- Speaker #0
Bienvenue dans l'instant Innocence, le podcast qui vous aide à ralentir, à respirer, à prendre soin de vous et à vous construire une vie plus cohérente, plus douce, plus heureuse. Place à l'épisode du jour. Bonjour à tous et merci d'écouter le podcast l'instant Innocence. Vous êtes de plus en plus nombreux à le suivre toutes les semaines et je suis ravie de voir que ça vous touche et que ça vous aide dans votre quotidien. Aujourd'hui, je suis très heureuse car avant de démarrer l'épisode du jour, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Ça fait des mois qu'on travaille dessus et il est enfin à vous, pour vous, c'est l'analyse Inessence. C'est un outil complètement interactif qui va vous permettre de voir clair sur ce qui vous pose problème, vous empêche parfois d'avancer, et de comprendre les messages que votre corps essaie de vous envoyer. Concrètement, vous allez répondre à une série de questions pendant 10-15 minutes et vous allez recevoir une analyse thérapeutique personnalisée de 2 à 3 pages, basée sur mon expertise de plus de 10 ans d'accompagnement. Cette analyse va vous dire exactement où vous en êtes sur les 4 piliers de la méthode InEssence. Votre corps, votre mental, vos émotions et votre énergie. Mais aussi sur votre alignement et sur le rapport à vos sens de votre vie. A la fin, vous recevrez des recommandations adaptées à votre situation,
- Speaker #1
des épisodes de podcast à écouter spécifiques, et le programme InEssence qui vous correspond. C'est gratuit, c'est immédiat. et ça peut vraiment tout changer. Le lien est en description, alors je vous invite vraiment à le faire. Et maintenant, place à l'épisode du jour.
- Speaker #0
En 2024, un Français sur cinq souffre d'un trouble de santé mentale. L'anxiété, l'épuisement, le sentiment d'isolement sont devenus la norme. Mais que se passe-t-il quand on décide de ne plus traverser ça seul, quand on ose se rassembler, cultiver l'optimisme et transformer une vision en réalité ? Aujourd'hui, je reçois Sarah Allard, qui a rêvé d'un événement impossible. et qui va rassembler 1600 femmes au Théâtre Mogador. Cette conversation parle de santé mentale, de sororité, de psychologie positive et de la puissance du souffle. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Sarah Allard, experte en psychologie positive appliquée, conférencière, autrice de Sunday Monday Happy Days et de I Feel Good, et créatrice d'un événement qui me tient particulièrement à cœur, Potentiel Illimité. Sarah, on se connaît bien, on travaille ensemble. et j'avais envie de t'inviter ici pour parler de santé mentale et de ce projet un peu fou que tu portes. Rassembler 1600 femmes au théâtre Mougador le 20 mars 2026. Parce que derrière cet événement, il y a surtout une vision, une transformation personnelle profonde et une conviction que quand on se rassemble, tout devient possible. Bienvenue Sarah.
- Speaker #1
Merci beaucoup Amélie. Bonjour à tous et à toutes.
- Speaker #0
Alors pour démarrer, j'avais envie... Avant qu'on parle de potentiel illimité et de psychologie positive, j'aimerais qu'on pose le contexte. Parce qu'aujourd'hui, vraiment, les chiffres de la santé mentale sont alarmants. Selon l'OMS, plus d'un milliard de personnes dans le monde vivent avec un trouble de santé mentale. En France, une personne sur cinq souffre d'un trouble de santé mentale. Ce sont les chiffres de 2024. 34% des salariés français sont en situation d'épuisement professionnel, soit environ 2,5 millions de personnes en burn-out sévère. 17% des Français vivent en isolement chronique, avec un impact direct sur leur santé mentale. Et surtout, selon les projections de l'OMS, la dépression est déjà la première cause d'incapacité dans le monde et devrait le rester dans les années à venir. Bref, face à ça, toi, tu crées un événement qui rassemble 1600 femmes. Qu'est-ce que tu observes concrètement, autour de toi, dans ton travail, dans les entreprises, et de ce que tu peux observer où en est-on vraiment ? au niveau de la santé mentale collective ?
- Speaker #1
Je pense que le portrait que tu dresses, il est réel, il correspond à une réalité. Évidemment, il ne faut pas du tout nier cette réalité. En revanche, il ne faut pas rentrer dans un état de résignation face à ces chiffres. Je pense que c'est vraiment important de voir qu'il y a des solutions, il y a des choses qui existent, il y a des dispositifs qui existent, il y a des méthodes, différentes méthodes. Tu en connais, il y a plein d'outils. Donc, je pense que c'est l'optimisme et c'est d'être tourné vers l'action qui peut nous permettre de faire changer les choses sans être dans un désespoir collectif.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses qu'on pourrait dire qu'on est dans une crise de santé mentale collective et que c'est aussi au niveau du collectif qu'il faut travailler ?
- Speaker #1
Oui, je pense que ça ne se joue pas qu'au niveau de l'individu. D'ailleurs, les individus... ont besoin de se rassembler. On sait l'impact de faire partie d'un groupe sur la santé mentale. On a besoin d'être ensemble. L'isolement, c'est un facteur très aggravant, évidemment. On a besoin, en fait, d'être ensemble pour plein de raisons, parce que je pense que quand on se réunit, on a déjà plus d'énergie tous ensemble, mais aussi on partage nos expériences, on se rend compte qu'on est moins seul, qu'on n'est pas les seuls à vivre des situations. Et ça, rien que ça, ça fait un bien énorme de savoir que…
- Speaker #0
Et ça donne une chance. Ça donne une chance aussi à ce qu'on vit, et ça donne une chance de la traverser à plus de sens aussi, qu'on l'a fait à plusieurs.
- Speaker #1
Oui, la traverser à plus de sens. On se rappelle que c'est… On est un être humain, comme d'autres êtres humains, qui traversent aussi des choses difficiles. Et ça, ça rend la traversée moins difficile, en fait, justement. Donc ça, je pense que c'est important. Et puis aussi, on peut partager nos outils, nos solutions, nos contacts, des personnes qui nous ont aidées. Et donc, tout ça fait que ça permet de traverser les périodes difficiles beaucoup plus facilement.
- Speaker #0
Alors, j'aimerais qu'on revienne un petit peu à toi. Est-ce que tu viens d'un milieu familial avec deux parents médecins ? Et toi, tu as choisi de t'orienter vers la psychologie et le bien-être. Qu'est-ce qui t'a amenée vers ce chemin-là ?
- Speaker #1
Je ne suis pas allée directement dans ce chemin-là. J'ai d'abord fait une école de commerce. C'était soit médecine, soit prépa. De toute façon, j'avais beaucoup de choix dans ma famille avec cette valeur de travail très affirmée. J'ai fait le SCP, j'ai commencé ma carrière dans le conseil en management dans ce grand cabinet de conseil américain. On était vraiment sur l'autoroute, la voie du prestige. Et puis à un moment, j'ai eu envie d'entreprendre, de liberté. Ça a été le premier besoin qui s'est manifesté. Donc on a monté une start-up avec quatre associés. Et puis après, il y a eu cette envie de sens qui est arrivée très vite. Et je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, mais je raconte son annonce.
