- Speaker #0
Est-ce que tout te va béner ? Bah grave hein, tu es envoyée très loin là.
- Speaker #1
Et tu es de retour dans le centre-ville de Marseille et cette voix élégante que vous entendez n'est autre que celle de Anna Bonamour ou Anaïs Bonamour, je sais plus si je peux dire les deux ou pas.
- Speaker #0
Tu peux dire tout ce que tu veux Anna, Anar, Anaïs. Tout va bien.
- Speaker #1
Trop bien. Et notre rencontre est à nous parce qu'à chaque fois que j'invite... quelqu'un à cette table. Je me refais le fil de comment nous, on s'est rencontrés et je ne sais pas si tu te souviens dans quel cadre nous deux, on s'est rencontrés.
- Speaker #0
Oui, si, je m'en souviens. On s'est rencontrés au boom. Il y avait les copains, il y avait Olkan et Pierre qui étaient là et on dansait et on faisait la fête. C'était le carnaval, non ? C'était pas le soir du carnaval ? Si, il y a moyen. Et on avait bien bu. et on a beaucoup rigolé. Je t'ai vue pour la première fois à ce moment-là. Ah non, parce que moi j'avais un autre souvenir. Toi, t'as un autre souvenir. Beaucoup plus engageant.
- Speaker #1
Toujours au boom.
- Speaker #0
Toutes les deux.
- Speaker #1
Et à l'époque,
- Speaker #0
j'étais rentrée d'un stage de théâtre où on m'avait dit,
- Speaker #1
il faut que tu fasses des performances érotiques. J'avais démarché la coquinière.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Je n'avais jamais fait de cabaret de ma vie. Et Olkan, mon coloc. m'avait dit que tu existais, que tu donnais des cours et que tu performais là-bas. Et n'ayant aucune expérience, j'avais demandé à te voir pour que tu me donnes des conseils. Et suite à une expérience ratée à l'appart où j'avais tenté mon premier numéro devant Holcain pétrifié de gêne et de malaise, j'ai compris qu'il ne fallait pas faire ça en public.
- Speaker #0
Et pas à n'importe qui.
- Speaker #1
Il était comme ça, en mode, je suis pas sûre que ce soit terrible. Et là, je me suis dit, je vais d'abord prendre des cours. Et comme tu donnais aussi des cours, j'ai rejoint tes cours à l'école des 12.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. Et c'est comme ça que finalement, je ne suis pas allée seule, mais avec Rox, avec qui on a commencé à faire Jeanne d'Arc et Gourmande.
- Speaker #0
Oui, magnifique duo.
- Speaker #1
Et du coup, qui s'est produit au cabaret. Mais justement, très bonne transition. Moi, je te connais un peu. Mais est-ce que tu peux nous dire en deux mots qui tu es ?
- Speaker #0
Ok, qui je suis ? Du coup, je suis performeuse burlesque. Je performe régulièrement sur Marseille et sur Montpellier principalement. De temps en temps, je vais à Paris et de temps en temps, je vais à Lyon, mais j'essaye de rester plutôt dans le sud. Je donne des cours d'effeuillage burlesque, donc de striptease théâtralisée. Et qu'est-ce que je fais ? Je produis un cabaret qui s'appelle le Cabaret Van Amour, qui a lieu tous les deux mois. Et j'ai des projets de produire d'autres types de cabarets. Voilà, donc production, être artiste et puis donner des cours finalement.
- Speaker #1
Ok, trop bien. On va en savoir plus tout à l'heure. Et Kiki, c'est la conversation où on explore tous les Kiki de ta vie. Kiki a fait qui tu es grâce à Kiki tu es là, etc. Et pour lancer le podcast, on pose toujours la même question. C'était Kiki. C'était Kiki ! C'était Kiki, il y aura un jingle là-dessus à un moment donné. C'était Kiki, Kiki. Moi je l'aime trop. En vrai, faisons ce jingle. J'en peux plus de le faire en solo. La dernière personne que t'as eu la sensation de rencontrer vraiment.
- Speaker #0
Ok, la dernière personne que j'ai eu la... Ok, que j'ai vraiment découverte.
- Speaker #1
Ouais, la dernière fois que tu t'es dit j'ai fait une rencontre.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est un... Il faut que ça reste professionnel. Ah pas du tout,
- Speaker #1
c'est ce que tu veux.
- Speaker #0
Ok, ben... j'ai rencontré un garçon où je suis tombée très amoureuse et lui aussi et c'est une relation encore récente parce que ça fait genre 5 mois et j'ai l'impression que ma vie elle change beaucoup là voilà, c'est avec cette personne là et finalement ma vie elle change mais pas forcément professionnellement ça me donne plus envie de prendre soin de moi et d'être moins exposée C'est un peu à l'inverse du personnage public que je peux être.
- Speaker #1
Vivant, revivant caché.
- Speaker #0
Un peu. De temps en temps, je pense que ça ne fait pas de mal aussi. Ça fait du bien d'être sur scène pour dire qu'on existe. Moi, je crois que j'ai eu besoin de ça pour sentir que j'existais, pour dire des choses très fortes aussi, pour crier des choses au monde autour de moi. Et là, je suis dans une phase où j'ai moins besoin d'être exposée. Par contre, j'avais grave envie d'aider les gens à monter sur scène pour que ça leur fasse autant de bien que ça a pu me faire.
- Speaker #1
Trop bien. Et le contexte de cette rencontre, ça s'est fait comment ?
- Speaker #0
On était à la drague de mars. Du coup, grosse soirée drague pour Cid Action qui avait lieu à l'espace Julien. Et on s'est croisés là-bas alors que je prenais des verres. On s'était déjà rencontrés parce que mon amoureux fait du piercing et je connaissais sa boutique et j'allais déjà à la boutique. Mais bon, c'était juste un vendeur et moi une cliente. Et quand on s'est vu à la drague de Mars, je ne sais pas, contexte de cabaret encore une fois. Du coup, ça ouvre le champ des possibles.
- Speaker #1
Sortez de chez vous, premier conseil. Et traînez dans les shops de tatouage. À cette période printanière, j'ai la totalité de mes potes célibataires qui mettent en place des stratégies diverses et variées pour rencontrer. Je lutte contre les zaps. Je suis contente si en plus on peut porter un message de rencontre dans le monde réel, dans des soirées, et je leur dis tout le temps, la règle numéro un, c'est les gens que t'aimes bien, ils traînent où dans Marseille, et trouvent les endroits où les personnes qui t'attirent sont.
- Speaker #0
Bah oui, grave.
- Speaker #1
Je fais une énorme ellipse. Pardon, j'avais filmé ce moment de rencontre, je ne savais pas que ce serait de la rencontre amoureuse. Et déjà, trop bien, parce qu'il n'y a jamais assez d'amour sur Terre. C'est clair. Et maintenant, on va rembobiner le fil. De ta vie.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Bienvenue dans Kiki.
- Speaker #2
C'est Kiki. C'est Kiki. C'est Kiki.
- Speaker #1
Le podcast où on parle de Kiki qui t'a fait. Et grâce à Kiki, t'en es là où t'en es aujourd'hui devant moi, belle comme un soleil de midi.
- Speaker #2
Alors Kiki, c'est parti !
- Speaker #1
C'est parti ! C'est parti ! C'est parti ! C'est parti !
- Speaker #0
C'est vrai que c'est mieux si c'est toi qui entends ce jingle puisque Julien l'a produit et le connaît par cœur et qu'on va parler de ta vie,
- Speaker #1
l'adeptique Inc. Est-ce que tu peux aussi te mettre une main sur ton kiki, ton étoile, l'endroit qui te fait plaisir sur ton cœur et répéter après moi « Je consens à lâcher un bon gros. »
- Speaker #0
« Je consens à lâcher un bon gros. »
- Speaker #1
« Un bon gros mytho. »
- Speaker #0
« Un bon gros mytho. »
- Speaker #1
Dans la rikikis.
- Speaker #0
Dans la rikikis ?
- Speaker #1
Séquence qui suisse.
- Speaker #0
Séquence qui suisse.
- Speaker #1
Je change la phrase à chaque fois pour tenter des choses et c'est la fameuse séquence.
- Speaker #3
True story et un mytho.
- Speaker #0
True story et one mytho.
- Speaker #1
on s'est rendu compte que c'était la séquence que redoutait tout les invités mais ne t'en fais pas l'idée c'est de jouer avec le vrai le faux et on propose parce que juju est un grand joueur de jouer pour aujourd'hui. Un bonbon au caramel.
- Speaker #3
J'adore le caramel.
- Speaker #1
Bientôt, on aura des sponsors. Des sponsors gâteaux-biscuits. Donc là, on ne dira pas la marque. Mais si vous êtes un producteur de caramel, n'hésitez pas à venir nous proposer un partenariat. Parce que chaque fois, on gagne quelque chose à manger. Et s'ils trouvent à la fin...
- Speaker #3
De la glace. Moi, j'adore la glace.
- Speaker #1
De la glace ?
- Speaker #3
Ah ouais.
- Speaker #1
C'est la saison. Ben, Benedjeriz, voilà.
- Speaker #3
Non, je leur dis une marque ?
- Speaker #1
On s'en fout, non ?
- Speaker #3
Ceux qui sont près de l'opéra.
- Speaker #1
Je connais de l'opéra. Ciao Amore.
- Speaker #3
Je les adore.
- Speaker #0
Je les teste.
- Speaker #1
Le truc des rencontres, on le fera pour nous, avec tous les gens avec qui on a travaillé, pour qu'ils nous donnent de l'argent. Ce qu'on vous propose à vous, on va le faire à nous aussi. On va devenir riches. De coup, à la fin de l'épisode, donc tu ne dis pas où tu as menti, mais il est très très fort, il essayera de deviner où tu as menti. Il y a une petite série de questions, tu vas oublier. Et après, il y aura une série, un contre-la-montre, où tu pourras notamment te rattraper si jamais tu ne l'as pas fait au début.
- Speaker #0
Ok. Donc là,
- Speaker #1
c'est simple, on commence. Tu as juste à répondre aux questions.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Sur ta carte d'identité, tu t'appelles.
