- Speaker #0
Moi j'ai jamais travaillé nulle part, j'ai toujours créé.
- Speaker #1
Pour moi la bienveillance, c'est pas être la gentillesse.
- Speaker #0
L'époque en fait crée des images qui sont en fait artificielles et qui sont fausses. D'un côté il y a l'éternité, de ce que l'homme a produit de mieux, et de l'autre en fait il y a la bêtise humaine. Tes petits cons quand la vie t'a jamais encore balafré quoi.
- Speaker #1
Bonjour à tous, bienvenue dans La Bulle Rhetorique, le podcast où on parle de la parole sous toutes ses formes. Aujourd'hui, je suis ravi d'accueillir Jean-Pierre Nadir. Je vais essayer de résumer un petit peu ton parcours, mais il y a beaucoup de choses à dire.
- Speaker #0
Ouais, mais tout le monde le sait déjà, donc essaye de faire très court.
- Speaker #1
Ouais. Alors en gros, ce que j'ai noté, c'est que tu as travaillé dans la livraison à domicile bien avant Deliveroo.
- Speaker #0
J'ai créé la première entreprise de livraison de pizzas à domicile, effectivement, donc en Europe.
- Speaker #1
Exactement. Tu as créé de la presse spécialisée avant la création des blogs. T'as créé de la photographie Enfin t'as travaillé Dans une agence de photographie Non j'ai créé Une agence de photo
- Speaker #0
J'ai jamais travaillé nulle part J'ai toujours créé Personne ne voulait de moi Donc j'ai été obligé De créer mes jobs
- Speaker #1
Ok Donc t'as fait ça L'agence de photo Avant l'existence d'Instagram Tu t'es laissé Dans le tourisme Et aujourd'hui Tu te spécialisais Dans le tourisme J'étais un comparateur Avant les comparateurs
- Speaker #0
Et j'étais le premier comparateur Là aussi en Europe En 2000 Il y avait quelques Il y avait quelques Il y avait nous Easy Voyage Et puis maintenant dans le tourisme responsable qui apparaît comme un créneau donc un peu opportuniste parce que les gens te disent ah bah oui c'est formidable tout le monde effectivement donc en parle enfin pour l'instant donc tout le monde en parle mais personne ne consomme donc si tu veux le côté formidable reste encore largement à démontrer voilà mais on va en parler donc et pourquoi je m'accroche et pourquoi je considère que c'est une cause extrêmement
- Speaker #1
noble qu'il faut défendre parfait et puis accessoirement tu es investisseur chez qui veut être mon associé c'est comme ça que tu m'as repéré j'imagine j'imagine aussi comme beaucoup de personnes
- Speaker #0
C'est vrai que là pour en dire un mot de cette bande d'investisseurs, j'étais sans doute, alors je ne parle pas de cette année parce qu'avec Kelly donc Stéphanie c'est un peu différent, mais globalement donc j'étais sans doute le moins connu, Eric n'était pas forcément non plus très connu, donc avant l'émission même s'il avait une très belle réussite, parce qu'il y a une très grande différence entre être connu et être en réussite, on peut être en réussite et être inconnu comme on peut être très connu et pas en réussite. Donc voilà. j'étais ni l'un ni l'autre, du reste, donc je n'avais considéré avoir eu une grande réussite, je ne considère pas non plus être très connu, mais c'est sûr que j'ai plus de notoriété, donc aujourd'hui que j'en avais hier, et il y a un côté sympathique, effectivement, à se faire arrêter dans la rue, à discuter avec des gens que tu ne connaissais pas, donc trois minutes plus tôt, ceci dit, moi j'ai toujours fait un peu ça, donc quelque part ça ne me change pas non plus de vraiment beaucoup de mon fonctionnement naturel, c'est-à-dire que moi je vais au resto, je parle avec tout le monde, j'interpelle les gens, Je prends le train, je parle avec les gens qui sont à côté. Je ne considère pas que ce soit une plus-value exceptionnelle me concernant. Ça a changé beaucoup de choses, puisque j'ai une notoriété que je n'avais pas. Mais très clairement, en termes de business et de fonctionnement personnel, je n'ai pas le sentiment que ce soit révolutionnaire comme fracture.
- Speaker #1
Justement, tu parlais de ce côté relationnel, du fait que tu aimes bien discuter avec les gens au resto, dans la rue. Et c'est quelque chose que je retrouve chez beaucoup d'entrepreneurs. sur tous ceux qui se sont construits eux-mêmes. Peut-être pas un Bernard Arnault, peut-être pas ces Galaxies, entre guillemets, un autre niveau. Oui, attends,
- Speaker #0
Bernard Arnault, il paraît qu'il va tous les samedis dans les boutiques quand même pour observer les clients, tu vois. Et donc, tu vois, je pense que si tu veux, c'est quoi en fait l'investissement et c'est quoi, on ne comprend rien. Finalement, c'est, moi j'ai lu tout le temps, c'était de la sociologie avec une calculette. C'est-à-dire qu'en fait, t'observes les gens, t'observes ce qu'ils se disent. Tu vois, moi quand je vais au resto, j'écoute les discussions, etc. Voilà, t'as un petit panel en fait, tu vois, de... devant les yeux, t'en déduis un certain nombre de choses, des fois effectivement ça n'a aucun intérêt parfois donc ça sème une petite graine qui va plus tard donc développer donc une idée qui pourrait devenir un concept qui pourrait devenir un produit ou un service et donc observer les gens c'est la base même donc du business et ensuite donc interpeller créer du contact et du lien, c'est à dire un peu de l'engagement tu vois c'est quand même curieux qu'aujourd'hui les gens veulent des likes et ne sont pas capables de lever un pouce quand ils sont face à quelqu'un à moi je préfère que mon pouce soit levé quand je discute avec toi plutôt qu'effectivement avec des gens que je ne connais pas sur les réseaux. Donc la capacité à engager tout court la discussion, ça me semble effectivement une qualité assez naturelle pour un entrepreneur, pour quelqu'un qui veut avoir des clients, qui veut gérer ses clients, qui veut établir du lien. D'ailleurs, on disait, avant il y avait des enjeux, parce qu'on est dans un podcast sur les mots, on disait être d'un commerce agréable. Moi, j'ai toujours été d'un commerce agréable
- Speaker #1
du commerce. La différence entre ces personnes qui vont parler facilement avec les autres et ce qu'on appelle les beaux-parleurs. qui peuvent avoir un côté peut-être justement un peu trop... Oui, mais un beau parleur, c'est très différent.
- Speaker #0
C'est qu'un beau parleur, il veut de toi quelque chose. Voilà. Donc un beau parleur auprès d'une femme, il veut la séduire. Un beau parleur auprès d'un prospect, il veut le transformer en client. Alors que quelqu'un qui engage la discussion facilement, il veut juste discuter. Et ce qui va ressortir de cette discussion pourra lui permettre peut-être plus tard de faire des choses, mais à minima il aura passé un moment agréable voilà moi je préfère dans le train bon des fois je bookine etc. mais sinon s'il y a des gens en face etc. donc l'autre jour d'ailleurs j'allais à Nantes cas très concret donc à côté de moi il y avait une jeune femme j'ai commencé à faire une blague ou deux elle m'a dit de toute façon je sais qui vous êtes j'ai dit à mon elle m'a dit oui oui oui vous êtes le gars de Vierzon l'archevêque j'ai dit non j'ai dit non malheureusement j'aurais bien aimé être monsieur l'archevêque donc il est plus jeune donc plus riche plus grand donc plus beau et lui il dit non moi c'est net D'a- excusez-moi, vous êtes dans le tourisme, mais moi aussi, je suis dans le tourisme. Bref, on a engagé une discussion et on avait un terrain d'échange et peut-être de collaboration sur la partie hôtelière parce que j'ai racheté dans mes activités une base, ça s'appelle Better Flight Tourism, une plateforme qui s'appelle Better Flight Tourism et qui fait le bilan énergétique des hôtels et qui leur propose des solutions pour améliorer leur bilan carbone. Solutions qui ont un doux avantage, 2 kilos de CO2 en moins, c'est notre promesse, et 2 euros par nuitée. Donc, 2 kilos de CO2 par nuit donc 2 euros par nuit donc à la fois l'économie pour la planète et l'économie pour l'exploitant donc elle était très intéressée j'ai lancé une réunion avec l'entreprise commerciale de Metafly et apparemment ça avance bien et on va faire des trucs ensemble et donc voilà moi c'est mon mode de fonctionnement j'écoute avec les gens et il se passe des trucs et puis des fois il ne se passe rien et c'est pas très grave justement cette question de l'écologie de l'environnement j'ai un
- Speaker #1
J'ai l'impression que finalement, c'est quelque chose qui est à travers tout ton parcours, parce que tu étais très étonné de la nature, avec la photographie, avec toutes ces choses-là. Ou est-ce que c'est quelque chose qui est né un peu plus tard par l'observation de la nature, justement ?
- Speaker #0
Oui, les deux. C'est-à-dire que normalement, j'ai toujours été intéressé, puisque mes grands-parents étaient agriculteurs. Donc moi, j'ai été élevé à la ferme de zéro à six ans en Bretagne, avec ma grand-mère qui a passé toute sa vie quasiment à traverser une cour avec des seaux. Et donc, je connaissais évidemment le rapport à la nature. et le fait que la nature était nourricière, et que globalement, on avançait dans des époques où on passait d'un monde d'abondance à un monde de répartition, maintenant c'est assez clair, et où la production alimentaire devient un problème, alors qu'à une époque, ce n'était pas le sujet. Et donc j'ai très vite compris que la nature avait ses limites, et donc il fallait essayer de la préserver. Ensuite de quoi, j'ai été dans le... dans le voyage, et donc dans le voyage, tu vends des grands espaces, tu vends la beauté du monde, et donc j'ai compris là aussi qu'il fallait la préserver, et que souvent en fait, le touriste, et voire même ceux qui, et même les promoteurs du tourisme, n'étaient pas forcément les meilleurs défenseurs de cette nature, et que donc il fallait cadrer les choses, j'ai été par exemple très impressionné, la première fois que j'ai été dans un parc américain, avec les Rangers qui préservent ces parcs de manière très rigoureuse, rigoureuse, j'ai été impressionné la première fois que j'ai fait le Sahara, c'est pas une très belle impression, la première fois que j'ai marché dans le désert algérien et que j'ai vu les Touaregs qui ramassaient évidemment chaque bout de papier, chaque bout de plastique et qui essaient de préserver autant que faire se peut leur terrain de jeu et j'ai toujours été effaré par les imbéciles qui balancent leur bouteille en plastique, qui gravent leur nom sur des arbres plus rien de moins. ou qui mettent des tags sur des monuments historiques qui ont plusieurs millénaires et qui se sont bien passé de leur nom à poser sur l'édifice pendant des années. Et pendant tout ce temps-là, en tous les cas, d'un côté il y a l'éternité et ce que l'homme a produit de mieux, et de l'autre il y a la bêtise humaine. Et je me suis dit très vite, comment on peut expliquer aux gens, leur donner des repères, pour qu'ils vivent les choses mieux et qu'en même temps, ils évitent de salir les lieux sur lesquels ils passent. Alors on parle aujourd'hui de surtourisme, mais si tu veux, le surtourisme en soi n'est pas un problème, c'est le mode opératoire qui est un sujet. Pourquoi le surtourisme n'est pas un problème ? Parce qu'il y a plein de pays qui manquent de touristes et qui voudraient en avoir pour pouvoir mieux vivre. Il y a plein de gens qui attendent des touristes pour faire vivre leur famille. Il y a des pays où le PIB du tourisme va représenter jusqu'à 70% comme les Maldives. Mais en même temps, ce tourisme-là, il doit aussi respecter les lieux où il se trouve. Il doit considérer qu'il doit laisser à minima l'endroit aussi bien qu'il l'a trouvé, voire même mieux. Parce qu'il peut y avoir un tourisme régénérateur. C'est maintenant toute une nouvelle dimension du tourisme. Et donc, j'ai compris qu'en fait, quand tu es un professionnel du tourisme, tu te dois d'éduquer les gens. Et finalement, cette nouvelle donne du tourisme responsable... engendre quoi ? Engendre le fait que le tourisme responsable démarre par des touristes responsabilisés, donc bien informés, et que donc on a un rôle d'information. On n'a peut-être pas un rôle d'éducation parce qu'on ne va pas éduquer les gens, mais on a un rôle d'information pour que chacun puisse prendre la mesure quand même des enjeux, et donc adapter son comportement aux enjeux.
