undefined cover
undefined cover
Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier cover
Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier cover
L'autre potentiel : j'ose ma différence !

Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier

Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier

35min |16/02/2025
Play
undefined cover
undefined cover
Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier cover
Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier cover
L'autre potentiel : j'ose ma différence !

Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier

Episode 36 - Transformez vos bizarreries en opportunités avec Léa Vigier

35min |16/02/2025
Play

Description

Accepter sa différence pour mieux se révéler.


Dans cette deuxième partie de mon échange avec Léa Vigier, nous allons encore plus loin dans son parcours hors du commun.


Diagnostiquée bipolaire, Léa refuse de se laisser enfermer dans un cadre trop étroit. Sa vie est un équilibre subtil entre l’audace et l’écoute de soi, entre le dépassement et la sagesse.


Comment a-t-elle appris à composer avec son trouble tout en poursuivant ses rêves d’aventure ?

Comment son ascension du Pic Lénine a-t-elle été un véritable parcours initiatique, lui permettant d’allier ambition et respect de son propre rythme ?


Dans cet épisode, Léa partage ses plus grandes leçons de cette dernière année :
🔥 Transformer ses "bizarreries" en forces uniques
🔥 Prioriser pour avancer durablement
🔥 Construire une vie qui respecte à la fois son potentiel et ses limites


Si vous n’avez pas encore écouté la première partie, je vous invite à la découvrir avant celle-ci.


Sinon, bienvenue dans la suite de cette discussion inspirante avec Léa, une femme qui ose sa différence et nous montre que nos défis ne nous définissent pas, mais nous révèlent.


Je suis Marc Breugelmans, Coach Professionnel, Auteur de 'L'autre potentiel'.

J'illumine les étoiles de votre potentiel pour vous aider à devenir le/la leader de votre vie !

www.coachingetdecouvertes.be

Facebook

LinkedIn


Crédit Musique :

Creative Commons — Attribution 3.0 Unported — CC BY 3.0 Music promoted by Copyright Free Music - Background Music For Videos 👉    / @podcastbackgroundmusic  


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    J'ai un handicap invisible, mais j'ai décidé de vivre pleinement. Il y a un an, j'ai été diagnostiqué bipolaire. Cette maladie, vous ne pouvez pas l'avoir. Et pourtant, c'est la sixième maladie la plus handicapante au monde. Son impact dans ma vie, c'est cette crise avec des dépressions suicidaires, un traitement à prendre chaque jour, à vie. 280 rendez-vous médicaux à date, mais personne n'en parle, c'est tabou. Alors j'ai décidé de faire l'inverse. Je proclame haut et fort ma maladie mentale, parce que ce qu'on ne connaît pas est encore plus dangereux. Le diagnostic prend en moyenne 9 ans. Un malade sur deux tente de se suicider. Mais ce n'est pas parce que j'assume ma maladie que je la laisse me définir. Aujourd'hui, je suis aventurière, je gravis des sommets à plus de 7000 mètres et je plonge en apnée à 40 mètres de profondeur. J'apprends à vivre mon rêve tout en dontant mon trouble. Ma leçon, accepter ses faiblesses, c'est se donner le pouvoir de les surpasser. Je vous propose la deuxième partie de cet entretien avec Léa Vigier. Si vous n'avez pas écouté la première partie, je vous invite à l'écouter en premier. Puis sinon, bienvenue dans ce deuxième épisode de L'Autre Potentiel. J'ose ma différence avec Léa Vigier. Quand je coache des personnes qui ont des traitements comme toi, pour réguler quelque chose, ce que j'entends souvent, dans un premier temps, et c'est un sujet que je coache du coup, c'est Mais en fait... Qui suis-je en fait avec le traitement ? Est-ce que c'est moi ? Parce que les gens me connaissent maintenant, moi avec le traitement et donc ça va. Qu'est-ce que tu en penses et qu'est-ce que tu as envie de dire à ces personnes qui se diraient, parce que j'en ai eu qui se disent mais en fait c'est pas moi, donc j'ai presque envie d'arrêter le traitement parce que le vrai moi c'est en dehors du traitement. Qu'est-ce que tu en penses ?

  • Speaker #1

    Ouais, moi je pense que c'est une fausse croyance. Je pense que c'est une croyance court-termiste. Mais pour le coup, moi, je pense que je suis l'exemple qu'au final, il vaut mieux. Au final, avec mon traitement, c'est clair que du coup, ça me calme énormément. Donc, c'est frustrant sur le court terme parce que tu es là en mode, putain, avant, j'avais un million d'idées à la minute. Tu me parlais de ça directement. J'étais là en mode du tac au tac. J'avais pas besoin de beaucoup dormir et tout. Maintenant, ma vie, c'est pas du tout ça. Du coup, je travaille très peu d'heures par jour et je suis moins au repas ou en discussion avec les gens, etc. Parce que je suis beaucoup moins tacou-tacou. En revanche, au final, je construis beaucoup plus sur le long terme et j'avance beaucoup plus vite que quand je n'avais pas de traitement. Parce qu'en gros, le truc, c'est que sans traitement, du coup, tu as un million d'idées, tu pars dans tous les sens, etc. Donc, tu vas aller peut-être très, très vite et tout, tu vois, genre sur deux, trois mois. Mais après, tu t'es épuisé, tu es parti dans tous les sens et tout, tu vois. Et du coup, il y a tout qui s'effondre. Et au final, tu n'as pas avancé, tu vois. Alors que là, en effet, tu vois, chaque jour, je fais beaucoup moins. Mais déjà, du coup, je... Je fais beaucoup plus attention à moi, etc. Donc, je sais que je suis sur un marathon et je sais que je vais tenir dans le temps. Et deux, du coup, ça m'a appris à développer une force qui, pour moi, est un peu genre un bazooka. C'est le fait d'apprendre à prioriser. Et que, du coup, tu n'as pas du tout avant parce que tu n'as pas besoin. Vu que tu es capable de faire un million de choses, tu n'as pas besoin de prioriser. Tu sais que tu pourras tout faire, tu vois. Et là, vu que tu ne peux pas, eh bien, tu es obligé, tu vois. Et en fait, cette qualité, c'est la meilleure au monde parce que cette qualité, elle te permet de vraiment mener à bien des projets et d'aller à fond sur un projet et de le faire marcher, tu vois. Et donc, du coup, moi, ça m'a appris énormément à prioriser. Du coup, je ne peux pas faire un million de choses, donc je choisis et tout. Mais au final, je suis sur un marathon. Je sais sur quoi, du coup, je dois aller et je fais mes choix. Et au final, bah... Quand je regarde, tu vois, par exemple, ce que j'ai fait sur un nom. j'ai jamais autant avancé. Et au final, je pense que je suis plus rapide que la majorité des gens parce que j'ai développé ces compétences-là. En fait, c'est ça qui n'est pas facile. C'est qu'il faut dire adieu à ce côté égo sur le moment, vision que les gens ont de toi, etc. Et puis, satisfaction sur le moment. Mais au final, c'est pour... pouvoir construire des choses grandes sur le long terme. Et voilà. Moi, pour le coup, tu vois, cette année, l'année qui est passée, l'année 2024, c'est une année où, du coup, j'ai dû faire face à des traitements qui m'obligent à énormément dormir, qui me calment énormément, etc. Ça a été très frustrant. J'ai dû accepter, du coup, que je travaillais très peu d'heures par jour. que je n'étais pas capable de répondre du tac au tac aux gens, etc. Mais au final, cette année, j'ai fait un nombre de choses incroyables. J'ai réussi à me créer une grosse communauté sur LinkedIn parce que j'ai réussi à tenir dans le temps. En fait, il y a un nombre de choses qu'il faut tenir dans le temps. Sur LinkedIn, si je n'avais pas eu mes traitements, je n'aurais jamais tenu. J'aurais écrit des posts, tu vois. tous les jours ou deux fois par jour pendant deux mois, et puis après, je n'aurais rien écrit, tu vois. Donc, ça n'aurait pas marché. Là, j'ai tenu, j'ai écrit 200 posts dans l'année, j'ai eu 5 millions de vues, 1 million de personnes qui m'ont lu, et ça m'a permis un énorme impact aujourd'hui, où les entreprises viennent par elles-mêmes pour me demander de faire des conférences, où, tu vois, là, ce matin, il y a France 3 qui m'a contacté sur LinkedIn pour proposer de passer sur leur plateau, etc. Et ça, c'est plein de choses qui ont été faites parce que j'ai tenu dans le temps, que j'étais là tous les jours et que je faisais un petit peu chaque jour. Et donc, je pense que c'est difficile pour les gens de faire face à ça et surtout s'ils sont dans un type de bipolarité où ils n'ont pas l'ombre de la grosse dépression derrière. Mais en tout cas, ce que je peux assurer, mais vraiment à tout le monde, 300%, c'est que justement, c'est d'une certaine manière en t'aidant à aller plus doucement et tout, c'est comme ça que t'arrives à vraiment construire et derrière, à prendre des bonnes décisions et à tenir. Donc, je peux que le recommander à tout le monde. Moi, ça a été le plus beau cadeau au final qui m'a été fait. Et puis, qu'est-ce que c'est beau de découvrir la vie slow, quoi. Vraiment. La vie slow, ça n'a rien à voir. C'est une vie où tout le monde me le dit, je suis beaucoup plus là pour mon entourage, pour mes amis. Je prends beaucoup plus soin de moi. Je suis beaucoup plus réfléchie sur les sujets, etc. Et au final, on s'en fout de la vie, de la personne sur le moment qui se dit elle est incroyable cette personne Je t'en fous, de toute manière, ce que t'es, c'est ce que t'as fait. Ce n'est pas ce que tu montes sur le moment.

  • Speaker #0

    Et donc, c'est diagnostiqué, tu as un traitement depuis un an. Qu'est-ce qu'on te conseille de faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'on conseille aux bipolaires ? Parce que tu parlais d'hygiène de vie, on ne peut pas la déclencher. Maintenant, elle est déclenchée. Est-ce qu'il y a des conseils sur l'hygiène de vie ?

  • Speaker #1

    Oui. Donc, moi, en gros, j'ai vraiment deux gros messages que je transmets. C'est... Un, je veux parler de ma maladie parce que c'est un handicap invisible, je veux en parler, je veux que les gens se rendent compte de leur maladie, que l'entourage comprenne et qu'on puisse soutenir les gens et que les gens n'aient pas honte. En revanche, j'ai un deuxième message derrière qui est que la maladie ne nous définit pas, qu'une maladie, ok, c'est un trouble, mais ce n'est pas qui on est et ça ne doit pas venir entraver la vie qu'on veut vivre. pleinement et notre chemin de vie. Et moi, en gros, j'en suis du coup un gros exemple parce que mon chemin de vie, c'est un chemin de vie qui est fait d'aventure, de fait d'aller aussi dans des situations extrêmes, etc., et qui pourrait paraître complètement antinomique à, du coup, les prescriptions qu'on peut avoir, du coup, face à une maladie bipolaire, où on va dire aux personnes Pour éviter justement d'avoir des gros et des gros bas, on va leur dire d'avoir une vie très très stable, très routinière, un boulot toujours le même, au même endroit, habiter au même endroit, être entouré. Voilà, éviter les gros shots de haut et de bas. Et donc, moi, j'ai décidé de suivre mon chemin de vie, qui est du coup un chemin de vie, justement, où je fais des aventures, où je suis nomade, je ne suis pas sédentaire, etc. Et donc, j'ai mené un gros travail avec ma psychiatre sur comment faire pour... accepter ma maladie, la traiter, savoir vivre avec et en même temps suivre mon chemin de vie qui est un chemin de vie d'aventure, de nomadisme, de situations extrêmes, etc. Et donc c'est aussi un gros message tu vois d'espoir qui est de oui tu as une maladie il faut que tu l'acceptes et non pas que tu dises non je l'ai pas etc. mais c'est pas parce que tu l'as. que tu ne peux pas vivre la vie que tu veux. C'est justement en l'acceptant, en te faisant accompagner, etc., que tu vas réussir à pouvoir la gérer et à vivre la vie telle que tu l'entends et celle qui te fait vibrer. Parce que moi, je ne suis pas juste bipolaire, je suis quelqu'un qui a un besoin de bouger tout le temps. J'ai ce besoin-là, j'ai ce besoin de mouvement. Si je ne le fais pas, mon cerveau meurt, mon corps meurt. C'est comme ça. Et voilà, c'est vraiment un double message qui est de, oui, tu as un handicap, oui, tu as une maladie, mais elle ne te définit pas.

  • Speaker #0

    J'allais justement dire que dans le documentaire, on voyait, moi, c'est ce qui m'a le plus frappé, c'est cette femme qui a une ambition, qui veut monter. Et en même temps... Et c'est ça que je trouve beau, enfin moi je l'ai vraiment ressenti, il y a ce travail de se respecter, d'être conscient qu'il y a cette maladie et que tu ne vas pas te brûler pour te brûler.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Ce qui est superbe quand tu m'expliques Léo, et peut-être qu'avant tu aurais été jusqu'au sommet, comme ça sans trop réfléchir, il y a vraiment cette réflexion, cette conscience en fait de ce qui est bon pour toi. il y a cette envie de bouger, cette envie d'y arriver et en même temps l'équilibre,

  • Speaker #1

    super bien ouais je pense que tu vois pour le coup je pense qu'il y a différentes étapes un peu de vie et de réaction il peut y avoir le truc moi que j'ai eu pendant longtemps j'ai une maladie, je la vois pas et je veux avoir ma vie telle que je l'entends et donc du coup je me brûle les ailes et je me fais du mal ensuite la deuxième étape c'est de Bah ok, j'ai une maladie, voilà, je suis condamnée d'une certaine manière à avoir une vie telle qu'on me l'a prescrit, et où bah voilà, je suis pas spécialement heureuse et tout, et du coup je me contrains. Et puis ensuite, il y a du coup le choix qui est au final plus complexe, mais qui est au final, qui ressemble beaucoup plus au final à notre humanité, qui est que les choses ne sont pas binaires. c'est oui, ok, Jéhune m'a dit, je dois prendre soin de moi, mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas mener mes rêves Et donc du coup, quand j'ai décidé de faire cette ascension du pic Lénine au Kyrgyzstan, qui est à 7134 mètres, j'ai vraiment décidé de faire cette ascension dans le but de valider d'une certaine manière que j'étais capable de… faire attention à ma maladie et en même temps de vivre mes rêves. C'était un choix qui était vraiment important et symbolique parce qu'un an avant, j'étais allée faire une ascension au Népal et je n'avais pas bien, je n'avais pas pris mes traitements, etc. Et après, j'étais tombée en très grosse dépression. Donc, du coup, c'était vraiment le ok, allez, je reteste mais cette fois-ci, en ayant conscience, tu vois. de ma maladie et tout et en faisant ça et donc ça a été un vrai chemin initiatique tu vois pour moi et on le voit dans le documentaire avec le fait que bah au début je suis complètement prise dans ce truc de montagne et d'objectifs et de gros objectifs et au final je finis par un peu oublier tu vois ma maladie et puis je suis vite rattrapée et après c'est le ok bon bah ok je suis rattrapée merde merde merde bon il faut que je m'adapte... Et puis après, je vois que ma maladie, elle est là. Donc, attends, je me raccroche. Maintenant, mon entourage est au courant de ma maladie. Donc, ils peuvent être là pour me rassurer et me remettre sur le... Sur le droit chemin, j'ai ma psychiatre maintenant, donc je peux l'appeler. Et elle est là pour me rappeler quelles sont les choses qui sont bonnes pour moi. Pour moi, ce qui est super important, c'est de bien dormir, de parler avec la personne qui m'accompagne, donc mon guide, pour aller réadapter les choses et que ça soit bien adapté. Et sans que je m'en rende compte au final, parce que ça a vraiment été un chemin initiatique, sans vraiment que je m'en rende compte, ça allait jusqu'au jour de l'ascension. où ce n'était pas fait exprès, mais du coup je me suis retrouvée à faire cette ascension finale le jour du décès de mon père, que j'ai perdu du coup il y a deux ans. Et mon père était justement d'une certaine manière un peu tout l'inverse de quelqu'un de bipolaire, c'est quelqu'un de très très stable, etc. Et qu'il ne comprenait pas pourquoi on allait se mettre dans des situations de souffrance, se mettre dans le rouge, etc. Et au final... Mon père a été du coup mon meilleur supporter dans ma tête de Ok, tu réalises ton rêve, tu fais ton rêve, mais par contre, n'oublie pas que le plus important, c'est de t'écouter, c'est de ne pas te mettre dans des situations d'humeur folle, d'énergie folle, etc. Et d'être toujours dans le plaisir. Et du coup, j'ai cette phrase que je dis dans le documentaire. Désormais, je suis... je vais aller en dehors de ma zone de confort mais toujours être dans ma zone de kiff donc ce truc là qui était super important et qui m'a vraiment guidée et où tu vois du coup j'ai fait ça, j'ai fait cette ascension mais tout en me disant dans ma tête de toute manière là je suis en train de réaliser mon rêve, je fais de l'alpinisme etc le pic au final on s'en fiche d'une certaine manière, ce qui est important c'est que je fasse ce que j'aime que je sois heureuse et en même temps que je prenne soin de moi Et en fait, ça a été un succès parce qu'au final, le succès n'est pas le fait que je sois arrivée au sommet. Même si on n'y serait pas allée, ça n'aurait rien changé à la leçon finale. Le succès, il a été que du coup, je me sentais bien, j'étais dans le plaisir. Et que quand je suis redescendue, je ne suis pas retombée. Je n'ai pas eu de down, je n'ai pas eu de dépression, etc. Et donc, du coup, j'ai réussi à allier les deux une maladie. qui est là, que j'accepte, qui a vie, qui a handicap et tout, et en même temps une passion, des rêves, un chemin de vie, qui est autour de l'aventure et dans ce cas-là, de l'alpinisme, qui me fait, moi, un bien monstrueux, tu vois.

