- Speaker #0
Et salut les gens, comment ça va ?
- Speaker #1
Ouais ! Ça va.
- Speaker #0
Bienvenue dans l'horreur du dimanche, le podcast des films qui foutent le mort. Il l'a fait. Et bonne rentrée, le podcast du frisson mou.
- Speaker #2
Bouh !
- Speaker #0
Ouais c'est mieux ça, c'est mieux.
- Speaker #3
On est plus sans jouets.
- Speaker #0
C'est mieux, c'est mieux. C'était bien les vacances ?
- Speaker #3
Oui. Il ne faut pas répondre, c'est rhétorique.
- Speaker #0
C'est une question rhétorique, oui. Vous savez, fut un temps, on essayait de coller une forme de calendrier de l'année. Thème école pour la rentrée, thème reine ou sapin pour Noël, thème olé olé pour la Saint-Valentin. On a fait ça ? Non, je ne crois pas qu'on ait fait ça.
- Speaker #2
C'était une bonne idée.
- Speaker #0
Et bien maintenant, on s'en fout. On s'en fout complètement. Puisque là, quand vous annoncez que le thème, c'est le vent, on pourrait dire, je pourrais vous souhaiter qu'un vent nouveau souffle dans ce salon. où l'ambiance est mortifère un anticyclone et vous savez où le vent ne souffle pas au Ikea d'Italie 2 je croyais qu'il allait faire sur la Vallée à l'Horlois de Rétenne mais même pas même pas les tribus d'Anna pour la rentrée pas de fenêtre, pas de lumière, j'y suis allé ce matin c'était horrible il a fallu qu'on se tape toute la visite pour aller chercher une bibliothèque qu'on avait préalablement commandée, je me suis dit que ça devait sûrement faire décompenser des gens qui étaient malades parce que moi ça m'a fait décompenser Est-ce que tu as le nom de cette bibliothèque ?
- Speaker #3
Ah non je sais plus C'est un calaxe peut-être ?
- Speaker #0
Non c'est pas la bibliothèque J'ai oublié Moi c'est Varsta C'est pas ça non plus, ça commence par un G J'ai subi comme on dit une tempête émotionnelle que j'ai encore du mal à canaliser Je comprends Bon écoutez ça a été une expérience pour moi plus dure que prendre l'avion mais bon au moins l'impact carbone est quand même moins négatif. Bref, pour alimenter les débats houleux, il y aura, comme d'habitude, Lola. Ça va, Lola ?
- Speaker #4
Ben oui, écoute, on a survécu à l'été.
- Speaker #0
Camille, toi, t'as passé un bon été aussi ?
- Speaker #4
Je te mettais un vent. Oui, j'avais ça en très très bon été.
- Speaker #0
Et les lés, c'était bien les vacances ?
- Speaker #3
Ouais, ouais, c'était bien.
- Speaker #0
Comme un lundi, en fait.
- Speaker #3
Comme un lundi. J'ai un super ventilateur dans mon salon, moi aussi, maintenant. Comme vous, là. Ah oui,
- Speaker #4
et puis ça rejoint la télégraphe. Je me mets en dessous, du coup, maintenant,
- Speaker #3
sur le sol.
- Speaker #4
Très intéressant.
- Speaker #0
Ah oui, mais c'est vrai qu'il faut absolument faire l'acquisition de ce genre de dispositif. L'âge de glace, avécide, prince des flammes, la rentrée des classes. à Brice, prince des fans. Ventilo en anglais. C'était mieux que Brice, prince des ventes.
- Speaker #3
C'est notre fan.
- Speaker #0
Martois à Brice. Martois, putain là. Commence pas l'année comme ça.
- Speaker #3
Il rigolait avant que tu l'embrouilles.
- Speaker #0
L'horreur du dimanche, épisode de la rentrée. 80. C'est tout pile. C'est maintenant et on va commencer avec le film que j'ai sélectionné. Et c'est...
- Speaker #1
Tu es fou ? Je parle à toi, Russell ! Tu penses que je suis un thief ? Dors bien dans tes
- Speaker #5
bâtiments, parce que si ceci est vrai... Il n'y en aura plus.
- Speaker #0
Et voilà, là c'est fini normalement. C'est piégeux. Il a renversé toutes les fourchettes. Vous reprendrez bien un peu de papa. Dans mes nouvelles chroniques de l'hétérosexualité, on essaye de savoir si la normativité normale est normée en normopathe. D'aucuns diraient même Zinzi Flex. Et bien la réponse est oui. Alors Tech Shelter, c'est le deuxième long-métrage d'un réalisateur étasunien. Il s'appelle Jeff Nichols, originaire de l'Arkansas, et son comédien fétiche, c'est Michael Shannon que vous avez entendu, qu'il a plus ou moins révélé au grand public qu'il avait fait des trucs avant, mais il n'avait pas ce niveau de fame. Mais Jeff Nichols, c'est surtout l'expert des Daddy Stories. Sa plus grande spécialité, c'est la daronade, et on ne s'en lasse pas.
- Speaker #4
Il a un nom d'une sauce.
- Speaker #0
Bah oui, La daronade. La daronade. Tech Shelter raconte l'histoire de Curtis, un prolo de 35 ans qui est marié à Samantha, Jessica Chastain. Et il est aussi père d'Anna, une petite fille qui est sourde dans le film. Curtis fait de terrifiants cauchemars dans lesquels une pluie de gasoil annonce une colossale tempête qui rend son entourage pourtant familier menaçant. Son chien le mord, son collègue l'agresse, sa femme le menace d'un couteau, bref. intense et quasi réelle. Lorsqu'il se réveille, il convulse, il pissolit et ressent dans sa chair la douleur imaginée, si bien qu'il confère à ses rêves une dimension prémonitoire, prémonitoire d'une fin qui serait proche. Problème de sommeil into mauvaise humeur into grosse engueulade into problème d'oseille. Aïe, aïe, aïe, aïe, c'est chaud. La daronna, la Jeff, est en train de prendre et de monter. Alors que faire lorsque homme contrarié ? Pas parler. mais l'homme creuse des trous dans le jardin et devient instantanément un prépeur pour la fin du monde je rigole un peu là mais c'est quand même un film assez intense et habité quand même de Tex Shelter oui parce que là c'était un résumé un peu grossi un film habité au sens où il essaie de nous dire plein de trucs et je crois quand même qu'il y a à faire les buzzwords là maintenant une vraie critique Merci. du capitalisme dans la manière dont Curtis, qui est donc un prolétaire qui travaille dans les travaux publics, a recours non pas aux soins parce que c'est trop cher, mais à la marchandise pour tenter de répondre à un conflit interne. Par exemple, lorsqu'il creuse un trou dans son jardin, il s'endette encore, puisqu'il est déjà endetté pour la maison, pour s'acheter un conteneur qu'il enterre dans le sol et rempli de boîtes de conserves. Mais ça ne s'arrête pas. de pas là. Il y a des scènes où on voit Curtis sur son lieu de travail. Son temps est compté. Ses objectifs sont chiffrés. Rien de très extraordinaire, puisque c'est en fait la vie de beaucoup d'entre nous. Mais c'est dans le film, donc ça doit bien y être quand même pour une raison. Et puis, beaucoup de son horizon pour son couple et sa famille sont des horizons qui sont aussi chiffrés. Il y a l'opération Dana, qui doit se faire implanter... Enfin, je ne sais pas, qui doit se faire opérer pour retrouver Louis. Il y a les vacances à Myrtle Beach, où ils choisissent la maison, qui est un peu trop chère. Et puis il y a littéralement des plans sur des additions et des billets de banque. Et puis que voit Curtis ? C'est là que je vais devenir chiant instantanément. « Des tornades apocalyptiques. La fin du monde annoncé. Because it's easier to imagine an end to the world than an end to capitalism » . C'est la phrase qui résumait le concept de réalisme capitaliste, la chosification totale de tout, des choses, des autres, des rapports aux autres, et l'impossibilité d'imaginer ce qu'il y a au-delà. qu'avait développé Mark Fisher, d'ailleurs dans ces années-là, puisque le livre de Mark Fisher sort deux ans avant le film, avant Tech Shelter. Bon, et donc ça, c'est quand même un truc que je trouve intéressant. Et surtout, ce qui est intéressant, c'est que c'est connecté assez naturellement au reste, à savoir la question de la masculinité, on va dire, dans l'ordre social en vigueur qu'on pourrait appeler l'hétéropatriarcat, si on voulait continuer notre bingo des mots-clés. qu'on peut apprécier la saisie dans sa version rurale étatsunienne. Et d'ailleurs, pour Curtis, les choses déconnent au moment où il se pose la question de l'argent pour l'opération de sa fille, c'est-à-dire au moment où sa place de chef de famille le renvoie à devoir subvenir aux besoins, peut-être encore plus qu'avant, au moment où il doit absolument ne pas merder. C'est là qu'il décide de merder. Donc c'est là que les coutures lâchent et que des conflits résolus se mettent à parler. Oui, parce que quand Curtis était petit... Son monde s'est terminé. Sa mère, qui était en responsabilité de lui et de son grand frère, mais qui était petit à l'époque, a développé une schizophrénie. Et Curtis nous raconte bien d'ailleurs qu'elle est partie loin pour s'éloigner de ce poids qu'elle avait sur les épaules. Mais ne vous inquiétez pas, son mari l'a rattrapée, l'a retrouvée et l'a faite interner dans une structure spécialisée. Et on se doute que Curtis est son frère. Et leurs pères n'en ont pas beaucoup reparlé. Et encore une fois, je trouve ça encore intéressant, ce que fait Nichols, parce qu'en fait, il fait se renvoyer dos à dos la structure et les dommages qu'elle fait aux humains. Et il le fait de façon assez élégante, parce qu'en fait, il fait l'inverse de ce que je suis en train de faire. Il le fait en racontant la vie des gens. Et c'est pour ça que je trouve que c'est un film qui est particulièrement saisissant. Il y a aussi quand même un dernier point que je trouve pas mal, c'est cette fin. Parce qu'il y a évidemment beaucoup d'injonctions que son environnement familial lui fait de revenir dans le chemin, du retour à la norme, quand il va voir le psychiatre et tout ça. Et finalement, il y a une fin qui est assez ouverte là-dessus et qui pose la question d'un après potentiel. C'est vraiment un film qui m'avait marqué quand je l'ai vu il y a très longtemps. Et le revoir, je l'ai trouvé toujours à peu près aussi actuel. Alors, c'est des thèmes qui ont été déployés et analysés, disséqués dans des tas de films. Mais je trouve que ça reste quand même une belle illustration, Tech Shelter. Donc moi, ça m'a beaucoup plu. La scène de la tempête où ils sont enfermés dans l'abri. quand même une grande scène qui fait 10 minutes avec Curtis qui a angoissé l'idée d'ouvrir la porte et voilà, ça vous a plu Tex Shelter ? La daronade a pris ?
- Speaker #4
Déjà merci, c'était hyper intéressant j'avais pas du tout ce que t'as dit était très intéressant, moi j'étais pas allée aussi loin mais...
- Speaker #0
Merci !
- Speaker #4
Ça fait que j'aime encore plus le film. Je l'avais déjà vu il y a un petit moment et j'étais trop contente de le revoir. Là, encore plus contente. C'est très intellectualisé ce que tu as dit. Mais ça permet de comprendre plein de trucs. Parce que c'est vrai que moi, je m'étais aussi arrêtée juste à un film qui abordait la maladie mentale. Chose qu'on a vue plein de fois. Là, il est quand même particulièrement... Très réussi. Et puis en plus, il y avait ce truc de film de fin du monde qui était pour moi, je crois que c'est un des plus beaux que j'ai vu, clairement, Tech Shelter. Et du coup, je n'avais pas réfléchi à pourquoi je trouvais que ce film était si bien. Et voilà. Et donc là, je sais peut-être un peu mieux, mais en tout cas, je trouve qu'il montre qu'il a une capacité à montrer l'effondrement du Merci. De ce qui est familier, de ce qui est rassurant, d'une manière que je trouve hyper glaçante. Je pense que ça touche à des peurs profondes que tu as un peu expliquées. La peur de se perdre dans sa tête et dans son environnement. La menace d'une force surpuissante contre laquelle on ne peut rien faire. Ce film me terrifie. Et puis évidemment, les performances de Jessica Chastain et de Michael Shannon, ils sont vraiment très très bien. Et puis le film est très beau quand même aussi. L'image, moi je la trouve très belle. Et puis voilà, je trouve que les personnages qui se fissurent au fur et à mesure du film... Je ne sais pas, je trouve que ça prend vraiment... Moi, c'est un film qui me prend... Enfin, il est viscéral. Ce qui fonctionne bien,
- Speaker #0
c'est le fait que le film n'en dise jamais trop sur ce qu'il est en train de raconter. Qu'il laisse les personnages qui sont d'ailleurs pas très bavards.
- Speaker #4
Oui, parce que c'est vrai qu'en fait, il ne se passe pas non plus plein de trucs. Et puis, il y a deux scènes masterclass, celles qu'on entend dans l'extrait et celles de l'abri, en effet. où il doit ouvrir la trappe lui-même, donc avec plein de double sens Camille peut-être en dira plus sur l'abri anti-tempête qui serait une métaphore de la psyché mais en tout cas le film est très très bien j'ai beaucoup aimé le revoir
- Speaker #3
Pour moi on est un peu obligé de spoiler la fin je vais le faire moi j'aime bien qu'il n'en reste pas là justement j'aime bien qu'il n'en reste pas juste sur une fin métaphorique de la maladie mentale et qu'il laisse sans doute à la fin sur du... potentiel catastrophe fantastique.
- Speaker #4
Pour moi, il n'y a pas de doute sur le fait que c'est juste la maladie mentale qui a été acceptée par tout le monde.
- Speaker #3
Oui, mais je ne sais pas. Je trouve que c'est une jolie fin. C'est mieux que de faire une fin très terre-à-terre en mode, c'est bon, il va en terre.
- Speaker #0
Moi, je le vois comme...
- Speaker #3
comme un après possible c'est ça que je trouve bien et auquel lui et sa famille adhèrent c'est une très belle fin c'est juste sur les thèmes je me demande, c'est une vraie question et je pense que c'est pas forcément le cas pour Nichols, mais à quel point c'est du malgré soi d'aborder ces thèmes quand tu vis aux Etats-Unis en fait, quand tu grandis dans des milieux défavorisés et que tu vois des gens se faire bolosser par des prêts ou des questions mutuelles Je sais pas à quel point c'est une critique qui est formulée de manière claire dans le film, tu vois, je suis pas sûr non plus que l'intention était de le faire.
- Speaker #0
C'est une peinture de ça, quoi, tu vois.
- Speaker #3
C'est une peinture de ça, après, voilà, moi je sais pas si j'irais jusqu'au point de lui prêter des intentions, je pense que c'est critique vis-à-vis de ça, mais je pense que malheureusement c'est aussi une manière de retranscrire le quotidien pour plein de gens, en émettant une critique bien sûr, mais c'est pas pour moi central, je trouve. Et sur la question de la daronnerie, de toute façon, ça c'est clair que c'est... dans tous ses films, quasiment. C'est des relations avec des figures paternelles, que ce soit des pères de famille ou pas, dans Mudd, c'est pareil, c'est une figure paternelle pour deux gamins, deux adolescents, Matthew McEnoway, dans Midnight Special, c'est un père et son fils aussi. Et donc c'est vraiment des thèmes récurrents chez Jeff Nichols, et ce que je trouve fort, c'est que ça pourrait être un truc qu'on lui reproche, mais en fait, il en parle tellement bien, avec beaucoup de recul sur ce qui est problématique dedans et pourquoi c'est compliqué. Et il met beaucoup d'émotion dedans aussi, ce que je trouve toujours super bien. C'est de redonner un côté émotif très intense à des relations ou un relationnel entre personnes axées du côté très masculin, qu'on a l'habitude de voir un peu sans émotion ou un peu déshumanisé ou très distant. Et ça, je trouve ça super. Et là, c'est pareil, c'est top. Sans tomber dans la critique premier degré, en tout cas, je trouve.
- Speaker #2
Oui. c'est tout à fait vrai j'avais vu au moment de sa sortie j'avais beaucoup aimé ce film je trouve que c'est des films qui sont c'est ce que je disais tout à l'heure en rigolant un peu mais pour moi c'est un peu la version plus réaliste d'un Terrence Malick qui l'a beaucoup inspiré et ça se sent je trouve dans sa façon de filmer, dans son rapport au cinéma en tout cas il y a un truc vraiment premier degré de la beauté et ça moi j'adhère complètement évidemment les acteurs sont incroyables le personnage de Jessica Chastain est très intéressant aussi on en parle un peu moins mais pour moi c'est un personnage très bien écrit justement sur qui assiste à l'effondrement de l'homme qu'elle aime en plus c'est vrai que c'est tout ce que vous avez dit que ce soit sur le capitalisme sur la masculinité sur la famille c'est tout à fait vrai je rajouterais, enfin sur la santé mentale évidemment aussi je rajouterais aussi la question de la religion je pense que c'est un film qui est profondément américain dans ces thèmes parce que le thème de la fin du monde imminente de cette chose, de cette espèce d'enclume qu'on a tous au-dessus de la tête, c'est vraiment un truc très fort aux Etats-Unis dans les évangélistes etc. Il y a vraiment cette croyance en un dieu qui va punir l'humanité et donc c'est pour ça qu'il faut vivre aussi mal, c'est parce qu'on va tous souffrir à la fin sinon, et on souffrirait soi-disant un peu moins. On a pris cher pendant la vie, bon, chacun sa logique. Mais bon, voilà, et je trouve que dans ce film-là, en fait, même si ce n'est pas évoqué de façon frontale, pour moi c'est exactement cette question-là, c'est-à-dire que tout l'imaginaire qu'il a, ce personnage, que ça soit, enfin, évidemment lié à sa psychose, est en fait une espèce d'illustration des textes qui... pour moi, qu'il a lu toute son enfance, qu'ils ont vu tous les dimanches, et cette idée d'un Noé, tu vois, masculin, qui devrait sauver toute sa famille quand l'humanité va disparaître. Moi, je trouve ça vachement intéressant de venir questionner ces choses-là, et de venir poser la question de, bon, déjà, est-ce qu'il est fou ou pas ? Parce que c'est quand même ça, la question, je veux dire, à premier degré, et ensuite, qu'est-ce que ça veut dire de faire ça pour les gens ? Parce que, pour moi, il y a vraiment cette idée dans la fin de la peur inévitable. pas de langer en fait. C'est bien d'anticiper, d'imaginer que tu peux aller au devant de toutes les catastrophes mais en fait ça n'enlève pas le fait que le jour où elle arrive, elle est là et puis il faut juste être le plus tranquille possible. Moi c'est ça que je trouve assez beau dans ce rapport-là. Et il y a tout un truc évidemment sur la communication. Le fait que leur fille soit sourde, ça donne lieu à énormément de scènes très belles où ils signent ensemble. Moi je trouve ça très très beau ces moments-là. Et ça montre aussi l'impossibilité pour lui de dire ce qui est dans la tête. Il n'y arrive pas, il ne sait pas le faire, parce qu'il est homme, parce qu'il a peur, parce qu'il est américain. Et parce que potentiellement, il est malade aussi. Donc il y a tout ça qui se mélange. C'est un chouette film.
- Speaker #0
Non mais il y a beaucoup de manières de le lire, en tout cas le côté... Marc Fischer, du truc, là, c'est parce que... Non, mais c'est très intéressant. Il en avait beaucoup parlé. Il faisait beaucoup de chroniques de films et puis même d'œuvres culturelles, d'objets culturels. Et il avait décidé de parler singulièrement dans Réalisme capitaliste. Il avait décidé de parler des Fils de l'Homme, qui sortit... Il est sorti avant. Et j'ai l'impression qu'il aurait pu parler de Tech Shelter pour illustrer son propos aussi. Parce que j'ai quand même l'impression qu'il y a... En tout cas, peut-être que ce n'est pas un truc qui est directement fait. Mais en tout cas, c'est dans ces années-là, probablement un climat, une ambiance, quelque chose qui commence à arriver à la conscience de beaucoup de gens.
- Speaker #1
d'être arrivé au bout d'un mode de vie c'est 2011 c'est après les subprimes et c'est vraiment c'est tous ces films entre 2005 et 2012 qui parlent que de ça par des biais différents on avait parlé aussi de Bug de Fritkin qui est dans ces années là avec Shannon aussi et c'est vrai que c'est des films qui parlent tous de ces questions là du monde qui n'a plus de sens un truc à un fuse un truc à ce moment là qui maintenant paraît un peu évident Oui,
- Speaker #0
oui. Ces trucs-là sont plus simples. Mais à l'époque, je pense que c'était quand même un truc qui arrivait à la conscience des gens.
- Speaker #1
Oui. Et en plus, moi, je me suis fait la réflexion. C'est un peu bateau, mais évidemment, on est dix ans après le 11 septembre. Et moi, je pense qu'il y a ce truc-là, notamment dans l'apparition des personnages inconnus qui viendraient à la fenêtre pour l'attaquer, que ce soit dans ses rêves ou... Oui, il y a ce truc de parano. Voilà, cette espèce d'anxiété généralisée qu'ils ont tous à cette période-là, en mode... Il y a un truc qui va nous tomber sur le coin de la gueule et on ne sait pas comment ça va être.
- Speaker #2
Mais c'est vrai que le fait qu'il ait sûrement été écrit pendant la crise des subprimes, avec des gens qui perdent leur maison hypothéquée en une journée, c'est vraiment un des sujets du film, en plus quand il hypothèque sa baraque.
- Speaker #0
Tu as quand même beaucoup de scènes où on le voit parler d'argent. C'est pas anodin. Même si beaucoup de films, ça a quand même une place centrale. Il y a même une scène où Jessica Chastain ramène... de l'argent, du liquide qu'elle planque dans des boîtes de gâteaux, c'est quand même au centre du film. Je trouve que c'est vraiment un film qui capture bien quelque chose qui se passe à cette époque-là en Occident. J'aime bien. Je trouve que c'est un film assez important. Ce n'est pas la franche rigolade. Ce n'est pas la franche rigolade,
- Speaker #2
non. On ne s'esclave pas.
- Speaker #0
pendant le film on va rire après on s'en fiche surtout avec le oui avec le oui on va bien rigoler oui parce que disons que le sens du vent tu as donné un autre sens au vent c'est vrai pour passer au pour le film que
- Speaker #3
tu as choisi ouais et du coup pour la petite musique il faut qu'on se Brice est en train de jouer aux échecs il n'en a plus rien à foutre ah ah ah ah ah
- Speaker #0
Euh Lola, qu'est-ce que tu nous as cook ?
- Speaker #3
Et oui, moi je vais vous parler de Swiss Army Man.
- Speaker #4
Tu dois juste te rappeler que nous sommes tous ici pour un but.
- Speaker #5
Et le temps n'est pas venu. Je veux que tu m'aides à rentrer chez toi. D'accord, mon ami ? D'accord, mon ami. Tu es un miracle. Ou je suis un hallucinant de starvation. Tu es spécial. Tu es spécial.
- Speaker #2
Oh,
- Speaker #3
ça fait un peu feel good là, comme ça, on dirait glisse,
- Speaker #2
ça fait un peu rom-com,
- Speaker #3
moi je trouve que c'est très
- Speaker #0
Sundance, début des années 2000,
- Speaker #2
musique un peu folk à chanter à la voix, enfin chanter à la voix, pub Nescafé,
- Speaker #3
hey,
- Speaker #2
hey,
- Speaker #3
et bah non, c'est Swiss Army Man, donc un film des Daniels. Comme il s'appelle, parce que c'est deux messieurs qui s'appellent. Daniel, donc Daniel Kwan et Daniel Schenert, qui est sorti en 2016 et c'est un film états-unien également. Donc avec peu de personnages, les deux personnages principaux sont celui de Henk joué par Paul Dano et le rôle du cadavre qui s'appelle Manny joué par, attention, Daniel Radcliffe.
- Speaker #0
Proutman.
- Speaker #2
alias Proutman t'as spoilé tout le film ton script ça va être toi t'es inerte et tu fais des prouts ok ?
- Speaker #3
oui parce que là vous entendez ça et si vous l'avez pas vu je vous fais un petit résumé de ce film assez improbable donc ça parle de Hank qu'on découvre seul sur une île déserte en mode Robinson et il est sur le point de mettre fin à ses jours Ça c'est la scène d'ouverture quand soudain, face à lui, le cadavre d'un jeune homme s'échoue sur la plage. Le corps semble être encore animé par de gros vents post-mortem, suffisamment puissants pour permettre à Hank de chevaucher le mort, tel un Zodiac. Moi j'avais l'image de Daenerys sur son dragon, un peu, tu vois, Game of Thrones. Mais voilà, ça lui permet de partir enfin de cette île. Après, on ne sait pas trop où est-ce qu'il arrive, mais en tout cas, cette virée en jet-ski humain n'est que le début d'une odyssée complètement tarée entre Hank et le cadavre baptisé Manny, je le disais, qui vont donc vivre plein d'aventures avant de pouvoir trouver la force de rentrer à la maison. donc que dire on va essayer de faire un truc un peu sérieux mais déjà c'est pas un film d'horreur premier point donc je commence mal ma rentrée mais il y a un
- Speaker #2
cadavre qui part et puis en plus on sent tout il y a des trucs dégueux j'ai eu envie de vomir et il y a un ours ça fait peur les ours
- Speaker #1
Après 3 ans de podcast pour arriver à ce genre de conclusion Ils sont 80 Il y a des voitures à une route
- Speaker #2
Et des armes C'est excitant sur les voitures à une route Oui oui
- Speaker #3
En plus on s'en fout un peu Parce que maintenant plus personne ne respecte rien Dans le podcast Surtout 2 personnes autour de cette table Qui ont lâché la rampe il y a bien longtemps D'ailleurs, merci à Camille et Thomas qui m'ont fortement encouragé à choisir ce film en me disant, je cite, « Mais vas-y, ça fonctionne très bien, c'est la tempête dans le slip » .
- Speaker #0
Moi, j'ai dit ça ?
- Speaker #3
Oui. Je ne voulais pas dire qui de vous deux, mais...
- Speaker #0
C'est peut-être moi.
- Speaker #3
Non, c'était Camille.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #3
Voilà, c'est dit. Dans ses œuvres.
- Speaker #0
Ça a été filmé d'ailleurs, Camille.
- Speaker #3
Mais ô combien tu avais raison en même temps. Parce que ce film n'est en effet lié au thème que par la bourrasque anal qui souffle tout du long, en ponctuant aussi bien les moments dramatiques que les moments d'une grande poésie, parce qu'il y en a aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est le troisième personnage du film, soyons.
- Speaker #3
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Le tube digestif.
- Speaker #3
Donc vous l'aurez compris, c'est une oeuvre bizarre qui fait rire à des moments, mais qui fait pleurer mais qui met mal à l'aise aussi Comme le roi lion finalement Oui, oui, oui moins le malaise, mais voilà on est traversé par plein d'émotions on ne sait pas trop quand rire, quand pleurer, quand trouver ça dégueu donc voilà, traversé à l'instar de Mani traversé par ses groupés Merci.
- Speaker #0
C'est important d'insister là-dessus Oui bah quand même C'est le thème de l'épisode On était déjà pris pour des gens hyper sérieux et carrés Et là c'est pas ça Tu viens de parler de Mark Fisher justement Et blam Les proutes, les proutes, les proutes
- Speaker #3
Oui attendez C'est pas terminé Mais du coup un petit mot quand même sur ce duo de réalisateurs qui s'est fait connaître surtout en 2023 en recevant conjointement l'Oscar du meilleur réalisateur pour Everything, Everywhere, All at Once qui était vraiment pas mal, j'avais pas tout compris mais c'était vraiment pas mal mais avant ça c'est vrai que Swiss Army Man il était un peu resté dans le tiroir de l'oubli alors qu'aujourd'hui il est un peu culte dans des milieux un peu étranges mais voilà en tout cas le film a été redécouvert plus récemment question.
- Speaker #2
C'est A24, non ? Swiss Army Man ?
- Speaker #3
Je ne suis pas certaine. A vérifier.
- Speaker #2
C'est
- Speaker #0
A24.
- Speaker #3
Et du coup, culte, on peut dire, rien que pour Daniel Harry Potter Radcliffe, qui nous offre son plus grand rôle. Donc finalement, entre plus grand sorcier de tous les temps et mort-vivant pétomane, il n'y a qu'un pet.
- Speaker #2
Oh là là, merci Lola pour ces blagues.
- Speaker #3
J'avais noté, entre parenthèses, espoir qu'il y ait des rires. Moi j'aime Harry Potter and the Goblet of Water. quand il fait la fontaine à eau oui bah oui il fait beaucoup de choses c'est aussi Harry Boner ça vous pourrez dire tous ses pouvoirs je les ai pas tous cités mais donc le film en soi moi c'était la deuxième fois que je le voyais et je me souvenais d'avoir été choquée parce que je sais pas je vais être trop jeune et trop bête alors aujourd'hui je dirais pas non plus que j'adore le film il y a des des longueurs qui ne sont pas nécessaires. Et puis, peut-être, moi, je dirais un peu trop de choses aussi. Donc, des choses, on est content qu'elles soient là, mais tout n'est pas utile. Exactement comme dans un couteau suisse, finalement.
- Speaker #2
Ah ! Par exemple...
- Speaker #0
Oh putain !
- Speaker #2
Très belle analogie.
- Speaker #3
Par exemple, l'arc narratif autour de la fille du téléphone, qu'on pourrait appeler la lime à ongles du couteau suisse. Ce n'est pas hyper bien maîtrisé. C'est une petite pince à épiler. Le petit cure-dent. Ah, le petit cure-dent, c'est pas mal. Mais bon, ça permet de raccrocher les wagons entre le réel et l'imaginaire fantasmé. Mais on dirait quand même que le personnage a été un peu rentré au chauspier de cette Sarah, je crois qu'elle s'appelle. Après, ce n'est pas complètement raté non plus. Ça rajoute une certaine confusion quant à un autre arc qui est la sexualité ambiguë de Hank. Et Manny, je ne sais pas trop, c'est un cadavre. mais voilà mais Parce que quand même, le film, moi je trouve qu'il a quand même un gros point fort. C'est justement cette relation qui n'est pas du tout conventionnelle entre ces deux héros. Puisque c'est vrai qu'on a l'impression que Hank semble développer au fur et à mesure du film une attirance romantique pour Manny. Et même Manny, qui est un cadavre, je le rappelle, c'est important, mais qui repart de zéro, il réapprend la vie, le sexe, l'amour et les règles sociales grâce à Hank. Et on va dire que ça les moustille. Il y a certaines scènes...
- Speaker #0
Sons gay, pointe le nord.
- Speaker #3
Voilà. Et donc ça, c'est ce que je trouve chouette et plutôt intelligent dans le film. Parce qu'il y a plein de gens qui ont critiqué en disant que c'était un film qui était vulgaire. Alors que moi, je trouve qu'il utilise quand même l'absurde et le mélange des tons pour... pour parler de plein de choses dont la honte sociale c'est pas que un film pour les dégénérés fans de paix même si ça peut en satisfaire beaucoup mais le film va plus loin pour moi si on a plus de deux fils qui se touchent c'est évident et voilà quand même l'inversion totale des tabous où il rend la nécrophilie presque légère et presque pas abordée alors qu'on parle quand même d'un personnage qui a un cadavre qui a presque une histoire d'amour avec quelqu'un qui est vivant. C'est nécromantique. C'est un peu nécromantique. Et donc les réalisateurs rendent ça presque poétique, alors qu'avouer une attirance homosexuelle ou lâcher un pet devant quelqu'un, ça apparaît comme la pire des hontes, en tout cas dans ce qu'il a raconté dans le film, pour le personnage de Hank. Donc voilà, moi je trouve qu'il y a plein de trucs chouettes qui marchent bien. Et puis finalement, il y a plein de trucs très bizarres qu'on regarde, qu'on interroge, mais je trouve qu'on ne juge pas dans le film. Et je trouve que c'est ça qui est chouette. Le non-jugement porté par ce duo de réalisateurs qui est assez intelligent finalement.
