- Speaker #0
Mon invité du jour, Jeanne, savait probablement depuis longtemps qu'elle créerait son entreprise. Son père était entrepreneur, et sans forcément lui tracer un chemin tout fait, il lui a transmis quelque chose d'essentiel. Cette envie de construire, d'essayer, d'entreprendre. Pourtant autour d'elle, tout le monde n'était pas forcément convaincu. Quitter un CDI, abandonner une sécurité... beaucoup y projettent leur propre peur. Alors Jeanne a avancé prudemment. Elle a fait des études pour ne pas se fermer de porte, tout en gardant au fond d'elle cette conviction qu'un jour, elle lancerait sa boîte. Ce chemin n'a pas été linéaire. Il y a eu des hésitations, des réflexions, des ajustements. Avant de donner naissance à EasyWeb, un livret dédié à la pédagogie financière, avec une mission simple mais essentielle, rendre la finance accessible et compréhensible. Posez-vous la question. C'est rare de connaître un collègue, un confrère ou même un proche à travers son parcours scolaire. C'est justement ce que nous allons explorer aujourd'hui pour mieux connaître Jeanne et partager son parcours à tous nos auditeurs. Allez, bonne écoute sur la courbe ! Bonjour Jeanne !
- Speaker #1
Salut Mickaël !
- Speaker #0
Jeanne, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Eh bien écoute, je vais très bien et ça me fait extrêmement plaisir d'être avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Plaisir partagé, je suis ravi qu'on puisse échanger. Je pense qu'il y a beaucoup de choses à évoquer concernant ton parcours. Jeanne, avant qu'on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, donc moi c'est Jeanne Lemelliner, j'ai 32 ans et je suis la cofondatrice d'EasyWeb. Donc EasyWeb, c'est une entreprise qui conçoit des solutions ludiques et éducatives à destination des jeunes. et autour de l'éducation financière. Donc concrètement, notre mission, c'est d'aider les enfants, les ados, les étudiants à avoir de bonnes habitudes dès le plus jeune âge autour de l'argent pour être en mesure de prendre des meilleures décisions possibles à l'âge adulte.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Alors, avant de rentrer dans le détail de ton parcours scolaire, qui est, je dirais, la pierre angulaire de ce podcast, forcément, j'ai envie de rebondir. C'est quoi ton quotidien ? Quand tu crées une boîte comme celle que tu crées aujourd'hui, si tu devais en parler à quelqu'un de ton entourage de façon assez simple, comment tu lui décris ?
- Speaker #1
Alors, de façon assez simple, c'est un peu compliqué, honnêtement. Je pense qu'il n'y a pas de journée type quand on est entrepreneur. On n'a pas vraiment… Nos journées ne se ressemblent pas. Et je pense que c'est aussi pour ça qu'on fait ça, parce qu'on n'a pas le train-train quotidien où les journées sont carrées de 9h à 18h. Donc c'est un peu compliqué d'écrire une journée type. En tout cas, j'ai différentes missions en tant qu'entrepreneur et au sein de mon entreprise. La première, c'est déjà de structurer et d'organiser mon entreprise pour qu'elle puisse fonctionner. Donc voilà, régler tout ce qui est en tout cas interne et propre à la structure et à l'entreprise. Et puis ensuite, j'ai mon quotidien pour réussir ma mission et donc démocratiser cette éducation financière. Et donc pour ça, je vais... concevoir mes solutions. Je vais créer du contenu pour essayer de concevoir le plus de solutions ludiques possibles. Et puis, je vais avoir des rendez-vous clients, je vais avoir des rendez-vous prestataires pour pouvoir réaliser mes produits et mes services. Je vais avoir des événements pour rencontrer des gens, rencontrer, faire du networking et pouvoir justement faire connaître mon activité. Donc, c'est vrai qu'être entrepreneur, je ne sais pas. pas si on peut vraiment déterminer une journée type, mais en tout cas, on a de multiples casquettes qui nous permettent d'agir sur différentes choses, différents aspects. Et c'est ce qui est le plus intéressant pour moi, en tout cas, parce qu'en fait, tu ne t'ennuies jamais, tu apprends tout le temps parce qu'il n'y a pas d'école de l'entreprenariat, malheureusement. Donc, on est obligé d'apprendre au quotidien en fonction de ce qu'on vit, des rencontres que l'on fait. Et je pense, en tout cas... Pour moi, c'est ce qui m'anime le plus au quotidien chaque jour.
- Speaker #0
C'est intéressant que tu dis qu'il n'y a pas d'école de l'entrepreneuriat. Du coup, j'ai envie de te demander, avant l'entrepreneuse, il y avait qui ?
- Speaker #1
Avant l'entrepreneuse, il y avait Jeanne qui avait déjà plein de projets entrepreneuriaux en tête quand même. Parce que ce n'est pas venu de nulle part. Mais il y avait Jeanne qui a commencé à construire sa vie, je pense, comme un peu monsieur et madame tout le monde. On fait nos études, on trouve notre premier CDI, notre premier job et puis la vie commence finalement, c'est-à-dire on rentre dans la vie d'adulte et tout commence à aller plus vite. Et en fait, moi, c'est vrai que très rapidement, je ne me suis pas forcément sentie à ma place dans ce monde-là. Donc, j'ai très vite compris que j'allais entreprendre. Je le savais déjà depuis assez jeune. Donc, je me suis dit, bon, tu as essayé, tu as commencé. Mais la vie te montre qu'effectivement, il faut peut-être t'écouter et aller vers ce à quoi tu aspires.
- Speaker #0
Est-ce que tu as fait licence de droit, si mes souvenirs sont bons ? Après, tu fais Master 1, Master 2 ? Oui. Quand tu fais licence de droit, est-ce que tu as un projet en particulier ? Parce que tu dis que tu avais déjà des projets entrepreneuriaux en tête. Est-ce qu'ils sont venus à une période où tu arrives à l'identifier ? Oui.
- Speaker #1
En fait, j'arrive à l'identifier aussi grâce à mon entourage, puisque c'est ma meilleure amie qui me disait dernièrement, il n'y a pas si longtemps, elle me disait « mais c'est dingue parce que je me rappelle, on avait 16 ou 17 ans. » Et je lui disais déjà « moi, je ne sais pas ce que je ferai plus tard, mais en tout cas, j'aurai mon entreprise. » Donc c'était déjà en tout cas dans ma tête à ce moment-là, visiblement plutôt construit. Et en fait, j'ai choisi le droit parce que je voulais choisir une filière. Je savais que je voulais entreprendre, mais je ne savais pas encore dans quel domaine. J'étais très jeune, j'étais au lycée, donc je n'avais pas forcément de vision de quel type de projet j'avais envie de mener, etc. Et donc stratégiquement, je me suis dit, il faut que tu choisisses des études qui soient le plus large possible, de ne pas trop te spécialiser. pour ensuite te laisser l'opportunité de pouvoir te spécialiser au fur et à mesure et vraiment avoir une ouverture d'esprit sur un peu tout le champ des possibles. Et donc, le droit m'est apparu assez naturellement. Alors, je dis un peu des bêtises parce que le droit est apparu naturellement parce qu'effectivement, c'est une filière qui est assez large. Mais j'étais aussi très fan de Faites Entrer l'Accusé, je l'avoue. Et donc, j'ai découvert un peu aussi le milieu juridique. grâce à ça. Et donc, j'ai aussi un peu choisi le droit pour ça parce que je savais que je voulais entreprendre, en tout cas être indépendante. Je ne savais pas forcément dans quoi et ce métier d'avocat, en tout cas ce que j'en voyais à la télé, ça me faisait un peu rêver. Donc, je me suis dit le droit remplit, coche pas mal de cases.
