- Speaker #0
Podcast.fr,
- Speaker #1
l'interview de Podcast.fr.
- Speaker #0
Bonjour, c'est Claire de Podcast.fr. Chaque semaine, je décortique les secrets des podcasts qui marchent. Aujourd'hui, Extraterriens avec Barthélémy Fendt. Salut Barthélémy.
- Speaker #1
Salut Claire.
- Speaker #0
Ravi d'échanger avec toi sur ce podcast. Alors tu as fondé Extraterrien en 2019, un podcast qui est dédié au sport, dans lequel tu interviews des sportifs inspirants et aussi hors du commun. C'est un podcast qui cumule plus de 5 millions d'écoutes. Tu as également créé un petit peu plus récemment Irox Evolution, le podcast des athlètes hybrides qui s'entraînent. Je crois que tu es toi-même un fan d'Irox. Et puis le dernier projet, en tout cas un des derniers projets, c'est le studio Stories un studio qui est un studio qui est dédié à la création de contenu. Donc en gros, si on devait te résumer en quelques mots, j'aurais envie de dire que tu es un entrepreneur multiprojet, un sportif passionné et un podcasteur créateur de contenu. Je ne sais pas si ça te va cette description.
- Speaker #1
Plutôt bien, merci. En tout cas, d'un point de vue professionnel, ça correspond plutôt bien à ma description. J'aime bien, j'adore créer du contenu, j'adore le podcast. Donc j'essaye de construire un petit écosystème autour de ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux revenir pour nous sur ce qui t'a amené à créer Extraterrien ?
- Speaker #1
Écoute, ça remonte à bientôt 8 ans maintenant, c'est assez simple, j'écoutais beaucoup de podcasts à l'époque, des podcasts américains, des podcasts francophones, et à l'époque, j'aimais bien les formats longs, j'aimais bien la profondeur, et c'était l'émergence, tu vois, aujourd'hui d'acteurs très bien en place, je pense à Clémentine Gaëlet, je pense à Pénélope Boeuf, je pense aussi à Clémentine Sarlat qui commençait, je pense à Mathieu Stéphanie bien évidemment. et désolé à celles et ceux que j'oublie mais en tout cas c'était ces personnes là que j'écoutais beaucoup et en fait un jour je me suis dit tiens j'avais envie d'écouter d'autres choses que de la parentalité du business ou du féminisme j'écoutais beaucoup Lorraine Bastide aussi ça me faisait grandir et je me suis dit tiens j'ai envie de reconnecter avec ce que j'aime vraiment et en partant courir je me suis dit tiens ça pourrait être intéressant d'écouter une championne ou un champion qui... qui parle de sport. Est-ce qu'il y a des grands podcasts qui interviewent Amélie Mauresmo, Laura Flessel, David Douillet, Teddy Riner, et tous ces gens-là. Et en fait, je me suis mis à chercher et je ne les ai pas trouvés. Et donc, ça m'a trotté un petit peu dans la tête. Et je crois qu'une semaine après, j'avais acheté un micro, j'avais trouvé le nom, j'avais commencé à gratter ça un peu sur un bout de papier. Et j'ai fait ma première interview très rapidement après. Au début, c'était un projet passion, et ce l'est toujours d'ailleurs. Ça s'est beaucoup professionnalisé depuis. Mais c'est comme ça que c'est parti. C'était vraiment d'une envie de créer le podcast que j'avais envie d'écouter, parce qu'il n'existait pas, tout simplement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ta situation professionnelle à ce moment-là et comment est-ce que progressivement, tu en es arrivé à pouvoir basculer à temps plein, en tout cas, pouvoir travailler vraiment davantage sur Extraterriens en pro ?
- Speaker #1
Oui, alors... Pour être tout à fait honnête, à ce moment-là, je venais de vendre une petite société, en tout cas de vendre mes parts dans une petite société. Et donc, j'étais un peu dans cette phase de friche fertile, on va dire, de vie de fertile où je cherchais des nouvelles idées, je cherchais à rebondir parce que ça s'était très mal terminé dans ma précédente expérience, même si j'étais parti avec de quoi vivre pendant quelques mois et d'avoir un peu le temps de voir venir. Et donc, je cherchais un petit peu ces idées-là et donc, ça m'a permis effectivement d'avoir cette... situation un peu de confort, de tenter le projet, de tenter à fond, en tout cas, le podcast pendant 5 ou 6 mois. Et j'ai pu explorer. J'ai exploré un petit peu les business models. J'ai pu rencontrer beaucoup de monde à ce moment-là. Alors, très vite, la réalité économique et l'arrivée de mon fils m'ont ramené à une réalité très terrain où j'ai dû reprendre un boulot pendant 3 ans. Je faisais le podcast à côté. Mais en tout cas, ça m'avait permis, en tout cas, de lancer le podcast à fond, de rencontrer beaucoup de gens. de m'intéresser au modèle économique, de bien comprendre l'écosystème de l'audio et du podcasting et vraiment de m'y plonger à 200%. Et après, finalement, je faisais ça le soir et les week-ends, mais j'avais toujours la vision en tête de me dire tiens, un jour, ça pourrait être un projet à part entière, ça pourrait être une société, je pourrais en vivre. Et donc, j'avais toujours ça au fond de ma tête et j'ai essayé de créer le podcast autour de ça. Et donc, durant les trois ans où j'ai repris un job, les petits sponsors, les petits contrats que j'ai trouvé à droite à gauche, je les ai réinvestis tout de suite pour essayer de développer un petit peu l'audience développer la qualité de la production ou dans des outils qui me permettaient de gagner du temps et c'est comme ça que ça s'est lancé et en 2000 pour aller jusqu'au bout de l'idée en 2023 18 mois avant les Jeux Olympiques la petite fête de quartier qu'on a organisée à Paris Voilà, et je me suis dit, bon, s'il y a un moment où un podcast de sport doit émerger et doit se mettre à fond, c'est maintenant. Du coup, j'ai quitté mon job, j'avais fait 2-3 calculs en me disant, tiens, si j'arrive à trouver 2-3 sponsors, pareil, j'ai 2-3 mois de sécurité devant moi, et puis je suis parti comme ça, voilà, tout simplement, et la chance m'a souri, et le travail a payé. Alors, spoiler alert, j'ai quasiment pas bossé pour le podcast durant les Jeux Olympiques, donc comme quoi, le chemin n'était pas du tout prévu. Mais on avait fait un peu de production en marque blanche pour deux, trois marques. On a quand même trouvé un petit annonceur audio de quoi couvrir les frais pendant les semaines de Paris. C'était bien loin de mes ambitions, mais au moins, ça m'a permis de vivre un peu de mon rêve et de faire partie de la fête et de créer une entreprise autour de l'extraterrestre.