- Speaker #2
Ouais. Moi c'était la deuxième fois que je le voyais aussi. et j'en avais un bon souvenir et j'ai repassé un plutôt bon moment devant si j'ai une phrase pour le résumer ce serait parcours initiatique pour Incel voilà avec rédemption ou pas mais c'est un peu parce que le personnage de Hank il est assez sombre en fait ouais quand même et c'est inadapté socialement complet et je trouve que le film réfléchit quand même dessus c'est pour ça que je suis assez d'accord c'est pas non plus ça paraît crétin mais bah c'est Merci. J'ai envie de dire que c'est un film à 24 de cette époque, c'est typiquement dans les lignes de ce qu'il faisait. C'était des trucs, des films un peu chelous où tu avais une double lecture, où c'est des films pour petits malins un peu, je trouve. Mais moi j'aime bien, il y a Paul Dano que je trouve super dedans, comme tu l'as dit, Daniel Radcliffe aussi. Et il y a des trucs que je trouve super, la bande-son qui est faite... intégralement avec des nappes de voix de Paul Dano c'est super je trouve. Le théâtre de marionnettes, toute l'espèce de vie qui se reconstruisent avec des bouts de ficelle et des déchets. Il y a des jolis décors. Toutes les réflexions sur les déchets je la trouve super cool aussi. Oui c'est vrai. Après il y a des trucs effectivement... Voilà quoi. C'est pas nécessaire. Mais c'est pas que c'est pas nécessaire, je pense que c'est fait pour être abordé. Moi le personnage de la fille du téléphone je pense qu'il est écrit depuis le départ et que c'est pas un truc anecdotique ni superflu. Une partie du film, quoi. Une partie un peu problématique. C'est pour ça que je trouve que ça fait vraiment roman d'initiation pour mec pas sur deux slash un peu insel, quoi. Et oui, ça réfléchit là-dessus et ça propose quand même une ouverture, mais c'est peut-être la partie du film que je trouvais un peu plus craignos aussi, quoi.
- Speaker #4
Ouais,
- Speaker #3
moi j'avais pas trop vu cette dimension insel, pour le coup. Plutôt le mec paumé qui avait rien... Et qui avait pas le droit non plus d'exprimer ses vrais désirs. Parce que c'est un peu englobé autrement mais dans la finalité je trouve que c'est quand même un peu ça Ouais ouais après il est quand même un peu fou quoi ce personnage
- Speaker #1
Ouais Oui c'est clair Moi j'avais jamais vu ce film donc c'est d'autant plus étonnant que j'ai dit la tempête dans le cyber là parce que j'ai même pas vu Je me souviens quand il était sorti Tu savais à quoi t'attendre quand même un petit peu Je savais que c'était un truc absurde etc Moi je trouve que c'est marrant de voir ce film à quel point Il y a la volonté de Daniel Radcliffe de tuer Harry Potter. De toute façon, dans ses choix de films, c'est que ça. Mais celui-là, je pense que c'est un des plus forts. J'imagine les Potterheads qui sont allés voir le film. On ne s'est pas déçus du voyage. Ça devait être un peu gênant. Le film, qu'en dire ? Effectivement, je n'étais pas étonnée que ce soit les gars qui ont fait Everywhere, Everything Got At Once. Parce que moi, ce film m'avait pompé l'air. Et là, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire que je reconnais des qualités au film. Les acteurs sont chouettes. C'est très chaud. C'est une espèce de Candide version américain. Version un peu... C'est loufoque, on va dire. Et vraiment, on va garder ce ton loufoque tout au long, etc. Moi, le truc, c'est que c'est vraiment pas mon esthétique. Ça ne me dérange pas assez pour que j'ai un petit truc en mode « Ah, cool ! » C'est bizarre, genre nécromantique. Et je trouve ça un peu... Moi, ce qui m'a dégoûtée, c'est l'idée que ce soit une fontaine à eau. En gros, le cadavre, pour expliquer pour les gens qui n'ont pas vu, le cadavre de Daniel Radcliffe devient au bout d'un moment une espèce de réservoir à eau sur lequel appuie... Paul Dano pour avoir de l'eau qui sort de la bouche, genre par jet de la bouche de Daniel Radcliffe moi il y a un côté poisson mort qui rejette de l'eau qui m'a vraiment, je jure j'étais nauséeuse tu vois que t'as été dérangée en fait ça va mais tu vois la DA me plaît pas trop les musiques moi me plaisent pas trop ce que ça raconte je trouve que c'est très bromance oui c'est complètement une bromance, tu te dis est-ce que les hommes hétérosexuels vont bien ? je crois pas c'est la suite de Tex Shelter c'est le possible après après la tempête mais le truc c'est que je ne sais pas trop quoi en retenir c'est à dire que la fin ne me donne pas grand chose tu vois je salue comme dans le je salue la capacité à écrire des digressions parce que ça c'est quand même fort le scénario je pense le vrai scénario fait peut-être 3 pages mais il y a 18 pages de digressions, d'imagination etc. où là il y a un côté ludique assez amusant et tout mais bon moi j'ai pointé 2-3 trucs qui m'ont un peu dérangé quand même dans les réflexions genre la nostalgie autour de références américaines qui pour moi ne sont pas Enfin, ne sont pas mon Alpha et mon Omega, genre, il y a tout un truc sur Jurassic Park. Ils sont en boucle là-dessus, t'es là genre, bon d'accord. Ensuite, ils ont un truc sur le catalogue de la redoute. Donc c'est vraiment les mecs des années 80, quoi. Le catalogue de la redoute qui leur fait dire au personnage que, je cite, avant Internet, les femmes étaient... Enfin, chaque femme était un peu plus spéciale. T'es là genre, bon. je crois qu'on est toujours très spécial c'est peut-être ton regard qui est un peu abîmé mais tu vois ce que je veux dire je trouve que c'est un film qui on voit les créateurs de ce film c'est pas ce qui m'intéresse le plus c'est très clair c'est un peu le bordel comme le
- Speaker #0
film difficile de parler de ce film moi je sais j'ai réussi à peu près à identifier ce que j'aime moins dans le film et qui est aussi qui me... qui est aussi ce que j'aime moins dans Everything Everywhere All At One, ce que j'ai pas revu depuis sa sortie mais auquel j'ai quand même repensé pas mal de fois, c'est que il y a ce truc intéressant quand même, cette relation entre les deux personnages, où il y en a un qui est vivant et un peu mort à l'intérieur et qui se déverse dans un autre qui est mort et qui reprend vie, enfin il y a un truc un peu là-dedans qui est quand même une idée quoi, et qui est au moins, je sais pas qui est mis en scène quoi vraiment alors de manière on aime on aime pas mais au moins c'est là il y a quasiment ça s'occupe tout le film ce que moi j'aime moins et qui me marque moins en fait avec les films de ces types là c'est cette volonté en fait c'est ce truc au bout du bout à la fin des fins ce qui reste c'est la volonté de réconcilier tout le monde et de de faire comme si c'était ok et que on pouvait finalement Si on s'aime et si on y croit, la structure va le permettre. Et ça, moi, c'est quelque chose qui fait que ça me marque moins, finalement. Parce que du coup, ça fait une fin que je trouve un peu dommage, que j'ai un peu de mal à comprendre. Parce que finalement, ce type, le personnage de Paul Dano, il a quand même une noirceur qui est manifeste assez vite, pour ne pas complètement spoiler, mais on va apprendre qu'en fait, il n'est pas vraiment échoué. qu'il s'est barré, qu'il n'est pas très loin de chez lui qu'il ne veut pas revenir qu'il a plus ou moins stalké une meuf et cette noirceur là et pas travailler parce que finalement ce qui compte c'est que ce n'est pas grave et moi je suis d'accord j'aime bien qu'on travaille on a parlé de beaucoup de films qui travaillaient ça et c'est toujours des trucs intéressants mais ça ne vient pas le film ne vient pas comment dire te déranger avec ça. Il essaye de ne pas le faire. Et quand il le fait, il s'excuse un peu de te déranger avec ça. Et c'est ça que je trouve qui fait que ça manque finalement. Malgré tous les efforts de mise en scène, malgré tous les trucs qui sont vraiment marrants à voir, du coup, il y a une trace qui devrait rester, qui ne reste pas.
- Speaker #1
Dans le slip,
- Speaker #2
par contre. Elle revient au micro.
- Speaker #1
Elle a repris le micro pour dire ça.
- Speaker #2
Si vous aviez vu ses yeux fuser la nuit. La snipeuse,
- Speaker #1
quoi.
- Speaker #0
Exactement. Le labafi. C'est un peu la limite que j'ai. Et qui est finalement un peu ce qui est travaillé aussi. Se travailler de la même manière entre la mère et la fille. et les questions de... d'appartenance à une famille issue d'immigration et tout ça dans Every Fine Hour c'est des choses c'est bien aussi de vouloir apaiser les tensions mais je suis d'accord avec toi pour moi que c'est trop fait ça ne parle pas vraiment du vrai problème ça loupe un peu le coche de parler du vrai sujet qui est derrière et d'aller gratter la vraie noirceur
- Speaker #2
du coup moi je le mets dans la catégorie film in cell que j'aime bien avec Scott Pilgrim et ça tombe bien parce qu'il y a aussi Marie-Elisabeth Winstead qui joue dedans c'est Ramona dans Scott Pilgrim c'est Sarah dans qui est un peu un truc insélisant aussi ouais mais c'est super mais oui oui dans le fond c'est pas ouf c'est super mais c'est pas ouf j'adore les dix le film défonce mais c'est bien d'avoir conscience que c'est craignos c'est cette esthétique du nice guy quoi Ouais, et en plus, Scott Pilgrim, pour le coup, c'est vraiment pas nice.
- Speaker #3
Mais moi, je trouve pas qu'il soit nice guy. Non,
- Speaker #2
peut-être pas non plus. Moi,
- Speaker #3
je trouve que c'est un vrai personnage dramatique. Oui, mais on s'attache un peu à lui,
- Speaker #2
on a un peu d'empathie. On a envie qu'il s'en sorte, quoi. Sinon, on serait pas autant cringé à la fin par les journalistes et tout ce qui se passe. Le fait que ça nous mette autant mal à l'aise, c'est qu'on a pas envie que ça lui arrive, cette situation, je pense. Ouais, mais moi,
- Speaker #0
je suis pour être du côté de la noirceur. C'est pas un truc que je recherche. Mais c'est juste que je trouve que ça vient pas tellement... Tu n'es jamais vraiment de ce côté-là. C'est ça que je...
- Speaker #1
Mais c'est ce qui fait le succès aussi de leur cinéma. Je pense que tu peux pas faire un film aussi radical, avec un point de vue... On n'est pas dans la tête d'un psychopathe comme dans Angst. Oui, oui. Et tu ne peux pas faire un film qui reçoit un succès aussi large que Everything, Every World, That Once si tu es trop tranchant.
- Speaker #0
Je crois que la critique de la radicalité, en tout cas la critique positive de la radicalité dans ces films, Elle est branchée sur le fait qu'il y a énormément d'effets practicals, de mise en scène et tout ça. Ce qui est agréable.
- Speaker #3
Vous trouvez qu'il est un peu trop consensuel ?
- Speaker #0
Non, je ne dirais pas ça. Il n'y a pas énormément de films qui ont cette forme-là. C'est juste que dans le fond, je trouve qu'il y a un truc un peu manqué.
- Speaker #3
Mais c'est original. Non mais je suis d'accord
- Speaker #0
Je te dis j'ai le même truc avec Everything Everywhere All At Once qui est un film que j'ai bien aimé finalement quand je l'ai vu quand je suis sorti de la salle
- Speaker #2
Moi j'ai pris quand même une petite claque avec Everything Everywhere All At Once ça t'avait plus peut-être plus ambitieux J'avais pleuré à la fin et j'avais trouvé ça super intense et varié et chorégraphié hyper bien ça m'avait un peu fatigué C'est intense. La vieille personne. Il y en a partout.
- Speaker #3
Et en parlant de films fatigants. Un rythme plus adapté.
- Speaker #2
Un rythme adapté à Camille.
- Speaker #3
C'est pour toutes nos audiences. Je vais parler aux seniors.
- Speaker #2
De 7 à 97 ans,
- Speaker #0
voire plus. C'est mon Swiss Army Man fini.
- Speaker #2
Je pense.
- Speaker #3
On pourrait refaire des blagues de paix. Thomas,
- Speaker #2
tu as pris un petit carnet de notes avec toi ?
- Speaker #3
Non, j'en ai déjà calé pas mal.
- Speaker #0
Tu paies avec les aisselles ? Je ne sais pas faire. Je sais faire, mais je ne ferai pas. Si vous payez.
- Speaker #3
Je n'ai pas de nul. C'est super.
- Speaker #4
Mais la musique, c'est pas ça.
- Speaker #0
Et alors Camille, là tu vas nous parler d'un film où il faut manger léger, sinon on s'endort un peu de vent, mais il ne faut pas avoir mangé de la choucroute. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas un film de choucroute, c'est clair. Oui, moi je vais vous parler de Tall Shadows of the Wind, en original Saïe Haïe Boulonne des Bades, Les Longues Ombres du Vent. Vous apprécierez le mixage.
- Speaker #0
Oui, oui. On l'a vu en 480p, mais le son, c'est...
- Speaker #2
C'est encore pire.
- Speaker #0
C'est le 240p du son. Je ne sais pas comment on dit, mais...
- Speaker #1
Oui, parce que choisir un film, c'est révélé être une sacrée galère pour moi. J'avoue que sur le thème du vent, il y avait un peu les classiques et j'avais envie d'essayer de parler d'un film qui ne soit pas... pas états-unien, qui ne soit pas coréen, qui ne soit pas japonais. Parce qu'il y avait Onibaba aussi qui était dans la shortlist. Un peu plus classique. Et je suis tombée sur ce film, qui est un film iranien. Un film iranien de Bahman Farmanara. Un film de 1979 qui, il est vrai, est difficile à trouver. Je sais que Mubi l'avait un peu diffusé. On l'a trouvé sur... Il est disponible sur Youtube. Et il y a une autre le lien vers une autre plateforme que j'ai trouvée qui a le film si ça vous intéresse et qui a plein de films du Moyen-Orient aussi très anciens c'est chouette comme plateforme on pourra mettre le lien Les Longues Ombres du Vent c'est un film sorti en 79 et c'est donc une date importante parce que 78 c'est la révolution iranienne et le film sort juste après Et en fait, il est censuré par le régime avant la Révolution et le régime après la Révolution. C'est un film qui a été interdit tout le temps, notamment par son sujet dont je vais vous parler un petit peu. De quoi ça parle ? C'est une espèce de conte qu'on nous raconte. On rencontre Abdullah, qui va être le personnage principal, qui est joué par Faramar Garibyan. Et qui est conducteur de bus et qui arrive dans le village où il vit. Il ramène son bus et en fait c'est un village un peu particulier. On est dans le désert montagneux je dirais. C'est assez désertique comme paysage. Et en fait en contrebas d'un village un peu fortifié il y a... Il y a quelques champs avec une rivière, une source d'eau, où les gens vont cultiver et remontent le soir dans le village. Et donc il arrive avec son bus, il y a le pneu qui pète et en fait il se rend compte que les villageois dans la journée ont érigé dans un des prés un... Comment est-ce qu'on dit ? Un épouvantail. Un épouvantail, c'est le mot le plus important. Un scarecrow ! Bon bref, on va rentrer dans le délire. Un épouvantail. Donc un épouvantail pour juste faire peur aux oiseaux, évidemment. À partir du moment où Abdullah voit cet épouvantail, en fait, il décide de faire un truc rigolo, parce que ça a l'air d'être un petit plaisantin, Abdullah. Il lui dessine, alors que le visage est juste blanc, c'est juste un sac rempli de paille, je pense. Il lui dessine des yeux et il lui remet sa casquette euh euh Pour lui donner une apparence plus humaine. Il lui dessine une moustache aussi, ce qui a l'air d'être la mode en Iran à cette époque. Tous les hommes portent la moustache. Pas des petites moustaches. Du coup, c'est vrai que l'épouvantail ressemble à un des villageois. Et à partir du moment où l'épouvantail devient plus humain dans son apparence, au fur et à mesure du film, on va se rendre compte qu'il y a des espèces d'incidents qui... qui arrivent comme ça dans le quotidien des villageois. Et une espèce d'angoisse commence à monter entre eux, une espèce de psychose collective se forme. Et c'est ça tout l'intérêt du film. Le film, c'est une espèce d'allégorie, évidemment, de la question du pouvoir et de l'oppression que le pouvoir peut avoir sur les masses. Mais c'est aussi une critique du pouvoir qu'on donne. De façon un peu aveugle, à des espèces d'idoles qu'on érige comme ça. Oui, littéralement, des hommes de paille. Et qui ensuite se retournent contre nous. Voilà, des hommes de paille, exactement. C'est ça qui n'a pas du tout plu au pouvoir. C'est la fin du Ausha d'Iran, je crois, à ce moment-là. Exactement. Le Ausha, évidemment, le régime du Ausha, il y a eu une critique énorme de son régime. Mais le régime, c'est-à-dire issu de la révolution iranienne, Lui, il a vu... une menace de gauche, d'ultra-gauche, certains diront, notamment à cause de la scène où il y a une révolte paysanne, où ils sont tous habillés en rouge. Le rouge a été vu comme des communistes, etc. C'est pour ça que le film a été interdit.
- Speaker #3
L'armée rouge.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Un film doublement interdit, donc c'est super.
- Speaker #1
Oui, et c'est un film qui est issu de Farmanara, qui est une adaptation d'une nouvelle qui s'appelle Le Premier Innocent, qui est signé par Ausha Gauchiri, qui est un grand écrivain iranien. C'est vraiment un des grands auteurs qui a permis la révolution iranienne, notamment, et avec qui il avait déjà collaboré sur un précédent film. Et cet auteur avait été emprisonné par le régime du Ausha, justement, par rapport au film qui était sorti juste avant, donc c'est une seconde collaboration. Le film, il est magnifique dans son esthétique. Franchement, c'est des très beaux plans, beaucoup de plans fixes. Moi, j'ai beaucoup apprécié les jeux entre l'intérieur et l'extérieur, c'est-à-dire que quand on est dans la rue, quand on est dans les champs, et ensuite qu'on rentre dans les maisons, je trouve qu'il y a vraiment des jeux d'ombre et de lumière qui sont assez fantastiques. Évidemment, le fait de le voir sur YouTube, c'est pas top. et oui c'est un film un peu à la Tarkovski c'est à dire que c'est assez méditatif c'est pas un merveille mais je trouve qu'il a plein de qualités dans son discours et dans son l'inquiétude qui commence à nourrir et à créer voilà après j'ai noté plein de trucs mais je sais pas qu'est-ce que vous en avez pensé vous ?
- Speaker #0
le premier truc c'est quand même que le voir dans ces conditions là c'est dommage ça serait bien qu'il soit programmé dans un ciné ou autre c'est surtout le son je trouve qui est rude au bout d'un moment et puis t'as quand même beaucoup de plans qui sont magnifiques les scènes de nuit en tout cas elles sont très très belles il y a des trucs c'est un peu la claque Je ne sais pas, dans les compositions et tout, le premier qui m'a marqué, c'est le moment où la voiture s'arrête, le bus s'arrête en haut d'une petite colline au moment où il crève, et il y a les gens qui en sortent, des gens qui vont sur le toit récupérer les affaires, et en même temps, il y a l'horizon avec les nuages. Il y a vraiment un travail de la composition de l'image de chaque instant. qui est incroyable. C'est dommage de le voir dans ces conditions-là parce que ça dessert vraiment... Là, pour le coup, ça dessert le film, le 480p, parce que tu... Ça fait une espèce de bouillie là où elle ne devrait pas être. C'est vraiment pour le côté mauvaise condition de visionnage. Mais par contre, c'est un film... Attention, il faut quand même... dire que c'est quand même un peu chiant. Mais encore une fois, c'est du chiant bien. C'est un film qui est tout à fait agréable. Moi, j'ai vu, quand même, le début un peu aride. Et puis, à mesure que tu suis, je trouve, le personnage d'Abdullah, il y a un truc qui se passe quand même d'être assez proche de lui. Avec le village que tu finis par connaître, il y a une espèce de familiarité. qui s'installe et effectivement c'est là que ça marche c'est à dire que là il y a un peu d'inquiétude qui arrive, c'est à dire que ces endroits que tu connais tu les vois plusieurs fois avec de la fumée des effets, la nuit, de la panique il y a quand même quelque chose de ce point de vue là et puis c'est un personnage qui est toujours un peu qui est souvent seul je sais pas, il y a quelque chose un peu tarkovskien qui fonctionne hyper bien dans le film euh J'aime beaucoup aussi les apparitions de l'épouvantail qui s'étoffent de plus en plus, qui deviennent de plus en plus terrifiants. Ce n'est pas non plus flipper comme film. À la limite, il y a une petite inquiétude. Mais en tout cas, les apparitions sont quand même assez travaillées. Il y a des moments où il apparaît dans des reflets. Il y a quand même une vraie volonté de travailler ça. Et c'est très bien. Et je trouve la fin très réussie aussi. Non, non, c'était pas évident de le regarder, mais c'était vraiment bien. C'est un film que j'ai apprécié découvrir. Et je le redis, s'il y a des gens qui veulent programmer ça quelque part, ce serait vraiment une bonne idée. Je pense que ça a déjà dû être fait, mais d'ailleurs, je crois que ça a été programmé. On avait vu à un moment donné, en tout cas, il y avait des extraits qui ont été utilisés pour... Il y a eu une projection au MoMA. fut un temps et voilà donc s'il y a des gens qui arrivent à avoir une copie du film c'est quand même un truc intéressant à montrer voilà et puis je pense que ça aussi incite à s'intéresser à la question iranienne ou en tout cas à l'histoire de ce pays qui est pour s'affranchir de tout discours simplificateur je pense que c'est bien de voir ce genre de film aussi voilà J'ai parlé deux heures mais vous avez le droit de...
- Speaker #2
Oui, oui. Oui, moi ce village je le trouve hyper bien filmé aussi. Moi c'est vraiment ça que j'ai trouvé marquant. Il y a un peu partout dans le film et notamment à la fin il y a beaucoup de scènes de nuit qui se multiplient. Et il y en a où c'est des scénettes dans chaque maison des habitants du village que tu commences à connaître éclairées à la lampe à huile ou à la chandelle.
- Speaker #1
C'est trop beau.
- Speaker #2
Et c'est éclairé évidemment pas que la lampe à huile et à la chandelle mais d'habitude ça se voit et là je trouve que c'est hyper bien fait. et il y a toute l'architecture de ce village fortifié mais c'est un vieux village c'est des vieilles fortifications et la manière dont c'est filmé en haut de la butte depuis le début du film je trouve que c'est assez incroyable il
- Speaker #0
y a aussi je trouve en termes d'esthétique moi ça m'a rappelé un peu Pasolini le côté un peu monochrome je suis en plein dedans ça fait partie des Merci. Le cinéaste auquel il a été comparé, en tout cas, par la critique occidentale, en tout cas. Tout à fait. Lévé, tu voulais... Non, Lola ?
- Speaker #3
Oui, oui, non, ça manque un peu de prout, pour le coup.
- Speaker #2
Ouais, zéro prout, compteur de prout à zéro pour le film.
- Speaker #3
Un peu déçu. Non, non, oui, c'est un peu chiant, en effet. Après, effectivement, il faut essayer d'imaginer regarder un film comme ça. à la fin des années 70, dans une période très autoritaire où la répression est extrême, là on y rend. Je trouve que c'est un film qui est difficile à regarder si on ne sait pas du tout quel est le contexte. On peut se dire que c'est bizarre. En même temps, je ne sais pas s'il y a vraiment des gens qui tombent dessus par hasard. Alors moi, j'ai dû avoir un problème justement parce que je le trouve très très beau, mais moi, les scènes de nuit... Moi je ne voyais rien en fait. Tu m'as dit que c'était pas éclairé que à la lampe à huile et aux lanternes. Moi j'avais vraiment l'impression que c'était éclairé que à la lampe à huile et aux lanternes. J'étais en train de plisser les yeux.
- Speaker #2
Moi je parlais des scènes à l'intérieur des maisons, les scènes extérieures on voit rien par contre.
- Speaker #3
Ah oui parce que moi en fait les apparitions de l'épouvantail... Je les voyais pas, j'étais en train de chercher dans l'obscurité du plan, j'étais en mode, qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #0
T'es vrai, il y a un moment, si tu plisses bien les yeux...
- Speaker #3
J'ai vraiment plissé très très fort ! Je l'ai regardé bien de nuit,
- Speaker #0
il y a un moment où t'as deux personnages qui s'en vont vers une porte ouverte, et dans l'obscurité, tu vois un bout de la veste de l'épouvantail qui arrive dans la lumière. C'est pour ça qu'il faut le voir. Oui,
- Speaker #3
c'est ce que tu disais. Le sale obscur. Et puis la qualité du film était vraiment... Ça peut perdre des points. C'est la compression qui est horrible.
- Speaker #2
Il y a des blocs de pixels partout.
- Speaker #3
Mais par contre, effectivement, ce qui est génial, c'est tout ce qui est raconté sur la société iranienne à ce moment-là, avec pas grand-chose finalement, autour d'un épouvantail et des villageois. Donc voilà, c'est une période où on était et... obligé, j'imagine, d'utiliser énormément la symbolique pour aborder tous ces sujets politiquement sensibles. Et puis plus généralement, je trouve que ça nous parle aujourd'hui, même à nous en France et dans le monde à plein d'endroits aussi, mais de, Camille, tu l'as un peu évoqué, mais oui, de comment la peur nous contraint aussi à accepter progressivement et gentiment la soumission. comment on obéit à un monstre qu'on a nous-mêmes créé et donc là pour moi c'est là que le film il est génial et d'une grande intelligence donc voilà ça rappelle de justement ça rappelle de ne pas oublier ce à quoi on obéit toujours et pourquoi et même si on a peur se soumettre nourrit quelque part la force dominante et la rend de plus en plus intouchable. Donc, finalement, l'insoumission sera toujours mieux. Donc, merci Camille pour ce film.
- Speaker #2
Mais ouais...
- Speaker #0
Et Ola qui a réussi à le placer.
- Speaker #2
Mais c'est vrai que cette fin, moi je la trouve incroyable. C'est littéralement brûler vos idoles, l'image est hyper forte. C'est vraiment une magnifique fin.
- Speaker #1
Et en même temps, ce n'est pas totalement la fin. Oui, oui. C'est pas totalement la fin. on ne sait pas exactement, mais c'est peut-être un rêve sous pierre.
- Speaker #6
C'est ça qui est beau.
- Speaker #1
Moi, je trouve que ça soit aussi très... Mais bien sûr, c'est intéressant sur la question du pouvoir que tu donnes et de toujours se souvenir que c'est un pouvoir qui est concédé, mais qui ne peut pas être outrepassé, sinon ça devient trop compliqué.
- Speaker #0
Oui, et on n'a pas parlé des scènes du début, d'ouverture du film. Il y a eu plein de... qui sont quand même assez belles. Alors moi j'aime moins, mais ça c'est un truc auquel je suis moins sensible. Quand il y a plein de figurants, chorégraphiés et tout, je sais qu'il y a plein de gens qui adorent. Moi ce qui me plaît le plus, c'est les moments où ils filment l'intérieur des maisons vides et ils rentrent dans le four de la maison, dans des alcoves hyper sombres et tout. Ça c'est des plans qui sont... Ce que je préfère c'est le patio.
- Speaker #1
Je ne sais pas si vous vous souvenez du patio avec une espèce de... Le miroir d'eau là ? Oui, c'est un miroir d'eau avec... quatre platanes ou je ne sais quoi, des gros arbres avec des troncs un peu blanchis là, c'est incroyable cet endroit,
- Speaker #0
vraiment c'est trop trop beau cet endroit le lieu est quand même incroyable, ce village c'est vraiment pour le coup même si c'est assez aride je ne suis pas sûr que tu arrives à tout retenir mais en tout cas ça fait partie des films qui arrivent à laisser justement une petite trace des images et Et je pense que ça nourrit beaucoup de gens. Je ne sais pas combien de gens l'ont vu, ce film, mais c'est quand même des trucs que j'ai l'impression qu'on a revus dans le cinéma. Et c'est sorti la même année que Stalker, donc il n'avait pas vu Stalker, a priori. Voilà. Comme quoi. Voilà.
- Speaker #1
Un film dont on se souviendra peut-être un peu moins.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
un film qui a marqué l'histoire.
- Speaker #0
Bah oui, il arrive.
- Speaker #2
Il sera certainement avec nous. Phénoménal, ouais.
- Speaker #3
Qui parle de d'autres dangers finalement, que le pouvoir en place.
- Speaker #0
J'ai pas de transmission, de transmission, de transition, mais il y a la petite musique avant. J'étais un peu catastrophé pour la transition.
- Speaker #2
Tant que tu n'as pas été catastrophé par mon choix de film, tout va bien.
- Speaker #0
C'est quand même lié.
- Speaker #2
Et bon... Et bah on va parler d'un sacré phénomène et c'est Phénomène.
- Speaker #7
Elliot, s'il te plaît, dis-nous ce qu'il faut faire. J'ai besoin d'un seconde, d'accord ?
- Speaker #8
Pourquoi ne peut-on pas me donner un seconde ? Je suis un douche scientifique. Identifier les variables. C'est les deux groupes. Désigner un expériment. C'est ce qui nous dérange. C'est ce que je veux faire. Interpréter l'expériment. Interpréter. Qu'est-ce que c'est que les plantes ? Le groupe était plus grand que le nôtre. Cette chose a été escaladée tout le jour. Plus de populations sont en train de la mettre en place. Elles réagissent à la stimulus humain. Peut-être que les gens sont en train de mettre en place les plantes ?
- Speaker #9
Qu'est-ce que tu dis ? Ce gars était fou, nous devons les sauver.
- Speaker #8
Ils sont déjà morts. Qu'est-ce s'il nous target les menaces ? Cette partie du champ ne peut pas avoir été mise en place. Quelque chose dans ce champ peut relancer le chimique dans l'air quand il y a trop de nous ensemble. Let's just stay ahead of the wind.
- Speaker #10
J'me suis fait seul, you you you, j'vais finir seul, you you you, phénoménal, you you you, j'en plie des stades en you you you, j'me suis fait seul, you you you, j'vais finir seul, you you you, phénoménal, you you you, j'en plie des stades en you you you,
- Speaker #2
t'es maman t'en fais raison, moi j'ai donné la taille Phénoménal, phénoménal,
- Speaker #1
ouais Non mais y'a des collages, des collages, des montages,
- Speaker #3
incroyable C'est dans le film
- Speaker #2
C'est dans le film, ouais ouais, y'a de l'huile dans le film, phénoménal Et attention, trigger warning assez évident, anémophobie, c'est la phobie du vent, figurez-vous.
- Speaker #3
Et non pas des anémones.
- Speaker #2
Non, anémophobie, voilà.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
C'est pas le seul trigger warning du film, on va peut-être donner le deuxième d'entrée de jeu.
- Speaker #3
Mark Wahlberg. C'est
- Speaker #0
Mark Wahlberg au phobie, ouais.
- Speaker #2
Ah oui, voilà.
- Speaker #0
Avec sa grosse tête, là.
- Speaker #1
Et des Chanel au phobie aussi, je pense qu'on peut la mettre dans le même sac.
- Speaker #0
Ah ouais, moi je l'aime bien. Ouais,
- Speaker #1
ouais,
- Speaker #2
ouais.
- Speaker #0
Ah la pique-mille, elle est insupportable. Les deux là, je ne peux pas. J'ai envie de leur mettre des paires de claques tout le film. Pardon, désolé, t'as pas commencé.
- Speaker #2
The Way to the Channel ? Les deux ensemble ? Oui, les deux ensemble. C'est le couple Mr et Mrs Dormy, ouais. Et c'est aussi le début du milieu ou de la fin. Pour le Ausha, avant ses comebacks récents, le film se situe entre The Village et l'affreuse adaptation d'Avatar le dernier maître de l'air, où il y a aussi du vent, mais aussi du feu, mais aussi de la terre et aussi de l'eau. Mais là on va parler que du vent. Pour le résumé, je vous invite à réécouter l'extrait tout simplement, je vais faire un vaguement résumé histoire d'eux. Faut traduire.
- Speaker #0
Il résume tout le film toutes les 4 secondes. Voilà.
- Speaker #2
On est sûr qu'on a compris.
- Speaker #1
C'est bien si tu fais des micro-siestes.
- Speaker #2
Tu peux même faire une sieste sous le film je pense
- Speaker #1
Tu vois toi aussi c'est un film senior
- Speaker #2
C'est un film catastrophe senior Elliot est un professeur de science avec un petit S au lycée Elliot est très blagueur et adore pranker sa directrice avec un jeu de cache-cache devant ses élèves, c'est super et en bon scientifique américain il est à cheval entre la tradition et la modernité Merci. Car pour être un bon scientifique, il faut être pragmatique et méthodique, certes, mais il faut aussi reconnaître les forces cosmiques, divines et les mystères de la nature, quand même. Mais le quotidien de professeur d'Eliott est perturbé par l'annonce d'un attentat à la neurotoxine qui fait se suicider les gens à Central Park. C'était ça le trigger warning, mais du coup on ne l'avait même pas dit en fait. Comme c'est bizarre, se dit Eliott, pourquoi faire un attentat à Central Park ? Je ne sais pas, peut-être... parce que c'est un des lieux les plus visités, emblématique de New York. Pauvre connard ! Et il m'énerve déjà dès le début du film, c'est insupportable.
- Speaker #0
Non mais c'est vrai ! Ah puis son cours de science, il est en théâtre.
- Speaker #2
Ah là là ! Bref, l'hypothèse flashback du 11 septembre se confirme. Tout le monde a compris depuis le début, à cause de 20 minutes d'insert sur les arbres et le vent, les plantes se rebiffent contre l'humain, qu'elle cible désormais et considère comme un... un parasite.
- Speaker #1
On a découvert le pollen, le mec.
- Speaker #2
Le pollen. Et bah en tant qu'élargico-pollen, ce film résonne en moi, effectivement.
- Speaker #1
Moi aussi !
- Speaker #0
Vous allez tousser à mort !
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #2
la neurotoxine se répand dans toute la côte est des Etats-Unis, c'est la catastrophe, les gens fuient en train, puis se retrouvent bloqués dans des patelins, sur des routes, en pleine Cambrousse, avec plein d'arbres, putain c'est terrifiant ! Tout ça pour finir par une morale, la morale qui est que l'homme est un véritable virus de loup pour l'homme. pour les plantes plantes leçon pour les hommes voilà en tout cas une petite fenêtre vers ce qui nous attend dans ce monde en pleine mutation des gens toujours de plus en plus allergiques aux plantes tous les étés c'est les catombes et bien voilà finalement c'est un film prophétique merci M.
- Speaker #0
Naïd Chamalan mais c'est sûr merci pour cette merde mais regardez-vous les cheveux on vient de se taper des incendies et de la canicule à 50 degrés tout l'été Oui. Et le mec, son pré-shot d'il y a 10 ans, c'était la neurotoxine. Tu ne pouvais pas faire plus à côté. C'est vraiment une brêle. Je ne comprends pas. Moi, je rigole, mais je ne rigole pas trop. Moi, chez Amalane, à l'époque, c'était quand même un truc. Moi, j'aimais bien. Là, déjà, j'étais un peu sorti du train parce que tu as oublié, mais avant Phénomène, il y avait la jeune fille de l'eau.
- Speaker #2
Oui c'est vrai Il y a ce village Il y a la jeune fille de l'eau Et après il y a
- Speaker #0
C'est un peu le glow down D'un gars Qui faisait des films intéressants Qui faisait des films Qui étaient quand même Pareil Qui étaient un peu habités Quand tu revois Signe On en pense ce qu'on veut Mais c'est quand même un film Oui c'est bien Il se passe quelque chose Tu vois A l'intérieur de des personnages et puis du réalisateur là c'est vraiment en fait c'est plus rien quoi et je pense que ce qui a tué Shyamalan à cette époque là et puis encore maintenant ça se discute parce que vraiment c'est vraiment pas terrible mais c'est vraiment je pense qu'il s'est vraiment cru trop intelligent et qu'en fait Si tu ne sais pas écrire, c'est compliqué. Donc voilà, je... Non, je ne sais pas quoi dire.
- Speaker #2
Les personnages sont très très mal écrits, mais la différence de signes où tu l'acceptes, parce qu'il y a un deuxième degré de lecture, où en fait c'est une critique de la paranoïa et de la famille nucléaire un peu...
- Speaker #0
C'est un film qui questionne la foi et tout ça, c'est un film dans lequel il y a des choses... Mais là,
- Speaker #2
il n'y a rien, c'est juste très mal écrit, du début à la fin. Désolé.
- Speaker #0
Un petit mot du casting, peut-être ?
- Speaker #1
Vous avez déjà dit. C'est vrai que la direction d'acteur, elle est cata-cicata. Marc Walberg, on en pense ce qu'on en veut, c'est un mec pas très sympa, je crois. Mais c'est quand même un acteur qui peut se défendre parfois. Vous verrez avec ma reco. T'as une reco. Mais c'est juste que là, c'est... il est en roue libre le mec et elle c'est pareil, moi j'ai pas spécialement d'inimitié pour elle mais alors là c'est là on l'a entendu dans le chant, il y a une réplique à un moment où t'es en mode mais c'est pas c'est un cours de théâtre amateur c'est pas possible je pense que c'est vraiment parce qu'on l'a pas dirigée elle comprend pas ce qu'elle défend c'est difficilement compréhensible de toute façon l'écriture de ces deux personnages ce couple qui est affreux qui s'embrouille alors que c'est la fin du monde sur des histoires mais vraiment Ils n'ont rien à faire, ils ne sont pas empathiques, vraiment ils n'ont aucune qualité, sincèrement.
- Speaker #3
Il est fan de Donald Trump. Bah oui, bah écoute. Bah oui,
- Speaker #1
bah ça c'est pas mal. Et je sais qu'il est extrêmement religieux.
- Speaker #2
Et de toute façon c'est un film plus qualitique aussi, les gens sont jugés pour leur moralité, c'est des grands discours sur l'individualisme évidemment à certains moments. Ouais ouais c'est ça.
- Speaker #1
Et en plus c'est, enfin moi ce qui m'a vachement étonnée dans le film, parce que je n'avais jamais vu ce film. Ce qui m'a vachement étonnée, c'est qu'au bout d'une heure et demie, c'est rigolo, c'est un anti-film en fait. Oui, le film n'a jamais lieu. C'est ça, on dirait qu'on nous introduit une idée en permanence pendant une heure et demie, et après ça s'arrête. Et on est juste en mode, ah bah ok. Donc moi, il y a quand même un truc, vous allez me trouver tordue, et c'est ce que je suis, mais il y a un truc qui m'a un peu intéressée dans le fait de se dire, c'est fou de faire un doigt d'honneur comme ça à ses spectateurs. C'est quand même... étonnant quand t'as accumulé je sais pas s'il le voulait à ce point là mais quand t'as accumulé en plus autant de reconnaissance pour ton travail il est quand même très connu et tout ça t'es méga star et tout ça et tu fais un film il se repose sur ses lauriers x 1000 t'arrêtes quoi, tu te dis c'est comme ça et puis c'est pas autrement et puis alors Moi, il y a quand même mon cœur de française qui a saigné. Parce que depuis quand est-ce qu'on joue à la pétanque dans le parc du Luxembourg ? Ça c'est encore un américain qui se dit n'importe quoi.
- Speaker #2
Toi aussi t'as oublié ton vélo à la soirée ? Non mais... Le vélo chez toi ?
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai !
- Speaker #1
On se tape les 5 étages pour monter le vélo.
- Speaker #0
C'est la meilleure scène du film, c'est les meilleurs acteurs du film. Oui,
- Speaker #1
oui, tout à fait. Sur le chez nous.
- Speaker #2
Le chauvinisme mixé de...
- Speaker #0
C'est tout ce que j'allais dire. Face à Marquis Marquis et Zoé Deschanel.
- Speaker #1
Mais il y a un truc qui m'a fait rigoler, c'est que un de mes très bons amis, quand je lui ai parlé du film, il m'a dit que lui, il avait... commencer à regarder le film dans l'avion. Alors ça, j'ai trouvé ça super que les avions, les compagnies d'aviation se disent que c'était une bonne idée de programmer ce film qui parle juste de gens qui crèvent. On ne sait pas comment ni pourquoi. J'ai trouvé ça marrant.
- Speaker #2
à cause des plantes éco-terroristes c'est vrai c'est les plantes éco-terroristes pardon pardon bouh les plantes on devrait tout bétonner j'avais hésité à le prendre pour le thème plantes oui je me souviens ça fait un moment qui te fait de l'oeil moi j'ai adoré une période de film catastrophe quand j'étais petit j'en ai maté plein et t'adorais Phénomène ?
- Speaker #0
moi je l'ai vu quand j'étais petit j'avais trouvé ça bien d'accord Mais après, je me suis dit que c'était de la merde. Le pic de dente. Le pic de dente,
- Speaker #2
c'est largement au-dessus.
- Speaker #3
Ouais, non, c'est... Moi, ce qui... Ouais, enfin... Y'a pas grand-chose qui va, mais c'est vrai que la vision du couple, c'est vrai qu'ils sont insupportables. Et puis, elle qui est vraiment... Enfin, je sais pas, ce truc... Elle est présentée comme une espèce de zinzin hystérique, parce qu'elle veut pas d'enfant tout de suite. Ah oui alors les injonctions à la maternité qui lui sont faites sont assez crises Ah puis comment elle est culpabilisée par le fait d'avoir mangé un tiramisu avec un collègue Oui mais c'est ça Le film te met des hymnes sur le fait qu'elle ait trompé son mari déjà en s'emballant les steaks Alors qu'elle a mangé un tiramisu avec quelqu'un Et elle a juste mangé un dessert avec un bouc,
- Speaker #2
déjà c'est nulle comme histoire désolée Elle se fait harceler surtout par le type Oui qui l'appelle tout le temps maintenant
- Speaker #0
Ah oui
- Speaker #2
Et c'est présenté comme une tromperie quoi tu vois genre vraiment
- Speaker #3
Ouais, ouais, et puis moi j'ai eu de la peine pour cette petite gamine qui a quand même perdu ses parents et qui se retrouve avec ses deux relous de l'enfer. C'est un mode putain, elle a vie de merde.
- Speaker #2
La gamine à la fin, du coup tout le truc d'injonction à la maternité qui est présent en dessous du film, et à la fin je me suis dit, ils vont peut-être pas foirer ça parce qu'en fait du coup il y a la gamine qui a trouvé eux comme parents et du coup tout le monde est un peu content parce qu'ils n'ont pas eu à avoir d'enfants et ils peuvent... Ah non, non. Non, Elle l'appelle Tata et puis elle, du coup, elle est enceinte à la fin du film dans une scène super émouvante où elle fait des grossesses.
- Speaker #1
C'est la fin du monde et on fait des gosses.
- Speaker #2
C'est vraiment une idée.
