- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
On se retrouve, ça va et toi ?
- Speaker #0
Bah ouais ça va, écoute.
- Speaker #1
C'est bien, grâce à ce podcast, on se voit tout le temps. Notre freestyle quotidien est devenu...
- Speaker #0
Réalité !
- Speaker #1
Réalité, c'est trop cool ! Et en plus tu fais des bonnes salades.
- Speaker #0
Je trouve ça dingue quand même que le mois de septembre soit quasiment fini. Non mais ça a commencé hier, c'est pas possible.
- Speaker #1
C'est pas possible, et là on rentre dans le dur de l'hiver quoi, bientôt !
- Speaker #0
Non mais attends, c'est bientôt les vacances scolaires.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est incroyable. Enfin bientôt, bientôt.
- Speaker #1
Ouais ouais, c'est incroyable. C'est incroyable. Tout ça, et tout ça, et tout ça, le ski, et blablabla. Oh là Et bientôt, nous allons... L'été, c'est demain.
- Speaker #0
Laisse tomber. Moi, j'avais une question pour cet épisode.
- Speaker #1
Ah ouais ? C'est quoi le thème ?
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que nos vies, elles seraient différentes sans les réseaux sociaux ?
- Speaker #1
Alors, la réponse, c'est un grand oui.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Pour moi, il n'y a même pas de débat là-dessus. C'est grave. C'est le jour et la nuit. Les réseaux sociaux, ils ont affecté. Complètement. Ça peut être... Enfin... En vrai, il y a beaucoup de négatifs, donc ils ont affecté le monde d'aujourd'hui. Au-delà que c'est devenu un travail pour certains, et il n'y a pas de souci, c'est un très bon travail quand il est bien fait. Complètement, complètement. Mais franchement, c'était un tsunami. Pour moi, c'est un tsunami, ça a tout changé. Je ne sais pas si elle serait moins bien ou meilleure. En vrai, on ne peut pas savoir, vu qu'on n'est pas dedans. T'imagines, on serait resté bloqué au Moyen-Âge, on ne sait pas.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a beaucoup de bien. Je ne le dramatise pas autant. Enfin, pas autant que tu le dises, mais autant que les gens le dramatisent un peu les réseaux sociaux. Mais je trouve qu'il y a tellement eu de choses négatives qu'on a perdu le côté juste, positif, à poster. Là, je trouve que tout le monde est rentré dans une éra de comparaison. Comparaison.
- Speaker #1
J'ai terminé ta phrase parce que ça me...
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Comparaison. C'est vrai que s'il n'y avait pas les réseaux, on n'allait jamais dire, lui, il a ça, moi, j'ai ça.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis là, on est un peu dans le retour des vacances. Donc, je vais parler de ça. Mais il y en a beaucoup, par exemple, qui n'ont pas les moyens d'aller en vacances. Et on montre nos vacances. On, parce que je m'inclus dedans. Moi aussi, je me mets vacances. Je fais des stories, je fais des vidéos, etc. Je suis contente de poster. Et je trouve que du coup, ça peut être tellement malsain. Parce qu'il y a des personnes qui n'ont pas les moyens, ou alors ils vont faire seulement une vacance, et ils vont s'arrêter là, mais ils vont voir que d'autres personnes, ils vont faire ce pays, après ce pays, après ce pays, et ils se disent mais attends, mais c'est dingue, moi je n'ai même pas pris l'avion, je suis partie en Bretagne, c'est très bien, mais c'est très bien, mais justement, on est tellement là à se comparer, qu'on a perdu, je trouve, le beau côté des réseaux sociaux.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, tu as raison. On serait moins au courant de la vie des autres. Oui, c'est ça. On ne sera pas amené à voir ce qu'il a fait lui, où il est allé. Donc, on serait moins dans la comparaison. Mais on aurait aussi moins cette impression. C'est-à-dire que là, ça nous fait rêver aussi parfois de voir des destinations. Ça,
- Speaker #0
c'est le bon côté.
