Speaker #0Merci beaucoup, Émilie. Avant de donner quelques, on pourrait dire, quelques leviers dont nous disposons pour chercher cette paix intérieure de manière active, il y a peut-être un préalable, c'est d'avoir conscience que nous avons chacun ce qu'on pourrait dire créé. des conditions extérieures favorables. Avant le travail intérieur, il y a des conditions extérieures. Je parle de choses sur lesquelles j'ai prise. Il y a des choses sur lesquelles on a prise dans le réel, d'autres sur lesquelles on n'a pas prise. Et une première chose qui concerne quand je pense pas mal d'entre nous, c'est la question de l'équilibre de vie. Une première attention que nous avons chacun à avoir pour pouvoir trouver cette paix intérieure, c'est d'avoir une vie qu'on pourrait dire équilibrée. Nous sommes dans un monde où souvent on a des rythmes de vie qu'on pourrait qualifier de excessifs ou bien d'effrénés. Si c'est le cas de certains d'entre nous. Nous pouvons nous dire, je peux difficilement vouloir trouver la paix intérieure et sans arrêt en faire trop. Il y a un moment où je ne peux pas demander l'impossible. Il y a une cohérence à avoir et donc un recul à se dire, peut-être que je peux commencer par chercher à voir ce que je fais en trop. Dans cet équilibre de vie. Il faut vérifier qu'il y a quelque chose qui est en place, c'est ce qu'on pourrait dire, l'activité physique, l'activité corporelle ou l'activité manuelle. Il y a un truc qui est certain, c'est que nous pouvons parfois perdre de vue que le mental est quand même lié au corporel. Et donc si nous n'avons pas une activité corporelle suffisante, il y a un moment où le psychologique va être un peu en ébullition. Moi j'ai mis un petit peu de temps à repérer ça, maintenant je me connais. Et je sais que si je ne sors pas marcher 25 kilomètres de Paris une fois par semaine, l'aiguille commence à monter. Et si je suis trois semaines comme ça, là, en fait, tout à coup, j'ai du stress, de la tension qui arrive. Ce n'est pas parce que j'ai des problèmes. C'est parce que je n'ai pas honoré cette dimension corporelle. Donc, à chacun de se connaître. On n'est pas tous fait pareil. Mais d'être vraiment attentif. Une des premières choses à aller vérifier quand il y a de la tension qui arrive, c'est est-ce que j'exerce mon corps ? Est-ce que j'offre à mon corps l'espace, on pourrait dire, ou la respiration dont il a besoin ? Voilà le premier aspect assez simple d'équilibre de vie. Et une deuxième chose dans ces conditions qu'on pourrait quand même qualifier d'extérieures, c'est la question du remplissage du mental. Il y a un risque, évidemment, qui est omniprésent aujourd'hui, c'est de remplir notre esprit par des pensées, par de la distraction. Il y a tous des moments où nous avons besoin que notre esprit, on pourrait dire, se relâche un peu. Et donc, ça, ça va être la distraction saine. Je peux lire quelque chose, je peux regarder un film. Mais ce qu'il faut vraiment surveiller, c'est le moment où je glisse de ça à je me distrais et je me redistrais et je me redistrais. Où là, la distraction, elle n'a plus le même sens. La distraction, là, elle devient une espèce de fuite du fait que je ne veux pas me retrouver face à mon mental, face aux pensées intérieures, face aux émotions qui tournent en moi. Donc, il y a deux fonctions très différentes. Et souvent, nous nous glissons du 1. aux deux. C'est-à-dire que c'est légitime. Après, je n'ai pas une journée de boulot de se dire « Là, il faut que je m'arrête un peu, il faut que je me pose. » Mais, comme vous voyez, je risque de pouvoir après remplir. Évidemment, aujourd'hui, le moyen principal, ça va être celui des réseaux sociaux, qui fait que je vais laisser rentrer ça comme une espèce, on pourrait dire, d'écran de fumée mentale qui vient s'installer en moi et qui me sert à quoi ? Qui me sert à ne pas me retrouver face à moi-même d'une certaine manière. J'ai des pensées récurrentes qui produisent un certain stress. Et donc, pour éviter ça, inconsciemment, je vais m'occuper l'esprit par de la distraction. Ça, c'est une fuite en avant et donc, en fait, c'est une impasse. C'est une impasse. Il y a un moment dans la vie où je dois faire face aux pensées qui sont la cause de mon agitation intérieure. Je dois faire face aux émotions. d'inquiétude, aux émotions de peur. Sinon, c'est