- Speaker #0
Est-ce qu'à ce moment-là, il y a eu un déclic ? Il y a eu un moment précis dont tu te rappelles ?
- Speaker #1
Alors, il y a eu un grand moment de ma lettre d'ailleurs. c'est le moment de start-up où déjà il y avait des tensions entre les associés c'était compliqué et en plus de ça vraiment un gros gros manque de sens donc là je me sentais vraiment très mal mais le corps a parlé, tu en parles souvent et c'est vrai que le corps c'est un super GPS j'avais plein de symptômes très désagréables jusqu'à avoir beaucoup d'explorations en particulier j'avais mal au ventre tout le temps et puis voilà le bilan c'est que j'étais complètement désalignée et il a fallu Euh... reprendre un petit peu tout depuis le départ avec cette question qu'est ce que je vais faire de ma vie et un jour j'ai entendu je me souviens un pdg d'une start up que j'aimais bien qui a dit quand vous savez pas ce que vous voulez faire de votre vie regarder ce qu'il y a dans votre bibliothèque et j'ai regardé il y avait que des livres sur le bonheur et c'est vrai je me suis dit tiens bon qu'est ce que je fais avec ça qu'est ce qu'on peut faire avec ça et puis je me suis dit commence par reprendre des études de psychologie donc j'ai repris mes études à paris 8 pendant trois ans en parallèle de mon travail, pour être diplômée aussi en psychologie, parce que c'était important pour moi d'aller au fond des choses, de comprendre. Et puis après, quand même, la psychologie parle très peu, les études de psycho parlent très peu de psychologie positive, donc je me suis formée spécifiquement à cette dimension. C'est dommage d'ailleurs qu'elle ne soit pas plus intégrée. Je pense qu'il y a un cours en tout sur la psychologie positive en trois ans. d'études, c'était un petit peu dommage. Donc, j'ai creusé ça aussi en me certifiant à l'université de Berkeley. Et puis, voilà, j'ai eu envie de relier ce monde de l'entreprise que je connaissais bien avec le monde de la psychologie parce que j'ai eu beaucoup de mal-être, déjà, en entreprise. À l'époque. Et très peu de bien-être, en tout cas. Très peu de gens heureux au travail autour de moi. Et donc, je me suis dit, bon, quand même, on passe tellement d'heures au travail, il y a quand même quelque chose à faire. Donc, ça a démarré comme ça.
- Speaker #0
Alors, pour ceux qui ne connaissent pas bien la psychologie positive, c'est quoi exactement ? Et surtout, qu'est-ce que ça n'est pas ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est important. Les deux questions sont importantes. Alors, qu'est-ce que c'est ? C'est une branche de la psychologie qui est née dans les années 80. Le fondateur, le père fondateur, c'est Martin Seligman, qui est un grand psychologue. J'ai eu la chance de le rencontrer. Et donc, lui, son constat de départ, c'est de se dire, jusque-là, la psychologie a beaucoup analysé, étudié le côté... entre guillemets, obscures de l'être humain, ses pathologies, la dépression, l'anxiété, etc. Mais très peu, finalement, ce qui permet à un être humain d'être heureux, de rayonner, de s'épanouir pleinement. Et donc, il s'est dit, c'est quand même un sujet qui me semble important, parce qu'il y a des gens qui vont très mal, mais il y a aussi des gens qui vont juste pas très bien, ou moyennement bien, ou bien, mais qui pourraient aller beaucoup mieux. Et donc, il a commencé à explorer. Et donc, une des premières clés qu'il a identifiées, c'est de se reconnecter à nos forces. nos forces de caractère, de comprendre que, quelle que soit d'ailleurs notre état psychologique de départ, quand on prend conscience de nos forces et qu'on commence à les utiliser davantage au quotidien, eh bien on s'épanouit et parfois même ça nous aide à sortir de la dépression et d'un sentiment d'impuissance acquis.
- Speaker #0
Et pourquoi il y a souvent cette confusion avec le « soit juste positif » ?
- Speaker #1
Alors, c'est une confusion parce qu'il y a le mot positif, je pense, parce qu'en fait, il n'y a pas de psychologie négative. Il y a cette confusion parce que la psychologie positive ne nous dit pas du tout d'être positive tout le temps. Elle nous dit, et j'en parle beaucoup dans mes livres, elle nous parle du pouvoir bienfaisant des émotions dites positives, de la joie, l'amour, la gratitude, la sérénité, etc. C'est un pouvoir qui est indéniable. Elle nous recommande un ratio, elle nous recommande d'essayer. dans notre vie d'avoir trois fois plus d'émotions positives que d'émotions négatives, ce qui en soi n'est pas forcément facile à identifier, mais ça nous montre quand même qu'elles doivent être prédominantes pour qu'on soit heureux et qu'on soit en bonne santé. Donc, elle nous donne des clés. Par contre, elle nous dit aussi que c'est très important d'accepter, d'accueillir nos émotions dites négatives, désagréables en tout cas. Donc, à aucun moment, elle ne nous dit… Soyez tout le temps positif, rejetez vos pensées négatives. C'est vraiment un mythe et quelque chose qui a été vraiment, je pense, mal compris.
