- Speaker #0
Il y a des parcours qui commencent par un mur. Pour Richard, ce mur s'appelait la prépa. Premier de sa famille à viser aussi haut, il découvre brutalement qu'être le meilleur de son lycée de province ne suffit pas. Il aurait pu s'arrêter là. 9 ans de conseil en banking, le big four, et puis un jour, tout quitter pour construire quelque chose à lui. Inside Banking, des formations, un podcast et une ambition très claire, devenir la référence numéro 1 en finance. Bienvenue dans la cour. Avant de commencer, si la courbe vous accompagne, vous inspire ou vous fait découvrir des parcours qui valent le détour, laissez-nous 5 étoiles et un commentaire sur la plateforme d'écoute que vous utilisez. C'est ce qui nous permet de grandir et de continuer à développer le podcast. Merci ! Bonjour Richard.
- Speaker #1
Hello.
- Speaker #0
Et bienvenue dans le podcast. Je suis ravi de t'avoir. Je voulais te remercier déjà pour commencer, puisqu'habituellement c'est plutôt toi qui pose les questions.
- Speaker #1
C'est plus facile.
- Speaker #0
Donc merci de te prêter au jeu et je pense que ça va bien se passer. Est-ce que, avant de rentrer dans le détail un peu de ton parcours, est-ce que tu peux nous dire qui tu es ?
- Speaker #1
Écoute, c'est moi qui te remercie pour l'invitation, d'autant que je suis auditeur, comme je le disais, et je sais que je suis entre de bonnes mains, donc je ne suis pas inquiet. Donc effectivement, je suis Richard Michaud, moi j'ai trois principales casquettes aujourd'hui. La première, c'est que je suis créateur de contenu, avec un média qui s'appelle Inside Banking, on pourra rentrer dans le détail si tu le souhaites, et qui œuvre pour l'éducation financière au sens large. La deuxième casquette, c'est celle de consultant, donc je suis consultant indépendant et j'anime aussi un collectif. de freelance du secteur financier qui s'appelle Inside Circle où on assiste à des clients notamment bancaires dans leur projet de transformation. Et la dernière casquette, c'est celle de formateur. Donc, je suis associé d'un cabinet de formation sur la place de Paris et qui forme les banquiers. Et également, j'ai un organisme de formation autour de deux verticales. La première, c'est le personal branding, comment prendre la parole sur les réseaux. Et la deuxième, c'est évidemment l'éducation financière. Voilà, les trois casquettes business. Après au-delà de ça, je suis aussi papa. depuis deux mois. Donc, c'est aussi quelque chose qui me définit maintenant parce que ça a légèrement changé ma vie. Donc, voilà. Je rajoute une quatrième casquette plus personnelle.
- Speaker #0
Merci pour ces précisions. Et effectivement, je pense que ça modifie pas mal de choses. Ça modifie aussi les nuits puisque deux mois... Parfait.
- Speaker #1
En mer.
- Speaker #0
Tu me le confirmes. Merci, Richard, pour ces précisions. Richard, on va rentrer bien évidemment dans le détail un peu de ce que tu fais aujourd'hui. Mais avant... et qu'on comprenne aussi la bascule, etc. Avant ça, il y a un étudiant qui, à un moment donné, fait la Sorbonne, Master de Finance, etc. C'est quoi le point de départ de ta relation avec l'environnement financier ? Est-ce que c'est une passion ou est-ce que c'est plus les débouchés qui t'attirent au départ ? Comment ça se traduit ?
- Speaker #1
Moi, dès le collège-lycée, la matière économique m'intéressait. Ça, je me suis orienté au lycée. à mettre Maintenant, ça fait vieux, ça n'existe plus la filière ES. Avant, il y avait des filières où on pouvait faire un focal sur la partie économique et sociale. C'est le choix que j'avais fait parce que déjà, dès le collège lycée, je savais que ces sujets d'économie, ça m'intéressait. Ensuite, après, c'est dans le parcours supérieur. Pareil, je suis allé en prépa. En prépa, c'était l'économie. Après, je suis allé à la fac. Si tu veux, on pourra revenir sur mon échec total en prépa. Pareil, c'est l'économie. Après, c'est en master ou en niveau des spécialisations. C'est vrai que j'avais commencé à avoir des cours de finance en licence qui m'avaient intéressé. Après, c'est très large, la finance. On avait eu de la finance de marché, de la finance d'entreprise. Et à l'époque, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Mais voilà, ça s'est fait au fur et à mesure. Donc d'abord, économie, puis la finance. Et effectivement, c'est quelque chose qui m'a passionné. Alors pas du tout comme un entrepreneur au début. Je suis resté salarié jusqu'à fin 2025. Et ça m'a permis de beaucoup me développer. J'étais très content. Et après, j'ai eu effectivement envie de passer à autre chose et de vraiment créer mon activité dans ce secteur-là. Mais voilà, la finance, c'est vraiment une passion. Je ne me verrais pas faire autre chose. très clairement, je ne me verrais pas du tout bosser dans un autre secteur. Donc, voilà, quand j'étais en licence master, pour moi, je savais que je voulais... Alors, je pensais que je voulais travailler dans une banque. Finalement, je n'ai pas fini dans une banque techniquement, mais en tout cas, je travaille pour les banques. Mais voilà, je savais que ça serait ma focale.
- Speaker #0
Tu dis, c'est niveau master ou tu as eu une sorte de déclic où tu t'es dit, c'est ça que je veux faire ? C'est quoi ? C'est un prof ? C'est un intervenant ? C'est un ensemble ?
- Speaker #1
C'est un tout. Après, c'est vrai que j'ai eu des très bons profs à l'Université d'économie de Bordeaux. Les cours m'ont passionné, les cours de macroéconomie, cours de finance d'entreprise, finance de marché. Et c'est ça qui m'a orienté vers ça. Mais après, sans vision claire du métier derrière. J'aimais bien la matière et c'est d'ailleurs un des problèmes de l'université. Malheureusement, on sait que ce n'est pas... pas assez professionnalisant parfois même si j'étais dans les master pro mais je trouve que c'est voilà c'est encore une lacune que les universités ont par rapport aux écoles quand bien même les cours en tant que tel je trouve sont très bons moi j'ai fait l'université de l'économie de Bordeaux en magistère qui était très bien et en master 2 en banque finance à la Sorbonne également mais voilà mais donc je l'ai découvert au fur et à mesure et après en termes de métier c'est vraiment master 2 à la Sorbonne où avec la qualité des intervenants et où quand t'as effectivement la moitié des profs qui sont des professionnels quand le prof d'audit c'est un associé de Deloitte quand le prof d'analyse financière c'est un responsable d'analyse financière dans une banque là effectivement ça t'ouvre des perspectives qui sont autres et aussi pour décrocher des stages ce qui est toujours un gros sujet quand tu es étudiant et je me suis interrogé il n'y a pas de jugement de valeur quand je te dis ça c'est une vraie question qu'est-ce
- Speaker #0
qui fait que tu choisisses la Sorbonne pour un master finance ton choix il peut peut-être aussi éclairer des personnes qui se posent ces questions aussi au moment des choix Merci beaucoup. Est-ce que tu te rappelles un peu ce qui t'a décidé ?
