Speaker #0Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années, et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Pour ces premiers épisodes, je vous emmène dans mon histoire avec le sport, la rencontre, les évolutions et les projets à venir. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Pour ceux qui s'interrogeraient, la photo de couverture est signée Julien Richardson, que je remercie du fond du cœur. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. L'un des plus grands changements dans ma vie de ces 8 derniers mois, alors c'est pas le fait d'être célibataire, mais c'est le fait d'avoir arrêté de boire de l'alcool, ça c'est un des plus grands changements dans ma vie. C'est un très très gros changement pour moi. Et aussi, socialement, c'est quelque chose d'assez important. Avant de vous parler de ce que c'est aujourd'hui, j'ai aussi envie de revenir sur le rapport que j'ai entretenu avec l'alcool. Alors moi, je me souviens à peu près, je ne suis pas sûre à 100%, mais je pense que j'avais 14 ou 15 ans la première fois que j'ai bu un verre de vin parce que c'était pendant les vacances, avec mes parents, on allait souvent visiter des vignobles, des vignerons indépendants, etc. Enfin, c'était toujours très chouette. Et il me semble que c'est à peu près à ce moment-là et que j'ai dû boire mon pot. premier verre de vin. Je me souviens pas du tout si c'était du vin blanc ou du vin rouge. J'ai pas du tout de souvenir de ça. Mais par contre, ce dont je me souviens, c'est qu'une fois que j'avais goûté, il y en a régulièrement. Quand il y avait des repas de famille, etc., on me proposait toujours un verre de vin. Puis après, j'ai goûté de la bière. Et puis après... Ça, c'est plutôt, quand j'étais étudiante, des alcools plus forts, les trucs qu'on a dans les soirées. Tequila, vodka, etc. Je n'ai jamais eu la sensation d'avoir une consommation problématique d'alcool. Je n'ai pas eu d'addiction, de dépendance vis-à-vis de l'alcool. Et ce dont je vais vous parler, c'est vraiment de mon parcours personnel. Il n'y a pas de valeur d'exemple, il n'y a pas de morale non plus dedans. Chacun est bien libre de faire ce qu'il veut, mais ça me semblait intéressant de parler d'un cheminement sur quelque chose qui est socialement accepté, voire même valorisé encore aujourd'hui, et de ce qui m'avait amenée finalement à me dire je n'ai plus envie de boire d'alcool. Donc moi, pendant toutes mes années d'adolescence, de jeune adulte après, j'ai toujours régulièrement bu un verre de vin par-ci par-là. De la bière aussi, de façon assez régulière. Pas forcément tous les jours, pas du tout. Mais dès qu'il y avait une fête, une soirée entre amis, des trucs de famille, etc. C'était assez régulier. Et puis je pense d'ailleurs qu'on ne se posait même pas vraiment la question de savoir si... Est-ce que boire c'est bien, est-ce que boire c'est mal ? Je n'en sais rien. On ne se posait pas du tout ce genre de questions. En tout cas, moi, dans le milieu dans lequel j'évoluais, c'était pas des questions qu'on se posait. La fois où les deux fois, en fait, où avant ce que je vis aujourd'hui, j'avais arrêté de boire, c'était quand j'étais enceinte de mes deux enfants, donc pour Henri et pour Hortense. Évidemment, je ne l'ai pas vue du tout pendant mes grossesses. Et puis après, moi, je me rappelle avoir pris beaucoup de temps avant de revoir de l'alcool parce que, je sais pas, il y avait un truc... Mon corps n'était pas trop d'accord avec ça, donc c'était ok. Après, moi, j'avais aussi découvert les vins nature. Et donc, ça me plaisait bien aussi de me dire que le vin que je buvais était fait avec du sens et du cœur. Le respect de la nature, etc. Donc il y avait cette démarche un peu militante, on peut dire, dans la consommation des vins que je faisais. Ou même au niveau des bières, de chercher plutôt... Des petites brasseries, voir des coopératives, etc. Et l'année dernière, vous allez me dire, il s'est passé tellement de choses cette année, 2025, l'année de ma vie, hein, voilà. Mais 2025, septembre 2025, je me sépare, toujours la fameuse rupture, voilà. Et en fait, j'écoutais aussi beaucoup, moi j'ai toujours écouté beaucoup de podcasts, et j'avais commencé à switcher un peu, à aller écouter des podcasts autour de la nutrition, autour de la course à pied, etc. Et il me semble que c'était dans un podcast de Nouchka Simic, où à un moment, je ne saurais pas vous dire dans lequel, mais elle parle avec son invitée des choses qu'on peut changer chez nous, facilement. On va dire qu'il y a un... où le coût, enfin l'effort à faire est assez faible. Et il y avait notamment le fait de dire je ne bois plus d'alcool parce que l'alcool est une forme de poison pour notre organisme. Voilà ce que ça produit en tout cas. L'effet sur le sommeil, l'effet aussi sur le mental, etc. C'était un truc qu'il fallait vraiment se poser la question, et que c'était peut-être plus simple, et c'était meilleur aussi d'arrêter. Et donc j'avais moi cette chose-là dans la tête. Je m'étais dit, finalement, je pouvais passer plusieurs semaines sans rien boire du tout. Et j'avais quand même en fin d'année dernière plusieurs objectifs. Et à un moment, je me suis dit, je pense que c'était juste au moment où je me suis séparée, j'ai dit, ok, c'est comme ça, on arrête. J'arrête de boire de l'alcool, je ne veux plus. Je veux essayer de ne plus boire du tout et de voir ce que ça donne. C'est quoi les effets qu'on crée sur mon corps, sur mes performances, ma récupération, mon sommeil, tout ça. Et donc, c'est ce que je fais, j'ai arrêté. Ce qui est quand même, on va dire, plus simple peut-être pour moi que pour d'autres, c'est que moi j'ai aussi la chance d'évoluer avec un entourage composé de beaucoup de personnes qui font aussi du sport, comme moi, voire de personnes qui ne buvaient déjà pas d'alcool. Et donc, personne ne m'a dit le truc horrible que Léa Salamé avait dit à Artus. Ah bah du coup t'es devenue chiante. Ah non, en fait, ça n'a rien changé du tout. Mais par contre, ce que ça a changé, C'est le fait de plus jamais, tu vois, le matin, se lever pour aller faire du sport et se dire qu'on a une nuit de merde parce qu'on a bu un peu trop à la veille, parce qu'on s'est un peu emporté, etc. Donc ça, maintenant, ça n'arrive plus. Ça, c'est quand même incroyable. Et puis, moi, je trouve que la vie, elle est beaucoup plus agréable quand on ne boit pas. Même les soirées que je peux passer, maintenant en plus avec toutes les alternatives qui existent En sans alcool, en fait on peut boire de la bière sans alcool, il y a des cocktails sans alcool, il y a du vin désalcoolisé, il y a beaucoup de choses aujourd'hui qui existent si on n'a pas envie de boire d'alcool et qu'on n'a pas envie de trucs trop sucrés non plus. Et je pense qu'aujourd'hui, dans mon entourage en tout cas, c'est un peu rentré dans la tête des gens que... Je ne bois pas d'alcool. Et après, comme je le disais un peu en préambule, c'est que moi je ne juge pas du tout les personnes dans mon entourage qui font aussi beaucoup de sport et qui de temps en temps boivent un petit verre et tout. Franchement, chacun fait bien comme il veut. Après moi, ce que j'attends aussi en retour, c'est que... Ce respect en tout cas de l'autre, qu'il soit dans les deux sens, c'est que quand moi je dis pardon je ne bois pas d'alcool, qu'on ne me juge pas non plus. Il y a cette espèce de double regard, ce miroir de se dire ok tu vois chacun Chacun accepte le fonctionnement de l'autre. Après, c'est vrai aussi que le fait de ne plus boire, parfois quand je peux sortir dans des endroits où il y a un peu de monde et potentiellement des gens alcoolisés, voire qui ont pris d'autres choses, Évidemment, c'est un peu différent. Mais au final, quand je sors, quand je vais danser, sans avoir bu, ça passe très bien. Il n'y a pas du tout de problème. Et surtout, ce que j'ai remarqué, c'est qu'évidemment, le lendemain matin, même quand je me suis couché un peu tard, le fait de ne pas boire d'alcool fait que, oui, je peux être un peu fatiguée, mais ça ne sera jamais plus que ça. Je ne vais pas me sentir un peu vaseuse, pas bien. C'est un vrai confort, en fait, de ne plus boire. D'avoir choisi, en tout cas, de ne plus boire. Parce que, comme l'arrêt