- Speaker #1
Oui. Et c'est vrai que le mauvais côté de ça, ça peut être déprimant pour certains. Et d'ailleurs, on a vu, tu as vu, ça va jusqu'au drame, les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Malheureusement, c'est devenu souvent un drame. Ça finit souvent dramatique. Parce que les gens, ils se comparent et ils vont voir un tel à ça, un tel à ça. Et justement, je trouve que c'est tellement... Au début des réseaux, c'était vraiment montrer ce qu'il y avait. Là, les gens, ils montrent même ce qu'ils n'ont pas. Juste pour faire rêver.
- Speaker #1
C'est du semblant. En fait, c'est pas la vraie vie.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et ça, les gens, ils ont du mal à le comprendre. Parce qu'au-delà de la comparaison, on a toujours l'envie de faire mieux que l'autre.
- Speaker #0
Et de faire comme les autres.
- Speaker #1
Même mieux. Parce que du coup, les gens, ils sont trop parfaits.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et c'est vrai que sans les réseaux, on serait peut-être plus dans la vraie vie et on parlerait plus aux gens naturellement sans avoir le dire de « Ah oui, il a mis ça sur ses réseaux. » Non, non, c'est... Les réseaux, ça peut être nocif à certains points. Toi, tu penses à partir de quel âge il faut accéder aux réseaux sociaux ? T'as vu la loi, là ? Moi,
- Speaker #0
15 ans, je crois, non ?
- Speaker #1
Ouais, je crois que... Je sais pas comment ça s'est fini, cette histoire, mais j'avais vu la loi et je m'étais dit que c'était une bonne idée, franchement.
- Speaker #0
C'est une très bonne idée. Alors, moi, je serais même partie... Je voudrais même pousser un peu plus loin. Je voudrais même dire 18 ans.
- Speaker #1
Ouais, après, faut pas non plus les couper du monde, tu vois ? Parce qu'après, on va arriver dans un monde où... Oh my god,
- Speaker #0
ils vont dire c'est quoi ça ? Non mais justement, tu peux le laisser accéder sans forcément qu'il ait un compte.
- Speaker #1
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #0
Voilà, donc avant 18 ans, je ne l'aurais pas laissé. Alors, c'est quelque chose que je ne peux pas faire. Parce que je pense que quand il va rentrer au collège, mon enfant, tout le monde va avoir un réseau, va avoir un téléphone. Tu ne peux pas le couper de ça. C'est impossible de le couper de tout ça. Et c'est même méchant, en fait, de faire ça parce que ton enfant, il va être rejeté de tout le monde.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
complètement. Mais voilà, les réseaux, tu ne sais pas en fait sur quoi il peut tomber. Là, par exemple, je vais parler de la plateforme TikTok. Pour moi, elle est tellement malsaine, cette plateforme, Parce que bah Si on parle par exemple d'Instagram, je le trouve un peu plus contrôlé quand même.
- Speaker #1
Écoute, j'ai été agréablement surprise parce que j'avais vu un post posté il y a 15 minutes et il y avait une violence dedans et j'ai fait un signalement. Au bout de 20 minutes, il était supprimé. Donc je pense que oui, effectivement, Instagram est plus contrôlé. Facebook aussi, parce que du coup, je pense que c'est la même, ce que j'avais vu aussi. Après, parfois, ils font un...
- Speaker #0
Ils floutent.
- Speaker #1
Oui, ils font un... Est-ce que tu veux regarder ? Oui. Bon. Dans ce cas-là, c'est bien, même si les gamins ne peuvent pas appuyer. Mais TikTok, c'est sans limite.
- Speaker #0
C'est sans limite. Et puis, tu peux vraiment voir tout et n'importe quoi. C'est très rare que je trouve que les vidéos soient censurées, que les vidéos ne soient même pas autorisées à être publiées.
- Speaker #1
Moi, je ne suis pas trop sur TikTok, je te dis la vérité. TikTok, j'envoie... Quand tu m'envoies un truc, je clique pour regarder.
