Speaker #0Vous publiez lundi, puis mardi, puis mercredi, puis jeudi, puis vendredi, et le lundi suivant, vous recommencez encore et encore. Parce qu'il faut être présent, il faut nourrir l'algorithme, il faut publier régulièrement. Très bien. Et posez-vous une question sur les 50 derniers contenus. Combien mériterait encore d'être lu, regardé ou partagé dans 6 mois ? Et si le vrai problème n'était pas que nous ne produisions pas assez ? Et si nous produisions simplement trop de contenus qui ne comptent pas assez ? Le slow content ne consiste pas à publier moins. Il consiste à produire moins de contenus. jetable. Bonjour à toutes et à tous, je suis Florian Grimaud et bienvenue dans l'instant marketing communication, une production de l'agence Albatros Conseil. Aujourd'hui, on va parler de contenu, mais surtout de la manière dont nous produisons ce contenu. Parce que nous sommes entrés dans un monde où produire est devenu extrêmement facile. Un post, un article, une newsletter, une image, une vidéo. Et avec l'intelligence artificielle, Tout cela peut être produit plus vite, plus souvent et à moindre coût. Mais justement, plus le contenu devient abondant, plus une autre chose devient rare. Le contenu qui mérite vraiment notre attention. C'est là que commence le slow content. Aujourd'hui, tout le monde produit. Les marques, les médias, les dirigeants, les salariés, les influenceurs, les intelligences artificielles. Et évidemment... L'IA a encore accéléré la capacité à produire un poste en quelques secondes, un article en quelques minutes, une image, une vidéo, une newsletter, une synthèse. Tout devient plus facile à fabriquer. Mais quelque chose devient mécaniquement plus rare, l'attention. Et surtout, le contenu qui mérite réellement cette attention. Les grands moteurs de recherche insistent désormais sur l'importance de produire des contenus utiles, fiables, originaux et non génériques. Donc, on arrive à un paradoxe. Plus il devient facile de produire du contenu, plus la valeur se déplace vers ce qui est difficile à produire. Une idée, une analyse, une expérience, une enquête, une expertise, une démonstration, une vraie prise de position. Quand produire devient facile, Penser devient le véritable avantage compétitif. Et là, je veux attaquer un réflexe classique, le fameux calendrier éditorial. Lundi, un conseil. Mercredi, une citation. Jeudi, un témoignage. Vendredi, un poste coulisse. Le calendrier est rempli, donc tout va bien. Sauf que non, parce qu'un calendrier éditorial... ne garantit jamais une stratégie éditoriale. Il garantit seulement que quelque chose sera publié à telle date. La vraie question devrait être, pourquoi ce contenu mérite-t-il d'exister ? Qu'apporte-t-il réellement ? Quelle idée veut-on faire progresser ? Quelle perception veut-on construire ? Quelle preuve veut-on apporter ? Quel contenu pourrait encore être utile dans 3 mois, dans 6 mois, dans 20 ans ? Remplir un calendrier éditorial n'est pas une stratégie. Une stratégie commence lorsque l'on sait pourquoi chaque contenu mérite d'être publié. Et là, j'introduirais une notion que je trouve très forte. Le contenu patrimonial. Un contenu patrimonial, c'est un contenu qui continue à créer de la valeur après son jour de publication. Un article de référence, une étude, un épisode de podcast, un guide, une interview, un benchmark. Un point de vue fort. Il ne dépend pas entièrement de l'actualité du jour. Il peut être retrouvé, repartagé, réutilisé, mis à jour, découpé, cité et parfois continué à générer du trafic, de la confiance et du business des mois plus tard. C'est toute la logique des contenus evergreen. Des contenus capables de continuer à créer de la valeur dans le temps. Le meilleur contenu n'est pas... pas toujours celui qui expose le jour de sa publication. C'est parfois celui qui continue à travailler lorsque vous avez arrêté de le pousser. Tous les contenus n'ont évidemment pas vocation à durer. Et là, gros warning, parce que le slow content ne signifie surtout pas tout doit devenir intemporel. Non, un lancement est daté, une promotion est datée, une réaction à l'actualité est datée, un événement est daté, un newsjacking doit parfois être publié dans l'heure. Et c'est parfaitement normal. La vraie question, c'est l'équilibre. Combien de vos contenus servent le présent et combien construisent un actif pour demain ? Parce qu'une marque qui ne produit que de l'actualité recommence chaque matin à zéro. L'actualité crée des rendez-vous, le contenu durable construit un patrimoine. En B2B, le slow content devient encore plus stratégique. Et là, c'est probablement l'un des meilleurs terrains. Parce qu'un acheteur B2B ne décide pas en 15 secondes. Il recherche, compare, consulte, partage des contenus avec d'autres décideurs. Et surtout, une grande partie des futurs acheteurs ne sont pas encore dans une phase active d'achat. Et c'est précisément là que la through leadership peut jouer un rôle, bien avant qu'un projet ne soit officiellement ouvert. Donc, un excellent contenu B2B, peut travailler pendant des mois. Un dirigeant le découvre aujourd'hui, un autre dans trois semaines. Un prospect le transmet six mois plus tard. Et le contenu continue à construire de la crédibilité. En B2B, un contenu peut commencer à créer de la valeur bien avant que le client ait un projet d'achat. Produire moins permet aussi de produire mieux. Alors ça paraît évident, mais pourtant on l'oublie. Si vous devez produire 20 contenus dans une semaine, combien de temps