- Speaker #0
Bonjour, bienvenue à toutes et tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de L'Autre Potentiel, j'ose ma différence, la chaîne pour et par les autres potentiels, où chaque histoire nous révèle que nous sommes tous, à notre manière,
- Speaker #1
uniques,
- Speaker #0
incroyablement capables et profondément connectés. Je vous propose aujourd'hui d'accueillir Quentin Degrote, coach éco-sensible et initiateur du projet Rose & Marius. Alors, Quentin. Bonjour, Quentin.
- Speaker #1
Bonjour, Marc.
- Speaker #0
Alors, dis-nous un petit peu, pour ceux qui ne te connaissent pas, qui es-tu ? Qui est Quentin ?
- Speaker #1
Alors, j'habite dans le Brabant-Ouallon. J'ai 42 ans. Je suis mari d'une superbe femme et j'ai deux enfants. Et je suis dans la vie de tous les jours ingénieur, ornithologue et coach de vie depuis plus récemment. Une activité que je développe. particulièrement pour les éco-sensibles.
- Speaker #0
Je t'ai présenté effectivement comme coach éco-sensible, alors qu'est-ce que c'est l'éco-sensibilité ?
- Speaker #1
Alors quand on dit coach éco-sensible, c'est un accompagnement de l'éco-sensibilité. Et l'éco-sensibilité... C'est une forme de sensibilité que beaucoup de personnes ont, qui est une grande attention, une grande connexion avec le vivant qui nous entoure. Que ce soit dans la nature, quand on se balade, mais aussi dans la vie de tous les jours, au niveau des pensées, au niveau de ce qui est important pour eux. Et donc cette sensibilité accrue pour ces dimensions-là peut s'apparenter à une hypersensibilité d'une certaine manière, mais plus dirigée sur certains aspects de la revue et sur certains aspects de ce qui les entoure.
- Speaker #0
Donc, si je comprends bien, c'est une forme d'hypersensibilité, c'est de nouveau cette hyperstimulabilité sensorielle qui fait que tu captes des choses et pour toi c'est plus lié à la nature.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça, c'est exactement comme ça que je la vois. C'est-à-dire, en quelque sorte, il y a des canaux particuliers qui permettent d'être attentifs plus que les autres à ce qui se passe autour de soi avec le vivant.
- Speaker #0
Et si ça vous dit rien à les hyperstimulabilités, je vous invite à écouter l'épisode numéro 1 où je vous explique bien sûr tout ça. Je t'ai aussi présenté comme l'initiateur du projet Rose et Marius. Alors c'est les prénoms des enfants.
- Speaker #1
Pas tout à fait, ou en tout cas ça aurait pu. J'ai choisi ce nom-là parce que c'est le prénom des enfants que j'aurais eu si je n'avais pas traversé cette phase d'éco-anxiété importante dans ma vie. J'imagine qu'on reviendra dessus. Et aujourd'hui, j'ai fait vivre ces deux personnages au travers de ce projet, mais ils représentent aussi une partie de moi, chacun, une partie différente. Je les ai un petit peu personnifiés comme étant chacun, représentant chacun une partie de mes émotions, en fait, liées au vivant.
- Speaker #0
et donc ça me donne envie de te poser la question quelle est la partie de toi qui est Rose et quelle est la partie de toi qui est Marius ?
- Speaker #1
Alors Rose, c'est la partie de moi qui est plus sujette quand je pense à ce qui se passe autour de nous, à la crise environnementale quand je me remets dans les dispositions que j'avais quand j'étais dans mes épisodes des Canxété Rose va être... celle qui était plus sujette à la tristesse, au désespoir, au découragement, plutôt dans l'intériorité. plutôt d'essayer d'accepter ce qui se passe, mais c'est une forme de résignation. Donc c'est un des pôles que je traverse régulièrement et avec lequel j'ai appris à vivre. Et l'autre pôle, Marius, va plus représenter ma colère, plus mon énergie d'aller contre ce système qui, à mon sens, ne va pas du tout. Mais en même temps, c'est... Difficile pour Marius de constater à quel point toute cette énergie, elle peut... perturber son entourage. Il souffre beaucoup de ça aussi. Donc, des deux côtés, ça représente les émotions difficiles que j'ai pu traverser. Des émotions plus douces et des émotions plus fortes, mais complémentaires, qui sont tous les deux là à tout moment, et avec qui j'ai vraiment appris à vivre. au quotidien et aussi avec qui j'ai appris à discuter d'une certaine manière pour les calmer, pour ne plus qu'ils prennent le pouvoir sur ma vie.
- Speaker #0
Ça m'amène à poser cette question, parce que j'ai bien vu l'ombre de Rose et Marius, mais le côté lumière, qu'est-ce qu'ils t'apportent tous les deux dans leur lumière ?
