Speaker #0Bonjour, voilà, je voulais vous raconter la Kundanali. Peut arriver même si vous avez eu des expériences traumatisantes dans votre jeunesse. L'un n'a pas d'influence sur l'autre si on ne reste pas attaché à son histoire. Donc, juste avant mes 16 ans, j'ai été violée et j'ai connu l'inceste aussi. Donc, Ça fait que pour moi, mon corps, et puis j'avais aussi des très grandes croyances, j'étais catholique, je voulais être vierge pour le mariage et tout ça. Donc, tout ça sont des éléments qui font que mon corps était très étranger à moi, finalement, qu'il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de traumatisme dedans. Donc, le viol, c'était... Lorsque j'avais pas 16 ans, en vacances, dans une villa où nous étions toute la famille, chaque chambre il y avait une personne, et ce soir-là, pas de chance, c'était la première nuit où je ne dormais pas avec ma cousine parce que j'avais eu un empoisonnement. Donc cet homme s'est introduit dans la chambre avec une arme blanche, j'ai pu me défendre, heureusement que j'avais fait du judo quand j'étais jeune. J'avais un bout de sa langue que j'avais coupé avec mes dents et puis j'avais crié et comme ça il était parti. Toujours est-il que c'est quand même très traumatisant en tant que jeune fille d'avoir cette menace avec un couteau. Il y avait donc aussi l'inceste qui a été aussi quelque chose de très dominant dans ma vie où c'était un oncle qui m'aimait tellement, qui voulait être le premier pour moi et moi je n'envisageais pas. pas ça et puis moi j'y pensais vraiment pas mais bon donc toujours est il que ça laisse des traces aussi de cet homme ne te respecte pas quelque part et qui s'impose quoi donc c'était ça alors les croyances aussi qu'il fallait être vierge pour le mariage donc ça faisait aussi que oui on se laissait pas aller à au plaisir, à la masturbation et tout ça, parce que la religion l'interdit quelque part. Voilà, ce sont quand même trois points assez importants. J'ai eu beaucoup de chance de rencontrer un amant exceptionnel qui ne comprenait pas que je remettais tant de limites à mon corps pour simplement laisser la kundanali, simplement... circuler le plaisir, la jouissance pouvait être de... et était-ce le maître mot finalement, ou pas, de toutes ces croyances et tout ça. Donc j'ai appris à lâcher mon passé, que de ne pas être déterminé par mon passé, mais être dans mon corps et de pouvoir jouir, de pouvoir vraiment ressentir le plaisir. sans aucune culpabilité parce que la culpabilité c'est quand même de l'auto manipulation donc de simplement être moi et de revenir presque dans l'innocence de l'enfant de qui qui a un plaisir qui l'habite et de tout ça mais ça a été beaucoup plus loin parce qu'au plus que je me lâchais et que j'acceptais finalement ce ces jeux et que j'acceptais mon corps pleinement une nuit, on a fait l'amour et alors là j'ai vraiment senti mon corona, mon chakra coronal qui s'ouvrait complètement et j'étais dans les étoiles quoi, nous étions dans les étoiles puisque lui aussi a vécu cela, mais je parle en mon nom puisque lui, je ne peux parler qu'en mon nom. Donc à ce moment-là je me suis sentie dans un bain d'amour. D'unité, je te dis, le cosmos était trop petit, c'était les multivers tellement que j'étais un, je n'avais plus de corps physique, mais simplement j'étais en unité, en unicité, je sentais le divin, mais on sent tout, on est incroyablement. Tout ça, et de toute façon, quelque part, très vite, j'avais pris la résolution. Quand je fais l'amour, c'est pour avoir un orgasme, pour vivre des expériences divines. peu importe quel était mon amant ou si c'était mon mari ou l'autre, c'était simplement d'autoriser son corps de vibrer à la plus haute fréquence. Et des fois, c'était avec des chants, j'avais des mouvements spontanés, je commençais à chanter des très hautes fréquences. Du coup, l'amant ou le mari avait aussi monté en fréquence et jouissait aussi beaucoup plus. Donc c'est vraiment de s'autoriser pleinement de vivre ce que l'on ressent, la libération des énergies atomiques presque qui sont à l'intérieur de nous, parce que c'est vraiment ça, on a une puissance, une beauté, une sensualité, une fréquence à l'intérieur de nous qu'on n'autorise pas assez à se libérer. Et tout ça c'est possible même si on a eu des traumatismes, qu'on a été, oui, qu'on s'est auto-saboté, qu'on avait peur presque de notre corps, de ressentir des choses. Parce que oui, même si mon oncle essayait de me toucher la poitrine et tout, et que j'avais... ressenti du plaisir, mais j'en ai pas tenu. C'est normal aussi qu'on a eu du plaisir, même quand il y a eu de l'inceste, mais de déculpabiliser de tout cela et de vraiment d'accueillir qui nous sommes et qu'on est bien plus et qu'on a le droit de jouir et d'avoir du plaisir et de le partager et de de s'unifier avec l'autre et de vraiment de... de laisser éclore cette partie divine et ce Kundanali, de le laisser passer à travers tout son corps et d'arrêter de s'identifier au mal, parce qu'il n'y a pas de bien ou de mal, mais à ce qui nous a restreint, à ce qui nous a fait mal, parce que finalement il n'y a pas de bien ou pas de mal. C'est toute la façon dont on le voit. Finalement, toute ma puissance est venue justement par les traumatismes que j'ai connus. Un jour, j'ai dit « mais non, je veux vivre bien plus grand, il y a quelque chose de plus beau, de plus disponible pour moi » . Grâce à ça, je crois qu'il y a peu de femmes qui ont eu une vie sexuellement aussi heureuse que moi, et aussi accomplie et épanouie. Mais j'ai lâché parce que derrière tous ces traumatismes, Il y avait une puissance, il y avait une force de vie qui était beaucoup plus grande, qui était beaucoup plus subtile, qui était beaucoup plus magnifique. Et je souhaite à toutes les femmes, parce que je sais, dans mes consultations, je le vois assez souvent qu'il y a tellement de personnes qui ont été abusées et tout ça, et bien ce n'est pas parce que vous avez été abusées que votre vie est terminée, au contraire, il y a vraiment un trésor là derrière. Ne vous laissez pas abuser pour autant, mais simplement trouver la force en vous en ne vous identifiant plus à votre douleur, mais à la magnificence de qui vous êtes. Voilà, j'espère que ça pourra vous aider l'une ou l'autre, mais c'est pour cela que je vous le raconte en toute humilité.