- Speaker #1
Et en ce moment, on voit, on l'a encore vu cette semaine, la semaine dernière, des personnalités qui font ce qu'on appelle de l'agite propre, de l'agitation politique, Allez, on réagit d'ici. de propagande pardon en attaquant des oeuvres d'art la Joconde je crois que c'est un manet qui a été attaqué cette semaine avec de la soupe exactement et donc c'est une façon de communiquer et d'essayer d'éduquer est-ce que tu penses qu'à travers l'entrepreneuriat tu
- Speaker #0
réponds à un autre tu dis un autre moyen je me pose complètement à ça moi je pense que si tu veux on est en opposition complète c'est à dire d'un côté il y a des glands qui veulent effectivement donc saccager des oeuvres même s'il y a une vitre etc demain on n'est pas à l'abri quand même qu'il y a un cinglé effectivement qui met le feu à une œuvre d'art, donc qui veut priver l'humanité de ce qu'elle a de plus beau au nom du fait que l'humanité pourrait disparaître. C'est quand même un peu débile. Alors que tu vas commencer à t'attaquer au beau quand on s'attaque au moche. Si tu veux, tu vois, les rues de Paris, il y a un tas de lieux enlaidis totalement sur lesquels on pourrait commencer par s'attaquer à ça. Si tu veux, s'attaquer au beau, s'attaquer quasiment au sacré, parce que pour moi, le beau, c'est quasiment du sacré, et c'est un patrimoine universel. Donc pourquoi quelques-uns, au nom d'une colère qui est peut-être légitime, iraient effectivement priver toute l'humanité d'œuvres qui nous ont éblouis, nous apportent effectivement, donc apportent à tous du bonheur. Je trouve ça totalement scandaleux et totalement contre-productif. Moi, je pense que ces gens, si tu veux, qui toute la journée, effectivement, t'expliquent que c'est la fin du monde et que si on ne fait pas je ne sais quoi, effectivement, de toute façon, le monde est foutu, la planète est foutue. D'abord, il faut rappeler que ce n'est pas la planète qui est foutue, c'est l'humanité, parce que déjà, la planète, elle, elle va continuer à vivre 4 milliards et demi, 5 milliards d'années. Tu vois, elle est à la moitié. moitié de son existence, et donc elle finira par disparaître, par imploser, mais en tous les cas, elle a encore pas mal de temps devant elle, premier élément. Et elle, qu'il fasse plus 40, moins 50, ça ne change rien. Donc effectivement, là où on a un sujet, c'est l'humanité. Et on nous dit, oui, vous allez voir, la transhumance climatologique va arriver et les gens vont tous venir ici. Mais déjà, c'est le cas. La transhumance économique existe déjà. Donc pourquoi ces gens ne s'excitent pas, si tu veux, déjà sur le fait qu'il y ait 3 milliards de gens aujourd'hui dans le monde qui vivent avec moins de 3 dollars par jour. Ça, c'est une réalité concrète. Et ces gens-là, aujourd'hui, quel est leur destin ? C'est de traverser la Manche ou l'Atlantique, donc la Manche dans un sens, l'Atlantique, donc plus globalement, pour effectivement essayer de se trouver une destinée et de faire vivre la leur. C'est un monde où il y a tout un point de l'humanité qui est déjà en situation de gérer non pas la fin du mois et la fin du monde, mais plutôt la fin de la journée, parce que c'est leur pittance à la fin de la journée. Un exemple, par exemple, en République dominicaine, tu as 20% des gens qui bossent dans les hôtels qui ne sont pas rémunérés. et leur seule rémunération c'est des pourboires et donc le gars tous les matins il arrive et sa seule obsession sa seule logique c'est de faire 10 dollars donc de pourboire pour pouvoir le soir nourrir les siens quand des gens vivent dans ces conditions et qu'on est responsable en partie de ces conditions moi je me dédouane pas de ça du tout je dis juste que 1. diagnostic et 2. trouvons effectivement et c'est pour ça que je dis que 2. trouvons les solutions c'est pour ça que je dis que ma mission à moi c'est pas de décarboner Donc, Donc le monde, c'est de baisser l'empreinte carbone, de monter l'impact social. Moi, je pense qu'il y a deux plateaux et que tu ne peux pas considérer qu'un seul élément. Parce que le premier est au service du deuxième. Donc déjà, considérons dès maintenant les deux. Je ne vois pas pourquoi, mais effectivement, on considérait que l'impact carbone. Donc moi, mon problème n'est pas de balancer de la soupe sur les horaires. Il est de donner à manger à un maximum de gens dans le monde. Et au-delà de leur donner à manger, il est de donner aux gens de la dignité. Je pense que le monde, les peuples, les populations... Les populations, les individus aspirent à quoi ? À élever leur niveau de dignité. Et donc, quelqu'un qui aujourd'hui n'est pas né du bon côté, puisque, évidemment, ça fait des grandes différences, pourquoi il devrait être condamné ? Et alors, on va lui expliquer qu'en plus, il n'y aura plus d'avion, et comme ça, il est sûr en plus de pouvoir effectivement venir ici, ou s'il vient ici, il ne pourra plus retourner chez lui, voir les siens. Tu vois, il y a un truc qui déconne complètement. Donc, ça ne marche pas, ce monde-là. Donc, moi, je dis, créons les conditions d'un monde apaisé. C'est bien ça, donc, l'enjeu qui nous est effectivement. qui vont exposer et donc les intégristes là où les activistes qui savent juste qu'une seule chose, c'est interpeller, c'est très sympathique, mais c'est quoi les solutions ? Donc moi je suis pour, si tu veux, une écologie des solutions. Et donc moi, quand j'investis dans des boîtes qui effectivement essayent d'apporter des solutions, j'ai le sentiment d'essayer d'apporter ma contribution à l'évolution des choses. Alors à ça, j'ai un grand différent évidemment avec la bande à Jean Covici, qui eux effectivement considèrent que de toute façon c'est foutu. Et que donc il faut absolument interpeller avec force et dire qu'il n'y a aucune solution, parce que si on entrevoit... voit le fait qu'il y ait des solutions, alors ça va dispenser les gens d'agir. Moi, je ne pense pas que ce soit ça la bonne formule. Je pense que quand tu veux faire un régime, tu vas devant le médecin, il commence par te peser. Donc, acte 1, effectivement, on fait un bilan. Et puis, acte 2, il te dit, diagnostic, voilà ce qu'il va falloir faire. Et la plupart des gens, ils vont faire ce qu'on leur dit de faire pour améliorer leur niveau de santé, parce qu'ils ont envie de vivre plus longtemps, parce qu'ils ont envie de vivre en bonne santé plus longtemps, parce qu'ils ont envie de pouvoir faire un certain nombre d'activités. Donc, moi, je pense que... le premier sujet, c'est diagnostic, information auprès des populations et mise en oeuvre de solutions. Voilà. Et donc, quand Jean-Marc nous explique qu'on ne pourra plus prendre l'avion et que l'avion, ça devrait effectivement être 4 vols dans une vie, d'accord ? Bon, d'abord, c'est un marqueur, 4, pourquoi pas 6, pourquoi pas 8 ? Bon, déjà, on voit bien qu'évidemment, c'est un coup marketing, d'ailleurs, qui a très bien marché, puisque globalement, tout le monde en parle. Moi, le premier. Donc, 4 vols dans une vie. Mais ça ne marche pas. Pourquoi ça ne marche pas. Parce que déjà, la croissance croissance de l'aérien, c'est les primo-voyageants qui vont la faire, c'est-à-dire les Chinois et les Indiens. Donc, aujourd'hui, il y a 3 milliards grosso modo et demi de passagers, il va y en avoir 6 ou 7 milliards, et c'est ce qui explique d'ailleurs que l'empreinte carbone de l'aérien ne baisse pas parce qu'en fait, elle baisse, elle ne cesse de baisser individuellement. Et par contre, comme il y a de plus en plus de voyageurs, ça reste relativement stable. Mais ces voyageurs qui arrivent, ils viennent d'où ? Donc, comme je le dis, de Chine et d'Inde. Ces gens-là, c'est qui ? C'est des gens qui ont fait des... qui parfois se sont battus pendant 3 générations pour qu'il y en ait un qui arrivent à la consommation. gars arrive à la consommation parce qu'il est ingénieur et qu'enfin il a un salaire, ce gars-là il veut trois choses un, il veut une voiture parce qu'il dit, ah bah une voiture c'est la liberté comme effectivement ça a été le cas à une époque en Occident, celle-là est moins maintenant mais à une époque évidemment la voiture, James Dean etc, la vitesse ça incarnait effectivement le rêve américain ça incarnait une forme de liberté et donc cette liberté pour lui elle est toute bête, c'est d'aller avec sa mère ou sa copine donc faire des courses en grande surface et pas prendre le bus avec les sacs, donc après c'est pouvoir amener sa copine, donc dimanche après-midi, faire un petit tour. Voilà, bon, c'est des choses toutes bêtes, premier élément. Deuxième élément, donc ce gars-là, il veut la clim. Il dit, ici, c'est trop rude, le climat, etc., pour bien dormir la nuit, pour bien vivre, etc., il faut la climatisation. Et troisième élément, il veut voyager, parce que depuis tout petit, il voudrait voir la tour Eiffel. Comment on explique à ce gars-là que parce que nous, on a pollué pendant 100 ans, il ne pourra pas, effectivement, lui, réaliser ces trois choses-là. Ça ne marche pas. Donc, le seul moyen qu'on a pour que ça marche, c'est de décarboner ces trois choses-là. C'est de faire en sorte d'inventer effectivement un monde différent. Et donc qu'il ne soit pas un monde punitif, qu'il soit un monde incitatif. Dire aux gens, cette clim là, à eau, elle pollue 4 fois moins. Cette solution, la bannière électrique, c'est mieux, etc. pour telle et telle raison. Et après on pourra parler des moteurs électriques si tu veux, et des batteries, etc. Mais globalement, de flécher les bonnes pratiques, ça ça marche. Parce que c'est incitatif dans le bon sens. Mais le punitif restrictif... De mon point de vue, ça ne marche pas. Et la meilleure preuve, c'est que l'aérien a continué de se développer, malgré tout ce qu'on en dit, si tu veux. Et que, et j'ai pas noté effectivement, qu'il y avait une baisse aujourd'hui d'usage de voitures au global dans le monde. Voilà, donc la réalité, c'est qu'il faut engager les gens, inciter les gens à changer leur pratique. La viande rouge, par exemple, c'est pareil. Il y a ceux aussi qui vont barioler les vitrines des boucheries et qui mettent ici, ici on tue, ici on dégorge, etc. Très bien, je veux dire que... Mais est-ce que ça change la consommation de viande ? Non. Ce qui change la consommation de viande, c'est de prendre conscience qu'effectivement, ça produit du CO2, que l'agriculture, c'est 20% de production du CO2, que là-dedans, l'élevage, c'est 10%, et que dans l'élevage, la viande rouge, c'est peut-être 70% des 10%. Donc c'est 6-7% au niveau mondial, ce qui est monstrueux, parce que ce serait plus que l'aérien. Donc, quand on met de la viande rouge dans les avions, on l'a courriée. Là, c'est double peine. Tu vois ? Donc déjà, moi, je dis aux compagnies aériennes, mais commencez déjà par avoir des bonnes pratiques, si tu veux. Donc évidemment qu'il faut flécher les bonnes pratiques. Et je termine là-dessus sur l'aérien. C'est pour dire qu'il y a déjà des solutions aujourd'hui. L'aérien, c'est le domaine en motorisation qui a le plus avancé sur tous les modèles de transport. L'aérien, aujourd'hui, sur les nouveaux Airbus ou les nouveaux Boeing, on est à 2,2 litres, 2,3 litres au 100 passagers. Une voiture, c'est 6,5 litres. Pourquoi avec, Thibault ? on est après pareil en termes d'empreintes, parce que l'aérien, c'est 2,8% d'empreintes carbone, mais avec les traînées, c'est 4%. Donc l'impact, c'est effectivement que les traînées. Mais aujourd'hui, en consommation, on est à 2,2 litres. Encore une fois, une voiture, c'est 6,5 litres. Une voiture, on peut être 4 dedans. 80% des trajets d'une voiture, c'est une personne. Donc la réalité, c'est que quand on compare les choses, on n'est pas complètement déconnant. Premier élément. Deuxième élément, il est très important de rappeler que les vols directs, c'est 15% d'empreintes carbone en moins. Donc commençons-nous les productionnels par flécher les vols directs. Ensuite, si tes clients, on me dit, oui mais vos clients sur votre site Fairmove, il y a aussi les vols directs. Moi, les moteurs de vol, ce n'est pas moi qui les fais. Moi, je mets en avant les vols directs et je dis... Il te dit, prenez les vols directs. Si après, à la fin, une fois que j'ai informé le client, il veut effectivement prendre un vol indirect, qui suis-je pour l'empêcher de le faire ? C'est exactement la même chose qu'un médecin. Un médecin te dit, arrête de fumer, parce que sinon, tu vas avoir un cancer des poumons. Et à la fin, il y a des gens qui continuent de fumer.