- Speaker #1
C'est vraiment le fait d'avoir pu en faire des personnages qui m'a beaucoup aidé de prendre un pas de recul d'une certaine manière sur ces émotions que je vivais, qui prenaient complètement le pas sur ma vie, qui m'empêchaient de voir le lendemain avec lucidité, c'était impossible pour moi tout un moment. Et cette distance et ce dialogue que je pourrais avoir avec eux, c'est pouvoir me dire Ah oui, mais ok, je suis triste, mais du coup, pourquoi je suis triste ? Qu'est-ce que j'ai l'impression d'avoir perdu ? Ça montre d'une certaine manière aussi que si j'accorde de l'importance à ce qui était perdu, c'est aussi que je montre beaucoup d'amour pour ces choses-là. Et donc ça m'a permis d'identifier ce que j'aimais dans le monde, ce que j'aimais bien voir. Ça c'est par rapport à Rose, par exemple. Et par rapport à mes discussions avec Marius, c'est d'identifier, voilà, qu'est-ce qui me met en colère, qu'est-ce qui me donne l'énergie d'avancer, qu'est-ce qui me fait bouger pour vouloir changer les choses. Et... Vraiment de rentrer dans ce dialogue, voir ce qui est important pour moi et comment je peux l'apporter dans ma vie de tous les jours, dans la réalité, plus dans ce dialogue intérieur.
- Speaker #0
Alors ce projet Rose et Marius, il n'est pas arrivé comme ça, il fait partie d'un cheminement, ton cheminement, donc si c'est ok pour toi. Déjà j'ai envie de te poser la question, depuis quand tu es hypersensible, écosensible ?
- Speaker #1
Alors, aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été quelqu'un de très sensible. Je vais dire que le mot éco-sensible ou même hypersensible, c'est très récent dans ma manière de le formuler. Je ne l'ai pas vécu comme ça. Et donc j'ai un peu réécrit mon histoire dans ma tête avec ces nouvelles lunettes aujourd'hui. Mais j'ai toujours été quelqu'un de très sensible, déjà enfant, petit enfant. Et cette sensibilité a toujours été liée au vivant. Donc il n'y a pas eu une phase où le vivant s'est connecté à ma sensibilité. Elles ont toujours fait partie du même ensemble pour moi. Enfant, cette sensibilité, elle s'exprimait de manière assez facile. J'étais très connecté à mes émotions. Plutôt calme, discret, gentil. mais avec un ressenti intérieur qui bouillonne à chaque fois qu'il y a des événements. Difficulté relationnelle quand même assez importante, parce que j'étais très vite submergé, je n'osais pas, j'avais peur du jugement, j'avais peur de faire du mal énormément aussi. Et par rapport aux vivants, ça s'exprimait plus avec un besoin d'être à l'extérieur, D'écouter les oiseaux à 6 ans, je connaissais déjà tous les oiseaux de Belgique, beaucoup de champs. C'était vraiment quelque chose, surtout avec les oiseaux en fait, que j'ai eu cette connexion assez jeune, mais de manière générale assez fort avec la nature. J'allais tout le temps à la pêche. Alors j'avais la chance d'avoir facile à l'école, d'avoir du coup beaucoup de temps. je recevais pas mal de liberté de mes parents pour pouvoir m'échapper et rester des heures dehors. Ces moments tout seul, ça se passait bien pour gérer ma sensibilité et d'être vraiment connecté. Et puis après, en grandissant, en arrivant à l'adolescence, ça a été un peu plus compliqué parce que là, j'ai été beaucoup plus soumis au regard de l'autre ou en tout cas, je me suis mis plus face au regard de l'autre. Et j'ai ressenti assez rapidement un décalage important. Et pendant cette période d'adolescence, pour moi, ce décalage, je le voyais plus comme... Voilà, je suis différent, donc qu'est-ce qu'il me manque ? Pourquoi je ne suis pas comme les autres ? Et ça, ça m'a suivi très longtemps encore par après. Qu'est-ce qu'il me manque ?
- Speaker #0
Oui, cette sensation de ne pas être assez.
