- Speaker #0
Il y a une question qu'on nous pose de plus en plus souvent. Est-ce que je peux intégrer mon IA à Microsoft 365 ? Est-ce que je peux intégrer une IA à mes emails, à mon SharePoint, à mon OneDrive ? Alors on a décidé de répondre aujourd'hui à cette question avec la fameuse IA que tout le monde connaît, Cloud. Et avant même d'y répondre, il faut qu'on se dise quelque chose. Vos collaborateurs, à mon avis, le font déjà. Ils ouvrent un moteur de recherche, tapent Cloud, mettent Un bout de contrat, fournisseur ou client, des fichiers Excel avec les chiffres de votre entreprise et effectuent une partie de leur travail avec une IA et notamment sans doute avec Cloud. Alors la question de cet épisode n'est pas si oui ou non on doit intégrer Cloud avec 365 ou une IA avec 365, mais plutôt pourquoi on doit l'intégrer et surtout quels sont les garde-fous à mettre en place lors de cette intégration. Pour cela, on va accueillir Thomas Schaal, expert infrastructure et cyber sécurité, qui va nous expliquer pourquoi il faut le faire et surtout, il va nous donner 6 cas d'usage hyper concrets pour votre entreprise. Alors, salut Thomas.
- Speaker #1
Salut Julie.
- Speaker #0
Tu es connu aussi. Comme l'expert qui décrypte les nouveautés, la digitalisation et surtout la digitalisation avec la partie cybersécurité et les mutations IT, au-delà de la partie infrastructure et cybersécurité, c'est pourquoi aujourd'hui tu vas nous parler d'un sujet qui t'intéresse plus particulièrement, l'intégration de cloud dans 365. Alors, est-ce que tu peux nous donner tout de suite la différence entre l'utilisation courante de cloud et une véritable intégration, notamment par exemple avec Microsoft 365.
- Speaker #1
Donc la différence fondamentale entre une utilisation d'une intelligence artificielle dans la fenêtre que l'on a l'habitude d'utiliser et la même utilisation quand elle est intégrée à notre tenant 365, c'est une différence qui est somme toute assez simple, c'est l'accès à la donnée. Quand tu demandes quelque chose à Cloud, parce que c'est l'exemple qu'on va prendre tout au long de ce podcast, mais c'est aussi applicable avec la plupart des gens. des intelligences artificielles que l'on a l'habitude d'utiliser la différence principale c'est que quand tu lui demande quelque chose il te répond soit sur la base de ses connaissances empirique qui sont des fois discutable on se souvient tous des hallucinations des débuts de chad jupiter ou voire même qui sont inventés faut se rappeler que l'intelligence artificielle générative génère produit invente des choses or on s'est tous rendu compte de la formidable capacité que ça nous permet d'utiliser ces intelligences artificielles. Ce qui est fondamental, c'est cet accès à l'ensemble de nos données. Alors l'ensemble de nos données, bien sûr, on discutera tout à l'heure du cadre que l'on doit y appliquer. Mais si on s'arrête déjà à Microsoft 365, dans lequel on va retrouver, comme tu l'as évoqué tout à l'heure, des emails, des Teams, des éléments dans OneDrive, des éléments dans OneNote, des éléments dans SharePoint, Ça... permet à l'intelligence artificielle d'accéder à une masse documentaire existante, très probablement véridique, qui va permettre aux compétences de l'IA de nous amener des réponses à nos questions, des analyses stratégiques, des analyses commerciales peut-être, et tout un panel d'éléments qui vont nous servir au quotidien.
- Speaker #0
Donc totalement personnalisé à mon environnement d'entreprise.
- Speaker #1
Totalement personnalisé à ton environnement d'entreprise. Ainsi qu'à ton métier.
- Speaker #0
Mais c'est vrai qu'on pourrait penser dans ces cas-là, pourquoi je ne mets pas les documents qui m'intéressent directement dans Cloud ? Quel est plutôt l'intérêt de faire cette intégration-là ? Si on prend avec un exemple de cette intégration, avec un ou une responsable RH, avec un ou une directrice commerciale ?
