Description
Faut-il aimer son thérapeute pour réussir sa thérapie ?
C’est une question que beaucoup de personnes n’osent pas poser. Pourtant, dans le cabinet, elle existe souvent en silence. On peut attendre sa séance, avoir peur de décevoir son thérapeute, vouloir être un bon patient, s’attacher à son thérapeute, ou au contraire se demander si l’absence d’attachement signifie que la thérapie ne fonctionne pas.
Dans cet épisode de L’Alliance Thérapeutique, je t’invite à distinguer ce que l’on confond souvent : la sympathie, l’admiration, l’attachement au thérapeute, le transfert en thérapie et la dépendance au thérapeute. Derrière la question “faut-il aimer son thérapeute ?”, il y a une question clinique beaucoup plus profonde : qu’est-ce qui permet à une thérapie d’avancer ?
Nous parlerons de l’alliance thérapeutique, ce lien de travail indispensable entre le patient et le praticien. Une thérapie s’appuie sur une méthode, des outils, des prises de conscience, mais aussi sur un cadre thérapeutique fiable, capable d’accueillir une parole plus vraie, les résistances, les doutes, et ce qui se rejoue dans la relation avec son thérapeute.
Nous explorerons aussi le transfert : ce moment où une peur ancienne, une attente profonde, une blessure relationnelle ou un besoin de validation vient se rejouer dans le lien avec son thérapeute. Ce qui semble appartenir au présent parle parfois d’une histoire plus ancienne. Et lorsqu’il apparaît dans le cabinet, cela peut devenir une matière de travail.
Dans une lecture adlérienne, nous irons plus loin : à quoi sert cet attachement aujourd’hui ? Est-ce qu’il donne du courage pour avancer ? Est-ce qu’il soutient la démarche thérapeutique ? Ou est-ce qu’il devient une manière plus douce de déléguer son pouvoir de décision, d’attendre que l’autre sache à notre place, ou de chercher une validation extérieure ?
Cet épisode aborde aussi la responsabilité éthique du thérapeute. Le lien thérapeutique peut être puissant. Il peut réparer, soutenir, éclairer, mais il peut aussi devenir dangereux lorsqu’il nourrit l’idéalisation, la dépendance ou la soumission. Le rôle du praticien est d’accompagner progressivement la personne vers plus d’autonomie émotionnelle, de discernement et de liberté intérieure.
À la fin de l’épisode, je te propose un exercice de discernement en trois observations cliniques pour comprendre ce que ton rapport au thérapeute dit de ta thérapie, ou pour t’aider à choisir un thérapeute avec plus de clarté.
Références évoquées dans l’épisode
Edward Bordin
John Bowlby
Alfred Adler
Ressources
Mon ouvrage : Je deviens émotionnellement autonome
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Facebook : Sophie Bakan Thérapeute
Site : https://www.sophiebakantherapeute.com
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