- Speaker #1
Pas être assez, exactement. Voilà, les autres ont l'air plus sûrs d'eux, les autres ont l'air plus forts, ont l'air plus vifs d'esprit, ils ont l'air plein de choses que moi je n'ai pas. Et donc je me différenciais par ce qui me manquait. Donc ça, c'était une période plus difficile. et qui m'a fait me retirer quand même assez fort. Donc en tant qu'adolescent, j'avais très difficile à me faire des nouvelles relations et des nouveaux amis, je préférais rester dans mon coin. Donc j'avais quelques amis, heureusement, mais sinon, mes plus grands amis, c'était mes livres, les oiseaux, et des moments où je me retrouvais plutôt seul. Et puis en grandissant encore, j'ai rencontré ma femme assez jeune. Et là, tout a fort changé. Ma femme, elle était à la recherche justement, et c'est après coup que je le dis, mais ça me paraît très clair aujourd'hui qu'elle était à la recherche d'un homme plus sensible et plus gentil, plus doux, enfin c'est lié à son histoire personnelle. et donc et moi d'avoir pu apporter cette sensibilité et l'exprimer pleinement ça fait qu'on a tout de suite une relation assez fusionnelle qui a continué directement qui a fait tout de suite des bases solides et c'est toujours ma femme aujourd'hui et à partir de là je suis rentré dans une dynamique assez différente où où D'une certaine manière, j'étais toujours sensible, je l'exprimais dans l'intimité, etc. Mais par rapport au monde extérieur, je me suis mis un peu des carapaces. Je n'ai plus voulu montrer cette sensibilité que je prenais pour la faiblesse, d'une certaine manière. Et je suis rentré pleinement dans plutôt, voilà, maintenant j'ai une femme, on va construire une vie. J'ai assez facile à l'école, je le disais, donc je peux faire des études qui… mes études d'ingénieur. Donc je vais pouvoir… j'ai pu rapidement construire ma maison, avoir des enfants, avoir… faire des voyages. Donc on était dans la… j'étais vraiment dans la construction là, à ce moment-là, en suivant un modèle un peu préétabli de… Oui. Belle femme, beaux enfants, belle maison, belle voiture, belles activités. J'avais envie d'être le meilleur tout le temps. C'est mon leitmotiv, être le meilleur. Et puis ça a duré une quinzaine d'années, mais progressivement c'était de plus en plus dur à trouver du sens. dans cette ville. Et le sens a toujours été important pour moi. Déjà dans le choix de mes études, le fait de faire de l'ingénieur, c'était pour comprendre le comment et le pourquoi des choses, c'est d'essayer d'avoir une approche intellectuelle, technique pour trouver le sens. Ça me rassurait beaucoup. Et puis dans le choix de mes fonctions, de mes boulots, ça a aussi été d'arriver dans des fonctions plus... proche des centres de décision, etc., pour mieux comprendre ce qu'on me demandait, parce que je ne savais pas travailler sans comprendre l'assurance. Mais une fois que je suis arrivé là, j'ai vu que ça ne suffisait pas.
- Speaker #0
Oui, dans l'épisode 2, on a parlé du livre de Guy Hendricks, qui s'appelle Le Grand Sceau et de la Zone d'Excellence. Et quand je t'entends, j'ai un peu l'impression qu'on est là-dedans. En fait, tu as tout pour être heureux. Tout est logique. J'imagine qu'il te manque quelque chose à ce moment-là.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Il me manque quelque chose et je suis incapable de dire quoi à ce moment-là. Oui, bien sûr. Donc, c'est un sentiment de vide intérieur, mais sans aucune idée de comment le remplir. Mais ça ne pouvait pas spécialement durer. Et donc, dans l'histoire, ça a fini par s'arrêter après une année qui était très particulière, où... Une personne dans notre famille proche a été malade et ma femme s'en est beaucoup occupée. Donc de mon côté, je m'occupais beaucoup des enfants pendant une petite année. Une année où j'étais très disponible pour la famille. Donc j'avais plus que boulot de famille. Et après le décès de cette personne, on est rentré... j'ai pas pu sortir de ce modèle et là ce vide a fini par prendre complètement complètement le pas et je me suis écroulé avec un burn out, on était donc en 2015. Un burn out qui était une perte de sens complète. couplé à un épuisement, mais je serais bien incapable d'expliquer vraiment pourquoi l'épuisement physique venait avec.
- Speaker #0
Et comment se manifeste ton hypersensibilité durant toute cette période, de ces 15 ans, ou avant ce burn-out, dans cette vie, dans cette zone d'excellence, où est la place de ton hypersensibilité ?
- Speaker #1
Alors, je la sens ressortir régulièrement. Comme je l'ai dit, dans l'intimité, je la laisse sortir. Et c'est heureusement. C'était un peu le moyen de décharger la pression dans une cocotte minute. Mais dans le reste des aspects de ma vie, je n'allais presque plus dans la nature. J'étais tout occupé à construire ma vie. Et donc, quand la sensibilité s'exprimait, je la ressortis. Très net, parce que... dans mon boulot, j'avais peur que ce soit très mal perçu. Avec mes amis, je ne partageais pas cette même sensibilité, donc je la cachais, vraiment, c'était plus la cacher. Je la retrouvais à quelques moments où je pouvais être vraiment seul, toujours dans des lectures, toujours dans le fait d'écrire. Et donc... seul alors à ces moments là le seul moment où j'arrivais vraiment à la vivre je me permettais pas de la vivre avec d'autres et ce burnout il t'apprend quoi alors ? ce burnout au delà du fait que c'était très difficile sur le moment n'a pas duré très longtemps j'ai repris le travail assez vite peut-être dû à la fin prendre plus de temps justement combien de temps ? le burn out lui-même a duré un an mais j'ai travaillé un peu moins de deux mois ok et pendant cette période là j'avais plein d'émotions qui ressortaient donc beaucoup pleurer beaucoup me fâcher pour n'importe quoi sans aucune raison et au travail ça se passe comment ?
