- Speaker #0
Bonjour les filles,
- Speaker #1
bonjour à toi, salut à toi.
- Speaker #0
On va déjà débunker un premier sujet. Est-ce que vous êtes jumelles ? Bienvenue dans La Fabrique, le podcast qui fait rayonner les talents d'Alsace. Moi, c'est Capucine et je vous emmène à la rencontre de personnalités locales inspirantes, d'entrepreneurs et d'indépendants qui façonnent notre région avec passion et audace.
- Speaker #1
Non. Pas du tout, mais c'est vrai qu'on nous le demande tous les jours. C'est vraiment une question qui revient très souvent. Et nous, ça nous amuse. On rigole vraiment beaucoup de ça.
- Speaker #2
Après, c'est vrai qu'il y a quelques années, on nous posait beaucoup moins la question. Mais depuis qu'on travaille ensemble, c'est vraiment une question qui revient très régulièrement. Alors que si on prend il y a 2-3 ans, on avait rarement la question. On savait qu'on était sœurs, mais pas à ce point jumelles.
- Speaker #0
Parce que vous étiez moins ensemble qu'aujourd'hui ?
- Speaker #1
Peut-être aussi le visage qui a changé, ou je ne sais pas... Et puis en fait nous ça nous fait rire parce que du coup c'est vraiment une première question d'approche avec les clientes. En fait quand elles viennent en magasin, une des premières questions en fait on les voit, elles nous regardent un petit peu et après elles disent « Vous êtes jumelles ? » et là on dit non et du coup après ça déboule sur une autre discussion et du coup c'est une bonne première approche.
- Speaker #0
Un peu un brise-glace.
- Speaker #2
C'est ça et ça donne aussi lieu à des situations un peu comiques parce que des fois elles ont parlé à Marie et puis elles pensent après qu'elle parle à moi, enfin elles ne se rendent pas compte. Avec qui elles ont échangé. Ça nous sauve aussi des fois quand on oublie des informations.
- Speaker #0
Ok, excellent. Et vous avez combien d'années d'écart du coup finalement ? On en a deux. Deux ans, donc c'est pas beaucoup en soi. Et donc quel âge avez-vous ?
- Speaker #2
Moi j'ai 23 ans, mais je vais fêter mes 24 ans au mois de décembre.
- Speaker #1
Et du coup moi Marie, j'ai 26 ans.
- Speaker #0
Vos proches par exemple, eux ils vous confondent absolument pas ? Enfin, ou vos amis ?
- Speaker #1
Alors ça dépend, les amis et les proches non, parce qu'une fois qu'on discute avec l'une ou l'autre, on sait qui est qui, parce qu'on a quand même des personnalités très différentes. Par contre, des amis d'un cercle un peu plus lointain, on va dire que là, souvent, Manon, ah non, Marie.
- Speaker #2
Donc c'est assez drôle. Et aussi, par exemple, des gens qu'on connaît depuis qu'on est toutes petites, du village, on les voit, je ne sais pas, dix ans après. Ils ont du mal à savoir qui est Marie, qui est Manon. Mais après, on n'en a jamais vraiment joué, parce que les gens qui nous connaissent, ils arrivent quand même à nous différencier. On n'est vraiment pas... Il y a quand même des jumelles qui se ressemblent à ce point-là.
- Speaker #0
Ok. Et justement, petite, comment vous étiez inséparable ? C'était quoi un peu ? On a été quand même proches depuis l'enfance. On a beaucoup joué ensemble,
- Speaker #1
Tout le temps très proches. On s'est un peu éloignées pendant l'adolescence, quand moi je suis partie à Strasbourg.
- Speaker #2
Quand elle est devenue un peu plus grande et que moi j'étais encore un peu trop jeune.
- Speaker #1
Voilà, ou là c'est un moment où on s'est un peu éloigné et après on était de nouveau proches comme des meilleurs amis.
- Speaker #2
On a des amis en commun aussi. Donc notre cercle d'amis, à un moment on avait chacune des amis, puis avec le temps le cercle d'amis il est devenu commun. Donc en fait on a toujours été très proches. Voilà,
- Speaker #1
on est sortis ensemble, on fait les fêtes ensemble. Ok, très cool.
- Speaker #2
Toujours très proches.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Donc là on peut dire que vous êtes plus proches que jamais. Ah oui. Finalement, maintenant, vous avez fait le choix aussi de... travailler ensemble, c'est ce qu'on va découvrir ?
- Speaker #1
En soi, on a toujours été très proches et là, ça ne change pas plus que ça, c'est juste qu'on travaille ensemble.
- Speaker #2
Oui, c'est la différence. Ça ne nous a pas plus rapprochés, parce qu'on a toujours eu cette relation très fusionnelle.
- Speaker #1
C'est juste qu'on se voit sur les temps de travail, on ne s'écrit pas, en fait.
- Speaker #0
Il n'y a plus de SMS entre vous, vous êtes tout le temps ensemble. C'est ça. Est-ce que, Marie, tu peux nous donner trois mots pour décrire Manon ?
- Speaker #1
Alors... je la dirais organisée dans le sens où elle est très pointilleuse dans son travail elle a beaucoup d'empathie voilà elle est très curieuse,
- Speaker #2
elle s'intéresse à beaucoup de choses voilà je pense que tu vas me poser la question pour ma soeur et ben non, je vais te demander son plus gros défaut son plus gros défaut mon dieu peut-être que des fois elle est un peu têtue quand même je pense que c'est parce que c'est la grande soeur Merci. Du coup, des fois, elle est capable de se remettre en question, mais je pense qu'elle est quand même des fois très têtue. Il faut quand même sortir les arguments de petite sœur pour dire « Non, mais regarde, peut-être qu'on pourrait faire comme ça. » Disons que je dois plus facilement batailler pour qu'elle soit d'accord avec moi que l'inverse.
- Speaker #0
Un petit peu ce statut de grande sœur. Et c'est quoi ce que tu envies à Manon ? Une qualité, quelque chose dans laquelle elle est plus forte que toi ?
- Speaker #1
On va dire les chiffres. Elle est très forte dans tout ce qui est gestion des chiffres, fiscalité, tout ça. Ouh là, moi, je suis un peu plus...
- Speaker #0
Ah, donc on voit se dessiner aussi de... Oui, complètement. Vous êtes complémentaire pour le business que vous avez lancé.
- Speaker #1
Vraiment. Je pense qu'on est vraiment complémentaire. Et c'est ce qui fait aussi qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
ça marche.
- Speaker #2
C'est qu'en fait, chacune complète l'autre.
- Speaker #0
OK. Et toi, qu'est-ce que tu trouves qu'elle fait mieux que toi ?
- Speaker #2
Je pense qu'elle continue sans cesse de se renseigner. Moi, je suis curieuse pour plein de choses, mais pas forcément dans le domaine de la mode ou de la création de contenu. Et Marie, sur ça, elle est vraiment en veille tout le temps. Elle est tout le temps au courant des nouvelles tendances marketing, tout ce qui se fait. Ah, mais regarde, cette marque-là, elle a fait ça. Mais pas forcément que dans le milieu de la mode. Vraiment aussi, regarde ce café, il est ouvert. Ils ont fait ça pour l'ouverture. Elle a une curiosité par rapport au marketing et à la création de contenu que franchement, je n'ai pas. C'est connaissance là-dedans.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Et si on demandait à vos parents, laquelle de vous deux a le plus fort caractère ?
- Speaker #2
Je pense qu'il dirait sans hésiter Manon.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Moi, je suis un peu plus cool, un peu plus tranquille. Manon a plus un caractère un peu fort, plus énervé vite.