- Speaker #0
Oui. Mais est-ce que, justement, si on est dans… Je cherche à avoir les trois quarts de mes émotions qui sont positives. Je cherche absolument à voir le positif dans ma vie. C'est un peu ça. Est-ce qu'il n'y a pas un risque ? au bout d'un moment, de polarisation, de se polariser que sur le positif et finir soit par nier le négatif ou le minimiser ou le banaliser. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un sujet intéressant sur lequel j'ai travaillé, effectivement, même à titre personnel, parce que moi, il y a une partie de moi, depuis toute petite, qui a envie d'être heureuse tout le temps et surtout que tout le monde autour de moi soit heureux tout le temps. Donc, c'est quelque chose sur lequel j'ai dû effectivement travailler. Ce que j'observe, c'est que je pense qu'une des clés, c'est vraiment d'accueillir nos émotions négatives. Parce que, d'ailleurs, je l'ai vécu encore la semaine dernière à un moment, il y a eu plein de mauvaises nouvelles, rien de dramatique, mais d'obstacles se sont présentés en une journée. Ça s'est concentré et j'ai ressenti un sentiment de découragement. Et je me suis dit, franchement, j'ai même eu la phrase parfois, tout ça pour ça, une phrase horrible que je me souviens après, mais non, pas du tout. Mais sur le moment, je me suis dit... accueille ça. Avant, j'aurais dit, non, non, mais arrête tout de suite, là, tu reviens tout de suite. Même, j'aurais pas forcément accepté de montrer ça à mon entourage. J'étais avec toute ma famille, ils étaient tous, mais qu'est-ce qui t'arrive ? Parce que, quand même, ça m'arrive pas très souvent, donc tout le monde s'inquiète dès que je... Je leur ai juste dit, là, c'est normal, en fait, quand on mène des projets de très grande ampleur, d'avoir des moments de découragement. Et j'en ai parlé le lendemain avec, justement, avec Pauline Bertrand, qui est la fondatrice de La Rosée. Et c'était drôle, parce que c'était juste après, je lui ai dit... toi dans ton parcours de ce grand succès est-ce que tu as ressenti des moments de découragement elle m'a dit mais plein et ça m'a fait du bien de me connecter à elle je comprends que c'est normal aussi et en fait rien que ça et puis de m'autoriser à 24h de découragement ça m'a fait du bien ça a fait aussi que c'est passé plus vite parce que je l'ai vécu pleinement parce que je n'ai pas fait semblant et donc ça je pense que à partir du moment pour moi où on accueille nos émotions petites négatives et bien Il n'y a pas de problème. C'est-à-dire que les émotions positives, aller les chercher, aller les cultiver intentionnellement, je reste convaincue que c'est quelque chose d'essentiel. Et on peut tous le faire. Mais on s'autorise à jongler, à naviguer. Et dans tous les cas, il faut quand même éviter les excès, qu'elles puissent le soient, et d'aller trop dans des émotions négatives, trop intenses ou trop durables. Parce que c'est comme ça qu'on bascule dans des états dépressifs, dans des états... d'anxiété aiguë. C'est là que je vois, moi, je suis assez persuadée qu'il y a une forme, la polarisation ne doit pas être trop extrême, mais la science nous le dit quand même, trois fois plus d'émotions positives. Ça veut dire, allez quand même un petit peu les cultiver, trouver des façons d'aller les chercher dans un monde qui est plutôt morose, qui ne nous amène pas ça naturellement.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que ça a changé pour toi ? De, à la fois, voir le côté positif, mais aussi de savoir accueillir les émotions négatives. Parce que c'est quand même un travail qu'on a fait ensemble. Qu'est-ce que ça a changé pour toi ?
- Speaker #1
Ça a changé, je pense que ça a peint quelque chose. Il y a une partie de moi qui se sent acceptée. Cette partie qui a le droit d'être stressée, d'être en colère. Et c'est des petits rituels, ce n'est pas forcément très long. Moi, ce que ça change, c'est que avant, je... Je ne m'autorisais pas à prendre juste quelques instants et à « feel what I'm feeling » , à vraiment ressentir ce que je suis en train de ressentir. Et ça, le faire, ce que je vois, c'est qu'en fait l'émotion, elle… mais elle va s'atténuer beaucoup plus vite finalement. Elle va, voilà. Elle a été prise en compte, et puis d'écouter le message derrière, parce que c'est toujours une information, surtout une émotion. C'est de quoi j'ai besoin, de quel besoin non satisfait elle est en train de me parler. Et ce truc-là, j'avais toute la théorie, mais ce qui me manquait, c'est vraiment de faire une place dans ma vie à ce moment-là. Et parfois, maintenant, j'ai ce petit rituel, qui n'est pas de la méditation, qui n'est pas de la relaxation, qui est juste, je vais aller écouter mes émotions. Et ça change beaucoup de choses.
- Speaker #0
Ce que j'entends dans ce que tu dis, c'est que finalement, tu te poses et quand je vais écouter mes émotions, en fait, c'est que je me connecte à mon corps pour ressentir quelle émotion il y a. Ça, c'est hyper intéressant parce que tu ne l'as pas dit directement, mais c'était en filigrane. Et ça, je pense que c'est un point clé, et les neurosciences le montrent, en fait, c'est le passage par le corps qui permet justement de conscientiser, de ressentir. qu'est-ce qui se passe au niveau physiologique aussi, parce que les émotions, c'est aussi des hormones. Mais de dire, OK, mais en fait, il y a la vague. Et en fait, quand je reste juste avec, ça passe. Et ça passe assez vite, en fait. Et donc derrière, je peux, parce que j'accueille aussi mes émotions désagréables, mes difficultés, et je passe par le corps pour ne pas les stocker, mais justement les ressentir. En fait, je peux derrière avoir l'espace pour avoir mes trois quarts de positif. C'est un peu ça, oui.
- Speaker #1
Exactement. Ça donne l'espace. Après, beaucoup plus d'espace, finalement. Parce que cette part-là, elle a été pleinement accueillie, entendue. Mais ce n'est pas facile en soi. Je le vis encore et il y a des journées où tu vis à 100 à l'heure et où franchement, tu arrives à la fin de la journée super stressée en disant « Pourquoi je n'ai pas fait 5 minutes de place dans ma journée pour aller t'écouter ? » Et donc, tu vas finir par le faire à 23 heures. Mais c'est dommage parce que c'est une journée qui aurait pu… Honnêtement, je suis encore par moments en train de travailler là-dessus. Franchement, ça change tout quand on arrive à le faire. Et je pense qu'on a tous intérêt à prendre ce réflexe. Moi, j'aime bien cette idée de donner le micro à mon émotion. Déjà, oui. Je ne traîne pas le web. Je fais ça comme si je l'interviewais dans un podcast. Je lui donne le micro, soit à l'émotion, soit à cette partie de moi qui ressent l'émotion. Et je lui demande ce que tu veux me dire. Et c'est vrai que c'est très intéressant comme exercice. Il y a effectivement des sensations, mais il y a des messages aussi qui arrivent. Ça parle aussi au mental.
- Speaker #0
L'émotion comme une douleur ou comme quoi que ce soit, c'est une information du corps que le mental doit capter, enfin pour le mental. Donc, j'aime bien ton image. Dans un monde aussi incertain, anxiogène, où les crises s'enchaînent, à dans... et on le voit de plus en plus, comment peut-on faire pour oser l'optimisme sans être naïf ?
- Speaker #1
C'est une bonne question, évidemment très importante. Je pense qu'il faut déjà faire un petit peu attention aux informations qui nous parviennent. C'est net, mes BFM TV, tout ça, les notifications permanentes sur tout ce qui se passe de mal dans le monde. Moi, par exemple, qui suis franchement hypersensible et… C'est difficile pour moi de me sentir bien, de continuer ma journée si j'écoute les infos le matin, etc. Et je pense que c'est le cas pour beaucoup de gens. Non,
- Speaker #0
mais je suis sûre que tu n'écoutes aucune info.