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs éléments de réponse à ta question. Il y a un élément sur la profondeur, on va y revenir. Et il y a un élément sur ce que font déjà les gens, c'est-à-dire que comme tu l'as évoqué en introduction, aujourd'hui si les collaborateurs et les collaboratrices des entreprises n'ont pas une IA intégrée à Microsoft 365, que ce qu'ils font, ils redoublent d'ingéniosité pour arriver à extraire la donnée de là où elle est et à l'importer dans l'IA. Ça c'est pas neutre, parce que ça veut dire qu'on sort une donnée de son élément de stockage initial et on l'introduit dans l'intelligence artificielle. Donc... Elle n'est plus que stockée dans ton tenant 365, elle est aussi dans la mémoire de l'intelligence artificielle. En fonction du contrat qui te lie avec l'éditeur de l'intelligence artificielle, ça pose un certain nombre de... notamment sur la diffusion de cette donnée et son utilisation à des fins d'apprentissage. Ce qui n'est pas le cas quand tu souscris à un abonnement professionnel des intelligences artificielles. Il faut aussi savoir que les IA aujourd'hui sont très capables de lire à peu près tout ce qui existe. Les collaborateurs savent exporter des e-mails au format MSG ou EML, les collaborateurs savent faire des captures d'écran d'un élément de ton ERP, tu glisses tout ça dans ton intelligence artificielle. artificielle, elle s'en débrouille très bien. Mais la problématique, c'est que c'est arrivé dans le contexte de l'intelligence artificielle. Ça n'est plus que chez toi. Parce que quand tu intègres Cloud, par exemple, à ton environnement Microsoft 365, il n'aspire pas la donnée. Cloud se connecte à la donnée via l'interface qui s'appelle Microsoft Graph. Et cette interface est contrainte, restreinte par des droits d'accès. qui sont limités et cadrés en fonction de tes propres droits d'accès à ton environnement 365. Donc ça pose déjà un premier cadre à l'accès de ces données via le tenant 365. L'IA ne peut pas, comme une espèce de pieuvre, se promener au sein de ton tenant 365 si tes droits sont restreints. Et à côté de ça, je parlais d'une question de profondeur. Merci. Tu glisses des éléments dans l'IA, quelle qu'en soit la méthodologie, capture d'écran, copie de mail, etc. L'IA n'aura accès qu'à ce que tu lui donnes.
- Speaker #0
Ça sera trop restreint.
- Speaker #1
Des fois, ça fonctionnera. Des fois, ça donnera les réponses à tes questions. Mais ça se limitera à l'analyse de ce que tu as fourni à l'intelligence artificielle. A l'inverse, si tu autorises un accès à ton environnement 365, à ton IA, à Claude par exemple, celle-ci aura les mêmes droits que toi. sans limite de profondeur. C'est-à-dire que l'IA pourra analyser l'intégralité de ta boîte mail si tant est que tu le lui demandes. Donc quand tu vas poser une question à l'IA à propos d'un cas client ou d'une situation technique ou technologique, elle va pouvoir consulter tout l'historique de tes mails jusqu'à plusieurs années auparavant pour retrouver les bonnes informations. Donc en termes de pertinence et d'utilité, c'est beaucoup plus important. que d'aller distribuer de l'information à l'IA.
- Speaker #0
Là, c'est juste pour illustrer grossièrement la partie intégration cloud avec 365. Mais vous verrez, tout à l'heure, on va vous donner des exemples hyper concrets. Thomas, je compte sur toi. Alors, est-ce que tu peux nous donner des exemples d'intégration de cloud ? On a pris cloud, on aurait pu prendre autre chose avec 365. notamment dans un cas, je ne sais pas, d'une directrice commerciale, d'un responsable ressources humaines.