de la cigarette, je pense, l'arrêt de l'alcool, ce sont en fait des décisions. qui sont très personnels. On ne peut pas décider à votre place, excepté évidemment des urgences médicales, mais on va dire dans le cadre d'une consommation normale, sans notion d'addiction et sans notion de risque pour la santé en tout cas. C'est vraiment des choix très personnels. En fait, on ne peut pas décider pour vous. Ce n'est pas quelqu'un qui peut vous dire arrête de boire, arrête de fumer. Je pense que c'est vraiment une démarche qui est très individuelle parce qu'après, il faut aussi pouvoir l'assumer pleinement à titre personnel. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, moi, je me sens très au clair avec tout ça. Vraiment, je suis contente de... Je suis contente de ne plus boire, je suis contente de ne plus fumer aussi, parce que j'ai arrêté tout quasiment au même moment. Et ça me rend en mai ultra heureuse. Moi je suis très heureuse de ne plus boire d'alcool, je suis très heureuse de... Mettre à franchi de ça et aussi de revendiquer la chose. De dire, voilà, moi c'est ma façon de vivre. Et ma façon de vivre, c'est ne plus boire d'alcool. Donc respecter cette façon de vivre-là. Et après, je pense en effet, quand on pratique beaucoup de sport, la décision de ne plus boire d'alcool, elle est aussi en lien avec les objectifs qu'on se fixe, l'énergie qu'on y met. Et c'est sûr que moi je me dis que je n'ai pas envie que les efforts, l'intensité que je mets dans mes entraînements, quelque part soient un peu obérés par une consommation d'alcool. Pas du tout, je veux être au meilleur de ma forme, je veux pouvoir performer dans les objectifs que je me suis fixés. Et je pense que ça c'est important aussi de l'avoir à l'esprit. Et que c'est un levier qui est quand même relativement simple à actionner. Donc voilà, j'ai envie de partager ce changement-là, parce que je pense que c'est pas neutre en fait. C'est pas neutre aussi de le revendiquer, et de dire voilà, d'autres façons de faire sont possibles. On n'est pas obligé pour sociabiliser de consommer de l'alcool, on n'est pas obligé de boire en société en tout cas. Et je trouve que c'est bien qu'on soit aussi de plus en plus nombreux à le revendiquer. Donc voilà, je vous souhaite à tous ceux qui envisagent, qui se disent « si j'essayais pour voir, de ne plus boire d'alcool, etc. » Ben ouais, essayer c'est cool en fait. Enfin moi je sais qu'aujourd'hui ça ne me manque pas du tout. Et que je me sens très en paix avec moi-même par rapport à ça. Et j'espère que si vous, vous avez aussi envie de suivre ce cheminement-là, qui sera plein de joie et plein de soutien aussi de la part de votre entourage et surtout pas de jugement en tout cas sur le fait de ne plus boire d'alcool. Et d'ailleurs moi je trouve quand même ça souvent assez drôle et j'en parlais avec un coach dernièrement. Je trouve qu'on va parfois être jugé parce qu'on fait beaucoup de sport, parce qu'on ne boit pas d'alcool, parce qu'on peut choisir aussi de devenir végétarien. Plus que, par exemple, si on fait beaucoup la fête et qu'on consomme de l'alcool, parfois de façon un peu au-delà de ce qu'il faudrait. C'est plus socialement accepté. Donc voilà, moi je me dis que je préfère avoir cet enthousiasme pour le sport et que cet enthousiasme-là, cette envie de me dépasser, m'entraîne vers un mode de vie qui soit de plus en plus sain et qu'ils soient aussi le meilleur possible pour atteindre ce que... ces objectifs que je me suis fixés. Et je pense que ça, c'est important d'être très au clair. Parce que parfois, il faut savoir aussi défendre ce choix dans une société qui évolue, mais qui n'est pas encore totalement prête. de lit avec des gens qui ne boivent pas d'alcool. En tout cas, j'espère que cet épisode vous a plu, vous a fait aussi réfléchir. Peut-être que ça va rejoindre aussi vos propres questionnements. Et si tel est le cas, c'est génial. Et si vous avez envie d'en discuter, n'hésitez pas à m'envoyer un message. J'espère que cet épisode du Chemin vous a plu, et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode, et d'ici là, prenez soin de vous.