- Speaker #1
Je n'écoute aucune info. Pour autant, les infos du monde m'arrivent parce qu'autour de moi, il y a des gens préconnectés et qui n'ont aucune intention de se déconnecter. Donc, dans mon cas particulier, toutes les infos importantes du monde m'arrivent. Mais simplement, je décide de les filtrer parce que c'est sûr qu'on peut... On peut vite se sentir tellement impuissant face à tout ce qui se passe. Et d'un autre côté, si on est tous dans cette posture-là, il est évident que personne n'est incité à changer les choses, à essayer des choses. Et donc, moi, c'est la première chose, me protéger de toutes ces informations sans évidemment les ignorer, mais se protéger, faire très attention à ce qui entre dans mon champ de conscience. Et ça, c'est la première chose. Et après, je pense que la question qu'on a tous à se poser, c'est… Comment je fais ma part dans cette histoire ? Qu'est-ce que... On n'est pas tous... Je veux dire, on ne va pas tous régler le sujet de la fin d'un monde, du climat, etc. Il y a tellement de sujets. Pour moi, il y a tellement de sujets, justement, la santé mentale. Voilà, toi, tu as choisi ce sujet-là. Moi, je travaille aussi sur le bien-être, etc. Parce que c'est ça qui me... Je sais que le climat, ça me touche, mais ce n'est pas viscéralement ce qui est, pour moi, ma mission. Et je pense qu'on a tous, dans cette grande toile de la vie, un rôle à jouer. Et donc, trouver son rôle, trouver ce qui nous... C'est aussi d'ailleurs lié aux émotions négatives. Qu'est-ce qui nous met en colère vraiment ? Ou qu'est-ce qui nous rend profondément tristes ? Souvent, ça peut être lié à notre histoire. Mais parfois, non. Parfois, il y a quelque chose qui nous touche particulièrement. Il y a des causes, il y a des personnes. Moi, c'est vrai que les femmes, j'ai envie d'aider les femmes particulièrement, pas que. C'est un sujet qui me touche particulièrement, le sujet du bien-être, pour plein de raisons, peut-être parce que j'avais une grand-mère dépressive, alcoolique et qui a eu un cancer et qui est décédée très prématurément, alors que je l'adorais. Et j'ai vu le lien entre tout ça, en fait. J'ai vu tout ce qui se jouait et j'étais très, très impuissante à l'époque. Et elle a certainement, voilà, ça a joué un rôle certainement dans le fait que je m'intéresse à tout ça. Mais je crois qu'on a tous un rôle à jouer et de se dire qu'est-ce que je peux faire, moi ? C'est ma part du polybrie, c'est pas forcément... Je ne vais pas changer de monde toute seule, mais... Je crois que si chacun fait son rôle, et le rôle par exemple d'un événement comme celui que j'organise, c'est aussi d'aider les femmes à se reconnecter à ça. Ce qu'on appelle dans l'événement, entendre son appel, c'est ça, se reconnecter à sa mission de vie quelque part. Parce que souvent, notre mission de vie ou nos grands rêves, ce ne sont pas des rêves qui nous nourrissent que nous, ce sont des rêves qui ont un impact positif autour de nous. Donc si chaque une est connectée à son rêve, je pense qu'on peut avoir un impact massif, et plus on est nombreuses à le faire évidemment, et plus l'impact est grand.
- Speaker #0
Pour moi, l'optimisme, c'est presque un acte de résistance, en fait.
- Speaker #1
Complètement, à ce moment, oui, totalement. Quelque part, l'optimisme, si on reprend la définition, ça consiste à avoir une attitude positive et active face aux incertitudes et aux difficultés de la vie. Je tiens à cette définition parce que l'optimisme, quand tout va bien, ce n'est pas vraiment l'optimisme. L'optimisme, c'est toujours un petit peu un acte de résistance parce qu'il y a de l'incertitude et des difficultés. Et c'est cette idée d'être à la fois actif... Et positif, parce que si on est, je donne souvent l'image du lac, on imagine on est parti en barque et puis notre barque, elle coule. C'est la nuit, il n'y a personne à des kilomètres. C'est quoi, si on est pessimiste, on se dit, c'est foutu en fait, je vais me laisser mourir, il n'y a rien à faire de toute façon. Et si on est positif, optimiste, on va se dire, peut-être qu'un bateau va passer, je vais faire la planche, peut-être que je peux nager, je ne sais pas. Philippe Croison, il a bien réussi à traverser la Manche, je peux peut-être réussir à atteindre la... En fait, c'est tout de suite un autre état d'esprit. Ça ne veut pas dire qu'on va forcément y arriver, mais on a honnêtement toujours beaucoup plus de chance d'y arriver quand on est en train d'y arriver.
- Speaker #0
Merci. Alors Sarah, on se connaît bien. Et il y a un moment dans ton parcours que j'aimerais qu'on raconte parce que c'est un peu le point fondateur de cet événement. Alors moi, dans tous mes programmes et formations, il y a toujours des bris-forcs pour justement travailler dans le corps, accéder à d'autres niveaux de conscience. Et tu m'as raconté qu'il y avait un brisoir qui t'avait particulièrement marqué. Est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé ce jour-là ?
- Speaker #1
Oui, alors c'était au moment justement où je suivais ton programme d'accompagnement qui a été un moment important pour moi globalement dans ma vie et sur plein de dimensions. Et à un moment, effectivement, j'ai vécu un brisoir très fort avec cette question à la fin de… qui était un petit peu « Hey life, what do you want to use me for ? » « La vie, pourquoi est-ce que tu veux m'utiliser ? » C'est ça cette phrase-là. Et finalement, il y a quelque chose qui est venu, et c'est vrai qu'on est en état de conscience modifiée, qu'il se passe quelque chose de très intéressant. Et à ce moment-là, j'ai eu ce mot, enfin ces deux mots, potentiel et limité, qui sont arrivés. et c'était vraiment intéressant parce que c'était un moment de ma vie où justement je me posais la question, beaucoup de questions autour des limites autour de ce qui est limité ou pas etc et comme cette impression que c'était vraiment ma mission de vie en tout cas en ce moment d'incarner ce potentiel illimité et de diffuser avec cette sensation qu'il y avait beaucoup qu'on se met beaucoup de limites ou qu'on laisse les autres parfois de façon très insidieuse nous mettre des limites Merci. Souvent psychologique, bien sûr. Et donc, ce mot potentiel illimité m'est apparu. Et puis, en même temps, j'ai visualisé une très grande scène avec une très grande salle remplie. Je n'étais pas encore à ce moment-là sur forcément les femmes, mais après, c'est très vite arrivé. Mais voilà, tu vois, ça s'est imposé comme ça.
- Speaker #0
Génial. Et qu'est-ce qui t'a donné l'audace de te dire, je vais le faire ?