- Speaker #0
Ah oui. C'est pas la question, c'est Jean Gallin. Matilda, benelicta de la Vega. C'est la première qu'on est allé en mytho sur le... La meuf elle se débarrasse, c'est la technique du débarrassement. Je suis très surprise de la question. Il y a écrit que je m'appelle Anaïs Mathilde Angèle.
- Speaker #1
Et tu es née le ?
- Speaker #0
27 février 94.
- Speaker #1
Tu es née dans la petite bourgade de ?
- Speaker #0
Romand-sur-Isère.
- Speaker #1
Et tu as surtout grandi à ?
- Speaker #0
Romand-sur-Isère.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que tu peux nommer, tu peux en même temps faire la mise météo, mais j'essaie de parler dans le micro, tous les endroits, on a une petite indication, où tu as vécu, donc vécu c'est avec des cartons, des meubles, entre 0 et 18 ans.
- Speaker #0
Ok, entre 0 et 18 ans, j'ai vécu essentiellement dans la Drôme, mais aussi un peu en Espagne et un peu à Nîmes.
- Speaker #1
Et tu peux dire les noms ? Parce que j'en adore la géographie.
- Speaker #0
Ok, à Séville et à Bernice, à côté de Nîmes.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Et quand tu dis la Drôme, c'est que Romand-sur-Isère ?
- Speaker #0
Oui, que Romand-sur-Isère. Et tous les endroits où tu as vécu après ? Et tous les endroits où j'ai vécu après. Alors, je suis partie à Lyon. Ensuite, je suis partie à Aix-en-Provence. Puis à Marseille. Puis à Toulouse, qu'est-ce que j'ai fait après ? Toulouse, l'Ardèche.
- Speaker #1
C'est une ville.
- Speaker #0
La grande ville de l'Ardèche. La grande ville de l'Ardèche. Dans un bled qui s'appelle Vinozac. Je suis restée très peu de temps, mais c'est mon endroit ressource. J'avais de la famille là-bas. Et tatata, qu'est-ce que j'ai fait après ? Je suis allée à Avignon, c'était l'enfer. Et ensuite, je suis retournée vivre à Romain-sur-Isère. Et je suis revenue à Marseille parce que c'était ma maison et que ça me manquait trop. Et j'ai détesté tous les autres endroits, à vrai dire. Ah ouais ? Ouais.
- Speaker #1
Dingue. Pourtant tu as essayé quoi.
- Speaker #0
J'ai tout donné hein. Ouais, je suis partie partout. Non vraiment, il n'y a que à Marseille que je me sens chez moi. Des fois je me dis que peut-être je pourrais essayer Bruxelles. À chaque fois que je vais à Bruxelles, je me dis un jour peut-être ça serait bien que je vienne. Mais Marseille c'est la maison quoi. Je trouve ça trop facile de vivre ici. J'ai l'impression que dès que j'ai un projet, c'est facile à mettre en place, je rencontre des gens tout le temps, voilà.
- Speaker #1
Il y a une grande théorie qui dit qu'il y a une espèce de... C'est mon ancien colloque, il m'a dit ça, pas le con un autre. Donc ça repose sur une personne, j'en doute bien que ce n'est pas assez pour avoir une théorie fondée, mais qu'il y a une espèce de triangle des Bermudes entre Marseille, Bruxelles et Douardonnay.
- Speaker #0
Douardonnay, ouais, je pense, j'y crois un peu. Doir de nez ou doir de nez ?
- Speaker #1
Aucune idée.
- Speaker #3
Pourquoi vous me regardez ? Je sais pas,
- Speaker #1
on a besoin de 13 personnes.
- Speaker #3
Je ne suis pas de doir de nez, moi. Je ne suis pas le triangle de doir de nez.
- Speaker #0
Non, je ne pensais pas. Doir de nez en plus, t'as raison. Mais je sais qu'il y a des collectifs d'artistes et probablement Antifa et tout ça. Donc il faut y aller. Peut-être que c'est un signe, il faut y aller finalement.
- Speaker #1
Merci à cette théorie. Mais je suis d'accord avec toi. D'ailleurs, il y a beaucoup de Bruxellois qui sont à Marseille.
- Speaker #0
Oui. Papa s'appelle ? Mon père s'appelait Bernard
- Speaker #1
Bernard les mamans.
- Speaker #0
Valérie, la garde.
- Speaker #1
Et au moment de ta naissance, est-ce que tu sais ce qu'ils font comme métier ?
- Speaker #0
Ouais, quand je suis née, ma mère, elle était déjà psychologue. Elle s'installait en tant que psychologue avec son cabinet indépendant. Je pense qu'elle était déjà psychanalyste aussi.
- Speaker #1
et mon père était psychanalyste et anthropologue ok donc des belles compréhensions du monde qui nous entoure n'est-ce pas je sais après certaines choses sur le fait qu'elle est notamment du coup psychomotricienne c'est ça, toi ?
- Speaker #0
non,
- Speaker #1
tu n'as pas été éduxpée ?
- Speaker #0
éduxpée, art-thérapeute et voilà j'ai une licence en histoire de l'art aussi et je suis prof de yoga Oui, donc c'est un petit lien entre la psycho et le corps, on est d'accord.
- Speaker #1
On est d'accord que ça n'est pas tombé de nulle part.
- Speaker #0
Non, non, la psychomotricité, si j'avais eu le courage de faire encore des études, probablement j'aurais fait ça.
- Speaker #1
Je t'ai persuadée que tu étais psychomote, mais je pense que je fais un transfert parce que mes amis du sud-ouest, que j'adore, la plupart sont éduqués, psychomote, c'est mélangé, du coup mon cerveau a fait des confusions. Et le trait de caractère principal que tu as hérité de tes parents ? Tu penses que c'est quoi ?
- Speaker #0
J'ai pris vraiment des deux. Et j'essaye de garder, par contre, très près de moi, les traits de caractère de mon père. Ce qui me permet aussi de le faire encore exister, parce qu'il est décédé il y a quatre ans et demi. Et du coup, mon papa, c'était quand même quelqu'un de très, très généreux. On vivait dans une maison qui n'était jamais fermée. Ce qui n'était pas foufou pour un enfant. Enfin, ce n'était pas très sécure. Mais il y avait une idée de vivre ensemble dans un quartier qui me fait beaucoup penser à Marseille, avec, je ne sais pas comment dire, toute forme de classe sociale, des personnes migrantes. C'était un quartier très diversifié et tout le monde passait à la maison quand il voulait. Il y avait une espèce de vie en communauté. qui m'a appris beaucoup de choses et j'ai toujours vu mon père vraiment accueillir tout le monde, les bras ouverts. et écouter un peu tout le monde. Au détriment de sa famille, parce qu'il s'est beaucoup plus occupé des autres que de sa propre famille. Mais outre ce problème-là, je trouve que c'était quand même une très belle personne et j'ai envie de lui faire hommage comme ça. Puis c'est devenu mes valeurs.
- Speaker #1
C'est grave parce que ça ressemble vachement aux valeurs du cabaret Bon Amour. Oui,
- Speaker #0
carrément.
- Speaker #1
Tu promets vraiment ce truc que tout le monde... À partir du moment où il y a le respect de l'autre, qui est sans arrêt.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
dans ton intro, quand on vient de voir, et vraiment le message c'est tu peux venir tout le temps. Je pense que lui, tu ferais une super recrue. On m'a dit aussi, ça c'est une autre théorie, j'ai des copains dromois qui m'ont dit qu'il fallait que je déménage dans la Drôme parce qu'à Cré et à Dix, personne ne fermait leur maison. C'était que tout le monde s'invitait les uns les autres.
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'est aussi un trait de caractère de la culture dromoise. Non.
- Speaker #1
Non ? Non,
- Speaker #0
non. Là, on a fait le carton rouge. Non, pas du tout. Mais Cré et Dix, c'est les endroits très à la mode du moment dans la Drôme. C'est des endroits qui ont pas mal changé ces dernières années, mais qui sont chouettes. Et ça n'a rien à voir avec là où j'ai grandi, par contre. C'est vraiment un autre coin de la Drôme. Moi, j'ai grandi dans la Romand-sur-Isère, donc c'est vraiment une ville, c'est pas un village. Tout le monde pense que j'ai grandi à la campagne, pas du tout. J'ai grandi dans un quartier et c'est une ville assez pauvre où les gens, enfin tout le monde n'est pas gentil.
- Speaker #1
C'est vrai que Holcain m'a raconté des choses comme quoi c'était la ville où il y avait le plus de fous du bus.
- Speaker #0
C'était une ville qui, je ne sais pas trop comment ça a fonctionné, mais en gros il y avait des villes où quand tu sortais de prison tu pouvais aller. Enfin, des villes ouvertes.
- Speaker #1
C'est exactement ça dont tu m'as parlé.
- Speaker #0
Bah voilà, du coup, Romand, c'était une ville ouverte à la difficulté, quoi. On a grandi avec ça.
- Speaker #1
Et comme quoi, il y a des gens merveilleux qui sortent de ça. Bah oui,
- Speaker #0
ça nous apprend à être hyper tolérants. Et voilà, après, il nous arrive de la merde aussi, mais c'est pas grave.
- Speaker #1
On répondit. On répondit. Ma boss m'a parlé, dans un moment de difficulté, d'un autre truc, c'était la... Le mythe des dragons et des fées, qu'à chaque fois que le dragon arrive, tu peux te transformer en fée derrière. Et si tu n'as pas d'épreuve, il n'y a pas de transformation. Ah bah surtout mon délire, il y a une fois qu'on allait au cabaret, elle nous a expliqué, elle nous a demandé ce que c'était la transformation ou métamorphose ?
- Speaker #0
C'était la transformation, et puis c'est juste que pour moi, transformation ça va avec métamorphose, mais l'idée c'était que chaque personne dans le public vienne parler de ce que c'était pour lui ou elle la transformation. Et après j'ai oublié de lire les petits mots, donc je ferai une story, un de ces quatre.
- Speaker #1
Mais grave parce que j'ai vu que t'avais sélectionné des mots, j'étais trop fière de ma réponse en vrai. Et elle n'était pas dans le story.