- Speaker #0
Moi, je suis sur TikTok. J'adore cette plateforme.
- Speaker #1
Mais est-ce que tu regardes ?
- Speaker #0
Je regarde,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Mais en fait, mon algorithme fait que ça tourne vraiment sur ce que moi j'aime. Donc ça va être des vidéos lifestyle, des recettes de cuisine, etc. Donc mon algorithme est très sain. Mais il suffit que je tombe sur une vidéo qui est très malsaine et que je regarde plus de 2-3 secondes, la prochaine vidéo, ça tue mon algorithme. Donc c'est très très rapide. Et je me suis rendu compte de ça, c'est que l'algorithme est fait de façon très rapide. Ça veut dire que je peux regarder, ne serait-ce que quelques secondes d'une vidéo qui est de base m'intéressait même pas, les prochaines vidéos seront orientées en ce sens. Donc ça veut dire qu'un enfant qui peut être sur TikTok et qui regarde une vidéo qui est malsaine et qui va l'intéresser au début, les prochaines vidéos vont être orientées vers ça. Donc je trouve qu'honnêtement, c'est une plateforme qui est très très très dure à gérer. Donc oui, il a 18 ans comme ça,
- Speaker #1
mais je ne sais pas. Oui, la majorité, quoi.
- Speaker #0
Oui, mais honnêtement, c'est impossible. C'est impossible de contrôler un enfant de 15 ans, 16 ans, et de dire, tu as un téléphone, mais je ne te donne pas la plateforme. Réellement, c'est très, très délicat. Je n'ai vraiment pas hâte d'être dans ces environnages. On a le temps un petit peu. Oui, on a le temps.
- Speaker #1
Ça passe vite.
- Speaker #0
Mais là, sans parler d'enfants réellement, les réseaux, pour moi, c'est... Il faut vraiment l'utiliser de façon... Abonné, c'est vrai. Oui, exactement. Et de façon où tu sais que ça peut être faux. Il ne faut pas tomber dans une matrix où... Oh là là, cette femme, cet homme, ils ont une vie incroyable, ce couple. Non, ça peut être joué. Je ne sais pas si tu te rappelles, il y avait une... Je n'ai pas regardé. La vérité, je ne l'ai pas regardé. Je ne sais plus si c'était un documentaire ou une série. Je crois que c'était sur Netflix. Où la maman, en fait, elle montrait une vie... idéal, une vie, waouh, tu rêves. Tu dis, c'est une bonne maman. Elle avait deux filles, il me semble, si je ne dis pas de bêtises. Ils vivaient soit aux Etats-Unis, soit au Canada, je ne sais plus. C'est une immense maison magnifique. La vie de rêve, tu vois. Et c'est quoi la chute ? Et en fait, la chute, c'est que c'était une mauvaise mère. En fait, elle battait ses filles. En fait, tu ne voyais pas ce côté. Et en fait, c'est là où tu vois le côté vraiment négatif des réseaux.
- Speaker #1
Oui. Alors moi, je vais aussi parler du côté positif.
- Speaker #0
Où il y en a ?
- Speaker #1
Oui, il y en a, bien sûr. C'est vrai que la vie serait différente, ça c'est sûr, mais pour quelqu'un qui travaille dans le divertissement, dans la création, c'est une vitrine énorme. Et c'est ça qui rapporte du travail. Et je pense que ça a donné beaucoup d'emplois aussi.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Donc non, il y a de tout partout dans tous les cas. Mais c'est vrai que les réseaux sociaux, ça peut aussi apporter des bonnes idées, des bons témoignages. Il y a un peu de tout, il y a du docteur à l'influenceuse, il y a un peu de tout.
- Speaker #0
Non, bien utilisé, je trouve que c'est bien.
- Speaker #1
Ça peut faire l'affaire.