- Speaker #0
Pour revenir un petit peu sur les débuts du podcast avant de parler un peu plus du modèle économique, Comment ça se passe, les premières recherches d'invités ? Je suppose que du coup, comme tu le disais, tu t'es beaucoup formé. Et comment est-ce que se passe aussi les écoutes, en fait ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai eu plutôt de la chance. J'avais un petit réseau entrepreneurial, en fait, du fait que je créais déjà un petit peu de contenu pour raconter comment je créais mes précédents projets, mes précédentes sociétés. Et donc, au tout début, la recherche d'invités, j'ai mis un post sur LinkedIn en disant « Voilà, j'ai très envie de faire ce projet, ça n'existe pas encore. » est-ce que ça vous intéresse de le suivre ? Si oui, suivez-moi sur LinkedIn et si jamais vous avez du réseau, n'hésitez pas à me le mentionner en message privé. Et j'ai eu tout de suite quelques mises en relation avec quelques sportives et quelques sportifs professionnels. Et en plus, des gens avec un palmarès plutôt étoffé et très intéressant. Donc, ça a été assez rapide. En tout cas, je n'ai pas eu un problème de blocage à ce niveau-là. Et puis après, une fois qu'on a les premiers invités, c'est un effet vertueux, la boule de neige qui grossit. Ou à chaque fois que j'avais un invité, je demandais, tiens, est-ce que tu peux me mettre en relation avec quelqu'un ? Qu'est-ce que tu me recommandes d'aller inviter ? Et puis, on attrape les numéros, on y va au culot, on appelle. Puis finalement, au début, il y a 7-8 ans, la difficulté, c'était plutôt de faire connaître le podcast parce que j'avais beaucoup de sportifs de haut niveau qui ne savaient même pas ce que c'était qu'un podcast. Et ils ne comprenaient pas, c'est une chaîne YouTube. Non, ce n'est pas une chaîne YouTube. Il n'y avait pas forcément de vidéos. En plus, à l'époque, c'est de la radio. Non, ce n'est pas vraiment de la radio. C'était plutôt ça la difficulté. Et c'est comme ça, effectivement, que j'ai trouvé mes premiers invités. Il fallait, effectivement, retrousser les manches. Il fallait y aller au culot. Parce que je me souviens, à un moment, j'avais fait le compte. J'avais réussi à trouver plus d'une centaine d'emails de sportifs de haut niveau ou d'agents. Et j'avais écrit, du coup, une centaine d'emails, même un peu plus. Pour être tout à fait honnête, j'avais eu à peine... 12 réponses et au final il n'y en avait eu que 2 qui s'étaient soldées par un podcast dans les 2 mois qu'on suivit un enregistrement donc le ratio il était extrêmement faible, ça m'avait pris beaucoup beaucoup de temps pour rassembler tout ça et faire tout ça et finalement ce qui marchait le mieux c'était un peu le bouche à oreille et c'était de passer par les athlètes eux-mêmes qui par effet de réseau me donnaient leur contact et puis après pour répondre à ta question sur les audiences, j'ai eu un petit peu de chance moi parce que vu que c'était un média qui n'existait pas, j'ai eu tout de suite un... espèce d'effet rebond de gens qui attendaient aussi ce type de contenu là donc ça ça m'a aidé et puis après il n'y a jamais eu de formule miracle où il n'y a jamais eu de deux boules d'explosion d'audience quoi c'est vraiment la régularité le fait d'être là de semaine en semaine et de continuer à persévérer dans le temps qui a qui a fonctionné alors il ya des petits à que si je peux me permettre qui qui fonctionne il ya plein de petits il ya eu beaucoup de briques qui ont été mises en place qui ont permis de faire grandir les audiences. Mais au début, ça a été lent, ça a été progressif, même s'il y a tout de suite eu une fanbase qui était là et qui m'a soutenu et qui nous écoute encore aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu parlais un petit peu de petits hacks, de petites choses comme ça. Est-ce qu'effectivement, tu as vu des choses qui ont concrètement fait une différence sur tes écoutes ?