- Speaker #0
Ah je les avais pas encore tous dépouillés.
- Speaker #1
Mais toi tu dirais quoi par exemple Juju ? C'est quoi la transformation pour toi ?
- Speaker #3
La transformation pour moi dans ma vie ou en général ?
- Speaker #0
C'est la réponse que tu veux.
- Speaker #3
C'est dur, faut que j'en pisse un peu.
- Speaker #0
C'est vaste.
- Speaker #1
Mais dès que tu sais tu nous mets un petit jingle, comme ça on sait le temps que ça prend de cheminer. Je fais des petites caractéristiques pour voir si tu es vif.
- Speaker #3
Mais ça peut être quoi ? Ça peut être une image ? Ouais,
- Speaker #0
ça peut être une image, ça peut être une définition. Qu'est-ce que ça t'évoque en fait, la transformation ?
- Speaker #1
Moi j'avais dit que c'était de faire le deuil de quelqu'un que tu ne seras plus. Parce qu'on dit qu'on peut revenir en arrière, mais généralement quand on s'est transformé, tu ne peux plus vraiment remettre ta mue d'avant. Le serpent ne peut pas récupérer sa mue, le papillon ne peut pas redonner sa chenille.
- Speaker #0
Sinon c'est un échec.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a même un délire de ce n'est plus possible. Je pense que comme quand tu es mère, tu ne seras plus personne, tu sauras plus ce que c'est de ne plus être maman. Tu perds une forme d'innocence et t'acquiers un savoir que d'autres n'auront pas. Moi par exemple, en n'ayant pas d'enfant, il y a une partie de l'humanité qui m'échappe, ce délire. Tout ce délire-là. Comme quand tu deviens propriétaire, tu sauras plus ce que c'est d'avoir peur de ne plus payer ton loyer.
- Speaker #0
Ça dépend si t'as un crédit. Tu peux avoir peur de ne pas pouvoir le payer. c'est une nouvelle ère tu changes de matrice donc j'aime bien cette idée de transformation aussi mais t'es quand même toujours angoissée même quand on devient propriétaire l'angoisse persiste toujours je crois qu'on s'en sort pas de la vie en fait moi
- Speaker #1
je pense qu'on est stressé jusqu'à la mort il y en a des petites zones comme ça éphémères où tout va bien c'est pour ça qu'on fait ce qu'on fait quand on va sur scène c'est que pendant une soirée T'as l'impression d'être en parfaite maîtrise et d'être un super génie. Tu rentres chez toi, tu te dis le monde extérieur existe encore.
- Speaker #0
On fait du cabaret pour oublier le monde réel, ça c'est sûr. Pour moi, c'est très clair.
- Speaker #1
Je pense que c'est aussi un truc que j'adore, ce monde parallèle qui n'existe que la nuit.
- Speaker #0
Ouais, et en même temps, le cabaret, c'est vraiment un monde sur lequel se répercute de manière... Assez frontale aussi la réalité du quotidien, parce qu'en fait tout vient se transformer sur scène. Et on l'exprime autrement, on le sort de nous, mais le monde du cabaret est complètement lié à la politique, à la société. Et ça se transmet dans les costumes, dans les numéros qu'on produit, les thématiques qu'on aborde, la manière d'être ensemble et les budgets qu'on a aussi. En vrai. Donc moi je trouve que le cabaret c'est une manière de prendre de la distance et de mettre un peu plus de merveilleux là-dedans mais le vrai monde n'est jamais très loin.
- Speaker #1
Oui et il n'existerait pas sans ce monde-là. Ce serait un cabaret bisounos.
- Speaker #0
Oui ça serait chiant.
- Speaker #1
Et le trait de caractère j'adore, on est très bavardes on fuit à ma fiche 2, désolée. Non mais j'adore ce qu'on est en train de se passer, on prend grave le temps. Je pense que c'est un de tes traits de caractère que j'adore, prendre le temps. de qui tu tiens cette énergie chill même son chien est chill il est trop chill,
- Speaker #0
il est inquiétant il a 3 ans, il est mou d'une lenteur phénoménale il ne veut pas se balader par exemple dès que les gens,
- Speaker #1
moi dans l'appartement ils sont sur le canapé toute la journée ils ne bougent pas du canapé tu n'as pas confondu avec un autre animal c'est vraiment un chien c'est un mix entre un chat et un chien il est particulier
- Speaker #0
Oui, des fois je l'appelle pour sortir et il faut que j'insiste, je reste 5 à 10 minutes devant la porte en l'appelant parce qu'il ne veut pas. Il dort, il dort quoi. Il s'est allongé, il est content.
- Speaker #3
C'est peut-être un chien transformé.
- Speaker #1
Eh ben ouais, faudrait que tu lui demandes, que tu lui fasses choisir. Ouais,
- Speaker #0
qu'est-ce que tu es ?
- Speaker #1
Et le trait de personnalité, du coup le trait de caractère que personne n'explique, que tu n'as pas du tout hérité de tes parents. Tu te dis, ah je suis vraiment différente de...
- Speaker #0
Ah ouais, et qui est arrivé là un peu par hasard.
- Speaker #1
On ne l'explique pas, mais c'est ça qui fait que tu te différencies de ton héritage.
- Speaker #0
Mes parents n'étaient pas artistes. Je pense que je suis devenue artiste parce que c'était en moi. Je pense qu'on ne fait pas exprès de devenir artiste. On est comme ça et après, on doit faire avec. C'est à la fois super cool, à la fois pas super pratique dans cette société, mais on doit s'en débrouiller. Et je crois que si je ne peux pas crier, j'ai l'impression de mourir de l'intérieur. Et mes parents n'ont jamais eu ça. Voilà. Mais moi, j'ai toujours eu ce truc.
- Speaker #1
Eh bien, c'est une parfaite transition. Parce que l'idée, c'est de comprendre un peu sa prophétie. Et moi, j'ai une de mes super séquences que j'adore, c'est justement de choisir la chanson. Donc là, en l'occurrence, tu vas pouvoir nous la dire. La chanson de la prophétie de ta naissance. Est-ce que tu as trouvé des chansons qui sont liées à l'année 94 ? Oui. génial du coup tu vas pouvoir slammer du coup slammer tu ne fredonne pas tu ne fredonne pas tu ne fredonne pas ok tu ne commences pas par le refrain et notre jujuc box va pouvoir gagner peut-être son premier caramel s'il trouve du coup tu pourras interrompre avec un petit claxon c'est quoi si je trouve j'ai le petit jingle victoire trop bien vas-y je t'en prie après on pourra parler de cette chanson
- Speaker #0
Mais du coup, je dois chercher la difficulté ?
- Speaker #1
Commence par le... Là où tu veux. Joueuse.
- Speaker #0
Très joueuse.
- Speaker #1
Est-ce que j'ai besoin de le faire galérer ? C'est la première fois qu'on nous pose la question. Est-ce qu'il doit pleurer s'il ne se trouve pas ?
- Speaker #0
Non mais c'est vraiment trop simple sinon. Ok, quand je veux ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ok. Où l'ambiance est... J'y arrive pas.
- Speaker #1
Parle. Comme si tu me parlais à moi.
- Speaker #0
Tu lis une lettre à Yami qui est en vacances.
- Speaker #3
Je crois que j'ai déjà trouvé. C'est vrai ? J'attends, j'attends, j'attends.
- Speaker #0
J'ai rien dit. Où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient.
- Speaker #3
Stanis mis au pied, le regard froid, le trois-quarts roulait autour du bras. C'est Je danse le mille à deux à Yami.
- Speaker #0
Oui. Bah bravo.
- Speaker #3
Mais pardon, je te laisse continuer à le lire.
- Speaker #0
Faut que je continue ? Mais je recommence du début, début alors. Vas-y. Tu es fada, je crains des gains, je vous prends tous ici un par un. Au début des années 80, je me souviens des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient. Stan Smith au pied, le regard froid. Il scrutait la salle le trois quarts en cuir roulé autour du bras. Ray-Ban sur la tête, survêtement taquini on dit ? Taquini, oui. Taquini.
- Speaker #3
Et pour les plus classes ?
- Speaker #0
Pour les plus classes, des mocassins nébulonis. Encore ?
- Speaker #3
J'adore ces paroles, mais oui.
- Speaker #1
On fera des lectures.
- Speaker #0
Je te propose un voyage dans le temps via Planète Marseille.
- Speaker #3
Merci.
- Speaker #1
Et un petit bonbon caramel.
- Speaker #0
Bravo, bravo.
- Speaker #3
Très bon choix.
- Speaker #1
Et parce que tu es unique, tu en as choisi une deuxième.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. Parce que je suis un petit mix de plein de choses quand même.
- Speaker #1
C'est un medley en fait, c'est un medley prophétique. Ça va très bien avec ta carrière artistique.
- Speaker #0
J'ai quand même un gros côté street. Ayam, c'était important. Et l'autre, du coup, vous ne pouvez pas deviner ?
- Speaker #1
Les gens qui écoutent,
- Speaker #0
bah oui. Jamais je n'aurais pensé tant besoin de lui. Je me sens si envoûtée que ma maman me dit, ralentie. Désir ou amour, tu le sauras un jour. J'aime, j'aime tes yeux, j'aime ton odeur. Tous tes gestes en douceur, lentement dirigés. Sensualité.
- Speaker #1
Ding ding ding ding ! Alors,
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'était ?
- Speaker #3
C'est Axel Red.
- Speaker #0
Et oui ! Deuxième win !
- Speaker #1
Bravo ! On s'extasie un tout petit peu moins parce qu'il y a eu un petit spoil avant le tournage. C'est toujours marrant de parler à des gens qui... Ça crée une petite folie douce quand même de parler à des gens qui ne sont pas là.
- Speaker #0
C'est comme quand t'es sur un tournage et que tu t'adresses à la caméra et potentiellement à des gens qui vont te regarder mais... plus tard et pas en direct. C'est un peu foufou comme truc.