  • Speaker #0

    Et avec Ma carte du monde, je dis, tu t'es rajouté une difficulté supplémentaire, c'est de filmer, parce que ça doit pas être évident non plus. d'y penser, de se dire il faut que je fasse ça. C'était dans l'idée de directement faire un documentaire ?

  • Speaker #1

    Écoute, je n'avais pas du tout l'ambition de ce qui est arrivé au final. Mais en tout cas, je m'étais dit, vas-y, j'essaierai de faire un truc sur YouTube. Alors, la difficulté qu'il y a à filmer... C'est plus dans le froid, etc. où là, c'est compliqué et tout. Par contre, je pense que, un peu comme le fait d'écrire sur LinkedIn, le fait de documenter, pour moi, est quelque chose qui est très utile parce que, justement, la caractéristique de la bipolarité, c'est de ne pas se rendre compte qu'on est en train de partir vers des hauts ou vers des bas. Et on s'en rend compte trop tard. C'est un peu ça la caractéristique d'habitualité, c'est qu'on s'en rend pas compte. Et du coup, d'une certaine manière, le fait que maintenant je documente, que j'écris chaque jour ou que je filme, d'une certaine manière, ça m'oblige un peu à faire le point. Et en fait, ça me permet de plus me rendre compte au final de comment je me sens et tout. Donc au final, c'est quelque chose qui m'aide et qui est vachement thérapeutique pour moi. Voilà, parce qu'en gros, ce qu'on dit, c'est que la meilleure chose pour apprendre à vivre avec la bipolarité, c'est ce qu'on appelle la thérapie cognitivo-comportementale. Et en fait, ça, c'est le fait de se rendre compte de comment on est, comment on se comporte, et de commencer à déceler les signaux. Au final, d'une certaine manière, documenter pour le grand public me permet de documenter pour moi, et donc me permet de voir, tu vois. où est-ce que j'en suis, comment je me sens et tout. Et tu vois, au final, c'est peut-être mon chemin de vie. Le fait que je documente, que j'en parle, etc., c'est aussi là, du coup, pour m'aider sur ma maladie. Au final, tout fait sens, tu vois.

  • Speaker #0

    Clairement. Et donc tu reviens, tu fais ce documentaire dans l'idée de le faire sur YouTube. Et puis, si j'ai bien compris, tu loues une salle de cinéma.

  • Speaker #1

    Ouais, alors en gros, ce qui s'est passé, c'est que... En fait, au début, je demande à ma meilleure amie si on peut monter le truc et tout. Et puis, on fait ça un peu... Voilà, on galère parce qu'on ne sait pas trop comment bien faire un docu sur YouTube. Sur YouTube, il y a beaucoup de sujets de... réussir à avoir vraiment un storytelling avec des hauts, des bas, garder l'attention et tout. Et puis au final, j'ai un ami qui fait juste des vidéos, mais sur Instagram, et qui aime beaucoup cette histoire de storytelling et tout. Et je lui dis, est-ce qu'on peut faire des sessions tous les deux, juste pour essayer de construire tout ce fil conducteur ? Et au final, ça se passe trop bien nos séances, on marche trop bien ensemble. Et du coup, je lui dis, allez, vas-y. Allez, monte le docu et tout. Il me dit, mais non, je ne suis pas capable et tout. Et au final, donc, il a accepté. Donc, on a monté ça. Et en fait, on a passé tellement de temps dessus et tout. Je me suis dit, vas-y, mais c'est trop triste de juste appuyer sur publier, tu vois, sur YouTube. Et du coup, je me suis dit, bon, vas-y, je vais contacter des salles de ciné. Et au final, c'est le MK2 qui m'a répondu. Et j'ai dit, OK, je veux une salle de 350 personnes. J'étais là en mode comme ça, ça serait une grande salle et tout. Je ne m'étais pas rendu compte que 350 personnes, ce n'est vraiment pas facile.

  • Speaker #0

    Non, je le sais.

  • Speaker #1

    Ce n'est vraiment pas facile. Au final, tu vois, OK, c'est ambitieux, mais je dirais encore, tu vois, genre merci à ma stabilité maintenant plus retrouvée, à mes traitements et tout. OK, c'était ambitieux, mais du coup, je me suis donné tous les jours et j'étais là tous les jours pour aller chercher des gens, faire des trucs et rendre le truc. possible et jusqu'au dernier jour on a rempli du coup la la salle et on a pu faire la projection il ya deux semaines c'était trop bien c'était incroyable avant ça en fait avant la projection il est fait une conférence où j'ai parlé justement de la bipolarité pour sensibiliser à ça et voilà c'est génial et c'est une trop belle consécration tu vois de bas de tout ça de tout ce qui s'est passé des messages et Le plus beau des cadeaux pour moi, au final, n'a pas été qu'il y ait plein de monde ou quoi que ce soit, c'est que tu aies ma famille. Et que ma famille, après la soirée, elle me voit et me dit Léa, vraiment, ça y est, on te comprend. Parce que vraiment, ils ne me comprenaient pas. Et ils étaient là On te comprend et maintenant, on sera là pour te souvenir. Et ça, vraiment, c'est la plus belle chose qui puisse t'arriver. Que ton entourage finisse par te comprendre et tout. Parce que c'est vrai que pour eux, ce n'était pas facile à comprendre. Déjà, la maladie, ce n'était pas facile à comprendre. Et alors, encore plus ce double choix d'aventure avec une maladie comme ça. Et ça, c'était la plus belle chose qui puisse m'arriver. Cet entourage, je suis là en mode, ça y est, on a compris.

  • Speaker #0

    C'est beau. Louer cette salle, comme tu le dis, c'est ambitieux, mais tu as gardé ce potentiel d'ambition. Je pense que ça fait partie de toi. Oui, ça fait partie. Et il est là. Voilà,

  • Speaker #1

    exactement. C'est juste que, tu vois, je pense que si je n'avais pas eu de médoc, déjà, il y a un moment, j'hésitais à prendre une salle de 500. Et heureusement, maintenant, avec mes médocs, je suis beaucoup plus tranquille. Donc, j'ai attendu un jour. Je me suis laissée réfléchir. Sans médoc, c'est sûr, j'aurais direct pris la salle de 500. Et sans médoc, je n'aurais pas tenu. Tu vois, j'aurais fait des gros coups de sprint à essayer de remplir. et après je serai retombée tu vois donc tu peux pas vraiment mener à bien tu vois vraiment tes projets et puis je pense aussi tu vois sans mes docs bah j'aurais pas fait la conférence que j'ai fait où les gens m'ont dit bah c'est trop cool t'as beaucoup d'autodérision sur toi, beaucoup d'humilité et c'est ça qui fait qu'on s'attache à toi tu vois sans mes docs t'es quelqu'un bah ouais moi je suis pas ultra fière tu vois de comment j'étais quoi Ok, peut-être que ça allait super vite et tout, mais je n'avais pas ce recul sur les choses et tout. Donc, non, non. Merci mes docs, merci à tout l'accompagnement que j'ai dessus et tout. Et au final, ça me permet d'être plus ambitieux. Je pense que je l'étais même avant, parce que mes ambitions ne sont pas parties. J'ai des ambitions très, très, très fortes. Donc, elles ne sont pas parties. C'est juste que maintenant, je les vois dans le temps. Je ne veux pas qu'elles arrivent dans un mois. Je sais que ça va mettre un, trois, cinq ans, dix ans.

  • Speaker #0

    Quelles sont les leçons que tu tires de cette dernière année ? Avec tout ce que tu as fait, tout ce que tu as mis en place, c'est quoi les pépites que tu retires ?

  • Speaker #1

    Ouais. Alors moi, ce que j'ai dit à la conférence et que j'aime beaucoup et j'aimerais bien creuser et tout, c'est en mode, c'est une phrase qu'un pote m'avait dit. Vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et j'aime beaucoup ce truc-là, tu vois, parce qu'au final, tu vois... Je pense qu'il faut réussir à décider quels sont les choses chez toi qui t'apportent vraiment une flamme de dingue. C'est simple pour toi et tu pourrais passer des heures et des heures. Et moi, dans mon cas, ça va être des choses... Moi, j'adore, je peux marcher 20 heures dans la montagne. Tu me mets en altitude, je suis heureuse. Pareil, j'ai traversé l'Europe avec un euro. Moi, tu me mets dans des situations de chaos sans rien, sans truc. Je sais toujours me débrouiller. Je sais toujours faire et tout. Et au final, ça, c'est toutes mes petites choses. Et au final, c'est des choses, on aurait pu se dire, en fait, il faut que tu les abandonnes parce qu'avec ta maladie, ce n'est pas possible. Et au final, c'est tellement mes avantages concurrentiels et tout que... Au final, je suis capable d'aller à fond dans ça malgré les obstacles, malgré les autres sujets que je dois gérer et tout. Et je pense que c'est vraiment ça ce truc. Découvre les choses chez toi qui sont... Ça peut être même bizarre. Tu peux adorer les fourmis, j'en sais rien. Et découvre ces choses-là qui sont vraiment ta flamme. Et en fait, c'est tellement ta flamme que tu pourras les faire malgré. des maladies, des handicaps, malgré des troubles, malgré des soucis d'argent, malgré toutes ces choses-là. Et c'est comme ça que tu arriveras à inspirer les gens. Et au début, peut-être qu'ils te trouveront un peu bizarre. Ils seront là en mode, où est-ce qu'elle va ? Mais finalement, tu vas inspirer un million de personnes et tu vas réussir à te retrouver. Et du coup, c'est de sortir vraiment des codes. C'est réussir à creuser et à trouver ce qui te rend un peu spécial. Et du coup, y aller à fond, à fond. Et qu'importe, tu vois, les faiblesses, les troubles que tu peux avoir, tu vois.

  • Speaker #0

    Quels sont tes projets, tes rêves pour le futur ?

  • Speaker #1

    Ouais, bah moi, je sais, tu vois, que je délirerai vraiment ma vie, tu vois, aux aventures et à la scène. après la scène sous des aspects différents. Pour l'instant, je fais des conférences un peu inspirationnelles ou de sensibilisation. Mais moi, j'aime aussi beaucoup rire et tout. Et donc, je sais que j'irai aussi un peu dans le côté un peu communique et tout. Au niveau de mes aventures, je sais que ma vie, mes années, elles seront toujours, il y aura toujours la moitié de mon année qui sera dans le fait de faire des aventures, aller à la montagne, continuer la plongée en apnée. Et continuer aussi des aventures très humaines. Parce que je suis passionnée par la rencontre, tu vois, de gens différents avec des histoires de vies différentes. Et je suis quelqu'un qui croit énormément à la bonté humaine et aux messages qui sont autour de ça et qui sont malheureusement très peu divulgués sur les médias. Et donc, je sais que je ferai ça. Et après, cette année, j'ai un projet que j'ai apprécié qui s'appelle Dis-moi pour gravir la madame Blam La plus belle montagne au monde, c'est une montagne qui est au Népal et qui est considérée comme l'une des montagnes les plus difficiles, mais qui est aussi magnifique. Et du coup, j'ai tout un programme sur toute l'année où je vais faire plein d'entraînements. En février, je vais faire des murs de glace, je vais aller faire le Gervin, le Mont Blanc, le Servin, je vais faire plein de choses comme ça. Et c'est un gros projet avec derrière, il y aura un gros documentaire. Mais avant ça, il y aura plein de vidéos sur YouTube. Et derrière, je vais sensibiliser aux maladies invisibles. Voilà, donc d'une certaine manière, tu vois, l'année qui est passée, c'est finalisé avec un documentaire pour sensibiliser à la bipolarité. Et là, du coup, j'ouvre un peu plus aux maladies invisibles et je vais donner la parole, du coup, à des personnes. qui vont avoir différentes maladies invisibles et comment ils font malgré ça pour vivre leur vie pleinement et suivre leur petite voie intérieure.

  • Speaker #0

    Pour les auditeurs qui voudraient te suivre, où est-ce qu'on peut te trouver ?

  • Speaker #1

    Il y a plusieurs moyens. Déjà, vous pouvez regarder le documentaire sur YouTube. Il suffit de taper Léa Vigier ou 7000m pour vaincre ma bipolarité. Et après, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn où j'écris tous les deux jours à Léa Vigier. Et sinon, sur Instagram aussi. Léa Vigier, pareil.

  • Speaker #0

    Ok. Je mettrai le lien de toute façon du documentaire qu'on peut trouver effectivement sur YouTube. Et je répète, j'invite tout le monde à aller le voir parce que c'est une belle, belle leçon de vie.

  • Speaker #1

    Je pense qu'il faut essayer de vous mettre un peu ce truc dans votre tête, genre vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels, vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et je dis bizarrerie parce que souvent, quand on me demande de faire de l'introspection et de réfléchir à tes forces... tes faiblesses, etc. Souvent, tu réfléchis aux forces et faiblesses qui sont données par la société. Et donc, du coup, tu vas rester dans un cadre de la société. C'est comme tous les gens qui sont là à faire leur lettre de motivation et qui disent tous la même chose. Je suis perfectionniste, etc. Et au final, je pense que c'est vraiment dans la différence et dans les petites choses qui vous sont très propres. qui sont liées à votre histoire, à votre enfance, etc. Que derrière, vous allez pouvoir inspirer d'autres personnes et trouver votre chemin qui vous est très propre. Et ça, tu vois, moi, si je pouvais rêver d'un monde dans lequel je me sentirais trop heureuse, trop bien, c'est si je pouvais rencontrer que des personnes qui me disent que... Ah ouais, mais moi, je suis grave passionnée par ça. Du coup, je suis à fond, je fais des vidéos dessus, je fais des trucs dessus et tout. Et après, le deuxième point pour moi qui est aussi assez important et qui vient avec ça, c'est que vous n'êtes pas votre profession. Et que je ne pense pas qu'il faille se définir vis-à-vis d'un boulot. Définissez-vous vis-à-vis de toutes les activités que vous faites. Et il y a des activités qui seront rémunérées, des activités non rémunérées. Mais ce ne sont peut-être pas vos activités rémunérées qui vous définiront le plus. Parce que, par exemple, moi, je n'y suis pas allée en mode all-in, tu vois, je vais faire des aventures, etc. Je me suis débrouillée pour avoir une activité rémunérée en freelance, où je gérais la finance de start-up et ça me représentait quelques heures par semaine. Ça me permettait d'avoir cette stabilité financière, d'avoir de l'argent. et en même temps d'avoir la liberté d'avancer sur mes autres passions, mes autres projets et tout. Et au final, c'est ça qui me permet vraiment de m'épanouir. Et je pense que c'est important de voir les choses de manière un petit peu plus complexe et de se construire un peu cette vie un peu sur mesure. C'est comme on dit, soit tu es sédentaire, soit tu es nomade, à bouger tout le temps. Non. Il y a plein de gens qui ont des vies doubles, où ils vivent à deux endroits différents pendant l'année, etc. Et donc, voilà, c'est vraiment ce truc de construisez-vous vraiment votre vie sur mesure et rien n'est binaire, quoi. Donc ça, je pense que c'est la chose que j'ai le plus appris cette année, tu vois. Et qui aujourd'hui, du coup, m'ouvre beaucoup plus le champ des possibles. Parce que je me dis que je peux composer avec plein de choses différentes.

  • Speaker #0

    Tu vis ta différence. Je crois qu'il n'existe aucune excuse pour ne pas vivre sa vie. On peut jouer le rôle victime. J'ai une maladie, je suis ci, je suis ça, je suis trop petit. Et du coup, c'est à cause de ça que je ne peux pas vivre ma vie. En fait, tu es la preuve que non. Il y a beaucoup de personnes comme ça que j'ai pu rencontrer qui m'ont fait prendre conscience que quoi qu'il nous arrive, on peut toujours vivre ce qu'on veut.

  • Speaker #1

    On peut toujours vivre ce qu'on veut. Après, je ne dis pas que c'est facile. Ah ben non. Je ne dis pas que c'est facile, mais tu sais, c'est une phrase en mode genre avec des choix faciles, tu auras une vie difficile. Avec des choix difficiles, tu auras une vie facile.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Et c'est vraiment ça. Moi, j'ai pris des choix qui ne sont pas faciles sur plein d'aspects. Mais au final, je me sens ultra alignée sur ma vie. Et je sais que je suis au bon endroit. Et je pense que ça, c'est la chose la plus importante.