- Speaker #0
Ok, c'est plus le côté avocat que le côté effacer des preuves pour ne pas passer d'en fait entrer l'accusé. Rassure-nous.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Ok. Donc c'est un peu, mais c'est intéressant parce que c'est une remarque qui revient régulièrement dans les parcours que l'on a dans le podcast. Cette idée de, si je ne sais pas exactement ce que je veux faire, à minima, je ne veux pas me fermer des portes. Donc c'est aussi un bon conseil, même si après on le verra, il y a un côté où quand tu te spécialises, forcément, si tu te spécialises dans un élément qui te passionne, tu deviendras de plus en plus bon, performant dans ce choix. Ok. Très bon conseil. Si tu devais décrire l'élève que tu étais quand tu étais collège, lycée, comment tu te décrirais ?
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai été une élève très studieuse. J'ai toujours, toujours été très studieuse. Alors, je fais partie de ces gens qui adoraient aller à l'école.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, moi, le matin, je ne me levais pas du tout à reculons. J'adorais aller à l'école. J'ai toujours aimé ça. Et même plus loin que ça, c'est-à-dire que quand je n'étais pas à l'école, je demandais à ma mère de m'acheter des... cahiers de vacances. Je faisais, je pense, trois ou quatre cahiers de vacances dans l'été. On fera le lien un peu plus loin, mais voilà, j'étais vraiment ce genre d'élève que mes amis ne comprenaient pas. C'était vraiment bizarre. Je ne sais pas, moi, j'ai toujours aimé aller à l'école, j'ai toujours aimé ça. Donc, j'étais très studieuse, mais j'étais quand même très bavarde. Donc, j'étais un petit peu l'élève ou les profs. ne savait pas trop comment faire avec moi parce que j'avais d'excellentes notes. Mais j'étais quand même un peu bavarde, un peu pipelette. Et donc, c'était un peu compliqué parce qu'il ne pouvait pas dire à ma mère « il faut qu'elle arrête de bavarder en classe parce que sur les notes, ça se ressent, etc. » Du coup, c'était assez drôle. Mais bon, ça, ça restait mignon. Je ne pense pas que j'ai été un élève perturbateur ou autre. Mais voilà, j'avais en tout cas ce petit côté un peu pipelette, mais toujours très studieuse.
- Speaker #0
Ok, donc tu es le profil type de l'élève qui n'avait pas... mais pas les félicitations parce que trop de bavardage. Voilà, OK.
- Speaker #1
C'est un peu ça.
- Speaker #0
OK, je comprends. Donc, tu te diriges vers le droit, comme tu le dis, pour ne pas t'enfermer dans un secteur en particulier. Et après, comment t'en arrives à aller vers le côté finance dans ton parcours ?
- Speaker #1
Alors, du coup, je commence la fac de droit. J'adore ça, vraiment. Je me suis passionnée pour le droit. J'ai vraiment beaucoup aimé ça. Et en fait, à la fin de ma licence, de mes trois ans, je dois faire un choix de master. Du coup, est-ce que je continue dans le droit ? Est-ce que je me spécialise ? Etc. Et à ce moment-là, je n'ai pas vraiment de vision très claire de là où je veux aller. Je me dis, je suis très nulle en anglais. Alors ça, c'est une fun fact que je vais pouvoir te donner, mais j'ai eu le score du TOEIC le plus nul de ma fac toute année confondue. En tout cas, c'était en 2014, 2013, 2014. Donc, en tout cas, jusqu'en 2013, 2014, j'avais la palme d'or. Et je me suis dit, c'est vrai que l'anglais, ça reste quand même important. En France, on n'est vraiment pas très bon pour communiquer en anglais. Et donc, je me suis dit, écoute, où tu n'as pas vraiment de visibilité précise du master que tu veux faire. Tu es très nulle en anglais et c'est quand même quelque chose qui peut te servir dans la vie. Donc, j'ai décidé à ce moment-là de faire une année de césure. Et je suis partie un an aux États-Unis, à San Diego, pour apprendre l'anglais. Donc, j'étais à l'école là-bas. J'ai vécu un peu le American Dream. Vraiment, c'était génial, super sympa. Et c'est pendant ce voyage que j'ai pu justement réfléchir, prendre le temps de savoir qui je voulais être. où je voulais aller. Et d'ailleurs, je souligne cette importance parce que c'est vrai que je trouve que quand on est jeune, on nous demande très rapidement de se spécialiser, de faire des choix. Et ça peut être parfois compliqué et oppressant parce que quand on est jeune, on n'a pas une vision du monde qui est forcément très élargie. C'est normal. On n'a pas une expérience de quelqu'un qui a 40, 50 ans. Et c'est vrai que ce n'est pas toujours facile. Parfois, on peut faire des choix très rapides parce qu'il faut le faire tout de suite, parce qu'on nous demande. Et puis parfois, on n'a pas la maturité non plus nécessaire à 20 ans pour savoir ce qu'on va faire pendant les 50 prochaines années de sa vie. Donc voilà, je souligne souvent auprès des jeunes avec qui j'échange cette importance de se poser des questions, de prendre son temps et de ne pas se sentir non plus obligé de devoir choisir tout de suite, parfois de se poser des bonnes questions, même faire une pause dans son cursus scolaire, c'est pas perdre un an finalement, c'est quoi ? C'est pas grand-chose dans une vie. Donc voilà, c'est quelque chose sur lequel je... J'aime bien mettre l'accent, mais en tout cas, moi, c'est vraiment cette expérience qui m'a permis déjà de me rendre compte que j'étais très bonne en maths, que j'adorais les maths et que ça faisait trois ans que je ne faisais plus de maths avec le droit. Et je me suis dit, tu adores le droit, tu adores les maths. J'ai commencé à penser à la gestion de patrimoine qui ralliait un petit peu ces deux compétences. Et puis, naturellement, je suis venue à me dire que la finance pouvait être un domaine qui m'intéresse. sur lequel je pouvais être compétente aussi. Et donc, voilà, naturellement, j'ai choisi un master en finance pour compléter mon parcours.
- Speaker #0
OK, donc c'est des matières qui te plaisent, je dirais, qui te rallient vers ce choix. Tu disais que plus jeune, tu avais déjà plein d'idées de création, etc. Ça, ça vient d'où ? Est-ce que tu sais s'il y a eu un modèle dans la famille ? Comment ça naît à l'époque ?