- Speaker #0
parce que tu me disais je n'osais pas montrer mon hypersensibilité aux autres Donc dans cette période où les émotions ressortent, ça se passe comment ?
- Speaker #1
Justement, du coup, je l'acceptais très mal, puisque les émotions ressortaient. J'ai eu des épisodes... Oui, je pleurais au travail, alors pour un homme... Déjà pleurer dans la société, c'est pas toujours facile, mais alors au boulot...
- Speaker #0
Et pour un homme,
- Speaker #1
tu l'as dit. Pour un homme, c'est mon sentiment en tout cas, c'est que ce genre d'émotion est encore plus difficile à se permettre en tant qu'homme que de femme. voilà c'est ma perception un homme ça ne pleure pas un homme ça ne pleure pas voilà ouais très fait mais du coup quand je suis pour sortir de de cet épisode j'ai fait beaucoup de méditation j'ai beaucoup écrit aussi donc là c'est vraiment du recul j'avais un médecin formidable qui m'a dit hum je te donne un médicament, mais dans ma prescription, il y a aussi au moins une heure à table pour chaque repas et deux heures dans la nature en promenade tous les jours. Et donc, j'ai recommencé à me balader, etc. Et je me suis senti très vite beaucoup mieux avec le fait de me reconnecter à la nature. qui fait que ma femme m'a proposé, puisqu'elle m'avait connu quand j'étais dans ma phase oiseau, elle m'a proposé, tiens, pourquoi tu ne ferais pas la formation ornithologue proposée par Natagora ? Je n'y avais pas pensé moi-même, ou je l'avais vu, mais c'est vraiment osé, en me disant, mais non, ça durait quand même quelques temps. Et donc je me suis lancé là-dedans, et ça a été fantastique, je me retrouvais les week-ends en sortie, avec des gens qui aimaient la nature, Donc me reconnecter à toutes les personnes qui ont une certaine sensibilité pour la nature quand même, ça m'a fait beaucoup enlever un gros poids. Et ça m'a aidé à avoir d'autres choses que juste boulot et famille. qui était un peu le modèle jusque là, donc je n'avais pas d'autre chose. Donc j'ai créé un autre pan de ma vie, réouvert un autre pan de ma vie, qui me permettait d'être gagnant liberté d'une certaine manière aussi. Et un pan de ma vie où ma... La sensibilité au vivant pourrait s'exprimer beaucoup plus librement.
- Speaker #0
Donc tu revis ?
- Speaker #1
Je revis, effectivement. Wow !
- Speaker #0
Et ça se termine là ?
- Speaker #1
Ça ne se termine pas là, puisque... En fait, c'est là que tout commence.
- Speaker #0
Tu revis et tout commence.
- Speaker #1
Je revis, donc je suis plus reconnecté à ma sensibilité, je suis plus à l'extérieur, je suis plus avec des gens qui partagent cette... sensibilité au vivant et ça me donne envie de m'engager, de faire plein de choses pour la nature, pour la vie. Donc je m'engage dans un parti politique, je fais tout ce que je peux pour diminuer. Mon empreinte environnementale, je m'engage dans des associations, mais d'une certaine manière, c'est un... Alors oui, je fais quelque chose, mais dans tout ça, je n'ai pas... c'était plus que mon boulot finalement. Ce n'était pas la partie sensible que je cherchais. Je n'y ai pas trouvé vraiment du sens. Et pourtant, en me connectant à tout ça, j'ai ressenti de plus en plus d'urgence, de devoir faire quelque chose, comme j'étais connecté au vivant, très sensible à ce qui se passait autour de moi, très empathique avec le vivant. C'est comme si j'ai commencé à beaucoup souffrir de voir... comment l'environnement évoluait, changement climatique, perte de biodiversité avec la sixième grande extinction de masse, etc. Et cette souffrance était de plus en plus importante, à un point où j'avais l'impression que cette souffrance n'était pas que ma souffrance. Je n'ai pas encore dit avant... mais dans ma sensibilité, gestion des émotions, c'est une chose, mais il y a aussi le côté gestion des émotions qu'on perçoit de tout l'environnement autour, d'où la difficulté de parfois être en groupe, etc., même si j'aimais bien ça, c'était quand même difficile d'être... constamment soumis à toutes ces émotions très sensibles, à la moindre tension dans un groupe ou des choses comme ça, eh bien je commençais à ressentir ça avec le vivant aussi, une forme d'empathie aussi avec le vivant, et donc c'est comme si cette souffrance, en fait, je la partageais avec le vivant. C'est un ressenti comme si ce n'était pas que la mienne. Alors c'est de l'ordre du ressenti, mais ça a pris vraiment le pas sur ma vie, et ça m'a fait, oh la nature souffre, et je souffre avec elle. C'est une phase de nouveau qui est devenue très difficile. On parle là de 2018, 2019. Et puis après 2019, je tombe sur toutes les théories de l'effondrement qui viennent rajouter une couche énorme de culpabilité. D'une part, c'est beaucoup plus proche. Enfin, la fin, entre guillemets, est beaucoup plus proche que ce que je pensais. Mais mon rôle est beaucoup plus important que ce que je pensais aussi. Et donc la culpabilité s'est développée là pendant deux ans, ça n'a fait que monter, donc ça m'a donné envie d'en faire beaucoup plus encore. Et je devenais infernal pour ma famille, pour... Enfin, pour moi, il fallait aller vivre dans une cabane dans la forêt, et d'avoir zéro empreinte, plus bouger... plus de projets, plus de vacances, parce que se déplacer, ça pollue. Je parlais d'autonomie alimentaire, je parlais d'autonomie énergétique, mais ce qui représente des efforts immenses.
- Speaker #0
Oui, que seul, tu ne peux évidemment pas.
- Speaker #1
Et qu'à cette époque-là, je portais complètement seul sur mes épaules et évidemment que ça ne pouvait pas marcher. Et donc, même d'un point de vue familial, ça a été dur pour mes enfants, pour ma femme, de me voir avec plus de projets, plus rien. Et un jour, je m'en souviens très bien, ma fille m'a dit, elle avait... C'était il y a trois ans et demi, donc elle avait dix ans environ. Elle m'a dit qu'elle avait peur pour la planète. et elle était en pleurs et je ressentais que en fait j'étais en train de lui transférer ma culpabilité alors qu'avec 10 ans elle n'en pouvait rien ça ça m'a touché beaucoup beaucoup et ça m'a fait d'une certaine manière c'était le dernier pas avant que la crise d'éco-anxiété devienne vraiment trop forte Et donc j'ai eu un deuxième arrêt dans ma vie professionnelle, qui n'est pas vraiment un burn-out à ce moment-là, mais plus vraiment une crise de co-anxiété qui me bouffait complètement. Ça a été beaucoup plus dur que le burn-out, mais j'en suis ressorti beaucoup plus grandi, beaucoup plus complet. Et ça s'est fait en plusieurs étapes, mais c'est toutes des étapes de découverte alors, avec un travail d'une personnelle, accompagnée d'une éco-psychologue, et puis un travail qui était plus de groupe, un collectif, au travers du travail qui relie. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais c'est des stages qui sont organisés dans lesquels on peut accueillir les émotions liées à l'écologie. Et puis il y a aussi tout un travail sur le masculin, le rôle des hommes dans la société. toutes les questions de domination, etc. Parce que la domination de l'homme sur la femme, d'une certaine manière, c'est la même que la domination de la société humaine sur la nature et l'environnement. En tout cas, je faisais ces liens-là. C'est tous les mouvements aussi de l'écoféminisme. Et tout ça fait que j'ai rencontré énormément de personnes qui vivaient les mêmes choses que moi. On a pu vivre toutes ces émotions-là en commun. et je me suis rendu compte que je ne portais pas ça seul sur mes épaules. Oui, j'avais une responsabilité individuelle, mais il y a une énorme responsabilité collective, et la souffrance est partagée, et les moyens d'action peuvent aussi être partagés. Et ça, ça m'a fait un bien fou, parce que je ne devais pas sauver le monde. seul, ce qui était impossible et donc qui me consumait un petit peu, mais... Je pouvais partager avec d'autres cette responsabilité et m'engager dans les voies qui moi me conviennent et faire ce qui me paraît le plus important, là où je suis bon d'une certaine manière, là où j'ai de la créativité, là où je prends du plaisir. Et donc j'ai pu réintroduire du plaisir dans ma vie, ce qui n'était plus le cas depuis quelques années. Et là, la sensibilité a pu reprendre d'une certaine manière le dessus, puisque je n'étais plus dans de l'action à devoir m'engager dans un parti politique, à devoir faire, faire, faire, faire et faire des choses parce qu'on me disait que c'était bien de le faire. Mais je peux choisir de m'engager dans ce qui me parle, et ce qui me parle, c'est là où je peux mettre ma sensibilité au service du vivant. et donc ça, ça a été libératoire tu remets du sens dans ta vie du coup je remets beaucoup de sens dans ma vie vraiment beaucoup et ça m'a fait découvrir je connaissais la transition il y a tout un mouvement de la transition en Belgique mais j'ai découvert qu'il y a une partie de la transition qui est la transition intérieure et la transition intérieure c'est les changements que l'être humain doit accepter ou doit faire à l'intérieur pour permettre que la transition puisse se réaliser dans la société. Et donc il y a vraiment un travail à l'intérieur de chaque être humain où la sensibilité peut intervenir de manière décuplée à mon sens. Et donc voilà, le sens que j'ai trouvé dans ma vie, c'est vraiment dans cette voie de la transition intérieure. Et du coup, alors que je fais le même job qu'il y a cinq ans, et qu'il y a cinq ans, ma vie était un enfer, aujourd'hui, dans ma manière de faire ce job, dans ma manière de le voir, dans ce que je fais autour, donc des activités complémentaires, mais qui font qu'aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir une vie qui a beaucoup plus de sens. Et voilà, je trouve ça magique d'avoir pu remettre ma sensibilité dans ma vie, et en fait, oui, c'était possible.
- Speaker #0
sans partir dans une cabane dans la forêt.
- Speaker #1
Et quand je t'entends depuis tout à l'heure, tu me dis j'ai remis la sensibilité dans ma vie dans quelle mesure elle était partie, cette sensibilité ?
- Speaker #0
J'ai toujours été sensible, mais aujourd'hui je n'ai plus de problème d'être sensible collectif, de mettre ma sensibilité au service de l'autre. C'est-à-dire, j'ai eu plusieurs expériences dans lesquelles, en me montrant vulnérable, c'est comme si j'ouvrais une porte aux autres de s'autoriser cette même vulnérabilité et de progresser et de découvrir leur propre voie, leur propre mystère, je dirais, et leur propre sens. C'est pas le mien que je leur impose, mais le fait de... m'exposer, leur ouvre la voie pour qu'ils puissent découvrir leur sens, leur propre sens. Et donc c'est vraiment, oui, je suis passé d'une sensibilité que je gardais pour moi à une sensibilité que j'ai pu partager et offrir d'une certaine manière. Et ça me donne beaucoup de joie, en fait.
- Speaker #1
c'est un super message que tu donnes je trouve c'est vrai que c'est ce que je percevais c'est que les deux grosses crises que tu as vécues j'avais l'impression qu'elle était là cette hypersensibilité mais tu étais dans ce côté ombre et ce côté je regarde pour moi je prends tout sur moi et puis à partir du moment où tu partages, où tu la montres tout devient beaucoup plus beaucoup plus de sens à ce que tu proposes donc c'est génial et j'ai pris conscience aussi que
- Speaker #0
Dans ces deux phases où je suis dans l'ombre, je porte déjà à ce moment-là plein d'idées sur comment les choses devraient être pour que ça aille mieux. mais aucune de ces idées ne peut passer pas dans l'état d'esprit où je suis alors qu'aujourd'hui en en parlant de manière plus ouverte plus spontanée et en me connectant vraiment à ma sensibilité à ce qui me parle et en étant plus lumineux d'une certaine manière ces messages portent beaucoup plus loin et donc même si au niveau faire j'en fais un petit peu moins et que ça reste du coup tenable dans ma vie, que c'est un bon compromis où je ne suis pas en train de tirer de tous les côtés, mon impact, il est beaucoup plus grand. Et ça, c'est génial, je veux dire.
- Speaker #1
Le monde s'enrichit à chaque fois que quelqu'un décide d'utiliser son potentiel. Tu l'as fait.
- Speaker #0
Exactement. Quand on laisse sortir cette lumière, l'impact est décuplé et du coup oui les possibilités sont infiniment plus nombreuses. On rentre aussi plus dans de la créativité, dans du nouveau. Avant en fait je faisais plus ce qu'on disait qu'il fallait faire. Aujourd'hui je suis plus à faire mes propres choix de ce qu'il y a de sens pour moi.
- Speaker #1
Et donc qu'est-ce qu'il y a de sens ? pour Quentin aujourd'hui, c'est quoi qui a du sens ? Peut-être ce projet Rosé-Marius, je ne sais pas. J'imagine que oui.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Alors le projet Rosé-Marius, tout à fait. Pourquoi j'ai appelé ça un projet d'ailleurs ? C'est parce que, oui, je souhaite accompagner les personnes qui sont sur ce même chemin. C'est-à-dire que je remarque que l'éco-anxiété, elle est aujourd'hui vécue comme un fardeau, d'une certaine manière. Alors qu'aujourd'hui, je la vois plus comme le symptôme qui permet d'indiquer, une indication en fait, qu'une personne est prête à avancer dans la transition intérieure. Et que donc, s'il avance dans cette transition intérieure, il va pouvoir après faire des nouveaux pas. plus importants, dans la transition extérieure, après. Et donc les deux doivent avancer de pair. Et du coup, l'éco-anxiété, c'est un indicateur. C'est un indicateur et on peut passer au-dessus. Alors on sera toujours éco-sensible. Ça oui, il ne faut pas l'enlever. C'est génial, cette connexion au vivant. Mais on peut passer au-dessus de l'éco-anxiété. Comment on passe en dessous, au-dessus, c'est où en dessous, peu importe.
- Speaker #1
On passe de toute façon, on la pense, on pense. Comment on dit, on la pense-perce.
- Speaker #0
Oui, on passe au travers. Et bien, c'est de permettre cette évolution intérieure et de se reconnecter à ce qui nous remonte. ce qui nous fait vibrer et pour lequel on a vraiment quelque chose à apporter au monde. Et je peux le connecter au sens d'une certaine manière. L'éco-sensibilité, qu'est-ce qui m'a donné beaucoup de sens, c'est de me rendre compte, eh bien, et si j'avais reçu ce don, cette capacité de ressentir le vivant pour un but bien précis qui est d'être le porte-parole ou la voix de la nature dans le monde des hommes.
- Speaker #1
ça donne beaucoup de sens à ma vie aujourd'hui et c'est un beau message pour les personnes qui nous écoutent c'est qu'elles sont dans leurs hyperstimulabilités le sens qu'elles veulent mettre c'est juste génial de dire j'ai comme un don quelque part j'ai quelque chose de différent et je mets cette différence au service pour toi du vivant, pour d'autres ça sera au service des autres, peu importe mais au service de quoi est-ce que vous voulez mettre vos hyperstimulabilités Qu'est-ce que tu conseillerais aujourd'hui à ce petit garçon que tu as été, à ce petit garçon qui a de l'hypersensibilité, qui est émotionnel, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Je crois que le petit garçon, il a vécu comme il devait vivre, c'est-à-dire qu'il vivait pleinement sa sensibilité. C'est plus la période d'adolescence qui a été le tournant, avec se confronter au regard de l'autre et aller chercher, aller constater la différence et comme je le disais, de dire mais qu'est-ce qu'ils ont en plus ? Donc se dire, moi je ne suis pas assez. Et donc ce que je conseillerais à l'adolescent, aux jeunes adultes et peut-être les adultes derrière, à ceux à qui ça parle effectivement, c'est la sensibilité, c'est aussi, c'est un plus. Ce n'est pas nécessaire de la comparaison déjà, bon, pose question de l'intérêt de se comparer, mais au-delà de ça, chaque personne, et en tout cas singulièrement pour moi, les personnes éco-sensibles ont aussi des plus qui sont extraordinaires. Un jour j'ai rencontré, à propos de la comparaison, un jour j'étais dans un groupe d'hommes et j'ai rencontré un homme qui était super beau. Il avait pour moi tous les critères de l'homme beau, viril, etc. Et on est rentré dans ce cadre où on se trouvait, dans un moment où on a exposé nos vulnérabilités, et cet homme souffrait. Donc moi, d'une certaine manière, j'étais, en me comparant, je ne suis largement pas aussi beau que cet homme-là. Oh, que j'ai marqué ! Que je crois ! Oui, d'accord, d'accord. que j'aimerais être aussi beau, etc. On est vraiment dans cette comparaison du je ne suis pas assez et lui, il est magnifique, etc. Et puis, j'ai entendu son message qui était dit je ne peux plus d'être beau Je n'en peux plus parce que les fans ne cherchent pas autre chose en moi que juste mon physique. Elles ne me regardent que comme quelqu'un de beau, mais pas ce que je pourrais avoir d'intéressant d'autre. je crois que c'est le jour où j'ai arrêté de me comparer. Parce que ce jour-là, j'ai compris, c'est fou, moi je l'idéalisais sur ce plan-là, mais je n'ai pas du tout conscience de tout ce qui va avec. Je ne vois que cette petite partie-là et je suis prêt à prendre que la beauté, mais pas tout ce qui va avec la beauté. Alors qu'en fait, ça ne va pas comme ça. Si chaque chose est... d'une certaine manière équilibrée. Et je crois que ce jour-là, il y a deux ou trois ans, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai arrêté de me comparer en disant Ah, je suis bien comme je suis
- Speaker #1
et on est tous bien comme nous sommes en fait. Regardons aussi ce qu'on a de bien et que les autres n'ont pas. Et bien sûr, les autres ont plein de choses super et qu'on n'a pas, ça s'appelle la complémentarité. D'où le nom de l'autre potentiel, nous sommes tous l'autre potentiel de notre voisin. comment est-ce que tu as envie de terminer cette émission ? Qu'est-ce qu'on n'a pas dit et que tu souhaites encore partager ?