- Speaker #1
Alors... franchement ça a mis un petit peu de temps parce que ça c'était le début de la vie de l'indicat peut-être qu'il faut qu'on le dise voilà entre cette vision et aujourd'hui avec la vision de grandissime sans femme au théâtre Mogador le 20 mars qu'est-ce qui s'est passé ? qu'est-ce qui s'est passé ? au début clairement ça m'a fait peur voilà je me suis dit est-ce que vraiment je me suis dit ça ferait pas mal que quelqu'un m'invite sur une scène je sais pas enfin je ne sais pas et puis en même temps c'était très vite déjà j'en ai parlé à mes copines, je parle souvent du rôle de mes copines parce que je trouve que les petits groupes de femmes comme ça, ça peut avoir un rôle très important je leur ai parlé de l'idée et j'ai senti les étoiles dans les yeux j'ai senti l'optimisme, l'enthousiasme elles étaient à fond elles m'ont dit non, trop que tu le fasses c'est génial donc ça a joué parce que j'ai plusieurs groupes d'amis qui m'ont vraiment boostée. Je crois qu'on a besoin de ces paroles encourageantes, ces mots comme ça, mais après des petits messages qu'elles m'ont envoyés derrière, des textos et tout ça. Donc, j'ai senti qu'il se passait quelque chose. Il y a même une femme à qui j'en ai parlé qui avait des larmes aux yeux. Elle me dit, je sens déjà ton événement, il est tellement puissant et tout. Je me suis dit, bon, OK, ça génère beaucoup d'enthousiasme. C'est déjà très intéressant. Cela dit, ça m'a encore fait peur. J'ai eu des... Tu vois, j'ai vu des événements comme ça au Grand Rex se faire annuler. Enfin, il y a des trucs, tu vois. Je vois. Voilà, je me suis dit, t'imagines un truc comme ça qui est annulé, tellement compliqué. Donc, honnêtement, ça a fait son chemin. Et puis, un jour, à un moment, je me suis dit, tiens, je vais faire le programme pour voir. J'avais un trajet de train. Je vais me dire, ça ressemblerait à quoi le programme ? Et ça a coulé, mais tellement naturellement. C'est-à-dire que c'est rare dans ma vie que j'ai une vision aussi…
- Speaker #0
aussi fluide et précise. Cool. Aussi précise et fluide. C'était très clair pour moi. Pour ça, d'ailleurs, je n'ai pas pu le coproduire. Beaucoup de gens m'ont proposé de le coproduire. Je ne pouvais pas parce que je me suis dit que j'ai une vision trop précise. Je n'ai pas envie de batailler pour imposer ma vision. Elle est là, en fait. J'ai juste envie de la réaliser. Donc, voilà. Ça s'est fait comme ça. Et puis, après, j'ai commencé à contacter les intervenantes à monter le projet. J'ai trouvé ça un peu de façon assez... une copine qui m'a dit « Ah, Mogador, j'étais au théâtre, c'était génial. » Je lui ai dit « Tiens, vous pouvez les contacter. » Et puis, il y avait un très beau fils. J'ai adoré cette salle aussi, son énergie et le fait que d'habitude, il y a le roi Lion et que cette fois, c'est Léon. J'aimais bien l'idée, symboliquement, sans être en événement féministe, mais pour un événement qui veut libérer les femmes. Je trouve que c'était aussi, le clin d'œil était sympa. Mais il y a eu des obstacles, bien sûr. Oui,
- Speaker #1
parce que quand même, moi, je me rappelle, quand tu m'as appelée pour m'inviter, tout était calé, j'avais calé la date dans mon agenda tout était fait et puis je me rappelle le moment où tu m'as rappelé en me disant bah écoute en fait j'arrête on annule, on verra, ça sera quand mais c'est pas le moment, c'est trop et pourtant au final tout s'est fini par s'aligner fait,
- Speaker #0
à la même date raconte nous un peu ça me fait trop teneur C'est très... Écoute, oui, ce qui s'est passé, c'est que, évidemment, c'est un investissement énorme de faire un événement comme ça. Donc, on m'a beaucoup dit, d'ailleurs, je ne sais même pas si je n'avais pas été influencée, si je serais partie dans cette voie, mais on m'a beaucoup dit c'est bien, c'est de la poésie, mais où sont les chiffres, où sont les mathématiques, comment tu finances ça ? Il y en a même qui m'ont dit, avant même de faire ton programme, tes intervenants, tu aurais dû aller faire chercher des partenaires. Alors moi, je n'ai jamais démarché de ma vie, c'est-à-dire que j'ai la chance d'avoir des clients Merci. toujours venu naturellement parce qu'ils avaient entendu parler de moi, par d'autres personnes, par mes livres, par des interviews, etc., dans les médias. Bref, là, je me suis dit, OK, ça, je ne sais pas faire. Et en plus, je n'aime pas faire. Je vais m'entourer de gens qui font ça bien mieux que moi. Il y a deux femmes que j'ai embarquées dans l'aventure pour travailler là-dessus, essayer de chercher des partenaires financiers, des entreprises qui pouvaient être partenaires. Donc, évidemment. C'était mon projet, ma vision, mon énergie. Il fallait le choix là presque à toutes les... Donc, je me suis retrouvée à quand même faire ça, même si j'avais mal à le faire. Et très franchement, je me suis épuisée là-dedans. C'est-à-dire que c'était très... C'est tout le truc de quand on mène un projet. C'est un des apprentissages dont on parlera dans l'événement. Mais je pense qu'il faut vraiment le mener avec ses forces et pas vraiment à contre-courant. Et là, j'ai essayé de faire ça parce qu'on m'a poussée, parce que j'ai écouté à certains moments des conseils que j'aurais peut-être pas dû écouter, mais ce n'est pas grave, c'était une leçon. Et donc, je me suis épuisée dans le projet. process, et en plus de ça, ça n'a pas fonctionné. Donc, on a, malgré beaucoup de discussions, il y a tout le temps failli aboutir, et puis finalement, aucun partenaire ne s'est vraiment positionné. Alors, peut-être que c'était des packs trop élevés, je ne sais pas, il y avait plein de raisons. Il y en a, c'était pas la priorité, il y en a, c'est parce qu'on n'était pas une assaut. Bref, plein de raisons. Et donc, je m'étais fixée un palier, et on n'a pas atteint le palier du tout, puisque on avait zéro partenaire. donc à ce moment-là et en plus j'étais fatiguée et en plus à ce moment-là la maison de nos rêves s'est présentée à nous et on a on s'est lancé dans tout ce process de maison donc quelque part c'était très aligné et très juste parce qu'il fallait que j'ai de la dispo mentale sur un autre sujet et donc pendant 4 mois ce projet est resté en stand-by mais tu vois j'ai pas alors toi c'est parce que tu m'as demandé mais j'ai pas appelé spécialement tout le monde pour dire on ne le fait pas tu vois et il y avait une partie de moi qui disait bon On verra, mais quand même, peut-être. Voilà, ce n'est pas complètement définitif. Et puis, on a déménagé et quelques jours après, très vite, on a été installés très bien. On s'est sentis portés par cette énergie de changement, de nouvelle maison, etc. Et c'est drôle parce que ça s'est passé à un moment où j'étais, je me souviens très bien, j'étais dans une séance d'aquagym, où j'ai senti d'un coup une énergie revenue, parce que je me suis beaucoup reposée