- Speaker #1
Oui, en fait, il y a deux choses très jeunes qui m'ont marquée et qui m'ont fait prendre un petit peu ce chemin-là. La première, c'était toute petite. Donc moi, j'ai un papa entrepreneur qui était maître d'œuvre, il construisait des maisons. Et j'étais vraiment assez petite, je pense que j'avais 9 ou 10 ans. Et le mercredi après-midi, je passais beaucoup de temps au bureau de mes parents puisqu'ils travaillaient ensemble. Donc je passais du temps là-bas. Et un jour, j'ai vu mon père au téléphone avec un client. Et en fait, ce fameux client devait être en train de lui annoncer qu'il allait partir avec le concurrent. Et donc, j'ai vu mon père rentrer pour moi à l'époque, quand j'étais petite, je voyais ça presque comme une scène de théâtre, mais rentrer dans un argumentaire avec son client pour vraiment réussir à le capter, à le garder, etc. Et en fait, je l'ai vraiment analysé comme un acteur de pièces de théâtre. Il m'a fascinée, je le regardais avec une admiration incroyable. Et je le voyais un peu driver cette relation, essayer de récupérer ce fameux client. Et ça, ça a eu un premier impact en moi parce que j'ai admiré ça et je me suis dit « Waouh, mais moi, je veux faire pareil, en fait. » Donc ça, je pense que ça a été vraiment, forcément, en contexte familial, entrepreneurial, etc. Donc, les prémices. Et puis, en grandissant, j'étais dans un lycée, collège-lycée qui s'appelait Saint-François-Xavier-Havan et qui était un lycée assez... particulier puisque quand on rentrait en classe de seconde, on devait faire le choix d'une activité à côté des cours. Donc ça veut dire qu'on avait le choix entre 36 activités, ça allait de l'activité sportive type équitation, voile, foot, etc., danse, à des activités un peu plus soft skills, enfin pas forcément sportives, donc ça pouvait être journalisme, stylisme, radio, vraiment c'était hyper diversifié. Et en fait, le fonctionnement de ce lycée, c'était que tous les mardis et jeudis après-midi, on n'avait pas cours, mais on avait équipe. Donc on était tous ensemble, on faisait une activité tous ensemble, ce qui permettait déjà de pouvoir mettre en avant aussi les élèves qui n'étaient pas forcément bons à l'école. Ils avaient peut-être des qualités aussi ailleurs, donc ça permettait aussi de voir un petit peu, que chaque étudiant, chaque élève puisse s'exprimer là où il est bon, sans que ce soit forcément que l'école, les cours, etc. Et en fait, ces équipes-là, elles étaient driveées, managées par un chef d'équipe. Et ce chef des types était un élève de terminale. Donc moi j'ai été chef de l'équipe danse, et donc en fait ça fonctionnait vraiment comme une petite entreprise, puisque j'ai dû entraîner les filles de mon équipe à monter, faire le spectacle, apprendre les chorégraphies, etc. Mais j'ai dû aussi à côté aller rechercher des sponsors pour financer mes costumes, pour financer mon spectacle. Donc en fait il y avait vraiment ce côté mini-entreprise, alors adapté à notre âge. mais où on avait déjà beaucoup de responsabilités. Et en fait, ça a été vraiment le premier pas où on m'a donné des responsabilités, où j'ai dû gérer et organiser un projet. Et là, je me suis dit, OK, j'adore. C'était génial, je me suis éclatée. Et je pense que ça a été un peu la confirmation de me dire, OK, je pense que plus tard, je vais créer, je vais innover, je vais inventer. Et finalement, écoute, on commence.
- Speaker #0
Ça t'a conforté, c'est trop bien parce que de souvenirs, j'ai rarement voire jamais entendu ça. Alors forcément tout de suite, ça me fait penser au système américain où dans les facs, on va mettre en avant le côté, comme tu disais, parfois artistique, parfois autre. Ça peut être de la peinture, ça peut être du chant, ça peut être le sport effectivement. Et puis ça peut être aussi d'autres choses, journalisme, etc. Et je trouve que c'est... Alors, ça me semble assez novateur, mais c'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Oui, en fait, il n'y a que deux lycées comme ça en France. C'est pour ça que ce n'est pas très connu. Et c'est dommage, d'ailleurs. Moi, je le mets souvent en avant et je mets souvent en lumière cette pratique-là parce que je suis d'accord avec toi, ça ressemble beaucoup au format américain et anglo-saxon aussi, où ils apprennent aussi de plus en plus dans ces pays-là à apprendre tout ce qui est... du quotidien. Donc, ça reprend l'éducation financière. On va en parler tout à l'heure, mais aussi tout ce qui est apprendre à faire la cuisine, apprendre à vivre ensemble, à tenir la maison, etc. Toutes ces choses-là, en fait, qu'on oublie concrètement aujourd'hui, sont mises à l'honneur dans ces pays-là.
- Speaker #0
Ok, c'est bien parce que ça développe aussi la singularité de chacun, parce que, comme tu le dis, on n'a pas tous les mêmes facilités sur un système scolaire. Et malheureusement, on a quand même ce réflexe de se dire, si ça ne fonctionne pas à l'école, très vite, en fait, qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Et en fait, on peut développer pas mal de choses à côté, ne serait-ce que prendre confiance aussi, et ça peut parfois aider sur d'autres sujets. Ok, écoute, je creuserai parce que je ne connaissais pas. Et après, je comprends aussi qu'il faille des budgets et des infrastructures, etc. Mais il y a un vrai sujet. Alors là, c'est peut-être une volonté du lycée en lui-même, du collège lycée, tu disais ?
- Speaker #1
Ben écoute, c'est drôle parce que ça fait... c'est un lycée jésuite, c'est un lycée très très vieux, et j'ai beaucoup de personnes de ma famille qui sont passées par ce lycée, et déjà à l'époque, ce système d'équipe existait déjà. Donc c'est vraiment un système, je ne pourrais pas te donner l'année vraiment où il a été mis en place, mais en tout cas, je sais que dans les années 60 déjà, il était déjà mis en place.
- Speaker #0
Donc toi dans ta famille, vu que tout le monde est un peu passé par là, et a eu cette expérience, ou en tout cas a quelqu'un de proche qui a connu cette expérience, limite pour toi c'est normal. Et le système où on n'a pas cette possibilité de choisir une matière à côté, c'est limite le côté anormal.
- Speaker #1
Oui, presque du coup, c'est exactement parce que c'était vraiment sur nos trois années de lycée. Et puis en plus, ça crée vraiment, au-delà du côté artistique ou de l'activité en elle-même, Le chef d'équipe de terminale avait cette responsabilité aussi d'aider, par exemple, les plus jeunes, les secondes ou les premières, au niveau des cours, si elles avaient du mal. Donc, en fait, ça permettait vraiment aussi de créer des groupes, pas forcément d'amis, mais des gens qui vont peut-être avoir un peu plus de mal à se faire des amis au collège. On sait que c'est les années où c'est un peu traître, on n'est pas très sympa à cet âge-là, les uns avec les autres. Là, c'est vrai que ça forçait aussi à créer une unité de groupe. où tout le monde devait s'accepter, tout le monde devait échanger ensemble, etc. Franchement, ça avait beaucoup de points positifs à mon sens.
- Speaker #0
Ok, c'est intéressant, ça me fait penser. Alors, pour la petite anecdote, je donne des cours à côté de mon job. Et une des premières questions que je pose aux étudiants, en leur disant qu'ils ont la possibilité de répondre ou non, mais je leur demande aussi une de leurs passions. Et souvent, on se rend compte en fait que les élèves, alors c'est souvent en début d'année, certes, mais ils n'ont aucune idée de la passion du voisin avec qui ils échangent depuis quelques jours déjà ou quelques semaines. Et parfois, ça fait des connexions. assez sympa avec des gens qui ne se seraient pas du tout parlé sans savoir ça. Donc voilà, c'est aussi une façon de connaître un peu plus les gens. Et généralement, une passion, quelle qu'elle soit, dès que quelqu'un est passionné, il va t'en parler, il peut t'en parler pendant des heures et ce sera toujours intéressant.
- Speaker #1
Ça crée des liens.