  • Speaker #0

    Super. Eh bien, tout grand merci, Léa. Ça fut vraiment un plaisir. Et donc, merci pour toutes les pépites que tu as distribuées. C'était vraiment, dans le sujet, l'autre potentiel. J'ose ma différence. Donc, je te souhaite une belle continuation.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup, Marc. Salut tout le monde.

  • Speaker #0

    Bonjour à tous.

Description

Accepter sa différence pour mieux se révéler.


Dans cette deuxième partie de mon échange avec Léa Vigier, nous allons encore plus loin dans son parcours hors du commun.


Diagnostiquée bipolaire, Léa refuse de se laisser enfermer dans un cadre trop étroit. Sa vie est un équilibre subtil entre l’audace et l’écoute de soi, entre le dépassement et la sagesse.


Comment a-t-elle appris à composer avec son trouble tout en poursuivant ses rêves d’aventure ?

Comment son ascension du Pic Lénine a-t-elle été un véritable parcours initiatique, lui permettant d’allier ambition et respect de son propre rythme ?


Dans cet épisode, Léa partage ses plus grandes leçons de cette dernière année :
🔥 Transformer ses "bizarreries" en forces uniques
🔥 Prioriser pour avancer durablement
🔥 Construire une vie qui respecte à la fois son potentiel et ses limites


Si vous n’avez pas encore écouté la première partie, je vous invite à la découvrir avant celle-ci.


Sinon, bienvenue dans la suite de cette discussion inspirante avec Léa, une femme qui ose sa différence et nous montre que nos défis ne nous définissent pas, mais nous révèlent.


Je suis Marc Breugelmans, Coach Professionnel, Auteur de 'L'autre potentiel'.

J'illumine les étoiles de votre potentiel pour vous aider à devenir le/la leader de votre vie !

www.coachingetdecouvertes.be

Facebook

LinkedIn


Crédit Musique :

Creative Commons — Attribution 3.0 Unported — CC BY 3.0 Music promoted by Copyright Free Music - Background Music For Videos 👉    / @podcastbackgroundmusic  


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    J'ai un handicap invisible, mais j'ai décidé de vivre pleinement. Il y a un an, j'ai été diagnostiqué bipolaire. Cette maladie, vous ne pouvez pas l'avoir. Et pourtant, c'est la sixième maladie la plus handicapante au monde. Son impact dans ma vie, c'est cette crise avec des dépressions suicidaires, un traitement à prendre chaque jour, à vie. 280 rendez-vous médicaux à date, mais personne n'en parle, c'est tabou. Alors j'ai décidé de faire l'inverse. Je proclame haut et fort ma maladie mentale, parce que ce qu'on ne connaît pas est encore plus dangereux. Le diagnostic prend en moyenne 9 ans. Un malade sur deux tente de se suicider. Mais ce n'est pas parce que j'assume ma maladie que je la laisse me définir. Aujourd'hui, je suis aventurière, je gravis des sommets à plus de 7000 mètres et je plonge en apnée à 40 mètres de profondeur. J'apprends à vivre mon rêve tout en dontant mon trouble. Ma leçon, accepter ses faiblesses, c'est se donner le pouvoir de les surpasser. Je vous propose la deuxième partie de cet entretien avec Léa Vigier. Si vous n'avez pas écouté la première partie, je vous invite à l'écouter en premier. Puis sinon, bienvenue dans ce deuxième épisode de L'Autre Potentiel. J'ose ma différence avec Léa Vigier. Quand je coache des personnes qui ont des traitements comme toi, pour réguler quelque chose, ce que j'entends souvent, dans un premier temps, et c'est un sujet que je coache du coup, c'est Mais en fait... Qui suis-je en fait avec le traitement ? Est-ce que c'est moi ? Parce que les gens me connaissent maintenant, moi avec le traitement et donc ça va. Qu'est-ce que tu en penses et qu'est-ce que tu as envie de dire à ces personnes qui se diraient, parce que j'en ai eu qui se disent mais en fait c'est pas moi, donc j'ai presque envie d'arrêter le traitement parce que le vrai moi c'est en dehors du traitement. Qu'est-ce que tu en penses ?

  • Speaker #1

    Ouais, moi je pense que c'est une fausse croyance. Je pense que c'est une croyance court-termiste. Mais pour le coup, moi, je pense que je suis l'exemple qu'au final, il vaut mieux. Au final, avec mon traitement, c'est clair que du coup, ça me calme énormément. Donc, c'est frustrant sur le court terme parce que tu es là en mode, putain, avant, j'avais un million d'idées à la minute. Tu me parlais de ça directement. J'étais là en mode du tac au tac. J'avais pas besoin de beaucoup dormir et tout. Maintenant, ma vie, c'est pas du tout ça. Du coup, je travaille très peu d'heures par jour et je suis moins au repas ou en discussion avec les gens, etc. Parce que je suis beaucoup moins tacou-tacou. En revanche, au final, je construis beaucoup plus sur le long terme et j'avance beaucoup plus vite que quand je n'avais pas de traitement. Parce qu'en gros, le truc, c'est que sans traitement, du coup, tu as un million d'idées, tu pars dans tous les sens, etc. Donc, tu vas aller peut-être très, très vite et tout, tu vois, genre sur deux, trois mois. Mais après, tu t'es épuisé, tu es parti dans tous les sens et tout, tu vois. Et du coup, il y a tout qui s'effondre. Et au final, tu n'as pas avancé, tu vois. Alors que là, en effet, tu vois, chaque jour, je fais beaucoup moins. Mais déjà, du coup, je... Je fais beaucoup plus attention à moi, etc. Donc, je sais que je suis sur un marathon et je sais que je vais tenir dans le temps. Et deux, du coup, ça m'a appris à développer une force qui, pour moi, est un peu genre un bazooka. C'est le fait d'apprendre à prioriser. Et que, du coup, tu n'as pas du tout avant parce que tu n'as pas besoin. Vu que tu es capable de faire un million de choses, tu n'as pas besoin de prioriser. Tu sais que tu pourras tout faire, tu vois. Et là, vu que tu ne peux pas, eh bien, tu es obligé, tu vois. Et en fait, cette qualité, c'est la meilleure au monde parce que cette qualité, elle te permet de vraiment mener à bien des projets et d'aller à fond sur un projet et de le faire marcher, tu vois. Et donc, du coup, moi, ça m'a appris énormément à prioriser. Du coup, je ne peux pas faire un million de choses, donc je choisis et tout. Mais au final, je suis sur un marathon. Je sais sur quoi, du coup, je dois aller et je fais mes choix. Et au final, bah... Quand je regarde, tu vois, par exemple, ce que j'ai fait sur un nom. j'ai jamais autant avancé. Et au final, je pense que je suis plus rapide que la majorité des gens parce que j'ai développé ces compétences-là. En fait, c'est ça qui n'est pas facile. C'est qu'il faut dire adieu à ce côté égo sur le moment, vision que les gens ont de toi, etc. Et puis, satisfaction sur le moment. Mais au final, c'est pour... pouvoir construire des choses grandes sur le long terme. Et voilà. Moi, pour le coup, tu vois, cette année, l'année qui est passée, l'année 2024, c'est une année où, du coup, j'ai dû faire face à des traitements qui m'obligent à énormément dormir, qui me calment énormément, etc. Ça a été très frustrant. J'ai dû accepter, du coup, que je travaillais très peu d'heures par jour. que je n'étais pas capable de répondre du tac au tac aux gens, etc. Mais au final, cette année, j'ai fait un nombre de choses incroyables. J'ai réussi à me créer une grosse communauté sur LinkedIn parce que j'ai réussi à tenir dans le temps. En fait, il y a un nombre de choses qu'il faut tenir dans le temps. Sur LinkedIn, si je n'avais pas eu mes traitements, je n'aurais jamais tenu. J'aurais écrit des posts, tu vois. tous les jours ou deux fois par jour pendant deux mois, et puis après, je n'aurais rien écrit, tu vois. Donc, ça n'aurait pas marché. Là, j'ai tenu, j'ai écrit 200 posts dans l'année, j'ai eu 5 millions de vues, 1 million de personnes qui m'ont lu, et ça m'a permis un énorme impact aujourd'hui, où les entreprises viennent par elles-mêmes pour me demander de faire des conférences, où, tu vois, là, ce matin, il y a France 3 qui m'a contacté sur LinkedIn pour proposer de passer sur leur plateau, etc. Et ça, c'est plein de choses qui ont été faites parce que j'ai tenu dans le temps, que j'étais là tous les jours et que je faisais un petit peu chaque jour. Et donc, je pense que c'est difficile pour les gens de faire face à ça et surtout s'ils sont dans un type de bipolarité où ils n'ont pas l'ombre de la grosse dépression derrière. Mais en tout cas, ce que je peux assurer, mais vraiment à tout le monde, 300%, c'est que justement, c'est d'une certaine manière en t'aidant à aller plus doucement et tout, c'est comme ça que t'arrives à vraiment construire et derrière, à prendre des bonnes décisions et à tenir. Donc, je peux que le recommander à tout le monde. Moi, ça a été le plus beau cadeau au final qui m'a été fait. Et puis, qu'est-ce que c'est beau de découvrir la vie slow, quoi. Vraiment. La vie slow, ça n'a rien à voir. C'est une vie où tout le monde me le dit, je suis beaucoup plus là pour mon entourage, pour mes amis. Je prends beaucoup plus soin de moi. Je suis beaucoup plus réfléchie sur les sujets, etc. Et au final, on s'en fout de la vie, de la personne sur le moment qui se dit elle est incroyable cette personne Je t'en fous, de toute manière, ce que t'es, c'est ce que t'as fait. Ce n'est pas ce que tu montes sur le moment.

  • Speaker #0

    Et donc, c'est diagnostiqué, tu as un traitement depuis un an. Qu'est-ce qu'on te conseille de faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'on conseille aux bipolaires ? Parce que tu parlais d'hygiène de vie, on ne peut pas la déclencher. Maintenant, elle est déclenchée. Est-ce qu'il y a des conseils sur l'hygiène de vie ?

  • Speaker #1

    Oui. Donc, moi, en gros, j'ai vraiment deux gros messages que je transmets. C'est... Un, je veux parler de ma maladie parce que c'est un handicap invisible, je veux en parler, je veux que les gens se rendent compte de leur maladie, que l'entourage comprenne et qu'on puisse soutenir les gens et que les gens n'aient pas honte. En revanche, j'ai un deuxième message derrière qui est que la maladie ne nous définit pas, qu'une maladie, ok, c'est un trouble, mais ce n'est pas qui on est et ça ne doit pas venir entraver la vie qu'on veut vivre. pleinement et notre chemin de vie. Et moi, en gros, j'en suis du coup un gros exemple parce que mon chemin de vie, c'est un chemin de vie qui est fait d'aventure, de fait d'aller aussi dans des situations extrêmes, etc., et qui pourrait paraître complètement antinomique à, du coup, les prescriptions qu'on peut avoir, du coup, face à une maladie bipolaire, où on va dire aux personnes Pour éviter justement d'avoir des gros et des gros bas, on va leur dire d'avoir une vie très très stable, très routinière, un boulot toujours le même, au même endroit, habiter au même endroit, être entouré. Voilà, éviter les gros shots de haut et de bas. Et donc, moi, j'ai décidé de suivre mon chemin de vie, qui est du coup un chemin de vie, justement, où je fais des aventures, où je suis nomade, je ne suis pas sédentaire, etc. Et donc, j'ai mené un gros travail avec ma psychiatre sur comment faire pour... accepter ma maladie, la traiter, savoir vivre avec et en même temps suivre mon chemin de vie qui est un chemin de vie d'aventure, de nomadisme, de situations extrêmes, etc. Et donc c'est aussi un gros message tu vois d'espoir qui est de oui tu as une maladie il faut que tu l'acceptes et non pas que tu dises non je l'ai pas etc. mais c'est pas parce que tu l'as. que tu ne peux pas vivre la vie que tu veux. C'est justement en l'acceptant, en te faisant accompagner, etc., que tu vas réussir à pouvoir la gérer et à vivre la vie telle que tu l'entends et celle qui te fait vibrer. Parce que moi, je ne suis pas juste bipolaire, je suis quelqu'un qui a un besoin de bouger tout le temps. J'ai ce besoin-là, j'ai ce besoin de mouvement. Si je ne le fais pas, mon cerveau meurt, mon corps meurt. C'est comme ça. Et voilà, c'est vraiment un double message qui est de, oui, tu as un handicap, oui, tu as une maladie, mais elle ne te définit pas.

  • Speaker #0

    J'allais justement dire que dans le documentaire, on voyait, moi, c'est ce qui m'a le plus frappé, c'est cette femme qui a une ambition, qui veut monter. Et en même temps... Et c'est ça que je trouve beau, enfin moi je l'ai vraiment ressenti, il y a ce travail de se respecter, d'être conscient qu'il y a cette maladie et que tu ne vas pas te brûler pour te brûler.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Ce qui est superbe quand tu m'expliques Léo, et peut-être qu'avant tu aurais été jusqu'au sommet, comme ça sans trop réfléchir, il y a vraiment cette réflexion, cette conscience en fait de ce qui est bon pour toi. il y a cette envie de bouger, cette envie d'y arriver et en même temps l'équilibre,

  • Speaker #1

    super bien ouais je pense que tu vois pour le coup je pense qu'il y a différentes étapes un peu de vie et de réaction il peut y avoir le truc moi que j'ai eu pendant longtemps j'ai une maladie, je la vois pas et je veux avoir ma vie telle que je l'entends et donc du coup je me brûle les ailes et je me fais du mal ensuite la deuxième étape c'est de Bah ok, j'ai une maladie, voilà, je suis condamnée d'une certaine manière à avoir une vie telle qu'on me l'a prescrit, et où bah voilà, je suis pas spécialement heureuse et tout, et du coup je me contrains. Et puis ensuite, il y a du coup le choix qui est au final plus complexe, mais qui est au final, qui ressemble beaucoup plus au final à notre humanité, qui est que les choses ne sont pas binaires. c'est oui, ok, Jéhune m'a dit, je dois prendre soin de moi, mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas mener mes rêves Et donc du coup, quand j'ai décidé de faire cette ascension du pic Lénine au Kyrgyzstan, qui est à 7134 mètres, j'ai vraiment décidé de faire cette ascension dans le but de valider d'une certaine manière que j'étais capable de… faire attention à ma maladie et en même temps de vivre mes rêves. C'était un choix qui était vraiment important et symbolique parce qu'un an avant, j'étais allée faire une ascension au Népal et je n'avais pas bien, je n'avais pas pris mes traitements, etc. Et après, j'étais tombée en très grosse dépression. Donc, du coup, c'était vraiment le ok, allez, je reteste mais cette fois-ci, en ayant conscience, tu vois. de ma maladie et tout et en faisant ça et donc ça a été un vrai chemin initiatique tu vois pour moi et on le voit dans le documentaire avec le fait que bah au début je suis complètement prise dans ce truc de montagne et d'objectifs et de gros objectifs et au final je finis par un peu oublier tu vois ma maladie et puis je suis vite rattrapée et après c'est le ok bon bah ok je suis rattrapée merde merde merde bon il faut que je m'adapte... Et puis après, je vois que ma maladie, elle est là. Donc, attends, je me raccroche. Maintenant, mon entourage est au courant de ma maladie. Donc, ils peuvent être là pour me rassurer et me remettre sur le... Sur le droit chemin, j'ai ma psychiatre maintenant, donc je peux l'appeler. Et elle est là pour me rappeler quelles sont les choses qui sont bonnes pour moi. Pour moi, ce qui est super important, c'est de bien dormir, de parler avec la personne qui m'accompagne, donc mon guide, pour aller réadapter les choses et que ça soit bien adapté. Et sans que je m'en rende compte au final, parce que ça a vraiment été un chemin initiatique, sans vraiment que je m'en rende compte, ça allait jusqu'au jour de l'ascension. où ce n'était pas fait exprès, mais du coup je me suis retrouvée à faire cette ascension finale le jour du décès de mon père, que j'ai perdu du coup il y a deux ans. Et mon père était justement d'une certaine manière un peu tout l'inverse de quelqu'un de bipolaire, c'est quelqu'un de très très stable, etc. Et qu'il ne comprenait pas pourquoi on allait se mettre dans des situations de souffrance, se mettre dans le rouge, etc. Et au final... Mon père a été du coup mon meilleur supporter dans ma tête de Ok, tu réalises ton rêve, tu fais ton rêve, mais par contre, n'oublie pas que le plus important, c'est de t'écouter, c'est de ne pas te mettre dans des situations d'humeur folle, d'énergie folle, etc. Et d'être toujours dans le plaisir. Et du coup, j'ai cette phrase que je dis dans le documentaire. Désormais, je suis... je vais aller en dehors de ma zone de confort mais toujours être dans ma zone de kiff donc ce truc là qui était super important et qui m'a vraiment guidée et où tu vois du coup j'ai fait ça, j'ai fait cette ascension mais tout en me disant dans ma tête de toute manière là je suis en train de réaliser mon rêve, je fais de l'alpinisme etc le pic au final on s'en fiche d'une certaine manière, ce qui est important c'est que je fasse ce que j'aime que je sois heureuse et en même temps que je prenne soin de moi Et en fait, ça a été un succès parce qu'au final, le succès n'est pas le fait que je sois arrivée au sommet. Même si on n'y serait pas allée, ça n'aurait rien changé à la leçon finale. Le succès, il a été que du coup, je me sentais bien, j'étais dans le plaisir. Et que quand je suis redescendue, je ne suis pas retombée. Je n'ai pas eu de down, je n'ai pas eu de dépression, etc. Et donc, du coup, j'ai réussi à allier les deux une maladie. qui est là, que j'accepte, qui a vie, qui a handicap et tout, et en même temps une passion, des rêves, un chemin de vie, qui est autour de l'aventure et dans ce cas-là, de l'alpinisme, qui me fait, moi, un bien monstrueux, tu vois.