- Speaker #1
En tout cas, pour moi, ce qui a marché, raconter l'histoire du podcast sur LinkedIn, ça a été moins un réseau qu'à... qui a vraiment fait exploser le média et qui a fait, petit à petit, encore une fois, il n'y a pas eu une grosse accélération d'un coup, mais on voit qu'il y a une corrélation et une accélération à partir du moment où je me mets à poster. À la fois, j'en fais le relais des épisodes, à la fois, je racontais un peu les backstage du podcast, et en même temps, je me suis permis aussi de m'exprimer sur comment est-ce qu'on vit en tant que créateur de contenu, combien je gagne, combien je dépense, et ça, ça intéressait les gens. Donc ça... aussi intéressé des créateurs de contenu. Et puis après, je me suis mis à en accompagner dans ta petite présentation au début. C'était une brique qui montait, mais j'ai accompagné plus de 150 créateurs à en vivre aujourd'hui. Et donc, c'était vraiment cette dimension un peu de transparence, de raconter les backstage, de présenter les invités. Le sport sur LinkedIn, je pense que pareil, ça manquait en fait. C'était comme le sport en podcast, ça n'existait pas. Donc ça, ça a bien fonctionné. Et puis après, le fait de beaucoup insérer la vidéo et donc notamment avec les shorts. Maintenant, c'est devenu très populaire et très fréquent. Quasiment tous les podcasteurs que je vois, que je côtoie me disent « Mais attends, il faut que je démarre tout de suite avec la vidéo, même si c'est devenu nécessaire d'être tout de suite présent sur YouTube, sur Spotify et maintenant sur Apple en vidéo. » Ce n'était pas forcément le cas à l'époque. Nous, on avait trouvé un bon petit hack, c'était de… de ne faire que de l'audio, mais d'utiliser les petites vidéos, les petites shorts différemment pour faire rayonner le podcast. Et ça, ça avait bien fonctionné aussi pour nous.
- Speaker #0
Ok. Aujourd'hui, tu es passé en vidéo. Tu l'as introduite à partir de quand ? Tu l'as introduite quand ?
- Speaker #1
Il y a trois ans, je dirais. Oui, exactement. Il y a trois ans. Et au début, c'était vraiment avec des bouts de ficelle. Alors plutôt un bout de ficelle qui s'appelle un iPhone. Mais en tout cas... Voilà, et puis j'ai acheté un premier iPhone, j'en ai acheté un deuxième, un troisième pour avoir trois plans. Et puis après, je me suis dit, bon, ce serait vraiment bien d'avoir un peu plus de qualité. Puis on a acheté des caméras, puis maintenant, on est hébergé dans des studios. Enfin bref, on a notre studio mobile aussi. Donc, c'est une évolution douce et je pense qu'il ne faut pas essayer de se comparer nécessairement aux créateurs de contenu qui sont tout de suite dans des studios magnifiques avec des grosses prods. Il faut y aller à son rythme. Et moi, j'avais envie d'avoir une approche très frugale et aussi minimaliste et de voir petit à petit comment ça pouvait évoluer.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est vrai que dès que tu introduis de la vidéo, ce n'est quand même pas du tout les mêmes budgets, à la fois en termes de matériel et puis aussi à la fois en termes de temps, de temps de montage, de compétences. Donc, quand tu te lances dans le podcast, tu as quand même intérêt, si tu utilises la vidéo, à avoir un sacré plan aussi économique, un sacré modèle derrière pour pouvoir assurer ces coûts-là.
- Speaker #1
Oui, exactement. notamment si on veut de la régularité à savoir produire soit hebdomadairement soit bi-hebdomadairement je suis entièrement d'accord avec toi c'est des temps qui sont plus longs, des fichiers qui sont plus lourds c'est d'autres types de compétences il faut régler le son il faut régler l'image c'est toute une autre dimension et effectivement là aujourd'hui c'est fou parce que je pense par rapport aujourd'hui chez Extraterriens on est 6 et la vidéo c'est 80% de notre temps, de nos ressources, en termes de prod par rapport à l'audio. Mais c'est aussi ça qui nous a permis de nous développer et c'est aussi ça, en tout cas dans notre écosystème, que les marques cherchent de plus en plus.
- Speaker #0
Vous êtes 6, est-ce que tu peux me parler un petit peu de ton équipe, de comment, quels sont les différents rôles, etc., comment est-ce que ça fonctionne ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, tout à fait. Alors, j'ai une assistante commerciale qui travaille avec moi à mi-temps. et qui m'aide sur toutes les propositions, sur les appels à faire avec les marques et qui m'aide à structurer cette partie économique. Il y a un monteur vidéo à plein temps, un monteur vidéo slash chef de projet aussi, qui produit pas mal de contenu. En stage, on a un journaliste qui s'occupe de faire des carousels sur Instagram ou de partager des vidéos un peu type médias, tu vois, d'aller farfouiller le web et d'essayer de... de repackager certains contenus et de les republier pour faire croître notre croissance purement sur Instagram et sur YouTube short, tu vois, typiquement, et une personne assistante administrative. Et après, on a d'autres freelances qui vont venir intervenir plutôt de manière temporelle. En tout cas, ils sont très régulièrement avec nous, mais c'est sur des missions très spécifiques. Montage audio. mini-amaker, c'est-à-dire faire les miniatures pour YouTube, parce que c'est un métier vraiment à part entière. Et là, j'hésite, je pense, à recruter une personne en direction de production, parce que je deviens le goulot d'étranglement de la société, et avoir une personne qui me permette de faire toutes les tâches de gestion de production, d'organiser les tournages, de gérer le planning, de gérer les invités. Et aussi d'organiser nos tournages des fois hors de notre studio. Parce que quand on se déplace maintenant, on se déplace à trois personnes, c'est du matériel, c'est des coûts. Et donc, booker des billets de train, booker des chambres d'hôtel, organiser, trouver des salles, trouver des lieux de tournage, c'est vraiment un boulot à plein temps. Et aujourd'hui, c'est moi qui bloque un peu à ce niveau-là.
- Speaker #0
On parlait de LinkedIn, justement, c'est un réseau sur lequel historiquement tu t'es développé. Aujourd'hui, tu as plus de 80 000 abonnés sur LinkedIn. Et puis, tu as développé aussi un petit peu plus tardivement Instagram. Avec une équipe comme ça maintenant de six personnes, comment tu fais pour t'assurer finalement que ta ligne éditoriale, elle corresponde vraiment bien ? Est-ce que toi, tu as envie de transmettre comme contenu ? Puisqu'on a quand même l'impression que c'est toujours toi qui écris les posts. Est-ce que tu valides ? Comment ça se passe ? Et quelle utilisation aussi ? Vous faites de l'IA un peu en parallèle ?
- Speaker #1
Effectivement. Alors ça, c'est une très bonne question parce que déjà, je pense, comme beaucoup de créateurs de contenu, je suis très curieux et du coup, j'ai envie d'explorer beaucoup de choses et j'ai envie d'aborder beaucoup de sujets. Et la solution que j'ai trouvée, c'est d'avoir déjà des comptes qui sont dédiés aux médias et des comptes qui sont dédiés à moi. Et les comptes qui sont dédiés aux médias, il y a une ligne éditoriale qui est fixe, qui est écrite dans un document et que tout le monde doit respecter. Et quand on publie un contenu, on s'assure qu'on respecte toutes les guidelines. Alors, il y a aussi des guidelines graphiques, visuelles, musicales, voilà, beaucoup de choses. mais il y a aussi beaucoup en termes d'éditorial est-ce qu'on vous voit, est-ce qu'on tutoie quelles sont un peu cette charte et on essaye de le processer au maximum et c'est pas facile quand on a une équipe qui grossit et qu'on est avec d'autres gens qui aiment créer et qui ont besoin de liberté donc moi j'ai plutôt un rôle un peu de surveillance là-dessus et plutôt de donner la vision et de leur rappeler la vision et à l'intérieur de cette vision-là l'équipe, je leur donne un maximum de liberté parce que je sais que ce sont des créateurs et après je garde mes réseaux personnels sur lesquels je m'autorise beaucoup plus de choses à les tester. Tu as parlé d'Instagram, tu vois, j'ai lancé mon compte Instagram perso et en fait, je m'amuse dessus et je poste des choses qui ont parfois un peu rien à voir les unes avec les autres et c'est OK pour moi de parler de neurosciences, de développement personnel et puis après, de parler de la routine de mobilité pour mes chevilles parce que j'ai mal aux chevilles, parce que je cours trop et je vois un petit peu ce qui marche et j'aime bien du coup avoir ce terrain d'exploration pour voir ce qui marche, pour tester, pour garder cet âme un peu de créateur parce que maintenant, certes je passe 20% de mon temps à créer du contenu mais 80% de mon temps c'est plus du boulot d'entrepreneur ou de chef d'une petite TPE à gérer les clients, faire du RH, faire de la comptabilité du management d'un côté avoir un espace strict avec un document qui est précis que tout le monde doit connaître par coeur et de l'autre côté avoir moi ma liberté de créer pour pouvoir entretenir la flamme du créateur est-ce que ça répond à tes questions ?
- Speaker #0
Oui, totalement. Et peut-être la deuxième question sur l'IA.
- Speaker #1
Et sur l'IA, aujourd'hui, on l'a beaucoup intégré. On utilise Cloud, notamment. Pourquoi Cloud ? Parce qu'on peut créer ce qu'ils appellent des skills, donc des compétences, qu'ensuite, on peut télécharger et se passer les uns les autres. Donc moi, ça me permet de... Enfin, ça permet à tout le monde de créer une compétence, de l'affiner dans le temps et ensuite de pouvoir se la passer et d'apprendre les autres à se... à le faire. J'ai beaucoup intégré l'IA aussi. En fait, j'essaye d'intégrer le plus possible l'IA en dehors de la création de contenu, parce que je pense que la création de contenu, le but quand on crée du contenu, c'est de susciter des émotions chez les gens. Et l'IA, par défaut, n'a pas de conscience, et donc par conséquent, elle ne peut pas générer d'émotions. Et donc l'IA est particulièrement maladroite quand il s'agit de créer des émotions. Et donc, ce que j'essaye de faire et ce que j'essaye d'expliquer à mes équipes, c'est d'utiliser au maximum l'IA pour se libérer du temps, pour réfléchir à comment est-ce qu'on génère des émotions chez les gens. Donc, ça va être automatiser des processus, d'aller poster un peu nos différents contenus à droite à gauche. Ça va être de nous faciliter le travail, de nous générer des idées et d'enlever toutes les tâches à faible valeur ajoutée. C'est plutôt comme ça qu'on travaille avec l'IA. Et après, tous les contenus qu'on fait aujourd'hui, même les petites vidéos, on n'utilise pas d'outils d'automatisation et on fait beaucoup de choses à la main. Les miniatures, on les fait encore 100% à la main, on pourrait intégrer avec l'IA. On commence à s'amuser avec l'IA pour faire de la création de contenus, mais le cerveau doit rester un humain.
- Speaker #0
C'est intéressant, aujourd'hui on publie un épisode avec... Caroline Mignot justement et on parlait de l'IA ensemble et de comment est-ce qu'elle utilise l'IA et elle était hyper claire sur ça en fait elle disait l'IA il faut vraiment l'utiliser à la fin du processus mais en fait il ne faut pas l'utiliser au début et effectivement parce que ça ne génère pas d'émotion mais aussi parce que ça fait des contenus qui sont assez standardisés et que du coup si on veut arriver à se démarquer en fait on ne va pas pouvoir se démarquer si on a exactement plus ou moins la même chose que le voisin si on part d'une base IA tandis que si on a développé tout le process Merci. en amont, toute la ligne édito, etc. et qu'il y a vraiment une patte qui nous ressemble, là, on peut utiliser l'IA en fin de processus de création. Ça rejoint un peu ce que tu disais. Une question que j'avais aussi envie de te poser, c'est sur tes invités. Comment est-ce que tu... Tu les incites à repartager les contenus parce que c'est quand même aussi important que les gens puissent diffuser, les invités puissent diffuser. Ça fait une source d'écoute en plus. Comment est-ce que toi, tu gères ça auprès des gens que tu interviews ?
- Speaker #1
Écoute, on n'est pas les meilleurs pour ça. Chez Extraterriens, ce qu'on essaye, c'est de leur envoyer un message une semaine avant la sortie de l'épisode et de leur envoyer les contenus qu'on va partager pour s'assurer qu'ils leur plaisent et leur demander quels contenus leur plaisent. Et s'il y en avait un qui devait repartager, ça serait lequel ? Et ça, ça nous permet d'utiliser un peu le biais de l'engagement de l'invité pour s'assurer qu'il le partage. Après, je peux comprendre que ça soit dérangeant de partager un podcast quand on parle de soi. Même quand on aborde des sujets intéressants, ça peut paraître un petit peu égocentré ou parfois un petit peu déplacé. alors Je pense que Instagram a fait une super fonctionnalité avec les cross-posts, qui est maintenant d'ailleurs disponible aussi sur YouTube. Donc, le mieux, c'est d'utiliser à fond ces fonctionnalités-là, selon moi. Et la fonctionnalité de story aussi, qui te permet de partager très rapidement. Après, je n'ai jamais réussi à écrire un post LinkedIn à la place d'un invité et de lui envoyer et de lui dire est-ce que tu peux le poster sur ton compte LinkedIn. Je n'ai pas creusé à 100% le sujet. mais je l'ai fait un petit peu et je sais que ça n'a jamais marché. Donc, je pense qu'il faut que ça soit très facile pour l'invité, il faut que ça soit simple et il faut qu'il aime tout simplement le contenu qu'il va partager, il faut qu'il en soit fier. Et typiquement, nous, chez Extraterriens, on fait des petits shorts, des petites vidéos shorts. On en fait certaines dont le but est d'être virale, d'être parfois un petit peu provocante ou parfois de raconter une anecdote qui fait rire ou en tout cas qui va générer des émotions sur les réseaux sociaux. Donc, les émotions, il n'y en a pas. plein, je le développe souvent avec les créateurs, mais des shorts qui sont dédiés à ça, mais on a aussi des shorts qui sont dédiés un peu à caresser dans le sens du poil notre invité, et dont on sait qu'il va se sentir flatté, et qu'il va avoir envie de partager, parce qu'il va se dire, tiens, ça j'aime bien, c'était un message que j'avais envie de partager à ma communauté, et là il va accepter le partage. On a aussi cette stratégie-là, où des fois on crée des shorts qui ne sont pas pour nous, mais qui sont pour notre invité.
- Speaker #0
Très bien. Dernière question sur la com, dans une interview que tu avais donnée, tu disais que Tu avais du mal à te montrer sur les réseaux au tout début, à parler de toi peut-être plus au niveau perso. Aujourd'hui, tu as développé un personal branding qui est très puissant. Comment est-ce que tu as réussi à évoluer sur ça et à oser te montrer ?