pendant les années, etc. et une énergie revenue, je me suis dit, mais attends, ça y est, tu l'as l'énergie, mais attends, on va la remplir cette salle. On n'a pas besoin des partenaires financiers, on va la remplir cette salle. Et je ne sais pas, je suis sortie de là en me disant wow, j'ai eu une idée. Il y a un truc. Et à partir de là, j'ai senti que c'était juste et j'ai eu envie même de garder la date. Je me suis dit, ok, c'est dans quatre mois quand même. Donc, il faut tout remettre en mouvement, il faut tout réactiver et repartir. avec des partenaires. À ce moment-là, il n'y avait aucun partenaire encore de com. Mais au moins, je me suis dit, on n'a pas de partenaire financier, mais il nous faut des partenaires. Et tu vois, j'ai tout remis en mouvement. Et là, forcément, beaucoup de fluidité est arrivée. Il y a eu plein de petits miracles, il y a eu plein de choses qui se sont réalignées. Et en plus, évidemment, ce que je me suis dit à ce moment-là, c'est que ton événement s'appelle quand même Potentiel Illimité. Donc, tu dois l'incarner, ce truc-là. Tu dois l'incarner. Parce que moi, j'ai une devise quand même qui est « flow, don't force » . Donc, je me suis dit, est-ce que c'est du forcing ou pas ? D'y aller. quand même, tu vois, c'était un truc mais d'y aller d'une autre façon d'y aller forcément en cherchant à optimiser les coûts de l'événement évidemment aussi, d'y aller en mêlant raison et passion mais d'une façon harmonieuse voilà, harmonieuse ça m'a semblé juste, donc je me suis dit allez on y va et c'est comme si tu partais en tour du monde, tu allais monter l'Everest là les 4 prochains mois vont être vraiment sportifs, clairement et c'est le cas et en même temps c'est une aventure mais hyper transformatrice et extraordinaire donc pas de regrets même si clairement il faut un peu d'inconscience et d'insouciance pour se lancer dans des projets comme ça mais ce que je trouve vraiment fascinant en fait dans
- Speaker #1
ce que tu racontes c'est que quand on fait quelque chose qui a du sens pour nous quand on fait quelque chose pour lequel on est aligné quand on a un projet qui nous fait vibrer en fait cette énergie là que tu as ressenti à ta session de l'aquarière En fait, elle est là pour nous porter et on peut aller dans le flot. Et dans ces moments-là, c'est une forme de douce inconscience, mais en fait, ce n'est pas de l'inconscience, c'est juste qu'en fait, il n'y a plus de stress, il n'y a plus de peur. Et en tout cas, le stress ou la peur qui est là est complètement gérable. Est-ce qu'il y en avait encore ?
- Speaker #0
Il y en a encore,
- Speaker #1
bien évidemment. Mais en tout cas, il est gérable, il est complètement OK parce que le pourquoi tu le fais est tellement plus grand. il t'amène tellement plus d'énergie, il te nourrit tellement plus que même physiologiquement, et ça, on le sait. Enfin, tu vois, quand tu as un projet qui t'anime comme ça, ta gante pituitaire, elle active la sérotonine, l'hormone du bonheur. Donc, on est moins sensible au stress dans ces moments-là et donc, on peut faire encore plus sans se brûler. Et donc, c'est ça qui est intéressant dans ce que tu racontes, c'est que même physiologiquement, on peut voir, en fait, que l'alignement, qu'est-ce que ça fait sur le projet, sur toi, ton corps, sur la santé mentale. C'est assez dingue.
- Speaker #0
C'est assez dingue et je me faisais la réflexion à un moment que c'est impossible d'être déprimée quand tu as un projet comme ça. Je ne dis pas qu'il faut tous se lancer Louis Mogador à tous.
- Speaker #1
65 jours.
- Speaker #0
C'est à quel point les désirs, d'ailleurs l'étymologie du mot désir, c'est décidéraré, ça nous met en... ça nous sort de la sidération, ça nous sort de... de toute forme de déprime possible. Moi, je suis très rarement déprimée, mais quand même, là, c'était juste impossible d'avoir de la déprime quand on est autant. Par contre, on peut aller dans d'autres excès, de surexcitation. Il faut gérer le système nerveux quand même. Bon, alors maintenant,
- Speaker #1
on va parler vraiment de potentiel illimité. Donc, 1600 femmes, le 20 mars. Pourquoi cet événement maintenant ? Et concrètement, qu'est-ce qui va se vivre dans cette journée ?
- Speaker #0
Alors, pourquoi maintenant ? Donc, j'aurais pu me dire que j'aurais pu décaler. J'ai une espèce de sensation qu'il fallait faire maintenant. J'aime aussi énormément cette symbolique. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Pourquoi le 20 mars ?
- Speaker #0
Voilà, pourquoi le 20 mars ? J'aime beaucoup cette symbolique pour plusieurs raisons. Déjà, mars, bon, il y a le 8 mars, la journée internationale du droit des femmes. Mais c'est maintenant le mois de mars. C'est quand même, on met un petit peu le projecteur sur les femmes. Il faudrait le faire toute l'année, mais ça s'est déjà étalé au mois de mars. c'est toujours pas mal. Et puis, en même temps, il y a le 20 mars, c'est la journée internationale du bonheur. Et c'est le jour du printemps. Je n'arrêtais pas de dire que c'est la veille du printemps, mais en fait, c'est le jour du printemps. Une participante m'a appris que c'était le jour du printemps. Et c'est tout à fait vrai, je ne savais pas. Mais c'est encore plus fort. Et j'aime beaucoup cette symbolique du printemps, du passage de l'hiver, où les choses sont sombres, où c'est, voilà, dans l'intérieur. C'est l'hiver aussi. C'est l'hiver. Mais le printemps, où c'est la renaissance, où c'est... tous les possibles, où c'est justement se retrouver tout ensemble. Je trouvais que c'était très fort parce que dans cet événement, il y a un petit peu une idée de renaissance collective, en tout cas dans l'intention, même si c'est très fort. Mais on est toutes, je sais toi aussi d'ailleurs, Amélie, toutes les intervenantes, on est très mobilisées pour en faire un passage, un vrai passage, un moment avec un avant, un après. Et où on a envie de, il y a peut-être des parts de nous-mêmes, toutes, je veux dire qu'on va laisser. un mogador, et pour renaître différemment, pour être encore plus soi finalement. L'idée, ce n'est pas d'être une autre personne, effectivement, c'est d'être encore plus soi. Et donc, j'aimais beaucoup cette date. Donc ça, c'est le pourquoi, c'est la première question, pourquoi cette date ? Et ta deuxième, c'était ? Pourquoi cet événement globalement ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui va se vivre en fait ? Qu'est-ce que tu as envie que les participants de VIVE ressentent dans cette journée ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui va se vivre ? C'est en vrai par cours transformateur. L'idée, c'était vraiment... de penser cette journée comme ça, comme quelque chose de cohérent, comme un chemin, comme un voyage initiatif, pas juste une collection, comme on voit souvent, et c'est bien aussi, ou bien juste s'inspirer, picorer. Là, on va se laisser guider dans tout un voyage avec cinq étapes. La première étape, c'est se libérer de ses freins et prendre soin de son énergie, parce que ça me semble une étape essentielle, quels que soient les projets qu'on a dans notre vie, qu'ils soient d'ailleurs personnels ou professionnels. La deuxième étape, c'est se reconnecter à soi, aux autres, au monde. Donc, on va se reconnecter à nos élans profonds, à nos rêves, à ce qui nous fait vibrer, à justement cet appel. Qu'est-ce qui nous appelle ? Quel est notre… notre part du colibri, qu'est-ce qu'on peut apporter dans le monde, et parce que ça nous met en joie forcément de révéler tout ça. Après, la troisième étape, c'est d'avancer dans la confiance, l'optimisme, la joie, avec tout ce que ces émotions peuvent nous apporter comme soutien au quotidien pour tous nos projets. L'amour de soi aussi, on va travailler sur plein de dimensions. Après, on va travailler sur comment on avance vers nos objectifs sans se démotiver ni se brûler les ailes, c'est un vrai sujet aussi. Les femmes ont tendance à, parfois, tellement se surengager dans les choses. Je sais, parce que je n'ai pas vécu de burn-out, mais des moments, je racontais notamment là, parfois, d'épuisement. On en vit toutes. Et puis, c'est un sujet qui n'est jamais réglé une fois pour toutes. C'est un sujet de vigilance à avoir. Tu rappelais les chiffres du burn-out, qui sont très élevés. Et puis, la dernière étape, c'est d'oser prendre sa place, faire entendre sa voix, réunionner, d'oser être qui on est, d'oser la réussite, d'oser, et on a besoin de ça, les femmes qui sont très sacrificielles, qui sont en mode... qui osent à peine parler de leur réussite. Je pense qu'on a vraiment besoin de ça aussi. Et donc, tout simplement, on va accompagner les participants, mais à travers un mix de talks, d'expériences, beaucoup d'expériences, d'exercices, collectifs ou individuels d'ailleurs, et puis des témoignages puissants, des étapes de coaching géants. C'est un petit peu comme une journée de séminaire de coaching géant qu'on va vivre tout ensemble la nuit de l'issue. Et dans les expériences immersives, il va y avoir tout le breathwork, évidemment, qui sera certainement un moment très puissant de respirer l'hélicisme comme ça. Tu pourrais peut-être nous en parler, je vais t'interviewer. Et puis, tu vois, on va faire du tambour, du chant et du tambour. On va chanter, on va danser, on va rire de différentes manières. Il va y avoir de la poésie. Enfin, ça va être très différent aussi.
- Speaker #1
Très divers et très complémentaires. Je vois. les intervenantes, c'est assez chouette.
- Speaker #0
Oui, et puis j'ai réuni sur scène un peu le casting de mes rêves, des personnes qui ont eu un impact sur ma vie personnellement et dont je connais la puissance et je connais les messages et donc c'était important pour moi de réunir toutes ces personnes. C'est ça, la puissance et l'unicité de cet événement, c'est de réunir toutes ces personnes extraordinaires sur une journée. C'est comme, pour moi, c'est l'équivalent de... Un programme de coaching, de 10 séances de psy, on a quelque chose comme un condensé exceptionnel, dans un écran en plus, qui est magnifique.
- Speaker #1
On sait aujourd'hui à quel point ne pas se sentir seule est essentiel pour la santé mentale, on en parlait au début de l'interview. L'isolement chronique touche 17% des Français, il y a un impact direct sur l'anxiété, sur la dépression. Et donc, le lien, la sororité, le soutien, c'est aussi important que les outils. Et cette journée, c'est ça aussi, c'est quelque part... se retrouver, créer cette sororité, créer ce lien au-delà même des pratiques qu'on va faire. Comment toi tu vois les choses ?
- Speaker #0
Alors moi déjà je vois les choses avec cette connexion, réunir toutes ces énergies, c'est-à-dire qu'on va ensemble, on va méditer, on va se sentir très connectés les unes aux autres. C'est une journée d'ailleurs, je l'écrirai dès le début sur le programme, j'ai envie que dans la file des toilettes on parle à… aux filles qui sont devant, derrière. J'ai envie qu'elles disent bonjour à toutes nos voisines. Quand on va au théâtre, parfois on peut être très seule, aller dans une salle et finalement être très belle juste avec ce qui se passe là. Je n'ai pas du tout envie de ça. J'ai vraiment envie de créer beaucoup de connexions de plein de façons entre les femmes. Qu'elles se sentent... Le but pour moi, c'est vraiment de se sentir à la sortie, de se sentir déjà évidemment réalignée avec soi-même, confiante parce que... confiant dans la puissance individuelle et collective, et puis soutenu par d'autres personnes, d'autres rencontres. Et pour celles qui choisissent de venir aussi à la partie cocktail, networking et limité, la question centrale qui sera le thème du networking, c'est comment je peux t'aider. Parce que moi, j'ai cette conviction qu'on a intérêt à adopter ce réflexe, et ça, les Américains ont ça très naturellement. Ils te disent directement comment je peux t'aider. Ils te connaissent à peine. Et ce n'est pas super visuel, parce que derrière, ils t'aident vraiment. Donc, l'aide, elle circule vraiment très facilement. Et nous, on a du mal à faire ça.
- Speaker #1
On a du mal à créer une sororité authentique, en fait.
- Speaker #0
C'est ça, une sororité authentique, mais en arrivant très vite à une sororité concrète aussi. « Ok, je veux t'aider. » Et parfois, ce n'est pas grand-chose, c'est un contact. Mais parfois, c'est parler du projet, mettre en relation, donner un conseil. En fait, ce n'est pas forcément grand-chose, ça ne coûte pas grand-chose. Mais je pense que si on a ce réflexe-là, et moi j'essaie de l'adopter, et ce n'est pas facile, on n'a pas toujours la possibilité d'aider, Et parfois, on n'a pas la valeur. le réflexe de faire ça, mais je suis assez convaincue que quand on est dans cet état d'esprit de comment on peut s'apporter des choses sans être dans quelque chose de mercantile, de « ah oui, mais tu m'as apporté ça, mais moi je devrais t'apporter un peu plus ou un peu moins, etc. » Est-ce que l'équilibre est parfait, etc. ? On s'apporte des choses mutuellement. C'est ça, et ça circule. Et peut-être que la personne à qui j'ai aidé, elle m'aide un peu moins, mais quelqu'un d'autre m'aidera. Voilà, ça circule en fait. Ce n'est pas grave. C'est comme une espèce de grande… Voilà, c'est un peu le karma. C'est quelque chose de… Ce n'est pas grave. Et moi, il y a des gens, forcément, qui m'aident plus que d'autres, etc. Mais c'est OK. Le tout, c'est qu'on s'entraide et de prendre ce réflexe sans se culpabiliser si on ne le fait pas. Donc, ça va être le thème. Pour moi, ça, c'est cette volonté très concrète parce que d'ailleurs, parfois, on me demande comment on mesure concrètement l'impact, etc. Pour moi, la mesure, c'est est-ce qu'on arrive à commencer à s'entraider concrètement.