- Speaker #0
Exactement, tout à fait. Et tu parles beaucoup dans ton parcours de pédagogie, de côté ludique. Ça se retrouve avec EasyWeb. Est-ce que la partie financière, ce que tu te dis, je me suis dirigé assez logiquement avec le droit, les maths, etc. vers la gestion de patrimoine, le côté finance. Est-ce que tu avais toujours eu un attrait pour le monde de la finance ou est-ce que c'est venu vraiment au fur et à mesure de l'avancer dans le parcours scolaire ?
- Speaker #1
Non, franchement, c'est venu. En fait, au début, tu vois, je me suis dit, comme je te disais, j'adore les maths. Donc, ça s'apparentait assez logique, en fait, dans la réflexion. Et en fait, si tu veux, moi, j'ai commencé mon Master 1 en droit du patrimoine. Donc, je suis quand même restée attachée à mon côté juridique. Et donc, j'ai fait le Master droit du patrimoine. Mais je me suis rendue compte à la fin de ce Master 1, je me suis dit, c'est génial. Sauf qu'en fait, je n'ai aucune dimension finance, justement, financière, sur l'investissement en bourse, sur toutes ces choses-là. Et donc, c'était dommage parce que c'est quand même très complémentaire. Donc, il me manquait une vraie casquette. Et donc, je me suis dit, je vais faire mon Master 2 en finance. Donc, je suis partie à Paris, j'ai trouvé mon école, etc. Et j'étais hyper confiante, tu vois. Moi, j'arrivais à faire mes équations AX² plus B² égale C², tu vois. Donc, j'étais super motivée et tout. Et en fait, je suis arrivée à mon premier cours de finance. Et non, là, j'avoue que je suis descendue de 10 étages. D'abord, parce que je suis arrivée en Master 2. Donc, moi, j'étais dans une promo où ils se connaissaient déjà tous depuis le Master 1. Ils avaient déjà eu beaucoup de matière financière depuis l'année passée. Donc, moi, je suis arrivée là-dedans en deuxième année. Ils avaient déjà eu beaucoup de cours financiers. Et les premiers cours de finance, mais vraiment, c'était horrible. Vraiment, j'avais l'impression d'écouter du chinois. Je regardais le prof, je me disais... qu'est-ce que je fous là ? Il me parlait de calcul. Et puis, tu sais, tu vois tous les autres autour de la classe, ils sont là, ben oui, ça fait Et puis, toi, tu es à côté et tu te dis, ouais, ben... Donc non, honnêtement, ça a été un peu compliqué. Ça a été une nouvelle matière à découvrir, etc. Mais après, c'est comme tout, quand on s'y intéresse, quand on travaille et qu'on s'y penche de plus près, c'est apparu ensuite assez naturellement. Enfin, j'ai réussi en tout cas à me plonger dedans. Par contre, il est vrai que la naissance d'EasyWeb et cette volonté de vouloir vulgariser la finance et faire beaucoup de pédagogie, ça doit venir aussi un petit peu des restes de ces émotions un petit peu compliquées lors des premiers cours de finance où j'étais un peu perdue. Je pense qu'il y a aussi un peu de ça aujourd'hui parce que ça reste des matières qui sont très techniques. C'est vrai que quand toi, tu arrives dans un milieu juridique qui n'a rien à voir avec ce milieu-là, C'est très compliqué et je pense que c'est d'ailleurs pour ça que les gens aussi aujourd'hui, au quotidien, quand on parle d'argent, quand on parle d'investissement, ils sont un peu perdus parce que c'est un jargon technique assez complexe. Mais finalement, on se rend compte que quand on prend un peu le temps et qu'on prend les choses dans l'ordre, ce n'est pas inaccessible. Ça peut largement être accessible à tout le monde, mais il faut juste un petit peu de pédagogie et de temps.
- Speaker #0
Ok. Et donc, tu fais ce parcours et tu commences à avoir ta première expérience en CDI ? de façon, je dirais, classique. Et comment, à un moment donné, tu fais la bascule où tu te dis, en fait, c'est peut-être pas moi, c'est peut-être pas mon monde. Et je lance, il se passe quoi ? Il se passe combien de temps ? Est-ce que ça, tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Ouais, alors je commence effectivement en alternance. Donc pendant que je fais mon Master 2, je suis en banque en alternance. Et je continue mon premier job, mon premier CDI dans cette même banque. Donc vraiment, tout se passe super bien. Moi, j'étais conseillère premium, conseillère de clientèle finalement, en relation directe avec les clients. Et c'est une très chouette expérience. J'adore rencontrer mes clients, j'adore échanger avec mes clients. Je suis plutôt compétente dans ce que je fais. Donc franchement, le job est vraiment top. Mais c'est vrai que je commence assez rapidement à ressentir une certaine lassitude. notamment de me lever tous les matins à la même heure, me rendre à 9h au travail, repartir à 17h. C'est une routine qui n'est pas du tout faite pour moi. Après, dans la vie en général, je suis quelqu'un qui n'aime pas forcément la routine. Je suis quelqu'un d'assez active, qui aime toujours faire des nouvelles choses, apprendre, etc. Donc, je ne me sentais pas vraiment à ma place. Ça, c'était déjà un premier élément. Ensuite, le système bancaire, je le trouvais très pyramidal, très complexe. C'est vrai que moi, je suis quelqu'un qui est très créative, qui a beaucoup d'idées. Et quand tu exposes une idée, en tout cas dans le secteur bancaire, puisque c'est celui que je connais, ce n'est pas forcément la bienvenue parce que ce n'est pas là où on t'attend. Il y a beaucoup de strates, tu as beaucoup de managers qui ont des managers, qui ont eux-mêmes des managers et qui ont encore des managers. Donc, c'est vrai que moi, toutes ces... discussions descendantes, c'était trop complexe pour moi en fait. Donc je me suis dit, ok, ce n'est pas ce qui me convient, mais pour autant je suis assez compétente dans ce que je fais, donc je ne pense pas m'être trompée de domaine en tout cas. Et donc du coup, avant d'entreprendre, j'ai quitté la banque pour être courtier en financement immobilier. Donc un job où j'étais un peu plus indépendante, c'est-à-dire qu'il y avait moins ce côté routinier, arriver à l'agence à telle heure, repartir. Donc, on avait un peu plus de liberté. On allait rencontrer les clients. On allait sur le terrain rencontrer nos partenaires bancaires, etc. Donc, ça correspondait un petit peu plus à ce que je voulais faire, mais toujours pas totalement. Donc, en fait, finalement, je me suis dit, si tu ne t'y retrouves pas, c'est peut-être qu'il faut t'écouter. C'est peut-être que cette petite voie de l'entrepreneuriat que tu as depuis longtemps, il faut la laisser. s'exprimer et en tout cas réfléchir sur un projet potentiel. Et donc, naturellement, j'en suis arrivée à me dire, bon, ne perds pas de temps, tu as essayé. Ce n'est pas le chemin qui te convient, essaye autre chose et puis on verra.
- Speaker #0
Ok. Tu en parles un peu à ton entourage à cette époque ? Est-ce que tu consultes un peu des proches qui sont entrepreneurs ?