- Speaker #1
Pour le passage, j'ai arrêté il y a un mois.
- Speaker #0
Tu vois, c'est-à-dire que tu informes les gens, tu leur mets en avant les conséquences et tu espères qu'évidemment, le gros des troupes va « octempérer » dans une dynamique volontaire. Donc, je termine là-dessus, tu vois, sur l'aérien. Donc, un, avec Thibault, tu flèches les vols directs et tu expliques aux gens et tu espères qu'ils vont suivre tes conseils. Déjà, si tu veux, donc 15% d'emprunt de carbone en moins parce que le décollage, l'atterrissage et le roulage, c'est 15%. Alors que tout le modèle de l'aérien a été construit sur les vols indirects qui sont moins chers. ce qui paraît une aberration mais c'est comme ça tu vois on pourrait expliquer pourquoi etc évidemment mais peu importe je veux dire la réalité c'est que quand on ne paye pas le juste prix des choses alors quelqu'un paye à ta place et là en l'occurrence c'est la planète qui le paye donc quand t'as expliqué ça aux gens déjà ça change pas mal de choses quand on explique aux gens que les chaussures sont faites par des enfants ouigours etc il y a quand même des gens qui se disent ah bah j'ai arrêté de concevoir cette marque bon voilà et ben c'est exactement la même chose une fois que tu sais les choses tu peux plus dire je ne savais pas voilà donc t'allotes ton comportement attends je t'invite sur l'aérien et après Et après, je te fais la marreuse. Parce que c'est vrai que je suis un peu long. Mais bon, c'est de nature. Donc, un, effectivement... Les vols directs. Deux, donc les compagnies qui pratiquent l'éco-pilotage. Aujourd'hui, les compagnies ne sont pas toutes à égalité. Il y a des compagnies qui sont beaucoup plus avancées que d'autres et qui ont des pratiques beaucoup plus vertueuses que d'autres. A la fois parce qu'elles mettent 2% comme Air France, donc de biocarburant, alors que les autres n'en mettent que 1, voire certaines pas du tout, même si maintenant on est plutôt sur 1. Donc Air France est engagée, donc arrivée à 30% à horizon 2030, donc c'est énorme. Et les biocarburants, c'est 85% d'envoi de carburant moins. Alors on a un problème, c'est que c'est 4 fois le prix. et qu'on ne sait pas les produire en quantité. On pourra en reparler. Mais n'empêche, il y a une solution. Ensuite, l'écopilotage consiste en quoi ? À baisser le poids des avions parce que plus tu es lourd, plus tu consommes. Donc comment tu fais ? Au lieu de fiouler, par exemple, en totalité, aller-retour, tu fioules que l'aller. Et puis tu refioules pour le retour après. Pareil pour l'eau. Tu vas changer les sièges des avions parce que les sièges des avions, c'est extrêmement lourd. Ça peut représenter 2 à 3 % du poids et donc de l'empreinte carbone. Tu vas, tu vois, 50 tonnes, par exemple, Palau ! 1 kg par siège passager en long courrier, c'est 50 tonnes de carburant par an. Donc chaque fois que tu allèges les avions, tu économises énormément de carburant, donc de CO2. Et donc tout ça, avec Thivan, c'est à prendre en compte. Et donc dernière chose, le type d'appareil qui consomme plus ou moins. Et donc il faut régénérer les appareils, favoriser les appareils dernière génération qui consomment beaucoup moins que la précédente. Il y a 20% de carburant en moins par rapport à la génération d'avant. Et la nouvelle génération d'avions va encore... amélioré de 20%. Tu vois, on va arriver à 2 litres. On est à 2 litres 2, 2 litres 3, on va arriver à 2 litres au 100. Tu vois, et donc flécher les compagnies vertueuses qui ont les appareils neufs et qui, donc, font des vols directs, ben voilà. Là, t'as un écart, donc, qui est monstrueux. Je te donne un dernier exemple. Si tu vas à l'île Maurice, donc, on va dire, en long courrier, on va dire, en moyenne, c'est 2 tonnes et demie pour aller à l'île Maurice, d'accord. Mais en fait, comme tu le sais très bien, donc, j'imagine, la moyenne est une menteuse. Et donc, la réalité c'est que tu as des solutions à 5 tonnes et la meilleure solution, elle est à 1,5 tonne. 1,6 tonne. Fléchons les 1,6 tonne. Fléchons les 2 tonne. Mais le gars, il n'en sait rien, lui. Donc, il a pris son billet d'avion. Mais si on lui dit, dis donc, Pépère, ça, c'est une solution effectivement à 2 tonne. Tu vois, tu vas économiser 1 tonne par rapport au voyage que tu as fait l'année dernière. Et après... il faut expliquer évidemment qu'il y a des vols dont on peut se passer moi je pense que les vols low cost subventionnés par les régions et qui vont favoriser le Limoges-Edimbourg ça sert strictement à 39 euros ça sert strictement à rien parce que à Limoges personne ne voulait aller à Edimbourg et à Edimbourg ils s'en foutaient d'aller à Limoges tu vois et donc si c'est pas subventionné en fait ça marche pas donc moi je pense que ça c'est pas la peine de mettre de l'argent pour générer des vols qui servent à rien voilà et dernière chose je pense que les aéroports peuvent se réinventer parce qu'aujourd'hui quand je parlais tout à l'heure du roulage donc par exemple au sol on a tous vu ça vécu ça quand on prend l'avion des fois fois, tu atterris au terminal 1 et ils t'amènent au 3 et tu roules pendant 25 minutes dans l'avion. Ça, c'est catastrophique. Sauf si tu fais du green taxi, c'est-à-dire que tu mets des batteries électriques dans les roues. Mais ça, c'est un handicap. C'est que ça alourdit l'avion en l'air. Voilà. Donc, la solution, c'est des tracteurs électriques qui tireraient l'avion. Voilà. Pourquoi on n'est pas équipé de tracteurs électriques ? Pourquoi ? Tous les véhicules bagages de Roissy et d'Orly ne sont pas déjà passés à l'électrique. Tu vois ? Et pourquoi les véhicules passagers ? On a encore les véhicules passagers et on n'est pas directement au terminal. Pourquoi ? Effectivement, quand il y a des bus, si on doit en avoir, ils ne sont pas tous électriques. Voilà, on peut déjà décarboner les aéroports. Et donc, Augustin de Romanet, quand il nous explique qu'il faudrait revoir l'aérien, etc., il commence déjà par revoir ses propres véhicules sur son tarmac à lui, tu vois ? Que chacun, au moins, balaie devant sa porte. Et auquel cas, on fait avancer la cause, tu vois ? Voilà. Et donc, c'est ça ma vision, moi, des choses. c'est qu'il y a des solutions. Appliquons-les d'ores et déjà.
- Speaker #1
Et justement, j'ai lu un de tes posts LinkedIn où tu disais qu'un des plus grands ingrédients de l'entrepreneur, c'était sa capacité à convaincre. À convaincre des entrepreneurs, ou en l'occurrence des investisseurs, c'était l'objet de ce post ce jour-là.
- Speaker #0
Oui, on passe son temps à essayer de convaincre, c'est vrai. Et donc là,
- Speaker #1
est-ce que tu penses que le rôle de l'entrepreneur, ça peut être de convaincre en dehors de sa sphère d'action, c'est-à-dire potentiellement que tu ailles voir des politiques, que tu ailles voir des politiques de tous niveaux, d'ailleurs nationales, locaux, etc., de travailler avec d'autres industries, éventuellement des organismes internationaux. Est-ce que tu penses que l'entrepreneur a un rôle politique et a ce rôle de convaincre en dehors de sa sphère d'action entrepreneuriale ?