- Speaker #1
Moi, je suis un enfant de l'école publique. Il faut savoir que mon frère était le premier à faire des études dans ma famille, au sens supérieur. C'est-à-dire le premier à avoir le bac. Moi, j'étais le deuxième. Mes parents n'ont pas le bac. Donc, en termes de culture d'études, si tu veux, on était très faibles. Ils m'ont beaucoup poussé. Ils m'ont énormément donné, que ce soit même financièrement pour m'aider pendant les études où moi, je bossais, mais un peu en plus où je bossais l'été. Mais je n'étais pas dans un besoin vraiment de travailler au quotidien et pas pendant l'étude. Je le faisais pendant l'été. Ils m'ont donné toutes les conditions matérielles pour le faire et m'ont supporté dans mes projets. Mais mon niveau de connaissance, si tu veux, des écoles de commerce, etc., a été extrêmement faible. Ça, c'est le premier point. Ensuite, moi, je suis très attaché, deuxième point, au secteur public, tout simplement, donc à l'université, etc. Je pense qu'il y a des excellentes formations, en tout cas en termes de technique théorique. Je pense qu'il n'y a rien à envier, un master Sorbonne, un master Dauphine, vis-à-vis même des meilleures écoles. Peut-être que tu exclus le top 3, top 5 éventuellement, mais... sur un master en finance d'école un peu classique. Le master en finance de la Sorbonne sera aussi bien, voire mieux, à mon sens, en termes vraiment de pure théorie, je parle. Après, il y a le sujet débouché, etc. C'est encore autre chose. Mais donc voilà, ça, c'est le premier point. Et troisième point, c'est vrai que moi, je fonctionne vraiment par étapes. Et si tu veux déjà partir à Paris, pour moi, c'était une étape de ma boule. Je n'imaginais jamais vivre à Paris. Jusqu'au master 1, je n'imaginais pas venir à Paris. Et à un moment donné, je me suis dit, bon, les taffes sont quand même à 90% à Paris. Et enfin, il va peut-être falloir que j'y aille. Et c'est le fait d'avoir fait un Erasmus en Master 1 en Finlande qui m'a énormément donné envie de bouger. Et je me suis dit, OK, au fait, il faut que j'aille à Paris, il faut que je tente en tout cas. Si je ne suis pas pris, ce n'est pas grave. Et puis, ça va m'ouvrir l'esprit. Et puis finalement, dix ans après, je ne suis plus à Paris, je suis en région parisienne. Mais l'Erasmus m'a énormément ouvert là-dessus. Voilà, donc c'est un peu ça les raisons. Et aussi, le fait que je suis allé en prépa, je n'ai fait qu'un an. que j'ai échoué tout simplement. Ça m'a énormément servi. On pourrait y revenir si tu veux. Sur le moment, c'était très dur, mais ça m'a beaucoup servi. Et je savais qu'en restant en prépa en deuxième année, je n'aurais pas une bonne école. J'aurais une école moyenne. Donc, je me suis dit, autant aller dans des super facs, faire des très bons parcours, en plus gratuits, dans le secteur public, plutôt qu'avoir une école un peu moyenne. Et pareil, c'est un peu un jugement de valeur. Mais en tout cas, c'est comme ça que je le perçois. Parce que pour moi, ça reste intéressant que si tu arrives dans le top 5. Si tu n'es pas dans le top 5, je préfère faire un master à Dauphineau à la Sorbonne. Ça sera aussi bien et pour 15 fois moins cher.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et comment tu... On reparlera un peu après de ce que tu disais, l'échec de la prépa, comme tu l'as mentionné. Je comprends, ça fait écho chez moi quand tu dis, voilà, on est un peu les deux pionniers avec mon frère à faire des études supérieures, etc. On rappelle qu'on est à une époque... Je suis même un peu plus vieux que toi, donc je ne vais pas te vieillir plus que ça, mais on est à une époque où on n'a pas toutes les informations aussi facilement accessibles qu'aujourd'hui.
- Speaker #1
Rien à voir.
- Speaker #0
Et du coup, tu vogues un peu au gré des informations de ton entourage. Et comme tu le dis, tu as tes parents qui n'avaient pas forcément fait des études supérieures. Comment tu décides de faire un Erasmus ? Ça, c'est ma première question. Parce que c'est quand même une expérience qui est peut-être plus accessible aujourd'hui, mais qui, à l'époque, n'était pas si évidente. Et ma deuxième question, et là, c'est de la pure curiosité. Comment on choisit la Finlande ? Est-ce que tu peux me répondre à ces deux points, s'il te plaît ?
- Speaker #1
C'est un très beau pays. J'y suis allé l'été dernier. C'était très bien. Il n'y a pas de canicule en Finlande. Je dis ça parce qu'on tourne pendant la canicule, donc il fait très chaud. Non, donc la décision, j'étais nul en anglais. Déjà, c'est un premier point. Et je savais en fait que si je ne m'obligeais pas à pratiquer l'anglais au quotidien, je ne serais jamais bon. Et pour faire de la finance, si tu n'es pas bon en anglais, c'est quand même compliqué, même dans ta vie en général. Et c'était vraiment une compétence qui me... qui me manquaient. J'étais nul. Je pouvais aligner trois phrases, tu vois, mais bon, dans un point de vue professionnel, ça ne m'allait pas. Et après, cette envie, justement, de changer mon quotidien et agrandir mon horizon et me dire, je vais rencontrer de nouvelles personnes, je vais arriver dans un nouveau pays avec une culture différente. L'Erasmus, moi, j'étais dans un foyer Erasmus. Tu côtoies des Espagnols, des Italiens, des Anglais, des Allemands, des Chinois, des Japonais. Enfin, si tu veux, c'est génial. C'est génial et ça t'ouvre l'horizon à la fois sur le plan perso. et sur le plan pro aussi, tu peux te faire des contacts intéressants. Le fait de parler anglais, c'est un espèce de tout. Et après, la Finlande, moi, je voulais un pays où on parle anglais. J'avais candidaté à Miami et malheureusement, ils m'ont dit que j'étais trop bon pour eux et qu'ils ne pouvaient pas me prendre. Ça aurait été un climat un peu plus clément que la Finlande. Et après, à Bordeaux, à l'époque, il y avait une place à Miami, il y avait une place en Angleterre, je ne me rappelle plus où. Moi, je n'étais pas trop chaud pour aller en Angleterre pour le coup. Et après, je visais des pays où, même si ce n'est pas anglophone en langue 1, tu peux vivre au quotidien en anglais. Les pays nordiques sont arrivés assez rapidement. Et par ailleurs, ce sont des pays qui m'intéressaient. Moi, j'aime bien les choses un peu carrées, ordonnées. Donc, ça colle bien avec la mentalité là-bas. Il s'avère que j'ai adoré ma période en Finlande et que c'est un très bon pays, même pour un touriste, que je recommande. Vous n'aurez pas trop chaud. Il y a plein de choses à voir. Il y a la nature. Il y a la Laponie, si vous voulez faire quelque chose de vraiment exceptionnel. Et la nature finlandaise est vraiment incroyable. On a passé une semaine l'année dernière avec ma femme. On a fait notamment la région des lacs. Bref, il y a plein de choses à voir. C'est vraiment cool. Si vous aimez bien rando, nature, déconnexion, sauna, c'est pour vous.
- Speaker #0
Écoute, je le note parce que ça fait partie des choses. J'ai découvert les pays nordiques, pour la petite parenthèse perso, il n'y a pas si longtemps que ça. Norvège et Islande. et la Finlande fera partie des prochaines destinations à coup sûr.
- Speaker #1
Le seul problème, c'est que c'est très cher. J'ai vécu aussi quatre mois au Danemark récemment, ce n'est pas donné.
- Speaker #0
Je te rejoins. Richard, il y a une chose, quand tu me racontes un peu cette volonté de faire l'Erasmus pour les raisons que tu as évoquées, le fait de se mettre en danger en partant de Bordeaux pour finalement aller sur Paris, un peu à contre-cœur, mais pour plein de raisons bien identifiées, ça fait signe quand même d'une maturité assez élevée. à un jeune âge, c'était quoi tes autres qualités, appétences en tant qu'étudiant ?
- Speaker #1
Moi, j'étais pas très brillant comme étudiant, mais par contre très bosseur. Et je pense que c'est aussi ce qui me caractérise, et même aujourd'hui, ce qui fait ma force. Je ne suis pas plus intelligent que les autres, je ne suis pas complètement con non plus, mais je n'ai pas de facilité particulière. Par contre, je suis un très gros bosseur, donc quand ça me plaît... je suis capable de bosser énormément pour le lancement de ma boîte je bosse littéralement tout le week-end je dis pas que tout le monde doit faire ça c'est pas mon propos mais moi ça me plaît j'ai envie de le faire c'est pas la cible évidemment parce qu'à un moment donné il faut se reposer et je viens d'avoir un enfant donc c'est pas toujours facile mais tu vois voilà quand je trouve quelque chose qui m'intéresse je bosse énormément et à un moment donné c'est quand même important de passer ce message et c'est aussi l'éducation que j'ai eu justement moi mes parents ils bossaient dans la restauration et la restauration il faut y aller et à un moment donné tout ce que tu veux faire alors sauf si tu as la chance ou la malchance parfois d'être grand héritier et d'avoir des millions d'euros ce qui n'est pas le cas il faut aller bosser il n'y a pas de secret au fait tu peux avoir des shortcuts tu peux optimiser mais si tu ne bosses pas ça ne marche pas dans tous les cas et donc ça je l'avais vraiment compris et c'est toujours ce qui a fait ma force dans mon parcours même si parfois j'ai loupé j'ai échoué mais ce n'était jamais parce que je ne m'étais pas assez investi et ça c'est pareil dans le travail je pense que c'est aussi un tip puisque je... je peux donner, et c'est quelque chose qui me rendait fou quand j'étais manager ou senior manager dans un cabinet de conseil, je peux entendre que quelqu'un se trompe, ça s'énerve, etc. Par contre, les gens désinvestis, il n'y a rien de pire. Donc si tu donnes le mieux et que tu n'y arrives pas, c'est OK, mais donne-toi les moyens de réussir. Si tu ne donnes même pas à toi les moyens de réussir, c'est même dommage pour toi au-delà de dommage pour les autres, mais c'est surtout toi que tu pénalises.
- Speaker #0
J'aime bien ce type de valeur qu'on partage. Cette valeur travail, il se passera normalement toujours quelque chose. Et pour autant, je pense qu'en prépa, t'as dû énormément bosser. Et tu l'as vécu comme un échec. Qu'est-ce que tu peux nous dire un peu de cette expérience ?