- Speaker #0
Moi qui avais, il y a 5 ans de ça je crois, 5-6 ans de ça, j'avais ouvert un compte Instagram, je faisais de la papeterie, je faisais des sablés, etc. J'ai eu énormément de clients grâce à mon compte Instagram. Après, j'ai complètement changé. Je suis devenue décoratrice d'intérieur. Rien à voir. Mais pareil, c'était grâce à Instagram où j'ai eu des clients. Ça peut être une très bonne vitrine, comme tu as dit. Il faut vraiment l'utiliser de façon réaliste. Ouais,
- Speaker #1
et puis après, les grandes entreprises aujourd'hui, tout le monde est sur les réseaux. Tout le monde. Ça fait partie de notre vie, de notre quotidien. C'est une façon de publicité. Ouais, c'est ça, il faut l'utiliser correctement. Et puis aussi, en tant que consommatrice ou consommateur, il faut limiter. Parce que quand je vois, moi, le temps d'écran que je mets, je me dis à un moment donné, stop. Ça veut dire, là, c'est too much, et ça ne va pas dans le bon sens pour mon cerveau, quoi. parce que tu vois les trucs de swiper comment on appelle ça comment on appelle ça ce geste là swiper quand on swipe mais ton cerveau en fait il suit pas l'info et tu vois moi par exemple à cause
- Speaker #0
de ça vraiment je peux dire vraiment que c'est à cause de ça que ça soit une série que ça soit un épisode que ça soit un podcast ou tout ce qui te passe par la tête qui peut être vu et écouté je le regarde en minimum fois deux
- Speaker #1
Parce que... Même les audios ?
- Speaker #0
Tout. Même une vidéo, maintenant, je suis très contente que sur WhatsApp, on peut mettre des vidéos x2.
- Speaker #1
Sur WhatsApp ?
- Speaker #0
Ouais, et je regarde ça en x2. Et quand je regarde un film ou un passage, je m'intéresse pas, j'avance, j'avance. Donc peut-être qu'un épisode, je dis n'importe quoi. Ou un épisode, je dis n'importe quoi, qui dure de base, de base, 30 minutes. Déjà là, moi, je le regarde en plus rapide parce que je le mets en x2. Et tellement j'avance que limite, l'épisode de 30 minutes, je l'ai regardé en 5 minutes.
- Speaker #1
Non mais ça...
- Speaker #0
mais par contre moi je fais jamais ça parce que moi je suis dans le rapide ça va faire perdre mon temps donc j'avance je trouve que tu vois par exemple la plateforme TikTok c'est vraiment ça qui nous a mis dans la rapidité on swipe tellement trop que si les deux premières secondes ne captifient pas on swipe, allez vite, on passe à autre chose c'est pour ça,
- Speaker #1
moi mon mari qui est dans le créateur de contenu il me dit les premières secondes d'un épisode ou bien d'un d'une vidéo,
- Speaker #0
c'est la plus importante.
- Speaker #1
C'est ça qui captive. Moi, franchement, je ne suis pas comme ça. Même si ça ne m'intéresse pas, je vais regarder. Je suis un peu laxiste, tu vois. J'attends, peut-être qu'il y a quelque chose qui va faire boum.
- Speaker #0
Alors que moi, le temps que je regarde si la vidéo m'intéresse, en même temps, je vais lire les commentaires. En même temps, je vais parler avec quelqu'un. Je fais 3-4 choses en même temps. Je ne peux pas. Impossible. Je ne sais pas. Impossible que je regarde une vidéo. C'est impossible sans rien faire à côté. C'est soit je lis le commentaire, soit je me fais un truc, soit je prépare un truc, soit je ne peux pas juste me poser et que mes deux mains ne soient pas prises. C'est-à-dire que je vais peut-être sortir un mot mêlé en même temps que je vais écouter, je ne sais pas. Limite, je peux regarder une série. Ça, je l'ai fait. Ça, je l'ai déjà fait. Oh là là,
- Speaker #1
qu'est-ce que tu vas dire ?