- Speaker #1
Pendant très longtemps, je n'ai pas parlé de moi, tout simplement. J'écrivais en mon nom, certes, mais je ne parlais pas de moi. Je me suis mis à parler des invités du podcast. Je me suis permis de raconter notre équipe aussi dans le podcast. J'accompagnais des créateurs de contenu en vif, des podcasters, et donc je parlais d'eux, je parlais de leurs résultats. Et ça me permettait un petit peu de me dédouaner. Et puis après, j'ai commencé à plutôt parler de mes questions, des questionnements que je me posais. Je te donne un exemple hyper concret. J'ai fait le poste encore il y a deux jours et il a très bien marché. Je vois que ça fait réagir. Un joueur de tennis a gagné un tournoi de tennis. Il s'avère que cet homme est... a eu des soucis avec la justice pour avoir été violent avec ses deux ex-compagnes. En fait, je ne me positionne pas, mais je me pose des questions. Je me dis, mais tiens, est-ce qu'on devrait le laisser jouer ? Est-ce qu'on est trop dur aussi avec lui parce que maintenant, il a payé sa peine ? En fait, je me pose des questions et je dis ce que je ressens. Je ne me positionne pas. Je ne dis pas, il faudrait faire ci, il faudrait faire ça. Je pose des questions ouvertes et finalement... sont très vulnérables et se poser des questions, ça crée aussi de l'attachement avec des gens qui aiment bien de la neutralité. Et je pense qu'on voit beaucoup dans la création de contenu des gens qui sont très tranchés, très clivants, qui parlent fort et qui ont toujours une idée à dire et tout. Et on met très peu en avant les gens qui posent des questions et à l'inverse. Et je trouve que les personnes qui se posent des questions aussi arrivent à créer des communautés et arrivent à à fédérer des gens autour d'eux parce que, justement, ils ont des questionnements et ils osent, en fait. Il faut juste oser partager ces questionnements publiquement et se nourrir, en fait, des réponses des autres. Donc, moi, c'est comme ça que j'ai commencé. Et puis après, petit à petit, je me suis créé des certitudes. J'ai gagné un petit peu d'estime de moi-même et j'ai réussi aussi à me protéger des commentaires négatifs. Je pense qu'avec le temps, ça arrive. C'est un passage, je pense que c'est un passage absolument obligatoire pour tout le monde. tous les créateurs de contenu passer à un certain stade. Je ne connais pas un seul créateur ou créatrice de contenu, notamment quand on a une audience assez masculine. Je tiens à le préciser. En tout cas, je ne connais pas un seul créateur ou créatrice qui n'a pas fait face à un jour à ça. Et malheureusement, il faut apprendre à s'en protéger. Je pense que c'est un petit travail d'estime de soi et de se dire, peu importe la personne, ce qu'elle en pense, moi, je suis content du contenu que j'ai créé, j'aime le contenu que j'ai créé, je suis content de ce que j'ai écrit, peu importe la critique. Oui,
- Speaker #0
carrément, on parlait de ça justement avec Marie-Charlotte Denchain du podcast Crush. Je ne sais pas si tu connais, qui est sur les histoires d'amour. Elle avait fait un épisode avec Margot Thérault, une sexologue, et elle disait qu'effectivement, suite à cet épisode-là, elle a eu une... vague de commentaires de haters et donc justement on discutait un petit peu de comment est-ce qu'elle a réussi à gérer ça. Pour aborder un peu le nerf de la guerre, c'est-à-dire la monétisation, le modèle économique, est-ce que tu peux nous parler un peu plus précisément de comment ça fonctionne pour toi ? Je pense que tu fais beaucoup d'épisodes co-brandés. Comment est-ce que ce modèle a peu à peu évolué ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Au début, je me suis beaucoup intéressé au modèle un peu classique sur le podcast, à savoir le pré-roll. Je me suis vite rendu compte que dans mon écosystème, très très peu de marques faisaient du pré-roll. Ça, c'était la première chose. Généralement, en fait, le système de pré-roll, ça passait par des agences, les grosses agences médias, puis les agences de podcast et les régies audio. Donc déjà, il y a beaucoup d'intermédiaires, donc ça revient assez cher finalement pour l'annonceur. Et finalement, les marques de moyenne taille, et c'est le cas un peu des entreprises dans le monde du sport, elles ne peuvent pas se payer une grosse agence média qui va ensuite s'outriter à une une régie audio qui ensuite va venir me voir. Et au final, en fait, on y perd tous parce que moi, on a la pression du chiffre et puis on n'est pas très content de voir qu'il y a plein d'intermédiaires au-dessus et on ne se comprend pas avec la marque. Donc, j'ai très vite essayé de travailler en direct avec les marques. Et d'ailleurs, je pense que pour 95% des créateurs, ce n'est pas utile de travailler avec des grosses agences. C'est très difficile parce que... finalement dans le pool de créateurs de contenu on se retrouve noyé avec plein d'autres créateurs de contenu et d'autres très gros médias et donc c'est difficile un peu de naviguer dans cet océan avec des gros poissons et moi je me considère encore comme un petit créateur en termes de volume d'écoute malgré mes audiences aujourd'hui je me considère encore comme tout petit parce qu'à côté de podcasts de gros médias on est ridicule, on fait 10 fois moins Je me suis mis à essayer de travailler en direct en discutant avec les marques. Le pré-roll, je me suis rendu compte qu'ils ne connaissaient pas, qu'il fallait faire un nouveau, un vrai travail d'éducation. Et je me suis vite rendu compte qu'à l'inverse, ils avaient envie directement de prendre la parole, ces marques, de parler de leurs produits eux-mêmes, d'être capables de raconter les nouveautés et puis aussi