- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui j'ai le plaisir d'être avec Naia. Bonjour Naia.
- Speaker #1
Bonjour Célie.
- Speaker #0
Tu vas bien ? Ça va et toi ?
- Speaker #1
Ça va, merci. Bienvenue à la maison.
- Speaker #0
Merci de nous accueillir en Australie, chez toi. Là pour le coup, on a déplacé notre prod en Australie.
- Speaker #1
C'est avec grand plaisir.
- Speaker #0
Merci à toi. D'ailleurs aujourd'hui on se retrouve pour un sujet qui va être, on va dire un peu intime finalement.
- Speaker #1
On va creuser.
- Speaker #0
Oui, on va creuser.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'on va bien creuser. Oui,
- Speaker #0
je pense aussi. Et du coup, le thème, c'est ma deuxième vie en Australie. Donc déjà, Naya, est-ce que tu peux te présenter, nous dire ce que tu fais ? Où est-ce que tu habites exactement en Australie ? Ok,
- Speaker #1
let's go. Donc, je suis Naya, je m'appelle Naya. J'ai créé la société L-Export en Australie depuis 2020-2021. durant Covid, qui était à l'époque EK Export. Donc, il y en a plein qui connaissent sous le nom de EK Export. Maintenant, c'est L Export. Je vis sur la Gold Coast depuis mon arrivée. Donc, je suis revenue ici en 2019 exactement. Et c'est là que ma deuxième vie, ma renaissance a débuté.
- Speaker #0
D'accord. Et comment ça se fait que vous avez pris en 2019 la décision de quitter la Nouvelle-Calédonie, où tu es née d'ailleurs ?
- Speaker #1
Je suis née à Sydney.
- Speaker #0
Ah, ok. Donc, toi, tu es australienne ?
- Speaker #1
Oui. Je suis née à Sydney, j'ai vécu 5 ans à Sydney. Et puis, on a dû retourner en Nouvelle-Calédonie à l'époque avec ma mère, parce qu'on avait mes grands-parents là-bas. Enfin, ma grand-mère là-bas qui était malade. Donc, on a dû retourner pour la voir. On pensait qu'elle était en fin de vie. En fait, pas du tout. Elle a vécu encore une super vie après. Mais donc, on a tous migré à Nouméa. Et finalement, on est restés à Nouméa. Et j'ai passé 28 années là-bas. Donc, voilà. Et puis... Un jour, le projet australien a débuté en 2017. D'accord,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
Il n'y a pas eu de... Il y avait une envie, en tout cas pour ma part, il y a toujours eu une envie de revenir en Australie. C'est quelque chose que j'avais depuis l'adolescence. C'est comme s'il y avait quelque chose que je n'avais pas vécu et que je devais vivre, qui était important. Je me disais toujours... J'ai l'impression qu'il faut que je retourne en Australie. Mais tu sais après, il y a quelque chose qui m'a plu. Je ne peux pas mettre vraiment les mots sur ça. Ce que je sais, c'est que c'est quelque chose que j'ai porté en moi pendant toutes ces années, ces 28 années. Et puis, 2017, le papa de ma petite dernière me dit « j'ai envie de partir » . Lui, enfant du pays qui ne voulait jamais quitter la Cahayonie, il me dit « j'aimerais bien partir » . Et si on partait en Australie ? Jack, why not ? Australia ? Did you say Australia ? Ok, let's go ! Donc après, à partir de là, c'est ok, yes, why not ? À l'époque, je travaillais chez Afrance, donc j'avais les GP.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc on a pu se permettre, parce que c'est bien de dire tu vas partir, mais tu vas où ? Ça ressemble à quoi ?
- Speaker #0
Et puis là, Australie, c'est grand aussi.
- Speaker #1
C'est grand. Tu vas où ? Tu vas faire quoi ? Enfin, tu as quand même quelques questions au début de ton projet. Et puis donc, on a pu se permettre de venir deux fois. Et ça, c'est marrant parce que la première fois, on est venus pendant les vacances. En mode touriste, j'avais que ma grande à l'époque. Alors là, parc d'attractions, shopping, la totale. Et puis on est venu en été. Et ensuite on s'est dit, viens au retour, en hiver, et on fait comme si on habitait déjà là-bas. Tu vois un peu le truc ? On ne fait pas trop des folies, on reste, on avait un pied-à-terre, on reste là, et puis on fait des courses, en cuisine, on va visiter des écoles, on fait genre on habite là. Tu vois, dans notre état d'esprit, on se comporte comme si on était déjà ici. Et donc ça, ça a été la deuxième fois, en juin 2018, du coup. Et puis après, on a dit, OK, let's go. On est obligés de se caler une date, donc on s'est calé une date. On a acheté des billets d'avion et puis le projet a commencé à prendre forme pendant ces deux années et demie, jusqu'au jour du départ.
- Speaker #0
Vous n'êtes pas partie quand même sur un coup de tête ? Vous avez quand même bien construit votre départ ?
- Speaker #1
Je pense que oui, c'est important. Après, ce qu'on savait, avec les vacances ici, on avait un petit peu une idée des logements, des loyers à l'époque. On dirait que c'est avant Covid, donc c'était bien moins cher. On savait à peu près au niveau des loyers. On s'est calculé un petit peu une base pour vivre pendant quelques mois. Et puis, je me suis renseignée un petit peu. On a dû trouver un agent d'immigration parce que le papa de ma deuxième, donc il est français. Il n'a pas la nationalité australienne, donc on a dû passer par un agent. Donc oui, on a dû préparer l'immigration pour lui, on a dû faire des économies pour partir. Mais par contre, je tiens quand même à dire qu'ayant la nationalité australienne, il y a beaucoup d'étapes. par lesquels je n'ai pas dû passer, c'est-à-dire tout le côté. Immigration, parce que nous on a fait un visa partenaire, donc c'est des gros dossiers, mais c'est des dossiers que tu prépares, tu appliques et tu attends, et tu as le droit de venir ici. Donc tu attends, tu es tranquille entre guillemets. Ce n'est pas un parcours du combattant comme d'autres visas où tu ne sais pas de quoi demain est fait, tu dois passer par les visas, etc. Donc ça nous a quand même économisé du temps. Et aussi, quand tu es Australien et que tu viens ici, tu as des aides, notamment quand tu as des enfants petits en bas âge jusqu'à l'âge de 6 ans.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant. Quand tu es maman au foyer, tu as un salaire, jusqu'à ce que tes enfants soient en âge d'aller à l'école.
- Speaker #0
Ça, c'est bien, ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, en plus, on n'en parle pas. Souvent, le côté anglophone, il n'y a pas de sécurité. Là, même si vous avez Medicare, il n'y a pas d'aide, il n'y a pas tout ça. Il y a beaucoup.
- Speaker #1
C'est très suivi. C'est strict, t'as beaucoup de documents à fournir, ils te donnent pas de l'argent comme ça. Mais je savais qu'il y avait aussi ça. Par contre, je ne connaissais pas les montants. J'avais essayé de faire des simulations et tout ça. Donc on a préparé cette partie, on a économisé, on a envoyé des cartons. Une douzaine de cartons, je crois, avec des petits trucs basiques. On s'est dit, ça on va en avoir besoin. On a envoyé nos cartons, on a acheté nos billets, on a préparé le dossier visa. Et puis... On s'est envolés le 15 décembre 2019, avec ma deuxième qui venait de naître. Voilà, j'allais te dire, t'as pas oublié quelque chose d'important ? Juste un petit bagage supplémentaire, ma deuxième grossesse qui est arrivée en cours de projet.
- Speaker #0
Donc ça faisait deux projets en un ?
- Speaker #1
Deux projets en un, et dis-toi bien qu'on avait déjà nos billets d'avion quand j'ai appris que j'étais enceinte. Et quand j'ai calculé ma date d'accouchement, je me suis dit, mais les gars... C'est un mois avant notre départ. Comment je fais pour son passeport ? Un passeport pour voyager ? Imagine, je vais vraiment jusqu'à la fin de ma grossesse. J'arrive là, j'ai un mois pour faire son passeport. Et on sait que c'est long. Surtout, tu as bien 3-4 semaines de délai. J'ai accouché un petit peu avant ma date. Et j'ai eu en fait... Tu prépares ça, tu as le droit. Tu as des rendez-vous un peu en urgence. pour préparer les passeports. Donc ça passe un petit peu au-dessus de la pile parce que c'est des urgences, il y a les billets d'avion et tout. Donc ça, je ne savais pas, mais je l'ai su après. Donc j'ai eu, je crois, deux rendez-vous. Un, on avait posé deux dates en fonction de mon accouchement, des probabilités. Et j'ai eu le passeport, mais...
- Speaker #0
Direct. Mais là, c'est là que tu vois que tout est aligné. J'étais comme ça. Quand tout est aligné, tout se dénoue de toute façon.
- Speaker #1
J'ai vraiment paniqué. Et puis, on a eu son passeport. On l'a rajouté sur mon billet. Et let's go.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Deux enfants, douze cartons. C'est ce que je dis toujours pour, tu sais. Voilà. Deux enfants,
- Speaker #0
douze cartons. Et let's go. Un peu d'économie. Et c'est parti. Et là, du coup, quand t'es arrivée ici, tu t'es d'abord occupée de bébé ou t'as tout de suite ouvert la société ? Comment ça s'est passé au niveau de la création de l'entreprise ? Alors, on est arrivée, on s'est posée. Au bout de trois semaines, on a trouvé un logement.
- Speaker #1
J'étais dans un post-partum, donc juste là j'étais en mode survie, voilà, allaitement et tout le truc. Il fallait que je processe déjà le voyage, tout ça, l'installation.
- Speaker #0
C'est surtout que ça fait beaucoup de charge mentale quand même, surtout quand tu viens d'accoucher où tu as juste envie en fait d'être paisible, c'est ça, dans ton coin.
- Speaker #1
Donc j'étais vraiment focus sur ça, sur mon bébé, sur ma grande que je devais mettre à l'école, l'emmener à l'école, tout, tout. Et puis en fait... Trois mois après notre arrivée, on a eu le Covid.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et je me suis vite rendue compte que personne ne pouvait venir ici. Nous, on ne pouvait pas y aller. Mais j'avais compris qu'on pouvait envoyer des colis. Parce que j'en avais envoyé pour des proches. Donc il y avait du fret aérien encore qui passait. Il n'y avait plus de personnes physiques dans les avions, mais il y avait encore les colis qui passaient, tu vois. Et c'est là que je me suis dit, OK, il y a quelque chose à faire. J'y avais déjà pensé avant. Mais jamais je m'étais dit que j'allais monter un business d'export. Parce qu'en fait, quand j'habitais à Nouméa, combien de fois je me suis retrouvée dans la position où j'avais envie d'acheter chez Kmart.
- Speaker #0
Ouais, mais tu peux pas parce que tu peux pas prendre un billet d'avion comme ça. Non,
- Speaker #1
tout le monde peut pas voyager. Donc moi, j'avais ma mère ici, parce qu'elle était revenue s'installer un peu avant, en 2015, par là. Donc quand elle venait à Nouméa, elle m'emmenait des trucs. Mais j'avais déjà cette frustration, tu comprends ? De me dire... Je suis obligée de commander fin loin là-bas, en France, ou ailleurs. Ça met une plombe à arriver alors que l'Australie c'est là et j'aimerais tellement pouvoir acheter chez Best & Lash, chez Kmart ou whatever. Mais j'avais déjà cette frustration, donc je me suis dit, il manque un truc là. Entre ici et l'Australie, pourquoi on ne peut pas commander en Australie ? Et à l'époque, j'avais entendu parler de Relais Shopping USA.
- Speaker #0
Ok, ouais.
- Speaker #1
Je ne sais pas si ça existe encore d'ailleurs ce truc. Donc en fait, c'est un point relais aux Etats-Unis. Tu t'inscris et quand tu fais tes commandes, tu as une adresse virtuelle. Enfin, une adresse physique mais qui est générée en ligne. Et en fait, cette adresse est reliée à un entrepôt. Je ne sais pas comment ils font ça. Mais quand tu commandes sur les sites... Ça va à l'entrepôt et l'entrepôt te l'envoie. J'avais déjà entendu parler de ça à l'époque. Et puis voilà, Covid, l'histoire des colis, le truc. Et je me suis dit, il y a peut-être un truc là. Parce que si mes potes me demandent si les colis peuvent partir mais que les gens ne peuvent pas venir, peut-être que ça peut aider des gens. C'est comme ça que j'ai commencé et j'ai créé ma page Facebook. E.K. Export à l'époque, j'avais 10 followers.