- Speaker #0
C'est sur ma tablette. C'est-à-dire que je suis collée à la tablette. C'est en face de moi. Je regarde TikTok en même temps. Mais qu'est-ce que je comprends ? Je ne sais pas. Je suis concentrée sur quoi ? Sur rien. Je ne peux ni être concentrée sur la série parce que je ne la regarde pas. Ça tue, mais... complètement le cerveau. Complètement. Alors ça, encore une fois, je ne sais pas si c'est à cause des réseaux, mais c'est le fait que c'est rapide. Vite, vite, vite.
- Speaker #1
Aujourd'hui, tout est vite. Je pense qu'on profiterait plus de la vie sans les réseaux. Je pense qu'il y a quoi qui changerait ? Déjà, il y a quoi qui changerait ? C'est la vie avec les gens. Pour moi, il n'y a plus d'interaction. Et puis même, on se verrait plus parce que on dit réseaux sociaux, mais en vrai, Whatsapp, FaceTime et tout, c'est compris. Bien sûr. Aujourd'hui, même je vois avec mon père qui habite à l'étranger, en fait, on se suffit d'un fast-time. Bon, on se voit de temps en temps, mais je veux dire, OK, c'est trop bien, ça maintient le lien et tout, je suis d'accord. Mais il n'y a plus ce manque. Il n'y a plus le contact physique.
- Speaker #0
Ce qu'il y a plus, c'est ce manque.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Le téléphone, t'entends-tu la voix ?
- Speaker #0
C'est ça. Et bien là, je vois ton gestuel et je vois tout. Donc, je n'ai plus besoin, entre guillemets, de te voir. Mais alors... Je suis partie à une représentation avec ma maman il y a quelques temps. Candle lights.
- Speaker #1
Avec les bougies partout.
- Speaker #0
Avec les bougies partout, c'était trop beau. Et en fait, on n'avait pas le droit de filmer.
- Speaker #1
Ah oui, j'avais vu ça.
- Speaker #0
On n'a pas le droit de filmer.
- Speaker #1
Photo ou même pas ?
- Speaker #0
Rien. Le téléphone est rangé. On vient de taper les doigts, entre guillemets, sur les doigts.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Et en fait, je regardais et la personne à côté de moi... téléphone mis sous le menton, en mode, il faut que je filme, la personne à côté, elle filme. En fait, on est tellement accro à... Non, il faut que je filme, il faut que j'ai mon téléphone. On ne vit pas le moment comme ça. Que du coup, personne ne le profitait. Et deux secondes, enfin, quand la présentation, il restait juste une partie à jouer, ils ont dit, c'est bon, on enlève la restriction depuis le téléphone, vous pouvez filmer cette partie. Eh bien là, ce n'est pas les gens, ils ont... enlever leur téléphone, ils ont sauté sur leur téléphone pour vite filmer c'est pas en mode, ah bah on a le droit c'est pas grave je vais quand même regarder et puis je fais une petite partie,
- Speaker #1
non pour mettre sur les réseaux c'est pour prouver que moi je suis sortie exactement,
- Speaker #0
moi la première moi la première parce qu'on tombe sur ce truc de et puis un truc mais pareil, quand je regarde la durée de mes vidéos Elle dure plus comme avant 2 minutes, 3 minutes, où tu vas le mettre sur un cadre. Elle dure 2 secondes, 3 secondes, 4 secondes, parce que c'est du contenu, parce que c'est une story. Et je me suis fait de la réflexion la dernière fois parce que je croyais que j'avais envoyé à ma tante, ou je sais plus, j'avais envoyé une vidéo. Et quand j'ai regardé ce que j'ai envoyé, en fait, je me suis dit, mais qu'est-ce qu'elle va comprendre de ce que j'ai envoyé ? Ça dure 2 secondes, 3 secondes. Et je me suis dit, c'est horrible. Alors, encore une fois, oui, c'est moi, ma façon... d'utiliser les réseaux et qu'il m'a fait comme ça parce que c'est pour publier, c'est pour... Oui,
- Speaker #1
c'est un engrenage.