- Speaker #1
Ah ouais, j'en parle beaucoup, et surtout à mon papa qui est entrepreneur. Et bizarrement... pas du tout le son tient escompté. Parce que j'en parle beaucoup autour de moi et c'est vrai que j'ai un peu les retours tu sais presque ce ressenti qu'on me dise presque bon t'es un peu capricieuse quoi. Voilà tout le monde fait ça, tout le monde fait ça au quotidien, je veux dire ils sont pas morts, tout se passe bien. Donc voilà. Donc il y avait un peu ce côté là et puis j'avais aussi l'autre côté de c'est vrai que quand t'essayes d'entreprendre et que t'en parles à l'entourage Les retours que tu as assez souvent, c'est « mais pourquoi tu fais ça ? » « Mais ça ne va pas marcher ! » « Mais pourquoi quitter un confort, avoir un CDI, etc. ? » « Si ça se trouve, ça ne marchera jamais, puis tu gagneras ta vie ! » Tout ça, j'y ai été effectivement confrontée.
- Speaker #0
Donc, un élan de motivation qui te pousse à le faire, du coup !
- Speaker #1
Ah ouais, C'est vrai que ça te casse beaucoup. Et moi, on n'en avait pas parlé de ça avant. Alors, je ne m'étais peut-être pas énormément renseignée non plus. mais ça te casse quand même pas mal. Donc, c'est vrai que ça a engendré chez moi pas mal de remises en question quand même, à me dire, mais c'est vrai, est-ce que je fais le bon choix ? Et en fait, avec du recul aujourd'hui, je pense que malheureusement, quand on est entrepreneur dans l'âme et quand on ne l'est pas, il y a un problème de compréhension à un moment donné, parce que nous, en tant qu'entrepreneurs, prendre du risque et y aller, et au pire se cracher, on en est conscient et ce n'est pas grave. Et en fait, c'est quelque chose qui fait peur aux gens. et qui fait surtout peur à ton entourage, ce qui est normal. Et donc, je pense que la première réaction de l'entourage qui est assez automatique, c'est la protection. Et donc, c'est de se dire, mais non, mais pourquoi tu fais ça ? Mais pourquoi tu vas te mettre en risque ? Pourquoi tu vas te mettre en danger ? Et c'est vrai que ce n'est pas toujours agréable de l'autre côté. Mais après, quand on a compris que finalement, en fait, c'est vraiment une réaction de peur qu'on a en face, on arrive à l'accepter. Mais c'est sûr que quand on entreprend, en tout cas pour ma part, On ne peut pas vraiment compter sur le soutien de son entourage pour nous booster au début. Après, c'est différent, mais au début, en tout cas, je pense que c'est assez compliqué et c'est une étape personnelle pour l'entrepreneur aussi compliquée à passer parce qu'il faut qu'il ne lâche rien, il faut qu'il croie en lui, il faut qu'il continue à se dire non, je sais que moi, mon chemin, il est là. Il ne faut pas que j'écoute les autres. Et ça, c'est la première grosse étape qui n'est pas facile, facile à passer.
- Speaker #0
Oui, parce que je suppose que... tu n'as pas l'idée qui vient immédiatement quand on parle à tes proches. Tu ne leur dis pas, moi, j'ai tel plan, j'ai telle vision. En fait, il y a quelque chose d'interne, mais ce n'est pas concret.
- Speaker #1
C'est ça, ce n'est pas abouti. Je ne suis pas arrivée avec un business plan en leur disant, dans cinq ans, je serai là, je vais faire ça. Donc, oui, c'est ça. Et c'est vrai que maintenant que tu dis ça, tu as raison parce que je ne m'en rendais pas forcément compte. C'est vrai que ça doit générer de la peur chez eux aussi parce que tu es au début du processus, donc tu n'as pas quelque chose effectivement de concret à leur poser sur la table et à leur montrer. Donc c'est vrai que c'était pas simple.
- Speaker #0
Ok, c'est intéressant d'avoir ce retour-là parce qu'on peut imaginer que ça aurait été plus facile dans ton cas avec un papa entrepreneur qui te dise, vas-y, tu vas t'éclater. Et tout de suite, après d'un côté, comme tu le dis, il y a le côté protection, il est aussi passé par. plein d'étapes qui ont dû être complexes et on n'a peut-être pas forcément envie que ces enfants vivent tous ces...
- Speaker #1
C'est ça, je pense que c'est exactement ce que tu dis, c'est que quand tu te lances dans l'entreprenariat, tu vois au début que les bons côtés, les bons aspects et oui, je pense qu'il y avait une part de... Voilà, j'ai vécu... Enfin, j'ai pas forcément envie que tu vives tout ce que j'ai vécu, toutes les étapes que j'ai vécues, tout... Parce qu'on le sait, être entrepreneur, c'est un long chemin, c'est un chemin sinueux. Et donc, je pense que quand on se lance dans cette voie-là, on est en pleine conscience aussi de ce qui nous attend et que ça ne va pas être facile. Mais je ne sais pas si on s'attend vraiment aux épreuves qui nous attendent. Donc, on en a conscience, mais on ne s'y attend jamais vraiment. Donc, je comprends avec du recul. C'est vrai que même en trois ans d'existence avec EasyWeb, on a déjà passé des étapes. qui sont parfois un peu durs, mais c'est aussi ce qui fait qu'on grandit, qu'on mûrit et qu'on va de l'avant. Donc, c'est vrai ce que tu dis. Je pense qu'il y a aussi ce côté de vécu, d'expérience qu'on n'a pas forcément envie que nos enfants reproduisent.
- Speaker #0
On vive les mêmes choses, mais tu dis que vous avez passé plusieurs étapes. C'est quoi le premier vrai obstacle quand tu crées ta boîte ?
- Speaker #1
Le premier vrai obstacle, je dirais, c'est de passer un peu le premier step. Parce que finalement, quand tu démarres, tu pars d'une idée. C'est de la matière grise que tu as réfléchi, tu as fait du jus de cerveau pour essayer d'en faire quelque chose. Donc, la première vraie étape, je pense que c'est déjà de réussir à fédérer autour de ton idée, qu'on croit en ton projet et surtout de réussir à s'entourer. à bien s'entourer, donc à convaincre les gens. Et quand je dis convaincre, c'est autant par l'idée et le projet que tu es en train de soumettre que par ta personnalité, ton envie, ta personnalité vraiment aujourd'hui. Et d'ailleurs, je pense que les entrepreneurs qui se lancent au début de l'idée, je pense que les gens misent beaucoup sur l'entrepreneur et la personnalité de l'entrepreneur plus que l'idée en elle-même. Parce que l'idée finalement, quand je vois l'idée d'EasyWeb il y a trois ans et ce que c'est aujourd'hui, il y a un monde qui s'est passé. On a énormément évolué. Et donc, je pense que l'envie, la personnalité, le charisme de l'entrepreneur est très, très important au début. Et donc, cette première étape de vraiment réussir à convaincre que les gens nous accompagnent. En fait, moi, tu vois, je suis sur Orléans. J'ai été accompagnée par la Technopole d'Orléans. Et l'autre jour, j'ai retrouvé le premier business plan avec lequel je suis allée me présenter. Et honnêtement, je me suis dit, ils croyaient beaucoup en moi. Parce que franchement, quand je regarde le business plan, je me dis, mais vraiment, ce n'est pas possible. Et en fait, ça se construit. Ils m'ont beaucoup testée à la Technopole d'Orléans dans leur accompagnement. Et c'est eux qui m'ont fait évoluer ce business plan, qui ont fait évoluer ma pensée, qui m'ont fait rencontrer des gens aussi. que, mais... Tu arrives dans un nouvel écosystème, tu ne connais pas le fonctionnement, tu ne connais pas grand monde. Donc, j'ai rencontré des gens. Et en fait, après, tu as cette deuxième étape où tu as consolidé ton idée, tu as commencé à la travailler, tu as commencé à t'entourer. Et là, le projet a sa première, un peu, je ne trouve pas mon mot, mais aspiration. Commence la première étape. Mais c'est vrai que toute cette phase au début est un peu chronophage. il y a beaucoup de... créer tes statuts, il faut trouver le nom de ta société. D'ailleurs, le nom de la société, ça a été le truc le plus dur que j'ai eu à faire. Alors que ça paraît pas... Mais ça a été un des trucs les plus durs, quoi. Donc, je dirais que la première épreuve, c'est vraiment de bien réussir à consolider son idée, à s'entourer et à convaincre les gens autour de soi de nous suivre et de nous faire confiance. Parce qu'au début, on fait vraiment confiance. Je te dis, je pourrais t'envoyer le business plan si tu veux le mettre en PDF sous le podcast. Mais vraiment, ce n'était pas très joli à voir.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as un déclic, toi, à un moment donné ? Tu te dis, là, je tiens quelque chose, je suis prêt à aller défendre mon projet, mon idée. Comment ça se passe pour toi ?