- Speaker #2
Je suis un peu la rebelle du milieu. Parce qu'on a aussi un petit frère. On est soeurs, mais on a un petit frère. Du coup, j'ai quand même le statut de l'enfant du milieu. Lui, il est plus petit. Il est de 6 ans plus jeune que moi et 8 ans plus jeune que Marie. Donc moi, je suis un peu au milieu. Je suis un peu la rebelle. J'ai peut-être un petit peu le caractère le plus fort. J'ai des idées très arrêtées sur certaines choses. Là, je me suis un peu assouplie. Maintenant, sans hésiter. Oui, je pense.
- Speaker #0
Et avec lui, vous avez aussi une belle relation. Complètement. Vraiment. Trop chouette. Du coup, il a rejoint l'aventure DJ depuis septembre.
- Speaker #1
Donc voilà,
- Speaker #0
il aurait dû être là aussi en fait.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Franchement, on est trop contents. On a été très proches aussi quand il était petit, on s'est beaucoup occupé de lui, on a fait un jouet à la poupée, des choses comme ça. On était très proches avec lui, et après il est parti aussi au pôle, donc il y a eu l'adolescence, où là, il était avec ses copains,
- Speaker #2
on était un peu moins proches, mais là on s'est vraiment retrouvés tous les trois. Et du coup, il travaille avec nous depuis septembre, en alternance. Donc, c'est une histoire de famille. Ouais,
- Speaker #0
grave, une vraie histoire de famille. Et du coup, justement, venons au sujet, même si vous restez aussi deux personnalités, deux femmes avec des vies à côté du business. Mais vous avez surtout, et on vous connaît, et on vous voit aujourd'hui en Alsace, surtout pour cette boutique, cette marque que vous avez lancée. Gigi, est-ce que l'une ou l'autre, ou les deux en même temps, comment vous faites quand on vous pose la question ? Qui parle ? Qui présente ? Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de ce projet ?
- Speaker #1
Généralement, les gens connaissent déjà un peu, en ont déjà entendu parler, donc on n'a pas forcément besoin d'expliquer en profondeur, parce qu'ils savent un peu qui on est.
- Speaker #2
Sinon, après, c'est assez facile. On nous demande souvent d'où vient le nom. Et en fait, le nom, c'est assez simple. Notre nom de famille, c'est Gizi. Donc, dans notre nom de famille, à la place du deuxième G, il y a un S. Non,
- Speaker #1
à la place du S, il y a un G.
- Speaker #2
Oui, mais par rapport au nom de marque. Ah oui,
- Speaker #1
pardon.
- Speaker #2
Du coup, dans notre famille, c'est Gizi avec un S. Et donc, dans notre famille, à la place du deuxième G, il y a un S. Donc, quand on a créé la marque, on a décidé de changer le S et de mettre un deuxième G, justement parce qu'on était deux sœurs. Donc, le nom Gigi vient de là. C'est un peu une référence à notre nom de famille. On l'a un peu twisté.
- Speaker #1
Voilà, pour ne pas être associé directement à notre nom de famille. On voulait avoir quand même un héritage, mais pas proprement parler Gizi.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que vous pouvez nous dire à toutes les personnes qui vont écouter exactement ce que c'est Gigi ? En fait,
- Speaker #1
Gigi, c'est une marque de vêtements pour femmes, pour l'instant, de prête à porter. On souhaitait avoir des habits qu'on puisse mettre, nous, qui soient accessibles à un bon rapport qualité-prix. Et en fait que la femme d'aujourd'hui puisse s'habiller en Gigi.
- Speaker #2
Et Gigi aussi c'est une marque mais nous on réalise des sélections de marques. Donc on ne crée pas, ce n'est pas une création de marques, on ne crée pas les vêtements. On fait vraiment une sélection de marques parisiennes. On se rend régulièrement tous les mois faire des sélections. Et donc on choisit des drops qui sortent toutes les deux semaines.
- Speaker #1
Voilà c'est ça. Et en fait on ne présente pas des marques mais on choisit la pièce dans la marque. C'est vraiment la nuance, c'est que nous on va aller chercher la pièce qui va faire la différence dans une marque.
- Speaker #2
En fait c'est parti du constat simple que toute notre vie on a fait les boutiques, on a été très adeptes de chercher vraiment la pépite à n'importe quel endroit. On n'était pas des consommatrices qui allaient dans un magasin et qui achetaient tout. Et en fait quand on a monté Gigi on s'est dit qu'on va faire ce qu'on fait depuis toujours, sauf qu'on va le proposer pour des gens. Et donc on ne propose pas uniquement qu'une marque, mais c'est vraiment chaque pépite qui sont sélectionnées. Et en fait, après, c'est pas que pour nous, mais c'est aussi pour nos matriarcages. Et puis,
- Speaker #1
c'est vraiment un style assez large. Du coup, il y a plein de gens qui peuvent trouver une pièce chez nous. On le voit bien quand les gens passent la boutique. En fait, il y a un peu de tout pour tout le monde. Tout le monde arrive à y trouver son compte.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #0
en fait, c'est votre vestiaire ou votre garde-robe que vous avez décidé d'ouvrir. Complètement. C'est un peu l'idée. OK. Vous avez un parcours qui n'a pas... qui ne vous prédestinaient pas à la mode et à devenir entrepreneur. Qu'est-ce que vous avez fait comme études avant ?
- Speaker #2
Je suis diplômée du NENSA, l'École nationale d'architecture de Strasbourg. J'ai fait un diplôme en cinq ans pour être architecte et j'ai été diplômée au mois de juin dernier. Félicitations ! Merci !
- Speaker #1
J'ai fait une licence en arts appliqués à la faculté de Strasbourg. Et après, j'ai fait architecte d'intérieur pendant deux ans en alternance à la MGM. Et j'ai travaillé aussi dans une boîte de rénovation.
- Speaker #0
Ok, donc quand même à nouveau des parcours assez similaires. Complètement. En tout cas, dans un domaine similaire. Et comment vous êtes venue à vous dire maintenant ? Alors, je pense que vous avez toujours été bien habillée, vous avez toujours fait des boutiques, vous avez toujours été attirée par la mode. Mais comment on passe de... aimé faire les boutiques à lancer son concept.
- Speaker #1
On a quand même toujours eu cette sensibilité et cette approche de la mode vraiment assez forte. Et en fait, on s'est toujours dit un jour, Manon et moi, on va créer quelque chose ensemble.
- Speaker #2
On savait qu'on allait travailler ensemble. On pensait... On le disait tout le temps.
- Speaker #1
On savait pas encore dans quoi. On s'était dit, bah, sûrement, tout le monde disait, ah, mais vous allez créer votre boîte d'architecture, vous allez avoir votre cabinet et tout ça. Nous, on disait, oui, peut-être, mais on savait qu'on allait faire quelque chose. On savait pas ce qu'on allait faire ensemble, mais on savait qu'on voulait absolument travailler ensemble. Ça, c'était une certitude. Et du coup...
- Speaker #0
Et un matin ?
- Speaker #2
En fait, moi j'ai fait une césure dans mon cursus. Donc avant mon diplôme, j'ai pris un an de pause. Je suis allée travailler six mois en Suisse à Lausanne. Pendant ce temps-là, j'étais loin de Marie. Et là,
- Speaker #1
on l'a vraiment mal vécu pour le coup. Vraiment, c'était... À ce moment-là, on s'est rendu compte, oh waouh ! C'est qu'elle est partie, alors que je la voyais la semaine d'après. Bah j'ai pleuré. Je me suis dit, non mais attends Marie, pourquoi tu pleures ? Elle part pas à l'autre bout du monde. Donc là, on s'est dit, ah waouh ! On est quand même... Plus proche qu'on ne le pense même nous.