- Speaker #0
Par exemple, mon mari, c'est quelqu'un qui ne va jamais poster, il ne poste jamais. Mais alors, il utilise à sa façon les réseaux, mais ils sont peu les personnes qui ne postent pas.
- Speaker #1
Ah, ils sont peu ?
- Speaker #0
Ils sont peu. Et pareil, il y avait une personne devant moi, elle a pris l'angle qu'il fallait, avec la luminosité qu'il fallait, parce que pour poster, pour montrer...
- Speaker #1
Pour avoir la meilleure vidéo.
- Speaker #0
Pour avoir la meilleure vidéo.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Donc, encore une fois, je m'inclus dedans. Je m'inclus complètement dedans parce que je suis une personne qui adore partager. Et on n'est pas là pour juger. Pas du tout. Alors là, ça serait vraiment l'hôpital qui soude la charité si moi, je juge ce que j'adore penser. J'adore faire des vidéos et tout, etc. Mais ouais, c'est horrible. Donc ouais, les gens...
- Speaker #1
Il faut avoir le bon fond. Moi, personnellement, quand je poste une story, ce n'est pas pour dire que je suis à l'a-la-faire, mais pas vous.
- Speaker #0
Mais moi aussi, je ne le poste jamais dans le but de dire pour montrer où j'ai été. En fait, c'est vraiment du partage. Oui, c'est du plaisir. Mais ça peut devenir malsain quand même.
- Speaker #1
Bien sûr. Mais après, tout le monde n'est pas pareil. Donc, c'est compliqué d'aligner tout le monde sur ça. Bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que la réflexion que je me suis faite quand j'ai vu la durée de mes vidéos, deux secondes, trois secondes, quatre secondes, je me dis, en fait, je vis pour ça. Enfin, je vis pour ça. Non, c'est trop gros dire, mais je fais des vidéos seulement. Pas pour le souvenir. En fait,
- Speaker #1
ce n'est pas toi, c'est ton inconscient.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est-à-dire que ce n'est pas toi qui te dis, c'est ton inconscient. Tu as vu des vidéos courtes, tu vas faire des vidéos courtes. En fait, c'est l'inconscient qui parle.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Donc, même si tu te dis, je ne vais pas, je ne vais pas, finalement, tu vas tomber dedans. Et franchement, comme j'ai dit, c'est un engrenage. Donc, une fois que tu prends plaisir, ça y est, tu y vas.
- Speaker #0
Moi, il y a une fois, il y avait mon fils et ma fille qui... C'est un enfant qui est en train de jouer sur leur tapis, etc. Et en fait, j'ai ouvert Instagram pour regarder la vie de quelqu'un d'autre. La vie de quelqu'un d'autre ? La vie de quelqu'un d'autre. Je suis allée regarder des stories. Et les stories, elles étaient longues, donc je suis allée en regarder. Et j'ai eu un... Un flashback ? Ouais, je me suis regardée un peu de loin. Et j'ai dit, attends, tes enfants sont en train de jouer. Toi, t'es assise sur ta chaise en train de regarder la vie de quelqu'un d'autre qui joue avec son enfant. Mais attends, mais pose ton téléphone et fais la même chose. Pourquoi ?
- Speaker #1
Ça prend beaucoup de place. Ça prend beaucoup de place.
- Speaker #0
Et je me dis, mais je m'en fous si j'arrête une story. Et en fait, maintenant, je pense énormément comme ça. Ou c'est pas grave, si je zappe la story de quelqu'un, qu'est-ce que ça va me faire ?
- Speaker #1
Bah oui, ça va rien t'apporter.
- Speaker #0
Mais par contre, justement, à contrario, je vais perdre en ne pas passant du temps avec mes enfants, en ne pas passant du temps pour moi.
- Speaker #1
Bah oui, ça bouffe le temps.
- Speaker #0
complètement.