  • Speaker #0

    Et avec Ma carte du monde, je dis, tu t'es rajouté une difficulté supplémentaire, c'est de filmer, parce que ça doit pas être évident non plus. d'y penser, de se dire il faut que je fasse ça. C'était dans l'idée de directement faire un documentaire ?

  • Speaker #1

    Écoute, je n'avais pas du tout l'ambition de ce qui est arrivé au final. Mais en tout cas, je m'étais dit, vas-y, j'essaierai de faire un truc sur YouTube. Alors, la difficulté qu'il y a à filmer... C'est plus dans le froid, etc. où là, c'est compliqué et tout. Par contre, je pense que, un peu comme le fait d'écrire sur LinkedIn, le fait de documenter, pour moi, est quelque chose qui est très utile parce que, justement, la caractéristique de la bipolarité, c'est de ne pas se rendre compte qu'on est en train de partir vers des hauts ou vers des bas. Et on s'en rend compte trop tard. C'est un peu ça la caractéristique d'habitualité, c'est qu'on s'en rend pas compte. Et du coup, d'une certaine manière, le fait que maintenant je documente, que j'écris chaque jour ou que je filme, d'une certaine manière, ça m'oblige un peu à faire le point. Et en fait, ça me permet de plus me rendre compte au final de comment je me sens et tout. Donc au final, c'est quelque chose qui m'aide et qui est vachement thérapeutique pour moi. Voilà, parce qu'en gros, ce qu'on dit, c'est que la meilleure chose pour apprendre à vivre avec la bipolarité, c'est ce qu'on appelle la thérapie cognitivo-comportementale. Et en fait, ça, c'est le fait de se rendre compte de comment on est, comment on se comporte, et de commencer à déceler les signaux. Au final, d'une certaine manière, documenter pour le grand public me permet de documenter pour moi, et donc me permet de voir, tu vois. où est-ce que j'en suis, comment je me sens et tout. Et tu vois, au final, c'est peut-être mon chemin de vie. Le fait que je documente, que j'en parle, etc., c'est aussi là, du coup, pour m'aider sur ma maladie. Au final, tout fait sens, tu vois.

  • Speaker #0

    Clairement. Et donc tu reviens, tu fais ce documentaire dans l'idée de le faire sur YouTube. Et puis, si j'ai bien compris, tu loues une salle de cinéma.

  • Speaker #1

    Ouais, alors en gros, ce qui s'est passé, c'est que... En fait, au début, je demande à ma meilleure amie si on peut monter le truc et tout. Et puis, on fait ça un peu... Voilà, on galère parce qu'on ne sait pas trop comment bien faire un docu sur YouTube. Sur YouTube, il y a beaucoup de sujets de... réussir à avoir vraiment un storytelling avec des hauts, des bas, garder l'attention et tout. Et puis au final, j'ai un ami qui fait juste des vidéos, mais sur Instagram, et qui aime beaucoup cette histoire de storytelling et tout. Et je lui dis, est-ce qu'on peut faire des sessions tous les deux, juste pour essayer de construire tout ce fil conducteur ? Et au final, ça se passe trop bien nos séances, on marche trop bien ensemble. Et du coup, je lui dis, allez, vas-y. Allez, monte le docu et tout. Il me dit, mais non, je ne suis pas capable et tout. Et au final, donc, il a accepté. Donc, on a monté ça. Et en fait, on a passé tellement de temps dessus et tout. Je me suis dit, vas-y, mais c'est trop triste de juste appuyer sur publier, tu vois, sur YouTube. Et du coup, je me suis dit, bon, vas-y, je vais contacter des salles de ciné. Et au final, c'est le MK2 qui m'a répondu. Et j'ai dit, OK, je veux une salle de 350 personnes. J'étais là en mode comme ça, ça serait une grande salle et tout. Je ne m'étais pas rendu compte que 350 personnes, ce n'est vraiment pas facile.

  • Speaker #0

    Non, je le sais.

  • Speaker #1

    Ce n'est vraiment pas facile. Au final, tu vois, OK, c'est ambitieux, mais je dirais encore, tu vois, genre merci à ma stabilité maintenant plus retrouvée, à mes traitements et tout. OK, c'était ambitieux, mais du coup, je me suis donné tous les jours et j'étais là tous les jours pour aller chercher des gens, faire des trucs et rendre le truc. possible et jusqu'au dernier jour on a rempli du coup la la salle et on a pu faire la projection il ya deux semaines c'était trop bien c'était incroyable avant ça en fait avant la projection il est fait une conférence où j'ai parlé justement de la bipolarité pour sensibiliser à ça et voilà c'est génial et c'est une trop belle consécration tu vois de bas de tout ça de tout ce qui s'est passé des messages et Le plus beau des cadeaux pour moi, au final, n'a pas été qu'il y ait plein de monde ou quoi que ce soit, c'est que tu aies ma famille. Et que ma famille, après la soirée, elle me voit et me dit Léa, vraiment, ça y est, on te comprend. Parce que vraiment, ils ne me comprenaient pas. Et ils étaient là On te comprend et maintenant, on sera là pour te souvenir. Et ça, vraiment, c'est la plus belle chose qui puisse t'arriver. Que ton entourage finisse par te comprendre et tout. Parce que c'est vrai que pour eux, ce n'était pas facile à comprendre. Déjà, la maladie, ce n'était pas facile à comprendre. Et alors, encore plus ce double choix d'aventure avec une maladie comme ça. Et ça, c'était la plus belle chose qui puisse m'arriver. Cet entourage, je suis là en mode, ça y est, on a compris.

  • Speaker #0

    C'est beau. Louer cette salle, comme tu le dis, c'est ambitieux, mais tu as gardé ce potentiel d'ambition. Je pense que ça fait partie de toi. Oui, ça fait partie. Et il est là. Voilà,

  • Speaker #1

    exactement. C'est juste que, tu vois, je pense que si je n'avais pas eu de médoc, déjà, il y a un moment, j'hésitais à prendre une salle de 500. Et heureusement, maintenant, avec mes médocs, je suis beaucoup plus tranquille. Donc, j'ai attendu un jour. Je me suis laissée réfléchir. Sans médoc, c'est sûr, j'aurais direct pris la salle de 500. Et sans médoc, je n'aurais pas tenu. Tu vois, j'aurais fait des gros coups de sprint à essayer de remplir. et après je serai retombée tu vois donc tu peux pas vraiment mener à bien tu vois vraiment tes projets et puis je pense aussi tu vois sans mes docs bah j'aurais pas fait la conférence que j'ai fait où les gens m'ont dit bah c'est trop cool t'as beaucoup d'autodérision sur toi, beaucoup d'humilité et c'est ça qui fait qu'on s'attache à toi tu vois sans mes docs t'es quelqu'un bah ouais moi je suis pas ultra fière tu vois de comment j'étais quoi Ok, peut-être que ça allait super vite et tout, mais je n'avais pas ce recul sur les choses et tout. Donc, non, non. Merci mes docs, merci à tout l'accompagnement que j'ai dessus et tout. Et au final, ça me permet d'être plus ambitieux. Je pense que je l'étais même avant, parce que mes ambitions ne sont pas parties. J'ai des ambitions très, très, très fortes. Donc, elles ne sont pas parties. C'est juste que maintenant, je les vois dans le temps. Je ne veux pas qu'elles arrivent dans un mois. Je sais que ça va mettre un, trois, cinq ans, dix ans.

  • Speaker #0

    Quelles sont les leçons que tu tires de cette dernière année ? Avec tout ce que tu as fait, tout ce que tu as mis en place, c'est quoi les pépites que tu retires ?

  • Speaker #1

    Ouais. Alors moi, ce que j'ai dit à la conférence et que j'aime beaucoup et j'aimerais bien creuser et tout, c'est en mode, c'est une phrase qu'un pote m'avait dit. Vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et j'aime beaucoup ce truc-là, tu vois, parce qu'au final, tu vois... Je pense qu'il faut réussir à décider quels sont les choses chez toi qui t'apportent vraiment une flamme de dingue. C'est simple pour toi et tu pourrais passer des heures et des heures. Et moi, dans mon cas, ça va être des choses... Moi, j'adore, je peux marcher 20 heures dans la montagne. Tu me mets en altitude, je suis heureuse. Pareil, j'ai traversé l'Europe avec un euro. Moi, tu me mets dans des situations de chaos sans rien, sans truc. Je sais toujours me débrouiller. Je sais toujours faire et tout. Et au final, ça, c'est toutes mes petites choses. Et au final, c'est des choses, on aurait pu se dire, en fait, il faut que tu les abandonnes parce qu'avec ta maladie, ce n'est pas possible. Et au final, c'est tellement mes avantages concurrentiels et tout que... Au final, je suis capable d'aller à fond dans ça malgré les obstacles, malgré les autres sujets que je dois gérer et tout. Et je pense que c'est vraiment ça ce truc. Découvre les choses chez toi qui sont... Ça peut être même bizarre. Tu peux adorer les fourmis, j'en sais rien. Et découvre ces choses-là qui sont vraiment ta flamme. Et en fait, c'est tellement ta flamme que tu pourras les faire malgré. des maladies, des handicaps, malgré des troubles, malgré des soucis d'argent, malgré toutes ces choses-là. Et c'est comme ça que tu arriveras à inspirer les gens. Et au début, peut-être qu'ils te trouveront un peu bizarre. Ils seront là en mode, où est-ce qu'elle va ? Mais finalement, tu vas inspirer un million de personnes et tu vas réussir à te retrouver. Et du coup, c'est de sortir vraiment des codes. C'est réussir à creuser et à trouver ce qui te rend un peu spécial. Et du coup, y aller à fond, à fond. Et qu'importe, tu vois, les faiblesses, les troubles que tu peux avoir, tu vois.

  • Speaker #0

    Quels sont tes projets, tes rêves pour le futur ?

  • Speaker #1

    Ouais, bah moi, je sais, tu vois, que je délirerai vraiment ma vie, tu vois, aux aventures et à la scène. après la scène sous des aspects différents. Pour l'instant, je fais des conférences un peu inspirationnelles ou de sensibilisation. Mais moi, j'aime aussi beaucoup rire et tout. Et donc, je sais que j'irai aussi un peu dans le côté un peu communique et tout. Au niveau de mes aventures, je sais que ma vie, mes années, elles seront toujours, il y aura toujours la moitié de mon année qui sera dans le fait de faire des aventures, aller à la montagne, continuer la plongée en apnée. Et continuer aussi des aventures très humaines. Parce que je suis passionnée par la rencontre, tu vois, de gens différents avec des histoires de vies différentes. Et je suis quelqu'un qui croit énormément à la bonté humaine et aux messages qui sont autour de ça et qui sont malheureusement très peu divulgués sur les médias. Et donc, je sais que je ferai ça. Et après, cette année, j'ai un projet que j'ai apprécié qui s'appelle Dis-moi pour gravir la madame Blam La plus belle montagne au monde, c'est une montagne qui est au Népal et qui est considérée comme l'une des montagnes les plus difficiles, mais qui est aussi magnifique. Et du coup, j'ai tout un programme sur toute l'année où je vais faire plein d'entraînements. En février, je vais faire des murs de glace, je vais aller faire le Gervin, le Mont Blanc, le Servin, je vais faire plein de choses comme ça. Et c'est un gros projet avec derrière, il y aura un gros documentaire. Mais avant ça, il y aura plein de vidéos sur YouTube. Et derrière, je vais sensibiliser aux maladies invisibles. Voilà, donc d'une certaine manière, tu vois, l'année qui est passée, c'est finalisé avec un documentaire pour sensibiliser à la bipolarité. Et là, du coup, j'ouvre un peu plus aux maladies invisibles et je vais donner la parole, du coup, à des personnes. qui vont avoir différentes maladies invisibles et comment ils font malgré ça pour vivre leur vie pleinement et suivre leur petite voie intérieure.

  • Speaker #0

    Pour les auditeurs qui voudraient te suivre, où est-ce qu'on peut te trouver ?

  • Speaker #1

    Il y a plusieurs moyens. Déjà, vous pouvez regarder le documentaire sur YouTube. Il suffit de taper Léa Vigier ou 7000m pour vaincre ma bipolarité. Et après, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn où j'écris tous les deux jours à Léa Vigier. Et sinon, sur Instagram aussi. Léa Vigier, pareil.

  • Speaker #0

    Ok. Je mettrai le lien de toute façon du documentaire qu'on peut trouver effectivement sur YouTube. Et je répète, j'invite tout le monde à aller le voir parce que c'est une belle, belle leçon de vie.

  • Speaker #1

    Je pense qu'il faut essayer de vous mettre un peu ce truc dans votre tête, genre vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels, vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et je dis bizarrerie parce que souvent, quand on me demande de faire de l'introspection et de réfléchir à tes forces... tes faiblesses, etc. Souvent, tu réfléchis aux forces et faiblesses qui sont données par la société. Et donc, du coup, tu vas rester dans un cadre de la société. C'est comme tous les gens qui sont là à faire leur lettre de motivation et qui disent tous la même chose. Je suis perfectionniste, etc. Et au final, je pense que c'est vraiment dans la différence et dans les petites choses qui vous sont très propres. qui sont liées à votre histoire, à votre enfance, etc. Que derrière, vous allez pouvoir inspirer d'autres personnes et trouver votre chemin qui vous est très propre. Et ça, tu vois, moi, si je pouvais rêver d'un monde dans lequel je me sentirais trop heureuse, trop bien, c'est si je pouvais rencontrer que des personnes qui me disent que... Ah ouais, mais moi, je suis grave passionnée par ça. Du coup, je suis à fond, je fais des vidéos dessus, je fais des trucs dessus et tout. Et après, le deuxième point pour moi qui est aussi assez important et qui vient avec ça, c'est que vous n'êtes pas votre profession. Et que je ne pense pas qu'il faille se définir vis-à-vis d'un boulot. Définissez-vous vis-à-vis de toutes les activités que vous faites. Et il y a des activités qui seront rémunérées, des activités non rémunérées. Mais ce ne sont peut-être pas vos activités rémunérées qui vous définiront le plus. Parce que, par exemple, moi, je n'y suis pas allée en mode all-in, tu vois, je vais faire des aventures, etc. Je me suis débrouillée pour avoir une activité rémunérée en freelance, où je gérais la finance de start-up et ça me représentait quelques heures par semaine. Ça me permettait d'avoir cette stabilité financière, d'avoir de l'argent. et en même temps d'avoir la liberté d'avancer sur mes autres passions, mes autres projets et tout. Et au final, c'est ça qui me permet vraiment de m'épanouir. Et je pense que c'est important de voir les choses de manière un petit peu plus complexe et de se construire un peu cette vie un peu sur mesure. C'est comme on dit, soit tu es sédentaire, soit tu es nomade, à bouger tout le temps. Non. Il y a plein de gens qui ont des vies doubles, où ils vivent à deux endroits différents pendant l'année, etc. Et donc, voilà, c'est vraiment ce truc de construisez-vous vraiment votre vie sur mesure et rien n'est binaire, quoi. Donc ça, je pense que c'est la chose que j'ai le plus appris cette année, tu vois. Et qui aujourd'hui, du coup, m'ouvre beaucoup plus le champ des possibles. Parce que je me dis que je peux composer avec plein de choses différentes.

  • Speaker #0

    Tu vis ta différence. Je crois qu'il n'existe aucune excuse pour ne pas vivre sa vie. On peut jouer le rôle victime. J'ai une maladie, je suis ci, je suis ça, je suis trop petit. Et du coup, c'est à cause de ça que je ne peux pas vivre ma vie. En fait, tu es la preuve que non. Il y a beaucoup de personnes comme ça que j'ai pu rencontrer qui m'ont fait prendre conscience que quoi qu'il nous arrive, on peut toujours vivre ce qu'on veut.

  • Speaker #1

    On peut toujours vivre ce qu'on veut. Après, je ne dis pas que c'est facile. Ah ben non. Je ne dis pas que c'est facile, mais tu sais, c'est une phrase en mode genre avec des choix faciles, tu auras une vie difficile. Avec des choix difficiles, tu auras une vie facile.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Et c'est vraiment ça. Moi, j'ai pris des choix qui ne sont pas faciles sur plein d'aspects. Mais au final, je me sens ultra alignée sur ma vie. Et je sais que je suis au bon endroit. Et je pense que ça, c'est la chose la plus importante.

  • Speaker #0

    Super. Eh bien, tout grand merci, Léa. Ça fut vraiment un plaisir. Et donc, merci pour toutes les pépites que tu as distribuées. C'était vraiment, dans le sujet, l'autre potentiel. J'ose ma différence. Donc, je te souhaite une belle continuation.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup, Marc. Salut tout le monde.