- Speaker #2
Et en fait, un week-end, quand je suis rentrée, on est allé à Emmaüs et on a vu une caravane. Donc l'histoire est un peu dingue, mais on a vu une caravane et j'ai appelé Marie, j'ai dit écoute Marie, viens on achète la caravane. Et du coup, je l'ai appelée en fast time et on a acheté une caravane à Emmaüs. Et du coup, c'est parti un peu de là. Et on s'est dit ok, quel projet ? On a toujours eu l'idée de vouloir faire quelque chose ensemble. Marie, elle avait une période de creux.
- Speaker #1
J'étais un peu creux, où je me cherchais. J'aimais ça, mais je n'étais plus sûre de vouloir vraiment faire ça suite à des mauvaises expériences dans le métier. Donc je me suis dit, pourquoi pas au final.
- Speaker #2
Et moi, une fois que je rentrais de Suisse, je n'avais pas forcément de projet pour les six mois d'après de ma césure. Donc il y avait un peu au départ, le point de départ, c'est la caravane. Aujourd'hui, on n'est plus du tout au niveau d'une caravane. Et donc de là est née l'idée de faire quelque chose ensemble.
- Speaker #1
Dans cette caravane.
- Speaker #2
Dans cette caravane.
- Speaker #0
pas quoi dans la caravane, vous saviez déjà.
- Speaker #2
On s'était dit,
- Speaker #1
est-ce qu'on fait un petit café en même temps boutique ?
- Speaker #2
Au départ, c'était l'idée de faire les marchés en Alsace, parce que nous, on adore le marché, on va régulièrement en vacances avec nos parents et on adore toute la culture autour des marchés. On s'est dit, ce serait trop sympa d'avoir une super caravane rénovée, petit café, petite sélection de vêtements. En fait, de là, le projet est né, donc ça a mûri, mûri, et au final, on s'est rendu compte qu'on n'avait pas forcément envie d'être dépendante des marchés, que c'était pas forcément le rythme, enfin ce qu'on aspirait à faire.
- Speaker #1
Sachant qu'en plus, on était début septembre, et on s'est dit, mince, il faut quelque chose pour la période hivernale, ça va être... Et du coup, on s'est dit, pour l'instant aussi, voir aussi s'il y a des gens qui nous suivent, s'il y a des gens qui vont vouloir acheter, qui vont être demandeurs de ça. Donc on s'est dit, autant on se lance d'abord en ligne. Si ça marche, alors on développe la caravane.
- Speaker #2
Et il y avait aussi une question d'autorisation. Quand on a commencé à se renseigner pour les marchés, il y a des listes d'attente, c'est très compliqué.
- Speaker #0
Pour avoir un emplacement.
- Speaker #2
Pour avoir un emplacement. Et du coup, on s'est dit, si on fait tout autour d'un marché et qu'au final, cet été, on n'a pas de place au marché d'Aubernay ou au marché de Celesta, ce n'est pas possible, ce n'est pas viable. Et du coup, on a décidé de lancer la boutique en ligne, comme une accroche au début. Donc ça,
- Speaker #0
c'était quelle période ? Quelle année ?
- Speaker #1
En fait, la caravane, on l'a eue en mai 2025.
- Speaker #2
Oui, 2025,
- Speaker #1
c'est ça. Et on a commencé l'aventure DJ, enfin, il y a eu des recherches avant, mais on l'a lancée en septembre, le site.
- Speaker #2
et on a créé les statues en juin 2025 et après on s'est laissé tout l'été, on a vraiment créé le site internet, la DA de la marque chercher les premières marques avec qui on voulait travailler sélectionner les premières pièces pour lancer le premier drop en septembre, le 9 septembre 2025, donc ça fait un peu plus d'un an qu'on a lancé la boutique en l'air ok génial,
- Speaker #0
donc il n'y a pas eu besoin de convaincre l'une et l'autre, vous étiez partant toutes les deux, vous êtes allé à Au revoir.
- Speaker #1
En fait Manon m'avait lancé sur le sujet Donc moi je me suis mis à fond Et on était en vacances à Biarritz Et là elle me dit ah non mais je pense que
- Speaker #2
ça va pas le faire et tout avec les études je vais pas réussir du coup il ya eu un petit moment de disques de disputes discute parce que toi avant les sphères après les six mois de tu reprenais en fait j'ai repris mais j'ai repris mon dernier semestre de diplôme donc en là en janvier dernier en janvier 2000 1 6 donc je savais que j'avais six mois consacré au projet mais je me posais enfin j'avais vraiment des craintes sur le après quoi les deux c'est qu'on l'a elle avait peur donc elle sait elle a eu un moment de rétractation et du coup je me suis ah non et Et au final...
- Speaker #1
Je ne sais plus comment ça s'est fait.
- Speaker #2
On s'est dit, allez, on voit ce que ça donne six mois et puis j'aurai le temps de me poser la question. Et puis au pire,
- Speaker #1
moi, je gère la partie le temps qu'il faut. C'est ce qui s'est passé du coup.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et donc, de la boutique en ligne.
- Speaker #2
Donc, la boutique en ligne, on a sorti le premier drop le 9 septembre 2025 et ça a très bien marché. Ça a franchement, la toute première commande qu'on a eu en ligne. Alors,
- Speaker #1
on avait des petites quantités, mais la première commande ?
- Speaker #2
La première commande, c'était quelqu'un qu'on ne connaissait pas du tout. Et pour nous, ça, c'était vraiment une réussite parce qu'on était très soutenus. On a été énormément soutenus.
- Speaker #1
On remerciera jamais les gens qui nous ont soutenus, de l'entourage, même des gens qu'on connaissait d'avant mais qui n'étaient pas forcément proches de nous, qui ont commandé. On se dit, on revoit un nom, on dit, oh waouh, ça fait depuis le lycée je ne l'ai pas vu, enfin des choses comme ça.
- Speaker #2
Mais la toute première commande, c'était grâce à la com et du coup on s'est dit, punaise, à
- Speaker #1
18h02, je crois, elle a passé commande, la première cliente. À 18h,
- Speaker #0
c'était en ligne, à 18h02, il y avait une commande.
- Speaker #2
Ouais, c'était dingue.
- Speaker #0
Oh waouh.
- Speaker #1
Et en fait, surtout le nom, on ne le connaissait pas. On dit, mais comment c'est possible ? Surtout qu'on avait fait de la com, mais pas non plus des masses. Ça ne faisait pas longtemps qu'on l'avait, l'entreprise. Et on s'est dit, waouh, comment ça se fait ? Enfin, c'est génial.
- Speaker #2
Il y avait aussi les craintes au tout début. Est-ce que les gens vont réussir à passer commande sur le site ? Parce que c'est nous qui avons fait le site. On n'avait aucune compétence au départ. Donc, de voir que quelqu'un qu'on ne connaît pas arrive à passer commande, on était là, c'est trop bien. Et après, c'était plus des gens qu'on connaissait.
- Speaker #0
Est-ce que c'était quelqu'un en Alsace ?
- Speaker #2
Oui, c'était en Alsace.
- Speaker #0
C'était incroyable.
- Speaker #2
et au départ on avait un point de retrait à Strasbourg oui, parce qu'on habitait à Strasbourg centre, on habite encore mais on avait un point de retrait, donc ça a évité aux gens de payer forcément la livraison aux Strasbourgeoises et du coup ça parait tellement loin parce que je me souviens,
- Speaker #1
du coup on sortait et on avait liquidé ça en peu de temps et du coup on a dit ok, il faut qu'on reparte à Paris rechercher tout de suite une nouvelle collection donc on est repartis chercher une nouvelle collection qui a aussi bien marché et là on s'est posé la question on est quand même des gens qui aiment beaucoup discuter en vrai Merci. échanger tout ça et on avait vraiment envie d'un lieu de rencontre et on s'est dit bah comme on est très branché pop up tout ça on s'est dit bah viens on fait un petit pop up de deux jours pour les gens d'ici parce que si les gens d'ici qui commandaient aimait bien c'est ça aimait bien essayer les habits sondiers j'aimerais bien passer commande mais
- Speaker #2
je peux pas le voir en vrai enfin j'aimerais du coup on s'est dit bah viens on fait un pop up et du coup là on a commencé un peu les démarches moi je me suis renseignée à strasbourg fin dans ma tête j'avais l'idée bah il ya plein d'endroits de pop up on se met là deux jours facile En fait, en Alsace, ce n'est pas si facile que ça. Si, à Paris peut-être, mais en Alsace, il n'y a pas vraiment de lieu pour faire un pop-up.
- Speaker #1
Ce n'est pas encore assez courant ?
- Speaker #2
Non, il y a quelques endroits, mais c'était vraiment des sommes astronomiques. Ça faisait trois semaines qu'on avait lancé la marque, on ne pouvait pas se permettre de payer des loyers à ce prix-là. Donc, on s'est dit, si déjà, on a commencé au culot un peu à envoyer des messages aux agences immobilières, sur le Boncoin, à des lieux qui étaient vacants. Et on s'est dit, bon, Strasbourg, le marché, il est tendu. On va aller voir du côté de Célestat, parce que c'est proche de chez nous, il y a quand même pas mal de locaux vides au centre-ville.
- Speaker #1
Et on a quand même une clientèle qui venait de là principalement au début.
- Speaker #2
Et on s'est dit, on va demander à un propriétaire, vous ne louez pas votre local, est-ce qu'on peut faire un bail sur 2-3 jours pour faire un pop-up à Célestat, dans un lieu qui n'est pas destiné à un pop-up. Et on a eu la chance d'avoir une réponse de notre propriétaire actuel, qui était vraiment, on est très chanceuse et aujourd'hui on est hyper reconnaissante, qui nous a dit, venez visiter. Donc on a visité le local, c'était le 26 septembre l'année dernière, c'est ça ? Et en fait, elle nous a directement proposé, elle a dit, si déjà à 2-3 jours, moi je peux vous faire un bail d'un mois. Comme ça, vous essayez, vous voyez. Et en fait, il y a eu aussi la prise de conscience un peu administrative, parce que pareil, même si on n'ouvre que pour un mois... il faut faire toutes les demandes de RP comme si on ouvre définitivement elle a l'architecte parle du coup on a dû faire tous les dossiers juridiques des choses qu'on ne saura absolument pas et en fait quand on va dans un lieu qui est fait pour un pop-up on s'installe, c'est eux qui ont fait les démarches mais quand c'est pas un lieu pop-up c'est nous qui devons faire toutes ces démarches là donc les démarches c'était bien un mois, un mois et demi donc on a vu avec la propriétaire elle nous a dit, on a discuté ensemble on a dit bah allez on signe un bail jusqu'à janvier comme ça on fait toute la période de Noël
- Speaker #1
qui est quand même une période forte en Alsace.
- Speaker #2
On va quand même mettre un peu d'investissement pour créer un lieu sympa pour que les gens viennent. Plutôt que faire un mois le pop-up, on pousse jusqu'à Noël, au mois de janvier. En plus, ça collait un peu avec ma reprise d'études. Et puis, on voit.
- Speaker #1
Et tout ça, ça s'est fait naturellement. La boutique, on a visité en deux secondes. On s'est dit, OK, on prend. C'était comme une évidence. Il n'y a pas eu de... OK, est-ce qu'on se lance ? Est-ce qu'on ne se lance pas ? C'était vraiment... Ça a coulé de... Et du coup en fait en janvier ça a tellement bien marché cette période là. En décembre, on a eu vraiment beaucoup de monde, les gens venaient souvent, on a beaucoup de clients récurrents. Une fois qu'on passe le port de la boutique, les gens reviennent. Donc ça, pour nous, c'est génial. Et du coup, on s'est dit, mince, pourquoi on ne prolonge pas jusqu'à avril ? Pour voir, c'est une période un peu plus creuse, est-ce que ça va marcher, est-ce que ça ne va pas marcher ? On verra. Et en fait, ça a nouveau bien fonctionné. Et du coup, là, maintenant...
- Speaker #2
Après, on a décidé jusqu'à la fin d'année actuelle, jusqu'à décembre 2027.
- Speaker #1
Parce que nous on aime bien être prudente, on aime bien tâcher et en plus la propriétaire est super cool en fait,
- Speaker #2
elle nous a pas... On a pas besoin de faire un bail de 3, 6, 9. Voilà, qui est souvent normalement génial.
- Speaker #1
Donc ça c'est aussi une chance.
- Speaker #2
Et du coup c'était aussi voir comment ça se passe pendant mes études, machin, donc ça s'est très bien passé, Marie elle a géré le navire toute seule, parce que c'était un peu compliqué au niveau des études aussi. Et en fait au mois de juin, ça marchait toujours aussi bien, et donc il y a eu vraiment une autre dynamique. Donc est venue l'idée de prendre notre petit frère en alternance, qui avait fini son... Enfin, qui passait son bac et donc qui était en...
- Speaker #1
Et qui s'investissait beaucoup, en fait, dans Didier. Au-delà d'être en alternance. Voilà, ça ne m'est pas du tout intéressée, mais il s'intéresse vraiment. Du coup, il s'est dit, en fait, ça vient de sens aussi. On n'a pas vraiment réfléchi.
- Speaker #2
Et donc, voilà. Et donc, une fois qu'on avait un alternant, pour la rentrée, on s'est dit, bah, punaise, ça marche bien. Donc là, on a signé... Enfin, on est en cours de rédaction du bail jusqu'à fin 2027. Donc pour un an plein encore. ok félicitations belle nouvelle mais on est vraiment adeptes du pas par pas on aime pas parce qu'on sait pas on a jamais monté de business on sait pas comment ça se passe et on a toujours cette crainte on préfère petit à petit on brûle pas les étapes mais en même temps on se pose pas 10 000 questions on y va quand même c'est très contradictoire l'année dernière au bout de 3 semaines on s'est dit allez on ouvre une boutique alors que ça faisait 3 semaines qu'on allait lancer une boutique en ligne Oui mais il y a ce côté...
- Speaker #0
vous y allez, mais c'est quand même étape par étape. On commence par la boutique en ligne, on ne fait pas des beaux 3, 6, 9. Il y a quand même des réflexions où je ne sais pas comment on pourrait qualifier ça. Pas de la crainte, mais aussi de la réalité. Si c'est la réalité de la vie actuelle. Quand on voit le contexte en ce moment, on se dit qu'il vaut mieux être prudent. On ne sait pas comment ça va évoluer.
- Speaker #2
Et puis, on a aussi connu pas mal de monde durant la période du Covid, des gens qui se sont retrouvés bloqués à devoir payer des loyers. Et moi, j'avais toujours faim. On espère qu'il n'y aura pas un Covid demain, on est d'accord, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer. Quand on s'engage sur des baux assez longs, c'est compliqué. S'il y a un Covid, un événement, il faut sortir la trésorerie, les finances. Donc là, de faire court terme, ça permet aussi d'être hyper flexible. Et nous deux d'ordre sur elle.
- Speaker #0
C'est clair. Je pense que les coûts fixes, c'est vraiment ce qui peut jouer des tours aussi aux commerçants. C'est ça. Parce que c'est vraiment un gouffre financier.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #0
En tout cas, belle aventure. Voilà, on a essayé un peu de dire... Est-ce que vous pensez que l'une sans l'autre, Gigi aurait quand même existé ? Ou c'est vraiment un projet de vous deux ?
- Speaker #1
C'est nous deux. Comme je l'ai dit avant, on est vraiment complémentaires. Et en fait, quand une va un peu moins bien ou quand une a une idée, l'autre va toujours venir ramener son idée, va venir aider l'autre. Et du coup, c'est ça qui fait notre force. Mais vraiment, tout le temps, on le voit pour tout. Que ce soit pour la création de contenu... Que ce soit à la boutique, quand il y en a une qui est un peu moins bien, il y a l'autre qui prend le relais. Seulement, on ne l'aurait pas fait.
- Speaker #2
Et nous, on a vraiment respect pour tous les gens qui entreprennent solo. Parce que franchement, il faut sacrément du courage. Parce qu'on voit à deux, si il y a un coup de mou, l'autre est là pour prendre le relais.
- Speaker #1
Une dit quelque chose, l'autre va repondir dessus, va redire quelque chose. Et au final, on va avancer sur l'idée commune. Que l'autre, si elle était allée peut-être baisser toute seule,
- Speaker #0
elle n'aurait peut-être pas eu la bonne force. Oui, c'est l'équipe. On parle beaucoup de... Enfin, on a évoqué pas mal de fois le sujet de la communication, des réseaux sociaux, de la création de contenu. C'est quoi un peu, vous, comment vous fonctionnez ? C'est quoi la formule magique du coup, qui a fait qu'à 18h02, il y avait déjà une commande lors de l'ouverture de votre site ? C'est quoi un peu la recette ?
- Speaker #1
Je pense déjà, la base, c'est de rester naturelle et soi-même. Enfin, nous, on est des gens, on ne triche pas, on est nous-mêmes. Et même dans les vidéos, dans les montages, la semaine dernière, elle s'est brûlée la lèvre.
- Speaker #2
J'ai une énorme cloque. Et sur toutes les photos et toutes les vidéos, nous, on n'a pas le temps de retoucher les photos. On n'a pas le temps de retoucher les vidéos. Vraiment, c'est notre tête comme on est. Et c'est la vraie vie, en fait. Il y a mon énorme cloque. C'est en mode naturel.
- Speaker #0
Regardez toutes vos stories, ça ne se voit absolument pas.
- Speaker #1
Et parce que je pense qu'on a aussi ce côté-là, et je pense qu'on est fortes aussi pour ça, c'est que depuis toujours, on arrive à bien mettre en valeur les choses. Et ça passe aussi par nous-mêmes. En fait, on arrive à se mettre en valeur, alors que des fois, peut-être on se sent moins bien, et en fait, ça se voit pas du tout. Ça se voit pas du tout. Même dans les shootings, des fois, moi, le matin, je suis...
- Speaker #2
pas du tout à l'aise et je me dis le shooting ça va pas tout le faire mais en fait les gens quand ils voient nos photos sur le site ils se disent pas ah mais là elle a eu une crise existentielle elle pouvait pas se voir elle était au bout de sa vie mais aussi on a pas commencé la création de contenu avec l'entreprise dans le sens où depuis toute petite notre papa il nous prenait en photo depuis toute petite il a toujours eu un réflexe donc on a quand même eu l'habitude de poser pour la caméra de notre papa pour les vacances Et même depuis le début d'Instagram, moi j'ai l'habitude en vacances, j'ai toujours pris Marie en photo, mais... 250 fois ! J'étais vraiment une adepte de ça,
- Speaker #1
moi j'aime bien prendre des photos, donc elle devait me prendre, je pense...
- Speaker #2
Tout le temps.
- Speaker #1
Tout le temps en photo, 50 fois, je disais non mais refais encore là ! Et du coup, on n'est pas du tout gênés dans ça, de poser en plein milieu de la rue, souvent nos copines quand elles viennent avec nous, elles disent, mais là ça va et tout, mais y'a pas de soucis en fait c'est...
- Speaker #2
On a toujours fait des photos. On n'était pas du tout créateurs de contenu, mais on aimait bien avoir un beau Instagram dans les années 2016, 2017, 2018. On a toujours fait plein de photos, même des photos duo qu'on mettait sur nos Instagrams. Personnelles, je parle. Au moment où est venue l'idée de la création de contenu DJ,
- Speaker #1
on est très à l'aise. Je pense que ça parle aussi aux gens. On est simple et on est nous-mêmes. On ne ment pas. On n'est pas des mannequins. Ça aussi, il faut se le dire.
- Speaker #0
Vous êtes des très jolies filles.
- Speaker #2
on est pas mannequin ça aussi je pense que ça parle aux gens vous pourriez être madame tout le monde on peut s'identifier facilement à vous c'est ça et on essaye il y a des habits des fois c'est un peu compliqué parce que les tailles ça t'allait pas toujours bien mais
- Speaker #1
on essaie quand même toujours je pense que ça c'est la force
- Speaker #0
Didi c'est sur Instagram quoi d'autre ?
- Speaker #1
c'est sur Facebook aussi on a aussi une communauté au début de l'aventure mais... Il y a aussi une communauté qui partage beaucoup sur Facebook. Du coup, les gens, des fois, ils disent « On en a marre de vous voir sur Facebook » parce qu'en fait, tout le village, tous les alentours republiaient nos posts. Donc c'était vraiment fou. Encore maintenant, mais... Donc ça, Facebook, TikTok aussi. TikTok, ça prend bien. C'est un média encore différent. C'est complètement différent.
- Speaker #2
Ça nous a permis de toucher une clientèle qui était hors de la France.
- Speaker #1
C'est ça, européenne.
- Speaker #2
Au début, l'année dernière, au mois de novembre, on a énormément... Vous livrez dans toute l'Europe. Oui, on a envoyé énormément en Espagne, au Portugal. Aujourd'hui, on envoie en Roumanie, en Pologne. On a une clientèle qui n'est pas forcément que française. Ça ne représente pas énormément en chiffres, mais nous, on est contentes de toucher.
- Speaker #1
Mais ça fait plaisir quand il y a quelqu'un qui part à Stockholm. Voilà,
- Speaker #2
c'est dingue. Moi,
- Speaker #0
je trouve ça dingue. Vous savez que ça vient principalement de ce que vous avez pu poster sur TikTok ?
- Speaker #1
Oui, parce que sinon, je ne sais pas comment... C'est souvent une vidéo qui va faire 200 000 vues, 20 000 vues. Et là, on voit qu'il tombe dans le pourtois des Espagnols. De l'Europe toute entière, ouais. Donc vous savez que c'est ça. C'est TikTok.
- Speaker #2
Ouais, c'est TikTok.
- Speaker #1
C'est pas Insta.
- Speaker #0
Bel apprentissage pour toutes les personnes qui voudraient vendre à l'étranger. TikTok est un levier beaucoup plus intéressant qu'Instagram. C'est ça,
- Speaker #1
TikTok c'est un levier très rapide. Instagram c'est beaucoup plus fidèle, c'est un autre média. Ouais, c'est vraiment pas la même chose.
- Speaker #0
Au-delà des réseaux sociaux, faites de la com'. Non. Ok.