- Speaker #1
C'est pour ça que moi, maintenant, je me suis fait une règle et ça fait deux ans, c'est difficile de tenir parce que tellement c'est une addiction. On est accro. Je me suis dit, trop, je me suis dit, quand les enfants rentrent de l'école, parce qu'en fait, est-ce que tu as vu la vidéo ou pas ? En gros, il y a toutes les heures sur un papier et il y a une maman qui coupe le papier pour dire, bon, de 8h à 10h, de 8h à 9h, je prépare l'enfant, 9h à 16h30, il va à l'école, donc il ne restait plus que 16h à 20h, 20h, il dort. donc après on rentre de l'école on se douche 18h, on mange 19h il reste 19h à 20h l'heure et la fille elle disait dans sa vidéo c'est en anglais mais elle disait en gros profiter de ce temps et moi je me suis dit clairement mes enfants rentrent de l'école je pose mon téléphone j'appelle les fast time pour la famille qui sont à l'étranger ça c'est bien sûr je compte pas ça dans le temps des réseaux sociaux Mais les réseaux sociaux, c'est pour moi tellement consommateur que je me dis, écoute, je me concentre aux enfants. Attends, on ne peut pas ne pas les voir grandir. On est tout le temps sur nos téléphones.
- Speaker #0
Exactement. On les voit à travers un téléphone. C'est horrible.
- Speaker #1
Donc, deux, trois heures par jour, c'est consacré aux enfants. Et franchement, je vous le suggère. Faites le test. Essayez de vous détacher. Parce que moi, c'est vrai que mon mari, il a son travail sur le téléphone. Donc, il y a des fois, ça m'insupporte. C'est tout le temps sur le téléphone. C'est le travail dessus, je comprends, il n'y a pas de souci, mais il y a des temps pour tout.
- Speaker #0
Et c'est dur.
- Speaker #1
Un jour, on avait fait une cure, on avait laissé le téléphone. Ma mère, elle était en panique, elle s'est dit j'avais oublié. On avait décidé à 9h du matin. Aujourd'hui, on ne le prend pas jusqu'au soir. C'était un samedi, il y avait les filles, on était repartis à l'aquarium. À Corium, j'étais en train de bouffer les doigts pour faire des photos de la sirène. Mais tu sais ou pas ? Non. J'avais mis mon téléphone, on avait mis dans le sac, on l'avait gardé, mais éteint. Ma mère, elle a été en panique toute la journée. Bah oui, tu vois, il fallait qu'on prévenait. J'avais pas prévenu, on a dit, c'est bon, là, viens, on stoppe. Et tu sais que c'est moi, je l'avais engrené, et après, je suis retournée en mode... Il faut que les potes prennent film et la sirène ! Ma fille, elle était en mode... Maman ! Je veux une photo de la sirène, tu vois même elle, elle m'a réclamé pour après regarder... Dans ce cas là,
- Speaker #0
il faut mettre en mode agent ?
- Speaker #1
Non, pour moi, il faut un appareil photo. Pour revenir à l'ancienne. Oui,
- Speaker #0
parce que tu m'avais acheté.
- Speaker #1
Ah oui, le Polaroid à ton anniversaire. C'est une bonne idée ça, franchement c'est une super idée pour se détacher des téléphones. Moi je pense qu'à un moment donné, le téléphone ça peut bouffer notre vie.
- Speaker #0
Complètement,
- Speaker #1
complètement. Et là je parle même pas de réseaux sociaux, je parle de téléphone en général.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Parce que le téléphone c'est nocif. Même si c'est notre vie. Aujourd'hui, moi, je ne me vois pas vivre sans. Et je ne sais pas ce que la vie serait sans. Est-ce que tu regrettes, dans ta tête, si tu pouvais enlever les réseaux ? Est-ce qu'aujourd'hui, tu te dirais je ne veux plus qu'il y ait de réseaux dans ma vie ? Non. Tu aurais eu le choix. Non.
