, je devais être à peut-être trois podcasts par semaine. Alors qu'avant, j'étais à une cadence de 1 ou 2 podcasts par semaine. Donc, ce n'est pas des gros podcasts. C'est des petites capsules, des fois, qui font 3 minutes. Mais c'est 3 minutes où vous avez quand même un condensé d'informations qui est intéressant et que vous pouvez partager au détour d'une conversation. Donc, tout ça pour dire que là, je suis en pleine sortie de zone de confort une nouvelle fois. Donc, ça faisait quand même un moment que j'étais restée dans ma nouvelle zone de confort. Parce qu'au final, on va se faire violence. On va sortir de cette zone de confort. Et puis, en dehors de notre zone de confort, au fur et à mesure, ça va redevenir notre nouvelle zone de confort. Et là, j'étais dans une nouvelle zone de confort depuis quelques temps. Et c'est là où on se rend compte aussi qu'on est peut-être un petit peu feignant, nous. Parce qu'une fois qu'on y est, quand même, c'est difficile de ressortir et de se refaire un petit peu de mal pour passer au niveau supérieur. J'avoue que là, j'aimais bien ce confort. et je me réconfortais dans ce confort en me disant « Ah non mais là je sors quand même un petit peu de ma zone de confort, je me donne du mal. » Mais en fait non, c'était beaucoup trop superficiel. Et l'expérience de mardi m'a justement montré que là il était temps que je remette un petit coup de collier et que je passe encore au niveau supérieur parce que mine de rien, les objectifs que je fixe avec l'application, ils sont sur ce niveau supérieur. Donc si vous aussi, vous êtes en train de sortir de cette zone de confort, vous avez vécu une expérience qui vous a fait sortir de cette zone, mais que vous avez fait un pas en arrière parce que c'était difficile. Oui, de toute façon, c'est difficile. C'est de toute façon très dur ce qu'on est en train d'entreprendre. Mais si nos objectifs sont très très hauts, il faut se donner les moyens de sortir de cette zone de confort, en faire quelque chose de confortable, puis recasser pour passer au level supérieur. Parce que mine de rien, on grandit, on apprend et on évolue grâce à ça. Et c'est surtout comme ça qu'on atteindra nos objectifs. Donc nous, notre objectif, c'est d'être mondial en trois ans. Ça ne va pas se faire en un claquement de doigts. Ça ne va pas se faire en restant à la maison à faire des petites vidéos. Bon, quoi que, maintenant, si, ça peut se faire comme ça. Mais en tout cas, il faudra quand même se donner beaucoup plus les moyens et beaucoup plus travailler. Qu'est-ce que vous pouvez, vous ? entreprendre justement pour franchir ce nouveau inconfort de façon le plus préparée possible. En tout cas, pour ma part, moi, je me mets au travail et puis je vous ferai un retour de toute façon dans mon rendez-vous avec Clément demain. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle petite capsule. Bonne semaine et à bientôt.