- Speaker #1
Déjà vous. Mais là, comme c'est les voix dans la tête, ça fait encore plus foufou que la caméra, t'as quand même l'objet. Là, on est vraiment... J'ai en train vraiment d'imaginer des gens chez eux.
- Speaker #0
Qui sont très heureux.
- Speaker #1
C'est la finalité. J'ai trouvé, j'ai trouvé moi aussi un bonbon caramel. Et du coup, est-ce que tu peux nous dire pourquoi ces deux chansons et quelle prophétie pourrait y avoir autour de ça ?
- Speaker #0
Ok. Pourquoi ces deux chansons ? Je danse le Mia parce que déjà, c'est Marseille. Et comme je disais, c'est ma maison. Ensuite, parce qu'il y a ce petit côté, on s'ambiance doucement. Et on danse un petit peu. Et genre, c'est trop important de danser. Moi, j'ai vraiment trouvé... J'ai longtemps cherché... Comment faire pour être artiste ? Parce que j'allais un peu dans toutes les directions, je faisais de la peinture, du collage, je voulais faire du graphe, du tatouage, je ne savais pas trop exactement. Et quand j'ai compris que la danse, c'était vraiment ça qui me rendait heureuse, voilà. Aujourd'hui, j'arrive à dire que je suis danseuse, pas forcément la plus grande danseuse du monde, mais danseuse. Et ça parle de ça aussi, cette chanson, du fait que bouger, ça fait du bien et que ça permet de se connecter aussi aux autres. Je me dandine en racontant ça. Et sensualité d'Axel Raid, ça c'est ma part érotique. Je suis quand même une personne pour qui l'érotisme c'est hyper important. Je me sens hyper vivante à partir du moment où je viens travailler avec ma sensualité et mon érotisme. Sur scène ou quand je suis filmée. Il y a eu des moments où je me suis demandé si je voulais pas faire du porno même, tellement ça me fait me sentir vivante. Je suis pas allée jusque là, mais clairement je me sens hyper puissante quand je viens montrer ma propre sensualité sur scène.
- Speaker #1
Et t'arriverais à dire quelle forme de puissance ça te provoque ?
- Speaker #0
Je crois que c'est une réappropriation de mon corps. Après, comme beaucoup d'entre nous, avoir passé des années à être objectifiée par les hommes. Et il y a eu quand même toute une partie de ma vie où j'ai juste essayé de répondre à la demande des hommes en étant belle comme il fallait. Et un jour, j'ai compris que j'avais appris beaucoup de choses en fait, en voulant... plaire et que cet apprentissage que j'avais fait, pas pour moi mais pour les autres, en fait pouvait me servir à moi-même et sentir que j'ai du pouvoir, que ça crée un peu du désir quand même dans les yeux de l'autre, sans forcément donner quoi que ce soit derrière. Ça me fait me sentir en pleine possession de mon corps. Et voilà, et après je peux sortir de scène et m'en foutre royalement. Et du coup, maintenant, dans la rue, vraiment, personne ne me fait pas chier. Personne ne me parle. Je pense qu'il y a un truc où ça m'a permis de prendre super confiance en moi. Et on ne m'emmerde vraiment pas depuis que je me fous à poil sur scène.
- Speaker #1
Je trouve ça fascinant. On en parlera en off, parce que j'ai d'autres problématiques depuis que ça m'a créé d'autres blocages.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça m'a fait un sentiment inverse, mais moi les gens, c'est le contraire. C'est le statut de présentatrice. J'ai eu la sensation d'être sexualisée par un public cabaret queer. Parce que justement, j'avais fait le test d'être super sexy un soir, et après on m'a embrassé le visage, on m'a dit qu'on m'aimait, on m'a presque tripotée. Et je sais pas si c'est le statut de présentatrice et la tenue sexy qui a fait que j'avais provoqué du désir à un endroit. Moi je cherche pas ça, en plus je cherche plutôt la blague, bonne franquette et tout. Donc il y a un truc dans le personnage qui fait que les gens se disent...
- Speaker #0
Peut-être que c'est le personnage qu'on incarne, parce que mon perso il est très domina quand même. Oui,
- Speaker #1
je pense que c'est aussi ça, c'est que les gens, on va se prendre une... Faudrait que ce soit chez un personnage plus méchant. C'est clair que moi je suis l'air avant, coucou, je suis votre meilleure amie, venez me faire dégâter forcément. Oui, il y a peut-être un truc de personnage à trouver. Ouais,
- Speaker #0
moi j'ai quand même plus ce truc de faut pas me toucher.
- Speaker #1
C'est vrai, très bon. Le problème est résolu en l'espace d'une question. Mais j'ai trouvé ça très fort. On peut passer à la dernière étape. Allez. Pour donner juste en termes de température, à 100, tu as menti à faire fondre le permafrost. 0, tu es toujours dans le congélo. À quelle température es-tu ? J'ai menti. C'est vrai ? Incroyable. Très dur. Même pas vu. Non,
- Speaker #2
moi non plus.
- Speaker #1
Je suis dans la merde parce que je pensais qu'elle n'avait pas menti.
- Speaker #2
Moi, je vais tenter un truc, mais ça a été très dur.
- Speaker #1
Tu veux qu'on fasse le reveal maintenant ou à la fin ?
- Speaker #2
Non, à la fin.
- Speaker #1
Très bien. Tu as l'occasion d'essayer d'en faire un deuxième. Ok.
- Speaker #2
Pour que vraiment, je retire mon bon de la bouche et je le rends, c'est ça ?
- Speaker #1
Ah non, celui-là, c'est pour le slam, t'inquiète. C'est juste si tu veux un deuxième. Là, c'est l'épreuve des 25 questions en deux minutes. L'idée, c'est d'avoir des images. De toute façon, tu as très bien compris l'exercice. Donc si tu peux name dropper des gens, je pense que les gens qui écoutent, c'est souvent des gens qui t'ont connue et qui vont se demander qui a changé ta vie. Et dans le retour du premier podcast, notamment de Lisa, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui ont été émus parce qu'ils connaissaient les gens dont elle parlait. Donc n'hésite pas à balancer. Si tu n'as pas envie de répondre, passe. Et si tu as envie de mytho une fois, tu mytho une fois. Mais l'idée, c'est que si tu bloques, on passe à autre chose. Ça te va ? Ouais. C'est parti. Qu'est-ce qui y avait le plus écrit sur tes bulletins scolaires ?
- Speaker #0
Je n'en sais rien. Ça dépend des périodes. Au collège, c'était écrit qu'il fallait que je travaille. Et au lycée, c'était bien.
- Speaker #1
C'est toujours d'actualité ? C'est rare. Je n'ai plus à l'école, je ne sais pas.
- Speaker #0
Moi, je me mets un bel gommette en tout cas.
- Speaker #1
Qui t'a amenée à Marseille ?
- Speaker #0
Kiki m'a amenée à Marseille, moi toute seule, comme une grande.
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'as fait pour rencontrer des gens dans cette ville ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'ai fait pour rencontrer des gens dans cette ville ? Je suis allée à beaucoup d'événements culturels, j'ai beaucoup traîné avec ma copine Sybille, que j'ai rencontrée à la fac et qui est artiste plasticienne. J'ai fait de la danse, j'ai passé du temps avec ma copine Johan aussi, que j'ai rencontré.
- Speaker #1
à la fac et avec qui j'ai fait plein de bêtises. Donc des gens de la fac avaient migré à Marseille.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais.
- Speaker #1
Tu prenais de la danse où quand t'es arrivée ?
- Speaker #0
J'ai fait de la danse à... Putain, comment ça s'appelle cet endroit ? Crescent 13. Et c'est un gars que je fréquentais à Lyon qui est une très mauvaise personne. Un danseur de hip-hop sur Lyon qui m'avait conseillé d'aller dans cette école-là Et les cours étaient très cools par contre. Avec qui tu as passé le plus de temps au lycée ? J'ai passé beaucoup de temps avec Colcan, Mathis que tu connais, avec mes copines Cécile, Danae évidemment, qui est l'une de mes meilleures amies qui vit à Athènes aujourd'hui et à qui je dois beaucoup. Et après avec mon amie Angélise qui était pas dans le même lycée mais qui me donne beaucoup aussi et Adria, pareil Beaucoup de gens
- Speaker #1
Qu'est-ce qui te plaisait le plus chez tes potes à l'époque ?
- Speaker #0
Faire la fête La créativité, rigoler Très très important, de rire
- Speaker #1
Dans quel contexte tu as le plus confiance en toi ?
- Speaker #0
Dans quel contexte j'ai le plus confiance en moi ? Je sais très bien me mettre en scène, je sais me présenter.
- Speaker #1
Et dans quel contexte tu perds complètement confiance ?
- Speaker #0
Un cours de danse où je vais avoir du mal à suivre et où je vais sentir que les gens me regardent.
- Speaker #1
Qui ne seras-tu pas dans cette vie-là ? Le deuil de quelqu'un que tu ne seras pas.
- Speaker #0
Quelqu'un que je ne serai pas. Qu'est-ce que je ne veux pas être ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu ne seras pas ? Un truc où tu penses que tu as peut-être abandonné.
- Speaker #0
Un rêve. Non, tous les rêves, ils sont possibles encore.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui ne t'arrivera pas à toi ? Et c'est ok.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui ne m'arrivera pas à moi ? Je ne serai jamais musicienne.
- Speaker #1
Ta plus grosse zone de qui-kiffe dans ta vie en ce moment, c'est où ?
- Speaker #0
Ma zone de qui-kiffe ? Là, franchement, j'adore réfléchir à mes futurs cabarets.
- Speaker #1
Qui-qui te fascine sur les réseaux sociaux ?
- Speaker #0
Gabrielle Giraud.
- Speaker #1
Qui-qui te fascine dans la vraie vie ?
- Speaker #0
Qui-qui me fascine dans la vraie vie ? Euh, toi, hein.
- Speaker #1
L'activité qu'il ne faut surtout pas faire avec toi ? Un truc que tu détestes. Si quelqu'un veut te rencontrer, tu dis non.
- Speaker #0
En vrai, j'aime pas faire du karaoké, mais j'adore regarder les gens chanter. Mais moi, je vais pas trop chanter, quoi.