- Speaker #1
Bien sûr Julie, je peux te donner quelques exemples. Je peux aussi te dire ce que ça n'est pas ou là où il n'y a pas vraiment d'intérêt. Parce que si la finalité de l'intégration, c'est juste d'aller résumer un mail ou d'aller traduire une notice qui a été envoyée dans une pièce jointe, on ne va pas exploiter le cœur de ce que nous permet l'IA. Parce qu'il faut quand même se rendre compte que ta boîte mail, c'est un stock. inestimables d'informations qui ont de la valeur au sein de l'entreprise, qui ont de la valeur pour toi, qui ont de la valeur pour ton métier. Tu me demandes un exemple au niveau commerce, on a tous cherché le dernier devis qu'on avait envoyé à un client l'année dernière parce qu'il nous demande le même, mais ça répondait à son assistante, donc déjà on fait la recherche avec le mauvais nom, alors on a bien la présence d'esprit de cocher avec une pièce jointe dans Outlook parce qu'on se souvient qu'il y avait un PDF attaché. mais on ne se souvient plus si c'était telle machine ou telle machine, et les recherches peuvent être hyper galères. Là, avec l'intégration d'une intelligence artificielle de type Cloud à ton tenant 365, il va vraiment pouvoir tirer parti de toute l'historique de ta boîte mail jusqu'à tout ce qu'il contient, le texte, les images, les PowerPoint, les PDF attachés, et toi, tu vas pouvoir piloter cette recherche en tant que commercial en langage naturel. Tu ouvres ta session Claude, tu dis « Salut Claude, je suis à la recherche d'une offre qu'on avait envoyée peut-être en juin-juillet de l'année dernière à mon client Intel, où je me demande si ce n'était pas à son assistante, et ça concernait un coffret haute tension attaché à une de ses plieuses, mais je ne sais plus laquelle. » Et voilà, tu as fait le travail. Le reste, c'est l'intelligence artificielle qui va... piocher dans ta masse documentaire que représente la boîte mail de tout le monde, in fine, pour aller retrouver, en ciblant de plus en plus, l'élément que tu recherches.
- Speaker #0
Et aussi, en parallèle peut-être, OneDrive, Teams, SharePoint et d'autres choses.
- Speaker #1
Bien sûr, j'ai pris la liberté de prendre l'exemple de la messagerie parce que c'était un postulat de départ et que tu te souviens que c'était une pièce jointe à un mail. Mais à partir du moment où l'IA est connectée à ton tenant et en fonction des droits que tu lui as accordés, l'IA aurait aussi pu chercher dans tes fichiers SharePoint, OneDrive, voire même dans tes conversations Teams.
- Speaker #0
Là, tu parles de recherche. Mais tout à l'heure, on va peut-être aussi parler d'action avec la banque. Et sur la partie RH, tu ne m'en as pas parlé.
- Speaker #1
En effet, sur la partie RH, on te charge, en tant que responsable des ressources humaines, de recruter de nouveaux ingénieurs, de nouveaux chefs de projet ou peut-être de nouveaux leaders sur le service de la R&D. C'est un service qui est généralement technique, très pointu, très précis. tu n'as pas forcément une connaissance empirique aussi pointue, aussi précise du métier de cette fonction. Donc ça peut être compliqué pour toi de rédiger une fiche de poste qui soit exhaustive en n'obétant aucune mission qui pourrait être présentée aux candidats. D'autant plus que les candidats à ce genre de poste sont généralement orientés exhaustivité, qualité, sont des gens plutôt pointues. Et bien là encore, l'intelligence artificielle liée à Tontinen 365 et donc aux datas que manipule ce service va pouvoir analyser en profondeur les fonctions métiers, les projets en cours, la méthodologie pour te dresser le portrait du candidat idéal.
- Speaker #0
Quand on parle d'intégration d'une IA, quelle qu'elle soit, à Tontinen 365, Il y a une question qui se pose, il y a la question de la sécurité, de la cybersécurité. Et qu'est-ce que tu peux nous dire justement sur cette partie-là ?