- Speaker #0
Ça dépend lesquels, si tu veux. Je pense qu'il y a quand même plusieurs niveaux d'entrepreneur et à chacun sa mission. Le rôle d'entrepreneur, déjà, c'est de délivrer son service ou son produit de manière effectivement efficace et c'est de satisfaire l'ensemble des gens qu'il a engagés avec lui et derrière lui. C'est-à-dire évidemment ses actionnaires, ses banquiers, ses fournisseurs. mais surtout ses clients. Et donc déjà, avant de vouloir tout faire, commençons par bien délivrer ce pour quoi on est là. Je dis ça parce qu'aujourd'hui, tout le monde veut prendre la parole, tout le monde veut parler de plein de choses qui ne sont pas forcément toujours en phase avec ce qu'ils font, avec ce qu'ils connaissent, et tout le monde considère qu'il est légitime sur tous les sujets. Moi, je pense que ce n'est pas le cas du tout. Et d'ailleurs, moi, je refuse plein de trucs. Et ton podcast, je l'ai accepté, parce que je te connaissais, parce que je t'aime bien. pas parce que je l'ai écouté parce que je n'en écoute jamais aucun donc mais parce que j'ai j'ai le titre m'a plu c'est à dire que je me suis dit tiens cette approche effectivement donc sur les mots redonne le titre de ton podcast la bulle rhétorique voilà la bulle rhétorique je me suis dit ben voilà ça je me sens assez à l'aise tu vois et légitime sur ce sujet là parce que j'aime prendre la parole je prends la parole depuis toujours et la rhétorique m'a toujours intéressé donc à tous les niveaux y compris dans la dimension philosophique de la de la rhétorique tu vois et donc je pense que pour répondre à ta question que l'entreprise 1. Il doit faire son job. 2. Il doit animer ses équipes et satisfaire ses clients. 3. Il doit essayer de partager sa vision. Et sa vision peut dépasser le simple cadre de son produit. Parce que tu es toujours en décalage entre ta vision et ce que tu délivres. Donc ça c'est intéressant ce partage là. Et quatrièmement, très important, il doit être valeur d'exemple. C'est-à-dire que moi, j'en ai marre. des gens qui disent le contraire de ce qu'ils font, qui sont dans la tchatche permanente. Parce que moi, je pourrais donner ce sentiment, parce que comme je parle facilement, beaucoup de gens disent « c'est bien à dire, etc. » Très bien, mais il y a une chose qui est sûre, c'est que moi, en tous les cas, selon la formule consacrée, je dis ce que je fais, je fais ce que je dis, de manière très transparente, et même quand je merde. C'est-à-dire que moi, il m'arrive de louper plein de trucs, donc évidemment, je ne suis pas toujours au rendez-vous, j'ai parfois mes faiblesses, donc évidemment. Ce matin, je parlais avec quelqu'un justement de l'acheter. Je pense que dans ma vie, j'ai été très courageux à plusieurs reprises, mais j'ai été aussi très lâche à certains moments de ma vie. Donc forcément, je ne crois pas au parcours, mais en tous les cas, il faut essayer d'être en cohérence. cohérence avec ce qu'on dit et d'avoir quand même une valeur d'exemple qui soit réelle. Et donc ça, je pense que c'est très important. Donc avant de pouvoir faire de la politique, déjà, essayons de faire de la valeur d'exemple à défaut d'être exemplaire. Donc voilà, je ne pense pas qu'être exemplaire, loin s'en faut. Et après, quand tu as dépassé tout ça, si tu as encore du temps... Si tu as encore de l'énergie, si tu as encore de l'envie, eh bien oui, la politique peut effectivement te permettre d'aller encore plus loin dans ta capacité, effectivement, à aider l'humanité à se développer. Je pense qu'entre les deux, il peut y avoir un intermédiaire que Tapie a bien réussi, c'est le sport, c'est-à-dire donner du bonheur à plein de gens. parce que tu vois je pense que par le sport donc t'arrives aussi c'est aussi un moyen d'expression collective tu vois la principale fonction fédératrice du sport au fond c'est c'est de transmettre du plaisir, tu vois, et tu le fais d'ailleurs, quelles que soient les classes sociales, quand tu vas au parc, évidemment, tout le monde n'a pas la même place, mais n'empêche, quand il y a un but, tout le monde communie en même temps, enfin, quand c'est un but pour le P&G, et c'est encore pire à l'OM, donc au P&G, ils se mettent torselus quand il y a un but, à l'OM, ils sont déjà torselus, donc ils ont du mal à aller plus loin.
- Speaker #1
Moi, je ne prendrais pas parti, je ne suis pas assez le foot pour ça. Non, mais... Et je tiens ma maison.
- Speaker #0
Moi j'aime les deux, il n'y a aucun problème. Donc tu vois, je prenais juste ces deux exemples-là pour expliquer effectivement comment tu peux transmettre de la ferveur. Et comme j'ai parlé de tapis, donc évidemment ça nous renvoie à l'OM. Tu vois, mes tapis avaient avant ça aussi avec Bernard Hinault, donc gagner le Tour de France cycliste et transmis aussi du bonheur à pas mal de gens. Donc voilà, je pense que tu as d'abord ta mission, tu as ensuite la vision et la cause que tu peux défendre. Voilà, le sport. qui peut effectivement, donc une couronne de transmission pour transmettre du bonheur au plus grand nombre, et puis après la politique qui peut être l'acte ultime pour faire en sorte de faire avancer ta cause, ta vision, mais encore faut-il pouvoir le faire de manière concrète tu vois, moi souvent les gens me disent tu aurais pu être ministre du tourisme, etc. donc moi, non. très franchement, un, je ne me le souhaite pas, et deux, je serais très mauvais. Et pourquoi je serais très mauvais ? Parce que, moi, j'aime faire, tu vois, et donc, passer mon temps à développer des discours qui, à la fin, effectivement, produisent très peu de choses, et tu veux, je préfère, moi, si tu veux, donc, produire des trucs sans le dire, plutôt que de dire des trucs que je ne ferais jamais, quoi, tu vois. Et alors, pourquoi, on va dire, mais attends, c'est facile, tu vois, de parler comme ça, donc, etc., donc, c'est pauvre politique, si tu veux voilà je pense Je pense que le ministre, c'est un niveau qui me semble très peu intéressant. Je préférais être maire. Voilà, c'est-à-dire que maire, c'est du concret. Tu peux faire avancer les choses. Tu peux parler avec les gens. Tu vois, Jean-Louis Borloo, quand il était maire de Valenciennes, il allait dans les bistrots, etc. Et les gens lui disaient merci, merci Jean-Louis. Et bien, voilà, je trouve que… Et c'est pas évident comme boulot, maire. Si tu disais merci, je pense que c'est le plus beau des compliments. Tu te dis, j'ai fait mon travail. c'est mon job c'est pas évident mon papa est maire de notre village c'est un petit village mais déjà sur un petit village c'est pas évident donc sur une grande ville c'est très dur mais au moins tu peux mesurer concrètement ce qui se passe si t'en as envie si t'es à Nidalgo et que tu considères que la porte de la chapelle c'est les Champs-Elysées dorénavant t'es peut-être un peu défasé par rapport au réalité de ta ville mais si tu veux moi d'ailleurs si j'étais maire mais je serais avec les éboueurs le matin non pas tous les matins je le ferais régulièrement comme dans les parcs d'attractions le PDG ramasse les papiers Merci. Là encore, il faut être valeur d'exemple. Là encore, il faut être moteur. Si tu veux, tu t'émerges, tu te déplaces à pied. Ou en métro, etc. C'est-à-dire, on peut dire, oui, mais non, ça c'est facile à dire, mais très bien, moi je le ferai. Je veux dire, pas comme Tomira, en vélo, avec 45 gardes du corps, et les rues bloquées. Une voiture devant, une voiture derrière. Ou à la fin, si tu veux, ça pollue encore plus. Donc finalement, tout ça, c'est du spectacle. Je pense que si tu veux, il y a des marqueurs qui sont intéressants, comme l'a fait Jean-Claude, encore une fois, avec l'avion. Mais il y a surtout...
- Speaker #1
Je pressais juste, Jean-Cosé. pas moi, Jean-Caussé, c'est mon surnom. C'est vrai. Jean-Caurentin, donc on résume souvent Jean-Caussé. C'est ça, on parle de Jean-Caussé, évidemment.
- Speaker #0
Jean-Marc, Jean-Caussé, non, non, mais donc, voilà, il y a des marqueurs qui sont intéressants, mais il y a mieux que des marqueurs. Il y a des réalisations concrètes qui vont améliorer l'existence des gens. Voilà. Et quand tu arrives à faire ça, c'est mieux que de balancer de la soupe sur les trucs. C'est mieux d'avoir des discours définitifs, etc. Ça, c'est du concret. Voilà. Et donc, moi, je suis pour le concret. Et chaque fois que je peux essayer... essayer d'apporter ma contribution à quelque chose qui va améliorer la vie des gens, j'essaye. Tu faisais référence à qui nous l'associer ? Sur un cas très différent, sur la saison 2, on a eu Ashley Taieb qui présentait une application qui n'existait pas, mais qui... une application qui avait vocation à aider les gens à lutter contre leurs addictions, et évidemment on lui a posé la question de savoir pourquoi elle essayait de faire ça, et sur la quoi elle a répondu parce que moi-même j'ai été effectivement j'ai été dépendante d'une drogue terrible qu'elle craque elle a vécu dans des conditions terribles pendant des années, etc, et elle s'en est sortie toute seule c'est admirable cette leçon de vie c'est-à-dire que t'as des gens qui démontrent des forces, etc comment ne pas aider quelqu'un qui veut aider les autres, qui a lui-même démontré qu'il a avait une capacité et une force à le faire. Moi, j'essaye effectivement d'être celui qui va accompagner ce type de mouvement. Mais tous mes investissements, j'essaye d'y trouver une logique. Par exemple, j'ai investi en saison 2, en saison 3, non en saison 2 pardon, c'était ma saison 1 à moi et donc saison 2 de qui nous l'associer, donc sur une boîte qui s'appelle Biotimix, qui fait un robot qui est le thermomix de la beauté. Et après, tu te fais livrer les produits et donc tu es sur le marché du faire soi-même. mais avec un robot qui permet de ne pas avoir à tout. touiller dans ton petit bol, donc de le faire plus vite, et puis après de le conserver, etc. Donc, ça c'est, on pourrait dire, ça c'est du business, qu'est-ce qu'il y a comme vision là-dedans. Moi, qu'est-ce que j'ai vu tout de suite ? J'ai vu une chose immédiatement, qui est, comment on peut démocratiser l'accès aux cosmétiques pour le plus grand nombre ? Pourquoi ? Parce que je pense que c'est une des grandes fractures de notre monde, on n'en parle jamais. Mais l'accès à la beauté, pourquoi ? Pourquoi il y aurait tout un pan, tu vois, de... qui n'aurait pas accès à la beauté. Mais quand tu dois acheter des crèmes, tu veux donc à 35 euros le pot, c'est sûr qu'évidemment, il y a une fracture économique. Mais nous, on sort des crèmes qu'on tourne les yeux à 1,25 euro, on sort des crèmes hydratantes à 2 euros, etc. Et donc là, c'est toujours de l'argent, mais ça met à disposition quand même du plus grand nombre. Et je me dis, quelqu'un qui est chômeur de longue durée, qui est chez lui, qui tourne en rond, etc., qui n'a pas beaucoup de moyens, qui doit se rendre à un entretien d'embauche, il en vient d'être beau. Et quand tu te sens beau, tu te sens bon tu te sens fringant ça développe ton enthousiasme et quand t'es enthousiaste ben t'es convaincant tu vois et donc la réalité pour revenir à l'élocution à la rhétorique etc on pourra développer un peu cette partie là après mais en tous les cas je pense qu'il y a plein d'ingrédients tu vois et bizarrement il y a des choses qui ne sont jamais considérées tu vois l'accès l'accès encore une fois j'ai beaucoup parlé du beau sur les paysages donc les monuments etc mais ça vaut aussi pour l'être humain tu vois se sentir beau ou belle ben évidemment donc que ça que ça change ton rapport donc à la société tu vois donc et ta manière de te comporter tu vois et donc je trouve que c'est c'était une mission vachement intéressante et donc on a racheté notre boîte mais on appelle cosmétiques qui produit ce que nous on avait le robot et on achetait des produits maintenant on les produit nous même donc on baisse encore le prix tu vois et donc ça va dans cosmétiques beauty mix et donc et donc Nelly Frites elle essaie de porter maintenant ce cette voie là parce que les cosmétiques c'est 95% de marketing tu vois avec des marges énormes et non quand tu prends une crème La Prairie pour ne pas les nommer à 300 s'emballe le pot, tu m'excuseras. Si tu veux qu'il y ait des gens qui payent ça, tant mieux pour eux. Si tu veux. Donc nous, on n'a pas l'équivalent. Dans tous les cas, on permet à tout le monde d'avoir accès à ces produits à un prix extrêmement intéressant. Tu vois, si un jour, quelqu'un me disait grâce à vous, je me suis relancé, etc. Je serais très content. Pour finir là-dessus, sur ce sujet du merci, Jean-Louis Borloo, j'ai une autre anecdote, c'est Mathudy, donc ça revient effectivement... qui était avec nous sur le plateau en saison 3 il n'a fait que 3 calmes mais finalement tout le monde se rappelle de sa présence et donc il a dîné chez moi un soir et en sortant je l'ai raccompagné à sa voiture et il est arrivé une voiture qui faisait plein de bruit donc musique à fond, vide baissé etc c'était l'été donc il faisait bon et il était une heure du mat et les types se sont arrêtés ils ont pilé, genre frein à main il n'y a plus de frein à main sur les bagnoles maintenant j'attends mon public il est comme ça mais en tous les cas c'était un peu ça dans l'idée les gars sortent de la bagnole etc et je me dis merde ils vont nous faire chier etc et les types disent merci Blaise et ils remontent dans la bagnole et ils se cassent et je me suis dit ça c'est sublime c'est à dire que le gars il a transmis par son exemple par les victoires par la coupe du monde évidemment mais il a transmis un peu de bonheur à plein de gens qui lui en sont reconnaissants et bien finalement moi je pense que le business pour répondre à ta question comme la politique finalement le but final C'est ça, parce qu'en fait, l'enrichissement, on s'en fout. Quand je dis on s'en fout, on s'en fout quand on l'a dépassé à ce stade-là. Oui, quand on a ce qu'il faut. Après, qu'est-ce que tu vas faire de plus ? Je ne vais pas reprendre toutes les rhétoriques que tout le monde connaît sur on ne peut pas manger plus de trois fois par jour, etc. Il y a un moment donné où, si tu veux, le plus important, c'est ce que tu vas en faire. Et à qui ça va apporter ? Et moi, j'ai plein d'exemples où je me suis senti, à des moments donnés, utile. mais il y a plein de fois où j'ai aussi foiré il y a des gens que j'ai déçus donc voilà je ne suis pas en train du tout de faire la géographie de ce que je viens de dire et de dire que je suis un type formidable donc je suis loin d'être le Gandhi ou le Mandela du business,
- Speaker #1
très très loin malheureusement j'aurais adoré ça en même temps pour moi ce n'est pas le rôle d'un entrepreneur il y a des personnes qui s'engagent, qui mettent leur vie dans une idéologie ça peut être très positif le rôle de l'entrepreneur comme tu le dis c'est d'abord de construire quelque chose de convaincre de l'intérêt de ce qu'il fait, de trouver un problème, de trouver une bonne solution, de convaincre de l'intérêt de sa solution, et ensuite... Et d'en faire un business,
- Speaker #0
un business rentable. Mais tu peux être rentable et vertueux. C'est-à-dire que les deux ne s'opposent pas. Et je pense que l'idée que des requins, des tueurs, si tu veux donc je pense que c'est plus de l'époque voilà je pense que aujourd'hui effectivement donc l'époque n'est plus à vouloir faire que de l'argent l'époque elle est à savoir comment on va l'utiliser intelligemment et donc on est passé du fric au sens mais je pense ça c'est ma conviction et je pense que c'est c'est beaucoup, c'est ça que j'explique, beaucoup plus gratifiant. Donc, quelque part, c'est même égoïste de ma part. Parce que si tu veux, le retour que tu en as est beaucoup plus gratifiant. Donc, faire le bien, en fait, si tu veux, au tout cas, essayer, parce qu'encore une fois, là aussi, il faut y mettre des limites, mais essayer de faire le bien, c'est effectivement plus gratifiant que de vouloir faire du fric.