  • Speaker #0

    Bonjour à tous.

Share

Embed

You may also like

Description

Accepter sa différence pour mieux se révéler.


Dans cette deuxième partie de mon échange avec Léa Vigier, nous allons encore plus loin dans son parcours hors du commun.


Diagnostiquée bipolaire, Léa refuse de se laisser enfermer dans un cadre trop étroit. Sa vie est un équilibre subtil entre l’audace et l’écoute de soi, entre le dépassement et la sagesse.


Comment a-t-elle appris à composer avec son trouble tout en poursuivant ses rêves d’aventure ?

Comment son ascension du Pic Lénine a-t-elle été un véritable parcours initiatique, lui permettant d’allier ambition et respect de son propre rythme ?


Dans cet épisode, Léa partage ses plus grandes leçons de cette dernière année :
🔥 Transformer ses "bizarreries" en forces uniques
🔥 Prioriser pour avancer durablement
🔥 Construire une vie qui respecte à la fois son potentiel et ses limites


Si vous n’avez pas encore écouté la première partie, je vous invite à la découvrir avant celle-ci.


Sinon, bienvenue dans la suite de cette discussion inspirante avec Léa, une femme qui ose sa différence et nous montre que nos défis ne nous définissent pas, mais nous révèlent.


Je suis Marc Breugelmans, Coach Professionnel, Auteur de 'L'autre potentiel'.

J'illumine les étoiles de votre potentiel pour vous aider à devenir le/la leader de votre vie !

www.coachingetdecouvertes.be

Facebook

LinkedIn


Crédit Musique :

Creative Commons — Attribution 3.0 Unported — CC BY 3.0 Music promoted by Copyright Free Music - Background Music For Videos 👉    / @podcastbackgroundmusic  


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    J'ai un handicap invisible, mais j'ai décidé de vivre pleinement. Il y a un an, j'ai été diagnostiqué bipolaire. Cette maladie, vous ne pouvez pas l'avoir. Et pourtant, c'est la sixième maladie la plus handicapante au monde. Son impact dans ma vie, c'est cette crise avec des dépressions suicidaires, un traitement à prendre chaque jour, à vie. 280 rendez-vous médicaux à date, mais personne n'en parle, c'est tabou. Alors j'ai décidé de faire l'inverse. Je proclame haut et fort ma maladie mentale, parce que ce qu'on ne connaît pas est encore plus dangereux. Le diagnostic prend en moyenne 9 ans. Un malade sur deux tente de se suicider. Mais ce n'est pas parce que j'assume ma maladie que je la laisse me définir. Aujourd'hui, je suis aventurière, je gravis des sommets à plus de 7000 mètres et je plonge en apnée à 40 mètres de profondeur. J'apprends à vivre mon rêve tout en dontant mon trouble. Ma leçon, accepter ses faiblesses, c'est se donner le pouvoir de les surpasser. Je vous propose la deuxième partie de cet entretien avec Léa Vigier. Si vous n'avez pas écouté la première partie, je vous invite à l'écouter en premier. Puis sinon, bienvenue dans ce deuxième épisode de L'Autre Potentiel. J'ose ma différence avec Léa Vigier. Quand je coache des personnes qui ont des traitements comme toi, pour réguler quelque chose, ce que j'entends souvent, dans un premier temps, et c'est un sujet que je coache du coup, c'est Mais en fait... Qui suis-je en fait avec le traitement ? Est-ce que c'est moi ? Parce que les gens me connaissent maintenant, moi avec le traitement et donc ça va. Qu'est-ce que tu en penses et qu'est-ce que tu as envie de dire à ces personnes qui se diraient, parce que j'en ai eu qui se disent mais en fait c'est pas moi, donc j'ai presque envie d'arrêter le traitement parce que le vrai moi c'est en dehors du traitement. Qu'est-ce que tu en penses ?

  • Speaker #1

    Ouais, moi je pense que c'est une fausse croyance. Je pense que c'est une croyance court-termiste. Mais pour le coup, moi, je pense que je suis l'exemple qu'au final, il vaut mieux. Au final, avec mon traitement, c'est clair que du coup, ça me calme énormément. Donc, c'est frustrant sur le court terme parce que tu es là en mode, putain, avant, j'avais un million d'idées à la minute. Tu me parlais de ça directement. J'étais là en mode du tac au tac. J'avais pas besoin de beaucoup dormir et tout. Maintenant, ma vie, c'est pas du tout ça. Du coup, je travaille très peu d'heures par jour et je suis moins au repas ou en discussion avec les gens, etc. Parce que je suis beaucoup moins tacou-tacou. En revanche, au final, je construis beaucoup plus sur le long terme et j'avance beaucoup plus vite que quand je n'avais pas de traitement. Parce qu'en gros, le truc, c'est que sans traitement, du coup, tu as un million d'idées, tu pars dans tous les sens, etc. Donc, tu vas aller peut-être très, très vite et tout, tu vois, genre sur deux, trois mois. Mais après, tu t'es épuisé, tu es parti dans tous les sens et tout, tu vois. Et du coup, il y a tout qui s'effondre. Et au final, tu n'as pas avancé, tu vois. Alors que là, en effet, tu vois, chaque jour, je fais beaucoup moins. Mais déjà, du coup, je... Je fais beaucoup plus attention à moi, etc. Donc, je sais que je suis sur un marathon et je sais que je vais tenir dans le temps. Et deux, du coup, ça m'a appris à développer une force qui, pour moi, est un peu genre un bazooka. C'est le fait d'apprendre à prioriser. Et que, du coup, tu n'as pas du tout avant parce que tu n'as pas besoin. Vu que tu es capable de faire un million de choses, tu n'as pas besoin de prioriser. Tu sais que tu pourras tout faire, tu vois. Et là, vu que tu ne peux pas, eh bien, tu es obligé, tu vois. Et en fait, cette qualité, c'est la meilleure au monde parce que cette qualité, elle te permet de vraiment mener à bien des projets et d'aller à fond sur un projet et de le faire marcher, tu vois. Et donc, du coup, moi, ça m'a appris énormément à prioriser. Du coup, je ne peux pas faire un million de choses, donc je choisis et tout. Mais au final, je suis sur un marathon. Je sais sur quoi, du coup, je dois aller et je fais mes choix. Et au final, bah... Quand je regarde, tu vois, par exemple, ce que j'ai fait sur un nom. j'ai jamais autant avancé. Et au final, je pense que je suis plus rapide que la majorité des gens parce que j'ai développé ces compétences-là. En fait, c'est ça qui n'est pas facile. C'est qu'il faut dire adieu à ce côté égo sur le moment, vision que les gens ont de toi, etc. Et puis, satisfaction sur le moment. Mais au final, c'est pour... pouvoir construire des choses grandes sur le long terme. Et voilà. Moi, pour le coup, tu vois, cette année, l'année qui est passée, l'année 2024, c'est une année où, du coup, j'ai dû faire face à des traitements qui m'obligent à énormément dormir, qui me calment énormément, etc. Ça a été très frustrant. J'ai dû accepter, du coup, que je travaillais très peu d'heures par jour. que je n'étais pas capable de répondre du tac au tac aux gens, etc. Mais au final, cette année, j'ai fait un nombre de choses incroyables. J'ai réussi à me créer une grosse communauté sur LinkedIn parce que j'ai réussi à tenir dans le temps. En fait, il y a un nombre de choses qu'il faut tenir dans le temps. Sur LinkedIn, si je n'avais pas eu mes traitements, je n'aurais jamais tenu. J'aurais écrit des posts, tu vois. tous les jours ou deux fois par jour pendant deux mois, et puis après, je n'aurais rien écrit, tu vois. Donc, ça n'aurait pas marché. Là, j'ai tenu, j'ai écrit 200 posts dans l'année, j'ai eu 5 millions de vues, 1 million de personnes qui m'ont lu, et ça m'a permis un énorme impact aujourd'hui, où les entreprises viennent par elles-mêmes pour me demander de faire des conférences, où, tu vois, là, ce matin, il y a France 3 qui m'a contacté sur LinkedIn pour proposer de passer sur leur plateau, etc. Et ça, c'est plein de choses qui ont été faites parce que j'ai tenu dans le temps, que j'étais là tous les jours et que je faisais un petit peu chaque jour. Et donc, je pense que c'est difficile pour les gens de faire face à ça et surtout s'ils sont dans un type de bipolarité où ils n'ont pas l'ombre de la grosse dépression derrière. Mais en tout cas, ce que je peux assurer, mais vraiment à tout le monde, 300%, c'est que justement, c'est d'une certaine manière en t'aidant à aller plus doucement et tout, c'est comme ça que t'arrives à vraiment construire et derrière, à prendre des bonnes décisions et à tenir. Donc, je peux que le recommander à tout le monde. Moi, ça a été le plus beau cadeau au final qui m'a été fait. Et puis, qu'est-ce que c'est beau de découvrir la vie slow, quoi. Vraiment. La vie slow, ça n'a rien à voir. C'est une vie où tout le monde me le dit, je suis beaucoup plus là pour mon entourage, pour mes amis. Je prends beaucoup plus soin de moi. Je suis beaucoup plus réfléchie sur les sujets, etc. Et au final, on s'en fout de la vie, de la personne sur le moment qui se dit elle est incroyable cette personne Je t'en fous, de toute manière, ce que t'es, c'est ce que t'as fait. Ce n'est pas ce que tu montes sur le moment.

  • Speaker #0

    Et donc, c'est diagnostiqué, tu as un traitement depuis un an. Qu'est-ce qu'on te conseille de faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'on conseille aux bipolaires ? Parce que tu parlais d'hygiène de vie, on ne peut pas la déclencher. Maintenant, elle est déclenchée. Est-ce qu'il y a des conseils sur l'hygiène de vie ?

  • Speaker #1

    Oui. Donc, moi, en gros, j'ai vraiment deux gros messages que je transmets. C'est... Un, je veux parler de ma maladie parce que c'est un handicap invisible, je veux en parler, je veux que les gens se rendent compte de leur maladie, que l'entourage comprenne et qu'on puisse soutenir les gens et que les gens n'aient pas honte. En revanche, j'ai un deuxième message derrière qui est que la maladie ne nous définit pas, qu'une maladie, ok, c'est un trouble, mais ce n'est pas qui on est et ça ne doit pas venir entraver la vie qu'on veut vivre. pleinement et notre chemin de vie. Et moi, en gros, j'en suis du coup un gros exemple parce que mon chemin de vie, c'est un chemin de vie qui est fait d'aventure, de fait d'aller aussi dans des situations extrêmes, etc., et qui pourrait paraître complètement antinomique à, du coup, les prescriptions qu'on peut avoir, du coup, face à une maladie bipolaire, où on va dire aux personnes Pour éviter justement d'avoir des gros et des gros bas, on va leur dire d'avoir une vie très très stable, très routinière, un boulot toujours le même, au même endroit, habiter au même endroit, être entouré. Voilà, éviter les gros shots de haut et de bas. Et donc, moi, j'ai décidé de suivre mon chemin de vie, qui est du coup un chemin de vie, justement, où je fais des aventures, où je suis nomade, je ne suis pas sédentaire, etc. Et donc, j'ai mené un gros travail avec ma psychiatre sur comment faire pour... accepter ma maladie, la traiter, savoir vivre avec et en même temps suivre mon chemin de vie qui est un chemin de vie d'aventure, de nomadisme, de situations extrêmes, etc. Et donc c'est aussi un gros message tu vois d'espoir qui est de oui tu as une maladie il faut que tu l'acceptes et non pas que tu dises non je l'ai pas etc. mais c'est pas parce que tu l'as. que tu ne peux pas vivre la vie que tu veux. C'est justement en l'acceptant, en te faisant accompagner, etc., que tu vas réussir à pouvoir la gérer et à vivre la vie telle que tu l'entends et celle qui te fait vibrer. Parce que moi, je ne suis pas juste bipolaire, je suis quelqu'un qui a un besoin de bouger tout le temps. J'ai ce besoin-là, j'ai ce besoin de mouvement. Si je ne le fais pas, mon cerveau meurt, mon corps meurt. C'est comme ça. Et voilà, c'est vraiment un double message qui est de, oui, tu as un handicap, oui, tu as une maladie, mais elle ne te définit pas.

  • Speaker #0

    J'allais justement dire que dans le documentaire, on voyait, moi, c'est ce qui m'a le plus frappé, c'est cette femme qui a une ambition, qui veut monter. Et en même temps... Et c'est ça que je trouve beau, enfin moi je l'ai vraiment ressenti, il y a ce travail de se respecter, d'être conscient qu'il y a cette maladie et que tu ne vas pas te brûler pour te brûler.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Ce qui est superbe quand tu m'expliques Léo, et peut-être qu'avant tu aurais été jusqu'au sommet, comme ça sans trop réfléchir, il y a vraiment cette réflexion, cette conscience en fait de ce qui est bon pour toi. il y a cette envie de bouger, cette envie d'y arriver et en même temps l'équilibre,

  • Speaker #1

    super bien ouais je pense que tu vois pour le coup je pense qu'il y a différentes étapes un peu de vie et de réaction il peut y avoir le truc moi que j'ai eu pendant longtemps j'ai une maladie, je la vois pas et je veux avoir ma vie telle que je l'entends et donc du coup je me brûle les ailes et je me fais du mal ensuite la deuxième étape c'est de Bah ok, j'ai une maladie, voilà, je suis condamnée d'une certaine manière à avoir une vie telle qu'on me l'a prescrit, et où bah voilà, je suis pas spécialement heureuse et tout, et du coup je me contrains. Et puis ensuite, il y a du coup le choix qui est au final plus complexe, mais qui est au final, qui ressemble beaucoup plus au final à notre humanité, qui est que les choses ne sont pas binaires. c'est oui, ok, Jéhune m'a dit, je dois prendre soin de moi, mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas mener mes rêves Et donc du coup, quand j'ai décidé de faire cette ascension du pic Lénine au Kyrgyzstan, qui est à 7134 mètres, j'ai vraiment décidé de faire cette ascension dans le but de valider d'une certaine manière que j'étais capable de… faire attention à ma maladie et en même temps de vivre mes rêves. C'était un choix qui était vraiment important et symbolique parce qu'un an avant, j'étais allée faire une ascension au Népal et je n'avais pas bien, je n'avais pas pris mes traitements, etc. Et après, j'étais tombée en très grosse dépression. Donc, du coup, c'était vraiment le ok, allez, je reteste mais cette fois-ci, en ayant conscience, tu vois. de ma maladie et tout et en faisant ça et donc ça a été un vrai chemin initiatique tu vois pour moi et on le voit dans le documentaire avec le fait que bah au début je suis complètement prise dans ce truc de montagne et d'objectifs et de gros objectifs et au final je finis par un peu oublier tu vois ma maladie et puis je suis vite rattrapée et après c'est le ok bon bah ok je suis rattrapée merde merde merde bon il faut que je m'adapte... Et puis après, je vois que ma maladie, elle est là. Donc, attends, je me raccroche. Maintenant, mon entourage est au courant de ma maladie. Donc, ils peuvent être là pour me rassurer et me remettre sur le... Sur le droit chemin, j'ai ma psychiatre maintenant, donc je peux l'appeler. Et elle est là pour me rappeler quelles sont les choses qui sont bonnes pour moi. Pour moi, ce qui est super important, c'est de bien dormir, de parler avec la personne qui m'accompagne, donc mon guide, pour aller réadapter les choses et que ça soit bien adapté. Et sans que je m'en rende compte au final, parce que ça a vraiment été un chemin initiatique, sans vraiment que je m'en rende compte, ça allait jusqu'au jour de l'ascension. où ce n'était pas fait exprès, mais du coup je me suis retrouvée à faire cette ascension finale le jour du décès de mon père, que j'ai perdu du coup il y a deux ans. Et mon père était justement d'une certaine manière un peu tout l'inverse de quelqu'un de bipolaire, c'est quelqu'un de très très stable, etc. Et qu'il ne comprenait pas pourquoi on allait se mettre dans des situations de souffrance, se mettre dans le rouge, etc. Et au final... Mon père a été du coup mon meilleur supporter dans ma tête de Ok, tu réalises ton rêve, tu fais ton rêve, mais par contre, n'oublie pas que le plus important, c'est de t'écouter, c'est de ne pas te mettre dans des situations d'humeur folle, d'énergie folle, etc. Et d'être toujours dans le plaisir. Et du coup, j'ai cette phrase que je dis dans le documentaire. Désormais, je suis... je vais aller en dehors de ma zone de confort mais toujours être dans ma zone de kiff donc ce truc là qui était super important et qui m'a vraiment guidée et où tu vois du coup j'ai fait ça, j'ai fait cette ascension mais tout en me disant dans ma tête de toute manière là je suis en train de réaliser mon rêve, je fais de l'alpinisme etc le pic au final on s'en fiche d'une certaine manière, ce qui est important c'est que je fasse ce que j'aime que je sois heureuse et en même temps que je prenne soin de moi Et en fait, ça a été un succès parce qu'au final, le succès n'est pas le fait que je sois arrivée au sommet. Même si on n'y serait pas allée, ça n'aurait rien changé à la leçon finale. Le succès, il a été que du coup, je me sentais bien, j'étais dans le plaisir. Et que quand je suis redescendue, je ne suis pas retombée. Je n'ai pas eu de down, je n'ai pas eu de dépression, etc. Et donc, du coup, j'ai réussi à allier les deux une maladie. qui est là, que j'accepte, qui a vie, qui a handicap et tout, et en même temps une passion, des rêves, un chemin de vie, qui est autour de l'aventure et dans ce cas-là, de l'alpinisme, qui me fait, moi, un bien monstrueux, tu vois.

  • Speaker #0

    Et avec Ma carte du monde, je dis, tu t'es rajouté une difficulté supplémentaire, c'est de filmer, parce que ça doit pas être évident non plus. d'y penser, de se dire il faut que je fasse ça. C'était dans l'idée de directement faire un documentaire ?

  • Speaker #1

    Écoute, je n'avais pas du tout l'ambition de ce qui est arrivé au final. Mais en tout cas, je m'étais dit, vas-y, j'essaierai de faire un truc sur YouTube. Alors, la difficulté qu'il y a à filmer... C'est plus dans le froid, etc. où là, c'est compliqué et tout. Par contre, je pense que, un peu comme le fait d'écrire sur LinkedIn, le fait de documenter, pour moi, est quelque chose qui est très utile parce que, justement, la caractéristique de la bipolarité, c'est de ne pas se rendre compte qu'on est en train de partir vers des hauts ou vers des bas. Et on s'en rend compte trop tard. C'est un peu ça la caractéristique d'habitualité, c'est qu'on s'en rend pas compte. Et du coup, d'une certaine manière, le fait que maintenant je documente, que j'écris chaque jour ou que je filme, d'une certaine manière, ça m'oblige un peu à faire le point. Et en fait, ça me permet de plus me rendre compte au final de comment je me sens et tout. Donc au final, c'est quelque chose qui m'aide et qui est vachement thérapeutique pour moi. Voilà, parce qu'en gros, ce qu'on dit, c'est que la meilleure chose pour apprendre à vivre avec la bipolarité, c'est ce qu'on appelle la thérapie cognitivo-comportementale. Et en fait, ça, c'est le fait de se rendre compte de comment on est, comment on se comporte, et de commencer à déceler les signaux. Au final, d'une certaine manière, documenter pour le grand public me permet de documenter pour moi, et donc me permet de voir, tu vois. où est-ce que j'en suis, comment je me sens et tout. Et tu vois, au final, c'est peut-être mon chemin de vie. Le fait que je documente, que j'en parle, etc., c'est aussi là, du coup, pour m'aider sur ma maladie. Au final, tout fait sens, tu vois.

  • Speaker #0

    Clairement. Et donc tu reviens, tu fais ce documentaire dans l'idée de le faire sur YouTube. Et puis, si j'ai bien compris, tu loues une salle de cinéma.

  • Speaker #1

    Ouais, alors en gros, ce qui s'est passé, c'est que... En fait, au début, je demande à ma meilleure amie si on peut monter le truc et tout. Et puis, on fait ça un peu... Voilà, on galère parce qu'on ne sait pas trop comment bien faire un docu sur YouTube. Sur YouTube, il y a beaucoup de sujets de... réussir à avoir vraiment un storytelling avec des hauts, des bas, garder l'attention et tout. Et puis au final, j'ai un ami qui fait juste des vidéos, mais sur Instagram, et qui aime beaucoup cette histoire de storytelling et tout. Et je lui dis, est-ce qu'on peut faire des sessions tous les deux, juste pour essayer de construire tout ce fil conducteur ? Et au final, ça se passe trop bien nos séances, on marche trop bien ensemble. Et du coup, je lui dis, allez, vas-y. Allez, monte le docu et tout. Il me dit, mais non, je ne suis pas capable et tout. Et au final, donc, il a accepté. Donc, on a monté ça. Et en fait, on a passé tellement de temps dessus et tout. Je me suis dit, vas-y, mais c'est trop triste de juste appuyer sur publier, tu vois, sur YouTube. Et du coup, je me suis dit, bon, vas-y, je vais contacter des salles de ciné. Et au final, c'est le MK2 qui m'a répondu. Et j'ai dit, OK, je veux une salle de 350 personnes. J'étais là en mode comme ça, ça serait une grande salle et tout. Je ne m'étais pas rendu compte que 350 personnes, ce n'est vraiment pas facile.

  • Speaker #0

    Non, je le sais.

  • Speaker #1

    Ce n'est vraiment pas facile. Au final, tu vois, OK, c'est ambitieux, mais je dirais encore, tu vois, genre merci à ma stabilité maintenant plus retrouvée, à mes traitements et tout. OK, c'était ambitieux, mais du coup, je me suis donné tous les jours et j'étais là tous les jours pour aller chercher des gens, faire des trucs et rendre le truc. possible et jusqu'au dernier jour on a rempli du coup la la salle et on a pu faire la projection il ya deux semaines c'était trop bien c'était incroyable avant ça en fait avant la projection il est fait une conférence où j'ai parlé justement de la bipolarité pour sensibiliser à ça et voilà c'est génial et c'est une trop belle consécration tu vois de bas de tout ça de tout ce qui s'est passé des messages et Le plus beau des cadeaux pour moi, au final, n'a pas été qu'il y ait plein de monde ou quoi que ce soit, c'est que tu aies ma famille. Et que ma famille, après la soirée, elle me voit et me dit Léa, vraiment, ça y est, on te comprend. Parce que vraiment, ils ne me comprenaient pas. Et ils étaient là On te comprend et maintenant, on sera là pour te souvenir. Et ça, vraiment, c'est la plus belle chose qui puisse t'arriver. Que ton entourage finisse par te comprendre et tout. Parce que c'est vrai que pour eux, ce n'était pas facile à comprendre. Déjà, la maladie, ce n'était pas facile à comprendre. Et alors, encore plus ce double choix d'aventure avec une maladie comme ça. Et ça, c'était la plus belle chose qui puisse m'arriver. Cet entourage, je suis là en mode, ça y est, on a compris.

  • Speaker #0

    C'est beau. Louer cette salle, comme tu le dis, c'est ambitieux, mais tu as gardé ce potentiel d'ambition. Je pense que ça fait partie de toi. Oui, ça fait partie. Et il est là. Voilà,

  • Speaker #1

    exactement. C'est juste que, tu vois, je pense que si je n'avais pas eu de médoc, déjà, il y a un moment, j'hésitais à prendre une salle de 500. Et heureusement, maintenant, avec mes médocs, je suis beaucoup plus tranquille. Donc, j'ai attendu un jour. Je me suis laissée réfléchir. Sans médoc, c'est sûr, j'aurais direct pris la salle de 500. Et sans médoc, je n'aurais pas tenu. Tu vois, j'aurais fait des gros coups de sprint à essayer de remplir. et après je serai retombée tu vois donc tu peux pas vraiment mener à bien tu vois vraiment tes projets et puis je pense aussi tu vois sans mes docs bah j'aurais pas fait la conférence que j'ai fait où les gens m'ont dit bah c'est trop cool t'as beaucoup d'autodérision sur toi, beaucoup d'humilité et c'est ça qui fait qu'on s'attache à toi tu vois sans mes docs t'es quelqu'un bah ouais moi je suis pas ultra fière tu vois de comment j'étais quoi Ok, peut-être que ça allait super vite et tout, mais je n'avais pas ce recul sur les choses et tout. Donc, non, non. Merci mes docs, merci à tout l'accompagnement que j'ai dessus et tout. Et au final, ça me permet d'être plus ambitieux. Je pense que je l'étais même avant, parce que mes ambitions ne sont pas parties. J'ai des ambitions très, très, très fortes. Donc, elles ne sont pas parties. C'est juste que maintenant, je les vois dans le temps. Je ne veux pas qu'elles arrivent dans un mois. Je sais que ça va mettre un, trois, cinq ans, dix ans.

  • Speaker #0

    Quelles sont les leçons que tu tires de cette dernière année ? Avec tout ce que tu as fait, tout ce que tu as mis en place, c'est quoi les pépites que tu retires ?

  • Speaker #1

    Ouais. Alors moi, ce que j'ai dit à la conférence et que j'aime beaucoup et j'aimerais bien creuser et tout, c'est en mode, c'est une phrase qu'un pote m'avait dit. Vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et j'aime beaucoup ce truc-là, tu vois, parce qu'au final, tu vois... Je pense qu'il faut réussir à décider quels sont les choses chez toi qui t'apportent vraiment une flamme de dingue. C'est simple pour toi et tu pourrais passer des heures et des heures. Et moi, dans mon cas, ça va être des choses... Moi, j'adore, je peux marcher 20 heures dans la montagne. Tu me mets en altitude, je suis heureuse. Pareil, j'ai traversé l'Europe avec un euro. Moi, tu me mets dans des situations de chaos sans rien, sans truc. Je sais toujours me débrouiller. Je sais toujours faire et tout. Et au final, ça, c'est toutes mes petites choses. Et au final, c'est des choses, on aurait pu se dire, en fait, il faut que tu les abandonnes parce qu'avec ta maladie, ce n'est pas possible. Et au final, c'est tellement mes avantages concurrentiels et tout que... Au final, je suis capable d'aller à fond dans ça malgré les obstacles, malgré les autres sujets que je dois gérer et tout. Et je pense que c'est vraiment ça ce truc. Découvre les choses chez toi qui sont... Ça peut être même bizarre. Tu peux adorer les fourmis, j'en sais rien. Et découvre ces choses-là qui sont vraiment ta flamme. Et en fait, c'est tellement ta flamme que tu pourras les faire malgré. des maladies, des handicaps, malgré des troubles, malgré des soucis d'argent, malgré toutes ces choses-là. Et c'est comme ça que tu arriveras à inspirer les gens. Et au début, peut-être qu'ils te trouveront un peu bizarre. Ils seront là en mode, où est-ce qu'elle va ? Mais finalement, tu vas inspirer un million de personnes et tu vas réussir à te retrouver. Et du coup, c'est de sortir vraiment des codes. C'est réussir à creuser et à trouver ce qui te rend un peu spécial. Et du coup, y aller à fond, à fond. Et qu'importe, tu vois, les faiblesses, les troubles que tu peux avoir, tu vois.

  • Speaker #0

    Quels sont tes projets, tes rêves pour le futur ?

  • Speaker #1

    Ouais, bah moi, je sais, tu vois, que je délirerai vraiment ma vie, tu vois, aux aventures et à la scène. après la scène sous des aspects différents. Pour l'instant, je fais des conférences un peu inspirationnelles ou de sensibilisation. Mais moi, j'aime aussi beaucoup rire et tout. Et donc, je sais que j'irai aussi un peu dans le côté un peu communique et tout. Au niveau de mes aventures, je sais que ma vie, mes années, elles seront toujours, il y aura toujours la moitié de mon année qui sera dans le fait de faire des aventures, aller à la montagne, continuer la plongée en apnée. Et continuer aussi des aventures très humaines. Parce que je suis passionnée par la rencontre, tu vois, de gens différents avec des histoires de vies différentes. Et je suis quelqu'un qui croit énormément à la bonté humaine et aux messages qui sont autour de ça et qui sont malheureusement très peu divulgués sur les médias. Et donc, je sais que je ferai ça. Et après, cette année, j'ai un projet que j'ai apprécié qui s'appelle Dis-moi pour gravir la madame Blam La plus belle montagne au monde, c'est une montagne qui est au Népal et qui est considérée comme l'une des montagnes les plus difficiles, mais qui est aussi magnifique. Et du coup, j'ai tout un programme sur toute l'année où je vais faire plein d'entraînements. En février, je vais faire des murs de glace, je vais aller faire le Gervin, le Mont Blanc, le Servin, je vais faire plein de choses comme ça. Et c'est un gros projet avec derrière, il y aura un gros documentaire. Mais avant ça, il y aura plein de vidéos sur YouTube. Et derrière, je vais sensibiliser aux maladies invisibles. Voilà, donc d'une certaine manière, tu vois, l'année qui est passée, c'est finalisé avec un documentaire pour sensibiliser à la bipolarité. Et là, du coup, j'ouvre un peu plus aux maladies invisibles et je vais donner la parole, du coup, à des personnes. qui vont avoir différentes maladies invisibles et comment ils font malgré ça pour vivre leur vie pleinement et suivre leur petite voie intérieure.

  • Speaker #0

    Pour les auditeurs qui voudraient te suivre, où est-ce qu'on peut te trouver ?

  • Speaker #1

    Il y a plusieurs moyens. Déjà, vous pouvez regarder le documentaire sur YouTube. Il suffit de taper Léa Vigier ou 7000m pour vaincre ma bipolarité. Et après, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn où j'écris tous les deux jours à Léa Vigier. Et sinon, sur Instagram aussi. Léa Vigier, pareil.

  • Speaker #0

    Ok. Je mettrai le lien de toute façon du documentaire qu'on peut trouver effectivement sur YouTube. Et je répète, j'invite tout le monde à aller le voir parce que c'est une belle, belle leçon de vie.

  • Speaker #1

    Je pense qu'il faut essayer de vous mettre un peu ce truc dans votre tête, genre vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels, vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et je dis bizarrerie parce que souvent, quand on me demande de faire de l'introspection et de réfléchir à tes forces... tes faiblesses, etc. Souvent, tu réfléchis aux forces et faiblesses qui sont données par la société. Et donc, du coup, tu vas rester dans un cadre de la société. C'est comme tous les gens qui sont là à faire leur lettre de motivation et qui disent tous la même chose. Je suis perfectionniste, etc. Et au final, je pense que c'est vraiment dans la différence et dans les petites choses qui vous sont très propres. qui sont liées à votre histoire, à votre enfance, etc. Que derrière, vous allez pouvoir inspirer d'autres personnes et trouver votre chemin qui vous est très propre. Et ça, tu vois, moi, si je pouvais rêver d'un monde dans lequel je me sentirais trop heureuse, trop bien, c'est si je pouvais rencontrer que des personnes qui me disent que... Ah ouais, mais moi, je suis grave passionnée par ça. Du coup, je suis à fond, je fais des vidéos dessus, je fais des trucs dessus et tout. Et après, le deuxième point pour moi qui est aussi assez important et qui vient avec ça, c'est que vous n'êtes pas votre profession. Et que je ne pense pas qu'il faille se définir vis-à-vis d'un boulot. Définissez-vous vis-à-vis de toutes les activités que vous faites. Et il y a des activités qui seront rémunérées, des activités non rémunérées. Mais ce ne sont peut-être pas vos activités rémunérées qui vous définiront le plus. Parce que, par exemple, moi, je n'y suis pas allée en mode all-in, tu vois, je vais faire des aventures, etc. Je me suis débrouillée pour avoir une activité rémunérée en freelance, où je gérais la finance de start-up et ça me représentait quelques heures par semaine. Ça me permettait d'avoir cette stabilité financière, d'avoir de l'argent. et en même temps d'avoir la liberté d'avancer sur mes autres passions, mes autres projets et tout. Et au final, c'est ça qui me permet vraiment de m'épanouir. Et je pense que c'est important de voir les choses de manière un petit peu plus complexe et de se construire un peu cette vie un peu sur mesure. C'est comme on dit, soit tu es sédentaire, soit tu es nomade, à bouger tout le temps. Non. Il y a plein de gens qui ont des vies doubles, où ils vivent à deux endroits différents pendant l'année, etc. Et donc, voilà, c'est vraiment ce truc de construisez-vous vraiment votre vie sur mesure et rien n'est binaire, quoi. Donc ça, je pense que c'est la chose que j'ai le plus appris cette année, tu vois. Et qui aujourd'hui, du coup, m'ouvre beaucoup plus le champ des possibles. Parce que je me dis que je peux composer avec plein de choses différentes.

  • Speaker #0

    Tu vis ta différence. Je crois qu'il n'existe aucune excuse pour ne pas vivre sa vie. On peut jouer le rôle victime. J'ai une maladie, je suis ci, je suis ça, je suis trop petit. Et du coup, c'est à cause de ça que je ne peux pas vivre ma vie. En fait, tu es la preuve que non. Il y a beaucoup de personnes comme ça que j'ai pu rencontrer qui m'ont fait prendre conscience que quoi qu'il nous arrive, on peut toujours vivre ce qu'on veut.

  • Speaker #1

    On peut toujours vivre ce qu'on veut. Après, je ne dis pas que c'est facile. Ah ben non. Je ne dis pas que c'est facile, mais tu sais, c'est une phrase en mode genre avec des choix faciles, tu auras une vie difficile. Avec des choix difficiles, tu auras une vie facile.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Et c'est vraiment ça. Moi, j'ai pris des choix qui ne sont pas faciles sur plein d'aspects. Mais au final, je me sens ultra alignée sur ma vie. Et je sais que je suis au bon endroit. Et je pense que ça, c'est la chose la plus importante.

  • Speaker #0

    Super. Eh bien, tout grand merci, Léa. Ça fut vraiment un plaisir. Et donc, merci pour toutes les pépites que tu as distribuées. C'était vraiment, dans le sujet, l'autre potentiel. J'ose ma différence. Donc, je te souhaite une belle continuation.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup, Marc. Salut tout le monde.

  • Speaker #0

    Bonjour à tous.

Description

Accepter sa différence pour mieux se révéler.


Dans cette deuxième partie de mon échange avec Léa Vigier, nous allons encore plus loin dans son parcours hors du commun.


Diagnostiquée bipolaire, Léa refuse de se laisser enfermer dans un cadre trop étroit. Sa vie est un équilibre subtil entre l’audace et l’écoute de soi, entre le dépassement et la sagesse.


Comment a-t-elle appris à composer avec son trouble tout en poursuivant ses rêves d’aventure ?

Comment son ascension du Pic Lénine a-t-elle été un véritable parcours initiatique, lui permettant d’allier ambition et respect de son propre rythme ?


Dans cet épisode, Léa partage ses plus grandes leçons de cette dernière année :
🔥 Transformer ses "bizarreries" en forces uniques
🔥 Prioriser pour avancer durablement
🔥 Construire une vie qui respecte à la fois son potentiel et ses limites


Si vous n’avez pas encore écouté la première partie, je vous invite à la découvrir avant celle-ci.


Sinon, bienvenue dans la suite de cette discussion inspirante avec Léa, une femme qui ose sa différence et nous montre que nos défis ne nous définissent pas, mais nous révèlent.


Je suis Marc Breugelmans, Coach Professionnel, Auteur de 'L'autre potentiel'.

J'illumine les étoiles de votre potentiel pour vous aider à devenir le/la leader de votre vie !

www.coachingetdecouvertes.be

Facebook

LinkedIn


Crédit Musique :

Creative Commons — Attribution 3.0 Unported — CC BY 3.0 Music promoted by Copyright Free Music - Background Music For Videos 👉    / @podcastbackgroundmusic  


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    J'ai un handicap invisible, mais j'ai décidé de vivre pleinement. Il y a un an, j'ai été diagnostiqué bipolaire. Cette maladie, vous ne pouvez pas l'avoir. Et pourtant, c'est la sixième maladie la plus handicapante au monde. Son impact dans ma vie, c'est cette crise avec des dépressions suicidaires, un traitement à prendre chaque jour, à vie. 280 rendez-vous médicaux à date, mais personne n'en parle, c'est tabou. Alors j'ai décidé de faire l'inverse. Je proclame haut et fort ma maladie mentale, parce que ce qu'on ne connaît pas est encore plus dangereux. Le diagnostic prend en moyenne 9 ans. Un malade sur deux tente de se suicider. Mais ce n'est pas parce que j'assume ma maladie que je la laisse me définir. Aujourd'hui, je suis aventurière, je gravis des sommets à plus de 7000 mètres et je plonge en apnée à 40 mètres de profondeur. J'apprends à vivre mon rêve tout en dontant mon trouble. Ma leçon, accepter ses faiblesses, c'est se donner le pouvoir de les surpasser. Je vous propose la deuxième partie de cet entretien avec Léa Vigier. Si vous n'avez pas écouté la première partie, je vous invite à l'écouter en premier. Puis sinon, bienvenue dans ce deuxième épisode de L'Autre Potentiel. J'ose ma différence avec Léa Vigier. Quand je coache des personnes qui ont des traitements comme toi, pour réguler quelque chose, ce que j'entends souvent, dans un premier temps, et c'est un sujet que je coache du coup, c'est Mais en fait... Qui suis-je en fait avec le traitement ? Est-ce que c'est moi ? Parce que les gens me connaissent maintenant, moi avec le traitement et donc ça va. Qu'est-ce que tu en penses et qu'est-ce que tu as envie de dire à ces personnes qui se diraient, parce que j'en ai eu qui se disent mais en fait c'est pas moi, donc j'ai presque envie d'arrêter le traitement parce que le vrai moi c'est en dehors du traitement. Qu'est-ce que tu en penses ?

  • Speaker #1

    Ouais, moi je pense que c'est une fausse croyance. Je pense que c'est une croyance court-termiste. Mais pour le coup, moi, je pense que je suis l'exemple qu'au final, il vaut mieux. Au final, avec mon traitement, c'est clair que du coup, ça me calme énormément. Donc, c'est frustrant sur le court terme parce que tu es là en mode, putain, avant, j'avais un million d'idées à la minute. Tu me parlais de ça directement. J'étais là en mode du tac au tac. J'avais pas besoin de beaucoup dormir et tout. Maintenant, ma vie, c'est pas du tout ça. Du coup, je travaille très peu d'heures par jour et je suis moins au repas ou en discussion avec les gens, etc. Parce que je suis beaucoup moins tacou-tacou. En revanche, au final, je construis beaucoup plus sur le long terme et j'avance beaucoup plus vite que quand je n'avais pas de traitement. Parce qu'en gros, le truc, c'est que sans traitement, du coup, tu as un million d'idées, tu pars dans tous les sens, etc. Donc, tu vas aller peut-être très, très vite et tout, tu vois, genre sur deux, trois mois. Mais après, tu t'es épuisé, tu es parti dans tous les sens et tout, tu vois. Et du coup, il y a tout qui s'effondre. Et au final, tu n'as pas avancé, tu vois. Alors que là, en effet, tu vois, chaque jour, je fais beaucoup moins. Mais déjà, du coup, je... Je fais beaucoup plus attention à moi, etc. Donc, je sais que je suis sur un marathon et je sais que je vais tenir dans le temps. Et deux, du coup, ça m'a appris à développer une force qui, pour moi, est un peu genre un bazooka. C'est le fait d'apprendre à prioriser. Et que, du coup, tu n'as pas du tout avant parce que tu n'as pas besoin. Vu que tu es capable de faire un million de choses, tu n'as pas besoin de prioriser. Tu sais que tu pourras tout faire, tu vois. Et là, vu que tu ne peux pas, eh bien, tu es obligé, tu vois. Et en fait, cette qualité, c'est la meilleure au monde parce que cette qualité, elle te permet de vraiment mener à bien des projets et d'aller à fond sur un projet et de le faire marcher, tu vois. Et donc, du coup, moi, ça m'a appris énormément à prioriser. Du coup, je ne peux pas faire un million de choses, donc je choisis et tout. Mais au final, je suis sur un marathon. Je sais sur quoi, du coup, je dois aller et je fais mes choix. Et au final, bah... Quand je regarde, tu vois, par exemple, ce que j'ai fait sur un nom. j'ai jamais autant avancé. Et au final, je pense que je suis plus rapide que la majorité des gens parce que j'ai développé ces compétences-là. En fait, c'est ça qui n'est pas facile. C'est qu'il faut dire adieu à ce côté égo sur le moment, vision que les gens ont de toi, etc. Et puis, satisfaction sur le moment. Mais au final, c'est pour... pouvoir construire des choses grandes sur le long terme. Et voilà. Moi, pour le coup, tu vois, cette année, l'année qui est passée, l'année 2024, c'est une année où, du coup, j'ai dû faire face à des traitements qui m'obligent à énormément dormir, qui me calment énormément, etc. Ça a été très frustrant. J'ai dû accepter, du coup, que je travaillais très peu d'heures par jour. que je n'étais pas capable de répondre du tac au tac aux gens, etc. Mais au final, cette année, j'ai fait un nombre de choses incroyables. J'ai réussi à me créer une grosse communauté sur LinkedIn parce que j'ai réussi à tenir dans le temps. En fait, il y a un nombre de choses qu'il faut tenir dans le temps. Sur LinkedIn, si je n'avais pas eu mes traitements, je n'aurais jamais tenu. J'aurais écrit des posts, tu vois. tous les jours ou deux fois par jour pendant deux mois, et puis après, je n'aurais rien écrit, tu vois. Donc, ça n'aurait pas marché. Là, j'ai tenu, j'ai écrit 200 posts dans l'année, j'ai eu 5 millions de vues, 1 million de personnes qui m'ont lu, et ça m'a permis un énorme impact aujourd'hui, où les entreprises viennent par elles-mêmes pour me demander de faire des conférences, où, tu vois, là, ce matin, il y a France 3 qui m'a contacté sur LinkedIn pour proposer de passer sur leur plateau, etc. Et ça, c'est plein de choses qui ont été faites parce que j'ai tenu dans le temps, que j'étais là tous les jours et que je faisais un petit peu chaque jour. Et donc, je pense que c'est difficile pour les gens de faire face à ça et surtout s'ils sont dans un type de bipolarité où ils n'ont pas l'ombre de la grosse dépression derrière. Mais en tout cas, ce que je peux assurer, mais vraiment à tout le monde, 300%, c'est que justement, c'est d'une certaine manière en t'aidant à aller plus doucement et tout, c'est comme ça que t'arrives à vraiment construire et derrière, à prendre des bonnes décisions et à tenir. Donc, je peux que le recommander à tout le monde. Moi, ça a été le plus beau cadeau au final qui m'a été fait. Et puis, qu'est-ce que c'est beau de découvrir la vie slow, quoi. Vraiment. La vie slow, ça n'a rien à voir. C'est une vie où tout le monde me le dit, je suis beaucoup plus là pour mon entourage, pour mes amis. Je prends beaucoup plus soin de moi. Je suis beaucoup plus réfléchie sur les sujets, etc. Et au final, on s'en fout de la vie, de la personne sur le moment qui se dit elle est incroyable cette personne Je t'en fous, de toute manière, ce que t'es, c'est ce que t'as fait. Ce n'est pas ce que tu montes sur le moment.

  • Speaker #0

    Et donc, c'est diagnostiqué, tu as un traitement depuis un an. Qu'est-ce qu'on te conseille de faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'on conseille aux bipolaires ? Parce que tu parlais d'hygiène de vie, on ne peut pas la déclencher. Maintenant, elle est déclenchée. Est-ce qu'il y a des conseils sur l'hygiène de vie ?

  • Speaker #1

    Oui. Donc, moi, en gros, j'ai vraiment deux gros messages que je transmets. C'est... Un, je veux parler de ma maladie parce que c'est un handicap invisible, je veux en parler, je veux que les gens se rendent compte de leur maladie, que l'entourage comprenne et qu'on puisse soutenir les gens et que les gens n'aient pas honte. En revanche, j'ai un deuxième message derrière qui est que la maladie ne nous définit pas, qu'une maladie, ok, c'est un trouble, mais ce n'est pas qui on est et ça ne doit pas venir entraver la vie qu'on veut vivre. pleinement et notre chemin de vie. Et moi, en gros, j'en suis du coup un gros exemple parce que mon chemin de vie, c'est un chemin de vie qui est fait d'aventure, de fait d'aller aussi dans des situations extrêmes, etc., et qui pourrait paraître complètement antinomique à, du coup, les prescriptions qu'on peut avoir, du coup, face à une maladie bipolaire, où on va dire aux personnes Pour éviter justement d'avoir des gros et des gros bas, on va leur dire d'avoir une vie très très stable, très routinière, un boulot toujours le même, au même endroit, habiter au même endroit, être entouré. Voilà, éviter les gros shots de haut et de bas. Et donc, moi, j'ai décidé de suivre mon chemin de vie, qui est du coup un chemin de vie, justement, où je fais des aventures, où je suis nomade, je ne suis pas sédentaire, etc. Et donc, j'ai mené un gros travail avec ma psychiatre sur comment faire pour... accepter ma maladie, la traiter, savoir vivre avec et en même temps suivre mon chemin de vie qui est un chemin de vie d'aventure, de nomadisme, de situations extrêmes, etc. Et donc c'est aussi un gros message tu vois d'espoir qui est de oui tu as une maladie il faut que tu l'acceptes et non pas que tu dises non je l'ai pas etc. mais c'est pas parce que tu l'as. que tu ne peux pas vivre la vie que tu veux. C'est justement en l'acceptant, en te faisant accompagner, etc., que tu vas réussir à pouvoir la gérer et à vivre la vie telle que tu l'entends et celle qui te fait vibrer. Parce que moi, je ne suis pas juste bipolaire, je suis quelqu'un qui a un besoin de bouger tout le temps. J'ai ce besoin-là, j'ai ce besoin de mouvement. Si je ne le fais pas, mon cerveau meurt, mon corps meurt. C'est comme ça. Et voilà, c'est vraiment un double message qui est de, oui, tu as un handicap, oui, tu as une maladie, mais elle ne te définit pas.

  • Speaker #0

    J'allais justement dire que dans le documentaire, on voyait, moi, c'est ce qui m'a le plus frappé, c'est cette femme qui a une ambition, qui veut monter. Et en même temps... Et c'est ça que je trouve beau, enfin moi je l'ai vraiment ressenti, il y a ce travail de se respecter, d'être conscient qu'il y a cette maladie et que tu ne vas pas te brûler pour te brûler.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Ce qui est superbe quand tu m'expliques Léo, et peut-être qu'avant tu aurais été jusqu'au sommet, comme ça sans trop réfléchir, il y a vraiment cette réflexion, cette conscience en fait de ce qui est bon pour toi. il y a cette envie de bouger, cette envie d'y arriver et en même temps l'équilibre,

  • Speaker #1

    super bien ouais je pense que tu vois pour le coup je pense qu'il y a différentes étapes un peu de vie et de réaction il peut y avoir le truc moi que j'ai eu pendant longtemps j'ai une maladie, je la vois pas et je veux avoir ma vie telle que je l'entends et donc du coup je me brûle les ailes et je me fais du mal ensuite la deuxième étape c'est de Bah ok, j'ai une maladie, voilà, je suis condamnée d'une certaine manière à avoir une vie telle qu'on me l'a prescrit, et où bah voilà, je suis pas spécialement heureuse et tout, et du coup je me contrains. Et puis ensuite, il y a du coup le choix qui est au final plus complexe, mais qui est au final, qui ressemble beaucoup plus au final à notre humanité, qui est que les choses ne sont pas binaires. c'est oui, ok, Jéhune m'a dit, je dois prendre soin de moi, mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas mener mes rêves Et donc du coup, quand j'ai décidé de faire cette ascension du pic Lénine au Kyrgyzstan, qui est à 7134 mètres, j'ai vraiment décidé de faire cette ascension dans le but de valider d'une certaine manière que j'étais capable de… faire attention à ma maladie et en même temps de vivre mes rêves. C'était un choix qui était vraiment important et symbolique parce qu'un an avant, j'étais allée faire une ascension au Népal et je n'avais pas bien, je n'avais pas pris mes traitements, etc. Et après, j'étais tombée en très grosse dépression. Donc, du coup, c'était vraiment le ok, allez, je reteste mais cette fois-ci, en ayant conscience, tu vois. de ma maladie et tout et en faisant ça et donc ça a été un vrai chemin initiatique tu vois pour moi et on le voit dans le documentaire avec le fait que bah au début je suis complètement prise dans ce truc de montagne et d'objectifs et de gros objectifs et au final je finis par un peu oublier tu vois ma maladie et puis je suis vite rattrapée et après c'est le ok bon bah ok je suis rattrapée merde merde merde bon il faut que je m'adapte... Et puis après, je vois que ma maladie, elle est là. Donc, attends, je me raccroche. Maintenant, mon entourage est au courant de ma maladie. Donc, ils peuvent être là pour me rassurer et me remettre sur le... Sur le droit chemin, j'ai ma psychiatre maintenant, donc je peux l'appeler. Et elle est là pour me rappeler quelles sont les choses qui sont bonnes pour moi. Pour moi, ce qui est super important, c'est de bien dormir, de parler avec la personne qui m'accompagne, donc mon guide, pour aller réadapter les choses et que ça soit bien adapté. Et sans que je m'en rende compte au final, parce que ça a vraiment été un chemin initiatique, sans vraiment que je m'en rende compte, ça allait jusqu'au jour de l'ascension. où ce n'était pas fait exprès, mais du coup je me suis retrouvée à faire cette ascension finale le jour du décès de mon père, que j'ai perdu du coup il y a deux ans. Et mon père était justement d'une certaine manière un peu tout l'inverse de quelqu'un de bipolaire, c'est quelqu'un de très très stable, etc. Et qu'il ne comprenait pas pourquoi on allait se mettre dans des situations de souffrance, se mettre dans le rouge, etc. Et au final... Mon père a été du coup mon meilleur supporter dans ma tête de Ok, tu réalises ton rêve, tu fais ton rêve, mais par contre, n'oublie pas que le plus important, c'est de t'écouter, c'est de ne pas te mettre dans des situations d'humeur folle, d'énergie folle, etc. Et d'être toujours dans le plaisir. Et du coup, j'ai cette phrase que je dis dans le documentaire. Désormais, je suis... je vais aller en dehors de ma zone de confort mais toujours être dans ma zone de kiff donc ce truc là qui était super important et qui m'a vraiment guidée et où tu vois du coup j'ai fait ça, j'ai fait cette ascension mais tout en me disant dans ma tête de toute manière là je suis en train de réaliser mon rêve, je fais de l'alpinisme etc le pic au final on s'en fiche d'une certaine manière, ce qui est important c'est que je fasse ce que j'aime que je sois heureuse et en même temps que je prenne soin de moi Et en fait, ça a été un succès parce qu'au final, le succès n'est pas le fait que je sois arrivée au sommet. Même si on n'y serait pas allée, ça n'aurait rien changé à la leçon finale. Le succès, il a été que du coup, je me sentais bien, j'étais dans le plaisir. Et que quand je suis redescendue, je ne suis pas retombée. Je n'ai pas eu de down, je n'ai pas eu de dépression, etc. Et donc, du coup, j'ai réussi à allier les deux une maladie. qui est là, que j'accepte, qui a vie, qui a handicap et tout, et en même temps une passion, des rêves, un chemin de vie, qui est autour de l'aventure et dans ce cas-là, de l'alpinisme, qui me fait, moi, un bien monstrueux, tu vois.