- Speaker #1
Bien sûr, c'est la question que tout le monde se pose et c'est d'ailleurs généralement l'argument que les gens opposent à la connexion d'un cloud à un environnement 365. C'est que va-t-il advenir de ma donnée ? Est-ce qu'on ne prend pas un risque à ouvrir, à exposer ? notre donnée à l'intelligence artificielle. Alors déjà, il y a plusieurs niveaux de réponse. Le premier, et on en a déjà parlé tout à l'heure, c'est que le risque est déjà pris. C'est trop tard, parce que si on n'autorise pas la connexion, les collaborateurs se débrouillent pour contourner les limites et ça devient du shadow IA, qui est de plus en plus profond par les collaborateurs et qu'on a de plus en plus de mal à détecter. Donc... Les choses sont faites, mais on en a encore moins conscience, on ne peut pas le cadrer. Ça c'est vraiment un postulat de départ, il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, les IA ont déjà un accès à la plupart des données critiques de nos entreprises par le vecteur de nos collaborateurs. Donc, partant de ce postulat, il faut encadrer. Il faut encadrer par un certain nombre de droits qui sont attribués au connecteur cloud. que tu vas connecter à ton tenant 365. Le premier constat, c'est que le connecteur aura les mêmes droits que toi. Donc, si tu as des droits qui sont suffisamment restreints et que tu as une stratégie de gestion de ta donnée qui est une stratégie fine et cohérente, l'intelligence artificielle n'aura pas accès à tous les méandres de ton entreprise.
- Speaker #0
On sait parfaitement, et c'est tout à fait normal, que c'est pas... aussi simple que ça, la gestion des droits d'accès des utilisateurs au sein des entreprises.
- Speaker #1
Néanmoins, c'est que il faut quand même se souvenir aussi que quand tu connectes ton cloud à ton 365, la donnée n'est pas exfiltrée, elle n'est pas expurgée de ton tenant. Elle y reste parce que, je le disais tout à l'heure, le connecteur cloud n'a accès au tenant par... par le biais de l'interface qui est constituée par Microsoft Graph. Et il peut consulter à un moment donné, quand on le lui demande, mais il ne sort pas la donnée.
- Speaker #0
C'est un tuyau et pas un stockage ?
- Speaker #1
Exactement. C'est une porte d'entrée, mais on ne peut pas en faire sortir de la donnée.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Troisièmement, en matière de risque, il est important d'utiliser un abonnement à ton intelligence artificielle. qui exclut clairement la possibilité d'utiliser ce qu'il voit dans ton entreprise à des fins d'apprentissage. Et ça, c'est le cas de... la plupart des abonnements professionnels de la plupart des intelligences artificielles que l'on a l'habitude d'utiliser. Donc à partir du moment où tu as mis déjà ces garde-fous contractuels et technologiques, le risque est cadré. Après, c'est avec tes utilisateurs qu'il va falloir échanger pour conscientiser jusqu'à où on peut aller et comment on peut le faire pour ne pas mettre l'entreprise en risque par l'usage de l'intelligence artificielle.
- Speaker #0
Avant de savoir et de mettre en place mon intégration IA, je dois me poser, je suis déçue, je dois me poser trois questions, c'est lesquelles ?
- Speaker #1
Premièrement, est-ce que la donnée à laquelle tu accèdes peut permettre l'entraînement de tes modèles ? Deuxièmement, où sont stockées les données que tu génères ? Parce qu'une fois qu'on a accès à de la donnée du tenant, elles peuvent servir à générer des PowerPoint, des modèles d'offres, etc. Troisièmement, Est-ce qu'il existe un accord de traitement des données qui soit conforme au RGPD ? On est en Europe, la plupart des fournisseurs d'intelligence artificielle sont en Amérique. Ils se doivent de respecter le RGPD. En tout cas, toi tu te dois de le respecter et ce sont des sous-traitants au regard du RGPD. Donc tu dois t'assurer qu'ils sont conformes avec le règlement.
