Bonjour à toutes et à tous, depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années, et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte.
Pour ces premiers épisodes, je vous emmène dans mon histoire avec le sport, la rencontre, les évolutions et les projets à venir. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination.
Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Pour ceux qui s'interrogeraient... La photo de couverture est signée Julien Richardson aka Chaleur Production, que je remercie du fond du cœur.
Je vous souhaite une bonne écoute du chemin.
Extraits :
Et je pense à ce moment-là, et il s'est passé un truc dans ma tête et dans mon corps. En fait, tout ce processus de séparation, c'était tellement difficile. que j'avais besoin de trouver quelque chose à faire pour un peu libérer, libérer mon corps, libérer mon esprit. Et je me souviens, j'avais des vieilles baskets. Franchement, quand je vois le nombre de sorties que j'ai faites avec ces baskets toutes pourries, je parlais avec un collègue et tout, et je lui disais que j'avais vraiment envie de courir, mais je n'avais pas de faire n'importe quoi. Et il me dit, écoute... cours un quart d'heure, 20 minutes, pas plus. Mais pas dans un truc dur. Et alors, ce que j'ai fait. J'ai mis mon basket, un legging, un truc un peu pourri.
Je suis allée courir comme ça. Et cette première sortie qui a duré 20 minutes, à la fin, je me sentais bien. J'avais vraiment l'impression d'avoir réussi à faire le vide. Et en même temps... d'avoir fait du bien à mon corps. Et de sentir qu'il y avait un truc qui me faisait du bien à l'intérieur. Du coup, j'ai recommencé. J'ai recommencé 20 minutes, et puis 25. Je remontais tout doucement. J'avais pas de montre, rien. Je suivais pas du tout mes temps, aucune idée. J'ai fait ça pendant un peu plus de 6 mois. Et donc à chaque fois, je prenais toujours mes baskets quand j'étais en déplacement. pro, puis j'allais courir. En fait, tout doucement, j'avais augmenté les temps, 45 minutes, une heure, mais c'était cool, quoi. En fait, je me sentais bien, je me sentais vachement libre.
Je me disais, bah en fait, c'est trop cool d'aller courir. Tu prends tes baskets, et tu t'en vas. Tu te poses pas trop la question, tu vas courir. T'es triste, tu cours, t'es contente, tu cours. À chaque fois, à la fin, t'es toujours mieux qu'avant, quoi, dans tous les cas. Et en fait, ça m'a vraiment aidée à passer cette période qui était quand même compliquée. Et je pense que ça m'a aidée à ce que cette période se passe le mieux possible aussi. Parce que j'avais un endroit où je me sentais bien. Et c'était vraiment la course à pied.
En fait, c'est vraiment devenu une... Oh putain, je vais pleurer. Du coup, je comprends pourquoi je suis aussi attachée au fait de courir. Parce que ça m'a permis... Ouais, c'était ma safe place, en fait. Je savais que je mettais mes baskets, j'allais courir, et en fait, j'écoutais de la musique ou rien. Et puis juste, ça me faisait du bien. Même quand tout était dur et que tout était compliqué. Les seuls moments où vraiment j'avais l'impression de surnager, c'était quand je courais.
J'espère que cet épisode du Chemin vous a plu et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi vous êtes sur la route.
Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous.
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