- Speaker #1
Super. Oui, j'adore. Si une personne nous écoute en ce moment et se sent épuisée, isolée, en questionnement, quelle est la chose qu'elle peut faire dès aujourd'hui pour prendre soin de sa santé mentale, pour toi ? Alors bien sûr,
- Speaker #0
il y a plein de choses à parler. Tout le monde est trouvé quelqu'un pour en parler. Je pense que c'est vrai que vous me parliez tout à l'heure, moi j'ai la chance. Alors je sais que ce n'est pas toujours facile, parce que c'est vrai que ça coûte un peu d'argent d'avoir un psy. Si on veut des psychiatres, ils sont tous surbookés. Ça peut être un psy, un coach interapéte. Enfin, moi, il y a une déferlante là autour des coachs, mais je ne trouve pas trop. Mais voilà. Mais en tout cas, pour moi, avoir quelqu'un à qui on peut parler, qui peut nous aider à, quelque part, exprimer ce qu'on a sur le cœur, à y voir plus clair, à prendre de la hauteur. Je pense que ça, ça peut être une… Surtout si on est isolé. Parce que je pense que c'est très précieux de pouvoir… L'expression des émotions, c'est… Il faut les apprendre, c'est tout ça.
- Speaker #1
on n'apprend pas en fait. Dans notre éducation, on n'apprend pas à gérer nos émotions, on n'apprend pas à les contrôler mais pas à les traverser, pas à les voir comme des messages du corps.
- Speaker #0
Vous pouvez trouver quelqu'un, ça peut être une amie aussi, mais il ne faut pas se souler non plus. C'est forcément en conjoint, ses amis, si on est tout le temps sur la même personne. Mais il y a des gens où c'est le métier de nous aguerrir là-dedans et moi, j'ai la chance d'avoir une si et une coach. de façon presque permanente en fait et c'est aussi des personnes c'est aussi elles qui me permettent d'être dans la positivité la plupart du temps parce que quand je suis avec elles je suis pas dans la positivité en général je vais me focaliser le truc qui va pas d'ailleurs je me dis elle elle doit pas du tout me voir comme quelqu'un positive c'est vrai qu'elle se prenne tout mais en même temps c'est aussi un job et ça fait partie de mon hygiène de vie professionnelle
- Speaker #1
Alors pour finir, s'il y avait un message essentiel que tu aimerais transmettre sur la santé mentale, l'optimisme, le fait de se rassembler, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Il y a tellement de choses que j'ai envie de dire. J'ai envie de dire, suivez votre intuition, quoi qu'il arrive. Parce qu'on n'a pas parlé de l'intuition, tu vois là je me dis c'est ça qu'il faut que tu partages. L'intuition, parce que l'intuition elle sait, c'est-à-dire poser une question et hop, écouter la première réponse qui vient, sans trop réfléchir. Est-ce que vous avez envie de venir le 20 mars ? Écoutez-le. Non, mais c'est vrai. Est-ce qu'il y a un appel ou pas ? Est-ce que ça vibre ou pas ? C'est tout. C'est juste... La question, elle est facile.
- Speaker #1
C'est pas de réfléchir. N'hésitez pas.
- Speaker #0
Voilà. Mais c'est juste ça, en fait. Si vous sentez que vous avez besoin de quelque chose qui vous ferait du bien, allez-y. Enfin, voilà. Là, je sens que j'ai besoin d'aller à la piscine. La piscine, en fait, c'est de ne pas trop réfléchir autour de tout ça, de tout intellectualiser. Si vous sentez que ce projet-là, il vous fait vibrer, allez-y. Si vous sentez, au contraire, qu'on vous parle d'un truc, ça vous crie, c'est qu'il y a quelque chose de pas juste, non, n'y allez pas, en fait. Donc, je pense que ça peut se reconnecter à notre intuition, ça peut être un outil pour notre santé mentale qui est extraordinaire parce qu'on a toutes les réponses en nous, en fait. Donc, il suffit de prendre un tout petit peu de temps pour les écouter et de ne pas laisser de... pas trop de temps pour que le mental ne prenne pas le dessus.
- Speaker #1
Oui, c'est se reconnecter aussi au corps qui est toujours mon message très...
- Speaker #0
Non, mais...
- Speaker #1
Parce que l'intuition, elle se vit, elle se capte par le corps et pas par la vie.
- Speaker #0
Oui, c'est pour ça que je le dis, soit on sent une chaleur, une expansion, soit on sent une contraction. Le message, il est très clair. Et moi, ce projet-là, Potentiel Illimité, je le manage totalement à l'instinct. Je dis même plus l'instinct parce que c'est presque animal. C'est au-delà de l'intuition que je trouve. Et en fait, ça permet tellement d'avancer dans une justesse. Ce n'est pas toujours facile parce que ça demande des recadrages permanents, des réalignements. Mais ça permet de prendre des décisions très rapidement, d'avancer dans sa justesse et de se dire, je suis exactement là où je dois. être et je fais exactement ce que je dois faire. Et ça, c'est hyper agréable.
- Speaker #1
Waouh ! Pour terminer, qu'est-ce que le mot « innocence » évoque pour toi ?
- Speaker #0
Renaissance intérieure, peut-être. Certes, ça ne se voit pas à l'extérieur. On a l'air d'être la même personne, mais en fait, à l'intérieur, tout a changé.
- Speaker #1
J'adore ! Et tu l'as vécu.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Sarah, pour ton énergie, ta clarté, ton engagement et ce magnifique projet que tu portes.
- Speaker #0
Merci Amélie pour cette belle discussion et cet échange très profond, merci.
- Speaker #1
Cette échange rappelle quelque chose d'essentiel, la santé mentale ne se cultive pas seulement seule dans son coin, elle se nourrit aussi du collectif, de la sororité, du sens que l'on donne à ce que l'on vit. Et parfois, une vision qui naît dans un souffle peut transformer une vie et en inspirer 1600 autres. Si cet épisode résonne pour vous, partagez-le à une personne qui en a besoin, abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode. Et si vous voulez vivre cette expérience collective au Théâtre Mogador le 20 mars 2026, toutes les infos sont en description sur potentiellimité.com et en dessous de ce post. Merci d'avoir été là, prenez soin de vous et à très vite dans l'instant Inescence.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté l'instant Inescence. Si cet épisode vous a parlé, prenez quelques secondes pour mettre 5 étoiles au podcast et à vous abonner. C'est ce qui m'aide le plus à le faire rayonner. Vous pouvez aussi le partager à une personne pour qui cela fera une différence aujourd'hui. Et si vous voulez aller plus loin vers une vie plus douce,
- Speaker #1
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