  • Speaker #0

    Et avec Ma carte du monde, je dis, tu t'es rajouté une difficulté supplémentaire, c'est de filmer, parce que ça doit pas être évident non plus. d'y penser, de se dire il faut que je fasse ça. C'était dans l'idée de directement faire un documentaire ?

  • Speaker #1

    Écoute, je n'avais pas du tout l'ambition de ce qui est arrivé au final. Mais en tout cas, je m'étais dit, vas-y, j'essaierai de faire un truc sur YouTube. Alors, la difficulté qu'il y a à filmer... C'est plus dans le froid, etc. où là, c'est compliqué et tout. Par contre, je pense que, un peu comme le fait d'écrire sur LinkedIn, le fait de documenter, pour moi, est quelque chose qui est très utile parce que, justement, la caractéristique de la bipolarité, c'est de ne pas se rendre compte qu'on est en train de partir vers des hauts ou vers des bas. Et on s'en rend compte trop tard. C'est un peu ça la caractéristique d'habitualité, c'est qu'on s'en rend pas compte. Et du coup, d'une certaine manière, le fait que maintenant je documente, que j'écris chaque jour ou que je filme, d'une certaine manière, ça m'oblige un peu à faire le point. Et en fait, ça me permet de plus me rendre compte au final de comment je me sens et tout. Donc au final, c'est quelque chose qui m'aide et qui est vachement thérapeutique pour moi. Voilà, parce qu'en gros, ce qu'on dit, c'est que la meilleure chose pour apprendre à vivre avec la bipolarité, c'est ce qu'on appelle la thérapie cognitivo-comportementale. Et en fait, ça, c'est le fait de se rendre compte de comment on est, comment on se comporte, et de commencer à déceler les signaux. Au final, d'une certaine manière, documenter pour le grand public me permet de documenter pour moi, et donc me permet de voir, tu vois. où est-ce que j'en suis, comment je me sens et tout. Et tu vois, au final, c'est peut-être mon chemin de vie. Le fait que je documente, que j'en parle, etc., c'est aussi là, du coup, pour m'aider sur ma maladie. Au final, tout fait sens, tu vois.

  • Speaker #0

    Clairement. Et donc tu reviens, tu fais ce documentaire dans l'idée de le faire sur YouTube. Et puis, si j'ai bien compris, tu loues une salle de cinéma.

  • Speaker #1

    Ouais, alors en gros, ce qui s'est passé, c'est que... En fait, au début, je demande à ma meilleure amie si on peut monter le truc et tout. Et puis, on fait ça un peu... Voilà, on galère parce qu'on ne sait pas trop comment bien faire un docu sur YouTube. Sur YouTube, il y a beaucoup de sujets de... réussir à avoir vraiment un storytelling avec des hauts, des bas, garder l'attention et tout. Et puis au final, j'ai un ami qui fait juste des vidéos, mais sur Instagram, et qui aime beaucoup cette histoire de storytelling et tout. Et je lui dis, est-ce qu'on peut faire des sessions tous les deux, juste pour essayer de construire tout ce fil conducteur ? Et au final, ça se passe trop bien nos séances, on marche trop bien ensemble. Et du coup, je lui dis, allez, vas-y. Allez, monte le docu et tout. Il me dit, mais non, je ne suis pas capable et tout. Et au final, donc, il a accepté. Donc, on a monté ça. Et en fait, on a passé tellement de temps dessus et tout. Je me suis dit, vas-y, mais c'est trop triste de juste appuyer sur publier, tu vois, sur YouTube. Et du coup, je me suis dit, bon, vas-y, je vais contacter des salles de ciné. Et au final, c'est le MK2 qui m'a répondu. Et j'ai dit, OK, je veux une salle de 350 personnes. J'étais là en mode comme ça, ça serait une grande salle et tout. Je ne m'étais pas rendu compte que 350 personnes, ce n'est vraiment pas facile.

  • Speaker #0

    Non, je le sais.

  • Speaker #1

    Ce n'est vraiment pas facile. Au final, tu vois, OK, c'est ambitieux, mais je dirais encore, tu vois, genre merci à ma stabilité maintenant plus retrouvée, à mes traitements et tout. OK, c'était ambitieux, mais du coup, je me suis donné tous les jours et j'étais là tous les jours pour aller chercher des gens, faire des trucs et rendre le truc. possible et jusqu'au dernier jour on a rempli du coup la la salle et on a pu faire la projection il ya deux semaines c'était trop bien c'était incroyable avant ça en fait avant la projection il est fait une conférence où j'ai parlé justement de la bipolarité pour sensibiliser à ça et voilà c'est génial et c'est une trop belle consécration tu vois de bas de tout ça de tout ce qui s'est passé des messages et Le plus beau des cadeaux pour moi, au final, n'a pas été qu'il y ait plein de monde ou quoi que ce soit, c'est que tu aies ma famille. Et que ma famille, après la soirée, elle me voit et me dit Léa, vraiment, ça y est, on te comprend. Parce que vraiment, ils ne me comprenaient pas. Et ils étaient là On te comprend et maintenant, on sera là pour te souvenir. Et ça, vraiment, c'est la plus belle chose qui puisse t'arriver. Que ton entourage finisse par te comprendre et tout. Parce que c'est vrai que pour eux, ce n'était pas facile à comprendre. Déjà, la maladie, ce n'était pas facile à comprendre. Et alors, encore plus ce double choix d'aventure avec une maladie comme ça. Et ça, c'était la plus belle chose qui puisse m'arriver. Cet entourage, je suis là en mode, ça y est, on a compris.

  • Speaker #0

    C'est beau. Louer cette salle, comme tu le dis, c'est ambitieux, mais tu as gardé ce potentiel d'ambition. Je pense que ça fait partie de toi. Oui, ça fait partie. Et il est là. Voilà,

  • Speaker #1

    exactement. C'est juste que, tu vois, je pense que si je n'avais pas eu de médoc, déjà, il y a un moment, j'hésitais à prendre une salle de 500. Et heureusement, maintenant, avec mes médocs, je suis beaucoup plus tranquille. Donc, j'ai attendu un jour. Je me suis laissée réfléchir. Sans médoc, c'est sûr, j'aurais direct pris la salle de 500. Et sans médoc, je n'aurais pas tenu. Tu vois, j'aurais fait des gros coups de sprint à essayer de remplir. et après je serai retombée tu vois donc tu peux pas vraiment mener à bien tu vois vraiment tes projets et puis je pense aussi tu vois sans mes docs bah j'aurais pas fait la conférence que j'ai fait où les gens m'ont dit bah c'est trop cool t'as beaucoup d'autodérision sur toi, beaucoup d'humilité et c'est ça qui fait qu'on s'attache à toi tu vois sans mes docs t'es quelqu'un bah ouais moi je suis pas ultra fière tu vois de comment j'étais quoi Ok, peut-être que ça allait super vite et tout, mais je n'avais pas ce recul sur les choses et tout. Donc, non, non. Merci mes docs, merci à tout l'accompagnement que j'ai dessus et tout. Et au final, ça me permet d'être plus ambitieux. Je pense que je l'étais même avant, parce que mes ambitions ne sont pas parties. J'ai des ambitions très, très, très fortes. Donc, elles ne sont pas parties. C'est juste que maintenant, je les vois dans le temps. Je ne veux pas qu'elles arrivent dans un mois. Je sais que ça va mettre un, trois, cinq ans, dix ans.

  • Speaker #0

    Quelles sont les leçons que tu tires de cette dernière année ? Avec tout ce que tu as fait, tout ce que tu as mis en place, c'est quoi les pépites que tu retires ?

  • Speaker #1

    Ouais. Alors moi, ce que j'ai dit à la conférence et que j'aime beaucoup et j'aimerais bien creuser et tout, c'est en mode, c'est une phrase qu'un pote m'avait dit. Vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et j'aime beaucoup ce truc-là, tu vois, parce qu'au final, tu vois... Je pense qu'il faut réussir à décider quels sont les choses chez toi qui t'apportent vraiment une flamme de dingue. C'est simple pour toi et tu pourrais passer des heures et des heures. Et moi, dans mon cas, ça va être des choses... Moi, j'adore, je peux marcher 20 heures dans la montagne. Tu me mets en altitude, je suis heureuse. Pareil, j'ai traversé l'Europe avec un euro. Moi, tu me mets dans des situations de chaos sans rien, sans truc. Je sais toujours me débrouiller. Je sais toujours faire et tout. Et au final, ça, c'est toutes mes petites choses. Et au final, c'est des choses, on aurait pu se dire, en fait, il faut que tu les abandonnes parce qu'avec ta maladie, ce n'est pas possible. Et au final, c'est tellement mes avantages concurrentiels et tout que... Au final, je suis capable d'aller à fond dans ça malgré les obstacles, malgré les autres sujets que je dois gérer et tout. Et je pense que c'est vraiment ça ce truc. Découvre les choses chez toi qui sont... Ça peut être même bizarre. Tu peux adorer les fourmis, j'en sais rien. Et découvre ces choses-là qui sont vraiment ta flamme. Et en fait, c'est tellement ta flamme que tu pourras les faire malgré. des maladies, des handicaps, malgré des troubles, malgré des soucis d'argent, malgré toutes ces choses-là. Et c'est comme ça que tu arriveras à inspirer les gens. Et au début, peut-être qu'ils te trouveront un peu bizarre. Ils seront là en mode, où est-ce qu'elle va ? Mais finalement, tu vas inspirer un million de personnes et tu vas réussir à te retrouver. Et du coup, c'est de sortir vraiment des codes. C'est réussir à creuser et à trouver ce qui te rend un peu spécial. Et du coup, y aller à fond, à fond. Et qu'importe, tu vois, les faiblesses, les troubles que tu peux avoir, tu vois.

  • Speaker #0

    Quels sont tes projets, tes rêves pour le futur ?

  • Speaker #1

    Ouais, bah moi, je sais, tu vois, que je délirerai vraiment ma vie, tu vois, aux aventures et à la scène. après la scène sous des aspects différents. Pour l'instant, je fais des conférences un peu inspirationnelles ou de sensibilisation. Mais moi, j'aime aussi beaucoup rire et tout. Et donc, je sais que j'irai aussi un peu dans le côté un peu communique et tout. Au niveau de mes aventures, je sais que ma vie, mes années, elles seront toujours, il y aura toujours la moitié de mon année qui sera dans le fait de faire des aventures, aller à la montagne, continuer la plongée en apnée. Et continuer aussi des aventures très humaines. Parce que je suis passionnée par la rencontre, tu vois, de gens différents avec des histoires de vies différentes. Et je suis quelqu'un qui croit énormément à la bonté humaine et aux messages qui sont autour de ça et qui sont malheureusement très peu divulgués sur les médias. Et donc, je sais que je ferai ça. Et après, cette année, j'ai un projet que j'ai apprécié qui s'appelle Dis-moi pour gravir la madame Blam La plus belle montagne au monde, c'est une montagne qui est au Népal et qui est considérée comme l'une des montagnes les plus difficiles, mais qui est aussi magnifique. Et du coup, j'ai tout un programme sur toute l'année où je vais faire plein d'entraînements. En février, je vais faire des murs de glace, je vais aller faire le Gervin, le Mont Blanc, le Servin, je vais faire plein de choses comme ça. Et c'est un gros projet avec derrière, il y aura un gros documentaire. Mais avant ça, il y aura plein de vidéos sur YouTube. Et derrière, je vais sensibiliser aux maladies invisibles. Voilà, donc d'une certaine manière, tu vois, l'année qui est passée, c'est finalisé avec un documentaire pour sensibiliser à la bipolarité. Et là, du coup, j'ouvre un peu plus aux maladies invisibles et je vais donner la parole, du coup, à des personnes. qui vont avoir différentes maladies invisibles et comment ils font malgré ça pour vivre leur vie pleinement et suivre leur petite voie intérieure.

  • Speaker #0

    Pour les auditeurs qui voudraient te suivre, où est-ce qu'on peut te trouver ?

  • Speaker #1

    Il y a plusieurs moyens. Déjà, vous pouvez regarder le documentaire sur YouTube. Il suffit de taper Léa Vigier ou 7000m pour vaincre ma bipolarité. Et après, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn où j'écris tous les deux jours à Léa Vigier. Et sinon, sur Instagram aussi. Léa Vigier, pareil.

  • Speaker #0

    Ok. Je mettrai le lien de toute façon du documentaire qu'on peut trouver effectivement sur YouTube. Et je répète, j'invite tout le monde à aller le voir parce que c'est une belle, belle leçon de vie.

  • Speaker #1

    Je pense qu'il faut essayer de vous mettre un peu ce truc dans votre tête, genre vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels, vos bizarreries sont vos avantages concurrentiels. Et je dis bizarrerie parce que souvent, quand on me demande de faire de l'introspection et de réfléchir à tes forces... tes faiblesses, etc. Souvent, tu réfléchis aux forces et faiblesses qui sont données par la société. Et donc, du coup, tu vas rester dans un cadre de la société. C'est comme tous les gens qui sont là à faire leur lettre de motivation et qui disent tous la même chose. Je suis perfectionniste, etc. Et au final, je pense que c'est vraiment dans la différence et dans les petites choses qui vous sont très propres. qui sont liées à votre histoire, à votre enfance, etc. Que derrière, vous allez pouvoir inspirer d'autres personnes et trouver votre chemin qui vous est très propre. Et ça, tu vois, moi, si je pouvais rêver d'un monde dans lequel je me sentirais trop heureuse, trop bien, c'est si je pouvais rencontrer que des personnes qui me disent que... Ah ouais, mais moi, je suis grave passionnée par ça. Du coup, je suis à fond, je fais des vidéos dessus, je fais des trucs dessus et tout. Et après, le deuxième point pour moi qui est aussi assez important et qui vient avec ça, c'est que vous n'êtes pas votre profession. Et que je ne pense pas qu'il faille se définir vis-à-vis d'un boulot. Définissez-vous vis-à-vis de toutes les activités que vous faites. Et il y a des activités qui seront rémunérées, des activités non rémunérées. Mais ce ne sont peut-être pas vos activités rémunérées qui vous définiront le plus. Parce que, par exemple, moi, je n'y suis pas allée en mode all-in, tu vois, je vais faire des aventures, etc. Je me suis débrouillée pour avoir une activité rémunérée en freelance, où je gérais la finance de start-up et ça me représentait quelques heures par semaine. Ça me permettait d'avoir cette stabilité financière, d'avoir de l'argent. et en même temps d'avoir la liberté d'avancer sur mes autres passions, mes autres projets et tout. Et au final, c'est ça qui me permet vraiment de m'épanouir. Et je pense que c'est important de voir les choses de manière un petit peu plus complexe et de se construire un peu cette vie un peu sur mesure. C'est comme on dit, soit tu es sédentaire, soit tu es nomade, à bouger tout le temps. Non. Il y a plein de gens qui ont des vies doubles, où ils vivent à deux endroits différents pendant l'année, etc. Et donc, voilà, c'est vraiment ce truc de construisez-vous vraiment votre vie sur mesure et rien n'est binaire, quoi. Donc ça, je pense que c'est la chose que j'ai le plus appris cette année, tu vois. Et qui aujourd'hui, du coup, m'ouvre beaucoup plus le champ des possibles. Parce que je me dis que je peux composer avec plein de choses différentes.

  • Speaker #0

    Tu vis ta différence. Je crois qu'il n'existe aucune excuse pour ne pas vivre sa vie. On peut jouer le rôle victime. J'ai une maladie, je suis ci, je suis ça, je suis trop petit. Et du coup, c'est à cause de ça que je ne peux pas vivre ma vie. En fait, tu es la preuve que non. Il y a beaucoup de personnes comme ça que j'ai pu rencontrer qui m'ont fait prendre conscience que quoi qu'il nous arrive, on peut toujours vivre ce qu'on veut.

  • Speaker #1

    On peut toujours vivre ce qu'on veut. Après, je ne dis pas que c'est facile. Ah ben non. Je ne dis pas que c'est facile, mais tu sais, c'est une phrase en mode genre avec des choix faciles, tu auras une vie difficile. Avec des choix difficiles, tu auras une vie facile.

  • Speaker #0

    J'adore.

  • Speaker #1

    Et c'est vraiment ça. Moi, j'ai pris des choix qui ne sont pas faciles sur plein d'aspects. Mais au final, je me sens ultra alignée sur ma vie. Et je sais que je suis au bon endroit. Et je pense que ça, c'est la chose la plus importante.

  • Speaker #0

    Super. Eh bien, tout grand merci, Léa. Ça fut vraiment un plaisir. Et donc, merci pour toutes les pépites que tu as distribuées. C'était vraiment, dans le sujet, l'autre potentiel. J'ose ma différence. Donc, je te souhaite une belle continuation.

  • Speaker #1

    Merci beaucoup, Marc. Salut tout le monde.

  • Speaker #0

    Bonjour à tous.

Share

Embed

You may also like