comme si je mettais un couvercle dessus. Et donc là, la question test, c'est est-ce que je suis en paix dans le silence au-delà de 15 minutes ? Si le silence, vous voyez, me fait rapidement basculer dans de l'agitation intérieure, c'est que ma paix intérieure, en fait, c'est une illusion. Une fois qu'on a identifié peut-être ceux qui nous agitent, maintenant on va découvrir des leviers, essayer de recenser quelques leviers qui peuvent nous aider à nous attaquer à ça. Mais la condition préalable, c'est de repérer mon état d'agitation. Je pense que c'est important pour chacun de nous, on peut se poser cette question. Est-ce que je sais repérer le moment où il y a la tension qui vient intérieurement ? Est-ce que je suis capable de nommer le moment où il y a l'agitation mentale ? Est-ce que je repère le moment où des pensées commencent à tourner en boucle ? Ce qu'on appelle le ressassement. avec le vécu émotionnel qu'elle suscite. C'est ça qui crée aussi la tension, l'inquiétude. Souvent, en fait, nous, ça vient, le film s'installe, et c'est quasi inconscient. On sait à peine que c'est là, et tout à coup, on se réveille, et on sait par ça que ça fait une heure et demie, ou que c'est depuis le matin qu'on a le truc qui tourne. Vraiment, je pense qu'un des gros enjeux, et qui est un peu le préalable de ce que je vais dire ensuite, c'est d'apprendre à avoir une espèce de réactivité, pour voir, vous voyez, l'agitation. l'inquiétude, la tension qui est en train de s'installer. Sinon, je la subis. C'est une espèce de film intérieur qui est là. Et donc, plus je le fais, plus je repère, plus je vais être ensuite réactif, capable de me donner des moyens pour trouver la paix. Donc, apprendre à nommer ce qu'il y a en moi et à le conscientiser. Un premier moyen, on a eu un petit groupe tout à l'heure, on a échangé un peu là-dessus. Un premier moyen, c'est de s'ancrer dans le réel. Vous voyez, quand on est dans le mental qui tourne, le premier moyen, c'est de s'ancrer dans le réel. Et ça, il y a des modalités diverses. Je peux, de manière très, très simple, en fait, juste regarder les choses. Ça peut paraître idiot, mais c'est juste ça, regarder les choses. On peut dire contempler le réel tel qu'il se donne à moi. Vous voyez, j'entre... Dans une pièce, j'entre dans un lieu. Est-ce que je prends le temps d'avoir une attention aux objets, aux couleurs, à ce qui se passe, aux personnes qui sont là, aux situations ? Est-ce que j'accueille la beauté de ce qui m'est donné ? Oriane, qui est ici, disait tout à l'heure, le métro qui peut être un lieu de tension, qui peut créer de la tension. Si j'entre dans un wagon et que d'un coup, je deviens attentif au fait que... Il y a deux adolescents qui sont en train de rire entre eux. Il y a une maman qui est là avec son bébé. Il y a un homme qui est en train de lire un livre. Et en fait, juste s'ouvrir de manière très simple au poids concret de ces situations, qui sont des situations, on pourrait dire, belles et bonnes. Contempler le réel. Une deuxième modalité pour cet ancrage, c'est d'une activité manuelle. Je pense que certains d'entre nous ont peut-être déjà fait cette expérience que si je me mets à passer l'aspirateur chez moi, parfois je peux avoir des trucs qui redescendent. Ça ne suffit pas forcément. On peut avoir le film qui continue en passant l'aspirateur. Mais pour les hommes, ça fait déjà beaucoup de choses à gérer. Parfois, pour les hommes, c'est efficace de juste passer l'aspirateur. Ça peut être de dessiner, ça peut être de faire un truc de cuisine, ça peut être de bricoler. Quelque chose d'ancrage dans le réel qui va. qui va me faire me reconnecter au concret. Il y a encore d'autres manières de faire. Il y a des exercices assez très simples de cohérence cardiaque. Peut-être certains d'entre vous ont déjà pratiqué ça. C'est-à-dire des exercices de respiration qui produisent immédiatement quelque chose. Tout ce dont on parle là, cet ancrage dans le réel, ça va produire souvent un effet assez immédiat. Deuxième grand moyen, c'est de se recentrer ou de se centrer sur le présent. Je ne développe pas trop ce qu'on a entendu dans le témoignage d'Emilie. Vous voyez que souvent, le mental est dans la projection lointaine. Dans ces moments-là, ce dont j'ai besoin parfois, c'est de me recentrer sur aujourd'hui. Qu'est-ce qui m'est donné pour aujourd'hui ? Et comme on l'a entendu, si le aujourd'hui ne suffit pas, c'est-à-dire là pour l'heure qui vient. Donc peut-être que c'est un exercice que vous pouvez faire. en direct, si vous êtes sur deux niveaux, si vous êtes à la fois avec moi en écoutant et en même temps un peu ailleurs, vous pouvez dire, je choisis d'être complètement là, maintenant. La suite peut attendre, avoir cette capacité de centrement. Un troisième grand moyen, c'est de pratiquer la gratitude. Souvent, ce qui amène de l'agitation, c'est plutôt des perspectives de ce qui ne va pas trop. de ce qui m'inquiète, de ce qui n'est pas encore clair. Et donc, un point d'appui pour nos pensées, pour notre mental, c'est de regarder ce qui va bien. Dans ta journée, il y a des choses qui sont super, déjà. Dans ta journée, il y a des choses qui vont bien. Se centrer dessus, ça va déjà, c'est vraiment un moyen très efficace de casser la boucle sur le négatif. Là, tu essaies de mettre en place une, pas une boucle, mais en fait une attention sur le positif. Cette pratique-là, elle est extrêmement simple, mais elle change la vie. Ça demande un exercice un peu intérieur au début, puisqu'on a notre esprit qui part toujours sur la même pente. Mais quand on commence vraiment à développer cette habitude-là, il y a quelque chose de très puissant qui se met en place. Mais le prolongement de ça, c'est je me centre sur ce qui est positif et je le reconnais comme positif. C'est-à-dire pouvoir intérieurement se dire ça. C'est un cadeau, là, ce que je viens d'apercevoir. Ça, c'est bon. C'est la première page de la Bible, c'est Dieu qui regarde la création, puis il dit, c'est bon, ça. Et donc ça, c'est pour nous, apprendre à faire ça. On regarde quelque chose, on dit, ça, c'est bon, ça. Prendre le temps de nommer, de recueillir ce qui nous est donné, en fait, dans le fil de nos journées. Donc c'est un acte à la fois très concret, très simple, mais qui demande une intention. précise. Et puis un quatrième, c'est-à-dire chacun d'entre nous, dans des moments qui sont plus difficiles, je parle de moments où il y a peut-être de l'angoisse qui revient, une espèce d'agitation, me souvenir qu'il m'est arrivé de bonnes choses. Et peut-être encore plus précisément que j'ai déjà vécu des situations angoissantes dont j'ai trouvé l'issue, qui n'ont pas été indéfinies. Et donc, je peux avoir a priori l'idée que ça peut se renouveler. On pourrait s'arrêter là, et c'est souvent ce qui nous est proposé, de travailler sur cette paix intérieure comme une paix psychologique. Mais la tradition spirituelle, et en particulier la tradition spirituelle chrétienne, nous rend attentifs au fait que la paix intérieure est au sens profond. c'est la paix spirituelle et que la paix spirituelle est d'une autre qualité, on pourrait dire d'une autre profondeur que la seule paix psychologique. Et je vais terminer avec ça, parce que c'est vraiment quelque chose que nous apporte de très spécifique la relation à Dieu. C'est d'arriver à voir que la paix que notre cœur cherche est au-delà de simplement la paix psychologique. Et que cette paix spirituelle, elle est liée à la relation à Dieu. Et donc, si j'ai une relation à Dieu, eh bien, il y a d'autres moyens, on pourrait dire d'autres leviers qui me sont donnés. Le premier, c'est de se placer sous le regard de Dieu. Ce qui est, on pourrait dire, dans la tradition spirituelle chrétienne, mais aussi dans des traditions non chrétiennes, c'est quasiment une définition de la prière. Je vous lis la parole d'un psaume qui évoque ce mouvement intérieur que je peux faire, qui s'adresse à Dieu. Seigneur, tu me scrutes, tu me regardes et tu sais, tu sais quand je m'assois, tu sais quand je me lève. De très loin, tu pénètres mes pensées, tous mes regards te sont familiers. Je me mets sous ce regard de Dieu qui lui me connaît, qui me connaissait avant, qui me connaît maintenant. qui connaît la suite. Non pas comme un truc, comme une perspective angoissante, mais plutôt comme un regard bienveillant. Lui sait, et donc il n'y a pas à s'inquiéter. Je ne parle pas juste de l'idée que Dieu est omniscient, que Dieu connaît toutes choses, je ne parle pas juste de cette idée. Je parle d'un mouvement du cœur et de l'âme qui se place devant Dieu. Donc ce n'est pas simplement au niveau réflexif, c'est Merci. un acte de prière, je me mets dans la présence de Dieu qui est là et qui me regarde. Si vous vous dites j'ai jamais fait ça, faites-le. Faites-le un jour. Ce soir, maintenant, là tout à l'heure, pendant la musique qui va suivre. Tu me scrutes, tu me regardes Seigneur et tu me connais. Je te laisse me regarder. Ton regard bienveillant qui sait le passé, le présent et l'avenir. Un autre mouvement qui peut venir Un autre mode de la prière, ce n'est pas de regarder que Dieu me regarde, mais c'est moi de porter mon regard sur Dieu, on pourrait dire en esprit, dans la foi. C'est ce qu'on appelle plutôt la louange. C'est-à-dire que je regarde Dieu dans sa grandeur. Je considère Dieu dans son infinité. Dieu qui est sagesse, Dieu qui est bonté, Dieu qui est lumière, Dieu qui est incommensurable. qui me dépassent. Et en fait, ce mouvement de l'esprit et du cœur, qui peut passer par des gestes corporels, c'est très bienfaisant pour la paix. C'est-à-dire que je me mets au contact de celui qui est absolument stable, immuable. Dans les traditions spirituelles, on dit Dieu, il est immuable. Dieu, il est perfection. Et bien, tout à coup, même si je continue, j'ai mes problèmes et tout, mais tout à coup, je suis comme appuyé, je touche. par l'esprit, la solidité absolue de Dieu. Et donc, il y a quelque chose de cette solidité qui va se communiquer à toi et qui va apaiser l'agitation du fait que si c'est que sur toi, que tu tournes sur toi-même. Si vous vous dites, j'ai jamais fait ce truc-là, essayez. Il n'y a pas à se prendre la tête. Vous voyez, vous vous ouvrez à cette présence de Dieu et vous dites... des choses grandes au sujet de Dieu. La semaine dernière, je me suis réveillé, ce qui m'arrive très rarement, j'ai de la chance, avec une espèce d'angoisse qui était là, je ne sais pas d'où elle venait. Et ça tombait bien, c'était le jour où je vais marcher hors de Paris. Et je n'avais pas marché depuis à peu près 15 jours, ce qui était déjà peut-être un des premiers motifs. Mais j'ai fait le combo 25 km de marche... en louant Dieu. On peut louer Dieu pendant un certain temps. Là, j'étais à 4h30. Le truc, 25 km de marche, tu loues Dieu pendant 4h30. Entre le matin, midi et le soir, l'état intérieur, ça n'avait rien à voir. Moi, ça m'a mis là et je suis là-dessus depuis lundi. Il y a le mélange des deux. Il y a la partie du corporel et puis il y a la partie du vers Dieu. Et le mélange des deux, je vous promets... essayez-le. Ce que je veux dire, c'est que vous voyez, vraiment, des paroles sur la grandeur de Dieu et puis une respiration corporelle, tout à coup, vous vous dites, en fait, il n'y a pas de problème. Les choses se remettent en place. C'est comme une séance d'ostéo-spirituel. C'est-à-dire qu'en fait, les choses se remettent en place. Ce qui paraissait inquiétant, en fait, retrouve sa place très relative. Ça va bien se passer. Dans la relation à Dieu, je peux aussi prolonger ce que j'ai évoqué tout à l'heure comme le quatrième moyen. Là, c'est le troisième. C'est de faire mémoire de l'action de Dieu dans ma vie. Et on peut faire mémoire des événements qui se sont passés. J'ai dit qu'on peut se dire, si je m'en suis sorti une fois, je peux m'en ressortir une autre fois. Mais vous pourriez me dire, ou pas. Je me suis sorti une fois, mais je ne vais peut-être pas m'en sortir la suivante. Qu'est-ce qui vient m'affermir et me dire que ça va bien se repasser à nouveau ? Ce qui peut être le point d'appui pour ça. C'est que Dieu est fidèle. C'est que Dieu est fidèle. Et donc, ce qu'il a commencé, il va le continuer. Il va l'achever. Et donc, nous pouvons nous attendre dans une dimension spirituelle de la vie, dans une dimension croyante. Je peux m'attendre à ce que ce que Dieu a commencé en ma faveur, il va le continuer et il va l'achever. Donc, il va renouveler ses actions et il va faire plus encore. Et Dieu est un Dieu de croissance, Dieu est un Dieu de vie. Il a donné des choses, il a semé des choses, il va les emmener au bout. Je veux faire mémoire de ce que Dieu a commencé et qui va continuer. Et pour terminer, je voudrais juste m'arrêter justement sur ce point que j'ai évoqué tout à l'heure. C'est que dans cette recherche que nous avons tous dans notre cœur de la paix, il y a le risque d'absolutiser la paix psychologique. Je veux me sentir bien intérieurement, ce qui est bon en soi. C'est-à-dire qu'à la fin, ça va être ça pour tout le monde. Et globalement, je pourrais dire que c'est légitime d'aspirer à ça. Et comme croyant, on peut dire que c'est ce que Dieu va te donner. On peut s'attendre à ça. Mais la relation à Dieu, elle va aussi venir remettre de l'ordre à l'intérieur. Vous voyez, Dieu est un... est un Dieu de lumière qui vient révéler aussi de l'ombre en nous. Dieu est un Dieu de vérité qui vient révéler des mensonges en nous. Dieu est un Dieu de vie qui vient révéler des zones mortes en nous. Et ça, le moment où la lumière vient sur l'ombre, ce n'est pas reposant, ce n'est pas tranquillisant. Au contraire, ça te sort de ta tranquillité. Le moment où la vie vient en toi et vient toucher peut-être des zones un peu mortes ou desséchées, ce n'est pas forcément ultra paisible. Ça peut presque être douloureux, ça peut créer du mouvement. Donc contrairement à ce qu'on dit parfois, de dire les gens croient pour se rassurer, ou bien les croyances font du bien psychologiquement, l'expérience de vie spirituelle montre que ça, c'est pas vrai, en fait. Que quand t'es dans une relation avec Dieu, ça secoue, il y a du mouvement, il y a de l'intranquillité à certains moments. C'est-à-dire que si tu veux te laisser conduire à une vraie paix spirituelle, il faut laisser Dieu venir faire la vérité en toi. Si tu aspires vraiment à une paix supérieure qui vient de Dieu, il faut accepter que Dieu vienne te montrer dans ta vie, dans tes relations, dans tes pensées, ce qui n'est pas en ordre. C'est un point d'attention avec lequel je termine. Parce que peut-être que certains d'entre nous qui sont là ou bien qui écoutent ce podcast, vous voyez, peuvent à un moment sentir que si je commence à entrer dans une relation avec Dieu, il y en a parmi nous qui ont déjà expérimenté ça, tout à coup, il y a un peu un vertige qui peut venir. Et donc, je peux être tenté de dire non, je veux garder ma vie comme elle est là. Elle est bien là en ce moment, je suis pas mal là. Si je laisse Dieu entrer, je ne sais pas ce que ça va faire. N'ayez pas peur de ça. Dieu t'enlève une paix psychologique temporairement pour te donner la paix véritable. C'est ce que Jésus dit. Une de ses paroles à ses disciples à la fin de sa vie dit, « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » Il dit, ce n'est pas... à la manière du monde que je vous la donne. C'est autre chose. Nous pouvons méditer quelques instants, entrer en nous-mêmes, chacun. Et peut-être une première question que nous pouvons avoir dans le cœur, c'est de nous connecter à cette aspiration que nous avons. à trouver la paix. Est-ce que nous prenons du temps, parfois, pour sentir qu'il y a cette aspiration en nous ? Et puis vraiment comme petit exercice auquel je vous ai invité, qui peut être fait vraiment tous les jours, c'est est-ce qu'il y a quelque chose qui t'agite en ce moment ? Est-ce que ces temps-ci, je suis capable de nommer en fait ce qui crée petite tension quelque part, ou plus importante ? Est-ce que je vois d'où ça vient ? Est-ce que c'est une peur ? Est-ce que c'est une inquiétude ? Est-ce que c'est une angoisse dont je ne sais pas trop d'où elle arrive ? Est-ce qu'il y a une pensée qui tourne en boucle par rapport à quelqu'un, par rapport à un événement ? Et on va juste activer le petit réflexe de la gratitude et vraiment essayer tout de suite, en quelques secondes, de vous dire il y a ça qui est bon dans ma vie aujourd'hui. Une chose à laquelle je pense, que j'ai vue aujourd'hui, ou quelque chose qui est... Et je dis ça, c'est bon ça dans ma vie aujourd'hui. Et pour terminer, je vous invite à vraiment donner de la place à Dieu pour qu'il se parle ou bien au moins à ouvrir cette perspective. Et en fait, cette paix que je cherche, elle vient de plus loin que moi. C'est pas juste avec des techniques, c'est pas juste avec des pratiques psychologiques que je vais obtenir la paix complète du cœur. Je veux plus. Et entendre cette parole de Jésus. Je vous donne ma paix, ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Si ça vous parle, vous pouvez demander à Jésus, Jésus donne-moi, donne-nous ta paix. Il y a forcément une personne autour de vous à qui ce podcast peut faire du bien. Prenez 15 secondes maintenant pour lui partager l'épisode. Et abonnez-vous !