- Speaker #1
Mais finalement, ça rejoint pour le coup la rhétorique, parce que dans la rhétorique, il y a ce qu'on appelle l'éthos, qui est... Il y a l'incarnation de la personnalité en fait, la personnalité remplit un des piliers de la persuasion avec le logos et le pathos et c'est en gros Parce que c'est cette personne qui me parle, qu'elle incarne une vertu, un bon sens, que j'ai confiance en elle, plutôt qu'elle est crédible, je vais lui accorder ma confiance. Et donc ça devient aussi un des éléments clés de l'entrepreneur. Et donc cette vertu que tu incarnes, notamment avec ce que tu fais sur le tourisme responsable, sur ces choses-là, j'imagine que ça te permet de porter une parole. Et sans doute que c'est aussi un élément constitutif de ton business.
- Speaker #0
Oui, mais si tu veux, qui n'est pas, tu as tout à fait raison, mais qui n'est pas forcément valorisé par tous. Si tu veux, donc, bon pote, Wagner et tous ces gens-là vont t'expliquer que de toute façon, je fais du greenwashing et que je suis pire que les autres encore, puisque en plus, j'essaie de me donner bonne conscience, tu vois. Et donc, tu vois, bon, alors que moi, j'estime que je suis sur une ligne de crête, justement, qui est la bonne, c'est-à-dire que j'essaie de convaincre les gens de faire mieux, voilà. Et eux, ils disent, il ne faudrait pas faire du tout, voilà. Et moi je lui dis, si on ne fait pas du tout, il y a tout un point de l'humanité qui ne va plus en vivre. Et il dit, ce n'est pas le problème. C'est un autre sujet. Je dis non, c'est le même pour moi. Et donc, quelque part, tu vois, on est toujours le green washer de quelqu'un. On est toujours, si tu veux, on n'est jamais suffisamment vertueux, avancé, engagé et exemplaire. Parce qu'il y a toujours des gens qui ne sont plus que toi. Et évidemment. Et c'est vrai que moi, je suis toujours très modéré. sur cette parole-là, c'est-à-dire que j'explique que je essaie de faire un tas de trucs, voilà, donc tu vois j'ai investi très tôt par exemple dans le rétrofit, parce que je considère que de sortir des véhicules du parc de pollution, et bien c'est évidemment donc une vertu, et surtout on le faisait avec des batteries de seconde vie donc à qui on donnait encore 6-7 ans de plus donc ce qui permet peut-être de trouver des solutions donc pour les retraités donc voire même, effectivement, donc après on faisait du stationnaire et on redonnait encore 6-7 ans de vie à ces batteries, et donc on était au carrefour de pas mal effectivement donc elle de problématiques, tu vois, j'ai investi dans une ferme verticale, donc avec des LED, très peu de terre, très peu d'eau, puisque c'est une des problématiques auxquelles l'humanité va être confrontée, tu vois, et donc j'essaye d'être au rendez-vous d'un certain nombre de sujets comme ça, mais évidemment, je suis loin d'être exemplaire, et peut-être heureusement, parce que moi, je ne cherche pas, tu vois, donc finalement, à gagner, tu vois, mon éternité, mon paradis auquel je ne crois pas, tu vois, donc voilà, pas chercher à gagner un paradis auquel je ne crois pas. Donc, j'essaye de faire comme je peux. Et puis à la fin, si tu te dis finalement, dans Meusson, c'était sa phrase, finalement, cette vie était plutôt belle. Oui, c'est ça. Je pense qu'à la fin, au mieux, tu obtiens ça. Voilà. J'espère que je serai dans ce camp-là. Cette vie n'était pas si mal plus ou... ou plutôt belles, tu vois, donc, c'est-à-dire, on a réussi quand même à faire des choses, voilà, donc, tu vois, mais j'en aurais loupé plein, tu vois, donc, y compris à titre personnel, dans ma transmission, à ma fille, par exemple, etc., parce que forcément, toutes mes actions, etc., le corollaire, c'est que si je bosse beaucoup, donc je donne peut-être moins ou bien, etc., tu vois, donc, voilà, on pourra toujours trouver, tu vois, l'autre fois, je lisais que, si tu veux, Rousseau a mis ses 5 enfants, donc, à l'assistance publique, tu connais cette, voilà, donc, voilà, Rousseau, qui est cité toujours, toujours un exemple comme étant effectivement le chantre de l'humanité et finalement de la vision de l'homme. tu vois, comme étant au-dessus de tout, et finalement la société le pervertissant, donc lui étant vierge immaculée, c'est la société qui vient effectivement le percuter, alors il l'a fait pour des bonnes raisons, il l'a fait parce qu'il n'avait pas de fric, et il a même écrit une lettre qui est assez fantastique pour expliquer que c'est la faute justement de l'État, etc., donc parce qu'il n'avait pas d'argent, et que donc il a dû mettre ses gosses à l'assistance. Ceci dit, voilà, donc finalement, son œuvre aura eu un prix.
- Speaker #1
et quelqu'un leur a payé en l'occurrence sa famille ça me fait penser à quelque chose je crois que c'était la saison dernière il y avait Paido Paido passe présente son projet et à la fin Anthony Bourbon fait son pitch et en gros invite les bienveillants avec un ton très ironique à y aller sous-entendu vous n'irez pas parce que c'est pas intéressant etc et je trouve qu'il y avait ah non non sous-entendu vous êtes des glands et parce
- Speaker #0
que vous mettez du fric dans des trucs qui n'ont aucun intérêt Mais comme ils ont pleuré, vous allez y aller. C'est-à-dire que, et sous-entendu, même... ça va même plus loin je pense en creux si tu veux donc ça veut dire moi je suis un homme libre et je me sens au-dessus de tout ça et je suis là pour faire du fric voilà et j'affirme que c'est ça ma façon de voir les choses et vous comme effectivement donc vous êtes en otage vous êtes pris en otage vous ne saurez pas vous en dépêtrer voilà ce qui n'est pas complètement faux c'est-à-dire que si tu veux sa remarque est assez juste c'est-à-dire que lui il a un positionnement qui est extrêmement clair voilà il a le mérite de la cohérence personne ne peut lui retirer ça bon voilà et nous on est peut-être c'est peut-être C'est ambigu parce qu'un coup on y va, un coup on n'y va pas, et si le mec se met à pleurer alors on met plus d'argent, enfin tu vois, ce serait quand même un peu débile qu'effectivement le pathos, puisque tu vois on est dans ton émission donc employons les bons mots, que le pathos finalement vienne l'emporter sur la réalité des choses, c'est-à-dire qu'on ne doit pas être que dans l'émotion, tu vois. Donc moi dans ce cas-là qu'est-ce que j'ai fait ? Moi, je me suis dit... J'ai donné mon analyse. Je me dis, un, ces mecs-là sont méritants. C'est un groupe de gens méritants. Ils sont très travailleurs. Ils veulent s'en sortir. Ils ont des idées. Déjà, ça fait quand même beaucoup d'ingrédients. Il demande 50 000 euros. Revenons quand même au chiffre. Donc, il ne demande pas 400 000. Il demande 50 000 euros. Moi, je suis prêt à investir à vos côtés, mais dans la ferme, pas dans la paille d'eau. Parce que je n'y crois pas, ce truc de paille d'eau. Je ne sais pas si c'est la bonne idée. Je pense qu'il y a plein d'idées possibles. Tu vois, cas concret, un hectare de maïs, ça rapporte 5 000 euros par an. D'accord. Donc, un hectare... Oui, si, si. Un dé... un hectare, donc, si tu veux, de mangue, ça rapporte combien ? Ben, maintenant, avec l'enjeu climatique, est-ce qu'on peut pas faire des mangues ? Tu vois, je donne un exemple. Et donc, je dis, si on faisait des vergers, je ne sais pas ce qu'il faut qu'on fasse. Mais dans ces cas-là, pour faire ça, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut du capex. Il faut de l'investissement. Or, qu'est-ce qui fait que les fermes françaises, 380 000 fermes, là, qui n'arrivent pas, qui vont en tracteur, donc, sur les routes pour gueuler, parce que effectivement, donc, on veut leur retirer un tas de trucs qui font la différence, mais qui malheureusement, polluent. Bon. Et pourquoi ils sont condamnés à continuer les mêmes modèles ? Parce qu'ils sont scotchés financièrement, qu'ils ont fait des prêts pour acheter des John Deere qui valent 150 000 euros, des stabulations pour faire la traite ou des porcheries industrielles, etc., qui valent des fortunes et qui gagnent du pognon, le créneur à l'école qui fait les prêts. Et les mecs, ils se saignent aux quatre veines et ils n'ont plus un rond et donc ils n'ont plus de capacité à se réinventer. Donc, l'un des moyens de la transition agricole, ce serait de faire, de geler les dettes. donc les remboursements pour ceux qui rentreraient dans une voie qui serait de faire autre chose, de faire différemment, je donne un exemple concret. En Bretagne, on fait du cochon industriel qu'on va aller vendre 0,80 ou 1 euro le kilo. Le patin des gras en Espagne, ça peut monter donc à 1 000 euros le kilo. Pourquoi nous, la France, qui avons une image de pays exceptionnel, enfin de produits du terroir exceptionnels, pourquoi on est parti faire des porcheries industrielles, sur lesquelles on est foutu, puisqu'il faudrait les faire toujours plus grandes, et nous, nos limitations, nos réglementations, et même la surface d'exploitation, et les conditions salariales qui font qu'on ne peut pas embaucher des gens, qu'on paierait très peu cher, etc., pour pouvoir bosser dans ces porcheries, tout le modèle français, c'est Vuitton, donc c'est pas Tadegra c'est pas le cochon à 0,50 tu vois ou à 1 euro et donc pourquoi on est parti là-dedans ? On est parti là-dedans parce qu'on a poursuivi un modèle qui n'était pas le bon. Et on s'est gouré. Donc maintenant, il faut sortir de ça et redonner sa dette de noblesse à l'agriculture en sortant les mecs de leur dette. C'est ça le problème des mecs. Ce n'est pas qu'ils ne sont pas cons. S'ils pouvaient faire autre chose, ils le feraient. Regarde, les champs de morille. La morille, ça peut monter à combien l'hectare ? En perma. Tu vois ? En perma agriculture. Moi, j'ai un copain, il a deux hectares. Deux hectares, donc trois hectares. La ferme du Perche. Donc, Jean-Claude, Jean-François Rial avec son fils Tom, ils font plus de 200 000 euros de chiffre d'affaires. Tu vois ? Donc, si tu veux, t'as des mecs qui font 100 000 balles à l'hectare, donc en perma, 250 000 balles. Et on revient au maïs, 5 000 balles. Donc, si tu veux... Alors, OK, il y a plus d'employés au Quai, mais lui, il fait un petit bénéfice. Et tout le monde est payé, tu vois ? Et donc, il y a sans doute des voix. Mais pour ça, effectivement, il faut pouvoir, à un moment donné, faire un pas de côté. Or, l'agriculteur, il n'a pas de pas de côté, puisque tous les mois, il doit payer ses traites, tu vois ?
- Speaker #1
Et... Plus que savoir-faire. Parce que, pour le coup, mon grand-père était agriculteur aussi. Et moi-même, j'ai beaucoup bossé dans les champs, etc. Donc je suis très bien... Dès que j'ai commencé à parler de ça, tu t'es éduqué. Mais on va éviter de trop divaguer là-dessus. Mais juste pour dire là-dessus, c'est qu'il y a aussi autre chose. C'est qu'il y a un savoir-faire...
- Speaker #0
Pas divaguer, digresser.
- Speaker #1
Digresser, pardon. Il y a un savoir-faire qui se transmet aussi. Et que quelqu'un qui travaille dans le céréal ne sera pas capable d'aller travailler de la mangue. En tout cas, il ne saura pas le faire, etc. Et on peut le former. Voilà, mais c'est là aussi Il y a ce pas de côté Qui doit être nécessaire C'est ce temps de formation Oui,
- Speaker #0
mais beaucoup de jeunes aussi Maintenant, on fait des écoles Tu vois, ils connaissent plein de trucs Si tu veux Et donc, très clairement Si tu veux C'est pas de la mauvaise volonté C'est qu'ils peuvent pas Quand tu achètes un paysan Si tu veux, un agriculteur T'as une caractéristique Moi j'en ai Les fermes, j'en ai fait plein, etc Si tu veux, t'as un nombre De courriers accumulés Des recommandés, des machins Que les mecs n'ouvrent même plus Parce que c'est la laiterie Qui lui demande des trucs Ils sont paumés les mecs Tu vois Ils respirent plus Et quand l'eau est là Si tu veux Donc, tu vois, juste ici tu te débordes voilà Ils survivent, et quand tu survis, c'est très compliqué de se réinventer. Donc, moi, ma proposition, c'est de leur dire, je mets de l'argent avec vous pour justement qu'on passe le pas de côté, qu'on réfléchisse à comment on pourrait faire, et je le faisais en me disant, ça me servira un peu de labo, pour si on trouvait des solutions, pouvoir effectivement faire école. Et en même temps, j'aide des gens qui sont méritants. Ma solution, on ne leur aura pas du tout plu, et ils ont eu les 50 000 euros avec mes trois camarades. Donc ils ont... ils n'ont pas eu besoin, si tu veux, de prendre ma proposition. Et donc, bienveillant, c'était peut-être le début de la réflexion, mais moi, c'était surtout méritant. Et donc, je pense qu'il y a une grande différence entre la bienveillance et le récompense du mérite.
- Speaker #1
Oui, mais surtout, il y a un truc que je dis tout le temps, et je crois que ça fait trois épisodes que je le dis à chaque fois, mais je le répète encore une fois. Répétons-le. Pour moi, la bienveillance, ce n'est pas la gentillesse. La bienveillance, c'est être aussi honnête. et savoir dire à quelqu'un, et ce que je trouve, tu fais souvent très bien, de dire, là, ton projet, j'y crois pas pour telle raison, telle raison, je te le dis en toute bienveillance, je te fais pas croire que c'est un projet génial, je vais pas non plus me laisser convaincre par le bateau, si tu peux m'émouvoir, etc., mais je sens que ça ne marche pas, et je te l'explique. pour te faire grandir. Et ça je l'ai fait,
- Speaker #0
je le fais beaucoup et t'as raison, et je le fais beaucoup et c'est pas évident à faire. C'est pas évident à faire parce que d'abord t'as les gens en face de toi et ces gens là si tu veux donc ils attendent de toi... autre chose que des conseils. En l'occurrence, ils attendraient plutôt de l'argent. Et donc ça, on n'est pas dupe. Et donc, si tu veux, quand tu commences, tu vois, tu as dit la tribe et que tu sais qu'effectivement, tu vas forcément décevoir les gens qui sont en face, bon, c'est déjà effectivement un peu compliqué. Premier élément. Deuxièmement, tu es à la télé. Donc, il faut éviter quand même aussi d'humilier les gens. Et donc, il faut à la fois être très précis et pertinent, tu vois, et en même temps, il faut garder un peu de distance et se rappeler où on est. mais troisième élément, parce qu'on pourrait me reprocher, donc de dire, mais des fois, t'as été dur aussi parfois avec des gens. D'ailleurs, pour moi, le frère, il a dit ça, il a dit, mais toi-même, etc., etc. Il m'est arrivé de le faire pour une seule raison. Moi, je l'ai fait deux fois. Je refais un peu l'historique, ou près de trois fois. Comme disait Jacques Brel, j'ai jamais tué de chat, ou alors j'ai oublié. Donc, voilà. Je l'ai fait une première fois parce que je considérais que l'attitude des gars n'étaient pas adaptés donc à la situation et que quelque part il y avait un petit côté foutage de gueule voilà qui ne me convenait pas bon voilà donc j'ai le droit d'avoir mon avis sur le sujet et de l'exprimer c'est ce que j'ai fait ils m'en veulent beaucoup donc parce que j'avais fait une petite blagounette c'était le truc de la focaccia là ou non ah non la focaccia moi j'ai été hyper cool moi j'ai adoré d'ailleurs j'ai été bouffer chez eux après ah ouais les trois mecs j'ai adoré moi le show etc non après je voyais pas trop si tu veux comment tu vois le show l'a trop emporté sur le business etc mais c'était un très bon moment et tu vois je ne sais pas ce qu'ils sont devenus mais j'ai été goûter leur sandwich dans le 17ème et c'était très très très bon c'est super bon super bon Et puis les mecs, vraiment très forts. Ils ont fait HEC, etc. L'un des trois, c'est des mecs très brillants. Ils devaient développer de la franchise, mais l'un ne voulait pas. Ils n'étaient pas très clairs sur la suite. Et sur la stratégie qu'ils avaient développée. Pour laquelle je ne suis pas allé. Moi, c'était plutôt la mutuelle pour animaux.
- Speaker #1
Ah oui, je me souviens de ce truc-là.
- Speaker #0
J'avais fait une blagounette en disant... Parce que la valo était très élevée. Donc j'avais dit, mais vous, c'est un incroyable talent. parce que c'est... Ce n'est pas qui nous l'associe qu'il faut faire. C'est un incroyable talent parce que si vous les arrivez à lever sur cette valeur-là et il se trouve qu'ils ont levé et que maintenant, effectivement, ils disent, Nadir Kelglan, on a réussi à lever, etc. Eh bien, tant mieux. Moi, je les félicite. Mais globalement, des mecs qui viennent sur le plateau et qui t'expliquent qu'ils n'ont pas de techno, ils n'ont pas de chiffre d'affaires et que ça vaut 6 millions, ils n'ont pas de communauté. Je cherchais. Pas de techno, pas de chiffre d'affaires, pas de communauté. Et tu dis, mais alors, qu'est-ce que vous valorisez ? L'idée. Mais l'idée, c'est peut-être pour un niveau. Il y a 150 mecs qui l'ont eu. A bientôt. Donc, c'est quoi votre différence ? Nous, on va être bons. Ok, mais si tu veux, tu ne veux pas s'y plaquer. Tu ne veux pas s'y plaquer le fait que tu aies de l'énergie, tu vois. Donc, voilà. Moi, c'était ça mon truc, si tu veux. Et j'avais quelque part l'impression qu'ils étaient issus d'un monde qui leur permettait de croire qu'ils auraient cet argent-là et du reste, ils l'ont eu parce que, sans doute, ils avaient des raisons, etc. Mais que ce n'était pas la vraie vie. Et donc, ça, c'était mon premier point où j'ai été effectivement un peu énervé ou irrité. Énervé, c'est beaucoup dire. Et puis cette année, il y a eu une séquence avec le barbier de Marseille, où tout le monde a dit que c'était la faute des deux petits jeunes. Et moi j'ai dit non, c'est la faute du chef. Quand tu as un truc de merde, c'est le patron qui doit être responsable. Moi, un truc de merde, ce n'est pas mes équipes, etc. C'est Nadir, parce que d'abord c'est Nadir qui a joué les équipes. Donc déjà, il est comptable. équipe en question, tu comprends ? Et donc je me suis adressé à lui, voilà, donc très clairement, et en lui disant écoute, parce que effectivement, tes copains avec un footballeur ou deux, que ça fait un business ça mon ami, donc si tu veux, le mec avait rien à travailler, et pourquoi ? Je pense, parce que quelque part, en m'en prenant un peu à lui, je m'en prenais aussi à l'émission, c'est-à-dire que quelque part, cette émission, elle laisserait imaginer que parce que t'aurais eu une vie difficile, et que t'aurais dépassé, donc si tu veux, ces difficultés, alors tu serais légitime pour ton contrôleur, non ? T'es légitime pour être un homme bien, t'es légitime effectivement pour avoir une vie épanouie sans doute, mais en quoi ça fait de toi un entrepreneur ? Il faut vraiment donc là bien comprendre les choses. Quand Ashley Taieb parle de son application, il y a un rapport direct entre l'application et ce qu'elle a vécu. Donc elle explique d'où elle vient, parce que ça nourrit le pourquoi, le fameux why, donc du pourquoi elle fait ça. Mais quand un mec comme cette année est pépiniériste et qu'il explique qu'il y a eu de la pépinière, etc. Quel rapport avec Vinyrist ? Moi, je ne vois pas. Si tu veux, tu as de l'émotion qui fait comprendre la démarche et qui fait adhérer dans la démarche. L'agriculteur qui fait des pailles et qui dit c'est très dur donc on essaie de trouver des idées, etc. Ça, c'est de la vraie émotion mais de l'émotion créative. Il essaie de trouver des solutions. Et puis, il y a des choses que tu as vécues dans ta vie mais qui n'ont rien à voir avec ton business. Si tu veux, et donc, il faut... masculé dans confession intime. Et donc, si on commence, tu vois, à faire croire qu'il suffit, effectivement, dans ton pitch de mettre de l'émotion pour, effectivement, emporter la lésion, eh bien non. Et donc, c'est cette limite entre bienveillance et bonne compréhension, entre, si tu veux, bienveillance et mérite, entre bienveillance... Et engagement, et adhésion, et émotions collectives. Il peut y avoir de l'émotion collective et tu te dis, attends, mais ça c'est trop fort. J'ai envie de ce mec-là. Parce que je pense qu'il va me le rendre. Parce que je pense qu'il va me le rendre. parce qu'il va aider d'autres gens, parce que ça va créer une dynamique, et des fois tu es déçu. D'ailleurs, si tu veux, investir sur les hommes, c'est prendre le risque de la déception, et j'ai été déjà déçu évidemment.
- Speaker #1
Et ça c'est un truc que je dis très souvent, je fais des analyses très souvent, des pitches de qui veut être mon associé, et je le répète très souvent, si vous faites des levées de fonds dans le circuit classique, Ne prenez pas exemple sur ce qui se passe dans l'émission parce que c'est coupé comme pas possible il y a plein de trucs qui vont pas vous il n'y a pas le montage il n'y a pas la musique de fond il n'y a pas tous ces trucs là quoi.
- Speaker #0
Non mais il y a des choses qui sont très vraies et qu'il faut garder qu'il faut capter et puis il y a des choses... C'est de dire,
- Speaker #1
là, tel procédé... J'ai déjà vu ton truc,
- Speaker #0
parce que tu m'avais taclé, je crois, une fois, sur un cas, je ne sais plus lequel. Il me semble que... Non, mais généralement, tu me miens, mais il me semble que j'avais vu ton truc et sur un cas, tu m'avais un peu taclé. Mais t'as été... peut-être raison. Je ne sais plus ce que c'était.
- Speaker #1
C'est peut-être sur Paido, du coup.
- Speaker #0
Ah oui, parce que je voulais la ferme. Les gens ont dit qu'ils voulaient la ferme.
- Speaker #1
C'est peut-être là-dessus. Moi, je comprends que des agriculteurs ne cèdent pas leur ferme parce que c'est le seul truc. Je ne voulais pas qu'ils aient leur ferme. Je dis que je voulais être associé à la ferme. Pas la même chose.
- Speaker #0
Et je voulais 10%. C'est pas non plus, tu vois. Donc, j'étais un associé à la ferme. et pourquoi ? parce qu'encore une fois je dis peut-être que demain on fera de la morille et que c'est ça qui va sauver la ferme et pas effectivement faire des pailles d'eau tu vois qu'est-ce que j'en sais moi si les pailles tu vois donc tout le monde s'est excité sur les pailles parce que c'était sympathique et c'était 50 000 balles mais moi j'en sais rien si c'est ça qui va marcher ou pas et je pense même que ça marchera pas tu vois donc ça marche pour l'instant mais ça bricole tu vois donc il y avait peut-être quelque chose de beaucoup plus fort à faire et donc je m'étais dit si on réfléchit ensemble si je m'associe à ce truc là si je vais les voir régulièrement parce que moi ma caractéristique tu sais tu veux et ça personne ne va me le tirer c'est que moi je m'intéresse au start-up. Moi je vais sur place, je suis avec les mecs Je m'intéresse à tout, etc Et donc quelque part c'était ça que je voulais faire avec eux Mais encore une fois Ils avaient tout à fait le droit de ne pas vouloir ça Et c'est d'ailleurs ce qu'ils ne voulaient pas Mais ce que je voulais te dire c'est que Il y a une logique dans cette émission Quand tu regardes les pitchs Si tu veux Le volontarisme n'est pas suffisant Et donc le mec qui vient et qui dit J'ai une histoire dure mais j'ai tout déchiré Pour moi c'est le niveau zéro du pitch Il se trouve que c'est ça qui est très valorisé parce que ça fait de la bonne télé et donc n'oublions pas qu'on est à la télévision et que donc on est toujours un peu déchiré entre évidemment le business et le spectacle et tous on joue un peu à jeu là et tous on est plus beau il y a des gens qui m'arrêtent dans la rue qui me disent ah vous êtes plus beau à la télé bah évidemment t'es maquillé, t'es coiffé ils me mettent mes cheveux comme ça ils sont gonflés je suis bien habillé je voulais en parler d'asphalte Merci. j'adore cette marque voilà mais si tu veux donc voilà donc toi t'as une styliste t'as deux maquilleuses t'as un coiffeur t'as un barbier etc etc évidemment que t'es plus beau t'as les lumières etc très bien donc c'est de la télé voilà ça n'avait jamais l'impression que c'était de la télé et donc on essaye et c'est ce que j'avais dit donc sur les premières émissions c'est que on essaye effectivement donc non pas de faire de la télé-réalité mais d'apporter la réalité dans la télé, mais il y a quand même la télé, et donc il y a évidemment tout ce qui va avec, mais on n'est pas non plus tombé dans la caricature, tu vois, et dans le spectacle, et dans le show complet, on essaye de garder une ligne, effectivement, donc, tu vois, de crête, qui est quand même compliquée, très clairement, et des fois, ça échoue, donc, à l'évidence, tu vois, mais globalement, ça a quand même un rôle éducatif, ça quand même permet, effectivement aux gens de mesurer donc pas mal de choses tu vois tout le débat sur connaissez vos chiffres les marges etc tu vois il y a quand même du ping pong dans tous les sens le concept la marque les marchés la distribution etc et combien tu vends en direct et combien tu vends quand ça la distribue tu vois la fabrication les délais le BFR tu vois on embrasse quand même et on embrasse quand même beaucoup de choses donc sur un cas précis il en manque toujours un peu Mais quand tu additionnes tous les cas, tu as quand même une picture assez géniale. Maintenant, n'oublions pas que dans cette ligne d'investisseurs, finalement, il y a plutôt les entrepreneurs qui investissent que les investisseurs. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun fonds d'investissement. qui se commettrait, tu vois, j'emploie le mot à dessin, dans cette émission. Un mec qui gère des gros fonds, jamais il va en une heure décider s'il met 300 000, 400 000 ou plus. Ça n'existe pas. Ça existe parce que nous, on est entrepreneur, qu'on a sans doute une sensibilité aux individus, au marché, aux projets, etc., donc plus forte, et qu'on pense qu'en plus, on pourra... Apporter des synergies, ce que ne fait jamais un fonds, ils disent tous qu'ils le font mais ils ne le font pas, et très peu, moi j'ai un de mes fonds entrepreneur invest qui fait un peu ça, enfin c'est très compliqué donc pour un fonds de le faire, et surtout nous on apporte du réseau et même parfois des idées, parfois on peut... améliorer les choses et surtout on apporte du mentorat aux dirigeants qui sont souvent dans une première phase d'action un peu balbutiant et nous on est passé par là et on peut faire gagner du temps, voilà, et donc on est capable de se dire ok, je vais créer de la valeur là-dessus je vais aider le mec, et je vois comment on va créer, on va pouvoir vraiment avancer. Encore une fois, des fois ça échoue, des fois ça réussit, voilà, et donc on est dans cette logique, et tu vois, et quand moi je décortique à la fin, et j'explique pourquoi j'y vais pas, mais des fois c'est pourquoi j'y vais, et parfois, je commence par dire que j'y vais pas, enfin ça arrivait une fois, sur les mains de ma amie, où j'ai commencé par expliquer que j'y allais pas, que moi à sa place, je ferais ça, et que, et puis finalement je me suis dit, mais attends, j'ai regardé Delphine, André qui est à côté, et je me suis dit, mais c'est pas pas con ça, une fois elle m'a dit mais ton idée est top, et j'ai dit mais t'as raison, mais finalement pourquoi on le ferait pas et donc ça c'était les petites donc tu vois d'origine trilancaise, donc on avait tous dit non, elles sont parties, et elle m'a dit mais ton idée est top, et je lui ai dit mais dans ce cas là il faut qu'on y aille, hop je suis parti les rechercher voilà parce que moi je réfléchis, peut-être lentement j'en sais rien, donc en tous les cas je suis pas en train de me déballonner ou de de décision. essayer de construire un pitch pour finalement sortir du truc, je réfléchis à ce que j'avais devant les yeux et de me dire est-ce que j'ai envie d'y aller ou pas et si oui, et sinon pourquoi, et si oui pourquoi. Et quand je dis si oui pourquoi, il m'arrive de dire, tu vois, French baguette. Je lui dis à la nana, votre pain est dégueulasse. Tout le monde lui dit votre pain est formidable. Moi je le goûte, je trouve ça c'est du caoutchouc. Donc je lui dis votre pain est dégueulasse. Je lui dis mais c'est qui le meunier ? Elle me dit avec le meunier on avance etc. Je lui dis pourquoi on ne peut pas rentrer le meunier dans la boîte ? Il prend avec nous 10%. Et donc je fais une proposition, je dis moi je veux qu'elle meunie au capital et qu'on fasse la meilleure baguette du monde. Voilà, notre clef, ça va être ça, la meilleure baguette du monde. On me dit, c'est débile ton truc, puisqu'on vend ça à des touristes, on ne les reverra jamais, tu vois. Ben moi non, moi je pense que... Si tu veux, l'habit sur le repreneur, on y revient, on y revient, c'est quand même au départ, le produit, le produit, le produit. Si tu veux, moi, j'ai le goût du produit, le produit doit être de qualité. J'ai envie de promouvoir un produit de qualité. Et je me dis que si mon produit est de qualité, si tu veux, ça va se savoir. Et donc, les distributeurs, ils vont plus pousser mon produit à moi parce qu'il n'y aura pas de SAV, parce que peut-être même que je peux faire des commandes de gens qui rentraient chez eux, vont commander sur mon site, etc. Et donc, j'ai quand même au cœur de ça, l'idée de dire la France, la baguette, etc. très bien mais une bonne baguette pas une baguette effectivement juste de circonstance tu vois le mec il a pas acheté un gadget il a acheté un produit comestible voilà et donc elle est revenue elle est partie réfléchir elle avait 4 offres elle est revenue elle a dit bon je commence à me faire dire mon pitch était très bon et j'étais sûr que j'allais gagner voilà et quand elle revient elle me regarde elle regardait que moi alors je lui dis ça y est c'est réglé alors je vais commencer à me faire dire voilà qui a un projet très intéressant mais c'est pas le mien Bon
- Speaker #1
ça a été réglé au moins c'est clair je te propose qu'on passe à un exercice question de rapidité où je vais mettre un chrono et tu vas avoir une minute pour répondre à un maximum de questions rapides ok Donc c'est des questions très simples.
- Speaker #0
Et c'est quoi le record de réponses sur un 8 minutes ?
- Speaker #1
Alors le record je crois que c'est Aram qui l'a battu. Aram Attar qui est coach dans Qui veut être mon associé.
- Speaker #0
Alors je tiens à dire qu'on ne le voit jamais, parce que lui il coach effectivement les candidats. Et donc en fait pour bien expliquer aux gens, il y a trois bâtiments. Le plateau central qui est énorme, il faut rappeler que c'est une production où il y a plus de 120 personnes. Donc c'est une grosse prod. Il y a une maison, dite maison des candidats, donc avec les coachs et les journalistes. Et nous, on est de l'autre côté, on arrive sur le plateau, on n'a aucun élément et on découvre les candidats et les sujets. Et donc, Aram, je le connais parce qu'à la fin de la saison, il y a toujours un pot avec tout le monde. Et là, on discute et là, il me challenge et il me dit, j'ai bien aimé quand tu as dit ça. Ou sont-elles candidats, tout est planté, etc. Donc, c'est très intéressant d'avoir aussi son regard de la manière dont on a décrypté nous les projets.
- Speaker #1
Et donc, je pense que c'est lui qui a fait le plus grand nombre de réponses. Je pense qu'il a dû en faire une quinzaine. J'ai foutu. Mais à voir, à voir, parce que je pense que ça peut quand même se battre. battre. Est-ce que tu es prêt ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parfait. Ton orateur préféré ?
