Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. Il y a quelques semaines, sur le compte Instagram du podcast et sur mon compte perso, j'avais fait un sondage pour savoir quels sujets vous souhaiteriez que j'aborde dans ces épisodes du chemin. J'avais mis quatre sujets de mémoire, et entre autres, il y avait le colline à Outbee que j'ai déjà diffusé, le travail de fond rhumé que j'ai diffusé la semaine dernière, Et dans les autres sujets, il y avait la place de l'amitié dans nos vies, qui était un sujet que j'avais très envie d'aborder. Les votes étaient quand même un peu serrés entre le communi-out-be et l'amitié. Donc je m'étais dit, allez, prochain sujet après le trail, c'est de parler d'amitié. Parce que je trouve que l'amitié a une place vraiment singulière dans ma vie. Surtout aujourd'hui, encore plus aujourd'hui d'ailleurs qu'avant. Et pour cet épisode, les sources que je suis allée chercher, c'est d'abord deux livres que j'ai lus récemment. Le livre de Camille Tofoli qui s'appelle « S'engager en amitié » , celui d'Alice Rebeau « À nos puissantes amitiés » . Et aussi une conférence gesticulée que j'ai eu la chance de voir il y a peut-être deux mois à la maison des doulas. C'est une conférence gesticulée de Daphné Linardos qui s'appelle « Fallait pas nous créper le chignon sur la sororité et les amitiés entre femmes » . Ces travaux ont vraiment été au cœur de mes réflexions ces derniers mois parce que le fait d'être à nouveau célibataire depuis bientôt un an, Je ne dis rien, le temps passe vite. Eh bien, ça m'a fait aussi reconsidérer la place de mes amitiés dans ma vie, la place que je voulais que mes amitiés gardent pour tout le reste de ma vie. Pourquoi à certains moments, on néglige aussi nos amitiés, pourquoi on accorde moins de valeur, en tout cas la société accorde moins de valeur à nos amitiés qu'à nos amours. Et aussi de regarder mon expérience personnelle des amitiés tout au long de ma vie. et de voir aujourd'hui où est-ce que j'en suis. Pour ça, j'ai remonté dans le temps. Donc, vous savez, je suis neuve des années 80, je suis née en 83. À cette époque-là, quand j'étais petite fille, il me semble que j'avais déjà m'expliquer d'une personne. J'ai toujours eu des groupes d'amis assez mélangés. Quand j'étais toute petite, en Lorraine, si je regarde des photos d'anniversaire, par exemple, Même s'il y a peut-être un peu plus de filles, il y a quand même toujours des gars. Moi, je me rappelle qu'il y avait Simon, qui était à la fois un peu comme un de mes meilleurs potes, un peu mon amoureux, enfin bon voilà. Il y avait mon amie Anaïs, qui était vraiment ma très très grande amie, de la maternelle jusqu'au primaire. D'ailleurs, c'était assez rigolo, parce que moi j'étais amie avec Anaïs. Anaïs avait une petite sœur qui s'appelait Anne-Charlotte, et qui était amie avec ma sœur Amélie. Et c'était vraiment une amitié forte avec Anaïs, parce que je me rappelle, je suis même partie en vacances avec elle, chez ses grands-parents, qui avaient une maison à Cucuron, si je dis pas de bêtises, avec une piscine, je me rappelle de ça, des souvenirs comme ça un peu parcellaires. En tout cas, moi j'avais vraiment l'impression, pendant toutes ces années-là, que c'était des amitiés assez pures, enfantines. Un peu totales aussi, on avait l'impression qu'on était amis pour la vie, enfin il y avait un truc un peu comme ça. Et puis, moi, je suis partie de Lorraine. J'ai fait... Pour la 6e, je me suis fait dans un collège où n'étaient pas mes amis de l'école primaire. Et du coup, j'ai dû recomposer tout un réseau en arrivant en 6e. Et puis après, nous, on a déménagé. avec mon beau-père et ma maman et ma soeur, on est arrivés dans le Nord. Et donc, j'étais en cinquième. Et donc, à ce moment-là, il fallait se reconstruire un réseau d'amis à un âge qui n'est quand même pas ouf, l'adolescence. J'ai trouvé qu'il y a vraiment des choses de ce que partage