- Speaker #1
Il y a eu un moment, en fait, nous, avec EasyWeb, on a commencé au début sur un format d'application. Parce que je pense que le côté très start-up, la tech, c'est très à la mode. Il y a beaucoup d'apps qui se montent en ce moment, donc on est parti un peu sur cette idée-là. Et donc, on commence le projet sur cette app. Et puis, plus on avance, plus on se rend compte que c'est très, très long de développer une application, que ça coûte extrêmement cher et que le temps d'avoir des utilisateurs et de justement pouvoir générer du chiffre d'affaires, il se passe un laps de temps qui est énorme. Et donc, nous, on travaillait un petit peu sur ce format d'application. Et puis, faisant ce constat du prix, du temps que ça prend, etc. Je me dis, tiens, il faut que je trouve quelque chose, un produit qui soit complètement décorrélé de la tech, mais qui me permette de passer le même message, de commencer à approcher mon marché et d'avoir des retours, de pouvoir un peu améliorer mon expérience, ma vision en tout cas de la cible que j'avais. Et donc, je me dis, il faut que je fasse un cahier de vacances. pour les enfants à partir de 7 ans. Alors, je ne m'étais pas dit 7 ans à l'époque. J'ai dit pour les enfants, pour commencer dès le plus jeune âge, alors apprendre la valeur de l'argent. Et donc, tu vois, là, on arrive sur un truc, je commence sur une application pour le grand public, donc on va dire adulte. Et je pars sur une idée de cahier de vacances pour les enfants. Donc, on est un peu aux antipodes. Et en fait, tout ça a été très intuitif. Je ne saurais pas vraiment l'expliquer, mais je ressentais au fond de moi, quand j'ai eu cette idée de cahier de vacances, que j'ai commencé à le travailler, etc. Je ressentais au fond de moi que j'étais sur la bonne voie. Donc, c'est très intuitif. Je ne pourrais pas vraiment mettre de mots là-dessus, mais c'est comme si c'était évident, en fait. Je ne me posais même pas de questions. Et donc, j'ai quand même deux associés sur ce projet. que je suis allée voir et donc je m'aurais dit, j'ai eu une idée, j'aimerais bien qu'on essaye de faire un cahier de vacances pour les enfants. Alors au début, ils m'ont un petit peu regardée bizarrement, en me disant, c'est quoi cette idée ? C'est vrai qu'on était sur un format applicatif, donc je pense qu'ils ne s'attendaient pas du tout à ce que je fasse un virage 360 à ce point. Et donc j'ai commencé à leur expliquer un peu pourquoi m'était venue cette pensée, j'avais commencé un petit peu déjà à travailler sur le projet. Et puis, à ce moment-là, on avait une bourse. On faisait partie d'un programme d'accélération pour lequel on avait une bourse. Il me semble que c'était 10 000 euros la bourse. Et en fait, on s'est dit, ce qu'on va faire, c'est qu'on va utiliser cette bourse pour créer ce projet de cahier d'activité. Comme ça, si jamais le projet ne fonctionne pas, on n'aura pas mis d'argent propre de notre côté. Et puis, si ça marche, tant mieux. Et donc, on s'est servi de cette bourse pour créer notre premier cahier d'activité. Et aujourd'hui, ce cahier d'activité représente 80% de notre chiffre d'affaires. Donc finalement, tu vois, on est parti du coq à l'âne, de la tech au papier. Et en fait, parfois en revenant aux fondamentaux, finalement, pas besoin d'aller chercher toujours des choses très complexes.
- Speaker #0
C'est intéressant ce petit pas de recul qui aujourd'hui vous fait beaucoup de bien. Et il y a le petit clin d'œil avec les cahiers de vacances que tu appréciais beaucoup étant plus jeune. Donc comme quoi, le vécu et ton histoire, elles ressortent aussi dans tes idées, ta créativité. Donc ça, je trouve ça très sympa. Et tu parlais tout à l'heure, tu disais, parfois dans mes missions, j'ai des échanges avec des clients, des prestataires. Comment ça s'organise ? Là, il y a un lien assez intéressant, c'est l'éducation financière pour les enfants. Tu peux aussi... Faire le lien avec des parents, parce qu'on s'est toujours posé la question, quand on a des enfants, on commence tous à se poser la question, à quel âge je commence à leur donner un peu d'argent, comment je leur explique, l'argent de poche c'est comment, c'est sous quelle récurrence. Il y a plein de questions qu'on se pose, il n'y a pas une bonne réponse, je pense qu'il y a plein de situations différentes. Comment tu cherches tes clients ? Comment tu développes ça au départ ?
- Speaker #1
Alors moi, en fait, avec mes deux associés, Florent et Stanislas, notre volonté dès le début d'EasyWeb, c'était de démocratiser l'éducation financière. Donc en fait, c'était simple. Notre idée, c'est qu'on voulait en entendre parler partout, tout le temps, avec tout le monde. Sauf que bon, c'est assez large comme cible du coup. Et donc, on... On a réfléchi justement comment faire. Déjà, on s'est dit qu'on ne peut pas avoir une éducation financière universelle. C'est-à-dire que déjà, on n'a pas la même maturité ni les mêmes projets en fonction de notre âge, de notre étape de la vie. Déjà, il y avait un gros ciblage à faire sur les différentes cibles, les différents âges. Et puis ensuite, on s'est posé la question sur qu'est-ce qui nous permettrait de la démultiplier le plus rapidement possible. et le plus facilement, entre guillemets. Et là, il y a deux cibles qui sont apparues assez naturellement. La première, c'est qu'on s'est dit déjà, on devrait apprendre l'éducation financière à l'école depuis le plus jeune âge. Comme on a d'éducation civique, comme on a d'éducation sexuelle, on devrait avoir d'éducation financière. Donc ça, c'était le premier constat et la première volonté qu'on en a eue. Et le deuxième constat qu'on s'est fait, c'est de se dire, aujourd'hui, tout le monde a une banque. La banque aujourd'hui, elle a un rôle qui est très commercial et ça fait partie de ses missions d'éduquer ses clients, de devoir conseiller ses clients et de devoir leur apporter cette valeur. Et donc, on s'est dit, on va accompagner les écoles et la banque à diffuser nos solutions et services auprès de leurs clients ou de leurs étudiants pour l'école, en fait, pour que déjà ce soit diffusé massivement. Mais surtout, l'idée qu'on en avait derrière, c'était de se dire, nous, on veut faire de l'éducation financière, on veut aider les gens à optimiser leur budget, à investir, à mieux, en tout cas, gérer leurs finances personnelles. Donc, la volonté n'était pas de leur faire payer nos services. En fait, on s'est dit, si on veut aider un étudiant à optimiser son budget, mais qu'on lui met un abonnement à 5 euros par mois, ce n'est pas logique. C'est ça, c'est complètement antinomique. Et donc, la réflexion a vraiment été, comment on peut trouver des acteurs qui, eux, vont le distribuer à notre pays. place et en fait faire aussi essayer de favoriser en tout cas l'égalité des chances sur l'accès à l'information en matière financière parce que c'est vrai qu'aujourd'hui on se rend compte que ça va être des familles qui vont avoir un peu plus d'argent qui vont être un peu plus éduqués à toutes ces notions autour de l'argent mais qu'en fait c'est toujours les mêmes qui n'ont pas forcément accès à l'information et pour nous c'était pas possible c'était l'idée n'était pas de continuer à creuser les inégalités mais au contraire que ce soit massivement déployé et auprès de toute la population. Que ce soit quel que soit l'âge, quel que soit le niveau social, vraiment, on voulait que tout le monde ait accès au même niveau d'information. Et donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, on travaille et avec les écoles et avec les banques.