- Speaker #0
Le point sur lequel je n'ai pas suffisamment insisté, je pense, c'est l'importance que ça a eu pour moi de me connecter à d'autres personnes et de me retrouver entouré correctement. C'est-à-dire, j'adore ma famille, j'ai plein de collègues super sympas, j'ai des bons amis, mais aucun. n'est éco-sensible. Aucun. Et ça, ça m'a pesé une très longue partie de ma vie. Le jour où j'ai pu me connecter à des gens qui partagent cette écosensibilité, de pouvoir parler de choses où chaque échange était un vrai soulagement, ça a tout changé dans ma vie. Et donc... Ça aussi, je le dirais aux écosensibles, mais je crois à n'importe qui, ne pas attendre trop longtemps avant d'aller chercher ailleurs, chez d'autres, ce qu'on ressent, ce qu'on partage avec eux. Je me disais, oui, mais j'ai des bons amis, j'ai une famille super et tout, je n'ai pas besoin de plus. Mais si, j'avais besoin de plus, j'avais besoin de me connecter à des gens qui pensent comme moi, qui ressentent comme moi, et ça, ça change, ça donne énormément de sérénité.
- Speaker #1
Merci. Non, mais c'est génial, parce que là, tu fais, on fait le lien avec tout ce que j'ai déjà raconté sur cette chaîne, c'était dans l'épisode 3, l'impression, l'importance de bien s'entourer, c'est vrai, d'aller vers les personnes qui sont comme nous, qui partagent les mêmes choses que nous, qui nous inspirent, c'est super important.
- Speaker #0
Je regrette de ne pas l'avoir fait pour tout. Voilà.
- Speaker #1
mais ça fait partie de ton chemin.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, tu peux justement, du coup, nous partager.
- Speaker #0
C'est ça. Et donc, je ne l'ai pas mentionné, mais c'est pour ça que ça s'appelle projet et pas coaching Rosemarius. C'est parce que je commence avec du coaching, donc en individuel, mais mon but n'est pas de rester sur de l'individuel. Et du coup... d'apporter des dimensions collectives à construire dans les années à venir, mais que je voulais déjà intégrer dans l'idée de base, c'est qu'on ne se sort pas de l'éco-anxiété.
- Speaker #1
Et comme tu l'as dit, l'éco-anxiété c'est un indicateur, donc quand on reçoit cet indicateur, c'est qu'on a quelque chose à en faire, et donc si... Je suis éco-anxieux que j'ai cet indicateur. J'ai qu'une seule chose à faire, c'est te contacter.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
En gros.
- Speaker #0
Oui, exactement. Et on pourra regarder ça ensemble. Il y a plein de choses à aller interroger sur... sur les différents aspects parce qu'il y a beaucoup de portes d'entrée à l'éco-anxiété. Il y a autant d'éco-anxiété que d'éco-anxieux. Bien sûr. Donc, je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier là. La manière dont je l'ai vécu n'est pas la manière dont d'autres personnes la vivent. Mais par contre, il y a des thèmes qui sont récurrents. Et donc, d'aller trouver le thème qui est celui qui va vous sortir de là, ça, je peux vous aider. Oui.
- Speaker #1
C'est tout à fait l'attitude coach on passe la carte du monde pour celle de notre coaché et du coup on peut l'aider beaucoup mieux tout à fait, ok et bien merci Quentin pour tous ces partages
- Speaker #0
Avec plaisir Marc, et merci de m'avoir invité dans ton podcast.
- Speaker #1
Ah, c'était un plaisir. Alors dans les prochains épisodes, nous continuerons à explorer le monde fascinant des autres potentiels, à travers des histoires, des réflexions, nous rencontrerons d'autres personnes comme Quentin, qui ont embrassé leurs hyper-stimulabilités et utilisent cette caractéristique pour enrichir leur vie et celle des autres. D'ailleurs, si vous souhaitez... construire un épisode avec moi, comme Quentin l'a fait aussi, vous connaissez quelqu'un qui pourrait apporter une plus-value à cette émission, n'hésitez pas à me contacter à mon adresse mail, marc@coachingetdecouvertes.be Restez avec nous pour continuer à explorer la richesse et la complexité de l'autre potentiel. Merci de nous avoir rejoints aujourd'hui et n'oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucun épisode. de notre voyage dans le monde des potentiels uniques et diversifiés. La magie est en vous, déclenchez-la pour oser votre différence dans notre monde.