- Speaker #0
L'Ukini.
- Speaker #1
Le livre que tu as le plus lu ?
- Speaker #0
Voyage au bout de la nuit. Le métier que tu aurais aimé faire ? Plein, mais effectivement Président de la République pour sauver l'élection de Jean.
- Speaker #1
Le pire conseil comptez donner.
- Speaker #0
Parler plus lentement.
- Speaker #1
La question que tu te poses le plus souvent.
- Speaker #0
Je doute beaucoup et donc c'est est-ce que j'aurais pas dû ne pas agir. C'est-à-dire que souvent je vais dans des situations compliquées que j'arrive à dénouer mais peut-être qu'il aurait mieux fallu ne pas y aller.
- Speaker #1
Le voyage que tu as préféré.
- Speaker #0
Madagascar.
- Speaker #1
La personne qui incarne le mieux le mot réussite.
- Speaker #0
Bernard Arnault.
- Speaker #1
Le pouvoir que tu rêverais avoir ?
- Speaker #0
Le pouvoir de rendre les gens heureux, l'humanité heureuse, le monde apaisé, puisque c'est mon grand clème.
- Speaker #1
L'étape que tu changerais dans ta vie ?
- Speaker #0
Tout.
- Speaker #1
L'insulte que tu utilises le plus ?
- Speaker #0
Tocque. Bocard. Ça marche. Combien ?
- Speaker #1
Parfait. J'ai été un peu long sur les jeux. On est à 11, franchement. Bien joué.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Non, non, mais je pourrais continuer. C'est quoi les questions d'après ?
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que j'ai ? Ta plus grande qualité ?
- Speaker #0
L'honnêteté.
- Speaker #1
Ton pire défaut ?
- Speaker #0
Attends, non. Le point.
- Speaker #1
point de carité la sincérité c'est pas l'honnêteté la sincérité c'est marrant je suis en train de lire le livre de Ed Catmull le fondateur de Pixar et je viens de lire ce matin son paragraphe son chapitre c'est exactement ça la différence entre honnêteté sincérité c'est vachement intéressant parce que tu vois j'ai dit honnêteté et tout de suite je me suis dit j'ai
- Speaker #0
eu de malhonnête dans ma vie plein de fois donc je sais pas ce que c'est chacun voit la malhonnêteté donc à des choses différentes tu vois et j'ai dû tromper des gens parfois sans même le vouloir sans doute en promettant des trucs ou parce qu'ils ont cru que j'allais faire des choses. Moi, j'adore la phrase de Cioran. Garde-le parce qu'il y a une phrase de Cioran qui est absolument géniale où on lui dit, puisque tu connais Cioran et donc tu connais le côté dépressif du personnage, et quelqu'un lui dit « Vous n'avez jamais songé à vous suicider ? » Et il dit « Oui, oui, plein de fois, mais j'y ai renoncé. J'ai tellement de gens encore à décevoir. » Moi, je trouve cette phrase absolument géniale. Pourquoi ? Parce que c'est tout le recul qu'il faut avoir par rapport aux choses. Et que, bien sûr, que tu... tu réussis des trucs, t'en loupes et sans doute que tu déçois toujours des gens. Voilà, moi, j'ai sans doute déçu plein de gens et j'ai aussi, effectivement, donc, eu sans doute les remerciements, les félicitations d'autres. Voilà, donc, tu vois, quand tu... pour qu'il y ait des pour, il y a des contre, tu vois, et tu peux jamais effectivement penser que, tu vois, la plénitude, c'est un sentiment qui est forcément éphémère. Je pense que tu peux l'atteindre à cet moment, sans drogue, mais c'est des petits moments, voilà, ça ne peut pas être un état permanent, évidemment.
- Speaker #1
Tu sais, il y a une théorie que j'aime bien là-dessus, c'est une idée qui veut que, en fait, le bonheur, la tristesse, c'est des moments. Mais qu'en fait, la plupart du temps, on est dans un état neutre, qui n'est ni du bonheur, ni de la tristesse, simplement on vit, et il n'y a pas une émotion forte à chaque instant.
- Speaker #0
Bien sûr, et d'ailleurs c'est bien, et ça c'est un des messages aussi de l'amour, c'est que les gens voudraient qu'il y ait l'extase permanente. etc tu vois et donc évidemment que l'amour ça se construit donc au départ ça se sent que c'est pulsionnel mais après la raison doit effectivement l'emporter alors quand tu parles comme ça c'est très peu féminin en général ton partenaire ou ta partenaire n'aime pas ça Mais voilà, moi je pense évidemment Que une vie réussie C'est une vie bien construite Il y a un prêtre que j'aime beaucoup,
- Speaker #1
l'abbé Grosjean Qui en parle, qui a écrit un livre là-dessus Et qui fait la différence entre être amoureux et aimer Être amoureux qui est un état passif Comme tu le disais, un état passionnel Un truc qui nous arrive, qu'on ne maîtrise pas, qu'on contrôle pas Et le fait d'aimer qui est un choix Un acte qu'on pose Et qui est, en fait, je fais le choix C'est un truc de prêtre ça,
- Speaker #0
parce que évidemment Il y a un port qui peut les moins
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr Mille. Pour la voir.
- Speaker #0
réfréné donc oui oui moi c'est ma vision je suis pas prêt mais l'idée c'est un peu ça c'est que le site d'aimer c'est vraiment un engagement je pense qu'aujourd'hui on te ravage de plein de trucs et surtout je pense qu'aujourd'hui l'époque en fait crée des images qui sont en fait artificielles et qui sont fausses et donc les gens en fait se comparent à des choses qui n'existent pas donc forcément ils ont toujours l'impression de ne pas avoir la vie rêvée la vie qu'auraient les autres mais elle n'existe pas cette vie là s'il y a un message à donner c'est que ces gens qui réussiraient tout, ça n'existe pas. Et d'ailleurs, ce qui fait avancer le monde, c'est le doute, c'est jamais les certitudes. Et le doute, ça te tord un peu les boyaux, ça te fait des nœuds au cerveau. L'instabilité, c'est aussi ce qui te fait avancer, ce qui te fait être meilleur, ce qui nourrit ton énergie. Et donc, je pense que la... revenir à cette idée de plénitude, encore une fois, donc ça peut être un graal, etc., mais ça n'est jamais permanent, voilà, ça, il faut bien l'avoir en tête, voilà, et chez personne.
- Speaker #1
Avant de conclure, je te propose une dernière question. Est-ce qu'il y a une question qu'on t'a pas encore posée dans un podcast ou ailleurs, et que tu aimerais qu'on te pose ?
- Speaker #0
Je pense qu'en fait, ça aurait trait plutôt à mes faiblesses qu'à mes forces. Tu vois, ça veut dire que, tu vois, moi je me suis construit quand même, je me suis construit autour de cicatrices, tu vois, donc plus qu'autour effectivement. réussite, tu vois, j'ai cette phrase dans mon portrait dans l'émission, tu m'es venu comme ça en disant qu'un entrepreneur doit savourer les petites victoires et digérer les grandes défaites, tu vois, donc moi je suis une bonne illustration de ça, c'est-à-dire que j'ai, tu vois, je... Moi, je pense que la fracture originelle chez moi, c'est le rapport à ma maman et le fait qu'elle soit décédée assez vite. J'avais 28 ans, mais j'ai l'impression que j'en avais 16. Et qu'en tous les cas, la conversation avec elle s'est interrompue brusquement. Et sans doute qu'on ne s'est pas tout dit. Et surtout, elle avait beaucoup misé sur moi. et elle n'a pas forcément vu vu tout ce que j'ai pu accomplir ensuite, à commencer par ma fille, qui a 14 ans et qui est née bien après, tu vois, donc, je pense que c'est un de mes moteurs, c'est effectivement, donc, cette fracture, et puis après j'ai ma grand-mère, les trois femmes de ma vie, donc en dehors de ma femme, c'est ma mère, ma grand-mère, ou ma grand-mère par ordre, ma mère et ma fille, tu vois, et donc, cette fracture, sur les théories. un des éléments qui m'a effectivement amené à considérer les choses différemment et peut-être avoir cette bienveillance. En fait, t'es petit con quand la vie t'a jamais encore balafré. Et puis, quand tu commences à avoir les cicatrices, effectivement, donc forcément, tu t'adoptes à une vision de la vie un peu différente. Je n'avais jamais répondu à cette question que là, d'ailleurs, je n'ai pas posé là, mais j'ai apporté la réponse, tu vois.
- Speaker #1
Petite parenthèse avant de continuer. Je viens de lancer Oravox, la première formation de groupe A la prochaine ! prise de parole pour les dirigeants. Aura Box, c'est 12 semaines d'entraînement intensif pour les dirigeants qui veulent marquer les esprits quand ils prennent la parole avec des grands comptes, face aux médias ou en interne, devant leurs équipes. Il n'y a que 8 places, vous travaillerez avec 5 experts différents et vous bénéficierez d'un suivi et de coaching individuel en plus des sessions en groupe. Ça vous parle ? Alors réservez un appel avec moi. En 20 minutes, on fait le point sur vos enjeux et je vous dis si Oravox est fait pour vous ou pas. Si ça l'est, sachez que la formation peut être entièrement prise en charge grâce à la certification Calliope. Le lien pour prendre rendez-vous est dans la description et nous on reprend. On fait signe qu'il faut conclure rapidement. En tout cas, merci énormément. On a appris beaucoup de choses, j'aurais beaucoup aimé qu'on prolonge, donc on a déjà bien dépassé. On était lancé là,
- Speaker #0
donc je reviendrai, parce qu'en plus, sur les mots, je pense qu'il y a plein de choses à dire. Effectivement, au moins j'ai casé l'Ukini, c'est déjà ça, parce que j'ai été le voir au moins 7 ou 8 fois, et t'apprends. de voir comment il joue avec les phrases, comment il répète certains mots pour engager, comment il joue avec les détenteurs, etc. Et je pense que si tu veux quelqu'un qui voudrait travailler à un pitch, devrait aller voir Luc Kydian en ce moment. spectacle.
- Speaker #1
Ah oui, en tout cas, il y a une énergie à récupérer chez lui.
- Speaker #0
Et tu vois, je me sens un peu de cette veine-là. Tu vois, un autre orateur que j'aime beaucoup, c'est Raphaël Entomen. Tu vois, je trouve qu'il y a une poésie, il y a une façon de manier la langue, tu vois, qui est assez formidable, évidemment qui est propre aux philosophes et aux gens qui... et aux gens qui ont fait l'école normale et qui, donc, ont beaucoup de références culturelles. Tu vois, on ne l'a pas dit, voilà, je pense aussi qu'un bon pitch, c'est quelqu'un qui a des références, quoi, et avoir des références référents intellectuels et culturels. C'est un élément évidemment très fondateur d'un pitch. Un pitch n'est pas une mécanique prise par cœur. C'est de la sincérité, c'est de la vérité et c'est aussi du recul et de la hauteur.
- Speaker #1
Parfait. Je pense que c'est quelque chose qu'on pourra sans doute développer dans un prochain épisode. On essaiera de prendre date très rapidement. En tout cas, merci énormément.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
De votre côté... Dites-nous dans les commentaires ce que vous en avez pensé, si vous avez des questions. Si il y a des questions, je les transmettrai à Jean-Pierre en espérant qu'il nous répondra.
- Speaker #0
Mais Jean-Pierre répond toujours !
- Speaker #1
Voilà, je sais qu'il le fait en plus. Encore merci et comme d'habitude, pensez surtout à ne pas vous abonner, comme ça vous êtes certains de louper les prochains épisodes.
- Speaker #0
Qui vont être très bons, d'autant que je vais revenir !
- Speaker #1
Parfait, ça c'est noté. Merci beaucoup à tous, encore merci Jean-Pierre. Et ciao !