- Speaker #0
Et je vais trouver ces réponses où ?
- Speaker #1
Dans le contrat qui te lie avec Anthropique. Si on parle de cloud.
- Speaker #0
Thomas, ça me fait penser que, effectivement, nous, chez OCI, on a un service qui permet à la fois, effectivement, de gérer vos droits d'accès, de vérifier vos droits d'utilisateur, avant, effectivement, de mettre en place cette fameuse intégration cloud ou une autre IA avec 365. Et puis, surtout, après, une fois que vous l'avez fait, moi, je ne peux que vous donner un conseil, c'est de vous faire pentester. et aussi notre service cybersécurité a des pentesters spécifiques sur la partie mise en place d'intelligence artificielle pour mettre un petit peu de challenge sur cette partie-là. On vous met les informations en description et n'hésitez pas à les regarder. Thomas, il y a quand même une question hyper flippante que j'ai envie de te poser. C'est est-ce que l'IA peut altérer mes données ?
- Speaker #1
Oui, via ce qu'on appelle le mécanisme...
- Speaker #0
Super,
- Speaker #1
je suis hyper rassurée. Oui, je m'en doute. via le mécanisme d'injection de prompt. Alors, c'est quoi l'injection de prompt ou le prompt injection ? C'est comme du phishing, mais à destination des IA. Aujourd'hui, le phishing, ça marche comment ? On t'envoie un mail en disant, connectez-vous de toute urgence à votre compte Facebook et toi, tu mets ton identifiant Facebook pour te connecter à ce que tu crois être ton compte Facebook. Tout le monde sait comment ça marche, le phishing, et du coup, les attaquants récupèrent tes identifiants et se connectent à ta place, à ton compte Facebook. On peut faire exactement la même chose avec l'IA. On peut t'envoyer un email sachant que ce mail sera lu par une IA en ordonnant à l'IA de faire quelque chose. Et si l'IA a trop de droits sur tes données, dans ce cas, elle pourra s'exécuter. Et donc, ça remontre à quel point c'est fondamental d'ajuster, d'aligner les droits que tu donnes à l'intelligence artificielle avec ce que tu as besoin d'en tirer.
- Speaker #0
Thomas, maintenant, on va passer aux choses sérieuses. les cas concret pour mon entreprise. Donc on va commencer par un cas concret qui est la mémoire client quand un commercial part de l'entreprise.
- Speaker #1
Par exemple, c'est un excellent cas, quand un commercial part de l'entreprise, tout son savoir-faire lié à un client en particulier ou à son portefeuille client s'en va littéralement avec lui. tout son historique, toute sa proximité, tous ses échanges, même si on a... prévu du tuilage, même si on a prévu du transfert d'informations, peut-être même de la documentation, on n'aura jamais la notion de contexte. Alors qu'une intelligence artificielle, elle sait faire ça parfaitement bien, c'est même le coeur de son fonctionnement. Donc par l'accès de l'intelligence artificielle à la masse documentaire qu'a traité, qu'a généré, qu'a échangé ce commercial avec tous ses clients, eh bien on va pouvoir interroger l'IA en disant sur tel cas client, avec tel interlocuteur, pour telle machine, où on en était des échanges, qu'est-ce qui avait été fondamental dans le design de l'offre, quels avaient été les points de blocage, comment est-ce qu'on avait anticipé ou imaginé les scénarios de pricing. Eh bien tout ça, l'intelligence artificielle va pouvoir te répondre sur la base de faits vérifiés qui sont dans ta boîte mail, ou dans la boîte mail du commercial qui s'en est allée, ou dans les documents qu'il a générés.
- Speaker #0
Et ses notes.
- Speaker #1
Et ses notes, ses Teams, tout ce qu'il a pu générer et qui est dans le tenant 365. Maintenant, elle est... dans son corpus documentaire qu'il a généré pendant toutes les années où il était présent et l'intelligence artificielle va pouvoir l'extraire et te la restituer.
- Speaker #0
Le deuxième cas, c'est un cas assez utile, c'est « Claude peut lire tes emails pour détecter si tu as fait des fausses promesses à tes clients » .
- Speaker #1
Ou même si tout simplement je les ai oubliés. Claude peut lire nos emails, on peut lui demander une fois par semaine, tout simplement, « Fais-moi la liste des emails que j'ai reçus » . qui attendait une réponse et que je n'ai pas traité, tout simplement. Ou alors, fais-moi une liste des emails de personnes pour lesquelles je me suis engagé à faire quelque chose, mais pour lesquelles il n'y a pas eu de suite. Et donc ça, quand on est en anticipation du sujet, c'est-à-dire que si je demande ça une fois par semaine, une fois toutes les deux semaines, ça va me permettre d'éviter de la frustration de mon client qui va me relancer. Et donc là, je peux gagner ce temps-là, je peux... avoir une visu synthétique et rapide des éléments que j'aurais dû traiter et que je n'ai pas eu le temps de traiter. Les excuses sont probablement nombreuses, mais ça va nous permettre d'éviter des cas de frustration avec nos clients de manière extrêmement simple, un prompt, une fois par semaine.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, en parlant de satisfaction client, le troisième cas, avant chaque rendez-vous client, je pourrais avoir un briefing. De l'historique du client ?
- Speaker #1
De tout l'historique du client. À partir du moment où il y a de la donnée qui concerne ce client dans ton tenant 365, tu peux lui demander un briefing sur les produits ou les services qu'il consomme chez toi. Pour avoir un aperçu exhaustif, il n'y a rien de pire que de refaire un listing à un client des services qu'il consomme chez toi en en oubliant la moitié. Ce n'est pas terrible en entretien client. Donc si cette donnée existe dans ton tenant 365, Claude va pouvoir la synthétiser, te refaire un brief des services ou des produits que ton client consomme chez toi, de refaire un brief sur les machines qu'il pourrait avoir, sur ses habitudes industrielles, sur ses fonctions métiers, pour être sûr que tu aies toutes les informations pour un client que tu ne vas voir que peut-être une fois par an, une fois tous les deux ans. c'est quand même beaucoup mieux. D'avoir toutes les cartes en main, que de se rappeler pendant un rendez-vous que tu as oublié de regarder la doc d'un équipement alors que vous alliez en parler.
- Speaker #0
Et puis aussi tous les derniers échanges d'emails que tu as pu avoir avec lui.
- Speaker #1
Bien entendu, ce qui va aussi permettre de détecter des signaux faibles sur une demande peut-être un peu latente ou détecter un besoin que tu n'as pas adressé avec ton client.
- Speaker #0
Moi, je fais une petite aparté sur cette partie-là. Si je connecte Cloud à 365, est-ce qu'il peut aussi aller regarder les échanges que mes collègues ont eus avec ce client-là dans le cadre notamment du briefing et de la préparation de mon rendez-vous ?
- Speaker #1
Alors, c'est plutôt simple, mais de base, l'intelligence artificielle a les mêmes droits que toi. Si tu arrives à voir ces éléments, elle y arrivera aussi. Si tu n'y arrives pas, elle n'y arrivera pas. Je te donne un exemple concret. Si dans tes calendriers partagés, il y a le calendrier de ton DG, par exemple, Eh bien l'IA pourra le voir. C'est un point qu'il faut bien intégrer. Ça peut poser un certain nombre de questions en termes de paramétrage ou de confidentialité. Et donc c'est des points qu'aujourd'hui nos équipes traitent quotidiennement, d'accompagner les clients qui souhaitent faire cette intégration pour être certains du cadre, du bordage de ces droits pour éviter qu'ils ne soient trop permissifs et ainsi permettre de la fuite de données.
- Speaker #0
D'ailleurs Thomas, si les spectateurs sont confrontés à cette problématique, ils peuvent nous contacter dans le lien qui est dans la description. Autre cas intéressant, le cas de comparaison de devis avec l'intégration de Cloud.
- Speaker #1
Bien sûr, avec des situations commerciales ou contractuelles différentes d'un client à un autre, avec des frais de port qui sont une fois facturés, une fois pas facturés, avec des frais de déplacement à un taux et la fois d'après à un autre taux. Avec une remise commerciale habituelle de X% et que quand tu envoies ton devis rapidement, tu as omis la remise commerciale, tout ça, c'est des situations qui potentiellement peuvent générer de la frustration chez tes clients. Alors que tous ces devis que tu as générés, tu les as envoyés par email, ils sont dans tes éléments envoyés. Tous ces devis que tu as générés, tu les as peut-être stockés dans un dossier SharePoint, donc accessibles par l'IA. Tu gagneras en cohérence commerciale à demander à Claude d'aller analyser les 15 derniers devis avant d'envoyer celui-ci. que tu viens de rédiger pour qu'ils te disent « Attention, habituellement, tu offres les frais de déplacement à ton client. Là, tu ne l'as pas fait. Évitons de la frustration. »
- Speaker #0
Donc là, un gros garde-fou.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Pour améliorer ton expérience client.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Autre cas tout autre, quand on a des nouveaux arrivants qui arrivent dans l'entreprise, il y a souvent beaucoup d'informations à donner, l'organisation, l'organigramme, les process internes. Et là, je crois que Cloud peut aussi nous aider. sur cette partie-là ?
- Speaker #1
Évidemment, ça s'appelle l'onboarding en langage naturel. Tu viens de citer un certain nombre d'éléments, mais tu en as oublié 15. Et ça, c'est représentatif de la vraie vie.
- Speaker #0
T'en remercies.
- Speaker #1
Toujours avec plaisir, Julie. Mais tu as parlé de l'intégration, de l'organigramme, de l'accueil. Et tout ça, c'est probablement très bien fait, mais quid de l'utilisation de la carte essence ? Comment est-ce qu'on fait pour demander les congés ? Est-ce qu'il y a une procédure d'exception pour les notes de frais ? Est-ce qu'on doit faire une demande spécifique pour sa carte déjeuner ? Eh bien, tout ça, ce sont des éléments qui sont importants pour les collaborateurs que tu vas accueillir et dont ils ont des fois du mal à trouver la réponse. Alors que très vraisemblablement que la procédure Word, PowerPoint a déjà été faite par les RH et qu'elle est dans un emplacement SharePoint, mais on ne l'a juste jamais expliqué aux nouveaux collaborateurs. L'intégration de Cloud à cet environnement permet en langage naturel de demander à Claude, dis-moi, là je vais faire un déjeuner avec un client, quelles sont les règles en vigueur dans l'entreprise ?
- Speaker #0
Et il aura une réponse.
- Speaker #1
L'on-bonding en langage naturel.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Cas numéro 6, on a malheureusement, et ça arrive dans les entreprises, des réclamations clients, des insatisfactions. Là, Claude, est-ce qu'il peut nous aider sur cette partie-là ?
- Speaker #0
Eh bien, oui, évidemment, Claude peut nous aider. Alors, on le sait, dans le cas de réclamations de clients, il y a beaucoup d'émotions, souvent. Le client se plaint sur la base d'éléments qui ne sont pas toujours 100% factuels. Nous, on va avoir tendance à répondre avec un élément 100% factuel mais qui ne couvre pas tout et qui génère des émotions qui sont négatives. Moi, ce que je pense, c'est ce qui est hyper important, c'est d'avoir une maîtrise de ce qui s'est passé de bout en bout dans une période la plus vaste possible pour pouvoir être en maîtrise de son sujet quand on va voir son client. Or, c'est impossible que tu ailles relire les... six derniers mois d'échanges de mails avec ton client, qu'il a d'ailleurs pu adresser au service client, à toi, à d'autres, eh bien là encore, Claude va pouvoir t'aider parce que lui, il peut le faire. Il peut lire tous les échanges que tu as eus avec ton client, il peut lire les signaux faibles qui s'en détachent, il peut lire ce que tu n'as pas traité, là où tu n'as pas été le plus performant parce que Claude n'a pas d'état d'âme, et te restituer cette information pour te préparer au mieux avant de pouvoir adresser ton client avec un seul focus en tête, restaurer la confiance, remettre des émotions positives avec ton client sur la base des éléments que tu auras préparé, Claude.
- Speaker #1
Et éviter peut-être le fameux, je ne comprends pas pourquoi il s'énerve, ce n'est pas grand-chose, mais en fait, c'est parce que la sauce, elle montait depuis peut-être 5-6 mois et qu'il y avait des petites insatisfactions que je n'avais pas du tout vues. Parce que soit ça ne me concernait pas, ça concernait un autre service. Et là, Claude peut t'aider sur cette partie-là puisqu'il est intégré à 365.
- Speaker #0
Et comme on a plein d'emails qui ne nous sont pas destinés, où l'on est généralement aux copies au 22e niveau, qu'on ne lit que d'un œil à moitié fermé, eh bien souvent, c'est dans ces éléments-là que Claude va pouvoir puiser des éléments qui vont nous servir pour adresser le cas avec le client.
- Speaker #1
On l'a un peu teasé tout à l'heure, il y a un cas bonus, parce que forcément quand on parle d'intégration de cloud, on parle de cybersécurité. Mais je crois que justement, l'intégration 365 cloud peut t'aider dans ta gouvernance cybersécurité.
- Speaker #0
Depuis le début de ce podcast, il y a un petit fil rouge, c'est la cohérence de la donnée, la maîtrise de l'exposition de la donnée, la justesse des droits d'accès que tu accordes à cloud. par le biais des droits d'accès que sont les tiens sur ton environnement 365. D'ailleurs, tu m'as repris en début de podcast en me rappelant à juste titre qu'on sait ce qu'il en est chez les clients qui utilisent Microsoft 365. Les droits peuvent évoluer au fur et à mesure du temps qui passe. La maîtrise peut doucement s'étioler et on peut se retrouver avec des collaborateurs qui ont accès à des documents alors que ça n'a pas d'intérêt, de pertinence ou même que ça peut être... problématique. Donc on a évoqué le fait que cette situation devait être audité et qu'il faut se pencher sur les droits avant de tout ouvrir à Claude. Eh bien, demandons à Claude de le faire. À partir du moment où tu accordes l'accès à ton tenant 365 à Claude, il va pouvoir lire tout ce que tu as le droit de lire, on l'a déjà dit, et faire un rapport sur la pertinence de ces éléments.
- Speaker #1
Donc je peux demander à Claude d'auditer ma propre gouvernance cybersécurité et ma propre gestion des droits.
- Speaker #0
En tout cas, Claude va pouvoir t'y aider.
- Speaker #1
Merci Thomas pour tous ces cas d'usage. C'était des cas d'usage plutôt simples. Les entreprises peuvent se les approprier ultra facilement, les utilisateurs, les DSI ultra facilement les mettre en place dans leur entreprise. Il y a peut-être d'autres cas qui vous intéressent, des cas plus complexes, des cas... Avec de plus forts enjeux, des cas très spécifiques à votre métier, mettez-le nous en commentaire. On fera peut-être un podcast dessus, on reprendra contact avec vous via une FAQ pour vous donner plein d'éléments sur des cas concrets d'intégration de cloud. Moi, j'ai une question aussi à poser à nos auditeurs, à nos spectateurs. Est-ce que vous, vous avez mis en place l'intégration cloud 365 ? Est-ce que vous avez eu des difficultés ? Est-ce que vous avez des éléments à nous partager ? Allez-y en commentaire et on sera très heureux de pouvoir échanger avec vous sur ces éléments-là.