- Speaker #0
Non, et puis, je sais pas si t'as vu, mais au tout début, le gars, quand il lui confie sa fille, le pote, là, il lui dit tu lui prends la main que si tu veux vraiment lui prendre la main.
- Speaker #3
Mais t'es là,
- Speaker #0
mais frère, mais t'es un mame. En fait, tu lâches ta gamine à deux inconnus et en plus, t'engueules la meuf.
- Speaker #3
non mais c'est c'est de la folie donc non le film est vraiment et puis c'est vraiment débile ce truc là du fin du monde en fait c'est quoi ce qui est recommandé c'est un peu ce truc du chacun pour soi surtout bien se diviser parce que c'est ce qu'il faut faire face aux plantes Il ne faut pas être en groupe, il ne faut pas s'entraider. Pourquoi ça, on ne sait pas. Parce que la société nous divise Camille. Parce que c'est ça. Ah, il est de retour.
- Speaker #2
La société nous divise Camille. Il nous faut un cap clair face aux plantes.
- Speaker #3
Ces plantes de gauche là. D'ultra gauche. Oui, elles font ça parce qu'on n'a pas fait les éco-régions.
- Speaker #2
Elles font une séparation elles-mêmes en petites régions,
- Speaker #3
mini-régions. C'est de la merde.
- Speaker #2
Non mais alors, il y a quand même un enchaînement de plans très critiques vis-à-vis des Etats-Unis. Il y a trois plans d'insert sur...
- Speaker #0
J'ai l'impression que je parle comme Oubixman tout le temps.
- Speaker #3
Et il le fait un peu.
- Speaker #2
Non mais j'ai noté ça quand même parce qu'on sent qu'il a voulu se rattraper en mode « Oula, on va peut-être penser que je suis un gros réac. Du coup, je vais mettre un plan avec des mamies avec un masque à gaz et des fous d'armes à feu qui préparent les milices, tu vois. » Et c'est tout.
- Speaker #0
C'est Michael Shannon qui a eu de son côté creuser son abri.
- Speaker #2
Ce sera littéralement la seule critique du film de plan d'un cerf. Donc merci beaucoup.
- Speaker #1
C'est dommage parce qu'en plus le début n'est pas si inintéressant. Le moment où il tombe là des tours, moi je trouve ça pas mal quand même. Le truc de l'échafaudage. Il y a un truc où tu te dis, ah ok, allons dans le dur.
- Speaker #2
Il y a des scènes graphiques, mais c'est tellement niais et débilisant, l'écriture des personnages et l'écriture en général, que même ces plans un peu graphiques ou ces trucs un peu trash, fond. tâche de fou dans le film.
- Speaker #3
Oui, parce qu'il y a quand même une scène ultra trash où deux gamins se font tirer presque à bout portant dans la tête par un fou avec son fusil à pompe. Et on s'en fout. Alors qu'il meurt comme... C'est horrible cette scène.
- Speaker #9
C'est clair.
- Speaker #0
Et puis il y a ce truc, t'en parlais Léo, de lui, il est scientifique, mais en même temps il est un peu... il reconnaît l'impuissance de la science il y a quand même un truc c'est hyper bizarre moi je trouve que c'est un truc intéressant ça c'est un truc d'américain pour moi parce que moi je trouve que c'est un truc qui est pas mal de dire voilà on va pas avoir une approche scientiste de tout le problème étant que le problème étant que le problème étant que ce mec en situation de stress euh Les réponses qu'il va chercher, ce sont dans les B.A.B. de Claude Bernard du protocole expérimental. Tu as l'impression que... Et l'étape de multiplication. J'y entubeissais. En fait, c'est ce que tu veux.
- Speaker #2
Nous sommes des échantillons.
- Speaker #0
Mais ça, c'est un vrai problème au cinéma d'essayer de faire des... Ça échoue très souvent le cinéma américain en particulier. Oui. Etats-Unis. À faire des... Des personnages de scientifiques, tu sais, et d'utiliser la science comme une espèce de... Pense aux abeilles, pense aux abeilles. Ce qui me dérange, moi, c'est que Shyamalan,
- Speaker #2
il a déjà été critique vis-à-vis de l'enfermement religieux. Là, ça pourrait être l'enfermement scientifique et tout, il n'y a pas de problème. Mais en fait, là, c'est... Tu vois, dans le signe, la famille est ultra religieuse, par exemple. C'est vraiment le puritarisme qui est critiqué. Le village aussi. Et là, en fait, c'est vraiment level zéro. C'est même plus moche, je ne comprends même pas trop ce qu'il veut dire, en fait. À part en vague propos comme ça, oui, c'est très flou.
- Speaker #0
Non, c'est dommage, c'est dommage. Moi, Signe, c'était vraiment, on en parlera peut-être un jour, mais c'était un film que j'avais trouvé assez cool dans sa manière de réfléchir à la foi et à ce que ça pouvait habiter dans l'existence. Et il y avait quand même une dimension, il sait le faire, Shyamalan, en tout cas, il a su le faire, ça. Et là, c'est... je sais pas ce film aurait dû rester un prompt tir et puis ne jamais arriver c'est vrai que ça pourrait être ça oui un épisode de série de feuilleton ça fait très enquête criminelle oui feuilleton au moment de Noël entre
- Speaker #1
deux trucs avec des volcans qui rentrent en éruption et il y a un phénomène au milieu genre à 14h30 sur
- Speaker #0
TF1 voilà je vois très bien la programmatrice pour les seniors je te demande que j'embrasse vous voulez dire d'autres trucs Marc Welberg,
- Speaker #3
Zod et Chanel t'es mieux dans New Girl oui oui c'est pour ça que j'ai le micro à tâche
- Speaker #0
pas incroyable non plus j'avoue ok c'est tout c'est déjà pas mal on a quand même 4 films Est-ce qu'ils sont vraiment si différents les uns des autres ? Il y a le film de Camille qui était quand même...
- Speaker #1
Je ne suis pas sûre qu'on les ait déjà réunis.
- Speaker #0
Mais voilà. On a essayé de couvrir l'espace du vent. Découvrir la thématique du vent. Le vent... Il n'y a pas de quoi faire un deuxième épisode. On a vraiment tout brassé.
- Speaker #1
N'hésitez pas à nous envoyer des thèmes pour cette saison parce que vous voyez qu'on est un peu dans la merde. Vous voyez ce qui vous attend.
- Speaker #0
Si vous ne faites rien, il y aura tous les films de Shyamalan il y aura l'eau avec la jeune fille de l'eau mais on fera que les vraiment nuls on fera pas les films passables de Shyamalan que les nuls avant de se quitter quand même il y a le petit tour de table d'un truc que vous avez aimé pendant les vacances oui alors attendez il faut que je réfléchisse donc toi tu réfléchis, Léo t'as une idée ok je commence alors alors Alors... Je ne vais pas vous embêter avec les livres chiants et tout ça, mais il y a quand même Norman Ajari, l'écrivain, philosophe, qui s'est lancé sur Twitch un peu de temps avant, enfin ça fait un moment déjà, mais disons que ça fait quelques mois, et qui a une espèce de... enfin pas une espèce, une matinale en réalité, qui est super. décourtique un certain nombre de choses, fait découvrir des philosophes, des pensées. Il y a eu récemment un arc sur Guy Debord qui était super. Donc je recommande de regarder de temps en temps. tous les matins si vous avez vraiment la possibilité de le faire. C'est vraiment sympa. Je vous renvoie à son oeuvre, son dernier essai techno-flashisme. mais je crois que je l'ai déjà recommandé lui qui est vraiment super ma recommandation c'est Norman Ajari et t'as eu une dédicace quand même oui j'ai eu une petite dédicace de Norman Ajari,
- Speaker #3
merci beaucoup voilà c'est bon j'ai trouvé je suis en train de voir ton ordinateur je sais pas ce que c'est moi je vous recommande un des seuls trucs qui me remonte le moral en ce moment c'est le compte Instagram de la quête du sein Savoir que Brice m'a fait découvrir, c'est des petites vidéos humoristiques mais où on en apprend beaucoup sur la faune sauvage. Voilà, c'est des vidéos d'animaux sauvages avec une voix off IA par-dessus qui raconte la petite histoire des animaux avec beaucoup d'humour et c'est très très très rigolo. je peux pas vous en mettre un extrait mais son mot préféré c'est Sgeg cette bande de Sgeg c'est marrant c'est joyeux un peu
- Speaker #2
ouais bah moi on va vous faire deux jeux vidéo pour mon anniv et je suis en train d'en jouer à un des deux là quand même j'ai eu le temps d'y jouer un peu cet été c'est Signalis c'est un petit jeu un peu en mode 8 bits de Cosmic Horror très cool voilà il est sur Steam si vous voulez là j'en suis je ne sais pas à peu près la moitié je pense je n'ai pas regardé j'ai fait le début c'est bien ouais c'est vraiment cool t'es un peu résident de Tivales oui c'est ça mais dans l'espace avec une esthétique un peu sympa et tout non franchement franchement, c'est cool. Je recommande tout ça.
- Speaker #0
Ouais, ok. Signaliste. Et toi, Camille ?
- Speaker #1
Oui, moi, je vous recommande un film avec Mark Wahlberg, mais dans sa bonne période.
- Speaker #0
Je vous recommande Mark Wahlberg.
- Speaker #1
Qui est diffusé sur Arte. C'est The Yards de James Gray. Un film de 2000 avec un casting 5 étoiles, comme on dit, avec Mark Wahlberg, Charlize Theron, Joaquin Phoenix et Faye de Noé. Et c'est un film super, c'est vraiment une sorte de... Enfin, je sais pas comment... Je pense qu'il n'y a pas besoin de raconter, c'est un film noir, genre avec un mec qui sort de prison et qui est dans une famille où on travaille à New York dans l'industrie du bâtiment. Et évidemment, c'est sombre quoi. C'est vraiment une tragédie. Une tragédie shakespearienne, et c'est très très beau. Donc voilà.
- Speaker #0
C'est le deuxième film de James Cranston.
- Speaker #1
Moi j'ai beaucoup aimé ce film, franchement allez-y.
- Speaker #0
Et bah c'est tout ?
- Speaker #2
C'est bien.
- Speaker #0
Petit épisode de rentrée pour ceux en attendant ?
- Speaker #2
Bah ouais. On revient bientôt.
- Speaker #0
On revient bientôt, dans 15 jours. Et puis n'hésitez pas à mettre des étoiles sur les applications de podcast. même si vous avez aimé parce que souvent c'est ceux qui n'aiment pas qui mettent des étoiles donc quand vous avez aimé mettez des étoiles surtout et ça nous aide à être visible voilà et puis bah écoutez ça fait toujours plaisir de voir que vous nous n'avez pas ne nous avez pas laissé tomber pendant cette période de vacances. Vous étiez quand même au rendez-vous pour nous écouter, donc ça fait toujours plaisir. On vous fait des bisous et on vous dit à dans 15 jours. Ciao, bisous. Bisous.