- Speaker #0
De toute façon, on commence tous quelque part.
- Speaker #1
Je me souviens de ma première cliente qui m'a fait confiance, s'il y a encore une cliente aujourd'hui. Je m'en souviendrai toujours, elle m'a fait confiance. Et je me souviens, mais c'est trop marrant parce qu'à l'époque, je commençais à faire la pub parce que c'était en période d'hiver et je proposais aux gens s'ils voulaient des onesies. Tu vois les onesies, c'est une espèce de combi, licorne et tout, c'était hyper tendance à l'époque.
- Speaker #0
Les doudous là.
- Speaker #1
T'as forme de cerf, t'as forme de licorne, t'as forme de panda. Et je mettais sur ma page, est-ce qu'il y en a qui sont intéressés pour avoir des... Enfin, un truc, tu pars de rien, tu connais rien, tu essayes.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Et à l'époque, c'est comme ça que ça a commencé, vraiment. Et pendant deux ans, j'avais quelques clients dans la semaine, mais j'étais tellement contente que je travaillais dans mon salon, sur ma moquette. Et t'étais avec tes filles,
- Speaker #0
du coup ?
- Speaker #1
La grande était à l'école, alors c'était quand même assez sport, parce que ma deuxième, elle était encore toute petite. J'allaitais, et donc... Il faut bien t'imaginer que je pars de zéro, et alors je pars de chez moi avec une dizaine de colis dans mon coffre, mon bébé, je me gare sur le bord de la route parce que j'essaie de trouver des postes, je sors tous mes cartons, mon bébé avec, et puis je fais la queue au guichet de la poste pour enregistrer chaque colis, payer, pré-payer, je pré-payais les colis. Je pars avec un reçu, je fais une photo du reçu, j'envoie au client la photo. Et je rigole parce que tu regardes aujourd'hui comment le système il est mis en place, c'est tellement plus pareil, déjà il n'y a plus de prépaiement, tout est fait en ligne, tu vas, tu déposes les colis, t'as même plus besoin d'attendre, t'as pas besoin de reçu papier, t'as tout en ligne, t'as des factures, enfin... C'est l'évolution. Mais quand tu repenses à ça, tu te dis meuf, t'as vraiment fait ça avec un bébé qui allait toutes les 30 minutes, t'es là avec tes 10 cartons en train de payer chaque colis à la caisse, tu sais, et en même temps tu dois dire, ah mais est-ce que je mets sur Facebook, est-ce que je fais de la... pub, comment je fais, t'as zéro notion en marketing en com, rien du tout ta seule notion c'est allaitement à ce moment là ta seule notion c'est allaitement à ce moment là et quand je repense à ça, même des fois je me souviens je devais m'arrêter sous la pluie parce qu'elle pleurait dans la voiture, je me garais sur le trottoir je sautais derrière,
- Speaker #0
je lui donnais le sein j'avais les colis derrière c'était vraiment une aventure de dingo dans toutes nos aventures d'entrepreneurs, je pense que c'est ça le plus beau Tu sais, c'est ces moments de galère, là. Tu pleures. Parce que t'es au bout de ta vie, quand même, à ce moment-là.
- Speaker #1
Là, on rigole, mais sur le coup,
- Speaker #0
on rigolait pas. J'ai connu des périodes aussi comme ça. Et tu sais, le déclic que j'ai eu, j'ai eu hier soir. Hier, je vais courir avec Kayani, du coup, en bord de mer. Et là, je me dis, trop bien, quoi. Tu vois, ça y est, là, maintenant, on est à un cap où tout roule, où c'est beaucoup plus facile. On est loin des galères où c'était entrepreneur avec bébé. Tu sais, moi, des fois, je l'attachais dans mon dos. comme les mamans africaines pour plier les vêtements dans la boutique quand j'avais ma boutique à ce moment-là et tu vois t'es en train d'essayer de pas faire du chantage mais tu lui dis allez tu restes calme encore une demi-heure maman elle finit ça t'es toujours un peu en train de négocier mais tu veux pas te sentir coupable de mettre l'enfant de côté mais en même temps tu veux pas laisser tomber ton projet c'est ça c'est un struggle c'est dur c'est ce truc de culpabilité c'est horrible et puis tu vois même là en faisant ça passe pas Ciao ! Non,
- Speaker #1
ça passe pas.
- Speaker #0
Mais ça passe pas.
- Speaker #1
T'as toujours, moi qui travaille à la maison, qui ai les deux enfants à la maison, la grande est beaucoup plus autonome. Mais la petite demande beaucoup plus d'attention. Et des fois, je me sens coupable de pas passer assez de temps. Mais bon, voilà, c'est... Tu fais de ton mieux avec ce que t'as. Tu fais de ton mieux avec ce que t'as. L'enfant, tant que tu passes quand même un moment avec, chaque jour, Sans téléphone, sans rien, même 30 minutes. L'enfant va retenir ça, ce moment.
- Speaker #0
De toute façon, ils vont préférer les moments de qualité à la quantité parce que si tu es là toute l'après-midi, mais que malheureusement, tu as moins de rentrée d'argent, par exemple, derrière, et que tu es énervé parce que tu as des problèmes financiers, que tu n'es pas bien dans ta tête, l'enfant préférera passer une demi-heure seulement avec toi autour d'un goûter où ta maman est bien.
- Speaker #1
Exactement. La qualité du temps qu'on passe avec eux. On ne s'enlèvera pas, c'est la culpabilité. Et c'est ça qui fait qu'on est des bonnes mamans, en fait, parce qu'on se remet en question sur ça. On fait de notre mieux. Et voilà, l'aventure continue. Mais malheureusement, quand tu es entrepreneur, en plus, quand tu travailles chez toi, en plus, quand tu fais l'école à la maison, tu dois trouver du temps à travers tout ça. Ce n'est pas toujours évident, parce qu'on peut voir à travers les téléphones ou les stories ou les vidéos, on a l'impression que c'est... C'est merveilleux, c'est magique, c'est la belle vie, mais on ne montre pas tout. Et il y a des parties qui sont difficiles. Il y a des moments où tu es juste assise, tu pleures, tu te demandes ce que tu fous là. Il y a des moments où tu as juste envie de tout fermer, d'aller travailler pour quelqu'un parce que tu n'as pas le stress d'être à la tête de ton business, de prendre les plaintes, de gérer les comptes. Toute cette partie-là, c'est une partie qui est compliquée. C'est une partie qu'on ne montre pas, mais c'est une partie qui est réelle, qui est là. Donc voilà, tu vois, moi, ça fait plusieurs années maintenant que l'aventure continue et j'ai été la seule à y croire.
- Speaker #0
Franchement, je pense que tu as raison d'y croire parce que, tu sais, au-delà du fait que c'était déjà une super solution de pouvoir tout simplement envoyer des colis de l'Australie en Nouvelle-Calédonie, je trouve que l'Australie, c'est quand même ancré dans les mentalités calédoniennes. Tout le monde attend son voyage en Australie, son shopping à pas de souffert. C'est clair, c'est clair. Tu vois, c'est... Sa journée à Movie World. Oui, sa journée à Movie World. Ça fait partie quand même un peu du... Tu sais, ils disent le starter pack des caldoches en Australie. Oui,
- Speaker #1
tellement, Le petit circuit habituel. C'est ça.
- Speaker #0
Mais du coup, tu vois, je trouve que c'est... Tu donnes mine de rien, surtout je pense dans la période actuelle qu'on traverse en Nouvelle-Calédonie. Tu vois, ça apporte quand même du beau moqueur aux gens qui peut-être n'ont plus les moyens maintenant justement de se payer ce voyage tous les ans en Australie et qui maintenant... et réduit à une fois tous les deux ans, ça leur permet d'avoir quand même accès à des choses qui sont moins chères et puis d'avoir un petit bout de leur Australie avec eux.
- Speaker #1
Alors, tu as le côté moins cher, mais tu as surtout, surtout, j'ai acheté ce que je voulais vraiment.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
c'est un truc qui revient. Tu es chez toi, dans ton nouvel appartement, tu as ton idée d'espace, comme j'ai eu mon idée d'espace pour ce salon-là, et je ne trouve pas ce que je veux. pour réaliser mon envie. J'ai quelque chose dans ma tête, j'ai envie que chez moi, ou que mon salon, ou que ma salle de bain, ou que mon bureau soit à la hauteur de ce que j'imagine. Et quand ils peuvent trouver ici, importer et installer chez eux leur coin comme ils l'ont imaginé, même s'ils ont mis les dollars dessus, ils ont mis les dollars pour quelque chose qu'ils aiment. C'est pas pareil quand t'achètes quelque chose par dépit que quand tu le payes parce que c'est vraiment ce que tu voulais. Tu vois la différence ?
- Speaker #0
Oui, je vois la différence, mais c'est là où tu te rends compte, c'est hyper intéressant ce que tu dis, et c'est là que tu te rends compte aussi qu'à Nouméa, on achète beaucoup par dépit en fait.
- Speaker #1
Je pense.
- Speaker #0
Parce que tu vois, chez moi par exemple, il n'y a pas des choses qui me plaisent excessivement. En fait, j'ai acheté ça parce que je n'ai pas trouvé mieux. C'est ce qui m'a paru le plus joli. Mais c'est sûr qu'aujourd'hui, si tu me demandais une déco, je irais plus facilement chez Ikea ou ailleurs pour acheter quelque chose.
- Speaker #1
Ce sont les retours que j'ai des gens.
- Speaker #0
Mais ça m'étonne. Vraiment,
- Speaker #1
parce que je ne suis pas là-bas à leur place. Quand j'envoie des robes de mariée à la future mariée qui veut une robe comme ça, comme ça, qu'elle ne trouve pas, ou qu'elle trouve mais qu'elle n'a pas les moyens,
- Speaker #0
elle la trouve ici. Je pense que c'est ça que toi aussi qui rentres en compte, c'est que là tu donnes accès à des gens qui ont moins de moyens d'avoir quelque chose qui leur plaise.
- Speaker #1
Tu n'imagines pas à quel point ça me fait vibrer ça.
- Speaker #0
J'imagine.
- Speaker #1
Là, il n'y a pas longtemps, j'ai envoyé la robe et le costard des mariés, toute la déco de mariage. Et puis, j'avais un échange avec la future mariée.
- Speaker #0
Tu crées un lien, je pense.
- Speaker #1
Mais tu es tellement contente de te dire, tu leur apportes. Ce n'est pas moi personnellement, mais c'est ce pont, cette possibilité. Ça leur permet d'avoir quelque chose qu'ils ont choisi, mais aussi rapidement, finalement. Tu n'attends pas trois mois. On essaye de faire des bons délais. surtout au niveau maritime. Donc voilà, les mariages, les aménagements, les baptêmes, les anniversaires. Tu veux une déco d'une couleur, je ne sais pas moi, une couleur jaune, vert, bleue, peu importe comme tu l'as rêvé. tu peux y accéder. Et ça,
- Speaker #0
ça n'a pas de prix. Non,
- Speaker #1
ça n'a pas de prix.
- Speaker #0
Je crois que c'est un peu ça en fait. Tu sais, je parlais avec un entrepreneur qui va lancer une marque très prochainement en Nouvelle-Calédonie. Et lui aussi, c'est venu d'un constat où il avait envie d'aider les gens dans une problématique qu'il a connue. Et tu sais, on se disait, les entrepreneurs, finalement, l'idée part toujours d'un problème que tu veux résoudre pour aider les autres.
- Speaker #1
Quelque chose que tu as vécu aussi.