- Speaker #0
Parce que je suis une personne qui vit bien avec les réseaux. Je sais que je culpabilise très, très, très, très, très rarement sur les réseaux, dans le sens... Ça ne m'est peut-être quasiment jamais arrivé de regarder une vidéo et de culpabiliser à cause de cette vidéo. Voilà, donc je le vis bien.
- Speaker #1
On a une certaine détache.
- Speaker #0
C'est ça, exactement. Moi, c'est plus le fait de l'utiliser correctement. C'est surtout ça. Et comme tu dis, moi pareil, j'essaye que mon enfant... En quelques heures, on ne va rien rater. Et si on rate, c'est qu'il fallait qu'on le rate. C'est, je laisse mon téléphone en mode pas silencieux. Je suis joignable de telle heure à telle heure. Il n'y a aucun problème. mais... on m'envoie un message, si c'était très urgent on m'aurait appelé, donc c'est que c'est pas urgent si tu m'envoies un message, je peux te répondre en deux heures, c'est pas grave, je préfère voir mes enfants et pas les voir à travers un téléphone, pas leur parler et ne pas être avec eux à 100% on est avec eux on les écoute à moitié mais en plus de ça, on leur interdit le téléphone mais nous on est toujours sur le téléphone donc même, y'a pas de c'est même pas non du tout Donc, je préfère dire mon enfant, il est rentré de l'école. Je laisse le téléphone à sa place. Pas loin, parce qu'il faut que je sois joignable. Mais je ne suis pas sur les réseaux à ce moment-là. Voilà. Donc, je pense qu'on fait bien. Il faut juste maintenir ce...
- Speaker #1
On va terminer cet épisode avec prenez soin de vous. Laissez vos téléphones.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Profitez de votre vie réelle.
- Speaker #0
Réelle, oui.
- Speaker #1
Et tout ce qu'on voit sur les réseaux, même si vous l'avez déjà entendu, on vous le redit, ce n'est pas... vrai et ce n'est pas la réalité. Bien qu'il y ait des similitudes, peut-être, c'est toujours... Excuse-moi, mais est-ce que tu as déjà vu quelqu'un qui pose sur Insta son bazar ? Bon, maintenant, ça se fait un peu, c'est la mode. Mais genre en mode, en publication, en mode, voilà ma vie. Non. C'est vrai qu'il y a Marie Leonardi, tu vois, c'est qui ? C'est une comédienne que j'ai découverte, elle joue au théâtre à côté de mon mari. Et en fait, c'est vrai qu'elle faisait des blagues comme ça et tout, mais quand je... dans son spectacle, mais quand je l'ai vue sur les réseaux, elle montre tous les vrais coups. Mais elle a raison. Et puis à la fin, elle dit, vous n'êtes pas seule. Je dis, non, je n'ai pas ça. Oui,
- Speaker #0
parce qu'on voit des maisons rangées à la perfection, mais pourtant, ils ont 3, 4, 5 enfants. Tout est beige, tout est blanc. Et ça reste blanc. Mais non, ce n'est pas la vraie vie. Moi, tu rentres chez moi à 17h, 18h, 19h, c'est là, pas gay. Et c'est OK. Alors que, je veux dire, ça devrait être OK, ça devrait être... On doit l'assumer. Moi, je suis désolée, mais j'ai des enfants. Ça n'existe pas.
- Speaker #1
Même avec l'argent du monde, même avec les femmes de ménage du monde, il y a toujours quelque chose.
- Speaker #0
Mais oui, moi, mon linge, il est toujours rempli. J'ai toujours des paniers qui traînent partout parce qu'ils ne sont pas rangés. Oui, comme dans la vraie vie. Oui, c'est ça. Je ne peux pas dire que...
- Speaker #1
Je pense que c'est que les princes et les princesses qui ont passé de vie.
- Speaker #0
Oui, parce que les gens, ils font à leur place. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Et dans ce cas-là, vous enviez-les dans la vraie vie, mais pas sur les réseaux. on vous fait des gros bisous on a bien débattu et on se dit à très vite bye bye