- Speaker #1
Du coup, c'est-à-dire que tu vas quand même à la soirée.
- Speaker #0
Oui, mais...
- Speaker #1
Genre une activité que tu détestes.
- Speaker #0
Vraiment que je déteste.
- Speaker #1
On te propose un running.
- Speaker #0
Tu dis j'adore courir. T'adores courir. Ah ouais,
- Speaker #1
tu fais du crossfit aussi. Multitest.
- Speaker #0
J'adore le sport. Non, qu'est-ce que j'ai ? Le bille-boquet. Est-ce sur la route ? Le bille-boquet. Non, si, ça va. Franchement, je sais pas. Je sais pas. Faire des travaux, ça va. Je sais pas. Les puzzles ? Un puzzle, ah c'est chiant les puzzles. Ah tu vois, non,
- Speaker #1
un puzzle.
- Speaker #0
Ouais, j'ai besoin de bouger. Les jeux de société, j'ai du mal quand même.
- Speaker #1
Ah bah voilà, je savais que c'était impossible. Quel conseil de Kiki tu suis le plus ?
- Speaker #0
Quel conseil de Titi je suis le plus ? Je crois que je suis un peu mon propre guide. J'essaye de capter ce que je n'aime pas chez moi et de trouver les solutions pour, par exemple, la colère. Je peux être facilement en colère parce que j'ai toute une partie de ma famille qui ne sait pas se gérer. Et du coup, j'essaye de suivre les conseils de ma psy, finalement. Ah ! Qui te dit quoi ? Qui me dit de croire en moi. Je sais pas ce qu'elle me dit. Ouais, de m'éloigner des gens qui sont nocifs.
- Speaker #1
Ah bah attends, ça c'est un vrai conseil. On en fait encore deux. Qu'est-ce qui a le plus changé dans ta vie depuis l'année dernière ?
- Speaker #0
J'ai une association qui s'appelle l'association Bon Amour et qui va me permettre peut-être d'être intermittente, de produire plus de cabaret et voilà.
- Speaker #1
L'avant-dernière, parce que j'aime trop ce passage. Je mets un chrono, mais c'est juste pour leur mettre la pression. Ça marche. C'était qui, qui, la dernière rencontre professionnelle ?
- Speaker #0
OK, ben, dernière rencontre professionnelle... Il y a plein de gens avec qui je taffe à Marseille que j'aime de ouf, quoi. Mais la toute dernière. La dernière que j'ai rencontrée, qui était une nouveauté. On a fait un cabaret avec la Big Bertha il n'y a pas si longtemps. Je n'avais pas forcément envie de citer des gens trop connus parce que je me dis qu'ils ont déjà la fame, ça va. Mais j'aime beaucoup la Big Bertha, c'est une super chouette personne. Et c'était trop bien parce que durant ce cabaret qui a été créé par Anzar Anzar, que j'aime très fort, le cabaret des merveilles.
- Speaker #1
À Marseille ?
- Speaker #0
Ouais, c'est pas le cabaret des merveilles, c'est la caverne des merveilles. C'est à Marseille, ouais, c'est à la fabulerie. Et c'était trop bien de travailler avec Laberta parce que c'est une personne hyper humaine qui se la pète pas du tout et avec qui on a pu échanger sur le fait que, par exemple, on était très fatigués quand même dans nos métiers, qui rémunèrent peu, et que moi, très souvent, le soir, j'ai envie d'arrêter et le matin, je me réveille et ça recommence. Et jusqu'à l'épuisement, finalement, on est dans cette espèce de truc... qui est quand même très chouette à vivre. Et quand j'ai dit ça à la Bertha, elle m'a dit « Ouais, moi aussi » . Du coup, j'étais genre « Ok, tout va bien, c'est normal » .
- Speaker #1
Ensemble, mais fatiguée.
- Speaker #0
Ouais. C'est la qualité de mon j'ignole.
- Speaker #1
Et enfin, tu peux me regarder.
- Speaker #0
Ouais, coucou.
- Speaker #1
Et la dernière question, c'est tu peux travailler avec n'importe qui, qui demain ? Qui appelles-tu ? Regarde-moi ce téléphone.
- Speaker #0
Avec qui je travaille demain et je peux appeler qui je veux ? Franchement, je pense Soa Demuse, ça me ferait très plaisir ça me ferait très plaisir parce que c'est une artiste de cabaret qui est militante et qui dit les choses Abbey Beach aussi, j'aimerais beaucoup
- Speaker #1
Tu es parfaite, je t'ai envoûtée, elle est à la fois dans mon téléphone et à la fois là en vrai. Et maintenant on va faire une ellipse temporelle. Est-ce que tu peux me faire un bruit de bouche qui fasse une ellipse temporelle qui nous ramène à l'instant présent ? On ferait aussi un melting pot de toutes les élites possibles en fonction des impétences des gens, on n'a pas du tout les mêmes rues. 2026, du coup on a bien compris qu'il se passait plein de choses. Quelle intention tu as mis sur cette année spécifiquement ?
- Speaker #0
Ouais j'en ai mis, j'en ai mis. Qu'est-ce qu'on s'est dit en 2026 ? On a dit on lâche pas, on continue, on continue quoi. On essaie d'avancer et on se dit qu'un jour ça va... ça va vraiment marcher et qu'on va vraiment réussir à en vivre de tout ça.
- Speaker #1
C'est trop bien parce que tu es dans l'année cheval de feu et du coup ils nous ont dit cette année d'un point de vue chinois, astrologique, qu'il ne fallait pas réfléchir et juste agir.
- Speaker #0
Ok, je suis assez forte pour ça, la pulsion de vie quoi.
- Speaker #1
En plus, en 27 février, tu es encore en poisson ? Je suis poisson,
- Speaker #0
ascendant scorpion, heureusement, parce que poisson tout seul c'est dur.
- Speaker #1
Je les aime bien, mais en plus c'est trop marrant parce que les poissons... d'un point de vue ayurvédique, c'est les gens qui prennent soin des autres.
- Speaker #2
C'est fatigant. C'est la date d'anniversaire de mon père.
- Speaker #0
Oh, ok.
- Speaker #1
Et maintenant, il faut savoir rebondir à ça. Est-ce que tu es d'accord que c'était un poisson qui prenait soin ?
- Speaker #2
Je ne sais pas. C'est la même question.
- Speaker #1
Parce que Mathilde était aussi le même jour... Ah non, je ne sais pas si c'était Mathilde ou mon ex qui était le même jour que ton fils. C'est lui tout le neuf. J'en viens.
- Speaker #2
Toute ma famille. C'est quoi l'idée là ?
- Speaker #0
On est les doubles. On est les réincarnations mais dans le présent.
- Speaker #1
Famille fantôme. Et ton rêve long terme. C'est le moment un peu projection. Le rêve long terme que tu ne sais pas encore si tu vas y arriver même si j'ai l'impression que tu as une déter à tout casser. Mais que tu aimerais vraiment y arriver. Là je te parle dans 10 ans, 15 ans. Ce serait quoi toi ?
- Speaker #0
Ben écoute je pense que c'est... Très différent de ce que tu as dans ta tête, mais moi, j'ai super envie d'avoir une famille. Moi, j'espère que dans 15 ans, j'ai une famille, en fait, et assez d'argent et une situation professionnelle suffisamment stable pour ça. Voilà. Mais comme j'ai eu une famille éclataxe, j'ai trop envie d'avoir la mienne et espérer que ce soit un peu doux. Voilà.
- Speaker #1
Génial. Et donc, si je comprends bien, parce qu'en fait, je suis en connexion avec tes guides, j'aide les gens à faire des souhaits. et à la fin du podcast, on va écrire la typologie de personnes que tu aurais besoin de rencontrer donc là si je t'entends bien pour pas revenir à avoir une famille l'essentiel étant dans ce milieu compliqué d'avoir de l'argent qu'est-ce qui te permettrait d'avoir une situation financière admettons on rêve, quelle personne t'aurais besoin de rencontrer pour stabiliser ton avenir professionnel t'aimerais quoi ?
- Speaker #0
En fait le problème c'est que moi je veux pas faire de compromis dans la vie je déteste ça donc je veux tout Et donc j'ai pas du tout envie d'arrêter d'être militante, j'ai pas du tout envie d'arrêter de créer des espaces de liberté, d'amour et d'érotisme et qui mélangent les gens et qui donnent de la force. Et tout ça c'est quand même des lieux où il n'y a pas trop le sou. Donc je sais pas, il faut... je sais pas. Franchement, je ne sais pas. Il faut une révolution. Peut-être c'est ça.
- Speaker #1
On sort de mes capacités. Je suis là pour réaliser ton rêve à toi. Je n'ai aucune ambition sociétale sur cette demande. Trop de demandes. Je reviens direct avec quelqu'un là-haut. Si tu mets une date avec un type de rencontre, tu pourrais avoir la situation professionnelle qui te permettrait d'avoir ta famille. En ayant assez de thunes, parce que généralement ça tourne toujours autour de j'ai besoin d'avoir un peu d'argent pour aller vivre à la campagne avec mes gosses. Non,
- Speaker #0
mais non, moi je ne veux pas du tout vivre à la campagne. Ah,
- Speaker #1
donc t'es à Marseille ?
- Speaker #0
Je ne sais pas trop, mais j'aimerais bien être heureuse. Voilà,
- Speaker #1
on va y réfléchir.
- Speaker #0
C'est complexe, c'est très complexe. Mais en fait, je veux vraiment être épanouie professionnellement et rester connectée à mes valeurs. Sinon, ça sert à rien d'avoir une famille.
- Speaker #1
Donc, tu n'es pas sûre de vouloir avoir une situation financière ? Tu n'as pas encore compris comment être réconciliée entre l'adulte qui vient et se faire un peu d'argent. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Je ne veux pas lâcher l'affaire.
- Speaker #1
Sujet avec la psy. J'en suis revenue. Des compromis existent. Je pense qu'il y a un endroit de... Pas compromis, mais dialogue avec toi-même où il y a des endroits qui sont OK. Sinon, on reste dans des situations où on est épuisé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
quand tu auras L'envie et le besoin et que tu saurais à quel type de rencontre il faut faire, tu reviens à la maison, tu le mets dans le pot.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Tout le monde va participer.
- Speaker #0
Après mon prochain rendez-vous psy, je repasse. Exactement. Ça marche.
- Speaker #1
Et on va maintenant passer à l'étude de trois souvenirs clés dans lesquels t'as fait des rencontres qui font, même si on commence à avoir des indices déjà. Tu vois, typiquement, ton lieu de vie, il est méga fort. Je trouve ça fou parce que c'est pas tout le temps qu'on vient de ces endroits-là. Et du coup, ça amène d'autres personnalités, donc c'est pour ça que je demande à tout le monde de me demander, t'as grandi où ? Tes parents, la sphère de l'univers. Et maintenant, tu vas, comme dans un vrai tirage, passer tes mains, choisir une carte, la lire et faire venir le souvenir qui te va. Mais d'abord, on va lancer la séquence.
- Speaker #3
...Démonie de l'égo, les gens qui se dérétes, les gens qui se dérèlent,
- Speaker #1
Donc c'est un tarot que j'ai moi-même créé. Ne te laisse pas happer forcément. Je pense que tu peux vraiment fermer les yeux parce qu'il y a un différent jaune et j'ai peur que ça t'oriente parce que j'ai recréé des cartes. Donc tu vas fermer les yeux, toucher les cartes et en choisir une première qui t'inspire. Je peux la lire ? Oui, bien sûr. Ok.
- Speaker #0
L'activité extrascolaire, quelle est l'activité qui t'a pris le plus de temps libre entre tes 0 à 20 ans et comment ça m'a forgé ? Avant mes 20 ans, je faisais de la danse, je pense que c'est ça, parce qu'après mes 20 ans, je me suis mise au yoga, mais avant, je faisais plutôt du hip-hop et je faisais des événements autour de ça. Comment ça m'a forgé ? Je n'ai pas rencontré que des bonnes personnes, vraiment malheureusement, mais J'ai adoré la communauté hip-hop. Il y a vraiment un truc que je retrouve dans le cabaret. Et d'ailleurs, j'ai envie de créer un cabaret qui s'appellerait Cabarap, où on mélangerait univers du cabaret et culture urbaine, parce que moi, j'y vois énormément de liens autour du vivre ensemble et des espaces d'expression pour les personnes minorisées, minorisées ou en minorité. Voilà, ça m'a forgé, ça m'a permis de bouger, de voir des gens danser, ça m'a toujours donné trop de force. J'ai mis longtemps à prendre confiance en moi pour me montrer en train de danser. Mais ouais, c'est un truc de fou, le hip-hop, c'est vraiment puissant. C'est la rage aussi, c'est pouvoir sortir toute sa colère. Moi, j'ai beaucoup de colère, en vrai. J'essaie de la sortir. de la manière la plus ok possible. Et je crois que la danse et toutes les danses hip-hop, ça aide vachement.
- Speaker #1
Et t'as commencé quand ? C'était où ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai commencé à la MJC de Romand sur Isère.
- Speaker #1
Allez là !
- Speaker #0
Notre premier prof, il s'appelait Momo. Il était très drôle. Il nous apprenait pas forcément grand chose non plus. En vrai, désolé Momo, je pense que tu m'écoutes pas en vrai. Mais il faisait toujours des trucs avec son bras et il faisait du pop-in. Et il nous racontait qu'il travaillait au McDo et qu'il prenait. Il disait, je prends le plateau, je pose le burger. Et à chaque cours, il nous faisait ça. C'était hyper drôle. Voilà, et après, il y a eu Reda qui était un meilleur prof en vrai et qui nous a beaucoup appris. On faisait pas mal de new style avec lui. Donc c'était très cool. Et voilà, après j'en ai fait avec Émilie à Valence, de manière plus sérieuse dans une école de danse. Pareil, on faisait du new style avec ma mégapote Adria, qui fait toujours du hip-hop aujourd'hui. Et après j'en ai fait à Lyon du coup, avec un gros trou du cul, s'il m'écoute, il faut qu'il le sache. Il s'appelle Guillaume Demba, fuyez cette personne. Mais au moins, il m'a dit d'aller à Christen 13, où c'était très, très cool, où j'ai fait des cours avec Brigitte, qui est une super prof. Et j'ai fait un peu de hausse aussi, c'était chouette. Et aujourd'hui, j'essaye plutôt de faire du crump. C'est un truc que je me suis interdite. Pendant longtemps, parce que pour moi, j'avais pas le droit, en tant que blanche, j'avais pas le droit de faire du krump, et en fait je me suis un peu détendue là-dessus, en me disant que tant que je prenais pas une place qui était pas la mienne, à un certain moment, j'avais quand même le droit d'explorer cette danse, qui est complètement l'opposé de la danse de cabaret, parce qu'en cabaret, je viens vraiment travailler. Les mouvements dits féminins, et travailler sur talons, c'est un truc beaucoup plus aérien et souple, etc. Là où le crump, on vient vraiment chercher l'énergie dans le sol, chercher de l'énergie dans le creux du ventre, dans le centre, et on vient taper le sol avec les pieds à plat pour faire monter l'énergie, et en fait on fait que d'exprimer sa rage, et c'est un peu comme une danse où tu te bats. D'ailleurs, quand ça a été créé à Los Angeles, c'était une alternative aux embrouilles et aux gangs. Plutôt que de se taper dessus ou de se tuer avec des armes, on s'est mis à danser. Je trouve ça plutôt sympa.
- Speaker #1
C'est une belle gestion de la colère.
- Speaker #0
Oui, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Et qui t'a emmenée à la MJC de roman au début ? Pourquoi du hip-hop ? Est-ce que tu sais pourquoi t'as foulé ? Les portes de cette MJC ?
- Speaker #0
Alors, c'était l'endroit où faire des activités. Voilà. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je crois que je voulais... Mais comme plein de trucs, en fait. Je crois que je voulais faire de la natation. Non, je voulais faire de la plongée sous-marine. Mais j'étais trop jeune. Du coup, je ne pouvais pas faire l'activité plongée. Et j'étais... Ce jour d'inscription, j'étais avec deux de mes meilleurs amis, donc Adria et Danae. Et... Et je crois que c'est Danay qui voulait faire du hip-hop. Et du coup, j'ai dit, vas-y, je vais m'inscrire au hip-hop. On va en faire ensemble.
- Speaker #1
Et t'en as fait combien d'années au total, alors ?
- Speaker #0
Il y a eu des moments de pause, mais j'en ai fait au moins sept ans. Oui.
- Speaker #1
Parce que je t'ai jamais vue faire du hip-hop.
- Speaker #0
Non, mais peut-être que tu me verras jamais faire du hip-hop.
- Speaker #1
Donc, tu ne me mettras pas dans tes perfs. Parce que ce serait complètement... Tu vois, ça, c'est un truc que j'ai jamais vu.
- Speaker #0
Ça serait très bien... Dans mes perfs, je vais là où je suis. En fait, comme tout artiste, je travaille dur. Plein de choses que je ne maîtrise pas à côté. Et puis, quand je fais des trucs sur scène, je vais là où c'est le plus facile pour moi. Pour être le plus calé. Peut-être un jour, il y aura un peu de hip-hop dans mes perfs. Notamment si je vais vers le cabaret.
- Speaker #1
Bah ouais, ça fait hyper sens.
- Speaker #0
Après, j'aimerais bien perf avec... J'ai déjà des performances sur du rap. Parce que le rap, c'est hyper important pour moi. Je vis pour le rap. Ça me rend vivante. Mais ouais, je ne suis pas encore au hip-hop danser sur scène. On verra.
- Speaker #1
Grave. En tout cas, moi, je le vois à fond. Je trouve que c'est du génie. Merci. Trop bonne première carte. J'ai des souvenirs. On s'est baladées. Merci. Et si tu veux, on peut continuer l'exploration avec une deuxième carte, un deuxième souvenir.
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #1
Attends, regarde, je t'enlève le bol pour que tu puisses avoir une meilleure...
- Speaker #0
C'est là, c'est par là-bas ?
- Speaker #1
C'est de là à là.
- Speaker #0
OK. Ah oui, le champ est large. Alors, ta-ta-ta. Je me fais des feintes à moi-même. OK. L'accident de fortune. Sur le coup, c'était le pire moment de ta vie. Après coup, c'était peut-être la meilleure chose qui te soit arrivée. Elles sont très belles tes cartes, Jeannette.
- Speaker #1
Merci. Ça me ferait plaisir parce que vraiment, t'aurais vu la V1. J'ai bien de l'oie.
- Speaker #0
Ah mais t'as travaillé fort. Le pire moment de ma vie et qui finalement est la meilleure chose qui me soit arrivée. Ben peut-être que la période vraiment de merde. Dans laquelle j'étais quand j'ai commencé le cabaret, m'a créé une vocation et fait que j'ai la vie que j'ai aujourd'hui qui est quand même pas si mal. Du coup, c'était le moment où j'étais éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance, sur un poste, vous voyez le film Police, j'étais sur un poste un peu comme ça. Je n'étais pas flic, j'étais éduque, mais j'avais des situations similaires avec beaucoup trop de travail. J'habitais à Avignon qui est... Une ville que je déteste vraiment très profondément aujourd'hui, mais parce que l'expérience était éclatée. J'avais un logement pourri, il y avait des trous dans les murs, il faisait froid, j'avais pas de thunes, j'avais même enlevé... J'avais débranché mon frigo parce que ça consommait trop. Enfin bon, je vivais avec une bouillotte constamment sur moi. J'avais pas d'argent, je pouvais pas faire d'activité, j'avais pas d'amis dans cette ville. Et j'avais mon papa qui était en train de mourir. Et donc c'était nul. Enfin vraiment, t'es seule dans une ville où les gens étaient vraiment pas chaleureux. T'as un travail hyper deep. Quand tu travailles pas, t'attends chez toi finalement, que ce soit le lendemain matin pour retourner dans ce travail. Et le week-end, tu rentres t'occuper de ta famille qui va mal. Et du coup, c'était très sombre. Il y avait un truc de... J'avais fait un burn-out en plus, quelques mois plus tôt. Je m'étais barrée de Toulouse. C'était hyper intense. Et j'ai dit à une de mes collègues de travail psy que... Pardon, il faut que je révale ma salive de temps en temps.
- Speaker #1
Je suis pendue à tes lèvres, donc tu peux déglutir autant que tu veux. J'ai dit à ma collègue,
- Speaker #0
il faut que je fasse du cabaret parce qu'il me faut des paillettes et du fun, sinon je vais craquer. Mais je ne sais même pas d'où j'ai sorti ça. J'avais vu vite fait du cabaret à Toulouse, mais ça ne m'avait plus énormément. Je suis allée au Kalinka, je les ai rencontrés depuis, je leur ai dit merci parce qu'ils m'ont ouvert un champ extraordinaire. Je suis allée au Kalinka où j'ai vu du cabaret pour la première fois avec tous les genres sur scène et une liberté d'expression formidable. Et je n'en avais pas vu depuis et je ne m'étais pas dit que j'allais faire du cabaret après avoir vu ça. Enfin je veux dire j'y suis allée et puis c'est tout. Et là j'ai sorti ça à ma collègue et elle m'a dit ben moi j'ai la cousine de mon mari. qui fait du burlesque entre Montpellier et Paris. Et si tu veux, je te donne son contact. Et j'étais là, bah ouais. Et du coup, j'ai appelé cette personne qui m'a donné le contact à Paname. Donc à Paris, c'est une asso qui s'appelle La Flac, où il y a une personne qui s'appelle Jeanne, qui est merveilleuse, qui m'a aidée à créer mon premier numéro et à monter pour la première fois sur scène à Montreuil. Et en même temps... Je suis rentrée dans une école à Montpellier qui s'appelle Boardwalk Factory avec une professeure extraordinaire qui s'appelle Connie Bo qui m'a appris beaucoup du burlesque et ça m'a sauvée. Je ne sais pas si ça m'a sauvée la vie, mais ça m'a sauvée psychiquement parce que vraiment, à partir de ce moment-là, j'ai eu une activité hyper fun à mettre dans ma vie, dans tout ce truc sombre. Donc j'allais tout le temps à Montpell pour prendre des cours. Et je prenais le train et j'ai ma grand-mère qui m'a beaucoup aidée parce qu'elle habite à côté de Montpellier. Et voilà, elle m'a soutenue là-dedans, elle m'a même créé mon premier costume, tout ça, tout ça. Bref.
- Speaker #1
Parce que mamie avait des skills en couture.
- Speaker #0
Parce que mamie a des skills en couture, ouais. Mamie, c'est une artiste, enfin d'adou, c'est une artiste de ouf. Et elle m'a fait mon premier costume de bonne sœur. Alors qu'elle l'est pas spécialement pour le fait que je fasse du striptease et que je me foute à poil sur scène, quoi.
- Speaker #1
Mais le côté artistique a sauté la génération.
- Speaker #0
Oui, un peu, ouais. De ouf. Carrément. Elle est assez fière, je pense, que je sois artiste. Elle ne comprend pas trop pourquoi il faut que ce soit se déshabiller, mais elle me soutient quand même. C'est fascinant, je trouve ça incroyable, tu es la première personne qu'on interroge qui a travaillé son récit. Enfin tu vois, t'as les noms, t'as les gens, t'as les souvenirs précis, t'as les prénoms qui reviennent très vite. Donc je pense que tu sais à quel point ça a été important pour toi de faire toutes ces rencontres. Oui. Et c'est assez émouvant de voir autant d'hommages dans une seule carte.
- Speaker #1
Ah trop bien.
- Speaker #0
C'est magnifique. Trop cool. Mais les autres invités vous êtes géniales aussi. Je ne peux pas que... Parce qu'après les épisodes elles me disent, je ne sais pas si j'ai bien répondu à la question. Typique féminin de « est-ce que j'ai été une bonne élève ? » alors que tout le monde est très bonne élève. Donc ce qui t'a sauvée, c'est quand même de dire à ta collègue JPP. Oui,
- Speaker #1
c'est une merveilleuse personne avec qui je suis un. J'ai gardé zéro lien d'Avignon, mais toutes les deux, on échange encore. Et c'est rigolo, il n'y a pas longtemps, elle m'a écrit. Je ne dirai pas son nom. Il n'y a pas longtemps, elle m'a écrit pour me dire « oui, avec mon mari, ça fait des années qu'on est ensemble, etc. » et non en fait je vais pas le dire je vais pas le dire on sait jamais que t'étais sur une crête je vais pas le dire mais en tout cas on est toujours en lien et maintenant c'est elle qui est venue me demander des tips et j'ai trouvé ça trop bien que je puisse lui lui ouvrir aussi des possibilités de liberté dans sa vie moi j'ai remarqué
- Speaker #0
que je me sens très chanceuse d'avoir des amis trop ouf dans ma vie. Je ne pensais pas que ça m'arriverait. J'ai beaucoup voyagé dans la France. Pareil, je viens d'une petite ville, ce n'est pas prison ciel ouvert. Mais bon, désolé les frérots de Cossade, mais ce n'est pas la meilleure ville de France. Et j'essaie maintenant d'aider des gens qui me disent qu'ils n'ont pas d'amis qu'ils aiment bien en ce moment, qui sont très seuls,
- Speaker #1
très isolés.
- Speaker #0
Et j'essaie de maintenant, je me suis dit que j'allais parrainer des gens qui aimeraient bien changer de potes parce qu'ils ont... Ils n'aiment pas leurs amis en ce moment et c'est la vie qui a fait qu'ils n'ont pas eu la chance de les rencontrer.
- Speaker #1
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu as une amie ?
- Speaker #0
Par exemple, là, il y a un gars que j'ai rencontré, je ne vais pas dire son prénom, c'est affreux, mais je l'ai vu il y a deux jours et je l'emmène voir un spectacle de théâtre dans le mois prochain. Tu le prends sous ton aile ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je te prends sous mon aile, je te fais rencontrer des gens, vas-y, pour nouveau souffle. Je trouve ça cool, vu comment on l'a fait avec moi, de dire vas-y, puisqu'à la fin de la journée, on veut tous avoir des potes. Oui,
- Speaker #1
grave.
- Speaker #0
Ou une progéniture, mais je ne fais pas partie de cette catégorie-là. Trop beau. Je suis trop fan. C'est très marrant parce que l'accident de fortune ressort souvent aussi. Et là, je trouve que c'est toujours rassurant de savoir que quand tu es vraiment dans le mal, c'est exactement ce qu'on disait sur la transformation. La transformation est à la hauteur de, j'ai l'impression, du niveau de ton malus. Oui.
- Speaker #1
S'il n'y a pas grand-chose qui ne va pas bien,
- Speaker #0
il n'y a pas vraiment une grande transformation.
- Speaker #1
Oui, et puis probablement que plus on vit des trucs deep, plus on a besoin d'aller dans le deep de l'autre côté, pour équilibrer. Mais des fois, j'oublie que ce que je fais, c'est que tout le monde ne fait pas ça. Vraiment, des fois, j'oublie carrément que ce n'est pas forcément banal de se foutre à poil sur scène et de voir des gens à poil aussi tout le temps. Mais pour moi, c'est tellement... Je ne sais pas. Je suis allée au festival du film porno de Bruxelles il n'y a pas longtemps. Le Bruxelles Porn Film Festival qui est super chouette, que je conseille à tout le monde. Qui est un festival de porno alternatif, queer, qui montre tous les corps, tous les genres, toutes les formes de sexualité. Et c'est trop trop bien. Et du coup pour moi être là-bas c'est normal. Il y a un truc de... c'est hyper... je sais pas comment dire, c'est fluide quoi c'est ma normalité mais je pense que c'est parce que j'ai vu des trucs super deep toute ma vie et du coup voilà j'ai pas envie de rester je sais pas comment dire, je sais pas où je vais je m'arrête
- Speaker #0
Est-ce que tu veux faire une dernière carte ?
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
vas-y je t'en prie ferme les yeux, même si je sais que tu vas aller au milieu tu vas tout le temps
- Speaker #1
Parce que je fais aller au milieu là ?
- Speaker #0
Non, pas du tout, ne dis rien. Laisse-toi guider par tes chakras.
- Speaker #1
Ok, tac. Ok, quand on arrive en ville, chaque ville a sa personnalité qui influence la nôtre et son message à faire passer. Ouais, bah du coup mes villes, c'est ça ?
- Speaker #0
Bah la ville qui t'a le plus, parce qu'on parle de transformation, on parle de changement.
- Speaker #1
Bah Marseille, hein. Ouais,
- Speaker #0
t'as commencé avec l'hommage à la ville. Si on parle de ville... Parfois, les villes ont différents messages. Quel souvenir dans quelle ville tu as envie de raconter ? Ils te disent ça, ça m'a changé. Où ça m'a apporté quelque chose ?
- Speaker #1
Ben Marseille, franchement. Quand je suis arrivée ici, je me suis dit c'est ma maison. C'est normal d'être là. Il y a un truc de vivre ensemble qui est hyper fort, où on n'est pas seul. Dans toutes les autres villes de France, je me sens pas française. Enfin si je me sens française, mais je me sens pas chez moi dans les autres villes de France. Pour moi, les autres villes sont froides. Il y a un truc d'individualisme que je capte pas du tout. Alors que... Ouais, quand je suis... la... La dernière fois que je suis revenue vivre à Marseille, j'ai eu un sentiment de soulagement quand j'ai vu quelqu'un dans la rue hurler au téléphone contre quelqu'un d'autre et que je me suis dit « bah ouais, on est tous ensemble dans la merde en fait » . Là où dans d'autres villes, en fait, t'entends personne, personne se regarde, ça a peine, on se dit bonjour ou alors il y a du harcèlement de rue. Je me fais jamais harceler à Marseille, je me fais harceler partout ailleurs. C'est quand même fou. Et je me sens pas en danger ici. Je me sens en insécurité par contre dans les autres villes. Oui, ici, on est connectés les uns aux autres. Des fois, c'est fatigant et en même temps, c'est puissant.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un souvenir ?
- Speaker #1
En particulier ici ?
- Speaker #0
En partie, un autre que celui du téléphone. Ou peut-être ta rencontre avec Marseille, le premier souvenir que tu t'es dit, là, c'est chez moi. Je ne sais pas si tu te souviens.
- Speaker #1
Oui, je crois le premier sentiment de plénitude que j'ai eu à Marseille. C'est que du coup, on vivait à Aix avec mes copines de fac. Et à Aix, on étouffait. Donc, on venait à Marseille hyper souvent pour sortir, refaire des activités culturelles, s'amuser. Et du coup, à l'époque, c'était les débuts du Toit de la Friche, où c'était encore gratuit et tout. Et la première fois que je suis allée sur le Toit de la Friche, je me suis dit, c'est le plus bel endroit du monde. Le plus bel endroit du monde, et pour moi c'est toujours le plus bel endroit du monde. J'y vais beaucoup moins, mais un truc de... Vraiment un sentiment de tout est possible ici.
- Speaker #0
Trop bien, on dédicace le toit de l'Afriche, que je squatte vraiment tout l'été à chaque fois. Top 3 des lieux où je me sens bien. Ah ouais,
- Speaker #1
c'est merveilleux.
- Speaker #0
Trop bien, ça fait trop plaisir en plus. Je partage vraiment cette sensation qu'ici c'est chez moi pour la première fois de ma vie. Donc je sors très peu, contrairement à toi. Très peu de Marseille. Tout le monde le sait. Je crois qu'on arrive à la fin de cette séquence. Est-ce qu'il y a une dernière personne à qui tu as envie de dire merci qu'on aurait oublié, qui a participé à faire qui tu es ? Au cas où. Une personne. C'est le moment d'édicace, tu peux aussi t'amuser quand tu réponds à regarder là en mode...
- Speaker #2
C'est pour toutes mes sœurs, de France ou d'ailleurs,
- Speaker #0
d'ici ou d'ailleurs, c'est pour vous ça !
- Speaker #2
Big up, A toutes mes soeurs Big up, A tous ses deux soeurs Ta vie est bourguée, tu le sais
- Speaker #1
Pas de bonheur J'ai envie de faire une dédicace au Boom, à Wanda, qui m'a bookée la première fois pour donner un cours de burlesque au Boom. Et qui s'en est suivi le cabaret Bonamour. Et du coup, Wanda et Théo m'ont beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup apporté. Donc merci à vous pour cet espace et votre confiance.
- Speaker #0
Tu es parfaite ! J'adore, c'est limpide, c'est précis, il y a l'œil qui regarde au bon endroit. Je suis hyper sensible à ça. C'est l'heure, je pense, du reveal du mytho. Ok.
- Speaker #3
Reveal the mythos, Taroum, Janet Boulanger,
- Speaker #0
M. Julien Guir,
- Speaker #3
Marseille,
- Speaker #4
City Center,
- Speaker #3
In life now,
- Speaker #4
it's time to say la vérité sa mère,
- Speaker #3
Reveal the mythos, it's time,
- Speaker #4
together or ever,
- Speaker #3
let's go,
- Speaker #4
forever and ever,
- Speaker #3
come on everybody !
- Speaker #0
Souvent le meilleur jingle mais pour la séquence la plus courte. Juju, qu'en dis-tu ? Ouais, très très difficile.
- Speaker #5
Alors je me dirais que c'est dans un truc noyé dans d'autres. Je me dis que soit t'as rajouté une ville dans le lot des villes. Je me dis c'est ça.
- Speaker #1
Ouais c'est ça. Mais en fait... Attends, attends ! Déjà elle a dit... Oh yeah !
- Speaker #0
Laquelle ?
- Speaker #5
Alors elle a dit Montpellier, elle a dit Avignon Elle a dit Séville Ah oui il y avait pas mal de villes en Espagne Et après elle a dit une petite ville juste à côté Je suis sûr que ça c'est faux
- Speaker #1
A Bernice. C'est trop facile, c'est Séville le mensonge. C'est Séville le mensonge, mais en fait c'est un mensonge seulement avant mes 18 ans. Mais j'ai habité un an là-bas, j'ai fait un Erasmus.
- Speaker #5
C'est malin, c'est malin.
- Speaker #1
C'est vraiment un tout petit mytho.
- Speaker #5
Non mais c'est malin parce que c'est un mytho dans une vérité.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais pour contrer.
- Speaker #1
Ça vaut ce que ça vaut.
- Speaker #0
pour les gens comme toi Coquin, Coquinou qui ont pas joué le jeu à fond on a la revanche pour Juju tu peux jouer à un mensonge une vérité sur un des métiers que t'as fait dans le passé, un truc que tu n'as jamais jamais jamais fait un truc que tu as déjà déjà fait soit tu prends des tout petits intitulés soit tu fais des longues phrases à temps c'est ça qu'on dit je raconte tous les métiers que j'ai fait t'en dis deux, un qui est vrai, un qui est faux Ok. et doit deviner ce qui est vrai et ce qui est faux.
- Speaker #1
J'ai travaillé à l'usine de ravioles de Romand-sur-Isère et j'ai travaillé à nettoyer la ville à Romand-sur-Isère.
- Speaker #5
Trop dur. Ok, donc, attends, les ravioles ou nettoyer la ville ? Allez, j'ai envie de dire que tu as fait des ravioles.
- Speaker #1
Et non.
- Speaker #2
Non, c'est trop dommage.
- Speaker #1
J'ai essayé. Il ne voulait pas de moi à l'usine. Ils m'ont regardé avec des grands yeux. Ils m'ont dit, vous êtes trop loin. Mais parce qu'ils m'ont demandé qu'est-ce que j'aimais dans la vie, je leur ai dit que j'aimais l'art et tout. Elles m'ont regardé et elles étaient là genre, non mais ça va être trop compliqué, je pense. On n'a jamais voulu de moi ni à l'usine, ni pour ramasser les fruits. C'est fou quand même. J'avais le seum. Tout le monde allait ramasser les fruits et moi je ne pouvais pas.
- Speaker #0
Je ne pensais pas qu'il y avait des gens qui se faisaient recaler. Moi j'ai fait ça pendant 4 ans, de 14 à 18 ans.
- Speaker #1
Mais oui. Je suis la seule personne qui s'est fait recaler.
- Speaker #0
Je te jure. C'était un enfer de faire ça pendant deux mois, ramasser des prunes.
- Speaker #1
Mais moi, je l'ai trop mal pris. J'étais là, genre, j'ai pas l'air assez sportive, c'est ça ? Enfin, je me suis dit, j'ai l'air faible, ils veulent pas que j'aille ramasser des abricots.
- Speaker #0
Elle n'arrivera pas à craster le maïs.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ok. Par contre, pour nettoyer la ville, on s'emballait que tout ça.
- Speaker #1
Nettoyer la ville ? Après, il faut voir avec qui je nettoyais la ville. Enfin, c'était genre les gens qui nous encadraient, parce que j'étais mineure encore. C'était pour les gens de mon quartier. de vie. On nettoyait la ville avec des pinces et tout. Et en fait, les adultes qui nous encadraient voulaient faire des pauses tout le temps. Et du coup, tous les quarts d'heure, on faisait des pauses clopes. C'était une activité payée par la mairie. Et après,
- Speaker #0
tu nettoyais les mégots que tu jetais par terre. Oui,
- Speaker #1
c'était ça, clairement. Et même les encadrants, ils nous disaient « Ouais, c'est bon ça, tu peux laisser » .
- Speaker #0
ça n'avait aucun sens c'est un super spot de touriste pour aller dire visiter Romand-sur-Isère la Drôme ça claque et on arrive à la toute fin il reste littéralement deux questions sur une échelle de 1 à 100 où 1 c'est fermé, fermé 100 c'est open à combien es-tu ouverte aux rencontres en ce moment ?
- Speaker #1
moi je suis super ouverte à la rencontre j'adore, c'est trop important C'est ça qui nous fait avancer ?
- Speaker #0
Du coup tu dirais ?
- Speaker #1
100% ? C'était ça la question ?
- Speaker #0
100% ! Tout le monde peut venir te parler.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Et si on a envie de te rencontrer ? Puisque là, je veux dire que toutes les personnes qui écoutent ce podcast sont en clave. Tout le monde va me rencontrer. Tu vas avoir des millions de messages. Des milliers de messages. Comment on te rencontre aujourd'hui ? C'est quoi la meilleure façon de te rencontrer ?
- Speaker #1
Il faut m'envoyer un petit message et me proposer qu'on se rencontre. Après, il faut une proposition quand même. Je ne vais peut-être pas aller boire des cafés avec tout le monde pour boire des cafés, mais... C'est à ça que tu t'engages, t'as dit 100%. Après, il faut me proposer des projets, quoi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Si on me propose des projets, je suis chaude.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, petit DM Instagram, tu réponds. Ouais. Est-ce que tu redonnes ton Instagram pour les gens qui...
- Speaker #1
Ouais, mon Instagram, c'est anarvanamour, tout attaché. Donc, anar comme anarchie. Von comme Von de Kamp. Ah non, Von de Kamp, c'est avec un V, c'est V-A-N. Du coup, ça ne marche pas. Comme Von Deutsch.
- Speaker #0
Von Deutsch, la marque qui n'existe plus.
- Speaker #1
Donc V-O-N et amour comme l'amour,
- Speaker #0
tout attaché. Trop bien. Et enfin, déjà, merci. Merci à toi pour cette conversation incroyable à Juju. Juju Sports. Et c'est la fin. Sur quelle chanson on est sûr de te rencontrer si on la met parce que tu l'adores ?
- Speaker #1
Eh bien, j'ai choisi une chanson de Flavien Berger qui s'appelle Deadline. Voilà, c'est la chanson du moment. J'aime bien Flavien Le Berger, il est un peu perché.
- Speaker #0
Eh bien, c'est le moment de nous quitter. En musique ! Je vais pas vous faire un album en deux jours.
- Speaker #2
Mais si, mais si, mais si.