- Speaker #0
Que tu as vécu. Mais... c'est pas que tu te nourris dans dans l'aide, enfin tu sais dans ce que tu peux apporter aux autres mais presque, tu t'inspires enfin c'est pas inspiré,
- Speaker #1
c'est plutôt positif mais nourrir aussi quelque part, c'est surtout que tu as vu tu as vécu, tu as entendu mais tu sais il y a des personnes qui ont des profils un peu on dit de sauveurs ça va être ces personnes là qui vont faire que après quand j'ai monté Eka Expo à l'époque, il y avait déjà Ça existait déjà ici, moins que maintenant je crois, mais il y avait déjà des personnes qui le faisaient et je n'étais pas du tout au courant à ce moment-là. Je l'ai découvert après et quand je vais te raconter l'anecdote, je ne vais pas trop rentrer dans les détails, mais c'est vrai qu'il y a aussi eu un booster pour L-Export à l'époque, c'est que quand on est arrivé ici, on a dû envoyer... Je vais essayer de ne pas trop détailler, mais on a dû envoyer quelque chose d'assez volumineux à Nouméa pour des proches, qui ne pouvaient pas partir par la poste. À l'époque, on ne faisait pas ça. Donc on est passé par quelqu'un. On est passé par des personnes qu'on pensait justement avec lesquelles on connectait, parce que c'était des personnes qui n'étaient pas d'Australie. Et en fait, il s'est avéré qu'il y a eu un petit peu de l'arnaque. D'accord. Et ça nous a mis un coup. En disant, on a fait confiance à ces personnes, on se fait arnaquer, mais why ? Et ça a été encore plus un boost pour moi de me dire, moi je vais le faire. Mais je ne vais pas arnaquer les gens. Je ne vais pas arnaquer les gens. Non mais parce que ça ne te paraît pas, ce n'est pas dans ta réalité. Ce n'est tellement pas dans ta réalité. Tu te dis, attends, tu as été à la place de ces gens-là, tu as vécu là-bas. Est-ce que toi, tu vas te regarder dans le miroir, sachant que tu arnaques les gens derrière ? Et puis attention, le karma après. Karma sur nous, ma phobie. Donc du coup ? Et la personne avait dit à mon ex-conjoint, t'as qu'à faire mieux si tu peux. Ah ben c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Donc non seulement j'ai lancé le postal, et deux ans après j'ai lancé le maritime. Donc j'étais moi en mesure d'envoyer le volume.
- Speaker #0
Donc là, aujourd'hui l'activité, du coup là, aujourd'hui, si on veut, quel est le détail de l'activité exactement ?
- Speaker #1
Il y a le brelet.
- Speaker #0
D'accord. Donc c'est les gens qui veulent commander en ligne,
- Speaker #1
où ils veulent. Là on parle de l'Australie, mais c'est vrai que je reçois des commandes de Nouvelle-Zélande, du Canada des fois, de l'Asie, de plusieurs pays. Il y a des gens qui trouvent des fournisseurs ailleurs, qui ne livrent pas dans le Pacifique, donc ça passe par l'Australie. Quand je dis Pacifique, Nouvelle-Caïd Unite, Haïti, Vanuatu, tout ça, mais ça vient en Australie. Tu commandes sur le site que tu veux, et puis... Tu remplis ton panier comme tu veux. Tu mets ton nom, ton prénom, mon adresse. C'est là que je sers de point relais parce que le colis arrive chez moi. Donc, en gros, c'est ça. Et il y a l'export. Donc, ça, c'est la partie où j'envoie soit par la poste, soit par bateau. Et normalement, mon job s'arrête à l'export parce qu'après l'import, c'est le côté local du pays de destination. Sauf pour la Nouvelle-Calédonie, la partie import. Tout ce qui est transitaire, douane, toute cette partie administrative sur place, ce n'est pas une partie que je gère parce que techniquement, ce n'est pas à moi de le faire, c'est à eux de le faire. Donc, eux le font, mais m'envoient la facture à moi parce que c'est du groupage. D'accord. Donc, pour éviter aux personnes d'avoir à faire toutes leurs paperasses sur place là-bas et vu qu'on fait du groupage, je m'occupe moi de répartir taxe par taxe par taxe par colis par article. Ça prend du temps, parce que c'est mon mari qui le fait. Et on refacture la deuxième partie sur une facture de aux gens pour le bateau, pour la Nouvelle-Calédonie. Donc je fais relais export et je m'occupe de la facturation, de l'import pour la Nouvelle-Calédonie. Tahiti, c'est plutôt le cas où eux vont s'occuper sur place. C'est ça, j'ai vu que là,
- Speaker #0
tu avais développé sur Tahiti. J'espère que ça va bien prendre. Prions ensemble. C'est évident.
- Speaker #1
Mais oui, parce que... Et il y a de la demande.
- Speaker #0
De toute façon, quand il y a de la demande, pourquoi ce... Encore une fois,
- Speaker #1
tu dis les pauvres. Tu vois, Wallis, Wallis et Futuna, c'était mes clients jusqu'aux émeutes. Et au jour d'aujourd'hui, on ne peut plus envoyer de colis là-bas.
- Speaker #0
Pourquoi ? Je n'étais pas au courant de ça.
- Speaker #1
En fait, les colis, quand on les envoie d'Australie à Wallis, ils passent par la Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, Nouvelle-Calédonie, Wallis, si tu envoies de Nouméa quelque chose à Wallis et Futona, ça passe. Mais si c'est quelque chose qui arrive de l'Australie...
- Speaker #0
Et qui transite seulement.
- Speaker #1
Ils le rejettent. Donc, pendant longtemps, ils rejetaient mes colis. Et puis finalement, maintenant, c'est carrément, quand tu essaies de faire une déclaration postale pour Wallis et Futuna, c'est suspendu. Destination suspendue.
- Speaker #0
C'est quand même triste de voir. Je me dis, mais les pauvres !
- Speaker #1
Tu vois ? Et il y a de la demande. Donc voilà, c'est quelque chose aussi que j'aimerais bien...
- Speaker #0
Moi, puis tu te dis, on est en 2026. Oui. Je pense qu'on peut commander assez facilement ce que l'on veut, quand même.
- Speaker #1
Oui, mais non. Donc voilà, il y a des blocages. Il y a des blocages, donc en fait... Il y a une petite dame qui ne savait pas et récemment elle a fait une commande, elle me l'a envoyé, elle habite à Wallis et c'est arrivé chez moi et je lui ai dit mais je ne peux pas te l'envoyer jusqu'à Wallis donc j'ai dû l'envoyer à Nouméa. Donc elle a dû payer les frais pour que ça parte à Nouméa, quelqu'un de sa famille récupère le colis et fait un envoi à Nouméa, Wallis et elle repaye le truc dans l'autre sens.
- Speaker #0
Ça c'est affreux quand même. Ça a mis un mois en tour de l'histoire. C'est dommage.
- Speaker #1
Ça me fait mal au cœur.
- Speaker #0
Donc là, comment ça se passe quand tu veux ouvrir ton entreprise en Australie ? Parce que là, toi, t'as ouvert en Australie, t'as pas ouvert en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #1
J'ai rien en Calédonie, tout est ici. Tout, après, c'est pas énorme. Bah écoute, telle était la question, à l'époque, on n'avait pas de chat GPT en plus, donc je te dis pas les heures de recherche sur Google, parce qu'en plus, c'est bien de chercher sur Google, mais il faut que tu saches ce que tu cherches. Bah oui. Qu'est-ce que tu vas taper dans ta barre de recherche ? En fait, ici, tu te crées un ABN.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Australian Business Number. Je dirais que c'est un peu comme une patente. Tu t'enregistres, nom de business, type de business, tu payes une petite fise, un petit frais, c'est pas énorme. Et c'est parti.
- Speaker #0
C'est ça, je trouve que c'est hyper facile.
- Speaker #1
Non mais c'est pas super cool.
- Speaker #0
Alors tu sais qu'à nous-mêmes, maintenant, on a le guichet des entreprises. Alors j'ai pas été voir moi plus en profondeur, mais je crois que tout est rassemblé maintenant là-dessus. C'est-à-dire que tu t'enregistres, tu payes, tu apportes tout. Et puis tu peux même fermer ton business dessus. Donc tout est dessus.
- Speaker #1
Mais ça pousse aussi à créer des entreprises.
- Speaker #0
Ah bah bien sûr.
- Speaker #1
Si tu te retrouves un parcours du combattant, bah des fois tu lâches l'affaire.
- Speaker #0
Même des fois tu sais, t'es dans... Ça y est, c'est là maintenant tout de suite qu'il faut créer le business. C'est pas là que t'es inspirée. Ouais, c'est pas demain. Demain c'est plus... C'est clair.
- Speaker #1
C'est comme ça que j'ai trouvé ça au début, qu'il fallait créer un ABN. J'ai créé mon ABN. Au début je savais pas, avec mon histoire de Facebook et de mes onesies là. C'était vraiment du comme ça. Et je me dis, non mais attends, il y a quand même quelque chose de légal dans l'histoire, tu ne peux pas juste proposer des services, te faire payer.
- Speaker #0
Et surtout quand tu commences à générer de l'argent.
- Speaker #1
C'est de la logique, après tu te dis, mais attends, je suis payée, les impôts, les trucs, comment ça se passe ? C'est pour ça que mon ABN a été enregistré bien après la création de ma page Facebook, parce qu'il y a eu ce temps de... Tu es juste en train de vivre ta petite page Facebook, tu ne te rends pas compte du truc qui arrive, puis à un moment tu reçois des sous et tu te dis... Non mais attends, voilà.
- Speaker #0
Tu vas peut-être me déclarer.
- Speaker #1
Surtout que j'ai jamais créé d'entreprise avant en Calédonie. Donc, tu vois, c'est pas des trucs qui viennent naturellement. C'est juste le bon sens qui te dit, attends, tu gagnes de l'argent, je pense qu'à un moment tu vas devoir quelque chose à l'État ou un truc, tu vois.
- Speaker #0
Je pense aussi.
- Speaker #1
On va te réclamer la thune quelque part, au mieux que ce soit...
- Speaker #0
Au mieux que ce soit réglo, l'histoire.
- Speaker #1
À l'aise. Et j'ai trouvé ABN. J'ai dû passer des coups de fil avec mon anglais à l'époque.
- Speaker #0
C'est ça ma question, tu parlais anglais quand t'es arrivée ici ? Parce que vu que t'as vécu que de 0 à 5 ans à Sydney, ton anglais il était comment ?
- Speaker #1
Alors quand je suis arrivée en Calédonie quand j'avais 5 ans, je ne parlais pas du tout français.
- Speaker #0
D'accord. Je suis restée 28 ans au Caillou, donc maintenant on ne parle plus français, on parle... Voilà, comme chez nous.
- Speaker #1
L'homme de chez nous, il n'y a que nous qui pouvons nous comprendre, que ce soit pour nos blagues, pour nos expériences. pour tout, on peut que se comprendre, on a des radars, de toute façon on se reconnaît, on se capte. Et en fait j'ai perdu parce qu'en fait j'avais un anglais de 5 ans, je n'avais pas un vocabulaire surdéveloppé. Donc beaucoup perdu dans le parcours, l'anglais, puis mes parents ils m'ont plus parlé en anglais après, dommage.
- Speaker #0
Ils n'ont parlé que français. J'ai beaucoup perdu, c'était quelque part un petit peu au fond de moi je pense, et puis au long du parcours j'ai aussi appris à parler bichlama. Donc quand t'arrives ici, ça t'arrive de répondre à des gens en bichlama, mais en fait non, non, non, parce qu'il y a des phrases qui se ressemblent beaucoup, mais non en fait. Donc au début quand je suis arrivée j'étais un peu dans ce truc, mais non j'avais beaucoup perdu et je ne suis pas partie de zéro, mais quand même. Il y a une différence entre quand tu fais l'anglais à l'école, là-bas, au collège et tout ça, quand t'arrives ici, déjà ici, j'aime bien le dire, c'est pas de l'anglais, c'est de l'australien.
- Speaker #1
Tu sais, c'est ce que le développeur, il me dit tout le temps. Complicado. Mais en fait, c'est dit, t'apprends pas à parler anglais, t'apprends à parler australien.
- Speaker #0
Exactement. Donc, t'as une réponse. C'est comme en Calédonie, tu vas dans certains villages, villes, enfin oui, quand tu pars au nord et tout, il y a des façons de parler en fonction des endroits où tu vas. Il y a des gens qui ont des accents. Différent parce qu'ils parlent plusieurs langues, ils ont des accents. Ici, c'est pareil. L'Australien, il y en a qui vont te dire « good morning » et il y en a qui vont te dire « good day, mate » .
- Speaker #1
Mais tu vois ça, quand tu ne parles pas anglais, ça c'est un délire aussi.
- Speaker #0
C'est horrible. Moi, c'est ma grande. On croise un monsieur sur un pont, un petit monsieur. On passe. « Good day » . Et alors là, je me dis « what ? » Qu'est-ce qu'il a dit, tu vois ? Et je regarde ma fiche, mais il a dit quoi ? Il a dit « Good day » . Ça veut dire « Bonjour, maman » . Et ça s'écrit comment ? G' D A Y. Good day. Et là, tu dis « Ok » . Tu vois, c'est un langage d'ici. Il y en a qui sont dans la Haute-Bac, qui ont un accent du bush australien. Tu as ceux qui sont dans la ville, qui ont un accent de la ville. Il y a plusieurs accents. et le... La petite astuce, c'est que j'ai beaucoup écouté la radio dans la voiture. Tu sais avec les cartons, le bébé, la pluie, tout ça. J'écoutais la radio.
- Speaker #1
Ça, c'était le moment paisible.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est le moment clé parce que tu te dis, OK, là, j'allume la radio. Tu ne comprends rien. Et le jour où tu commences à comprendre ce qu'ils disent à la radio, c'est là que tu dis, OK, j'ai passé un step. Là, je comprends mieux. Tu écoutes One or Two Hot Tomatoes. Tu écoutes ça, tu ne comprends rien à ce qu'ils disent. On dirait qu'on se rend en train de commenter un match de foot. C'est horrible. Et tu te dis, je ne comprends rien. Et aujourd'hui, je comprends. Et c'est là que tu vois ton évolution finalement. Donc, ça a été la radio et la télé. C'est les films. Tout de suite en anglais, sous-titrés français ou anglais, on s'en fout. Mais en anglais, la version originale. Et ça, ça a aidé. Et puis voilà, au fur et à mesure, tu prends le téléphone, tu appelles, tu es obligée. Il n'y a que toi. Tu ne peux compter sur personne à ce moment-là. Tu sors de ta zone de confort.
- Speaker #1
C'est ça. Mais tu sais, c'est très bien que tu dises ça parce que finalement, c'est en vivant les choses que tu les réalises le plus. Complètement. Tu vois, c'est ce que tu dis d'aller à la poste. Là, moi aussi, j'ai posté pour la première fois quelque chose ici.
- Speaker #0
Là,
- Speaker #1
oui. Mais en fait, tu ne sais pas. Plutôt que de dire que tu ne sais pas, prends tes petites affaires, va au Australia Post.
- Speaker #0
Et puis,
- Speaker #1
de toute façon, au pire, même s'il ne te comprend pas trop, vous mettez le translate. Et quoi qu'il, ton colis appartient. Mais juste au moins, tu auras fait l'expérience pour la première fois. Plutôt que de se dire... Je ne sais pas, donc je vais demander à quelqu'un que je ne vais pas le faire. Oui,
- Speaker #0
et il y en a beaucoup qui ont honte de parler. Alors, je vais vous apprendre une chose, les gars. Écoutez-moi bien. Ici, le français qui parle anglais, c'est très sexy. Ils adorent. Nous, quand on écoute l'accent français, quand on trouve ça horrible, ici, ils adorent. C'est so sexy. Ça sound... tellement Spanish. Tu vois, pour eux, ça ressemble à comme si tu venais d'Amérique du Sud. Très caraïbe. Eux, ils entendent ça.
- Speaker #1
Mais de toute façon, ils nous reconnaissent à 10 000.
- Speaker #0
Et ils reconnaissent l'accent quand tu parles français mais que tu viens de Calédonie. On me l'a dit il n'y a pas longtemps encore.
- Speaker #1
Tu vois que dès qu'ils te disent « You from France ? » Toi, tu dis « Bah non, Calédonie, quoi. » Oh wow ! Tu vois direct ils sont…
- Speaker #0
Oh yeah, New Caledonia, yeah, I know ! J'ai été en croisière. Oui, bah oui.
- Speaker #1
T'inquiète, on vous sait aussi. On vous voit sur le port avec vos petits badges là. C'est exactement le soleil là. Bien rose. Non mais il y en a beaucoup qui ont peur de parler parce qu'ils ont honte. Faut pas avoir honte.
- Speaker #0
Et de toute façon je vais te dire un truc. Les gens qui… L'Australien, pour lui… il n'y a pas d'autre langue que l'anglais. Limite, des fois, tu vois. Et nous, déjà, on est sur deux langues. Donc n'ayons pas honte, parce que déjà, on parle d'autres langues. On fait l'effort de s'adapter. On essaye. On fait l'effort d'essayer, tu vois. Et rien que pour ça... Voilà, franchement, allons-y. Et puis de toute façon, tu as Translate,
- Speaker #1
on a la technologie maintenant. Mais c'est pour ça que tu vois la barrière de la langue, c'est très bien que tu parles de ça, même si c'est en 2019. Je pense que ça s'applique toujours aujourd'hui. À partir du moment où tu as envie d'aller quelque part, même si tu ne parles pas la langue, tu fonces, tu y vas et tu vas forcément apprendre. Oui. Tu vas forcément apprendre parce que tu seras obligée de le faire et ça va te faire des déblocages. Donc, il ne faut surtout pas s'empêcher de vivre quelque chose parce qu'il y a la barrière de la langue.
- Speaker #0
Et puis surtout, la barrière de la langue, ce n'est pas ce qui est le plus compliqué quand tu viens ici.
- Speaker #1
Vraiment pas. Toi, tu dirais que c'est quoi, du coup, le plus compliqué ?
- Speaker #0
Alors, pour moi, le plus compliqué, ce n'est pas moi personnellement, c'est le parcours d'immigration.
- Speaker #1
Ah oui. Oui, c'est sûr. Tout de suite.
- Speaker #0
Je le vois à travers mes amis ici. Et je leur dis toujours que j'ai un énorme respect pour eux. Parce qu'ils sont partis, ils ont lâché une vie confortable. Des postes, CDI, tout, tout, tout, fonctionnaires, pour arriver ici avec leurs enfants et galérer. Galérer ! Mais ils sont déterres !
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais je trouve que, de toute façon, je pense que tu es obligée d'être déterre quand tu entreprends un projet comme celui-ci. Mais tu vois, ce que je trouve intéressant, c'est qu'en Australie, j'ai l'impression que même si tu repars à zéro, que tu as tout cassé ton confort pour repartir à zéro, tu montes quand même deux fois plus vite. que si tu étais en Nouvelle-Calédonie, par exemple. Tu vois, ce que nous, on a construit en Calédonie, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression, moi, je pense qu'on va pouvoir le reconstruire en l'espace d'un an, un an et demi, tu vois. Après, ce sera juste nous, comment on va se sentir dans notre nouveau, nouvel environnement. Mais sinon, en termes de salaire, en termes de confort au niveau de la maison, au niveau de tout ça, j'ai l'impression qu'on va vite pouvoir...
- Speaker #0
Rebondir.
- Speaker #1
Rebondir. Parce que déjà, rien qu'en termes d'opportunités, je vois juste par rapport à ma maigre expérience avec Moana qui vit ici, mon chéri, du coup, depuis début d'année. Tu vois, les opportunités, tu vois, très vite, en fait, on te propose quelque chose d'intéressant avec des salaires qu'on ne te proposerait pas du tout à nous, tu vois. Donc, je me dis, oui, au début, on galère. Donc, oui, c'est pas moi, c'est lui, encore une fois. Donc, je ne peux que essayer de me mettre à sa place sans pour autant le vivre. C'est vrai que ça doit être très difficile de repasser de l'entrepreneuriat au salariat pour reconstruire un projet. Finalement, on revient comme quand on avait 20 ans. Mais je me dis, c'est revenir comme s'il y avait 20 ans, mais on ne va pas construire sur 10 ans. Là, on va construire sur un an et demi.
- Speaker #0
C'est là que la détermination rentre en compte. Parce que tu as la volonté du changement, tu as envie de changer. Mais entre avoir envie et être déterminée, il y a quand même un canyon entre les deux. Parce qu'il y en a qui veulent, qui vont. se donner les moyens, qu'ils vont commencer leur projet. Mais ce n'est pas facile. Il faut bien se mettre ça dans la tête. Ce n'est vraiment pas facile. Tu vas te retrouver face à des murs, tu vas te retrouver face à des difficultés. Mais il y a tellement de difficultés dans le sens où tu es déraciné, tu es dans un pays que tu ne connais pas. Je veux dire, et ça, c'est aussi un facteur dans ce que tu disais, ça veut dire que quand tu es en Nouvelle-Calédonie, c'est ton pays. C'est ta nationalité, t'es là, c'est acquis, t'as rien à prouver, t'as pas de... Tu peux pas te faire jeter du pays demain, tu peux construire dans ton pays, tu te sens à l'aise, t'as grandis ici, t'as tes repères, t'as tes racines, t'arrives ici, t'as tout à prouver. Donc t'es sous adrénaline pour réussir. T'es sous adrénaline constamment parce que t'es dans un autre pays. Tu dois prouver que tu peux y arriver, que t'as ta place ici. Moi j'ai une copine, elle est ici, elle travaille deux fois, trois fois plus que ses collègues pour le même job parce qu'elle... prouver qu'elle a sa place. Tu vois cette différence ? Tu es sous adrénaline, tu es déterminée comme jamais et tu as tout à prouver. Je pense que c'est ça qui fait que tu peux rebondir plus facilement. Tu es aware sur tout ce qui va se passer. Il faut que je trouve un logement. Oui, allez, let's go. On peut le faire. Tu veux te prouver aussi à toi-même que tu peux. Que tu peux y arriver. Et c'est pour ça que tu ne vas pas lâcher. Ça, c'est la détermination.
- Speaker #1
Dans tous les projets, je pense que c'est ça qui te nourrit. Mais oui, c'est intéressant ce que tu dis, parce que tu vas passer dans des moments difficiles, comme quand tu étais dans la voiture, sous la pluie, avec les cartons. Tu vas te dire,
- Speaker #0
mais qu'est-ce que je fous là ? Je n'ai pas d'amis, on est sous Covid. Qu'est-ce que je suis venue foutre ici ? Mais ça, c'est les hormones.
- Speaker #1
Tu as les hormones, mais tu sais, il y a toujours quand même cette phase de doute. C'est normal. Je ne sais pas comment toi, tu navigues. Tiens, d'ailleurs, ce serait peut-être intéressant que tu répondes à cette question. Tu sais, moi, ça revient souvent sur mes réseaux sociaux. C'est beaucoup le doute, l'incertitude. Toi, est-ce que ça t'arrive encore d'avoir des grosses phases de doute ? Tu rigoles ?
- Speaker #0
Mais tout le temps. Mais heureusement.
- Speaker #1
T'imagines si t'avais la confiance à 150% ?
- Speaker #0
Je pense que t'évoluerais pas de la même manière.
- Speaker #1
Déjà, tu te remettrais pas en question.
- Speaker #0
Et puis, t'évoluerais pas. Il faut évoluer. Et pour évoluer, il faut se remettre en question. Mais moi, c'est tout le temps. Mais H24, c'est horrible.
- Speaker #1
Et comment tu fais pour naviguer sur ces périodes de doute ? Non, ça, c'est une question.
- Speaker #0
C'est la question à 3 millions, ça. Je t'explique. Mais parce qu'on me demande tout le temps, mais comment tu fais ? Genre, t'es entrepreneur, tu travailles chez toi, t'as deux enfants, tu fais l'école à la maison, machin, les courses, le mari, le truc. Comment tu fais ? Eh ben, les gars, je fais, c'est tout. Je pense qu'il faut avoir un... Je pense que c'est des profils, des personnalités. On a besoin de constamment être en feu, de constamment créer. On a beaucoup, beaucoup d'idées. On a besoin... Et puis, moi, je suis sous adrénaline à l'âge de 24. C'est pour ça que c'est un café par jour. Max, le matin de préférence. Je ne sais pas comment je fais. Je pense qu'il faut s'organiser, beaucoup communiquer avec le reste de la famille. Mettre en place des plannings. Passer à travers des moments de clash, des moments de pleurs, se renouveler.
