Speaker #0Bonjour à tous, et bienvenue dans la Bulle Express. On continue avec notre série de l'été. Pendant toute la saison, je m'écarte des sujets habituels sur la prise de parole pour vous emmener dans les coulisses de mon activité. Comment je bosse, comment j'en suis arrivé là, ce que je pense de ce métier, des épisodes un peu plus longs que d'habitude, et un peu plus perso aussi. Moi c'est Jean Corentin, coach et formateur en pitch et prise de parole. Et pour situer le sujet du jour, je vous donne quelques chiffres. Je viens de passer les 20 000 abonnés sur YouTube, 50 000 sur TikTok, 14 000 sur Instagram, 15 000 sur LinkedIn, près de 500 abonnés à la newsletter et un podcast qui monte tranquillement. Je ne vous dis pas ça pour me lancer des fleurs, je vous dis ça parce que c'est ce que je vais vous raconter aujourd'hui, le système qui m'a permis d'en arriver là. Aujourd'hui j'ai envie de vous montrer comment je crée du contenu au quotidien. Parce que la question qu'on me pose sans arrêt, c'est de savoir comment je fais pour publier partout, tout le temps et tout seul. Et derrière cette question, il y a toujours la même chose, des gens qui aimeraient s'y mettre, qui ont des idées, mais qui bloquent parce qu'elles se disent « j'arriverai jamais à m'organiser, ça va me prendre trop de temps » . Alors aujourd'hui... Je vais vous partager mon système complet en 5 étapes. Les outils que j'utilise, comment je récolte mes idées, comment je construis mon calendrier, comment je crée et comment je planifie. Vous pourrez piocher ce qui vous parle et laisser tout le reste. L'idée, ce n'est pas de vous imposer ma méthode comme étant une méthode unique. L'idée, c'est de vous montrer qu'un système peut se construire et qu'en créant votre système adapté à votre situation, vous pourrez créer du contenu. On commence par la boîte à outils, parce que forcément, c'est la première question qu'on me pose. Il y a d'abord des outils génériques, ceux qui servent quel que soit le contenu. Notion, qui est clairement mon deuxième cerveau. Beeper, pour récolter mes idées au fil de la journée. Gemini et Cloud, côté intelligence artificielle. Duplic.me et Canva pour les visuels. Et côté vidéo et son, j'utilise Premiere Pro et Audacity, qui me sert aussi pour les podcasts. Ah et quand j'ai un invité, c'est sur Riverside que je les reçois. Avec ces outils-là, vous avez déjà largement de quoi faire. Alors j'en utilise d'autres en plus de ceux-là, mais honnêtement, je pourrais m'en passer. C'est surtout des trucs qui me font gagner du temps par-ci par-là, mais le socle, il est dans les outils que je viens de vous citer. Alors je rentre pas dans le détail de chaque outil dans cet épisode, sinon on y est clairement encore demain. Mais si ça vous intéresse que je détaille outil par outil comment je m'en sers, j'ai ouvert un formulaire dans lequel vous pouvez me poser toutes vos questions. Le lien est en description et à la fin de l'été, je ferai un épisode dans lequel je répondrai à tout ce que vous m'aurez envoyé, que ce soit sur les outils, sur mon métier, sur la prise de parole en général. Allez-y, posez-moi vos questions. Deuxième étape, récoltez les idées avant qu'elles ne s'échappent. Et là je vais vous dire un truc qui me semble essentiel, parce que c'est une question qui revient souvent. On a tous des idées, tout le monde. Vous aussi, et je le dis sans hésitation, le problème ça n'est pas la matière première. Le problème il est ailleurs et il est double. Le premier piège c'est qu'on ne cherche pas assez à faire marcher notre machine créative. Avoir des idées c'est une gymnastique, ça se travaille, et si vous ne vous mettez jamais en place, posture de vous demander qu'est-ce que je pourrais raconter là-dessus, forcément, ça ne vient pas tout seul. Donc la première chose, c'est d'apprendre à mettre en marche l'outil créatif. Il y a plein d'exercices que je pourrais vous proposer là-dessus, si ça vous intéresse, pareil, mettez-le-moi dans les questions. Le deuxième piège, il est encore pire. Quand une idée arrive, on la laisse partir. On se dit toujours qu'on va s'en souvenir plus tard. Mais je vais vous dire un truc là-dessus, s'en souvenir plus tard, ça n'existe