- Speaker #1
C'est un échec au sens académique, au sens où je n'étais pas bon tout simplement. Quand je suis arrivé, je pensais que j'étais très bon en maths et je me suis rendu compte que je n'avais jamais fait de maths de ma vie en réalité. Donc ça peut être un choc assez violent. Je caricature exprès, mais si tu veux, il y avait aussi un point, c'est que moi, je venais d'un petit lycée. Moi, j'étais à Royan, chez mes parents, en Charente-Maritime. J'étais, on va dire, dans les très bons élèves de ma classe. Et je suis arrivé en prépa à Bordeaux, dans une des meilleures prépas de France. Donc, je ne sais pas comment elle est classée. Mais si tu enlèves les parisiennes, en gros, aux provinces, c'était top 5 dans ma discipline. Où là, tu te retrouves face à des gens qui ont 19 sur 20 en bac, si tu veux, et qui ont passé leur été à bosser pendant que toi, tu étais en restauration. Donc, tu vois le truc. Tu pars avec un écart qui est juste monstrueux. Moi, dans mon lycée, si tu veux, préparer à la prépa, enfin ce Le sujet, c'est que les gens aient le bac. Tu te retrouves face à des gens qui ont fait des devoirs le samedi en maths pour prendre de l'avance, etc. Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas réussir, mais tu pars déjà, si tu veux, avec deux ou trois longueurs de retard. Et ça, ça a été très dur. Et donc, je m'en sortais plus ou moins, mais je voyais que je n'avais pas le niveau, notamment en maths, pour être, encore une fois, dans les meilleures écoles. Donc, ça n'avait pas de sens de continuer pour moi. Par contre, ça m'a appris beaucoup de choses. Ça m'a appris à travailler énormément. Ça m'a appris aussi, et ça c'est un peu dur, mais c'est réel qu'il y a des gens qui sont au-dessus. Et tu as des gens qui sont brillantissimes. Et c'est OK. Et c'est très bien d'ailleurs. Dans ma classe, j'ai des gens qui ont fait des parcours incroyables que je n'aurais pas pu faire. Et voilà, je suis un mec moyen qui bosse beaucoup. J'arrive à faire des choses, mais il y a des gens qui sont brillantissimes. Et c'est comme ça. Ils vont créer des boîtes, ils vont faire plein de trucs. Ça va être incroyable. Et ça sera très bien pour la France. Et après, j'ai eu une équivalence pour aller à la fac et ça m'a ouvert aussi une nouvelle aventure qui m'a énormément plu. Voilà, donc la prépa, ces apprentissages-là, une rigueur de travail aussi. Ça, c'est hyper important. Ça m'a vraiment structuré dans ma manière de travailler. Après, justement, avoir des gros volumes de travail. La multidisciplinarité aussi, je pense qu'il y a quelque chose de très important quand tu es salarié, mais surtout quand tu es entrepreneur, de gérer plusieurs sujets en parallèle. Quand tu es en prépa, au fait, c'est un lycée plus plus. tu as plein de matières. Il y avait du français, de la philosophie, de l'anglais, de l'espagnol, des maths, l'économie, d'histoire et tout ça à très haut niveau. Et ça, c'est hyper dur en fait parce que c'est tout à fait faisable d'être un peu moyen partout mais d'être très bon sur tous les sujets. C'est hyper dur. Et au fait, c'est exactement ce qu'on te demande quand tu es entrepreneur. Il faut que tu aies des compétences comptables, fiscales, business, de gestionnaire, technique pour faire les trucs que tu vas faire. Bref, il faut que tu sois un peu à tous les postes.
- Speaker #0
Et comment tu le vis à l'époque ? Parce que... Quand t'es... Alors moi, je fais souvent des... Tu vas me voir venir, je fais souvent des parallèles avec le sport. Mais quand t'es un peu...
- Speaker #1
Le sport de niveau, la prépa.
- Speaker #0
Ouais, voilà, c'est ça. C'est qu'en fait, peut-être que t'étais, à l'instar d'un club de foot, la star de ton club du département de la région.
- Speaker #1
Tu montrais en Ligue 1 et là, ça n'allait plus.
- Speaker #0
Et là, tu te crois une claque, sauf que t'as pas été préparé à ça. Et la prépa, c'est souvent... C'est pas le hachoir, mais c'est quand même très dur de se relever de ça. Comment tu en parles à l'époque ? Est-ce que tu en parles à ton entourage ? C'est quoi tes clés pour avancer et rebondir derrière ?
- Speaker #1
Je ne vais pas te cacher que ça a été dur parce que c'était la première fois dans ma vie où j'étais vraiment en échec, tout simplement. Vraiment où je me suis engagé sur un truc pendant un an et ça ne marche pas. Donc forcément, ce n'est pas évident. Après, encore une fois, c'est toujours la même chose. C'est qu'à court terme... on peut dire, OK, qu'est-ce que je vais faire et tout, mais il faut vite rebondir. Et la meilleure manière de se remettre, c'est définir un projet, travailler pour réussir ton nouveau projet. Donc, c'est toujours la même réponse. C'est que, OK, qu'est-ce qui m'intéresse, l'économie ? Quelles sont mes options ? J'ai vu la fac d'économie, je peux avoir une équivalence ? Oui, j'y vais. Et puis, voilà, et on se relance sur un nouveau projet. Et je pense qu'il ne faut pas ruminer, il ne faut pas se dire, j'aurais dû faire ci, j'aurais dû faire ça. C'est plutôt regarder vers l'avenir et aussi se dire, OK, j'ai foiré pendant un an. Bon, déjà, j'ai une équivalence, donc je ne perds pas une année. c'est déjà bien et quand bien même si tu perds une année c'est pas grave en fait il faut relativiser à l'échelle d'une vie c'est ok et après le soutien de mes proches simplement mes parents qui m'ont soutenu dans mon nouveau projet qui m'ont pas fait de reproches sur ces sujets parce qu'ils voyaient là aussi que je me donnais à 100% et donc c'est pareil quand tu je pense les gens qui te soutiennent ou qui t'aiment voient que tu te donnes à fond et que ça marche pas ils vont plutôt essayer de te soutenir pour trouver une solution plutôt que de te faire des reproches et l'entourage aussi est très important à ce moment là
- Speaker #0
Ok, top, C'est des bons signaux à envoyer à ceux qui peuvent vivre aussi un peu ce genre d'expérience.
- Speaker #1
Mais c'est bien au final, c'est bien d'avoir des échecs, parce qu'au fait, dans le boulot, tu auras des échecs, que ce soit en salarié ou en pro, dans le perso, tu auras des échecs, avec ta copine, ton copain, ton mari, ta femme, de différentes ampleurs. Mais au fait... toute ta vie, tu vas gérer des trucs où il y aura des problèmes, tu auras fait une erreur, il faudra gérer quelqu'un dans ton équipe qui aura fait une erreur. Bref, tu auras des trucs comme ça à gérer. Et plus tu vas monter en expérience, en séniorité, plus tu devras gérer le problème. Donc, c'est important de savoir le faire et de se dire, moi, j'avais tendance aussi, j'ai fait des tests de personnalité, notamment chez EY, mon ancien employeur, il y a quelques années, et c'était assez intéressant. La personnalité qui est ressortie, c'est quelqu'un parfois un peu averse au conflit, etc. Et il faut bien comprendre que, et j'ai progressé sur ça, tout conflit n'est pas mauvais, par exemple. Tu as des conflits qui sont sains, et c'est bien d'avoir des discussions parfois difficiles, et c'est ça qui te fait progresser. Et donc, c'est work and progress. On est tous sur un chemin, on n'est juste pas au même endroit. Mais voilà, les échecs, les conflits, tous les trucs négatifs, je pense qu'il ne faut pas essayer à tout prix de les éviter. Il faut se donner les moyens de ne pas être en échec, et si on l'est, après, vite rebondir, analyser ce qui s'est passé, et ne pas refaire la même connerie d'autre fois.
- Speaker #0
J'aime bien l'idée. Et quand tu fais une sorte d'accélération dans ton parcours, donc après master, etc., il y a tes premières expériences dans, on va dire, le conseil financier, l'audit financier ?
- Speaker #1
Conseil.
- Speaker #0
Conseil financier, donc tu as une expérience chez EY, je crois que tu as fait des belles boîtes, Mazard également.
- Speaker #1
Mazard, alors qui est devenu Forfis Mazard, et également chez PWC.
- Speaker #0
Ouais, donc c'est des belles enseignes. C'est des grosses signatures, on va dire. Quand tu commences ta carrière, est-ce qu'il y a déjà à cette période-là, dans un coin de ta tête, le fait de te dire un jour, moi, je me mettrai à mon compte ou tu n'y es pas du tout. Comment c'est à cette époque-là, dans ton esprit ?