- Speaker #0
Ok, super. Et comment t'arrives au départ ? C'est assez intéressant d'avoir, je dirais, le côté très interne. Tu y vas... Je dirais un peu à l'impro, je rentre en contact avec toutes les banques, comme si demain, tu envoyais un CV à X entreprises pour avoir une qui te rappelle. Comment ça se...
- Speaker #1
Ouais, c'est un peu ça. Au début, tu fais jouer le réseau. D'ailleurs, c'est un gros point sur lequel je voudrais m'arrêter aussi. Au début, tu fais beaucoup jouer le réseau. Et moi, c'est quelque chose, mon réseau, que je travaille depuis que je pense que je suis en terminale, fin de lycée, début d'études. Je ne sais pas vraiment dire pourquoi, mais j'ai... toujours eu conscience que c'était très important d'avoir un bon réseau et surtout de l'entretenir. Et donc, en fait, ça s'est vraiment prouvé finalement quand j'ai monté EasyWeb parce qu'au début, j'ai juste mis des stories Instagram, je partageais un peu en fait de ce que j'étais en train de créer et donc je demandais sur Instagram, je recherche un designer, je recherche des directeurs d'école, je recherche. Et en fait, naturellement, les gens m'ont envoyé des contacts. Et donc, c'est vrai que moi, c'est quelque chose sur lequel je mise beaucoup parce que, en fait, je trouve que quand il y a une mise en relation qui est faite, il y a une barrière en moi. C'est-à-dire que moi, si demain, on m'a recommandé Mickaël pour faire un podcast parce qu'il est génial, je vais tout de suite être un peu plus en confiance que si je rencontre Paul qui fait la même chose, mais dont je n'ai jamais entendu parler. Donc, c'est vrai que le réseau, du coup, c'est vraiment quelque chose que je continue à travailler et je trouve qu'il est super important. Et donc, si j'avais bien un message que je voudrais passer à travers ce podcast, ce serait peut-être celui-là, c'est de ne pas négliger son réseau, de l'entretenir et vraiment de s'en servir. Parce que moi, la première, d'ailleurs, j'adore aider les autres. Quand on me demande, tu n'as pas un contact pour ci ou pour ça, j'adore partager mon réseau. Et je trouve que c'est comme ça aussi qu'on grandit, qu'on mûrit. Donc, ça a été vraiment la première clé d'entrée pour nous qui a fait qu'on a réussi à avoir certains contacts. Le deuxième moyen, c'est qu'on était tous les trois issus du secteur bancaire. Donc, on connaissait, on avait des contacts en interne, on connaissait aussi le fonctionnement en interne. Donc, on savait à qui s'adresser, etc. Donc, ça, ça simplifie un petit peu les démarches. Et puis sinon, le troisième levier d'acquisition, je pense qu'il faut être un peu fou. quand on est entrepreneur, et ça fait partie de mes traits de caractère. Et donc moi, je suis quelqu'un qui ose vraiment, j'ai peur un peu de rien en fait. Donc, pour donner un exemple, par exemple, j'ai dû écrire cinq lettres à Brigitte Macron avec mes cahiers dans l'enveloppe, et tous les deux, trois mois, elle reçoit sa petite lettre avec son petit cahier, et je me dis, à bout d'un moment... Elle va en avoir tellement marre de recevoir peut-être mes cahiers qu'elle va décider de me recevoir. Non, je ne sais pas. Mais tu vois, j'ai vraiment ce truc où je ne lâche rien. Et ce n'est pas grave si on ne me répond pas. Je vais en renvoyer un et je vais en renvoyer un deuxième et je vais en renvoyer un troisième. Et en fait, je pense que c'est aussi en osant, en fait, en ayant… Il ne faut pas se mettre de barrières. Je pense que l'humain est très, très fort pour ça, pour se mettre des barrières, limitant tout seul, pour se dire oui, mais si je lui demande, il va me dire non. Alors qu'en fait, pas du tout. Et moi, c'est vraiment quelque chose que j'ai compris il y a un certain temps. Et maintenant, je fais sauter toutes les barrières et je ne me mets plus du tout de... Je n'ai plus de préjugés, je fonce, j'y vais. Et je me dis au pire quoi, ça ne passe pas, ce n'est pas grave, je prendrai le chemin d'à côté.
- Speaker #0
Ok, c'est intéressant. Tu dis, tu ne l'as pas toujours eu en toi. C'est quelque chose qui s'est un peu débloqué ?
- Speaker #1
toujours eu quand même beaucoup de bagout, j'ai toujours été une personnalité, ça fait quand même partie de mes traits de caractère, mais c'est quelque chose que je continue aussi, parce que là, je dis ça comme si ça paraissait super simple et que c'était évident, mais bien évidemment que moi aussi, parfois, je me mets des barrières limitantes et que je me dis « Ah oui, non, je ne vais peut-être pas l'appeler. » On l'a tous, cette petite voix dans sa tête. Mais maintenant, j'ai appris à la contrôler et à passer au-dessus et se dire « Non, je vais quand même y aller. » Donc, effectivement, c'est quelque chose qui se travaille quand même avec le temps. Mais j'ai quand même toujours eu ce trait de caractère un peu... Je vais même aller plus loin. J'ai souvent toute tendance à dire ça aux gens. Mais moi, ma seule peur dans la vie, c'est de mourir. Et en fait, tant que... Légitime,
- Speaker #0
Jeanne.
- Speaker #1
C'est légitime. Je pense que je ne suis pas la seule. Et en fait, j'ai tendance à me dire, mais tant que je n'ai pas de danger de mort en face de moi, je m'en fous. Qu'est-ce qui peut m'arriver ? Rien, en fait. Donc... je fonce. Et donc, j'ai vraiment un caractère de fonceuse parce que je me rassure en me disant ça. Mais de toute façon, et alors ? Si ça ne marche pas, si tu tombes, tant pis, tu te relèves, tu avances. Alors, je suis d'accord, plus facile à dire qu'à faire. Mais en tout cas, c'est un peu ma philosophie.
