Speaker #0Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solo pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Pour ces premiers épisodes, je vous emmène dans mon histoire avec le sport, la rencontre, les évolutions et les projets à venir. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Pour ceux qui s'interrogeraient, la photo de couverture est signée Julien Richardson, que je remercie du fond du cœur. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. Dans les premiers épisodes du chemin, nous nous étions enlaissés au moment où je franchissais la ligne d'arrivée du semi-marathon de Stanford, semi-marathon des Moulins, en décembre 2025. Alors depuis, c'est passé pas mal de choses, puisque nous sommes au mois de mai, et qu'entre temps, j'ai couru 2 10 km, fait un Irox en double mixte, et mon premier Irox solo. et j'avais envie de vous parler de tous ces mois, de tout ce qui s'est joué dans ce début d'année où clairement le sport a été ma priorité en fait je pense beaucoup à ça mon organisation tourne autour de ça j'essaye de me libérer du temps, j'essaye d'organiser mon quotidien pour pouvoir courir selon le point d'entraînement de mon coach Thibaut pouvoir aller à la salle, faire des coachings et faire une séance qui mixte cardio et renfaux. Et j'ai clairement vu la différence. Alors ce qui est assez drôle, c'est que en quelques mois, mon corps s'est considérablement transformé. J'ai des muscles qui ont poussé. Ça va vous faire marrer ça, mais vraiment. En fait, j'ai beaucoup travaillé, très consciencieusement. Ça, c'est peut-être aussi quelque chose qui me caractérise, c'est que moi, je suis plutôt du genre à suivre le plan. Parce que je sais où ce plan m'emmène. Et que j'ai envie de me donner les moyens d'y arriver. Donc, le 1er février, j'ai couru le Ravensberg. Le 10 km de Bayeul. un 10 km avec un peu de dénivelé à l'intérieur quand même et j'ai adoré j'ai passé une course incroyable j'ai suivi aussi les conseils de mon coach ne pas partir trop vite accélérer progressivement voir comment on se sent et je ne sais plus exactement en combien de temps je l'ai bouclé mais ça devait être autour des 56 minutes un petit peu plus, 56-30 peut-être quelque chose comme ça donc ça c'était vraiment génial j'étais ultra heureuse je me souviens de cette journée là, je me souviens j'étais avec Justine, avec Marie avec Vincent. et c'était génial enfin je me sentais exaltée heureuse de courir enfin c'était c'était vraiment merveilleux et après un mois après début mars j'ai couru les 10 km de fleur b et à le temps était cool il y avait un peu de vent quand même encore une fois j'étais accompagné de mes amis il y avait Marie, il y avait Justine et Stéphane et c'était génial il y avait un peu de vent à un moment 4000 km en plus moi j'avais eu la bonne idée entre guillemets le vendredi j'avais fait une grosse séance et je m'étais dit que ça serait rigolo les séries de 40 wall balls de les faire les 4 séries unbroken avec cette idée là comme ça de défi personnel donc le dimanche Dimanche matin, quand je suis partie pour les 10 km de Fleur B, j'avais encore des courbatures. Vraiment, je sentais que mes jambes, elles n'étaient pas... remise quoi, quelle idée mais je l'ai couru en 55 minutes et 20 secondes je voulais faire aux alentours de 55 minutes et c'est ce qui s'est passé et là j'étais, pareil j'étais tellement contente, le niveau d'endorphine était incroyable c'était une grande joie ce jour là parce que C'était pas forcément... L'objectif était pas... Enfin, les 10 km que j'ai fait, c'était pas mon objectif. Mon objectif, c'était de me préparer à être dans les meilleures conditions pour l'Irox de Lyon, que j'ai pas encore fait, qui est en deux semaines. et il y avait un peu des jalons à poser et donc ces deux 10 km c'était aussi des jalons pour dire voilà une allure que je peux tenir sur 10 km et comment je me sens après et ce préparer pour ça donc ça c'était c'était vraiment chouette et puis après ça il ya eu mon premier aérox en double mixte alors là c'était quand même une sacrée histoire parce que je devais le coeur avec mon beau frère françois françois je t'aime voilà même si tu n'as pas pu faire cette Erox avec moi j'étais dans mon coeur Et François a eu une inflammation au niveau du pied et donc j'ai dû trouver en catastrophe un autre binôme. Jonathan, merci à toi d'avoir accepté ça le matin pour l'après-midi, c'était quand même du grand n'importe quoi. Mais c'est vrai que le fait d'avoir changé de partenaire, d'avoir une stratégie qui n'avait plus rien à voir, ça m'a un peu déstabilisée. Néanmoins, on a fait cet Aerox en 1h27. Jonathan m'a aussi aidé à courir plus vite que ce que j'aurais pensé et ça c'était quand même très cool et à passer un chouette moment franchement on s'est bien amusé J'ai été bien entraînée aussi, ce qui fait qu'on a choisi de partager à 50-50. Alors normalement quand on fait un mixte, c'est pas ce qu'on fait. Alors nous quand on fait un mixte, le gars il prend un... peu plus parce qu'il y a des stations qui demandent de la force je pense notamment tout ce qui est autour du sled voire même les farmer carry par exemple ou enfin même sur les ergs d'ailleurs en fait ça peut être plus logique que le gars prenne un peu plus mais là on était vraiment sur un partage à 50-50 donc c'était quand même un enjeu mais j'étais vraiment contente Déjà de l'avoir fait, de me sentir bien après. Le lendemain, je n'étais pas non plus carbonisée. Mais le soir, quand je suis rentrée, je me rappelle quand je suis rentrée de mes colonnes. Eh bien, de suite, je me suis dit, je veux refaire un Irox avant Bordeaux. Avant Bordeaux, n'importe quoi. Je me suis dit, je veux refaire un Irox avant Lyon. Je veux refaire un solo. Je regarde. Il y avait des places. pour Rotterdam. Je me déplace le mercredi, le 15 avril, si je ne dis pas de bêtises. Et je me suis dit, allez meuf, vas-y, inscris-toi. Je n'avais pas de rendez-vous aujourd'hui. J'avais des rendez-vous la veille, des rendez-vous le lendemain, mais le mercredi 15, rien. C'était la semaine où mes enfants étaient en plus en vacances avec leur papa. Donc franchement, bon timing. Et donc je me suis inscrite, je me rappelle avoir envoyé un message à mon coach en mode « Est-ce que tu valides l'inscription à l'Irox de Rotterdam ? Qu'est-ce que tu en penses ? » Pas que je ne sois pas capable de prendre mes décisions seule, mais néanmoins, je pense que s'il m'avait dit « Ouais, c'est trop une connerie Claire, ne le fais pas. » Concentre-toi sur Lyon. Je pense que je ne m'y serais pas forcément inscrite. Mais il me dit, vas-y, tu as envie, fais-le. Donc, je me suis inscrite. J'ai été préparée. Quand on a fait un IROX mixte, finalement, on a appris à faire avec toutes les charges hommes. Donc, on a l'entraînement pour. J'ai fait cet IROX à Rotterdam. J'étais accompagnée de Noémie. qui, voyant que je m'étais inscrite, s'est aussi inscrite. Et donc, on est parties toutes les deux. Et c'était trop bien de passer la journée ensemble. Et de faire, voilà, cet Aerox solo. Alors, pour avoir fait deux doubles, le solo, c'est quand même quelque chose de totalement différent. La dynamique, c'est pas du tout la même. Déjà parce qu'on est tout seul. Voilà. Quoi qu'il arrive, tu es seule. Qu'il faut gérer sa propre fatigue. Gérer aussi le fait de devoir remettre constamment de l'intensité. C'est-à-dire de se relancer tout le temps. T'as terminé une des stations, tu te relances pour repartir. Etc, etc. Et moi, du coup, j'étais un peu en mode. Ayant discuté avec Justine, qui a déjà fait plusieurs Irox solo, elle me dit attention, la course part pas trop vite, se prend aussi de quoi manger pour pouvoir... pour retrouver de l'énergie pendant ton Irox. Et donc, ce que j'ai fait, j'ai pris à manger, et je n'ai pas couru trop vite. Donc, j'ai fait 1h36min09s, ce que je trouve incroyable, en vrai. Et surtout, bien, j'ai... J'ai vraiment apprécié ce moment. Moi, je me rappelle, je m'étais échauffée, j'avais suivi mon protocole d'échauffement habituel, etc. Et puis après, tu te retrouves dans le sas de départ. Et en fait, tu te dis, putain, autour de toi, t'as que des guerrières, en vrai. T'as que des gens, des nanas qui sont là. On est partis pour vivre un moment incroyable, nous dépasser et tout. Merci. Et donc, je me rappelle, il y a tout ce truc, il y a un peu un genre de cérémonial à l'intérieur avec mes petites vidéos, avec les voix, les chansons, blablabla. Ok. Et puis à un moment, c'est parti, quoi. C'est parti, on y va. Et... Et je me rappelle le ski, tranquille. Franchement, c'était une bonne entrée en matière. Pareil, le sled push. Quand tu t'es entraîné pour un sled homme, ça te semble léger. Ensuite, le sled pull. Alors j'avais une corde qui était ok d'un côté, et de l'autre côté, elle était ultra élastique. Et c'était un peu galère. mais franchement ça a été quand même après c'est aussi des questions de technique et ça franchement je remercie CrossFit Vauban parce qu'on a vraiment aussi des cours qui nous apprennent à avoir la bonne technique pour bien mobiliser les bons groupes musculaires quand on fait du sled push ou du sled pull et ça c'est très important parce que ça évite aussi de se fatiguer davantage et il y a eu les burpees Donc c'était deux lignes de 40 mètres. Et moi, c'était vraiment la station où j'étais en mode « Ah là là, une fois que ça s'est passé, on est bien » . Ça me faisait peur. J'étais vraiment en mode « Ah là là, mais j'ai trop peur des burpees. C'est dur, c'est dur parce que... » Parce qu'en fait c'est long, 80 mètres c'est long et que tu peux juste compter sur l'amplitude de ton saut pour avancer, qu'il faut réussir à pas non plus trop se fatiguer. Et je pense que là, moi, j'ai perdu du temps. Clairement, parce que je me suis arrêtée. Il y a des moments où c'était dur et tout, mais peut-être que j'étais un peu rapide aussi. Donc je me dis que pour le prochain, j'irai peut-être un peu moins vite, mais que j'essaierai surtout de ne pas m'arrêter. C'est plutôt ça l'enjeu. Je pense que sur les burpees, il y a une histoire de rythme. Et de capacité à ne pas s'arrêter. Je pense que c'est vraiment ça. Aller moins vite, mais continuer tout le temps. Et essayer d'hésiter que le cœur s'en va trop. Je pense qu'il y a ce sujet-là. Mais par contre, pour moi, une fois que ça, c'était terminé, j'étais un peu en mode libéré, délivré, quoi. Les burpees, c'est derrière, on y va, quoi. Donc, bam, on attaque le 5. si elles me run, leur ameur. Là, pareil, j'ai pas non plus fait un temps de ouf, mais c'est quand même aussi une station assise de récupération. Franchement, si tu perds 15 secondes, on s'en fout. C'est pas grave. Et après, surtout, je me sentais un peu galvanisée. Je pense que c'est vraiment ça. Il y a ce truc de... T'as débloqué, t'as réussi à terminer les burpees. Et maintenant, t'y vas, quoi. Et donc, c'est ce qui s'est passé. Après ça, j'étais lancée. Je me rappelle, les Farmer Kari. Bam, j'ai pris mes poids. Et je les ai pas lâchés. Je les ai fait zéro pause. On y va, on trace. Pareil, les lunges. Sans s'arrêter, je ne sais plus si c'était sur les lunges, il y en a un qui vous m'essaye, c'était charmant. Et après c'est déjà le dernier tour, une fois que tu as passé les lunges, tu vas arriver sur les bols bols. Je pense que j'étais dans un état second, dans un état de flot complet. Et c'était incroyable. J'étais partie dans une espèce de dynamique. Mon coach Thibaut m'a aussi... Merci Maxime Avenel que j'ai reçu dans le podcast, et l'épisode n'est pas encore diffusé, mais ça ne va pas tarder. Tous les deux m'avaient dit, si tu y arrives, si tu as les ressources nécessaires pour essayer de faire une première grande série, genre 40 wall balls, fais-le, parce que moralement, ça va te porter. Et donc... J'ai fait une première série de 40 balles-balles. Moi-même, ça me semble fou en fait, en le vivant et en le redisant là au micro. Et le fait d'avoir réussi ça, et j'avais une juge à côté qui m'encouragait et tout machin, c'était génial. Enfin vraiment, j'ai adoré, je pense que j'ai fait un très très bon temps sur les balles-balles. Mais ouais, je sais pas, j'étais en état complètement... en second, en fait là tu te dis vas-y tu dois tout envoyer en fait et tu dois pas lâcher, tu dois rien lâcher, tu dois aller jusqu'au bout t'es sur la fin t'as fait le plus gros et ça c'est la dernière station, c'est la seule où il y a un nombre en fait de répétitions à faire par rapport à toutes les autres qui sont que sur de la distance et donc c'est là qu'il faut envoyer et je l'ai fait et j'ai passé la ligne d'arrivée et ça m'a semblé fou quoi J'ai trouvé ça tellement beau. J'étais tellement heureuse, fière de moi aussi, de l'avoir fait sur ce temps-là, pour un premier. Ça m'a portée. Après, on est rentrées avec Noémie, on a roulé, etc. Et le lendemain, j'avais l'impression d'avoir un trou noir à l'intérieur de moi qui avait aspiré toute mon énergie. C'est normal, c'est tout à fait normal. Mais c'est vrai que c'était un peu impressionnant. quand même à ressentir. En plus, j'avais une journée chargée avec des enregistrements, des rendez-vous. Je les ai faits dans un état de conscience franchement limite. Mais bon, c'est tout. On s'adapte aussi. fait avec l'état dans lequel on est en tout cas. Mais surtout, j'étais très fière de l'avoir fait, vraiment. Et de voir aussi en l'espace de quelques mois, puisque finalement, moi je me suis inscrite à Vauban au mois d'août, en l'espace de huit mois, Comment on peut se transformer totalement ? Et ça, en fait, j'en avais pas du tout conscience avant de le vivre. Que la transformation, elle va vite, pour peu qu'on s'en donne aussi, qu'on y mette aussi l'intensité et l'intention, en fait, on a envie de le faire. Ça nous transcende aussi, ça nous emmène à nous dépasser. Et c'est ça. Et ça nous emmène aussi à nous entourer de personnes qui comprennent ça. Et ça, je pense que c'est très important. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir autour de moi des amis avec qui je peux partager ça. Je partageais déjà avec Justine et depuis longtemps. Et je suis très contente de faire l'airux solo de Lyon avec elle. Je ne sais pas si j'espère qu'on sera dans le même sas pour le faire ensemble, ou si j'espère qu'on sera décalés pour qu'on puisse s'encourager. Un peu, voilà, hésitation. Mais vraiment s'entourer de personnes qui nous comprennent, qui nous soutiennent. Et là, je pense notamment à Gwenel, avec qui je fais des entraînements de crossfit et on va faire des petites compètes à deux, avec qui je m'entraîne aussi régulièrement, avec qui je vais courir. Je pense aussi à... Clara, avec qui pareil, on s'entraîne aussi. Et ça, je trouve ça génial. Je trouve qu'avoir autour de nous des personnes qui nous comprennent, avec qui on peut partager notre passion pour le sport, notre envie de nous dépasser, d'aller plus loin, eh bien, ça change tout aussi. Parce qu'autour de nous, on a des personnes qui nous comprennent et qui sont comme nous. Et on n'est pas tout seul dans un entourage de personnes qui ne font pas de sport, par exemple. C'est des personnes qui vont comprendre le fait qu'on ne boive pas d'alcool, que le soir on va sortir mais qu'à 10h. on va rentrer. Et qu'ils vont pas nous juger, en fait, pour ça. Et ça, je pense que c'est très important. C'est très important parce que ça nous... ça nous rend plus libres aussi et plus heureux dans ce qu'on fait. Donc voilà, maintenant, la prochaine étape, c'est la Herox de Lyon. Dans deux semaines. Et je trouve ça incroyable. De le faire. Et j'ai hâte. En fait, je pense qu'à ça. Je bosse sur mes projets et tout, mais en vrai, La seule chose que j'ai en tête, c'est de faire ce Tyrox. C'est être dans le sas de départ, avec des paillettes, mes baskets et tout. Et puis d'y aller. Maintenant que j'en ai fait un, je sais ce que je dois aller chercher. Je sais là où je peux m'améliorer. Je vois le chemin que je peux suivre. Et ça, ça me rend très heureuse. Évidemment, je vous parlerai de ce deuxième Aerox Solo, je vous parlerai aussi du marathon à trail au mois de juin, et puis toute la prépa marathon qui va arriver, et pour laquelle j'ai la grande chance d'être accompagnée par Thibaut, que vous entendrez aussi dans le podcast. bientôt. Et je pense que ça, c'est aussi une grande chance d'avoir autour de moi des personnes, des professionnels en tout cas, que ce soit Maxime pour tout le volet biomécanique ou Thibaut pour le coaching ou encore Maxime, l'article cette fois-ci, qui fait toute la programmation des cours chez CrossFit Vauban et qui nous aide en fait à nous dépasser tout le temps. Je pense que ça change beaucoup les choses. Et je vous souhaite aussi à vous, si vous pratiquez du sport, si vous avez envie de vous y mettre, d'être entouré de personnes qui vous poussent et vous portent, et vous poussent à vous dépasser. Je pense que ça, ça change tout. J'espère que cet épisode du chemin vous a plu, et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous.