Speaker #0Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. Dans ces premiers épisodes du chemin, je vous ai parlé de mon histoire avec le sport, je vous ai aussi parlé de TCA, de chemin vers la sobriété, je vous ai raconté mon dernier Irox, et j'avais envie de vous parler d'un autre sujet, un sujet qui est un petit peu différent, mais qui a été d'actualité pour moi depuis septembre dernier. Puisque comme vous le savez, en septembre dernier, je me suis séparée. Cette séparation, elle a été assez complexe à vivre pour moi. Et elle a surtout enclenché certaines choses chez moi. Au moment où je me suis séparée en septembre de l'année dernière, j'ai lu le livre de Lorraine Bastide qui s'appelle « Enfin seule » . Et je pense qu'à ce moment-là de ma vie, c'était exactement la lecture dont j'avais besoin. En tout cas, il m'a rassurée, il m'a apaisée. Il m'a fait me dire que je pouvais être heureuse dans la solitude. Après cette séparation pendant plusieurs mois, de septembre jusqu'au mois de janvier, j'ai eu besoin de faire un peu comme une pause dans les relations. Je pense que cette rupture m'avait profondément attristée. touchée. En tout cas, elle m'avait beaucoup remué à l'intérieur et que j'avais besoin de temps, d'avoir du temps pour moi, du temps avec mes amis, avec ma famille. Ça a été aussi le moment où le sport a joué un rôle, encore une fois, hyper important dans ma vie, où ça m'a aidée à surnager. Mais donc, pendant tous ces mois-là, j'ai fait de façon un peu inconsciente et sans le verbaliser vraiment, une forme de grève des relations. J'avais pas du tout envie de rencontrer quelqu'un. Vraiment, ça ne m'intéressait pas. Je pense que j'avais besoin de soigner, de réparer, de prendre soin de moi avant d'envisager quoi que ce soit d'autre. Et en tout cas, je ne me sentais pas du tout prête à me réengager dans une logique, en tout cas, de rencontrer quelqu'un, de vivre quelque chose. Pendant tous ces mois-là, ça me semblait inconcevable. Vraiment, j'étais en mode... C'est pas possible. Vraiment, j'avais limite un rejet. Mon mode de c'est bon, les relations avec des hommes, c'est terminé. Ciao. Et puis après, évidemment, comme la reconstruction, le fait de prendre soin de soi, de vivre aussi des choses intenses avec son corps dans la pratique sportive. À un moment, on ressent aussi l'envie de... de se dire, bon, peut-être je peux recommencer à rencontrer quelqu'un. Alors beaucoup de gens dans mon entourage me disent que, par mon travail, par le fait que je fais des podcasts, que j'anime des événements ou des ateliers, que je participe aussi à pas mal d'événements, je rencontre en effet beaucoup de monde. Mais pour moi, ces gens, je les rencontre dans un contexte professionnel. Je ne les rencontre pas dans l'optique de rencontrer quelqu'un. Voilà. Ce n'est pas du tout mon état d'esprit. Après, on me dit aussi, et dans ta salle de sport ? Alors, dans ma salle de CrossFit, en vrai, c'est ma safe place. Je n'ai aucune envie d'avoir une relation avec quelqu'un de ma salle de CrossFit. Parce que je n'ai pas du tout envie, si le truc ne se passe pas bien, que cet endroit que j'aime, avec des gens que j'aime, là où j'ai des amis, devienne un lieu qui nous soit plus safe pour moi. Donc forcément, si j'enlève l'aspect professionnel où je dis que c'est que pour le travail, si je dis que ce n'est pas dans ma salle de crossfit, comment on fait pour rencontrer quelqu'un ? Et donc, je me suis remise en janvier de cette année, du coup, de 2026, sur des applications de rencontre. La première que j'ai remise, c'est Bumble. Parce que ça devait être en 2023. J'étais allée un peu sur Bumble. Ça n'avait pas donné grand-chose, mais je trouvais le concept intéressant. Je trouvais aussi qu'on pouvait quand même détailler pas mal de choses. Et la dernière chose que je trouvais hyper cool, c'est qu'on peut laisser des messages beaucoup. Donc, je me suis dit, ok, je vais aller sur Bumble, je vais me remettre sur Bumble, et je vais me remettre à rencontrer des personnes. En tout cas, j'avais à la fois l'envie, le niveau d'énergie aussi nécessaire, et donc j'ai commencé à rencontrer des gens. Essentiellement des mecs, à vrai dire. Même si moi, sur l'appli, j'avais mis que j'étais intéressée par les deux, mais en tout cas, plutôt des gars. Après, c'est aussi le jeu de ces applications, où dans les nombres, il y a plus d'hommes que de femmes, et donc voilà. Je vois passer beaucoup plus de profils d'hommes que de profils de femmes. Donc j'ai refait des rencontres. Des gens hyper cool. Enfin franchement, des gars super qui maintenant sont devenus des potes en fait. Voilà. C'est pas mal, ça m'a fait gagner de nouveaux amis. Des amis mecs avec qui je pourrais discuter de mes histoires, c'est plutôt cool. Mais rien de transcendant quoi. En fait c'est très sympa et c'est très chouette de rencontrer des gens. J'ai bien eu quelques plans cul aussi, il faut dire les choses comme elles sont, mais sans que ça aille plus loin que ça. Sans que je ressente ce truc où je me dis « Ah ouais, ça y est, en fait, c'est cool, il se passe un truc sympa. » Et donc voilà, c'était un peu des rencontres. Après, c'est un peu macho que c'est assez chronophage aussi. Quand on se met sur les applis, il faut essayer de ne pas trop liker de monde non plus, parce que si tu te retrouves avec beaucoup de matchs, et bien en fait, tu as beaucoup de conversations. Et moi, je ne sais pas, au-delà de 3-4 conversations, c'est quand même dur de tenir le rythme et de parler avec des gens. C'est quand même compliqué. Et donc, à un moment, j'en avais un peu marre de Bumble, parce que c'est un peu plan-plan et tout. Et puis, évidemment, tout le monde avait parlé de Tinder. Moi, je n'étais jamais allée sur Tinder. Je ne sais pas pourquoi, mais quand même, en 2023, je n'y étais pas allée. Et là, je me suis dit « Allez, je vais m'inscrire sur Tinder, je vais me faire un compte et tout, machin. » Et cette première tentative sur Tinder, ça a littéralement duré 8 heures. En fait, pour moi, c'était trop... Enfin, je sais pas, j'ai pas compris le truc. Et j'arrivais pas trop à gérer des trucs. En plus, il y avait des messages chelous. Enfin bref, j'étais en mode, ah mais c'est pas possible. Ce truc, c'est pas possible. C'est trop pour moi, quoi. Donc j'ai supprimé rapido ce Tinder. Et voilà, je faisais des petites rencontres de temps en temps sur Bumble. Après, le sujet aussi, c'est que quand on rencontre des gens... Enfin en fait, déjà, il faut donner du temps... rencontre, je sais que j'aime bien discuter par message, mais j'aime bien aussi rapidement voir la personne. En fait, j'ai pas envie de discuter pendant un mois pour qu'après, quand je le vois, je me dise trop naze, c'est horrible et tout. Ou genre, ouais, c'est cool, mais il n'y a pas trop de connexion. Donc, voilà. J'essaie de rencontrer vite les gens parce que ça permet de ne pas perdre de temps pour tout le monde. Et donc, voilà. L'extrême majorité, je ne sais pas dire 99%, ce serait peut-être un petit peu violent, mais en tout cas, entre 90 et 95% des dates sont des fails. Soit les gens ne ressemblent pas à leurs photos, ils mettent des photos il y a 10 ans. Je ne sais pas, les gars, faites quelque chose. Ou ils mettent des photos retouchées par IA aussi. Ça, j'adore. Je ne vois pas trop d'intérêt, parce qu'en fait, quand on se voit, on voit bien qu'il y a un problème. Donc oui, cette expérience-là m'a laissée un peu dubitative. Donc j'avais laissé un peu les choses de côté. J'ai dit ok, bon. Et en fait, quand je suis partie à Rennes, j'ai écouté un podcast. C'est un podcast que j'aime bien, qui s'appelle Crush. Et donc c'est un podcast qui parle du début des relations amoureuses, qui est super mignon. En fait, franchement, c'est vraiment un peu un podcast feel good, ça fait du bien. Quand on s'interroge sur... Est-ce que je vais pouvoir aimer quelqu'un à nouveau ? Est-ce que je crois encore en l'amour ? Des questions comme ça. Ce podcast, c'est vraiment le podcast à écouter. J'ai écouté ce podcast et puis il y a un épisode où il y avait la directrice marketing de Mythique. Et alors moi, j'avais complètement oublié Mythique. Franchement, je ne sais pas vous, si vous vous rappelez de Mythique, mais moi, je l'avais oublié complètement. Et donc je me dis, ok, allez, vas-y, je reviens de Bretagne, dans le train. Tac, tac, mets quelques photos, j'écris deux, trois mots, et puis on verra bien. Et là, pareil, en fait, je refais des rencontres cool, mais, encore une fois, plutôt des gens qui soient des plans cul. Il y en a eu, voilà. Après, c'est pas de mal à se faire de bien non plus. Mais après, plutôt des gens avec qui, ouais, je peux avoir des sujets de discussion ultra cool et tout, mais ça sera des potes, quoi. Ça sera pas des gens avec qui j'ai envie d'avoir une relation. Donc au bout d'un moment, j'ai dit allez hop, je supprime Mythique. Ça me saoule. Je pense que j'ai dû rester peut-être 15 jours, 3 semaines pour au maximum. Même pas en vrai. Ouais, 15 jours. J'ai vraiment supprimé quand même assez vite. Et entre temps... Et il y avait aussi eu une appli que là, j'ai gardée un petit moment. Et c'est là que je vais en parler parce que moi, même si évidemment, je n'ai pas des cas d'accoucher, ce n'est pas aussi simple que ça, mais la pratique sportive, c'est quand même quelque chose qui structure. Sur mon quotidien, le sport est un sujet à la fois, je suis un peu geek du sport, j'adore lire des trucs, écouter des podcasts, me renseigner, trouver des trucs, tester des choses, etc. Que ce soit sur la course à pied, le trail ou l'aérox, moi j'adore ça, j'aime bien, ça me stimule vachement. Et donc forcément je cherche aussi quelqu'un avec qui je puisse partager ça, partager cette passion pour le sport, où on puisse... Je ne sais pas, aller faire des courses ensemble, faire un train ensemble, que l'un soit peut-être l'assistance de l'autre, peut-être même de faire un IROX ensemble. Enfin voilà, en fait, qu'il y ait des trucs qui soient possibles à faire à deux, en tout cas, et de pouvoir le partager. Et donc, il y a une application qui s'appelle BPM. Et BPM, c'est une appli de rencontre pour les sportifs. Donc là, pareil, c'est vraiment un profil qui est assez court et basique, franchement. C'est quand même très tourné sport, on peut vraiment mettre les sports qu'on fait, notre fréquence, etc. C'est plutôt bien foutu. Assez sommaire, mais bien foutu. Et donc là aussi, j'avais quelques rencontres. J'ai fait deux rencontres avec BPM. Une qui a tourné court assez rapidement, le gars était très sympa, mais après c'est comme ça, on ne peut pas avoir le bon feeling tout le temps avec tout le monde. Et puis, il y avait un autre gars qui, lui, Ausha énormément de cases dans les discussions qu'on avait, ce qu'on a rapidement switché sur WhatsApp. Évidemment, moi, j'avais hyper envie de le rencontrer. En parallèle, j'avais... j'avais quand même aussi réactivé mon compte Tinder. Parce que je m'étais dit, peut-être la première fois, je ne m'étais pas bien prise. Et puis j'avais lu le livre aussi de Judith Duportail, L'amour sous algorithme, qui parle de Tinder, etc. Et donc je t'ai dit, peut-être retourner sur Tinder, peut-être que la première fois, c'était peut-être que moi, je n'avais pas mis les choses qui allaient, etc. En plus, qu'elle écrit, à la fois, ça me faisait rire. Et en même temps, tu sens que c'est le vécu, parce que c'est le truc que toi-même, en tant que meuf, t'as vécu. Donc je vous conseille vraiment son bouquin. Moi, je me suis marrée. S'il y en a des gens qui écoutent, qui me connaissent dans mes cercles proches, n'hésitez pas à m'envoyer un message. Je passe ce livre avec grand plaisir parce que c'est vraiment une pépite. Moi, j'ai beaucoup rigolé quand même. Donc voilà, sur les histoires de trucs foireux et tout, c'est vraiment drôle. Donc, je me remets sur Tinder. Et là, c'est quand même beaucoup plus qualitatif que la première fois où je n'étais restée que 8 heures. Mais j'ai quelques discussions cool et tout. Évidemment, tu as quand même des trucs de gars qui sont là que pour des plans cul et tout. moi en vrai Le sexe pour le sexe, ça ne m'intéresse pas. Pour moi, sans la connexion, souvent c'est un peu naze. C'est naze en fait, donc plan cul, non merci. Je rencontre ce gars, on passe une soirée incroyable. Franchement, on a énormément de points de convergence sur plein de choses. Sur la vision qu'on a du sport dans nos vies, qu'on partage totalement. La musique aussi, la politique. On a vraiment plein de valeurs en commun et tout. Et puis après, il y a ce truc aussi de la personne te plaît ou elle te plaît pas. Après, tu vois, quelqu'un peut être... Tu peux partager vraiment plein de choses, mais en fait, cette personne ne sera jamais qu'un ami ou une amie. Ce ne sera pas autre chose. Mais là, clairement, j'étais en mode, ah mais OK, le gars me plaît, mais vraiment. Donc on passe, je ne sais même plus combien de temps on a à discuter, mais peut-être bien trois heures ou un truc comme ça à discuter. Donc il propose de m'accompagner chez moi, il m'accompagne devant chez moi, on s'embrasse un peu mais sans aller plus loin. Mais déjà ça c'était ultra agréable, juste la sensation d'embrasser quelqu'un, les gestes tendres, les trucs. Même si moi je suis contente aussi d'être seule, je peux me dire aussi que cet aspect-là, l'aspect de la tendresse, l'aspect du charnel, de la douceur, etc. ça peut être des trucs qui manquent, évidemment, faut pas non plus être naïf. Donc voilà, il se passe ça, ça me remplit de joie, en plus on m'a des messages, c'est cool. Après le sujet aussi, c'est que évidemment j'ai mes enfants qui sont à l'internet, j'ai pas un rythme de une semaine, une semaine. J'ai une semaine qui est coupée en petits morceaux, parce que les enfants sont encore petits et que ça convient bien à tout le monde. Manque de bol, on n'a pas les mêmes week-ends. Ça soit, c'est la vie aussi, mais ça peut aussi se changer. Je pense que c'est des choses qui ne sont pas immuables. Si on discute avec son coparent, on peut quand même faire bouger les choses. En tout cas, je pense que j'aurais pu faire bouger les choses de mon côté. En plus, il m'envoie des messages ultra choux pour mon aérox à Lyon. C'était vraiment super gentil. En vrai, ça m'a vachement touchée aussi. On est toujours porté quand quelqu'un nous dit des trucs qui sont cools. Et puis quand on se dit, c'est trop bien, on sent qu'il y a un truc sympa. J'étais en plus dans une dynamique de me dire, ok. J'ai eu cette période complètement sola, sans rien, je voulais pas avoir de relation. Là, depuis le mois de janvier, je refais du dating, je me remets dans cette dynamique-là, ça demande de l'énergie. Je donne aussi de l'énergie pour rencontrer quelqu'un, en tout cas, avoir l'envie de vivre un truc cool. Et même si parfois ça m'a semblé laborieux, je me disais, franchement, pour rencontrer des gars, ça valait le coup que ça soit laborieux avant, et que ça soit difficile, et que je me dise, punaise, dans quelle étagère, quoi. Mais bon, je trouvais ça cool et tout ça. Et vraiment, je me réjouissais aussi de pouvoir le revoir à un moment où nos agendas rematcheraient. Ce qui aurait dû arriver. Voilà. Mais ce qui n'a pas eu lieu. Surtout, je n'aurais pas fait de post-podcast, je pense. Ou en tout cas, j'aurais peut-être tourné différemment. Mais donc, finalement, on ne s'est pas vus. On ne s'est pas revus. Parce qu'il m'a dit des choses vraiment ultra adorables et il est fort probable qu'il écoute ce podcast. On n'en veut pas, en tout cas, j'espère que... De l'autre côté, je ne dis pas son nom, je ne dis rien de lui, donc vous ne pouvez pas savoir du tout qui c'est. Mais en tout cas, lui, s'il écoute, il se reconnaîtra. Et ça ne se fait pas pour des raisons qui lui appartiennent et qui, pour le coup, sont peut-être vraiment de ma vie privée. Mais en tout cas, ça ne... On ne se revoit pas. Et moi, j'avoue que j'avais quand même mis pas mal d'espoir. Après, je suis quelqu'un d'assez intense et j'essaie de faire attention à moi, en tout cas. De canaliser mon intensité. Et puis aussi parce que j'ai beaucoup lu et beaucoup réfléchi et que je porte un projet de podcast autour du couple. Et que le couple exclusif, le fait de... Moi, je sais que je n'ai pas envie de vivre avec quelqu'un. J'aime bien avoir mon chez-moi. J'aime bien l'idée de partager des moments de qualité avec quelqu'un. J'aime bien aussi l'idée de ne pas devoir gérer les contingences du quotidien avec quelqu'un. Mais de se dire, partager un entraînement, partager des week-ends, partir en vacances, faire une soirée par-ci par-là, aller voir un concert, aller voir une expo. Enfin voilà, faire des trucs cools en vrai. Faire une compète ensemble, enfin tout ça. Ça oui, j'ai envie de ça, mais je n'ai pas du tout envie d'avoir quelqu'un tous les jours avec moi. Parce que j'aime bien ma vie aussi, ma vie seule chez moi. Et puis quand j'ai mes enfants, j'aime bien aussi être seule avec eux parce que j'ai envie d'être pleinement leur maman. Donc voilà, la moitié du temps, je suis disponible aussi pour partager des choses cool avec quelqu'un. Et en fait, ce truc où moi j'avais mis un petit peu d'espoir comme ça, j'essayais pas trop. C'était dur quand même parce que quand on sent qu'on a un truc qui est joli... potentiellement avec quelqu'un. Évidemment qu'on se fait des espoirs, qu'on se fait des films dans la tête. On est des êtres humains. Évidemment qu'on a envie que ça marche, qu'il y a un truc cool qui se passe. Moi, j'avais très envie de ça avec cette personne. Et que ça ne se fasse pas. Ça m'a plongée dans un océan de tristesse. Vraiment, j'étais en mode « Ah là là, mais en fait, c'est trop dur là. C'est trop dur pour moi. C'est trop dur. » D'accepter d'être vulnérable, c'est déjà un truc costaud pour moi. Mais en plus, d'accepter de l'aide et de me dire « je peux rouvrir un peu la porte de l'intérieur, de mes sentiments et tout » et que justement la porte se referme, bam, c'est pas cool. Donc, suite à ça, j'ai supprimé toutes les applis. J'ai dit « c'est bon, en fait je veux plus. » J'ai plus l'énergie, j'ai plus l'envie, c'est moi là, ça m'a épuisée en vrai. Ça m'a fatiguée parce qu'en fait, rencontrer des gens, avoir des conversations avec des personnes, faire des rendez-vous, ça demande de la disponibilité, ça demande de l'énergie, ça demande du temps. Et qu'en fait, en gros, si c'est pour ça, je préfère ne pas perdre mon temps. Donc j'ai tout supprimé. Peut-être que moi je retournerai, j'en sais rien. J'accepte aussi que je puisse changer d'avis. Mais en tout cas, pour le moment, je me suis dit, puisque c'est comme ça, je me casse. Je me lève et je me casse. De ces applis, de tout ce cirque de la rencontre et tout. Et donc j'ai tout supprimé. Et je me suis aussi dit que finalement, j'étais bien comme j'étais là. Que oui, il y a des choses qui me manquent, évidemment. Je ne peux pas dire que parfois j'aurais trop envie d'être dans un canapé avec la personne que j'aime et qu'on soit l'un contre l'autre à lire des livres, à écouter de la musique ou qu'on aille voir un concert. Évidemment, j'y pense. Ce serait faux de dire le contraire. Évidemment que j'ai envie de ça. Mais ? Ma sérénité, ma stabilité, mon équilibre intérieur aujourd'hui, en tout cas moi, c'est vraiment ce qui est essentiel dans ma vie. Et qu'en fait, je n'ai pas envie de venir perturber ça avec cette logique de rencontrer des gens et d'ouvrir un petit sourire un peu à l'intérieur. Et puis en fait finalement non et tout ça. Donc je me suis dit ok, être seule c'est bien aussi. Et en vrai, je ne suis pas seule, parce qu'en vrai, j'ai mes enfants déjà, qui me prennent à la fois du temps et de l'énergie. J'ai mes amis, que j'aime de tout mon cœur. J'ai ma famille, j'ai mon sport, j'ai ma boîte, mes projets, etc. Et qu'en fait, déjà, tout ça, ça remplit beaucoup de choses de ma vie. Et donc j'accepte de ne plus le chercher. Voilà. En fait, c'est ça. C'est le changement de paradigme, finalement. J'accepte de ne plus chercher quelqu'un. En fait, j'accepte que peut-être si ça reviendra, ça se fera, quoi. Mais sinon, c'est OK. C'est OK de mener sa barque. d'avancer en ne sachant pas trop ce qui va se passer. D'accepter ça et de ne pas essayer à tout prix de rencontrer quelqu'un. Et de se dire qu'on est bien avec ça. Au final, je suis OK. Je me dis que finalement, ça me va très bien. Parce que mon énergie, je n'ai pas envie de la mettre là-dedans. Je n'ai pas envie de la mettre sur les applis de dating. Je n'ai pas envie de la mettre sur des rendez-vous qui sont quand même en très grande majorité merdiques. Et donc, je préfère mener ma barque seule. Et peut-être que j'en rencontrerai quelqu'un, tu vois. Mais en vrai, je pense que maintenant, là, c'est pas du tout ma priorité. Là, ma priorité, mon truc dans mon esprit. c'est que j'ai des devis à envoyer et que, dans deux semaines, je suis dans les Pyrénées à fond romeux pour faire mon premier trail marathon. Et c'est ça, en fait, je pense, qui me procure à la fois une joie et un niveau d'excitation incroyable. Tant pis, tant pis. tant pis pour le reste. Et peut-être que ça reviendra, en fait, c'est OK. Mais pour le moment, en tout cas, je remets ce truc de rencontrer quelqu'un, en tout cas à part des applications de rencontre, en pause. Évidemment, je ne me ferme pas à la rencontre, on va dire dans la vie. La vie réserve des belles surprises. Mais en tout cas, je ne remets plus ça dans les mains d'applications, mais dans les mains de ma vie au quotidien. Et des gens que je peux croiser et qui peuvent me toucher et avec qui j'aurais peut-être envie de vivre quelque chose. En tout cas, c'est plus un sujet de préoccupation. Je pense que j'accepte de vivre avec ça. De me dire que bon, ça n'a pas bien marché là. Que faire une pause de tout ça, c'est peut-être bien. Et qu'on verra quoi. On verra ce que la vie nous réserve. Mais c'est vrai que ce truc du dating, c'est quand même quelque chose. Et les applis aussi, je trouve que c'est vraiment un truc quand même très particulier de devoir choisir des gens comme ça. Moi, je trouve ça hyper dur, en fait. Parce que dans la vie, on ne ferait pas ça. Dans la vie, c'est tout. Les gens qui ne nous blessent pas, on ne va pas leur parler, c'est tout. Mais on ne les voit pas défiler sur notre écran de téléphone. Et on soit épais gauche, on soit épais droite. Et puis voilà. Pour le moment, je vais... Je me mets en retrait de tout ça et j'accepte ma vie d'enfant solitude, ma vie de solaire et d'être au clair avec ça. Que ce ne soit pas quelque chose qui me rende triste, au contraire, je suis contente. J'ai beaucoup de choses à faire et j'ai beaucoup d'envie, j'ai beaucoup de projets, de rêves, d'objectifs que j'ai envie d'atteindre. Et en fait, je n'ai pas de temps à perdre. Donc pour le moment, je ferme ma saison du dating. C'est bon, voilà, salut. J'ai vu. Et je suis repartie. Voilà. Voilà, c'est ce que je voulais vous raconter. Je voulais partager ce chemin-là aussi, qui est un chemin peut-être aussi plus sentimental. Et c'est des sujets dont je parle moins aussi, parce que c'est pas forcément simple de raconter nos galères, nos galères de recherche. D'essayer de trouver... Une personne avec qui on vit des moments cools. Je sais que ça arrivera. En fait, je n'ai pas d'inquiétude là-dessus. Mais par contre, je me dis que ça ne passera pas par des applis. Et ça se fera ailleurs. Et tant pis, ça doit prendre plus de temps. C'est ok, quoi. Voilà. J'espère que ça vous aura plu. Si vous avez aussi des galères de rencontres, franchement, ça m'intéresse. J'adore ça, je serai hyper conscient. C'est possible que je fasse une suite à ce podcast selon ce qui se passera dans ma vie, mais j'adorerais en discuter avec vous. Quitte même à se faire un dîner de potins sur nos dates for real, franchement, je kifferais trop les meufs et les gars, d'ailleurs, aussi, parce que je pense que les gars, ils ont aussi des choses à raconter. Et je serais trop contente de faire un jour de dîner Oui, oui. Nos pires dates. Comment j'ai foiré ma vie sentimentale. Mais ça peut vraiment être rigolo. Bref. Je sais pas si cet épisode vous a plu. Et que vous avez passé un bon moment. Que ça vous a peut-être fait marrer aussi. Et que ça vous aide peut-être si vous aussi. Vous êtes dans un moment où vous recherchez quelqu'un. Que on n'est pas seul, on se sait. Et que oui, c'est pas simple. Parce qu'on est des êtres humains. Et qu'on a tous envie de vivre. Une putain de belle histoire. J'espère que cet épisode du chemin vous a plu. Et qu'il vous accompagnera peut-être. Si vous aussi, vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous.