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Alors que la France est durement touchée par une vague de chaleur et peine parfois à s’adapter, comment les autres pays du globe font-ils face à ces températures extrêmes, notamment dans les écoles ?
Commençons par l’Europe
En 2024, l’Espagne a été frappée par des inondations meurtrières à Valence. La vague d’indignation qui a suivi a poussé le pays à instaurer un congé climatique payé.
Concrètement, ce congé s’applique en cas d’alerte orange ou rouge déclenchée par l’Agence météorologique espagnole (AEMET) ou lorsque la Protection civile estime qu’il est impossible de travailler en toute sécurité.
Et pour ce qui concerne les écoles, l’Espagne dispose de l’un des systèmes les plus adaptés. Pendant les périodes les plus chaudes, les cours sont supprimés l’après-midi.
Plus surprenant encore, certains établissements, notamment à Barcelone, servent de refuges climatiques pour l’ensemble des habitants. On y trouve des points d’eau, des zones ombragées et des espaces végétalisés.
En Italie, un dispositif de chômage technique peut être déclenché en cas de fortes chaleurs. Le pays adapte également son calendrier scolaire pour protéger les élèves lors des épisodes les plus chauds.
À Chypre, le temps de repos des travailleurs exposés à la chaleur est calculé selon un code de pratique qui prend en compte la température, l’humidité et la pénibilité du travail.
Des vacances adaptées au climat
On observe également que les pays d’Europe du Sud commencent généralement leurs vacances d’été plus tôt que la France et bénéficient souvent de vacances estivales plus longues. Une particularité largement liée à leur climat.
Direction l’Asie
En Inde, les cours commencent très tôt, vers 6 h 30, et se terminent à midi afin d’éviter les heures les plus chaudes de la journée.
Dans la capitale, New Delhi, certaines écoles ont mis en place la « Water Bell ». Une cloche sonne toutes les 45 à 60 minutes pour rappeler aux élèves de s’hydrater. Des binômes d’élèves sont également formés afin de veiller les uns sur les autres et repérer les signes de déshydratation.
Aux Philippines, l’enseignement peut être assuré à distance lors des épisodes de chaleur extrême, et les calendriers scolaires sont adaptés en fonction des températures.
Un phénomène mondial
Pour rappel, depuis le XIXe siècle, la température moyenne de la Terre a augmenté d’environ 1,3 °C.
Les scientifiques attribuent principalement cette hausse aux activités humaines et à l’utilisation massive des énergies fossiles.
Si ce réchauffement rapide menace les sociétés humaines et la biodiversité, plusieurs solutions existent : le développement des énergies renouvelables, la sobriété énergétique et la réduction de la consommation de viande figurent parmi les pistes les plus souvent mises en avant.
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