- Speaker #0
Mais important, tu vois, moi, historiquement, là où c'est très perso, mais j'ai toujours été quelqu'un un peu d'anxieux, stressé, etc. Ça fait partie du cheminement de ma vie. Et en fait, je suis tombé sur un bouquin de Dale Carnegie qui... Alors le titre ne m'attirait pas du tout, parce que c'était « Comment éviter le stress et les soucis » . C'est un titre un peu dans ce genre. Et quand c'est trop cliché, ça ne m'attire pas. Mais bon, je me suis dit, il y a beaucoup de bonnes critiques, etc. Donc je me suis dit, je vais le lire et je vais voir ce que j'en garde. Et il y a pas mal de chapitres où, effectivement... ta remarque, elle fait écho parce que t'as l'exemple d'un chef d'entreprise aux Etats-Unis qui a un souci avec un de ses collaborateurs, une histoire de fraude fiscale, etc. Et en gros, il y a la théorie du pire. Et il se dit, au pire des cas, qu'est-ce qui m'arrive ? Et oui, au pire des cas, c'est dramatique parce que tu peux perdre la réputation de ta boîte, etc. Mais au pire des cas, je pourrais relancer une boîte. Et en fait, le fait de toujours un peu faire ce recul sur une situation qui est qui n'est pas toujours évident, j'en ai bien conscience, mais au moins de l'avoir en tête et d'essayer de faire cet effort-là, ça permet de dédramatiser énormément de situations. Et moi, ça m'aide dans mon quotidien. J'accompagne des collaborateurs sur des gros business et des gros dossiers. Et en fait, plus je vais être détendu et plus je vais être performant, plus ce sera agréable pour eux, pour les clients. Et oui, ça m'aide énormément dans l'appréhension de mon métier au quotidien. Ce côté-là, ce n'est pas si simple que ça, mais d'en avoir conscience. d'en avoir conscience et d'essayer de le travailler, je pense que ça peut être vraiment game changer pour les prochaines années qui nous restent à vivre.
- Speaker #1
Et puis, je pense que les gens... Tu vois, la prise de conscience, pour moi, c'est le plus dur. Une fois que tu en as pris conscience, il reste un peu de travail à faire, mais tu as fait le plus gros du travail. Et souvent, les gens ne s'en rendent pas compte. Ils ont l'impression que c'est une montagne, mais en fait, juste. Déjà, la prise de conscience, il y a 80% du chemin qui est fait. Donc, il faut s'encourager à aller vers là.
- Speaker #0
Tout à fait. J'aime bien souvent clôturer l'épisode avec une recommandation culturelle. Est-ce que, toi, il y a quelque chose qui t'accompagne ? Ça peut être en lien avec ce qu'on s'est dit ou pas du tout, mais est-ce qu'il y a un bouquin, une citation, quelque chose ?
- Speaker #1
Moi, j'ai une citation qui m'accompagne tout le temps. que je me répète régulièrement, c'est « vise la lune pour atteindre les étoiles » . Elle est très bateau parce qu'elle est très connue aussi, cette phrase-là, mais je trouve qu'elle représente bien aussi ma personnalité quelque part parce que je vise toujours très très très très très haut. Ça paraît toujours très ambitieux, mais finalement, on se rend compte que quand on est sur le chemin, on n'atteint pas toujours peut-être l'objectif qu'on avait visé. à la base et qui était peut-être un peu haut, mais finalement, le chemin est tellement incroyable qu'on arrive toujours au moins dans les étoiles. Donc moi, c'est vraiment une phrase que je me répète souvent, justement pour m'éviter de me mettre ces fameuses barrières dont on parlait. Ça m'aide vraiment à voir loin. Quand je pense à ça, j'ai l'impression d'être une fusée qui bat vers son objectif. Et donc ça, c'est vraiment une citation qui m'accompagne au quotidien. Et puis sinon, je lis beaucoup de livres de développement personnel. Parce que ça m'aide énormément, notamment sur toutes les questions dont on a parlé pendant ce podcast, sur la famille, par exemple, quand on lance son business, l'entourage, les réactions de l'entourage. Toutes ces choses-là, il y a beaucoup de livres de développement personnel qui m'ont aidé à ne pas le prendre pour moi, à ne pas me dire de trop me remettre en question, me dire que c'était nul ce que je faisais. Enfin voilà, toutes ces choses-là. Donc voilà, ce sera mes petites recos du jour.
- Speaker #0
Les quatre accords Toltec, par exemple ?
- Speaker #1
Exact. Exactement. C'est parti de mon premier... Il y a aussi L'instant présent, que j'aime beaucoup, qui est un petit peu plus difficile à lire, mais qui est très intéressant aussi.
- Speaker #0
Ok, donc peut-être pas en première lecture pour ceux qui l'ont initié, mais dans un second temps, ça peut être intéressant de continuer avec ce genre de lecture.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok, ok. Bah écoute, c'est noté, je mettrai la reco dans le lien de l'épisode. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voulais... témoigner en plus de tout ce qu'on s'est dit. Jeanne, est-ce qu'il y avait un point où est-ce que tu penses qu'on a fait le tour ?
- Speaker #1
Je voudrais dire, je sais qu'il y a beaucoup de jeunes qui écoutent ton podcast. Et donc, je voudrais leur dire déjà de prendre en main leur éducation financière, la gestion de leurs finances personnelles, en tout cas le plus tôt possible, que s'ils ont des questions, je suis bien évidemment à disposition pour les accompagner. Et j'en profite pour... Pour faire une petite annonce, on a créé notre académie EasyWeb. Et donc, dans cette académie, on recrute des jeunes, dans l'idéal des étudiants, pour lesquels on leur donne tous nos outils et services gratuitement pour qu'ils puissent justement commencer à prendre en main la gestion de leurs finances personnelles, etc. Et on leur fait des webinaires tous les mois sur des thématiques qui déterminent, pour qu'ils puissent poser leurs questions, pour qu'on puisse les accompagner sur leurs problématiques. Donc je lance un appel, si des étudiants souhaitent nous rejoindre et bénéficier de cet accompagnement, ils sont les bienvenus. Et puis je t'enverrai tous les prérequis pour pouvoir s'inscrire.
- Speaker #0
Super, écoute, le message sera passé. Et en tout cas, bonne continuation dans tout ce que vous faites pour les jeunes, les étudiants, pour développer cette pédagogie financière. C'est quelque chose qui nous tient à cœur en commun. Moi, ça fait quelques années, on a un ancien directeur général de ma boîte qui avait publié un livre et il évoquait déjà cette idée de faire des cours d'éducation financière à l'école. Et effectivement, moi, je trouve que ce serait vraiment super pour, on n'est pas forcément tous le même niveau, mais comme tu le disais tout à l'heure, c'est comme demain, s'installer, apprendre à faire la cuisine. C'est des trucs qui paraissent très basiques. Mais c'est des choses qu'on devrait à minima voir à l'école. Donc, écoute, on continue dans ce chemin-là. Merci en tout cas.
- Speaker #1
C'est du travail, Mickaël.
- Speaker #0
Merci pour ta dispo. Merci pour les futurs échanges avec les personnes qui te contacteront via LinkedIn. Je mettrai effectivement le lien de ton profil. Merci beaucoup Jeanne pour l'échange. C'était tout à voir. Bonne continuation EasyWop. A très bientôt.
- Speaker #1
Merci Mickaël, à bientôt.
- Speaker #0
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