- Speaker #1
Quand tu as ces moments de doute, tu as des petits rituels, des petits tips que tu fais pour te sortir de ces moments où tu sais que tu es en tempête. Et que tu sais que ça va passer parce qu'on vit ça toutes les semaines, sachez-le. Parce que finalement, c'est le matin, on vit ça, l'après-midi, c'est H24. et le lendemain ça va bien et l'après-midi ça va pas bien c'est toujours comme ça est-ce que t'as des petits rituels des choses qui t'aident à passer le cap parce que tu vois quand t'es au tout début je sais pas toi si ça t'a fait ça mais quand t'es au tout début de ton entrepreneuriat et que t'as pas encore cette preuve tu vois là aujourd'hui je pense que nous on est arrivé à un stade où on a quand même des choses qui nous rattrapent derrière tu vois toi derrière t'as ton chiffre d'affaires qui tourne t'as quand même ce roulement qui est présent mais pour quelqu'un qui vient de commencer qui a pas ce roulement Des fois, il fait les choses, il avance à l'aveugle. On lui dit, tiens le cap pendant au moins deux ans, tu vas voir, tu vas avoir du résultat. Mais c'est dur de tenir un cap quand tu n'as pas de retour derrière. Tu vois, il n'a pas cette stabilité. Donc, qu'est-ce que...
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses intéressantes dans ce que tu dis. Déjà, il y a le fait que j'ai 40 ans aujourd'hui. Je vous le dis, c'est officiel, il n'y a personne qui le sait. Et je me connais. J'apprends à me connaître. et à surtout accepter ce que je suis et ne pas essayer de changer. Quand je vois que j'ai des moments où je suis over, où ça va déborder, déjà j'essaye d'analyser dans quelle période je suis parce qu'on est cyclique, d'accord ? Les femmes, on n'est pas toujours dans la même phase émotionnelle pendant tout le mois. Donc ça, c'est déjà un point très important. Quand ça m'arrive et que je suis en période, je vais rapprocher ça avec les règles parce que c'est très très important. Quand je suis en pré-règle... C'est cette période où je vais beaucoup dramatiser ce qui se passe. Et ça, j'analyse d'abord, ok, dans quelle période tu es là ? Si je sais que je suis dans cette période-là, je sais que je suis peut-être en train de me préparer des scénarios et des catastrophes et des doutes qui ne sont pas rationnels à ce moment-là. Je suis très émotionnelle. Je note et je laisse aller le process. J'accepte ce qui arrive, j'accepte les doutes. Je pleure un coup, je crise un coup. Je note et j'attends de sortir de cette phase pour relire ce qui m'est arrivé émotionnellement la semaine d'avant et de voir où est-ce que je me situe. Et après, il y a la phase où tu crées. Donc, il y a vraiment des phases importantes et moi, je travaille vraiment sur ça. Les quatre phases du mois, le cycle des femmes. Pour moi, ça a vraiment un lien. Donc, en fait, c'est pendant ces quatre semaines qu'il y a plein de choses émotionnelles qui se passent. Et j'en ai fait une vidéo sur mon TikTok où je disais, des fois, je suis en tempête. des fois je suis en mode machine de guerre des fois je pleure et c'est ok, on est des femmes, on est cyclique c'est ok, juste apprenons à nous écouter attention les scénarios catastrophes aussi c'est ça,
- Speaker #1
comme on disait tout à l'heure avant le podcast 90%
- Speaker #0
n'arriveront pas et puis même pour vous écrivez ça je te rejoins tout à l'heure écrivez ou dessinez ou faites des notes vocales quelque chose qui vous ressemble Sortez, il y en a qui ont besoin d'aller marcher, courir 10 km, faites ce qui vous fait du bien, mais surtout acceptez l'émotion, acceptez ce qui se passe, acceptez le doute, la peur, la crainte. Moi je suis passée par une grosse phase il n'y a pas longtemps,
- Speaker #1
ça a duré plusieurs mois et c'était compliqué et j'avais beaucoup de doutes, j'avais beaucoup de craintes,
- Speaker #0
c'était compliqué et là j'en sors.
- Speaker #1
Là, de toute façon, on te voit rayonner sur les réseaux.
- Speaker #0
Franchement, merci beaucoup. Encore une fois, c'est les réseaux.
- Speaker #1
Ça peut ne pas être la réalité.
- Speaker #0
Ce que tu veux montrer, qu'est-ce que tu as envie de partager avec les gens ?
- Speaker #1
Du bonheur.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as envie de partager ? Et puis, c'est aussi un petit peu un exutoire pour moi. Le moment où je fais des vidéos, le moment où je fais mes montages, je revis, je vois le truc, je l'écoute. Et des fois, même, ça me fait marrer. Je me dis, mais meuf, ça ne va pas, t'es barjot. Et en fait, ça me fait du bien. Et c'est ça que j'ai envie de refléter et partager. Je ne vais pas montrer que je n'ai pas envie. C'est qu'après,
- Speaker #1
ça va te mettre dans un cycle de down. Après, tu revois tes vidéos, c'est du down. Mais pour quelqu'un qui regarde tes vidéos qui est elle aussi en down, ça ne fait que du down. Oui, c'est ça que je n'ai pas envie.
- Speaker #0
Donc, merci. Parce que c'est vraiment ce que j'ai envie de partager. Mais voilà, encore une fois, comme je disais tout à l'heure, on ne va pas tout montrer non plus.
- Speaker #1
On a aussi notre jardin secret. Mais là, je suis passée par une grosse phase de doute.
- Speaker #0
Et c'est OK. Ça ne peut pas être toujours comme ça.
- Speaker #1
De toute façon, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Ce n'est pas possible. Enfin, je veux dire, ce n'est pas possible. Tu es obligée de passer par des moments bien bas.
- Speaker #1
Puis c'est pour remonter. Et c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est que tu ne peux pas évoluer si tu n'es pas en bas. Tu vois ? S'il y a un moment, tout va toujours très bien. quand est-ce que tu passes au step supérieur si tout va toujours très très bien donc finalement tu vois c'est comme ça que moi j'ai appris à aimer ces périodes là les émeutes tout ça j'en garde pas une amertume je prends beaucoup de pincettes quand je dis ça parce qu'en fait je me dis ça a été mon trampoline pour rebondir pour faire quelque chose qui me plaît et du coup ça t'aide à passer ces zones de turbulence rien que de conscientiser que là je ne suis pas bien, ça veut dire qu'il y a deux fois mieux qui m'attend derrière donc quelle est l'opportunité, qu'est-ce qu'on m'envoie comme opportunité là, aujourd'hui pour pouvoir faire deux fois mieux que ce que je fais aujourd'hui c'est important de savoir l'analyser parce que quand tu es dans ton down,
- Speaker #0
tu es juste dans ton down tu es juste triste, tu es juste énervé pour toi le monde est en train de s'écrouler c'est dur et la force c'est de pouvoir se relever Dans ce down. Et quand tu peux te relever uniquement quand tu te connais. Oui, c'est ça. Et quand tu as confiance aussi que tout est parfait. Petite dédicace à mon papa qui me dit toujours ça. Tout est parfait. Chaque chose arrive pour une raison. Il y a des moments quand tu es trop en train d'apprécier, tu vas avoir un down. Pourquoi ? Parce que derrière, tu vas créer autre chose. C'est ça. C'est un cycle de vie. Donc voilà, c'est ce que je fais quand j'ai des doutes. J'essaye de laisser aller un petit peu le processus. Comme quand tu es en séparation, comme quand tu perds quelqu'un de ta famille, comme quand il t'arrive des choses difficiles dans la vie. Accepter le process et ne pas vouloir sauter les étapes parce que sinon derrière, il va y avoir le retour de l'élastique. Ça va être violent. Tu as envie de pleurer, tu pleures. Tu as envie d'être colère, tu es colère. Juste, qu'est-ce que tu vas faire avec ça après ? Qu'est-ce que tu vas créer derrière ? Est-ce que tu vas rester là-dedans ? Est-ce que tu vas réussir à remonter la communication ? Il y a tellement de choses, on pourrait en faire un chapitre entier.
- Speaker #1
Et puis même, c'est vrai que là, du coup, toi, aujourd'hui, tu es toute seule à gérer ça ou tu as quand même un peu d'aide ?
- Speaker #0
Moi, j'ai mon mari, mais qui a son travail à côté. Donc, c'est vrai que L-Export, c'est vraiment mon petit bébé.
- Speaker #1
Pourquoi tu as changé de nom ? EX-Export et là, EL-Export.
- Speaker #0
Mais ça, c'est la question. C'est la question que tout le monde m'a posée, mais en fait, c'est une raison qui était juste purement personnelle.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, c'est pour ça que je me suis dit que je n'allais pas l'étaler, parce que je ne voyais pas... Enfin, pour moi, il n'y avait pas de raison d'expliquer le changement de nom, parce que la compagnie est la même. C'est juste que c'est un changement de partenaire. Et puis, la société, elle est en partnership aujourd'hui, officielle, ce qu'elle n'était pas avant. C'était juste un nom de com.
- Speaker #1
C'est quoi la différence partenariat ?
- Speaker #0
C'est quand on est deux, on est associés, on est co-associés. Ça c'était une décision qui était à prendre pour des raisons autres. Et c'est vrai que ça a fait débat. Pourtant on a changé une lettre. Non mais il y a eu de tout, j'ai vu de tout. Mais voilà, quand les gens ne parlent pas, c'est qu'il n'y a pas lieu. Ça n'impacte pas le service, le service ne change pas en lui-même. C'est juste que voilà, aujourd'hui, je suis... EK Export, c'est une idée que j'ai eue initialement. Et c'est bien qu'on en parle parce que, à l'époque, j'étais avec le papa de ma petite. Et c'est vrai qu'il m'a aidée pour la partie tableau, facturation, tout ce qui était chiffres à l'époque. Mais tout le reste, c'est moi. Et ça, je tiens vraiment à le dire. C'était... C'était tout, tout, tout moi. Et c'est vraiment moi qui a cru du début à la fin en ce projet. Ensuite, c'est passé à L-Export, partnership aujourd'hui. Je travaille toujours, on va dire, seule ici. Mon mari m'aide pour... Une partie qui est la partie tout ce qui est douane et taxes Nouvelle-Calédonie et pour la palétisation également parce qu'on n'a pas les mêmes bras voiture. Et j'ai aussi une petite équipe communication en Nouvelle-Calédonie qui gère les emails, les devis, les bons de récupération pour les bateaux. Donc c'est vraiment une petite équipe. Comme je dis toujours, petite entreprise, moyen garage, gros cœur.
- Speaker #1
Très cliché mais j'adore cette phrase. C'est trop beau ça. Donc voilà. Mais ce qui est bien, c'est que du coup, ça te dégage du temps aussi de pouvoir déléguer un petit peu. D'ailleurs, comment t'as... Énorme. Quel a été le déclic pour déléguer, d'ailleurs ?
- Speaker #0
Tu sais que déléguer, c'est un truc que pour moi, ça n'existe pas. Dans ma tête, c'était non, je veux pas, Parce que je suis trop exigeante, j'ai trop ma façon de voir les choses, j'ai pas envie de... j'ai pas envie. Et puis, c'est mon mari qui m'a dit... De toute façon,
- Speaker #1
je pense qu'à un moment, t'es obligée de déléguer.
- Speaker #0
On me l'a toujours dit, mais j'ai jamais voulu écouter. Mais lui, quand il me l'a dit, ça a sonné. Ça a sonné. Il m'a dit, mais il faudrait tellement que... Tu ne voudrais pas prendre des gens pour t'aider pour les emails ? Je ne sais pas comment ça se passe et tout. Oh non ! Tu ne veux pas que c'est... Oh non ! Puis un jour, j'ai mis... Je me suis dit, de toute façon, je vois. Si je peux me permettre, je fais. Si je ne peux pas, je ne le fais pas. Qu'est-ce que j'ai à perdre ? Encore une fois. J'ai mis une petite annonce sur ma page pro Facebook. J'ai eu des dizaines et des dizaines. En 24 heures, je me suis dit,
- Speaker #1
wow !
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est ? Et c'est comme ça que j'ai trouvé la petite équipe qui bosse avec moi depuis octobre l'année dernière.
- Speaker #1
Ah ouais ? Donc en fait, c'est récent que tu aies lancé ton bébé. C'est récent,
- Speaker #0
mais ça m'a changé la vie.
- Speaker #1
De toute façon, c'est un confort de vie aussi. Ça m'a changé la vie. Parce que mine de rien, t'as vu... Déjà, t'as les phases dans lesquelles on est passées. Du coup, je suis un peu dans le même schéma que toi. J'ai eu mon bébé, puis j'ai lancé mon entreprise avec un bébé.
- Speaker #0
Mais quelle idée, saugrenier !
- Speaker #1
Mais franchement... tu sais Naya c'est parce que c'était trop simple sinon c'est les hormones je te dis de toute façon je pense que c'est cette flamme qui naît en toi à partir du moment où on pose ton bébé sur toi tu sais moi Kayani c'est un déclencheur ils me l'ont posé sur moi j'étais choquée d'avoir fait cet être que j'aimais d'un amour profond instantanément et quand je suis arrivée en chambre parce que moi j'ai accouché vers 21h24 pour Kay je suis arrivée en chambre vers 23h Et en fait, je n'arrivais pas à dormir et je regardais mon bébé. Je regardais Kay.
- Speaker #0
La phase de découverte, tu sais.
- Speaker #1
Mais je me disais, pour toi, ma belle, Ausha, je vais te décrocher le monde.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
Mais je crois que tu n'es même pas prête de ce que ta mère, elle fait. Et pourtant, on me regardait de haut, j'avais 19 ans. Tu vois ? C'est drôle. Cette flamme. Mais c'est parce que ça aurait été trop simple pour nous, Naya.
- Speaker #0
Écoute, je ne sais pas ce qui a été simple. J'attends encore, là, du coup. coup le moment où je vais pouvoir respirer un petit peu, mais en même temps, je me dis s'il n'y avait pas ça, je pense que je me ferais bien chier.
- Speaker #1
Je pense que c'est tout simplement pour ça qu'on arrive à faire tout ça. Gérer les enfants, déménagement, changement de vie, etc. Si on arrive, les projets, les business en cours, etc., c'est parce qu'en fait, nous... Il y a des personnes qui sont faites pour être un peu plus tranquilles et je pense que nous aujourd'hui... Et c'est ok franchement,
- Speaker #0
il faut de tous les fruits pour faire une bonne salade de fruits j'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Exactement, c'est très important de façon de le dire parce que du coup il y a des fois des gens quand ils vont voir beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux ils vont se dire maman je suis pas normale ou je suis en décalage alors que pas du tout c'est juste...
- Speaker #0
Non c'est des personnalités.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu sais moi quand je vois les gens voyager, tu sais ceux qui font le tour du monde là, qui voyagent partout et tout, oh mais j'admire ! Mais je ne pense pas que c'est quelque chose que je pourrais faire maintenant en tout cas. Mais j'aimerais tellement et j'ai tellement de l'admiration. Mais c'est ok, il y a des personnes, voilà, on a des personnalités différentes. Ou peut-être je l'aurais fait 20 ans en arrière, j'en sais rien. Mais il faut de tout, il faut de tout et c'est ok. Et ce n'est pas parce que tu n'as pas chacun ses personnalités, chacun ses envies. Ceux qui sont bien dans leur environnement, dans leurs habitudes et qui n'ont pas envie d'autre chose, c'est ok, tu vois. Mais sauf qu'il y en a d'autres qui ont besoin. Et c'est plutôt à ces personnes-là qu'il faut s'adresser en disant « Vas-y, fonce ! » Parce que la peur, le doute, tout ça là, la langue, les trucs,
- Speaker #1
c'est rien.
- Speaker #0
C'est rien.
- Speaker #1
Même, tu sais, je trouve que s'il n'y avait que la langue, tu sais faire pour la première fois quelque chose, faire pour la première fois tes démarches si c'était que ça. Mais ce n'est pas ça le plus dur. Le plus dur, c'est ce qui se passe là-haut, ce que tu vas créer et ce que tu vas apprendre à te connaître au fur et à mesure de ton entrepreneuriat. parce que tu... Tu te découvres aussi. Quand tu es face à toi-même,
- Speaker #0
que tu n'es plus dans ta zone de confort, que tu n'as plus tes proches, c'est là que tu te découvres. D'où la renaissance, finalement. C'est maintenant. Là, tu es toute seule. Tu prends ton téléphone, tu appelles toi-même. Tu ne parles pas anglais, tu vas parler anglais.
- Speaker #1
Mais ça, tu sais, franchement...
- Speaker #0
Pardon, mais il y a des interprètes ici, dans les administrations. Quand tu appelles, tu peux avoir des... Oui, des traducteurs français. Ça m'est arrivé de faire des colles, on était trois. Donc il y avait l'administration, le traducteur et moi.
- Speaker #1
C'est bien que tu le dises parce que c'est vrai que nous aussi, pour le gouvernement, on prend l'interprète. Ici,
- Speaker #0
tu veux dire ? Les banques proposent aussi. Voilà, il y a quasiment partout, je pense, tu as l'interprète en français. Donc ça aide, c'est quelque chose que j'ai fait un petit peu au début, surtout pour tout ce qui n'est pas presse administrative. Déjà, c'est des termes...
- Speaker #1
Mais déjà, t'as vu, les termes sont pas du tout. Parce que là, du coup, moi, j'ai un champ lexical business avec les développeurs, comme je suis en train de développer l'application en Australie. Et du coup, chiffre d'affaires, c'est pas du tout la même chose que nous. Alors attends, mais t'en as plein. Panier moyen. Ah, le panier moyen. Ouais, le panier moyen d'achat.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Eux, ils savent pas du tout ce que c'est.
- Speaker #0
Ils savent pas ce que c'est ou c'est un autre terme ?
- Speaker #1
C'est un autre terme. c'est un autre terme et que tu traduis littéralement ça veut pas du tout dire du coup bah moi avec mon anglais c'est sexy c'est sexy c'est pas que l'accent c'est même le vocabulaire donc du coup moi je lui ai dit basket je sais pas quoi ouais tu traduis en fait ouais j'ai traduit quoi medium basket parce
- Speaker #0
que basket c'est panier du coup du coup il était là
- Speaker #1
I don't understand puis comme lui il parle français mon développeur tu vois, il me dit non mais là Stélie j'ai pas compris du tout c'est ok mais voilà encore une fois le rendez-vous s'est passé tu vois et ça s'est super bien passé c'est pas une barrière je pense que c'est important aussi de dire aux personnes qui se lancent que ce sera pas ça le plus difficile c'est pas d'aller chercher un fournisseur c'est ce qui se passe là-haut et de te relever Malgré les doutes, malgré les incertitudes, quand tu pleures, quand émotionnellement c'est dur et de toujours continuer. Pour vivre une aventure comme ça, il faut à mon sens déjà être déterminé.
- Speaker #0
Je répète mais c'est tellement important parce que ce qui arrive derrière, t'es pas prêt. Déterminé dans tes projets et surtout dis-toi que la seule limite c'est toi, d'accord ?
- Speaker #1
Très important.
- Speaker #0
Enlève la peur, enlève la barrière de la langue. Moi, je connais quelqu'un qui est ici, il est arrivé en septembre l'année dernière, il ne parle pas un mot d'anglais. Même pas « how are you ? » On n'en parle vraiment du niveau zéro. Il travaille là, ici, depuis septembre. Il se fait comprendre dans son travail. Et il est bon dans ce qu'il fait. La détermination, ça va ouvrir toutes les portes qui vont arriver derrière. Et il y a plein de choses que tu penses qui sont des freins, mais non.
- Speaker #1
C'est des leviers. De toute façon, à partir du moment, je pense, où tu as franchi le cap, où tu te dis, bon, ça y est, maintenant, je déclenche les premières démarches, que ce soit pour venir vivre en Australie ou pour lancer un business dans quoi que ce soit, à partir du moment où tu as mis les premières démarches, ça y est, le cerveau, il va se mettre en route. Mais ce qu'il faut faire, c'est les premières démarches. Et c'est pour ça que je trouve que c'est trop bien qu'il y ait des sites Internet maintenant où tu peux ouvrir tes business en ligne. Parce que si un soir... tu as vraiment la motivation, tu le fais là maintenant tu sais quand les idées elles arrivent à 22h c'est là que tu vas créer ta patente parce que tu peux te dégonfler le lendemain tu peux te dire hier je suis en pic juste avant l'ovulation où toi tu es vraiment en faillite c'est là maintenant tout de suite le lendemain ça y est tu as basculé c'est mort,
- Speaker #0
ça y est je ne veux plus le faire j'ai peur il faut vraiment être déter il y a des beaux projets derrière Vipiste surtout Surtout, c'est vraiment quelque chose que j'ai vraiment envie de partager. Je l'ai déjà dit sur mes réseaux, je l'ai déjà dit à mes potes et tout. Le premier signe, c'est ton intuition. Tu vois cette petite voix, et j'ai un super exemple pour ça, parce qu'il y en a qui vont me dire, mais c'est quoi l'intuition ? Tu vois le jour où tu es chez toi, il fait un ciel bleu, et tu te dis, je devrais prendre mon parapluie, mais que tu ne prends pas ton parapluie, tu pars sans ton parapluie, mais tu te retrouves sous l'orage une heure après. Et que tu te dis, merde, non plus j'y ai pensé, je ne l'ai pas fait. Ça, c'était ton intuition. Ton intuition, elle sait déjà ce qui va arriver derrière.
- Speaker #1
C'est dingue, ça va y avoir.
- Speaker #0
C'est énorme. Et si tu apprends à écouter ton intuition, généralement, elle nous dit des trucs qui nous foutent la flemme. Tu vois, quand elle te dit, va prendre ton parapluie, en fait, tu ne le prends pas parce qu'il faut remonter à l'étage ou il faut aller dans le garage. Donc, tu dis, oh non, de toute façon, il ne va pas pleuvoir. Tu n'as pas écouté ton intuition. Ton intuition sait déjà ce qui va arriver demain. Et déjà, la base de tout, c'est quelqu'un qui sent qu'elle a envie de partir. que ce soit en Australie ou ailleurs, il y a quelque chose derrière qui t'attend. Avant que je parte, on me disait tu vas faire quoi là-bas ? I don't know. Mais la barrière de la langue, ok. Je ne voulais rien savoir. C'était là. Et même d'ailleurs au début on n'en a pas trop parlé du projet parce que justement j'avais pas envie d'entendre les doutes de tout le monde. « Mais attention les taxes ! » « Mais la barrière de la langue ! » « Mais le racisme ! »
- Speaker #1
T'as l'impression que c'est le pire pays du monde, l'Australie. Là, on ne parle que de nos expériences à nous. Mais quand tu annonces à tes proches que tu as envie de partir vivre en Australie, c'est le pire pays du monde, mais tout le monde y va tous les ans. Là, nous, on a fait face à notre entourage, qui je pense, au fond. ont envie d'entreprendre ce genre de choses, mais c'est juste le reflet de quelque chose qu'ils n'arrivent pas à entamer.
- Speaker #0
Oui, je vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est là où tu vas voir parfois la méchanceté des personnes, des personnes que tu es estimée, et en fait, tu apprends que par derrière, il a dit ce genre de choses. Et tu vois, moi, j'ai toujours dit à Moana, on ne les écoute pas. Ces personnes-là... Oui, parce qu'on se nourrit de cette énergie.
- Speaker #0
Ça leur appartient, ce qu'ils pensent, au final. Tout ce qui compte là, dans le présent, là, c'est ton intuition, ton envie, ton projet et ce que toi tu vas faire pour ta famille. Après, tout le monde aura toujours un avis, que ce soit positif ou négatif, sur ce que tu fais. Nous aussi, on a des avis sur les choses. C'est ok, on a des avis, on a des pensées, on est des êtres humains. Mais là où c'est vraiment important de faire la différence, c'est ce que toi tu veux, ton intuition là qui te parle. Il ne faut pas que cette intuition vienne être rongée par la peur, les doutes et les questionnements. des autres. Parce que les autres, ce n'est pas avec eux que tu vas construire ce projet. Ceux qui veulent te suivre, guys, you are welcome. Ceux qui ne veulent pas te suivre, ce n'est pas grave. Parce que derrière, là, de l'autre côté de cette frontière que nous, on a toujours connue sur notre petite île, il y a autre chose à voir. Il y a des choses à créer. Les personnes qui ont envie, je ne parle pas de ceux qui n'ont pas envie parce qu'encore une fois,
- Speaker #1
on est tous différents.
- Speaker #0
Ceux qui ont envie, les gars, foncez. construisez le truc, passez par un agent, contactez un agent, ça c'est vraiment la phase la plus importante, voyez votre profil, en tout cas s'il s'agit de l'Australie, c'est vraiment important de contacter d'abord un agent, de voir les possibilités, et si c'est possible, si le visa est possible, là pour moi il n'y a plus de limite à prétendre. C'est juste l'argent, tu vends ta bagnole, tu fais des économies, nous on est parti, on a juste vendu deux voitures, c'est tout ce qu'on avait sur le compte. les ventes des deux voitures. On n'est pas arrivés avec un énorme truc.
- Speaker #1
Pas avec 5-6 millions non plus de bagages.
- Speaker #0
Non. Il y en a qui vendent des maisons, qui arrivent ici avec des millions. Donc encore une fois, il y en a qui arrivent avec 200 000 francs. Donc encore une fois, il y a plusieurs profils.
- Speaker #1
Je pense que tu sais, c'est ta détermination.
- Speaker #0
Mais on revient au truc. Tu vois, on est d'accord. Celui qui va arriver, il aura 200 000 balles. Et celui qui va arriver, il aura 10 millions. C'est quoi le lien entre les deux ?
- Speaker #1
Il vaut mieux arriver avec 200 000 balles parce que tu sais au moins que derrière, il faut que tu y ailles. Alors que quand tu y vas avec des millions, tu es dans ton petit confort encore une fois. Tu as quitté ta zone de confort, mais avec beaucoup de confort. Alors que si tu pars un peu, tu n'as pas tout, on va dire. Au moins, tu sais que là, il faut... Il faut que tu ailles travailler. Et puis, c'est maintenant. Ce n'est pas demain qu'il faut que tu fasses ton truc. C'est direct. On a tendance à dire aussi chez nous, ce n'est pas grave, je ne vais pas le faire maintenant, je le ferai demain. Là, non, c'est maintenant.
- Speaker #0
Ça dépend des mentalités. Moi, je connais différents profils, mais c'est vrai que quand tu arrives et que tu as beaucoup d'argent, tu te dis, OK, mais là, j'ai de l'argent, mais jusqu'à quand ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est ça. Tu captes ?
- Speaker #0
C'est bien joli tout ça, mais il faut payer des loyers. Des fois, un an de loyer en avance. Les voitures, quand t'es pas Australien, tu dois payer l'école, même si c'est l'école publique. Nous, c'est gratuit, mais quand t'es étranger, tu dois payer genre 1000 dollars par enfant par mois. Donc quand t'en as 2-3, la facture, elle monte vite. Les couvertures médicales, t'es obligé d'en avoir, tu dois les payer dans les privés. Il y a plein de choses à payer. Donc quand t'as des sous de côté, tu sais aussi que sur un an, vaut mieux que tu te grouilles à faire quelque chose parce que... C'est pas comme la boîte de Tim Tam qui se vide jamais le compte. Il faut le remonter. En tout cas, toutes les personnes que j'ai rencontrées ici, qui sont arrivées d'ailleurs et qui ont des profils différents, qui avaient des comptes bancaires différents, des parcours différents, ils avaient tous cette hargne. Tu sais,
- Speaker #1
il n'y a pas de secret. Je pense que si tu veux réussir quelque chose, la seule clé, c'est de travailler. Travailler, être déter. travailler, te donner les moyens de réussir.
- Speaker #0
Suive ça là. Tes tripes qui vont te guider, vraiment, vraiment, tes tripes vont toujours te guider. Et tu verras que quand tu suis ton intuition, tu es du coup sur le bon chemin et toutes les portes s'ouvrent.
- Speaker #1
Oui, mais c'est dingue de toute façon quand tu as vu que tu es au bon endroit, au bon moment, que tu fais ce qui te plaît. Parfait. C'est une autoroute.
- Speaker #0
Parfait.
- Speaker #1
Si il y a des couacs sur l'autoroute que c'est fermé parce qu'il y a des travaux, c'est pour une raison particulière.
- Speaker #0
Tu trouveras un autre passage. Et ce n'est pas facile. On n'est pas là pour vendre du rêve. Il n'y a rien qui est facile dans le parcours. Encore une fois, tu pars de chez toi. Le sashimi, ça te manque. Le saucisson de maison nourrie. Tes amis, tu penses que tu ne vas plus jamais t'en faire et que tu te fais des vrais amis maintenant dans ta seconde vie. C'est ça. Qu'en fait, tes amis que tu pensais que t'avais depuis toujours, ben en fait, les liens sont plus les mêmes. Il y a plein de choses qui changent et quand t'arrives ici, t'as l'impression qu'en fait, oh wow, ça va être vraiment dur. Oui, ça va être dur, mais t'inquiète, t'inquiète, ça va aller. T'inquiète, tu vas te reconstruire. T'inquiète, tu vas trouver un logement, tu vas trouver un taf. T'inquiète, tes enfants, ils vont apprendre l'anglais. Ça va bien se passer. Juste, ne lâche pas, parce que il y a des petites marches là, ça va pas être facile. Et même moi, ça fait 7 ans que je suis là, il y a encore des difficultés sur le parcours. Mais on n'a pas fait tout ça pour lâcher là maintenant, et revenir en arrière. Et on est quand même content de la vie qu'on a ici. C'est un grand pays, tu veux aller te promener, tu es encore dans le mode, tu découvres des nouveaux endroits. Encore ! Même si nous on a beaucoup bougé, on a été dans le désert, on a fait des road trips en caravane, on a été camper dans des trous. On a été camper... Dans des coins, on marchait avec des iguanes, des lézards de 1 mètre, on a fait des trucs super super super depuis qu'on est arrivés, et ça c'est une magie, en tout cas moi j'ai encore ce truc de, même quand je regarde le coucher du soleil, je suis là, ah c'est tellement beau un coucher du soleil, j'ai encore un peu ces yeux d'enfant et de découverte, en me disant waouh, une nouvelle rivière, waouh, une nouvelle cascade, waouh, tu vois, tu vois ça ? Et c'est... C'est grand, il y a plein de choses à faire. Tu peux bouger, tu peux prendre l'avion, tu peux aller à Sydney, tu peux aller à Cairns, tu peux aller à Perth. Il y a plein de choses à découvrir, il y a plein de choses à faire. C'est une aventure qui en vaut la peine. Et surtout si tu as des enfants, imagine pour eux ce qu'ils vont découvrir, les opportunités qu'ils ont ici pour le boulot, pour rencontrer différentes cultures.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
L'Australie, c'est un beau pays. Après, il y a des bons et des mauvais côtés, comme partout. Il y a des choses qu'on aime ici, qu'on n'a pas sur notre île. Encore une fois, ça ne se compare pas. L'île est incontinente,
- Speaker #1
c'est pas comparable. Dans les deux, il y a du bon. De toute façon, il ne faut pas opposer les deux.
- Speaker #0
Mais c'est souvent ce qui est fait.
- Speaker #1
Et c'est triste.
- Speaker #0
Et je trouve que c'est une drôle de comparaison. Je veux dire... Ce n'est pas la même chose. Eh bien non. Rien que... L'Australie, on est 27 millions de personnes. La Golgotha, on est 700 000.
- Speaker #1
Mais de toute façon, je pense que surtout, ça s'est accentué avec les émeutes où les gens ont eu besoin d'opposer les deux. Mais de mettre une opposition. Donc, tu as la team de ceux qui veulent aller vivre en Australie, ceux qui veulent aller vivre en France et ceux qui veulent rester en Nouvelle-Calédonie. Alors qu'au final, c'est juste des expériences. Nous, c'est ce qu'on explique à notre entourage. Là, on a envie d'entreprendre de... de profiter à fond du développement de l'application en Australie pour voir si on n'a pas des nouvelles opportunités, etc. Mais qui nous dit que demain, l'Australie ne nous correspondra plus et qu'on voudra retourner sur notre île ? Il n'y a que le vivant que tu sauras.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et du coup, c'est pour ça que je trouve que d'opposer les deux, c'est triste. Toi,
- Speaker #0
tu penses que la majorité veulent quitter pour venir en Australie même ou juste quitter pour vivre d'autres trucs ? Parce qu'il y en a qui sont partis au Canada aussi. Mais de toute façon, tu sais... Mon avis sur ça, c'est que... C'est pas à cause. Enfin, je sais pas si je peux dire ça parce que je suis pas à la place des gens, mais j'ai l'impression que les émeutes, ça a juste été le levier. Parce que les personnes devaient quand même quelque part avoir déjà envie de partir. Et ça a été juste, ok, ben maintenant, là j'ai plus le choix, j'y vais.
- Speaker #1
En fait, je pense que les émeutes, il faut dire aussi ce qu'il y a, ça a quand même été une période difficile. Tu vois, là, ils commencent à mettre des mots sur le poste traumatique des émeutes. Il ne faut pas oublier qu'on a été enfermés chez nous, que nos hommes étaient sur les barrages. Il y a quand même eu du conflit, il y a eu beaucoup de peur, il y a eu quand même beaucoup de choses qui se sont produites. C'est une réalité. Et je pense que tu sais, moi, c'est ça que ça a fait sur moi comme effet, c'est que je me dis En fait, la vie est trop courte. Même si ça n'a pas été très grave, il y a quand même eu des morts, il y a quand même eu un impact. Aujourd'hui, que deux ans après, on paye. Et du coup, je me dis, j'ai envie de profiter de ma vie, tout simplement. Là, j'ai vécu quelque chose qui, c'est sûr que ça ne va être rien du tout par rapport à ce qui se passe à Gaza, par rapport à ce qui se passe en ce moment en Iran ou des choses comme ça.
- Speaker #0
Encore une fois, tu ne peux pas tout comparer. Je ne peux pas comparer, mais tu sais... Quand tu vis quelque chose qui te fait du mal, tu vois cette phrase de « mais ça va, il y a pire » . J'aime pas trop cette phrase parce que ça veut dire que c'est pas prendre en compte ce que la personne ressent.
- Speaker #1
Oui, ok,
- Speaker #0
il y a des situations qui peuvent paraître plus graves, plus dures, etc. Mais moi, je souffre à ce moment-là. J'ai juste envie de… j'ai mal, je souffre pour mon pays, pour mon business, pour ma famille. J'ai mal, donc en fait, oui, il y a pire, mais moi, je ne suis pas ailleurs, je suis ici maintenant et je suis en train de vivre ça. Et c'est important aussi de dire qu'il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, qui se passent encore. Qu'est-ce que tu peux faire de ça ? Qu'est-ce que tu peux faire de cette aventure ?
- Speaker #1
Parce que l'application, elle est née de voir toutes ces entreprises souffrir aujourd'hui, d'être étranglées financièrement et de ne pas avoir de solution. Et du coup, l'application, je garde encore un peu de détails pour moi, mais elle est là vraiment pour aider les entrepreneurs à construire leur business et à développer leur business. Et premier prix, ça je peux le dire parce que ça ne trahit pas l'identité de l'application, 4 900 francs. Parce que je voulais quelque chose de pas cher. Et de développer du coup en Australie et en France, ils me disent mais nous on n'est pas un pays en crise, augmente tes prix, il y a de l'IA. L'application, elle vaut 7 millions. Ils sont là avec 4 900 francs. T'imagines tout ce que tu dois vendre pour rentabiliser ton truc et tout. Augmente tes prix. Nous, on n'est pas des pays en crise. Moi, je leur dis que ça ne sert à rien de me parler des prix. Je suis complètement fermée à ça. Je suis ouverte à toutes les suggestions autour de l'application parce que je viens d'une petite île. Évidemment que je n'ai pas la connaissance des gros marchés comme la France ou l'Australie. Par contre, il y a un truc qui ne bougera pas. Ce sera les prix pour que tous les Calédoniens qui ont des business puissent avoir un outil pour les aider aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est comme ça que l'application a été créée. Par contre, moi, j'ai ressenti le besoin d'aller chercher un peu plus de... Tu sais, de... Comment on peut dire ça ? Tu sais, de positif ailleurs. Parce que là, en Nouvelle-Calédonie, aujourd'hui, tu vois, le moral est quand même bas. et c'est dur de trouver des choses qui vont te relever un peu là j'espère qu'après les élections ça ira mieux quand même c'est là que c'est important des fois aller prendre un bol d'air frais ailleurs parce que ta créativité tes envies,
- Speaker #0
tes idées peuvent être bloquées à un moment parce que tu vois pas plus loin,
- Speaker #1
t'es dans un cul de sac ouais mais tu vois là aujourd'hui ce qui est triste c'est que t'as beaucoup de Calédoniens qui n'ont plus les moyens Et tu vois, là, on reviendra du coup à ELEXPORT. C'est là où je trouve que ta société, c'est bien. En plus de la façon dont t'animes tes réseaux sociaux, ça fait quand même un petit...
- Speaker #0
La barge au bus.
- Speaker #1
Mais tu vois, ça fait un petit bol de fraîcheur. C'est marrant,
- Speaker #0
c'est ce qu'on me dit souvent.
- Speaker #1
C'est pas étonnant.
- Speaker #0
Tant mieux, parce que c'est l'objectif aussi, après tout ça. Et puis, de faire un... Tu vois, même si je suis partie de la Calédonie, Finalement, C'était important qu'il y ait ce pont entre la Calédonie et moi. Je ne fais pas que la Calédonie, mais il y avait ce lien un peu particulier où je me disais, je suis partie, mais j'ai quand même envie d'apporter quelque chose au Caillou. Qu'est-ce que je peux faire pour aider ? Après, bien sûr, je suis payée pour ce que je fais. Il faut quand même que j'achète mon rime et sardines à la fin de la semaine. J'avais besoin de créer quelque chose. Ça existait déjà, donc j'ai pas... Voilà, c'est pas... Ça existait avant, mais j'avais vraiment, moi, envie de faire ce pont aussi à ma manière, à mon image, mon idée, ma façon de faire, entre ici et là-bas. Et je suis contente parce que j'ai vraiment l'impression que ça a marché.
- Speaker #1
Je pense aussi.
- Speaker #0
Ça a marché vu les retours et les liens. que tu crées avec les gens. Pour moi, un client, ce n'est pas juste le numéro 561, le numéro 2830. C'est des personnes humaines derrière.
- Speaker #1
Je pense que tu sais indirectement, même si tu rêves de choses plus grandes, comme nous, avec l'application, on vise l'Europe, on vise l'Australie. Les seules vraies personnes que tu aimes, c'est les gens de chez toi.
- Speaker #0
Il y a un lien.
- Speaker #1
Il y a vraiment un lien, là je me balade à Burley, je vois des Calédoniens mais ça va, tu les connais pas, mais tu vois ça fait un truc dans ton coeur.
- Speaker #0
Ce qui est marrant, est-ce que tu trouves pas que c'est marrant que quand tu vas aller en vacances là-bas, on va se croiser, il n'y a pas ce... Sauf si c'est des personnes que tu connais ou quoi, tu vas pas forcément aller vers quelqu'un que tu connais pas, que tu vas croiser au supermarché en mode Eh, t'es Calédonien ? Eh mais ça va ? Mais par contre, quand tu es ailleurs, tu captes le Calédonien. Ça va être un aimant. Et nos amis ici qu'on a, Calédoniens, on se dit, est-ce qu'on aurait été potes si on s'était rencontrés en Calédonie ? Ici, on s'est vraiment attachés les uns aux autres parce qu'on avait, quand on fait nos soirées ici, c'est nos soirées. À nous. Il n'y a que nous qui pouvons nous reconnaître. dans cette identité.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Tu comprends ?
- Speaker #1
Mais tu sais, la musique, tout ça... Mais tout ! Oui.
- Speaker #0
La manière de faire la fête, la manière de s'exprimer, l'humour !
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Attention, on a un level d'humour en Calédonie de dingue ! Moi, franchement,
- Speaker #1
je me trouve trop drôle.
- Speaker #0
Non mais... Et quand je vois... L'autre jour, j'ai vu une vidéo sur TikTok. J'ai ri ! Mais j'aime... La vidéo en elle-même était drôle, mais les commentaires...
- Speaker #1
Mais de toute façon,
- Speaker #0
tu sais, les jeux de mots,
- Speaker #1
les jeux de mots, mais franchement, je trouve que nous on est pépites. Et tu sais, tu te rends pas compte à quel point on est hyper drôle parce que c'est des choses qu'on vit au quotidien, tu vois. Et après, c'est quand tu viens, ben voilà, comme en Australie là, puis tu te dis, mais les gens, mais vous ennuyez ou quoi ?
- Speaker #0
J'avoue. Ça, c'est un truc qu'on retrouve pas ici, c'est ce côté convivial des îles. Après, en même temps, c'est un grand pays. Ici, on est 700 000 rien que sur la Gold Coast. Bon, tu fais... Ici, ils ont leurs amis, les Australiens, c'est leurs amis depuis l'école, etc. Ils acceptent moins facilement les gens dans leur groupe ou dans leur maison. Nous, on a plus tendance à se rapprocher vite, à avoir ce côté, viens à la maison, mais il n'y a pas de problème, c'est ton copain, c'est ton cousin, mais viens, mais il n'y a pas de souci. Quand il y a à manger pour toi, il y en a... Tu vois ? Et ça, ce n'est pas quelque chose qu'on retrouve ici. Par contre, c'est quelque chose qu'on a retrouvé. retrouver, nous, entre nous, entre notre bonne de potes. Et j'ai aussi une copine qui est ici, ça fait 17 ans qu'elle est là. Et pareil, même si ça fait 17 ans qu'elle est ici, elle a quand même ce truc.
- Speaker #1
Mais tu sais, je pense qu'à partir du moment où tu as grandi dans les îles, tu ne peux pas revenir à... Ce n'est pas le but aussi,
- Speaker #0
il faut garder quand même son authenticité.
- Speaker #1
Oui, puis même, je pense que, tu sais, dans tout ça, ce n'est pas nous qui avons le bon comportement, mais presque. Tu vois, je trouve que c'est tellement mieux d'être avec quelqu'un qui est souriant, qui est là, qui est... Oui, garde, garde,
- Speaker #0
garde ce que... Tu es fière, en fait, de ce que... Ben ouais, carrément. Moi, je suis contente d'avoir grandi en Calédonie. Vraiment, je pense que je n'aurais pas du tout été la même si j'avais grandi ici. Et mine de rien, je suis quand même contente de ce que ça m'a apporté de grandir sur une île, tu vois. Et je n'ai pas envie de perdre ça, je n'ai pas envie de renier ce côté-là. Même si je suis ici, même si je continue à garder mon côté... qu'on ressent et cette différence de personnalité parce que tu as grandi ailleurs, je n'ai pas envie forcément de me mouler dans l'esprit ou dans la façon de faire d'ici. Je respecte l'Australie, j'aime beaucoup l'Australie, mais je ne vois pas pourquoi je devrais changer ce côté-là. Tu as bien raison.
- Speaker #1
C'est là où tu t'éteindras finalement. C'est quand tu...
- Speaker #0
Puis on est là pour représenter.
- Speaker #1
Tu viens d'où ?
- Speaker #0
Tu viens de France ? J'ai une nouvelle Calédonie ! Je t'explique, tu ne connais pas la Calédonie ? Tu regardes Brisbane, tu regardes tout droit ? Tu vois le Vanuatu ? Juste avant, c'est nous ! Ah ouais ? Regarde sur la carte, tu as vu la petite île là ? Ça c'est nous ! Et tu fais connaître un peu l'ambassadeur à ton échelle, mais tu es l'ambassadeur de la Calédonie en fait ailleurs, et donc non, tu es content de dire d'où tu viens, de parler. Là encore, je parlais avec la nana qui me fait les ongles. Elle n'avait été que là-bas en croisière. Et malheureusement, elle m'expliquait que la croisière, c'était un dimanche après-midi. Et que pendant 6 heures. Et alors du coup, elle a marché du centre-ville jusqu'au Méridien. Ah oui, ok. Avec son mari. Et elle me disait, c'est dommage parce qu'on est arrivés, tout était fermé, on est arrivés dans la ville, il n'y avait rien, c'était mort, c'était bizarre. Donc du coup, on s'est juste dit qu'on allait marcher, Et on a marché, marché, on n'est pas... Elle m'a montré des photos. C'était marrant. Je la voyais à l'Anzouata. Je disais, tu connais ? C'est trop beau. J'ai des genoux ici. Tu aimes bien partager, mine de rien. Tu es quand même un peu fière. Elle me dit, tu crois que ça vaut le coup si je retourne là-bas ? Meuf, vas-y. Une semaine, tu prends une voiture. Il y a tellement de trucs à voir. Tu vas à la rivière. Tu bouges. Tu imagines. Tu vois ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
une semaine c'est trop court pour aller à la rivière tellement il y a tellement de trucs bouger c'est beau là-bas et je me disais c'est triste parce que tu as juste vu cette petite partie alors c'est vrai que c'est sympa il y a des jolies plages dans Zatav et des citrons et puis là où il y a le ponton c'est trop beau et tout mais voilà ce serait cool tu prends une voiture et tu bouges ailleurs mais en plus les australiens en tout cas l'agence de com avec qui je travaille tu
- Speaker #1
vois ils sont étonnés de voir que c'est que deux heures et qu'ils n'ont pas cette connaissance de cette proximité de la Nouvelle-Calédonie
- Speaker #0
Ah, deux heures le temps de vol, oui. Il y en a plein qui ne connaissent pas.
- Speaker #1
C'est incroyable. Et je suis étonnée parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui auraient les moyens de venir voyager chez nous, tu vois, pour découvrir.
- Speaker #0
C'est une destination, en croisière, c'est une des destinations la moins chère en croisière.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Mais c'est dommage, c'est que six heures.
- Speaker #1
Bon, du coup, Naya, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter, du coup, pour la suite ? Tu as des projets en cours, etc. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour l'avenir ?
- Speaker #0
Que mes projets se réalisent. Envoyez-moi des bonnes énergies s'il vous plaît pour tous ces projets qui arrivent à l'avenir et puis de toujours rester en connexion et de pouvoir encore faire ce boulot aussi longtemps que mes petits reins tiennent ça. Et franchement, à ce stade, c'est vraiment tout ce dont j'ai besoin, c'est vraiment cette énergie, ces personnes qui me suivent parce que c'est quand même mon essence. Souhaitez-moi ! beaucoup d'énergie, beaucoup de bonnes choses pour la suite. N'hésitez pas à me suivre sur mes réseaux, ça me donne vraiment de la force.
- Speaker #1
De toute façon, on va mettre tous tes réseaux dehors.
- Speaker #0
Et de la reconnaissance aussi pour les heures de montage derrière. En tout cas, voilà. Et moi, ce que je vous souhaite, c'est vraiment de, toi dans tes projets et les personnes qui nous regardent, foncer. Des fois, foncer tête baissée, c'est ça qu'il faut.
- Speaker #1
Oui. Foncer tête baissée et réfléchissez après.
- Speaker #0
Ouais, on est d'accord. Tu agis et après tu réfléchis.
- Speaker #1
Et après tu réfléchis. Comme ça, t'as plus le choix.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Ok Nalia, merci beaucoup pour cet épisode. Super intéressant. Et puis merci à vous d'avoir écouté une nouvelle fois ce podcast. Puis on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. On va suivre ça. A bientôt !