- Speaker #2
Enfin... on envoie des mails on fait quand même des collaborations avec Together des choses comme ça c'est aussi un autre média donc il y a du mailing il y a du mailing et il y a effectivement des dîners même on fait aussi hors boutique hors boutique il y a aussi des créatrices qui viennent à la boutique on fait un atelier et du coup ça c'est pour moi une autre forme de communication mais de la ouais non on fait pas de campagne de pub style affichage ce genre de choses c'est du mailing et après beaucoup de DJ hors les murs parce qu'on aime bien mélanger plusieurs univers intégrer d'autres
- Speaker #1
créateurs on aime bien quand des mondes se mélangent c'est génial on aime bien faire venir une créatrice de bijoux quand on a fait la collab avec Together on trouve ça génial et on fait aussi des collaborations des fois sur les réseaux sociaux avec d'autres créateurs,
- Speaker #2
créatrices on avait fait une collaboration avec une créatrice de bandeau dans le sud-ouest donc on aime bien un peu mixer les univers et sortir de notre zone de confort et vous avez aussi une petite signature sur les réseaux,
- Speaker #0
c'est de shooter vos collections ou vos drops Merci. hors des murs, hors la boutique, en ville. Et vous choisissez toujours des villes différentes. C'est quoi un peu le concept ?
- Speaker #1
Du coup, nous, on avait envie de proposer quelque chose de différent aussi de tout ce qu'on peut voir actuellement et quelque chose d'un peu plus singulier. Et nous, en fait, on s'éclate à chaque fois d'aller dans une autre ville. C'est beaucoup de travail en amont que les gens ne voient pas forcément. Donc, il faut trouver des spots, il faut qu'il y ait de la bonne lumière, il ne faut pas qu'il y ait le soleil dans les yeux, il faut qu'il fasse beau, il ne faut pas qu'il pleuve. Il y a plein de choses qu'on voit pas, mais par contre c'est génial. Nous on trouve ça hyper enrichissant et de changer à chaque fois, même pour le feed, c'est dynamique, ça propose autre chose et ça permet de toucher d'autres gens aussi.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, la localisation aussi de vos shootings ou le fait de vous-même vous voir en ville, puisque c'est vraiment... La rue est ouverte, les gens passent devant vous. Ça arrête tout le temps, en fait.
- Speaker #1
Après, ça avait commencé à Strasbourg, parce que ça faisait sens pour nous de shooter à Strasbourg. Puis après, on a fait dans plusieurs autres petites villes. Nous, on adore Fribourg. Nous, on a fait une collection à Fribourg. Qui a super bien marché. Outre-Rhin, c'était trop bien. Enfin, nous, on adore aussi la culture allemande et tout ce qui touche à l'Allemagne.
- Speaker #2
Ce qui fait notre fort, c'est qu'on est vraiment dans une... régions qui touchent la Suisse et l'Allemagne. Et on le voit aussi en boutique. Il y a beaucoup d'Allemands qui viennent le week-end. Donc c'est aussi une force.
- Speaker #1
Et là, la dernière collection, c'était à Bâle. On s'est dit, on a fait l'Allemagne, maintenant on fait la Suisse. Et c'est des villes qu'on adore.
- Speaker #2
Elles sont très belles et qui rentrent bien aussi en photo.
- Speaker #1
Et ça peut donner envie aux gens d'aller aussi visiter ces villes-là. On trouve que c'est trop cool.
- Speaker #0
Et la prochaine ?
- Speaker #2
On ne sait pas encore.
- Speaker #1
Parce qu'après, il y a aussi toute une logistique. Vu qu'on est ouverte toute la semaine, enfin on est ouverte du mercredi au samedi, il faut qu'on trouve le temps d'aller dans les villes. C'est pour ça que pour l'instant on fait des villes qui sont plutôt à proximité de chez nous. Donc on ne sait pas, on verra.
- Speaker #2
On verra. Après la période de Noël, il fait aussi sombre, il peut pleuvoir, il fait moins beau. Donc à voir dehors comment ça va se... L'année dernière, on avait fait chez notre grand-mère le shooting de Noël.
- Speaker #1
Elle a shooté chez nos grands-parents.
- Speaker #2
Au flash, avec mamie qui tenait l'appareil photo.
- Speaker #1
C'était un peu... Parce que du coup, on ne l'a pas précisé, mais c'est nous qui faisons nos propres photos. On n'a personne qui nous prend en photo. Donc moi, je prends en photo Marie, et Marie, elle me prend en photo. Et quand on fait du contenu à deux, des fois, c'est notre petit frère qui fait les photos. Ou alors nos copains, quand ils sont là. Ou alors on a un trépied avec...
- Speaker #2
Mais vraiment, et pour revenir à ma mamie, en fait, on est vraiment une... On aime bien travailler en famille et on aime bien s'entourer en fait, nos mamies elles viennent tous les jours à la boutique, enfin c'est vraiment une histoire de famille quoi, et c'est ce qui nous plaît aussi dans ça c'est qu'on est encore plus proches d'eux parce qu'on est à proximité et du coup ils viennent beaucoup plus souvent qu'avant où on s'envoyait des sms, vous rentrez quand le week-end et tout ça, et du coup là franchement c'est aussi un plus qui a pesé dans la balance à Célestin.
- Speaker #1
Et vraiment, clairement, nos parents, ils sont d'une énorme aide. Notre maman, notre papa, nos grands-parents. On est très très chanceuses pour ça. Et c'est le fait aussi d'être à Celesta, parce qu'ils habitent tous à maximum 15 kilomètres en voiture.
- Speaker #2
Et du coup, Gigi, c'est pas seulement nous, il y a aussi plein de gens derrière qu'on voit pas forcément. Nous, on est les deux images, mais derrière... En fait, on aurait dû... Tous les invités, oui. Mais pour dire que je pense que sans eux, on serait peut-être pas là aussi.
- Speaker #1
Non. Ils nous ont aidé à faire tellement de choses, même pour la boutique,
- Speaker #2
le bricolage,
- Speaker #1
c'est notre maman qui a fait la devanture, notre grand-père qui nous a aidé à chercher le meuble.
- Speaker #2
Les fleurs, c'est mamie qui les a ramenées, c'est pas maman qui les a bombées, enfin voilà, donc c'est vraiment... Ils sont aussi créatifs et ils nous aident vraiment aussi. Oui,
- Speaker #0
ils sont force de proposition,
- Speaker #1
ils sont là pour les choses. Oui, bah les fleurs là qu'on a, bon on le verra pas dans le podcast, mais c'est maman qui a fait, donc franchement on est hyper chanceux. Les cabines, bah c'est pareil, c'est du fait maison.
- Speaker #2
Voilà, c'est nos copains et notre maman qui ont fait les cabines.
- Speaker #0
Trop bien, vraiment une belle histoire de famille. Je vais vous poser quelques questions qu'on vous demande peut-être moins souvent. Est-ce qu'il y a une des deux qui est davantage la patronne ?
- Speaker #2
Non, je ne pense pas. En vrai, il y a peut-être un moment donné, c'est une qui va prendre plus le dessus sur l'autre et inversement, mais ça s'équilibre toujours.
- Speaker #1
Il n'y en a jamais une qui tranche plus que l'autre parce qu'à chaque fois, on est capable de se remettre en question et au final, on arrive à être d'accord. On va jamais prendre une décision s'il y en a une qui est pas d'accord. Alors on va faire autre chose.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a déjà eu une grande engueulade ?
- Speaker #2
Grande ? Ça dépend ce qu'on appelle parce qu'on est des sœurs. Donc forcément, on s'embrouille, on n'est pas d'accord, on se dispute, mais en fait, ça va monter très haut. Mais la seconde après, on va se faire un câlin et c'est reparti, quoi.
- Speaker #1
Et puis vu qu'on est entre sœurs, on n'a pas besoin de s'excuser, mettre les manières. On peut s'embrouiller et deux secondes après, elle me vient me voir, oui, pour la photo, là. Puis elle ne s'est pas excusée entre-temps, enfin, c'est pas grave. Si,
- Speaker #2
quand même, mais bon.
- Speaker #0
Oui, il y a en tout cas moins de manières ou moins de formes à mettre. C'est ça, on se dit les choses. On travaillait avec un collègue. On se dit les choses directes,
- Speaker #2
il n'y a pas de filtre, on se les dit, et après, on passe à autre chose.
- Speaker #1
Même si ça fait des fois pas toujours plaisir à entendre. Après, on est content et voilà.
- Speaker #2
Et on avance, et je pense aussi, c'est ça, c'est la communication. On communique beaucoup, on se dit beaucoup les choses, et c'est ce qui permet aussi d'avancer. Mais du coup, il n'y a pas de patronne.
- Speaker #0
on est toutes les deux les patronnes est-ce que vous arrivez à faire un repas de famille sans parler boulot ?
- Speaker #2
bah on parle pas que de ça on essaye parce que sinon on est trop identifié à Gigi et on veut aussi des fois avoir notre vie privée et comme on est aussi ensemble en dehors le dimanche matin parce que nos deux copains jouent ensemble au foot donc on se voit tous les jours même à ce moment là donc on essaye des fois de parler d'autres choses et on parle d'autres choses
- Speaker #1
mais en vrai on est quasiment tous les jours de la semaine ensemble même quand on travaille pas on va À Strasbourg boire un café ensemble, on passe tout le temps du temps ensemble et tout le monde me dit « Mais t'es encore avec ta soeur ? » Oui, ça me dérange pas.
- Speaker #0
Est-ce que c'est aussi votre meilleur ami ?
- Speaker #1
Si,
- Speaker #0
clairement. Est-ce que vous pouvez me dire, est-ce qu'il y a une erreur ? Vous avez identifié une erreur depuis le lancement de Gigi ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est une erreur, mais je pense qu'au départ, on n'avait pas conscience de l'impact que ça pouvait avoir. Enfin, Gigi. Et du coup, quand on a ouvert la boutique, on était un peu frileuse sur les quantités. Et donc, surtout pendant la période de fête l'année dernière, tout ce qui est sacs ou même vêtements, accessoires... On a eu beaucoup de ruptures de stock. On s'est vite retrouvés... Et en fait, à la période de Noël, ce n'est plus le moment de passer commande chez les marques.
- Speaker #2
Et du coup, on a peut-être loupé beaucoup de ventes à un moment donné sur certains modèles qui ont, entre guillemets, buzzé. Et on n'a pas réussi à suivre la cadence.
- Speaker #1
Et on s'est aussi retrouvés un peu saturés parce que vu qu'on ne pouvait pas ressortir des modèles, on a démultiplié les modèles. Du coup, une autre gestion des stocks, traitement des références. Après, quand il a fallu faire l'inventaire à la fin de l'année pour le comptable, c'était un peu compliqué. Donc, ce n'était pas vraiment une erreur.
- Speaker #2
Mais on aurait pu anticiper entre guillemets, mais en même temps, on est assez... Ça faisait trois mois qu'on avait l'entreprise.
- Speaker #0
Et puis, c'est ce côté un peu... Moi, j'ai résumé ça en prudence.
- Speaker #2
on voulait être prudente mais du coup on a peut-être trompé trop des fois on a peut-être été un peu trop sinon une grosse erreur non est-ce que ça vous arrive qu'il y ait une pièce que vous choisissez vous savez pas trop si elle va fonctionner et en fait c'est un carton oui souvent c'est vrai en fait c'est très particulier parce que tout le monde dit mais vous devez savoir et tout mais non en fait parce que d'une semaine à l'autre c'est une autre pièce complètement haute qui va marcher et qui va buzzer donc on peut pas savoir à l'avance Merci. On sait les tendances et tout ça, mais à un moment donné, je dis, ça c'est sûr, ça va cartonner et tout. Pas du tout. Et le truc que je pense qui ne va pas marcher, il va marcher.
- Speaker #1
Après, on espère que toutes nos pièces vont marcher, parce que sinon, je ne choisirais pas. Donc on aime toutes nos pièces, mais on a quand même plus ou moins d'affinités avec certaines. Et des fois, on mise sur une et en fait... Donc maintenant, on a dit, on arrête de dire, ça, ça va marcher. Parce que... C'est la même chose. On dirait, on dirait.
- Speaker #2
On regarde et on voit.
- Speaker #1
On attend de voir.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce qu'aujourd'hui, on peut... bien gagner sa vie ? Alors, c'est une question un peu compliquée. On sait souvent qu'il faut au moins deux, trois ans avant de pouvoir gagner sa vie correctement. Mais aujourd'hui, si, voilà, après, il y a des questions que je vais vous poser par rapport au lancement d'un business et de son activité, est-ce qu'aujourd'hui, on peut bien gagner sa vie avec une boutique indépendante ?
- Speaker #1
En fait, c'est un peu compliqué parce que bien gagner sa vie, en fonction des gens, ça dépend énormément.
- Speaker #2
Et nous, on a une idée là-dessus qui est différente.
- Speaker #0
Parce que c'est aussi un choix qui a du... peser dans la balance. C'est comment vous voyez votre avenir financier complètement en ouvrant un business comme ça à toutes les deux.
- Speaker #1
Nous, j'avoue qu'on l'associe beaucoup à la liberté. La liberté d'être nos propres patronnes. La liberté de faire ce qu'on veut. De travailler ensemble. D'aimer ce qu'on fait. Aujourd'hui, on travaille aussi avec nos petits frères. Donc, ça nous fait du temps qualitatif en famille. Alors, c'est toujours lié au travail, mais on passe quand même du temps ensemble. On rigole beaucoup. Et du coup, tout ça, ça a un certain prix. Dans le sens où ce temps-là qu'on a... c'est pas quelque chose qu'on va avoir forcément en argent dans le sens où si on travaillait dans une autre entreprise ou pour quelqu'un, on gagnerait certainement mieux notre vie ou plus mais il faudrait s'arranger dans le planning pour trouver du temps pour la famille mais aujourd'hui, oui on peut bien gagner sa vie mais ça dépend, qu'est-ce qu'on appelle bien gagner sa vie nous aujourd'hui, on se verse pas de salaire ça fait du coup un an et là, le mois prochain, on va se verser un premier salaire mais on est sur Un salaire vraiment, on est en dessous du SMIC largement. Mais je pense qu'aujourd'hui, tous ceux qui ont un commerce indépendant ou qui sont freelance, ils ont conscience de ça. On ne va pas gagner les mêmes, parce qu'on n'a pas les mêmes avantages que si on est dans une entreprise. Donc forcément, on ne gagne pas la même chose.
- Speaker #0
Mais je trouve que c'est important ce qu'on vient de dire, parce que depuis avant, c'est sûr que tout ce qu'on se dit, et votre profil et votre parcours fait rêver et peut faire rêver, mais c'est aussi l'envers du décor et ce que certains oublient quand on se dit « Oh waouh, on est à notre compte, on est indépendante, on a la liberté, on a le temps » . Mais en fait, il y a aussi d'autres sacrifices derrière. Et je pense que c'est important que les gens aient conscience aussi que ce n'est pas tout beau, tout rose, qu'on ne rêve pas.
- Speaker #2
Non, c'est ça qui est contradictoire. Mais en même temps, c'est ce que nous, on a choisi. Mais en fait, il y en a, ils vont préférer avoir un CDI, avoir le salaire qui tombe tous les mois et être tranquille et tout ça. Mais pas prendre des risques. En fait,
- Speaker #0
c'est la richesse, elle est différente chez chacun. C'est ça. Et il y en a,
- Speaker #2
ils vont aimer ça. Et c'est totalement OK. Nous, on avait envie justement de... D'autres choses.