pouvez-vous réellement consacrer à chacun ? À la recherche, à l'écriture, à l'angle, au montage, au design, à la distribution ? Maintenant, si vous choisissez trois contenus, mais que chacun bénéficie de plus de réflexion, de plus de données, de meilleurs exemples, d'une meilleure création et d'une vraie stratégie de distribution, la comparaison devient intéressante. Et c'est exactement là que le slow content rejoint la notion de qualité. Le problème n'est donc pas le manque de contenu. C'est souvent le manque de contenu vraiment remarquable. Et surtout, arrêtez de confondre régularité et fréquence. C'est essentiel parce qu'on entend souvent, pour réussir, il faut publier beaucoup. Je nuancerai fortement. Il faut surtout être cohérent, régulier. Mais régulier ne veut pas dire quotidien. Une marque peut publier deux excellents contenus par mois et construire beaucoup plus de valeur qu'une marque qui publie trois fois par jour, sans rien à dire. La fréquence est un moyen, pas un objectif. Le slow content demande surtout une meilleure distribution. Et là, je veux casser aussi un autre réflexe. On passe 4 jours à produire un excellent contenu, puis on le publie une fois sur LinkedIn. Et on passe au suivant. Ça n'a aucun sens. Un contenu de qualité doit vivre. Un podcast peut devenir un article, des extraits vidéo, une newsletter, une citation, une infographie, un post. Le principe est simple. Repenser, rafraîchir et réutiliser les contenus existants pour augmenter le rendement. de l'investissement éditorial. Donc, le slow content ne signifie pas moins de présence. Il peut même produire davantage de points de contact, simplement à partir de moins d'idées, mais des idées plus fortes. Elia va rendre le slow content encore plus important. C'est probablement le paradoxe le plus intéressant. L'intelligence artificielle permet de produire davantage, plus vite, moins cher. Donc, on pourrait conclure, formidable, produisons encore plus. Je pense que c'est précisément la mauvaise conclusion. Parce que si tout le monde peut produire 100 contenus en quelques heures, le contenu générique va perdre encore davantage de valeur. Les moteurs de recherche recommandent aujourd'hui, y compris pour les expériences alimentées par l'IA, des contenus... utile, fiable, non générique et apportant une vraie valeur originale. Il y a... peut aider à produire, mais elle ne doit pas remplacer la réflexion éditoriale. Quand je travaille une stratégie de slow content, je ne commence évidemment pas par poser la question sur le nombre de publications. Ça n'a aucun sens. Je commence justement par les sujets, les idées. Qu'est-ce que l'on veut que nos clients, nos consommateurs ou nos cibles retiennent de nous ? Quelles questions, par exemple, nos... clients se postent-ils vraiment ? Quelle expertise pouvons-nous apporter que d'autres, par exemple, n'apportent pas ? Ensuite, je définis des contenus piliers, des contenus suffisamment forts pour être déclinés, réutilisés, mis à jour. Puis, je construis la distribution. Quel canal ? Les formats ? Quel format ? Quelle durée ? Quelle cible ? Et ensuite, je regarde la durée de vie. Est-ce que ce contenu a encore de la valeur dans un mois, dans six mois, dans un an ? Et enfin, je regarde sa performance dans la durée. Pas seulement les premières 24 heures. Au contraire, on le voit. Des articles, par exemple sur LinkedIn, commencent vraiment à émerger et à exploser, n'ayant pas peur des mots, à partir de 3, 4, 5, 6 jours d'exploitation. Une vraie stratégie de contenu ne demande pas seulement quoi publier demain. Elle demande aussi ce qui mérite encore d'exister dans un an. Et peut-être faut-il changer justement nos KPIs. Parce que si vous faites du slow content, vous ne pouvez pas regarder uniquement les vues, le jour de publication. Il faut regarder la durée, les vues cumulées, les recherches, les partages, les inscriptions, les citations. Le trafic à 3 mois, 6 mois, 12 mois. Et parfois, un contenu qui semble moyen à J plus 1 peut devenir l'un de vos meilleurs actifs à J plus 180. Depuis le début, les réseaux sociaux nous ont habitués au flux. Publier, scroller, oublier, republier. Mais peut-être que la prochaine maturité du content marketing consiste justement à sortir de cette logique. À produire moins, mais mieux. À réfléchir davantage. À documenter, à approfondir, à distribuer plus longtemps. À mettre à jour, à construire un patrimoine éditorial. Parce qu'au fond... Le meilleur contenu n'est peut-être pas celui qui remplit votre calendrier éditorial cette semaine. C'est celui qui continue à travailler pour votre marque longtemps après sa publication. Le slow content ne consiste pas à parler moins. Il consiste à faire en sorte que chaque prise de parole compte davantage. Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de l'Instant Marketing Communication, une production de l'agence Albatros Conseil. Si cet épisode vous a intéressé, abonnez-vous au podcast, partagez-le et surtout posez-vous cette question sur les 50 derniers contenus que vous avez produits. Combien continueront encore à créer de la valeur pour votre marque dans 6 mois ? Si la réponse est très faible, vous avez peut-être moins besoin de produire davantage que de produire autrement. Et bien sûr, n'oubliez pas. Si vous voulez développer votre business, vous devez investir dans une bonne stratégie de communication. Si vous ne le faites pas, vos concurrents vous remercieront. A très bientôt pour un nouvel épisode de l'instant marketing communication.