d'être contents de partager leurs expertises parce qu'à l'intérieur de leur boîte, c'est des boîtes de passionnés, les boîtes de sport, les boîtes de... de nutrition, de santé, ce sont vraiment des gens qui sont incarnés d'une mission et ils avaient envie d'en parler. Et donc c'est à ce moment-là que je me suis dit tiens, pourquoi pas proposer à des experts qui sont des représentants de marque, et effectivement ce sont des épisodes qui sont sponsorisés, de venir intervenir. Alors on essaye de toujours bien prévenir l'audience et de leur dire et de leur expliquer et il y aura toujours des gens qui ne seront pas d'accord avec ça. Moi j'essaye toujours aussi d'être challengeant, de ne pas non plus servir la soupe à toujours mes invités. mais du coup, je fais beaucoup d'épisodes co-brandés. J'essaye maintenant, j'ai le luxe quand même de pouvoir choisir mes partenaires et de choisir des partenaires qui sont vraiment dans une dynamique de déjà d'une, de me laisser de la liberté et de me faire confiance sur le contenu qu'on va faire et de deux, des partenaires qui sont vraiment dans une dynamique long terme. Et enfin, troisième point qui est important, c'est d'être avec une volonté d'apporter de la valeur aux auditeurs. Et si c'est pour uniquement déballer son discours de marque, ça ne sert à rien. Donc maintenant, on a le luxe de pouvoir le faire. j'ai pas toujours eu ce luxe là et des fois c'était un petit peu compliqué mais aujourd'hui c'est le modèle qu'on fait en grande partie on a développé aussi, on fait un petit peu de marques blanches pour notamment une fédération de sport où on produit leur podcast pour d'autres marques dans le monde du sport on produit leur podcast également donc on fait un petit peu de ça et on fait beaucoup de co-branding on essaye d'avoir des partenaires récurrents sur des mensuels et sur des sujets qu'on veut Et de plus en plus, là, on s'intéresse à toutes les monétisations aussi autour de YouTube parce qu'on pense qu'il y a beaucoup de choses à faire. Et finalement, quand on se rend compte, c'est plein de petites rivières qui font un gros fleuve à la fin.
- Speaker #0
Est-ce que ça demande un gros travail de démarchage ? Ou est-ce qu'au final, maintenant, avec la notoriété du podcast, il y a aussi pas mal de marques qui viennent naturellement à toi et que du coup, ça reste correct en termes de temps d'investissement pour attirer ses partenaires ? C'est une bonne question. Je pense qu'on pourrait aujourd'hui, avec les appels entrants, avoir une boîte qui s'en sort et qui se débrouille plutôt bien. Mais on ne serait peut-être pas aussi gros. On serait peut-être un peu moins nombreux dans la boîte. J'aurais peut-être un petit peu moins d'ambition aussi. Et c'est vrai que moi, j'aime cette partie commerciale. En tout cas, j'ai appris à aimer. Au début, c'était très dur pour moi. Je n'aimais pas prendre des refus. Je n'aimais pas me vendre. Je détestais parler de mon produit. Je me sentais vraiment... un imposteur, j'étais pas confiant avec mes chiffres et je me disais tiens c'est pas assez bien et puis j'ai appris à aimer, j'ai mis en place plein de petites routines pour apprendre à aimer et à changer ce mindset là d'ailleurs c'est une grosse partie du travail que je fais avec les créateurs de contenu, c'est comment aimer faire ça et finalement il y a plein de choses que les créateurs de contenu il y a plein d'arguments qui font que les créateurs de contenu aiment à vendre, parce qu'il faut oublier le mot vendre je pense qu'il faut créer des partenariats ouais clairement
- Speaker #1
Je pense que le mot vendre, il est très connoté. Et du coup, on peut un peu se crisper si on n'a pas directement cette âme commerciale. Je pense que c'est intéressant, effectivement, d'inventer un autre terme, qu'il soit un peu moins de pression.
- Speaker #0
Exactement. Chez nous, Léna, elle s'appelle responsable des partenariats. Et c'est comme ça qu'elle se présente. Et quand on s'adresse à nos partenaires, on leur dit que c'est des partenaires. On ne les appelle pas clients, etc. On ne les appelle pas annonceurs. On leur dit vraiment partenaires. Donc, on essaie de créer vraiment cette dynamique-là. Et donc aujourd'hui, pour finalement reboucler avec ta question de « est-ce que j'y passe du temps ? » , on pourrait vivre effectivement uniquement avec l'entrant. On essaye d'aller chercher des partenaires encore plus gros, de proposer de nouveaux projets, de la nouveauté. Là, on fait des projets qui sont par exemple 100% YouTube, c'est un peu nouveau. Donc ça nous demande de les pitcher, d'expliquer des nouveaux modèles. Et donc ça, c'est de la nouveauté. Et puis on essaye aussi d'explorer des nouvelles pistes commerciales ou de partenariats. typiquement... ça peut paraître, je ne sais pas, peut-être superficiel pour certains ou drôle pour d'autres, mais on fait plus de 2 millions de vues par an sur YouTube maintenant. Bon, mettre un T-shirt avec une marque en gros sur 2 millions de vues à l'année, si la marque s'identifie dans nos valeurs, elle s'identifie dans le message qu'on a envie de faire passer, mine de rien, c'est du placement publicitaire qui peut être intéressant. Moi, j'aime bien tester des nouveaux vêtements de sport. Je discute par exemple avec des marques autour de... de ces nouveaux modèles-là. Donc, plein de choses à réfléchir, en tout cas.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Tu parlais d'une formation, parce que du coup, tu accompagnes aussi des créateurs et des créatrices de contenu à vivre de leur contenu, et notamment de leur podcast. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce format d'accompagnement que tu proposes ?