- Speaker #1
Pas du tout. Je dis souvent que j'admire les entrepreneurs qui se lancent très, très jeunes. Je discute là, parce que l'entrepreneuriat, il y a un gros enjeu de réseau. Donc, il faut multiplier les réseaux, aller aux events, etc. En tout cas, c'est ce que je fais. Et je rencontre plein de jeunes qui se lancent à 18 ans, 19 ans, 20 ans. Je trouve ça fou. Moi, je n'avais absolument pas la maturité. Mais clairement, ça aurait été un échec, mais complet. Déjà, je n'avais pas l'idée. Mais quand bien même j'aurais eu une idée, ça aurait été complètement raté. Ce qui, pour le coup, n'aurait pas été mal par rapport à ce que je disais. Parce que c'est en faisant et en te trompant que tu comprends ce qu'il faut faire derrière. Et plus tu le fais tôt, plus tu as de chances de réussir. Après, voilà, moi, je n'avais pas la maturité. Et un peu en anti-modèle de ça, je me disais plutôt, OK. Moi, je veux travailler en finance. Je ne sais pas exactement ce que je voulais faire. C'est pour ça que j'ai fait du conseil, parce que c'est très large. Je vais découvrir plein de boîtes. C'est du conseil pour les banques, en l'occurrence, ce que je faisais. C'est-à-dire que j'accompagnais des banques dans des projets de transformation. Je travaillais, par exemple, pour Société Générale. Je travaillais pour le groupe BPCE, beaucoup. Je travaillais pour les principales banques françaises, on va dire. Je travaillais pour des acteurs étrangers, comme Citibank. Bref, tu vois, en fait, des sujets différents chez des acteurs différents. Et je me disais, justement, c'est ça dont j'ai besoin. Il faut que j'aille voir des grosses institutions, comprendre comment ça fonctionne, comprendre comment aussi on devient chef dans ces trucs-là. Et c'est ça qui va me permettre, au fait, moi, de m'améliorer et de monter en compétence. Et aussi le côté cabinet de conseil, c'est un peu le prolongement, si tu veux. C'est un peu comme la prépa. C'est en termes de formation, de rythme de travail. C'est des environnements qui te permettent très rapidement de monter en compétence, qui sont très exigents aussi. Tu es évalué tout le temps. Dès que tu fais une mission, tu es évalué. Tous les ans, tu es évalué. Tous les ans, tu as une augmente. si ça se passe bien, c'est des systèmes de up and out. C'est-à-dire que si on ne t'augmente pas, le message, c'est de te dire, on est en France, on ne va pas te digérer formellement. Mais en gros, voilà, si tu ne progresses pas, c'est-à-dire qu'on ne te projette pas et c'est mort pour toi. Voilà, et donc tous les ans, tu progresses, c'est-à-dire très rapidement, tu peux devenir à responsabilité, tu peux gérer une personne, deux personnes, tu peux gérer des propositions commerciales et ça m'a apporté au fait, ce qui me permet aussi aujourd'hui, alors je ne vais pas dire d'être un bon entrepreneur, mais en tout cas d'être l'entrepreneur que je suis. capable de gérer un business, piloter, pitcher des clients, gérer des discussions commerciales compliquées, développer une activité. En fait, tout ça, je le dois en grande partie. Je suis très reconnaissant, moi. C'est pour ça que je ne critique jamais mes anciens employeurs, parce que ça m'a énormément appris sur les sujets de fond, sur comment on vend des choses, sur comment on price des choses, sur comment on parle à un client, sur comment on se positionne avec un prospect ou avec un client. Bref, tout cet aspect commercial et technique. Voilà, c'est clairement, j'aurais été incapable de faire ce que je fais aujourd'hui si je n'avais pas eu mon expérience en cabinet. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut faire comme moi, c'est juste que moi, ça a été mon raisonnement, je n'avais pas la maturité, ça m'a énormément appris et c'est pour ça qu'encore une fois, je suis très admiratif envers les jeunes qui commencent et qui défoncent tout. Mais c'est sûrement les gens brillantissimes qui étaient en prépa.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous... Parce que ça, ça peut, à mon avis, être intéressant de rentrer un peu dans le détail. Donc, tu précises que tu accompagnes des banques tu donnes du conseil sur des projets de transformation Est-ce que tu peux nous dire un peu plus ce que c'était ton quotidien, les missions que tu pouvais avoir ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, quand tu arrives en cabinet de conseil, tu es stagiaire. Ensuite, tu as différents grades, junior, senior, manager, senior manager, directeur, associé. Et après, tu as plusieurs grades d'associé. À chacun de ces grades, en réalité, tu changes de travail. Tu n'as pas du tout le même travail quand tu es junior que quand tu es senior et quand tu es senior que tu es manager. donc grosso modo alors ça va dépendre des cabinets donc là je vais parler des cabinets de Big Fort c'est à peu près 2 à 3 ans par grade souvent 3 ans donc ce qui va se passer quand t'es junior c'est que tu vas venir dans les missions t'intégrer dans des dispositifs opérationnels et là ton rôle ça sera pas d'être lead sur tous les sujets ça sera plutôt d'aider de commencer à prendre des sujets de gérer certains points donc par exemple des missions moi j'ai beaucoup travaillé sur les sujets réglementaires ou data donc ça peut être voilà il y a une nouvelle réglementation qui tombe il y a un programme de transformation de la banque parce qu'il faut intégrer tous ces trucs là et du coup du coup, assister sur ça. Donc, de la définition du programme, la stratégie jusqu'à son exécution. Pour donner un exemple très concret, là, j'ai travaillé récemment pour une grande banque française sur le règlement sur l'intelligence artificielle, qui est un nouveau règlement qui a été mis en place, sur comment le décline opérationnellement. Et ce n'est pas si simple. En fait, il y a tout un projet et la mobilisation de plein d'équipes. Donc, voilà. Donc, quand tu es, si je reprends le cycle de vie de junior, c'est ça. Senior, tu vas commencer potentiellement à gérer nos deux personnes, gérer un client de manière un peu plus concrète. un peu plus autonome. Et puis après, à partir de manager, de senior manager, là, tu vas vraiment avoir aussi un rôle commercial qui va se développer de plus en plus, faire des pitchs, faire des propositions commerciales, ce qu'on appelle des propals, vraiment gérer le client au sens business, que ce soit la partie facturation, discussion, identification de besoins, etc. Et après, plus tu avances, plus tu vas être effectivement sur un aspect plus commercial que purement technique.
- Speaker #0
OK. Ça me fait toujours. Alors, ce n'est pas pour ces institutions, mais c'est plutôt au global. Souvent, j'ai le sentiment qu'on va faire des promotions par rapport à des qualités que tu as exercées dans un métier, mais on ne va pas forcément récompenser des compétences. Comme tu dis, tu changes totalement de métier, ce qui est génial parce qu'au sein de ces groupes, tu peux avoir plusieurs vies dans une vie, mais ce n'est pas parce que tu as été un bon auditeur que tu seras un bon manager. Tout à fait. C'est un peu à double tranchant quand même ce type d'évolution, je trouve.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est vrai que c'est un modèle. Donc, comme tout modèle, il y a des choses bien, des choses pas bien. Il est vrai que le meilleur consultant n'est pas forcément un bon manager. Ça, c'est clair. Après, il y a des sujets de formation. On a des formations, ce genre de choses. Et après, quand tu... Alors, ça dépend des entreprises, mais moi, en l'occurrence, quand je suis passé manager, par exemple, j'avais ce qu'on appelle un case à passer. Donc, un case, c'est un personal case et un business case. Donc, business case, c'est assez clair. Quelle offre tu veux porter ? Merci. combien ça peut rapporter, etc. Et la partie personnelle, c'est justement ce que tu dis. C'est qui es-tu ? Quelle empreinte tu veux donner au sein des équipes ? Quel type de management tu as ? Est-ce que tu as déjà managé ? Quel est ton style de management ? Bref, tous les sujets plus RH, personnel, et qui sont complètement décorrélés au fait de tes compétences techniques. Donc les deux sont évalués. Après, je ne te cache pas que c'est quand même, à un moment donné, il y a un capillaire business. donc tu pourrais être le le Le mec qui manage le mieux les équipes, si tu ne ramènes rien, si tu ne délivres pas en mission, ça ne le fera pas. Donc, il y a quand même un driver business, mais l'autre volet n'est pas complètement délaissé. Après, c'est clair que ça favorise effectivement des très bons profils techniques qui parfois se révèlent être des mauvais managers. Néanmoins, le gros avantage de ça, notamment quand tu es jeune, c'est qu'en fait, si tu suis mon cycle, en 5 à 6 ans, tu peux devenir manager. Donc, tu peux devenir manager assez tôt, alors que sur des positions équivalentes sur les mêmes sujets en banque, devenir manager au bout de 5-6 ans est extrêmement difficile. C'est pas que c'est impossible, mais c'est extrêmement difficile. Alors qu'en cabinet de conseil, c'est entre guillemets normal. Si tu es bon, ça se passe bien. Une suite logique. Voilà, exactement.
- Speaker #0
Ok. Et si, alors c'est un peu, c'est toujours un peu dur de faire un résumé ou d'être binaire, mais... Si tu devais retenir ce qui t'a le plus plu dans le consulting financier, ce qui t'a le plus frustré ou déplu ?
- Speaker #1
J'en fais encore, donc forcément, ça me plaît. Comme je te dis, je ne fais que des choses qui m'intéressent. Non, ce qui m'a le plus plu, c'est la diversité. C'est à la fois en termes de sujet et en termes de client. Moi, en fait, je ne me voyais pas faire un job. Je suis dans une banque pendant 3-4 ans à sortie d'études. Je vais m'ennuyer, je vais faire tout le temps le même truc. Ça ne m'intéresse pas trop, en vrai. Et donc là, le fait d'avoir vu plusieurs sujets chez plusieurs clients, ça, c'est trop bien. Et même le même sujet chez plusieurs clients, ce n'est pas implémenté pareil, ce n'est pas la même gouvernance, ce n'est pas la même organisation, ce n'est potentiellement pas les mêmes pays à couvrir. Bref, il y a plein de choses qui font que tu es toujours, au fait, dans une forme de challenge. Et c'est pour ça qu'on dit souvent que deux ans en Big Four, c'est équivalent à un an en corporate. C'est parce qu'en fait, tu vas être tout le temps en situation, déjà, tu es en situation de clientèle. Donc, c'est un certain positionnement. Dès junior, tu vas être en situation de clientèle, même si ce n'est pas toi qui gères le truc. Tu es devant un client et le client a des attentes envers toi. Donc, tu ne peux pas dire, « Désolé, ce n'est pas mon sujet. » Non, c'est ton client. Tu dois répondre à son besoin, pour la limite du raisonnable. Donc, ça t'apprend cette posture. Tu es tout le temps dans le challenge. Donc, ça fait progresser hyper rapidement. Donc, ça, c'est vraiment bien. Après, dans ce qui m'a déplu, c'est plutôt une manière de l'exercer. C'est aussi pour ça que je me suis lancé à mon compte et que je crée. mon collectif de freelance, c'est à un moment donné une décorrélation entre ta rémunération et ta facturation. Après, attention, on est bien rémunéré en Big Four, il n'y a pas de sujet, on n'est pas à plaindre, on fait partie des gens privilégiés, il n'y a aucun sujet là-dessus. Par contre, il y a une structure de coûts et d'associations qui font qu'il y a une captation de valeur qui est très importante au niveau associé et si un truc est ménormal, c'est le modèle. Donc, il n'y a pas de sujet là-dessus. Néanmoins, à un moment donné, tu peux... de poser des questions et je pense que ça fait partie des raisons pour lesquelles il y a beaucoup de personnes qui se lancent de manière indépendante. C'est pour pouvoir tout simplement récolter le fruit de leur travail et de leur facturation plus directement ou en tout cas, une part beaucoup plus importante que ce qu'ils récupèrent à travers un salaire au sein du cabinet.
- Speaker #0
OK. C'est peut-être une des premières pistes qui te font à un moment donné te dire « Bon ben voilà, je suis bien, je suis dans un emploi stable, j'ai une évolution. » Et pour autant, il y a un petit truc qui peut-être te gratte ou tu te dis Pourquoi pas réfléchir à un autre système ? Parce qu'à un moment donné, tu te lances à parler de finance sur LinkedIn. C'est quoi le déclencheur ?
- Speaker #1
Juste avant de répondre sur ça, sur la stabilité, j'ai une conviction, c'est pour ça qu'on lance un collectif de freelance. D'ailleurs, je suis associé, donc je ne suis pas tout seul. C'est que ce qu'on considère comme aujourd'hui protecteur, donc un CDI, en réalité, on ne l'est plus déjà, en tout cas plus comme on le pense, et ne le sera encore moins à l'avenir. Donc ça, c'est vraiment une conviction avec tout ce que... ce qu'on voit, les évolutions, l'IA, etc. On voit bien qu'il y a plein de choses qui se passent, on voit bien qu'il y a des grands groupes qui sont en train de dégraisser. Et oui, c'est protecteur, mais le fait de savoir générer de l'argent, savoir se positionner, savoir parler à un client, savoir se vendre, avoir un personnel branding, être autonome dans sa capacité à générer de l'argent, je pense aujourd'hui à plus de valeur que d'être salarié. Et le fait de faire ça, t'empêches pas de devenir salarié au pire. Et quand t'es salarié, ça dépend des positions, mais en général, c'est pas des compétences que tu développes. Et donc, quand tu te retrouves mis sur le bord de la route, soit parce que tu es trop vieux, soit parce qu'avec toutes les mutations qu'on va avoir, le mode de travail va complètement changer, ça sera hyper dur pour toi. Si tu n'as pas de compétences, aucune compétence de vente, si tu ne sais pas de vente, si tu n'es pas visible, ça sera très dur pour toi. Et donc, c'est un peu ça le sujet. Après, sur la partie LinkedIn, effectivement, moi, j'ai commencé par hasard. Il n'y a pas de... Honnêtement, c'est comme la finance. Je savais que je voulais faire ça, mais pour quel métier ? Aucune idée. Je ne vais pas vous vendre une strat. Alors, évidemment, maintenant, je forme au personal branding et j'explique aux gens qu'il faut... absolument pas faire ça et qu'il faut avoir une stratégie dès le départ. Mais voilà, moi, ça s'est fait par hasard. Il faut savoir qu'à la base, je me suis beaucoup amélioré. Je suis quelqu'un de très timide, donc je n'aime pas forcément me mettre en avant. J'ai mis plusieurs années avant de mettre des photos de moi sur LinkedIn, par exemple, pour te donner une illustration. Alors maintenant, je le fais très facilement. La vidéo a été un gros step pour moi aussi. C'est notamment pour ça que je n'ai pas lancé le podcast en vidéo. C'est parce que j'ai un peu peur de montrer ma tête en vidéo, tout simplement. Donc voilà, ça s'est fait de manière progressive. Et puis après, c'est ce que j'ai dit sur le travail. C'est juste que j'ai mis de l'énergie. À un moment donné, ça a commencé à fonctionner. J'ai accéléré et effectivement, j'ai vu à un moment donné qu'il y avait un business qui allait se faire, mais ce n'était pas du tout l'objectif à la base. Je l'ai juste fait par passion parce que j'aimais bien. Et d'ailleurs, c'est ça qui te permet de continuer. Ce n'est pas le fait que ça génère de l'argent. Si ça te saoule, c'est horrible pour toi de poster sur les réseaux. Même si ça génère de l'argent, c'est sûr et certain qu'à un moment donné, tu vas arrêter ou en tout cas, ça se ressentira, je pense. le contenu que tu fais.
- Speaker #0
Oui, tu atteins un point de friction et à la limite du supportable et ça se ressent effectivement. C'est quoi le premier signe ? Parce que du coup, tu mènes les deux casquettes. pendant un temps.
- Speaker #1
Oui, j'étais salarié et créateur en parallèle.
- Speaker #0
Ouais, donc en termes... C'est intéressant d'avoir... Comment tu t'es organisé pour faire les deux ? Parce que j'imagine que ça a été très chronophage.
- Speaker #1
Surtout quand j'ai quitté, j'étais senior manager en cabinet de conseil. Si tu veux, t'es relativement occupé. C'est pas un job que tu fais de manière light.
- Speaker #0
Et du coup, comment tu... Est-ce que tu l'as vécu en te disant « Bon, je lance... » Et puis bon, là, je vais accepter pendant un certain temps, vu que tu as ce côté travailleur-bosseur, je vais accepter pendant un certain temps et à un moment donné, il faudra que je prenne une décision. Parce que c'est ça la réflexion. Ou est-ce qu'à un moment donné, tu t'es lancé comme ça et puis tu as eu un signe où tu t'es dit non, mais là, ça a pris une dimension que je n'avais pas anticipée. Il faut que je fasse un choix. Est-ce qu'il y a eu un élément un peu qui t'a fait prendre conscience ?
- Speaker #1
Plutôt option 2, comme je te le disais, il n'y avait aucun aspect business. quand j'ai lancé. C'est vrai qu'à un moment donné, ça a commencé à devenir un peu gros. Alors, il faut rester tout à fait modeste. Je suis entre guillemets gros sur ma niche. Voilà, donc j'ai 30 000 abonnés sur le secteur financier, ce qui est très bien. Mais je suis loin de ce que je veux faire. J'ai vraiment une mission autour de l'éducation financière. Et ce n'est pas avec 30 000 abonnés qu'on va la mener. Il va falloir faire x10 ou x100. Voilà, donc... Mais en fait, ce que je te disais, c'est le sujet de passion. J'ai vu que ça me plaisait énormément. Premier point. Et deuxième point, effectivement, j'ai vu que je commençais à être contacté par des marques, ce genre de choses, qu'il y avait un certain nombre de créateurs que je connaissais qui faisaient des partenariats qui me semblaient bien. On peut revenir sur mon modèle, si tu veux. Moi, je n'ai absolument aucun problème à en parler, notamment sur les sujets de partenariat, qui peuvent parfois être mal perçus, à tort à mon sens, parce que c'est un modèle qui me semble vertueux. Voilà, donc j'ai vu qu'il y avait ça à faire. Et après, très concrètement, j'ai lancé un site business. Alors, je l'ai fait de manière complètement legit, c'est-à-dire que je l'ai déclaré à mon employeur. j'ai commencé à faire des formations et de la création de contenu avec un premier partenariat. J'ai vu que ça fonctionnait et effectivement, à un moment donné, je me dis, j'adore ça, j'ai envie de le faire, ça fonctionne. Donc, est-ce qu'il y a un risque ? Oui, parce que je quitte un CDI en tant que senior manager chez EY avec un salaire où j'ai été un peu critique tout à l'heure, mais en tant qu'entrepreneur, pour répliquer ton salaire de senior manager chez EY, il faut générer le chiffre d'affaires parce qu'on est en France et autant dire que la fiscalité est très punitive, je trouve, est très... je ne vais pas te parler de confiscatoire, mais en tout cas extrêmement importante, notamment pour un créateur. Je pense qu'il y a une différence entre une grande entreprise et quelqu'un qui lance son entreprise. Je pense que là, il y a un vrai sujet de fiscalité et d'attractivité. Et à mon avis, on perd un argent incroyable à dissuader l'entreprise parce que quand tu comprends qu'on te prend la moitié de ce que tu gagnes quand tu te lances, c'est hyper dur parce qu'il faut bien se dire qu'il faut générer un minimum fois deux et encore, je ne parle même pas des coûts que tu peux avoir pour te rémunérer. Donc voilà, j'avais envie de le faire. Je n'avais pas de certitude sur le fait de pouvoir appliquer mon salaire, bien au contraire. Donc, j'avais prévu aussi un niveau très haut, très concrètement. Et puis après, je l'ai fait. Et en fait, ça avait commencé à fonctionner quand j'avais un set business. Et ça a vraiment explosé quand je me suis vraiment lancé. Donc, à un moment donné, si tu ne fais pas les trucs à 100%, ça ne peut pas fonctionner à scale, je dirais. Effectivement, quand je me suis vraiment lancé, quand je l'ai annoncé, là, il y a eu une très forte accélération depuis janvier. sur tout le premier semestre là ça a explosé au niveau business alors mon emploi au temps aussi a complètement vrillé c'est une catastrophe mais voilà donc side business testé je voulais partir danser aussi je voulais pas partir à zéro tu vois je voulais pas quitter arriver le lundi d'après et me dire bon qu'est-ce que je fais non c'était pas du tout ma manière de voir les choses donc j'ai accepté de faire des choses en parallèle beaucoup bosser le soir entre midi et deux le week-end tous les week-ends je bossais ça fait presque deux ans que je bosse ce week-end très clairement voilà et donc aujourd'hui ça fonctionne alors on n'est pas à la cible on est en train de je suis en train de m'associer comme je te l'ai dit Inside Banking donc la partie média fonctionne très bien mais la partie formation training et circle ça reste le début donc ça fonctionne il y a les premiers clients mais ça reste le début donc on a énormément de travail pour développer ces marques
- Speaker #0
Ok trop bien bah écoute en tout cas c'est agréable d'entendre de belles ambitions quand tu l'annonces à ton entourage parce que ça c'est peut-être si un vrai sujet c'est que Très bonne question ouh ouh
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
je me pose toujours cette question-là, parce que, comme tu l'as évoqué, et comme je l'ai sûrement déjà dit à plusieurs reprises dans des podcasts précédents, mais moi, pareil, je viens d'un milieu où on n'a pas forcément des grandes études, où ma mère, elle ne sait pas vraiment ce que je fais. Quand je lui dis que je suis ingénieur patrimonial, elle me dit oui, c'est bien mon fils, mais concrètement, elle ne doit pas savoir. Elle sait que je vais dans un bureau. que j'ai des clients, mais elle ne sait pas vraiment. Et ce n'est pas grave, moi, je le vis très bien, elle le vit très bien aussi, elle est contente, elle sait que ça se passe bien, et voilà. Mais je me pose toujours cette question de l'entourage, parce que... L'entourage, il a un rôle fondamental. C'est que parfois, il va projeter des craintes, parfois il va te motiver parce que lui, il n'aurait pas la capacité à le faire. Et là, je t'imagine, dans ton cercle familial, tu as un poste qui est quand même canon sur le papier. En plus de ça, tu as quand même des moyens où tu apprécies ce que tu fais. À mon avis, il y a un gros développement culture personnel aussi puisque tu touches à plein de sujets différents. Donc, tu as un moyen de t'exprimer. Et pour autant, tu mets un peu tout ça en danger. Le terme n'est peut-être pas le plus adapté, mais en tout cas, aux yeux de ton entourage, c'est peut-être ça. Et comment ça réagit autour de toi ?
- Speaker #1
J'ajoute que j'ai deux crédits aussi pour deux appartements. Un petit détail. Je ne sais pas si mon banquier nous écoute, mais voilà, je lui fais des bisous. Non, clairement, il y a un principe. Il y a deux choses. Déjà, pendant longtemps, quand j'étais plus jeune, je me préoccupais du regard des autres. La création de contenu m'a appris à ne pas m'en préoccuper. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut jamais écouter. écouter ce qu'on te dit, bien sûr. Mais le point, c'est que dès que tu fais quelque chose, on va te critiquer. Il y a des gens qui vont te dire que c'est bien, il y a des gens qui vont te dire que ce n'est pas bien. Et c'est normal. C'est complètement normal. Donc, il faut avoir, non pas ne pas écouter, mais prendre du recul par rapport à ce qu'on te dit. Et le deuxième point qui va avec ça, c'est qu'écouter les conseils de quelqu'un qui n'a pas fait ce que tu veux faire, en général, ce n'est pas pertinent. Donc, quelqu'un qui est salarié toute sa vie, qui te dit, monter une entreprise, ce n'est pas du tout une bonne idée, je m'en fiche un peu globalement. Quelqu'un qui... est créateur d'entreprise qui a réussi à qui je présente mon projet qui va me dire non c'est pourri là je vais me dire ok je vais quand même réfléchir à ce qu'il m'a dit et c'est important ça vient aussi dans le recul c'est de se dire c'est normal comme tu l'as dit t'as parlé de projection de peur c'est normal que quelqu'un par exemple qui est fonctionnaire ou salarié toute sa vie c'est tout à fait normal quand tu lui dis je vais prendre un risque et lancer ma boîte la première réaction ça peut être de dire super mais souvent c'est de dire ah ouais t'es sûr etc est-ce que c'est sûr bah non c'est pas sûr je crée ma boîte Après, tu as un autre enjeu que tu dois voir très bien avec tes clients. Je suis lié avec l'investissement, bien sûr. C'est la pétance au risque. Je pense qu'en France, on est très free de ça. Ça change, heureusement. Mais ça explique aussi pourquoi il y a très peu de gens qui investissent en bourse. C'est que les gens ont une peur bleue de perdre l'argent. Alors qu'en fait, si tu raisonnes à long terme, c'est absolument ce qu'il faut faire. Il faut prendre du risque. Et ceux qui ont gagné ont pris du risque. En ne prenant aucune initiative, tu es sûr d'avoir une perte limitée, mais tu es aussi sûr de ne pas avoir un gros gain. Donc, que ce soit financier ou même personnel, parce qu'on ne parle pas que d'argent. C'est créer ta boîte. C'est un truc de développement perso qui est juste incroyable. Et là, je suis en train de voir encore une autre chose avec l'association, qu'il y a encore autre chose à deux. On est d'accord, on n'est pas d'accord. Forcément, il y a des désaccords, comment on les résout, comment on avance et comment on est plus fort aussi à deux parce qu'on est complémentaire. Donc, il y a un petit peu tout ça. Mais voilà, les premières réactions, notamment ma mère a été très négative et très inquiète. Donc voilà, c'est à quoi je lui ai dit quelque chose de simple. Je lui ai dit, mais quel est le pire qui puisse m'arriver ? la pire situation ça marche pas ça marche pas j'ai de l'argent de côté j'ai une femme qui m'aime et qui pourra me soutenir j'ai des parents qui sont propriétaires au pire je vais revenir chez eux c'est pas la cibore elle m'a dit non tu reviendras que si t'es SDF mais littéralement elle m'a dit ça mais tu vois faut aussi relativiser bien sûr c'est pas l'objectif mais le pire qui puisse m'arriver je me donne un an je réussis pas ok je reprendrai un boulot Merci. Pas parfait, j'aurais perdu un an, je ne retrouverais peut-être pas aussi bien. Encore une fois, c'est comme pendant la prépa sur l'année d'échec. Il faut relativiser. Et si je ne le fais pas, je vais regretter. Je vais me dire, j'aurais dû faire ci, j'aurais dû faire ça. Et ça, c'est encore pire. Je pense que d'avoir des regrets, ça te travaille, ça te bouffe. C'est encore pire. Et à un moment donné, je pense que j'ai senti que c'était le moment. Je ne sais pas comment t'expliquer. Il y a tout un tas de choses qui font que... C'était le moment pour moi d'y aller. Il fallait que j'y aille. J'ai senti un appel. Après, je suis aussi très consommateur de podcasts. J'écoutais beaucoup de podcasts de business, de gens justement, quand je parlais de conseils, qui ont fait, qui expliquent, moi, ça a fonctionné, ça n'a pas fonctionné. Et ça, ça m'a énormément aidé, notamment Génération du Eat Yourself de Mathieu Stéphanie qui m'a énormément aidé. Alors là, c'est des entrepreneurs sur un autre niveau, je ne me compare pas du tout. Mais tu vois, des gros profils qui t'expliquent aussi comment ils ont commencé. Ça m'a marqué aussi. J'ai lu la biographie du fondateur de Nike. Tu te dis Nike, ok, Nike, c'est une boîte, c'est une multinationale, c'est incroyable. Le gars, il a commencé dans son garage, littéralement. C'est un peu à l'américaine, bien sûr. Mais littéralement, il a commencé avec une idée où quasiment tout le monde lui a dit que c'était pas une bonne idée. D'ailleurs, il travaillait chez PwC, très drôle. Il était auditeur chez PwC. Tout le monde lui a dit, faut pas que tu partes, c'est une connerie. Ça a pas marché pendant des années. Et il a créé Nike. Tous ceux qui se lancent n'ont pas créé Nike, c'est pas mon point. Mais le point, c'est de dire, c'est comme le travail, il faut que tu te donnes la chance de réussir.
- Speaker #0
et donc si tu veux te donner un changement de ressort il faut tenter et ben je l'ai lu aussi et dans mon souvenir il y a plein de fois au tout début où il galère avec sa banque pour 500 dollars de lignes de crédit pour acheter. Et effectivement, tu te rends compte qu'il a rencontré plein de galères, comme tu l'évoquais tout à l'heure. Mais en fait, la vie, c'est qu'essayer de résoudre des problématiques et d'avance et tu level up au fur et à mesure de ces complications.
- Speaker #1
Exactement, c'est la vie de chef d'entreprise, c'est la vie de salarié, c'est la vie de papa aussi. On découvre des problèmes qu'on n'imaginait pas. Et on apprend tous les jours et on devient meilleur en faisant ça, tout simplement.
- Speaker #0
J'avais le parallèle en tête avec le côté parent, parce que je pense que c'est une école du quotidien, parce que forcément, tu es obligé de trouver des solutions avec tes enfants.
- Speaker #1
Une obligation de résultat, pas de moyens.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est exactement ça. Mais c'est des beaux parallèles. Ok, écoute, Richard, merci pour ça. C'est très intéressant d'avoir un peu tout ton détail. Il y a une question que j'ai. Alors là, donc, tu as lancé plusieurs choses en même temps. De l'extérieur, on peut se dire que c'est une très bonne idée parce que tu as une grosse complémentarité dans tout ce que tu as défini, dans ta stratégie. Mais on peut aussi se dire, putain, ça fait beaucoup d'un coup. Comment tu... priorises, comment tu t'organises ? Tu parlais d'association, est-ce que tu peux nous dire un peu comment ça se traduit dans ton quotidien ?
- Speaker #1
En fait, ma stratégie en 2026, c'est de lancer le plus de trucs possible. C'est très simple, de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. Là aussi, on parlait de se travailler, de donner sa chance. Moi, j'ai envie de lancer le plus de projets possible. Je lance des trucs dans tous les sens et je verrai ce que je récolte à la fin de l'année. Et en fonction, on repriorisera en 2027. Ça, c'est le premier point. deuxième point comme ça s'est développé effectivement je suis en train de m'associer pour chercher de la complémentarité quelqu'un qui peut opérer le business avec moi qui n'a pas les mêmes compétences que moi parce que c'est devenu trop gros pour moi et c'est un très bon problème tu vois je préfère avoir ce problème là qu'avoir fait un truc et ça marche pas et qu'est-ce qu'on fait tu vois je préfère lancer plein de trucs et pas être en capacité de gérer toutes les demandes c'est mieux pour moi et ça attire plus aussi les clients tout simplement plutôt que d'exprimer un truc qui marche tu vois c'est pas attirant c'est comme le restaurant tu vas aller dans le restaurant t'as envie d'aller dans le restaurant qui est plein tu n'as pas envie d'aller dans le restaurant Kevin c'est exactement la même chose et après troisième élément il y a des complémentarités évidemment donc il y a la partie inside banking c'est le média B2B secteur financier la partie formation en personal branding et en éducation financière c'est aussi du B2B alors pas que pour le secteur financier mais notamment et la partie consulting inside circle c'est du B2B secteur financier donc tu vois qu'il y a un arc B2B secteur fee et les personnes par exemple que je peux recevoir dans le podcast sont les interlocuteurs un peu similaires à des gens que je peux avoir en mission de conseil ou en mission de formation. Donc, le podcast n'a pas été pensé pour ça à la base, mais clairement, c'est aussi un élément d'avoir des discussions en off, comme tu peux l'avoir aussi avec tes invités, j'imagine, que ce soit pour des sujets persos, mais aussi des sujets business. Et moi, quand je rencontre des dirigeants, parce que mon positionnement, c'est vraiment d'être le podcast de référence numéro un sur la banque en France et demain en Europe, parce que je vais faire les premiers épisodes en anglais. je reçois le patron de la banque postale je reçois le patron du crédit mutuel je vais recevoir d'ici la fin de l'année le patron d'une autre grande banque française voilà c'est des gens très clairement à qui passer une heure pour moi c'est vraiment exceptionnel et c'est incroyable tu vois et j'apprends des choses leur contact au delà du pur business qu'il peut générer derrière c'est juste que c'est une opportunité pour moi de passer une heure avec quelqu'un d'ultra inspirant qui a une carrière incroyable qui est devenu dirigeant, qui lead une... Et quand on parle de grande banque française, attention, c'est-à-dire que c'est dans les principales grandes banques mondiales. Enfin, il faut se rendre compte. Des banques comme BNP Paribas, j'ai reçu un membre du comité exécutif qui est patron de l'IT. BNP Paribas, c'est une des plus grandes banques au monde. Donc, tu reçois quand même quelqu'un qui a des responsabilités importantes et avec lequel tu vas pouvoir apprendre des choses à titre personnel. Donc, il y a une cohérence. Les activités s'auto-alimentent. Et typiquement, le média est une source de lead pour les activités de formation et de conseil. Et clairement, ce n'est pas bâti à la base pour ça, mais c'est comme ça qu'on est en train de le construire avec mon associé. C'est vraiment un groupe qu'on a appelé Inside Company avec un média Inside Banking, un collectif de freelance pour faire du consulting Inside Circle et un organisme de formation Inside Training.
- Speaker #0
Et comment tu cherches ton associé ? J'imagine qu'il y a le réseau, bien évidemment, mais tu as envie de garder la chose. un peu secrète, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais j'imagine. Et pour autant, il faut bien que tu donnes un peu de grain à moudre. Donc comment tu... Si tu peux nous dire un petit peu, je ne veux pas travailler de secret.
- Speaker #1
On ne peut pas encore révéler son identité, il faudra préhabiter. Un peu de teasing. Non. En réalité, sans vouloir être trop pédant, c'est les associés qui m'ont trouvé. En fait, j'ai eu pas mal de gens qui m'ont contacté, tout simplement, compte tenu de ce que je faisais, sans forcément connaître l'ampleur des services. On parlait d'échec. J'ai eu une première discussion avec quelqu'un de mon entourage pour une association qui n'a pas fonctionné. On est resté potes quand même, heureusement. Mais voilà, le premier qui n'a pas fonctionné, j'en ai retiré des leçons. On n'était pas alignés sur un certain nombre de choses, sur la vision, sur la manière de voir le projet, tout simplement. D'autant que c'est un peu compliqué parce que c'est vraiment rejoindre ma vision. C'est moi déjà qui ai mis toutes les bases, toute l'orientation, toute la strat. Donc, ce n'est pas évident non plus. Et moi, j'ai des idées assez arrêtées sur ce que je veux faire et l'ambition que je veux, elle est très importante. Et après, il y a d'autres personnes qui m'ont contacté, notamment une personne. avec qui je le sentais bien, quelqu'un qui était assez smart. Quand je lui expliquais le projet, il a tout de suite capté. Il a tout de suite eu des idées. Il a tout de suite compris le sujet. Et on a commencé à travailler en shadow. Et ça, c'est la manière de voir si ça marche ou pas. On a commencé à travailler en shadow et on a vu qu'il y avait de la compétence, que ça pouvait fonctionner. Donc là, pas plus tard que ce matin, en tout début de matinée, on était avec l'avocat fiscaliste pour voir comment organiser ça très concrètement. Voilà, mais donc, je n'ai pas cherché en tant que tel. Et après, ce qui est important, je pense, c'est la complémentarité. Parce que si vous êtes des copies que double, des clones, ça ne sert à rien, je pense. Et aussi quelqu'un capable de, comment dire, de te dire quand ça ne va pas, de dire les choses très clairement, d'assumer aussi les conflits. Parfois, on n'est pas d'accord. et qui va nous permettre de développer parce que moi, ma vision, c'est comme sur le sujet de concurrence entre créateurs de contenu. Parfois, il y a des créateurs qui ne veulent pas trop partager leur thé, partager ce qu'ils font parce qu'on est soi-disant concurrents. Moi, je ne crois pas du tout à la concurrence. On sera concurrent quand on aura 10 millions d'abonnés chacun peut-être. Mais aujourd'hui, tu vois, le marché au fait, le gâteau va exploser sur les sujets de création de contenu et encore plus éducation financière. Et donc, je préfère avoir un associé avec qui je vais lui donner concrètement des parts du capital. C'est ça qui va se passer. Un cofondateur, mais qu'on va pouvoir mener le business beaucoup plus haut et aussi gagner à deux. Et je pense que ça, c'est sympa de ne pas être tout seul, à deux, pour te faire challenger. Et juste quand ça fonctionne à deux, c'est juste plus sympa que juste toi tout seul. Voilà, je trouve qu'il y a une satisfaction qui est différente que de le faire en solo. Le côté bosser en équipe, pour le coup, du salariat me manque un peu.
- Speaker #0
Ok, ça me fait penser à une superbe citation que l'on peut dupliquer partout dans la vie pro, perso. C'est une citation de Magic Johnson, qui est un brillant basketteur, et qui disait qu'un panier rendait une personne heureuse et une passe décisive rendait deux personnes heureuses.
- Speaker #1
C'est pas mal, c'est un peu ça.
- Speaker #0
Et ça s'applique à ton association et à cette idée, effectivement, de partager, en tout cas. Donc, très intéressant. Merci beaucoup Richard pour ces précisions et puis en plus de ça il y a eu un peu de teasing sur une potentielle autre invitation peut-être avec un binôme mais je note,
- Speaker #1
je l'ai noté dans un point de ma tête J'ai jamais fait de podcast avec deux personnes interviewées moi
- Speaker #0
Tu vois ça m'a fait penser à ça aussi Richard il y a une question que j'aime bien poser c'est un peu mon running gag de fin mais ça permet aussi d'avoir un petit temps sur un aspect un peu plus personnel ? Est-ce qu'il y a un élément qui t'accompagne ? Ça peut être un ouvrage, une citation. Est-ce qu'il y a quelque chose qui t'accompagne, toi, dans la vie un peu de tous les jours ?
- Speaker #1
Je vais sortir de la finance. Je pourrais te surprendre un petit peu. Et de la création de contenu, ou même de l'entrepreneuriat. Tu vas voir. Donc non, moi, une lecture qui m'a marqué, alors que j'ai fait en plusieurs temps, parce que ça doit faire quasiment 1000 pages. Donc attention, c'est un gros morceau. donc c'est un personnage politique mais même historique maintenant c'est la biographie du général de Gaulle pourquoi donc qui s'appelle Une certaine idée de la France je trouvais le titre le titre très révélateur de pourquoi ça m'a marqué donc là le but c'est pas de faire de la politique bon même si je pense que le général de Gaulle est un peu au-dessus des partis mais le point justement c'est ça c'est le fait de gérer des sujets difficiles on est on est plus que sur des sujets difficiles être dans l'adversité être capable de définir une vision, d'avoir un cap, de le tenir contre vent et marée parfois, avoir des ambitions incroyables, parce que là, ce n'est pas un entrepreneur, mais si on se replonge dans l'histoire et qu'on voit les conditions dans lesquelles il est arrivé à Londres et ce à quoi il est arrivé, toute personne rationnelle, si tu veux, serait dit c'est impossible. Et c'était impossible. Et pourtant, il l'a fait. Ce qui est marquant aussi dans le général de Gaulle, c'est qu'aujourd'hui, on est en 2026, donc des décennies après, tu as encore tout un palanquet de responsables politiques. Et pas que de son parti originel, plutôt droite, on va dire, mais même de gauche, parfois de parti extrême, qui se revendiquent du général de Gaulle. Donc, il a mis une empreinte qui est incroyable dans la société. Et c'est très révélateur aussi, je trouve. Et moi, je suis très critique, en fait, vis-à-vis des... des politiques, moi, je te parlais de ma passion pour l'économie et la finance, j'étais aussi passionné pour l'économie quand j'étais 15 ans, moi, j'adorais regarder les débats télé. Quand je dis ça, il y a des gens qui me disent que je suis très bizarre, mais écoute, et aujourd'hui, je le fais beaucoup moins, je n'écoute quasiment plus les politiques à la télé, alors je les écoute encore en podcast et je comprends les gens qui, à l'époque, que je trouvais vieux, qui étaient un peu blasés parce que, tu vois, typiquement, quand on voit les grands sujets aujourd'hui, les sujets de retraite et je n'ai pas besoin de te convaincre pour te dire que le système ne peut mathématiquement pas tenir, ce n'est pas une question de gauche ou droite, c'est juste mathématiquement ça n'a aucun sens. et qui n'a aucun courage politique pour réformer ça. Et que, je reviens au général de Gaulle, tout ça a été institué. Et c'est ça qui est incroyable. Au fait, il y a tout un tas, le parc nucléaire, la force nucléaire de la France, la position diplomatique de la France, le système de santé, de retraite de la France, tout ça a été mis en place par le général de Gaulle. Et on est en 2026 et on a des gestionnaires au pouvoir qui n'ont aucune capacité de vision, de dire la vérité aux gens, de transformation sur 10 ans, 20 ans, 30 ans, 50 ans, comme on a eu dans l'histoire. Et ça, je trouve que c'est marquant et c'est ultra inspirant, que ce soit d'un point de vue personnel, d'un point de vue professionnel. Si vous voulez faire des choses, si vous voulez faire des grandes choses, et que même si on vous dit que c'est impossible, peut-être que vous n'allez pas réussir, c'est possible, mais on a besoin de gens comme ça, que ce soit en politique, en économie ou en entreprise. Voilà, c'est vraiment un livre qui m'a marqué. On n'est pas obligé de le lire tout d'un coup, moi je ne l'ai pas lu tout d'un coup. On ne peut même regarder que certains passages, mais voilà, je trouve qu'il y a des grands personnages dans notre histoire et c'est ce qui me rend aussi... malgré tout optimiste sur l'avenir de la France et qu'on a connu des moments de trouble beaucoup plus durs que ce qu'on a aujourd'hui, beaucoup, beaucoup plus durs. Et malgré tout, on s'est toujours relevé. Et il y a eu des hommes ou des femmes providentiels, mais aussi, tout simplement, les Français qui, même s'ils ont plein de défauts, on a plein de défauts, on a quand même cette capacité, je trouve, de résilience, même dans les moments très difficiles. Et ça, ça me rend quand même optimiste pour le pays.
- Speaker #0
OK, c'est un super message. Alors, forcément, Richard, moi, j'ai des questions. Tu égayes ma curiosité. Tu l'as lu à quel âge ? Est-ce que tu l'as lu récemment ?
- Speaker #1
Il y a quelques années, je n'étais pas jeune. Je vais avoir 25 ans quand je l'ai lu.
- Speaker #0
Ok. Et tu le lis parce que le personnage t'intrigue ou est-ce que c'est quelqu'un qui te l'a recommandé ?
- Speaker #1
On me l'a offert, tu vois, comme quoi. Après, on me l'a offert parce qu'on savait que j'adorais l'histoire et notamment le général de Gaulle. Et je n'avais jamais pris le temps de lire sa biographie. Ok.
- Speaker #0
bah écoute trop bien moi c'est une chose que j'aime beaucoup faire c'est offrir des livres puisqu'après on peut échanger ma belle-mère qui me l'a offert voilà ok ok bah on lui passera le bonjour il y a eu le banquier il avait une mère et mes parents et tes parents bon c'est bien et ma femme bien sûr que j'aime exactement et ton fils qui pourra écouter c'est que j'ai l'air avec le pot de pièce et que ça pourra exister encore pendant des années et des années Richard j'ai passé un super moment en ta compagnie je te remercie énormément pour tout ton partage et si tu veux terminer l'épisode je te laisse le mot de la fin mais en tout cas merci beaucoup et j'inviterai les gens à venir te suivre je mettrai tes réseaux le
- Speaker #1
podcast etc écoute merci le mot de la fin très simple restez optimiste si vous avez des projets si vous avez créé des choses c'est pas forcément que des boîtes d'ailleurs même des projets personnels lancez-vous allez-y et si vous échouez, entre guillemets, c'est pas grave, vous aurez rappelé plein de trucs et on sait jamais. Peut-être que vous allez réussir et vous allez kiffer.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup, Richard. Un très beau mot de la fin, très positif.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Salut. Si cet échange vous a plu, abonnez-vous pour ne rien manquer des prochains épisodes. Rejoignez-nous sur Instagram, sur La Courbe, le podcast et partagez autour de vous si vous pensez que ce podcast peut inspirer ou aider quelqu'un de votre entourage. Et surtout, souvenez-vous, il n'y a pas qu'une seule bonne voie. Parfois, c'est hors de la courbe que se cache le vrai potentiel. A très vite pour un nouvel épisode.