dans aucun univers. votre mémoire, ce n'est pas un disque dur. Une idée qui vous vient dans la douche, dans le métro ou au milieu d'une conversation, si vous ne la notez pas, elle est perdue à jamais. Dans 98% des cas, vous ne retrouverez pas cette idée. Donc concrètement, ce que je fais et ce que je vous conseille fortement de faire, c'est que dès que vous avez une idée qui arrive, même si vous êtes au milieu d'une conversation, vous prenez 10, 20, 30 secondes, c'est vraiment rien 30 secondes, et vous vous envoyez un vocal sur beeper. En tout cas, moi, c'est ce que je fais. Dès que j'ai une idée, je vais soit l'écrire, soit m'envoyer un vocal sur Beeper, qui a une fonction qui est faite exprès pour s'envoyer des notes à soi-même. Et une fois par semaine, je reprends tous mes vocaux, je les écoute, et je les répertorie dans Notion. Sur Notion, je classe tout par type de contenu. Résultat, quand je passe à l'étape suivante, je ne pars jamais d'une page blanche. J'ai une réserve d'idées qui m'attendent déjà. Troisième étape, et là on rentre beaucoup plus dans le concret, le calendrier rédactionnel du mois. Avant chaque début de mois, je m'assois tranquillement et je construis mon calendrier. C'est un simple tableau Excel, et je fonctionne par série de 4 ou 5 semaines complètes selon le mois. C'est beaucoup plus simple à suivre comme ça. Je commence par noter mes actualités. Est-ce que j'ai une offre à lancer ? Est-ce que j'ai un événement à valoriser ? Un sujet à mettre en avant ce mois-ci ? Ça, ça vient en premier parce que c'est ce qui oriente tout le reste. Typiquement, au mois de juillet, je parle beaucoup de mon offre AuraVox, donc je suis parti de cette idée-là. Ensuite, je note les contenus hors LinkedIn. Les épisodes de podcast que je vais diffuser. Ceux qui sont déjà prêts, ceux qu'il faut créer, les vidéos YouTube qui sont prévues, les sujets de newsletter. Ça me permet d'avoir une vue d'ensemble de tout ce qui va sortir en dehors de LinkedIn. Et seulement après, je remplis pour LinkedIn. Alors pourquoi je fais dans cet ordre-là ? Tout simplement parce que LinkedIn, c'est le reflet de tout le reste. Chaque contenu que je crée ailleurs va générer un post LinkedIn qu'il valorise. Et ensuite, là où il reste des trous, je vais piocher dans ma banque d'idées sur Notion. Un carousel, une image... un post storytelling ou n'importe quoi qui me semble pertinent. D'ailleurs, un truc à noter au passage, je publie souvent la même vidéo verticale sur YouTube Shorts, TikTok, Instagram et LinkedIn. Mais je sais que ce n'est pas exactement la même cible, voire pas du tout, que ce ne sont pas les mêmes codes, mais ce n'est pas grave ça. Croyez-moi, on est parfois étonné. Un contenu qui ne marche pas sur une plateforme où on l'attend peut cartonner ailleurs. Donc publiez partout et laissez les plateformes décider de ce qu'ils en feront. Donc à la fin... J'ai devant les yeux exactement le nombre de podcasts, de vidéos, de posts, de carousels que je dois produire pour le mois. Comme ça, je sais où je vais. Quatrième étape, la création en elle-même. Dans mon Ocean, j'ai trois pages qui vont m'accompagner tout au long de ce process. D'abord une page réseau sociaux, dans laquelle j'ai un... calendrier qui reproduit mon calendrier Excel. C'est là-dessus que je vais pouvoir suivre au jour le jour où j'en suis de la création de chaque contenu. Est-ce qu'il est écrit ? Est-ce que les visuels ont été créés ? Est-ce qu'il est planifié, publié, etc. Donc ça, c'est ma première page. La deuxième page, c'est mes process. C'est le truc que j'ai le plus optimisé parce que c'est ce qui évite les catastrophes. Sur cette page, pour chaque type de contenu, que ce soit une vidéo YouTube, un épisode de podcast, un carousel ou peu importe, j'ai un process écrit Merci. étape par étape. Et je ne fais pas ça pour faire du micro-management sur moi-même. Je fais ça parce qu'au début, j'oubliais tout le temps des choses. Une fois, j'ai enregistré une vidéo entière sans avoir allumé une des lumières. Donc l'éclairage était dégueulasse. Une autre fois, même pire, j'ai fait tout mon tournage et je me suis rendu compte à la fin que je n'avais pas lancé mon micro. J'ai dû tout recommencer. Et c'est sur ces moments-là que j'ai décidé de me créer des process. Le process, il est là pour ça. Aujourd'hui, il me détaille tout étape par étape. Allume. telle lumière, puis telle lumière, lance tel logiciel, appuie ici, vérifie que ça enregistre, etc. Ça évite d'avoir des oublis qui peuvent ensuite vous obliger à cramer des contenus. Et dans certains process, il y a l'intelligence artificielle qui va intervenir. C'est pour ça que j'ai la troisième page. Celle dans laquelle j'enregistre tous mes promptes. Parce que l'IA, je m'en sers beaucoup, mais je m'en sers intelligemment. C'est pas elle qui va rédiger à ma place, je vais être très clair là-dessus. Mais elle va m'aider à structurer une idée un peu brouillonne. Par exemple, pour ce podcast, je commence par m'enregistrer en audio, en racontant tout ce que j'ai envie de dire, tout ce qui me passe par la tête sur le sujet, en désordre, avec des redits, des trucs inutiles, etc. L'IA me retranscrit ça, et elle va me pondre un avant-script, un genre de premier squelette de ce que va être l'épisode. Ensuite, c'est moi qui réécris, à ma sauce, avec mon ton, mes formules, mon phrasé, etc. C'est ça, utiliser l'IA intelligemment. Elle vous aide à structurer, mais c'est pas elle qui va remplacer votre voix. Et il y a une règle au-dessus de tout ça qui vaut pour n'importe quel format, le fond avant la forme, toujours. Je commence toujours par me demander de quoi je veux parler, ensuite je cherche un angle, c'est-à-dire ce sujet, comment je vais le traiter, est-ce que je parle d'un exemple client, est-ce que je parle d'une étude, d'une analyse, d'un débat politique ou autre, d'une histoire perso peut-être, et une fois que le fond est solide, et seulement à ce moment-là, je vais m'intéresser à la forme. Le visuel, le montage, les effets, etc. Parce que c'est toujours le fond qui doit primer. Cinquième et dernière étape, planifier, recycler, réutiliser. Je publie quasiment tous les jours. Mais je vais vous dire un truc, je ne me connecte pas tous les jours pour publier. Si je faisais ça, en termes de charge mentale, ça serait énorme. Alors j'utilise un outil qui s'appelle Swellow. Je crée. tous mes contenus pendant quelques jours sur le mois, et ensuite j'ai plus qu'à les planifier en une seule fois sur toutes les plateformes. Et après ça, je peux passer à autre chose. Les seuls contenus que je peux pas planifier dessus, c'est le podcast et la newsletter, mais pour ça j'ai d'autres outils dédiés qui me permettent aussi de les planifier. Donc tout est planifié à l'avance, sans exception. Et à côté de ça, il y a deux techniques qui font gagner un temps monstre, et qui, je pense, sont clairement sous-utilisées par la plupart des créateurs, Le recyclage et la réutilisation. Le recyclage, c'est le fait de prendre une idée et de la décliner en plusieurs contenus ou en plusieurs formats. Par exemple, un script de podcast, ça peut devenir un carousel LinkedIn. Ça peut aussi devenir une série de verticaux ou un post avec une image. Il y a quelques temps, j'ai fait un carousel LinkedIn avec 50 exercices pour améliorer sa prise de parole, tous classés en catégories. Ce carousel-là, il m'a fourni énormément d'autres contenus. J'en ai tiré des verticaux où je donne à chaque fois trois exercices, par exemple pour réduire les tics de langage, trois exercices pour maîtriser le silence, etc. J'en ai tiré des épisodes de podcast, j'en ai fait des plus petits carousels, j'en ai fait des contenus individuels. Vraiment, ça m'a fait énormément de contenus. Donc, recycler vos contenus, ça vous permet de ne plus partir de zéro. Et la réutilisation, c'est encore plus simple. Ça consiste tout simplement à republier tel quel un contenu qui a bien marché. La seule condition, c'est qu'il doit être ce qu'on appelle evergreen, c'est-à-dire qu'il n'est pas lié à une actualité. Que je le publie maintenant, dans 6 mois, dans un an ou deux, il sera toujours valable. Donc un vertical que j'avais publié il y a 2 ans et qui a bien marché, je le republie aujourd'hui. Un post LinkedIn qui a cartonné il y a 6 mois, je peux le remettre. Deux raisons à ça. La première, c'est que votre audience a changé. Les gens qui vous lisent aujourd'hui ne sont pas forcément ceux d'il y a 6 mois. Ensuite, même ceux qui ont vu la première fois ce contenu ne s'en souviennent plus. Franchement, est-ce que vous, vous vous souvenez des posts que vous avez lus il y a six mois ? Je suis à peu près sûr que non. Et d'ailleurs, c'est pas que j'en suis à peu près sûr, c'est que j'en suis totalement sûr. Parce que je le vois régulièrement, quand je poste un carousel que j'avais déjà posté il y a six mois, j'ai les mêmes personnes qui viennent me féliciter alors qu'elles avaient déjà commenté un an plus tôt ou quelques mois plus tôt. Elles l'ont aimé la première fois, elles l'aiment tout autant la deuxième. Donc la réutilisation, super efficace. Et typiquement, c'est ce que je fais. Cet été, tous les jeudis, je republie un épisode de La Bulle des Pros qui a déjà été diffusé. Ce sont ceux qui ont été les plus appréciés pendant l'année ou dans les années précédentes. C'est de la réutilisation, mais pour autant, ça fonctionne très bien parce que ça plaît aux gens de réécouter ou de découvrir des épisodes qu'ils auraient manqué. Petite parenthèse avant de continuer. Je viens de lancer Oravox, la première formation de groupe à la prise de parole pour les dirigeants. Oravox ? C'est 12 semaines d'entraînement intensif pour les dirigeants qui veulent marquer les esprits quand ils prennent la parole avec des grands comptes, face aux médias ou en interne, devant leurs équipes. Il n'y a que 8 places, vous travaillerez avec 5 experts différents et vous bénéficierez d'un suivi et de coaching individuel en plus des sessions en groupe. Ça vous parle ? Alors réservez un appel avec moi. En 20 minutes, on fait le point sur vos enjeux et je vous dis si Orabox est fait pour vous ou pas. Si ça l'est, Sachez que la formation peut être entièrement prise en charge grâce à la certification Calliope. Le lien pour prendre rendez-vous est dans la description et nous on reprend. Alors voilà ma méthode complète pour créer du contenu en solo en 5 étapes. D'abord, choisir les bons outils, quelques outils, pas besoin d'en avoir trop. Deux, la récolte d'idées. Trois, on crée le calendrier. Quatre, on crée les contenus grâce à des process solides. et en pensant toujours fond avant forme. Et 5. On planifie, on recycle et on réutilise. Et je voudrais terminer sur quelque chose qui me semble important. Créer du contenu, quoi qu'on en dise, c'est de la prise de parole. Vous avez aujourd'hui une liberté que nos parents et nos grands-parents n'avaient pas à notre âge. Un pouvoir. Et se taire, c'est refuser de se servir de ce pouvoir. Alors je ne vous invite pas forcément à faire ce que je fais, à être sur tous les réseaux. Moi c'est une passion, j'y passe un temps que... peu de gens accepteraient de passer dessus, mais choisissez au moins un réseau. Testez-le, faites des choses qui vous plaisent et qui vous parlent. Et d'ailleurs là-dessus, je reprends une idée de MrBeast qui me semble très importante. Donc MrBeast, le plus grand youtubeur au monde en termes d'abonnés, faites 100 vidéos. Et à chaque fois, cherchez à améliorer une chose, une seule. Ne cherchez pas à révolutionner les choses à chaque fois. Ne visez pas la perfection dès le début. Mes premières vidéos, elles étaient horribles. Ça ne veut pas dire que celles-là actuellement sont parfaites, loin de là, mais avant c'était vraiment horrible. Le son partait dans tous les sens, le montage était nul, mais c'est pas grave. On commence forcément quelque part. Ce qui compte, c'est de faire 1% mieux à chaque fois. C'est les effets composés qui vont vous permettre de... d'apprendre à mieux vous exprimer sur les réseaux. Et croyez-moi, ça vous servira aussi ailleurs. Parce que mieux s'exprimer en ligne, ça veut dire mieux structurer, mieux accrocher et mieux raconter. Et tout ça, c'est utile tous les jours. Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout. Si vous l'avez trouvé utile, laissez-moi une note sur votre plateforme d'écoute et partagez-le autour de vous. J'en ai besoin pour faire vivre ce podcast. Et n'oubliez pas le formulaire pour vos questions, le lien est en description. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de la série de l'été. Allez, ciao !