Description
"Même quand on ne souhaite pas spécialement utiliser l'intelligence artificielle, d'autres l'utilisent, et cela a des conséquences sur notre vie." Leila Slimani
"Pour l’instant, toutes les IA ou presque ont été entraînées par les mêmes personnes, avec les mêmes biais. Il faut se dire que plus on ouvrira le secteur de l’IA à des personnes différentes, plus l’IA sera inclusive." Hélène Soyeurt
Quatre ans après l’apparition massive de l’IA générative dans notre quotidien (via la mise en ligne de l’interface conversationnelle ChatGPT), quel regard porter sur cette technologie dont les ressorts sont maintenus volontairement dans l’opacité par les géants du numérique ? "On ne sait pas comment l’appréhender et encore moins la critiquer", constatent Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa dans leur essai IA : le grand enfumage. "Comment se mobiliser sur quelque chose qu’on ne voit pas, qui est difficilement tangible, et dont les dégâts semblent diffus et lointains pour beaucoup d’entre nous ? Pourtant, nous sommes tous affectés par ces technologies au quotidien, sans toujours nous en rendre compte."
Dans son dossier d’octobre 2026, axelle souhaite lever le voile, mieux comprendre les enjeux (sociaux, économiques, environnementaux...) suscités par l’IA et réfléchir aux conséquences – bien réelles – sur la vie des femmes.
Nous commençons par donner la parole à deux femmes qui travaillent avec ou sur l’IA :
• Hélène Soyeurt, professeure à l'Université de Liège sur le campus de Gembloux Agro-Bio Tech et donne des cours de data science (science des données) aux futur·es bioingénieur·es
• Leila Slimani, coordinatrice de l’asbl INFOREF, un organisme liégeois qui œuvre pour l’intégration du numérique dans l’enseignement et le secteur associatif. Elle est également l’une des créatrices d’Inclusiv.IA, une plateforme destinée aux professionnel·les pour vérifier si les IA développées présentent des biais de genre.
On le voit, "la question de l’intelligence artificielle n’est pas technique, mais éminemment politique". S’interroger sur l’IA – sans nécessairement la rejeter en bloc –, c’est donc aussi questionner le monde réel, le réinvestir, pour identifier nos manques et nos besoins. C’est vouloir garder la main sur notre avenir, forcément collectif !
Réalisation, prise de son, montage et mixage : Maïté Warland. Générique : Time Sick Rap / Trap Beat / Hard Hip Hop Rap Instrumental 2019 (prod. Kyu Tracks). Illustration de la série : Candela Sierra. Illustration de l’épisode : Hayley Watson.
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