Daphné Linardos sur les rivalités entre femmes à cette période-là du collège. Je pense en plus à ce moment-là, la sororité et tout ça, c'était vraiment pas des notions qui étaient arrivées jusqu'à nous. Je sais même pas si on en parlait, je sais même pas, enfin voilà, je pense que c'était vraiment en dehors de nous. Mais il y avait un peu ce truc de plaire aux mecs, c'était aussi les premiers flirts, les trucs, et puis on voulait pas être la dernière non plus, embrasser un garçon, enfin il y avait tout un truc comme ça. Et à la fois on avait des amitiés qui étaient ultra fortes, ultra belles, ultra fusionnelles. Moi je me rappelle, c'était notamment le cas avec Sophie. C'était vraiment une amitié un peu dévorante comme ça, une amitié d'adolescence aussi, vraiment très forte, avec l'impression que c'était pour la vie, à la vie, à la mort, il y avait ce truc-là. Mais il y avait aussi une forme de rivalité entre femmes. Sur à la fois ce qu'on se disait les unes des autres sur notre corps, sur le rapport qu'on avait les unes par rapport aux autres. C'était pas hyper sain, je trouve, d'ailleurs. Quand j'y repense, je me dis que c'était pas ouf pour l'estime de soi. Il fallait être intello, mais pas trop. Il fallait être sympa, mais pas trop non plus. Il y avait plein de trucs, c'était dur. Vraiment, en plus, moi, le collège, j'ai détesté. Donc, de toute façon, je pense que ça, je l'avais dit dans les podcasts du chemin, dans les premiers épisodes. Vraiment, c'était des années horribles. J'ai haï le collège. Le lycée, par contre, c'était beaucoup plus cool. Parce que là, pour le coup, il y avait autre chose. Parce qu'il y avait aussi des amitiés qui sont nées de centres d'intérêt commun. Moi, j'avais une option russe. J'avais l'option cinéma ou audiovisuel. Ça a créé aussi d'autres choses, d'autres formes d'amitié. Et puis je pense qu'à ce moment-là, moi j'étais dans une relation avec quelqu'un qui habitait en Ardèche. Et donc je pense que ça me donnait une forme d'assurance, il était un peu plus âgé que moi. Et je pense que du coup, ouais, je trouvais ça cool. Et de ce fait-là, ayant cette relation, j'étais pas du tout dans une relation de séduction avec les garçons de mon âge. Par exemple, les mecs de mon âge. qui ne m'intéressait pas du tout. Et donc, j'avais une relation vraiment plus pacifiée avec mes amis. Et à ce moment-là, je me rappelle que j'avais une amie très chère qui s'appelait Camille. Je me rappelle de Camille qui habitait à Paris. Je l'avais rencontrée dans un séjour linguistique à Bonn. Et ça, je pense que c'était l'été entre la troisième et la seconde. Et là, j'avais eu tellement beaucoup de cœur d'amitié pour cette nana. qui était incroyable, qui était un peu plus âgée que moi, qui était dans un lycée à Paris. Je croyais que son père était ingénieur chez Total et il était communiste. Enfin, il y avait des trucs de ouf. Elle avait une bande de potes qui étaient trop cool et tout ça. On s'écrivait. Je suis allée chez elle à Paris. Après un moment, les liens à distance, c'est compliqué. Je pense qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux et tout, ça change quand même aussi ça. C'est plus facile d'entretenir des liens à distance. Mais j'avais cette amitié-là. très précieuse avec Camille qui est venue chez moi, je suis allée chez elle il y avait aussi ces histoires d'amour et tout, je sais pas c'était incroyable j'avais beaucoup d'admiration aussi pour Camille pour moi ça a été vraiment quelqu'un qui a compté très fort dans mes années lycées et que j'aimais énormément vraiment elle était incroyable pour moi et après on prépare pareil Classe prépa, c'est dur et tout. On était un petit noyau de meufs. Évidemment, on arrive d'arriver là-bas et je ne connais personne. Mais la majorité des gens ne connaissaient personne. Et on a un petit groupe qui se forme. On est quatre. Même, elle est cinq. Je vais rajouter Tiffen dedans. Tiffen, Géraldine, Marie-Laure, Sophie et moi. Et du coup, on s'entraide beaucoup. On se partage, on se fait des fiches de lecture, on se partage les lectures à faire parce qu'on a tellement de trucs à lire, on prépare littéraire, c'est un truc de ouf. Et en fait là, ce qui est assez rigolo, c'est que ces années-là, il n'y a pas du tout cette notion de rivalité. En tout cas, elle commence à s'estomper. Peut-être parce qu'on grandit aussi, et puis on a un peu dans les histoires, chaque de notre côté, il n'y a pas cette notion de concurrence, de vouloir plaire, etc. C'est pas du tout le sujet, de toute façon on était focus sur le fait de bosser. de bosser sur nos matières, etc. Donc il n'y avait pas du tout ces aspects-là. Après, en école de commerce, moi j'avais rencontré le père de mes enfants, j'étais déjà en couple. Et là, école de commerce, moi je me rappelle... Comme je suis rentrée en la mission parallèle, on avait une semaine ou 15 jours de remise à niveau avant la rentrée. Et là, je me rappelle, premier jour, il y a une meuf qui rentre dans la salle où on était. Et elle est incroyablement magnifique. Elle dégage un truc ultra solaire. Franchement, j'ai un espèce de coup de foudre. Je me dis, je veux que cette nana soit mon amie. Et elle s'appelle Anne-Elisabeth. 8 des points. Et Anne-Elisabeth, grosse amitié pendant ces années de prépa et après, on se voyait régulièrement, on fonctionnait par exemple d'école de commerce. Après, elle habitait à Paris et donc moi, au début où je bossais, je faisais régulièrement des formations à Paris. Et donc ça, c'était trop bien parce que ça me permettait d'aller l'olé chez Anne-Elisabeth et on passait des soirées trop cool, on se racontait nos histoires. Et là encore, moi j'étais en couple avec le père de mes enfants, donc j'étais pas du tout dans une logique de séduction des gens autour. Et donc c'était vraiment des amitiés qui étaient dénuées de tout ça. Et j'ai passé des moments fabuleux avec Elisabeth. Et mon autre amie, elle s'appelait Guylain, Guylain Cérèse. Et vraiment c'était trop mon pote, j'adorais ce gars. On s'est revus pas mal de fois après, et après forcément pas. Il est allé bosser en Suisse, donc on s'est moins vus, on s'est un peu perdu de vue. Mais voilà, j'avais ces amis-là qui étaient tellement importants pour moi. Puis après, on bosse, on se fait d'autres amitiés professionnelles, on rencontre d'autres gens, d'autres sœurs, on a grandi et tout. Même si je trouve quand même le fait d'être aussi en couple, c'était quelque chose qui a fait aussi que le noyau central, c'était le couple que j'avais avec le père de mes enfants, qu'on formait tous les deux. Les amitiés, elles gravitaient autour. Mais là où je mettais mon énergie, ce n'était pas mes amitiés, c'était vraiment mon couple. Et je pense qu'aujourd'hui, c'est vraiment très différent. Parce qu'entre-temps, vous savez, on a divorcé. Et à ce moment-là, mes cercles d'amitié aussi ont changé. Je pense que j'ai eu besoin de renouveler mes amitiés. Et au même moment, finalement, il y a d'autres personnes qui sont entrées dans ma vie. Quelques mois après ma séparation, je pense notamment à quelqu'un qui est essentiel aujourd'hui dans ma vie. Et vous en avez déjà entendu parler plein de fois. Et de toute façon, je parle d'elle régulièrement dans mes posts sur Instagram. Et je parle de Justine dans le podcast. Justine est entrée dans ma vie. Et l'arrivée de Justine dans ma vie a été quelque chose d'assez incroyable. Parce que c'est une personne géniale. C'est tout. Je l'aime profondément, qu'elle a une sorte de grandeur d'âme, de générosité, de façon de prendre soin des autres, que je trouve vraiment incroyable. Et notre amitié a été quelque chose de très solide, en fait, depuis le moment où on se connaît. On a traversé des trucs, cool et moins cool. Je pense, on sait, on peut compter l'une sur l'autre, enfin voilà, on est vraiment là. L'une pour l'autre, même si, encore une fois, le moment où moi j'étais en couple et que j'avais cette relation à distance, forcément, j'étais un peu moins là, un peu moins présente, je pense, même si quand même un peu, enfin bon, c'était un peu entre deux, quoi. Mais là, clairement, depuis un an, mes amitiés ont une place vraiment centrale dans ma vie. Encore plus qu'il y a 4 ans, au moment où je me suis séparée du père de mes enfants. Parce qu'autrement, j'ai aussi rencontré d'autres personnes importantes. Il y a Justine, il y a Julie, il y a Gaëlle, il y a Hélène, il y a Anne-Gaëlle. Il y a Alice, il y a aussi Gwenaëlle, il y a plein de meufs incroyables autour de moi que j'aime. Être avec elle, ça me rend totalement heureuse. Je pourrais partir avec elle, c'est ça. Et dans les autres amitiés aussi très puissantes, parce qu'elle n'est pas ici sur l'île, mais elle est à Perpignan, c'est Véro. et verrou Notre rencontre s'est faite par le biais de ma dernière relation, parce que c'était un de ses amis, c'est toujours un de ses amis d'ailleurs. On a construit une amitié vraiment très belle. A la fois j'ai eu un coup de cœur pour Véro en tant que personne, mais aussi pour ses filles Jeanne et Sophia, que j'aime profondément, et aussi son compagnon Charles. Voilà, en fait, tous les quatre, cette famille-là, Mère. Pour moi, comme mes autres amis, c'est ma famille. Je sens que c'est des liens qui sont ultra forts, ultra puissants. Et qu'il y a un truc cool qui se passe, en tout cas pour moi, quand je suis avec toutes ces personnes-là. C'est à la fois un endroit très sécure et un endroit de joie profonde. Et puis il y a aussi... Des amitiés qui sont nées par le podcast. Je pense notamment à quelqu'un comme Sophie, Sophie Coulet, que j'aime énormément. Je suis à la fois admirative de son travail, de la personne qu'elle est, de son talent, de sa sensibilité. Sophie, on s'est rencontrées, on a enregistré un épisode de podcast ensemble, on ne se connaissait pas. Maintenant, on se voit régulièrement, c'est vraiment quelqu'un de très important aussi pour moi. Et je pense aussi à d'autres personnes qui sont peut-être un tout petit peu moins proches de moi, mais qui ont des rôles aussi importants. Je pense notamment par exemple à Hélène qui est doula et qui fait des trucs incroyables, à des personnes aussi que je peux croiser régulièrement dans ma vie, qui peuvent être aussi des personnes ressources, des personnes qui m'apportent des choses incroyables. Je pense notamment à Florence qui est la créatrice du strict maximum. Qui est vraiment aussi quelqu'un de très cher, qui m'émeut aussi beaucoup. Je trouve que c'est vraiment une très très belle personne. Je ne vais pas vous faire la liste de tous mes amis. Je pense que ma posture a aussi changé sur le niveau d'ouverture, mon niveau d'ouverture intime. Et le fait de m'ouvrir davantage, de parler avec des gens que je connais moins. Et finalement, en parlant à des inconnus, on se rend compte qu'on a des choses en commun. Et aussi, mes amitiés féminines, aujourd'hui, elles sont au cœur de ma vie. Et il n'y a plus du tout ces sujets de rivalité, pour moi. En fait, moi, mes amis, je les aime. Je suis déjà tellement fière d'être leur amie. C'est ouf. Parce que chaque amitié, c'est un voyage, et ça nous emmène ultra loin. Et en même temps, je me dis, ces amitiés-là... Elles sont aussi parfois ce qui nous tient debout. Elles méritent une place incroyable dans ma vie et dans nos vies. Je ne sais pas vous ce que vous en pensez, mais nos amis, ils sont là quoi qu'il arrive. Ils sont là pour nous soutenir, pour nous faire du bien, pour être là pour faire la fête avec nous, et être là pour faire des trucs sportifs. Je pense notamment à quelqu'un comme Justine. avec qui j'ai fait pas mal de défis sportifs. D'ailleurs, le prochain gros truc, c'est le marathon à Lyon. Ce sera avec Justine. J'aime bien faire mes premières fois avec elle. Et je trouve ça génial. Je me dis que c'est tellement chouette d'avoir des meufs comme ça avec moi. Je me sens extraordinairement chanceuse et extraordinairement heureuse d'avoir ces personnes dans mon entourage. Et donc, je ne sais pas, je sens aussi que... J'ai plus du tout envie que mes relations amoureuses viennent dégrader mes amitiés. C'est peut-être aussi pour ça que, par exemple, aujourd'hui je sais que je veux plus vivre avec quelqu'un. Parce que mes moments à moi, j'ai aussi envie de choisir de pouvoir les passer avec mes amis, ou de les passer avec la personne que j'aime. Mais c'est pas automatique. Tout mon temps libre n'est pas avec la personne que j'aime. Ma relation amoureuse n'est pas ma relation principale. C'est une relation parmi les autres. Parce que mes amies, elles sont hyper importantes. Et moi, je veux aussi que mes amies sachent que je suis là pour elles. Que vraiment, je veux leur donner à la fois toute mon amitié et aussi être là pour elles quand elles ont des moments difficiles. Je pense que c'est très important de s'accompagner, de se soutenir les unes les autres. Et puis aussi de laisser la place et l'espace à l'arrivée de nouvelles amitiés. Moi je sais qu'il y a des personnes que j'ai rencontrées ces derniers mois, je me dis potentiellement ces meufs-là, elles peuvent devenir mes amies. Et quel que soit leur âge, j'ai des amies très jeunes et des amies peut-être plus âgées. Et je me dis, waouh, c'est incroyable. Et là en disant ça, je pense à Peggy par exemple. Parce qu'avec Penny, on se suivait mutuellement depuis très longtemps sur les réseaux, parce que moi j'adorais son travail, ce qu'elle faisait avec Simone et les philosophes. Et depuis quelques mois, on a rééchargé, on a été marcher ensemble, on s'envoie des messages et tout. Et c'est génial. Et Peggy, elle a eu beaucoup d'importance aussi dans le fait que je lance ces épisodes solo, que j'ose aller vers d'autres sujets dans mon podcast. Elle m'a beaucoup poussée aussi là-dessus à le faire, à me dire que je pouvais avoir confiance. Et c'est aussi quelqu'un de très inspirant dans son travail. Elle sort bientôt un nouveau livre et que j'ai hâte de lire d'ailleurs. Avoir la capacité de laisser entrer comme ça des nouvelles personnes dans sa vie, je trouve que ça, c'est incroyable aussi. Se dire que ça circule, c'est pas figé. Je pense aussi notamment à quelqu'un comme ça, que j'ai rencontré dans une retraite entre femmes, on s'est revus, on a fait des soirées circulation ensemble, moi j'ai participé à un atelier, il était là mon anniversaire, et il y a quelque chose de fluide, un peu magique, un peu mystique qui se passe. Et je pense que ça, ça marche. Quand on a choisi de se dire que nos amitiés ont de la place, la place qu'elles méritent dans nos vies, que le couple c'est pas la valeur cardinale de notre vie, en tout cas pour moi c'est plus la valeur cardinale de ma vie, mes amitiés oui. Et par exemple, j'avais la réflexion il n'y a pas très longtemps de me dire, en fait moi ce que j'adorerais faire c'est acheter une baraque avec mes amis, et de vivre à plusieurs dedans et pouvoir acheter une grande maison que je pourrais jamais acheter seule. Et de partager ça, de partager le quotidien. Moi j'ai des enfants, des amis qui n'ont pas d'enfants. De vivre ensemble. Je pense qu'il y a un truc un peu comme ça aussi, de se réapproprier les choses, un quotidien partagé, de vivre des trucs cools. Et je crois vraiment qu'il y a des choses qui changent, mais aussi parce qu'aujourd'hui, moi j'ai pas du tout envie de laisser une relation amoureuse se mettre en travers de mes amitiés. Pas du tout. Et là où, quand on est ado, enfin moi quand j'étais ado, il y avait des formes de rivalité très fortes, c'était difficile à vivre, j'ai quand même la sensation, je ne sais pas s'il y a des parents d'ado ou des ados qui écoutent, mais qu'aujourd'hui il y a moins ça, il y a quand même plus de sororité, il y a moins de concurrence entre les meufs, parce qu'on a changé de prisme aussi et qu'on comprend que la concurrence entretenue entre les femmes, C'est aussi un truc qui fait que... Quand on se préoccupe un peu les unes des autres, et de plaire à bidule ou à machin, ben on se bat pas pour le reste, quoi. Nos droits, nos vies, tout ça. C'est aussi un bon moyen de nous faire taire, quoi. Enfin, je sais pas, de mettre notre énergie dans des trucs inutiles. Quand on n'est plus en concurrence, ou en tout cas qu'on va pas à des autres femmes comme des concurrentes, mais plutôt comme des partenaires ou des copines de lutte, parce que quelque part, on... on vit une réalité similaire, eh bien, ça change vraiment complètement la façon de voir nos relations d'amitié féminine. Ça, je pense que c'est un truc qui est vraiment fondateur et fondamental de regarder nos relations d'amitié entre femmes comme une chance incroyable. Pour moi, c'est vraiment comme ça que je les vois. Et je veux dire que j'ai une chance incroyable d'avoir des amis qui sont tellement différentes les unes des autres. Je peux aller trouver des réponses à mes questions ou une écoute aussi de mes différents sujets. Chacune a des visions différentes de la société, chacune a des vécus différents, donc ça c'est quand même génial. C'est vraiment génial. Je pense que l'amitié est une grande chance. Nos relations amoureuses, elles ne doivent pas venir mettre une ombre sur nos relations d'amitié. Au contraire. Les relations amicales, pour moi, elles doivent être au même plan. Elles ne sont pas moins importantes. Et souvent, je trouve même qu'elles sont plus importantes. Parce que nos amis sont toujours là. Je pense qu'ayant ça en considération, la puissance de nos amitiés, elle est fondamentale. Et c'est ce qui nous permet aussi de tenir dans des moments difficiles. Moi, clairement, l'année dernière, au moment de ma séparation, mes amis, ils ont été incroyables. Et je pense aussi à des personnes que j'ai rencontrées à ce moment-là, à toutes ces femmes superbes et géniales que j'ai rencontrées lors de la retraite de Sista Revolution Circle. C'était que des meufs de ouf, je ne sais pas. Et elles m'ont fait tellement de bien, je pense que ça, c'était très chouette. Nos amitiés, elles sont puissantes, elles valent le coup qu'on s'engage vraiment fort et qu'on mette nos amitiés sur un pied d'égalité. Avec nos relations amoureuses, je pense que ça, c'est quelque chose qui a beaucoup changé ces dernières années. Et qu'on peut aujourd'hui revendiquer. En tout cas, moi, je le revendique. Que mes amitiés, elles sont équivalentes à mes relations amoureuses. Plus jamais je les laisserai passer au second temps. Si un gars me demandait, ou une meuf me demandait ça, je crois que je lui dirais, bah, ciao, quoi. C'est tout. On n'a rien à faire ensemble. L'amitié en premier. Donc voilà, ça c'était... Ce sujet des amitiés, je pense que c'est super intéressant. C'est peut-être pas fini, j'ai l'air de le creuser. Mais voilà, mettre nos amitiés au cœur de nos vies, je pense que c'est ça, ça c'est un game changer. C'est vraiment une façon de voir notre vie différemment et de lui apporter beaucoup de richesses et de s'ouvrir à l'arrivée d'autres personnes dans nos vies. Parce que la vie est faite de rencontres des fois improbables qui nous permettent d'aller dans d'autres destinations. de créer d'autres réseaux, et ça, ça vient aussi en résonance avec un livre que j'ai quasiment terminé, qui s'appelle Le Réseau des Tempêtes. C'est un manifeste en traite populaire, et les réseaux d'amitié ont une place très importante dans ces réseaux des tempêtes, pour faire face aux tempêtes qui arrivent. Donc cultiver nos amitiés, c'est important. J'espère que cet épisode du Chemin vous a plu, et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode, et d'ici là, prenez soin de vous.