- Speaker #0
Oui, alors je propose deux types d'accompagnement. Il y a une formation qui est 100%, qui est en ligne plus avec un petit peu de coaching, qui est plutôt dédiée aux créateurs, qui sont... qui ont des petites audiences, qui ont des podcasts de niche et qui veulent apprendre à faire du sponsoring, qui veulent apprendre à se développer et qui s'appellent « Deviens Podcaster Pro » . Il y a une douzaine d'heures de vidéos, plus en option pour les gens qui le souhaitent, un petit peu de coaching avec moi. Et là, on apprend à parler un peu le langage des partenaires, à essayer de se placer dans les chaussures d'un partenaire business, d'un partenaire marketing. et de co-créateurs de contenu. On apprend à aussi changer complètement la vision du CPM, du volume d'écoute. On apprend à s'affranchir de tout ça et montrer qu'on peut avoir de la valeur différemment et que peu importe le nombre d'écoutes qu'on fait, on peut travailler avec une marque, on peut lui apporter de la valeur. Il suffit de poser les bonnes questions. Voilà, et donc je partage aussi les questions que je pose à ces partenaires. Je partage mes présentations, mes prix, l'évolution aussi. Il y a l'exemple aussi de nos anciens formés qui est là. Et puis j'accompagne pour les créateurs un petit peu plus... avancées, j'accompagne généralement sur des sprints un peu de 3 mois entre 5 et 6 sessions pour vraiment développer à fond leur partie commerciale je peux assister à des appels pareil, là on fait les présentations ensemble on crée leur offre ensemble on co-rédige les emails partenaires on fait vraiment toute la stratégie commerciale et là ça va s'adresser généralement à des créateurs qui ont déjà une certaine audience qui génèrent déjà un petit peu d'argent avec les plateformes et qui ont un peu d'appels entrants et qui veulent... vraiment développer la partie développement et que ce soit d'aller chercher les partenaires qu'eux veulent vivre. Et là, je suis hyper content parce qu'en 2026, on a nos trois premiers créateurs qui ont dépassé les 100 000 euros de revenus annuels. Donc, hyper content, trop fier d'eux. Donc, bravo à eux.
- Speaker #1
Génial, c'est une belle réussite.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Dernière question. Bon, elle est un peu générique, mais je suis quand même curieuse d'entendre ta réponse. Qu'est-ce que tu dirais à un podcasteur ou une podcasteuse qui galère un peu avec ses écoutes, qui a du mal à émerger, qui est peut-être un peu découragée, mais qui adore ce qu'il ou elle fait ? Par où est-ce que tu lui dirais de commencer ?
- Speaker #0
Déjà de se poser la question, est-ce qu'on crée un podcast pour les écoutes ou est-ce qu'on le crée pour autre chose ? Je pense que c'est toujours intéressant de se dire, qu'est-ce que mon podcast m'apporte ? Même s'il n'y avait que deux personnes qui l'écoutaient, est-ce que mon podcast m'enrichit spirituellement, intellectuellement, en tant que personne ? Je pense que c'est toujours important de se rappeler quelle est la source de motivation annexe et qu'est-ce qu'on vient chercher à travers ça. Et le... L'autre chose que j'aime bien me rappeler, c'est que les gagnants sont simplement les personnes qui n'ont jamais abandonné et que ça finit toujours par payer en se remettant un petit peu en question des fois, en testant des nouvelles choses, de s'autoriser à tester, s'autoriser à tester des nouvelles choses. C'est comme ça qu'on évolue. Je vois beaucoup de créateurs de contenu qui s'enferment, moi le premier, qui s'enferment dans un format, qui s'enferment dans une façon de voir les choses. et qui ne s'autorisent pas à explorer durant deux semaines, trois semaines, peut-être un nouveau format, une nouvelle ligne éditoriale, un nouveau message. Et ça, des fois, ça fait du bien, ça aère l'esprit. En tant que créateur de contenu, on a besoin de créer et de retrouver avec sa flamme de création. Voilà.
- Speaker #1
Merci pour cette réponse hyper inspirante et hyper positive. Merci beaucoup pour ce temps d'échange. Et puis, je rappelle qu'on peut du coup écouter Extraterrien et puis Irox Evolution sur toutes les plateformes d'écoute et puis évidemment sur podcast.fr. Merci Barthélémy.
- Speaker #0
Merci à toi, merci pour tes questions qui étaient hyper sympas. Et puis pour les gens qui sont intéressés par un accompagnement, ils peuvent taper BartheliniFans sur LinkedIn, m'envoyer un petit message, ou aller sur le site directement extrabootcamp.com. Merci à toi et à très bientôt.
- Speaker #1
Et on mettra tous les éléments dans la description de l'épisode.
- Speaker #0
Merci, c'est sympa. À bientôt.
- Speaker #1
Avec plaisir.