- Speaker #1
Et après, tous ceux qui ont ce statut-là, ils savent aussi que c'est des inconvénients, par exemple, pour la recherche d'un appartement. Enfin, il n'y a aucune stabilité. Donc, c'est dur de faire comprendre. Surtout, en Alsace, ce n'est pas hyper développé non plus. Donc, moi, quand j'ai dû chercher un autre appartement, c'était compliqué d'expliquer que, en même temps, je finissais mes études, mais que j'avais un business à côté. Mais je ne pouvais pas justifier d'une fiche de paye. Donc, oui, c'était un peu compliqué. Mais nous, on est très heureuses.
- Speaker #2
Et on est OK sur ça. On a envie de ça, mais c'est sûr qu'il y a plein de désavantages qu'on ne voit pas forcément.
- Speaker #1
C'est sûr qu'on gagne moins d'argent.
- Speaker #2
Ça fait bien rêver sur les réseaux, mais ce n'est pas la réalité. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas la réalité. C'est sûr que si on prend des gens de notre âge qui ont un travail dans une boîte classique, on ne gagne pas la même chose, mais nous, on a autre chose. La richesse est différente.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que parfois vous avez des gens qui viennent vous questionner sur comment t'as fait pour lancer ce business, comment t'as trouvé tes fournisseurs, est-ce que vous répondez facilement et vous aimez aussi transmettre ce côté-là ?
- Speaker #2
On aime bien discuter justement avec des gens qui entreprennent, c'est hyper intéressant et enrichissant.
- Speaker #1
Et après les gens nous posent beaucoup de questions et nous on met bien des points d'exclamation pour dire attention, nous on est deux, on a eu... Pas de la chance, parce que c'est du travail, mais on s'est installé dans un secteur où on connaît des gens, on n'est pas parti de rien. On ne se serait jamais installé dans une ville comme Agno, par exemple. On n'est pas du tout originaire d'Agno. On vient de Sesta, on a grandi. Enfin, on ne vient pas de Sesta, on vient de Is The Name, à côté de Sesta. On a grandi dans ce secteur-là, donc on avait quand même déjà une première clientèle qu'on connaissait. On savait que des gens allaient passer au début. Aujourd'hui, ça ne constitue pas notre clientèle, mais c'est quand même des gens qui ont aidé le premier bouche à oreille, en plus des réseaux. C'est ça. Donc nous on dit... entreprenez si vous voulez, mais il faut quand même connaître des gens au départ, se construire un réseau avant de lancer une activité. Je pense que c'est quand même important, surtout si on déploie beaucoup d'argent au départ. Parce qu'ouvrir comme ça dans une ville, si on ne connaît personne et qu'on n'a pas fait une étude de marché, je pense que ça peut être vite casse-gueule.
- Speaker #0
Comment vous choisissez vos pièces ? C'est un style, quand même, je trouve, bien défini. Enfin, moi, j'adore, là, je sens... Ça va être très compliqué, l'heure suivante va être très compliquée. Mais comment vous choisissez vos pièces ? Et aussi, une question un peu plus sur, en ce moment, la mode, tout ce qu'on entend autour de la fast fashion, l'éthique, etc. Est-ce qu'on peut un peu dire un mot là-dessus ? Comment vous vous positionnez dans une boutique de vêtements qui ne produit pas, qui rachète, etc. ? C'est quoi un peu, et est-ce qu'on vous questionne aussi à ce sujet-là ?
- Speaker #2
Bien sûr. Tu veux faire le choix des vêtements ? Oui, alors pour les vêtements, on essaye de choisir des choses qui nous ressemblent, qu'on aime. On ne prend pas quelque chose qu'on n'aime pas. C'est la règle d'or. Il faut que nous, si on rentre dans une boutique, on ait envie d'acheter ce vêtement. Qui a un bon rapport qualité-prix, parce que les portefeuilles défoncent en ce moment. Qui a un bon rapport, mais que la qualité suive, qui est quand même des belles matières, du coton. On essaie quand même toujours de choisir les belles pièces qui ont une tenue. Et qui ont un style qui va... La petite différence, c'est un basique, un temporel, qu'on va pouvoir remettre sur plusieurs années, mais avec une petite touche qui change. Avec un petit col montant, avec une petite rayure différente, une petite couleur. Un basique, mais qui a son petit truc en plus.
- Speaker #1
Par rapport à toutes les questions de fast fashion, forcément, c'est une question qu'on se pose, déjà en tant que consommatrice au départ, et quand on a créé la marque. Et nous, on essaie vraiment de reproduire le schéma qu'on avait, nous, en tant que consommatrice. Nous, on est des très, très grandes indécises. Et on prend énormément de temps avant de passer à l'achat. Donc quand on est des consommatrices, on n'est pas du tout des acheteuses compulsives. Et si on achète un vêtement, on l'a peut-être essayé dix fois avant de l'acheter. Vraiment, on allait dix fois dans la boutique. Et si on achète un vêtement, on veut qu'il dure. On ne veut pas l'acheter parce que c'est la tendance de la saison. Donc aujourd'hui, nous, on propose des vêtements, certes tous les deux semaines, mais on ne pousse pas du tout les clientes à l'achat. Enfin, si vous vous interrogez, si vous vous interrogez des clientes qui viennent en boutique, nous, on dit toujours, si vous n'êtes pas sûres... Vous laissez une semaine, vous repassez, parce qu'on pense que c'est important de choisir une pièce qu'on est sûr qu'on va mettre. Et donc forcément aujourd'hui on aimerait proposer peut-être des produits qui sont fabriqués en France, mais vu dans la gamme de prix dans laquelle on s'implante et vu le contexte actuel, on est très réaliste pour proposer des vêtements à ce prix-là. On ne peut pas faire du Made in France, ça n'existe pas. On aimerait bien sûr, mais aujourd'hui on propose des vêtements qu'on serait capable de nous acheter en tant que consommatrice. Et nous on n'a pas un portefeuille pour... permettent des vêtements qui sont 3-4 fois plus chers. Donc on essaye vraiment, comme a dit Marie, d'avoir le meilleur rapport qualité-prix. On essaye de privilégier la qualité plutôt que l'endroit aussi de la fabrication. Nous, on travaille énormément avec les mailles en Italie, des mailles italiennes, parce qu'ils sont très très bons dans la maille. Par contre, pour tout ce qui est coton, on est soit au Portugal, soit en Chine. Parfois, ça fait un peu débat. Mais aujourd'hui, nous, quand on voit les marques, quand on est dans les showrooms, parfois, le made in Europe, ce n'est pas forcément le plus qualitatif. Donc nous, on se tourne vraiment vers un coton qui est qualitatif, vers une matière, un produit qui est qualitatif. Et pour nous, ce n'est pas vraiment le... Ce n'est pas le mad in, c'est le mad who. Alors, comment c'est fait et pas où c'est fait. Parce que je pense qu'il faut prendre conscience que ce n'est pas forcément l'endroit, mais c'est vraiment qui le fait, comment c'est fait. Comment c'est traité,
- Speaker #2
comment sont les usines, les marques. Il peut aussi y avoir des mauvaises marques en France. Et pourtant, avoir du mad in France. C'est vraiment une histoire de qui fait, comment le fait, avec qui.
- Speaker #1
Et nous, on essaye d'aller vraiment... D'aller vraiment se rendre compte du produit, c'est aussi des produits qu'on teste. Si on a un produit, une marque, on n'est pas contente, on ne va pas reprendre. On essaie vraiment d'avoir des vêtements qui durent dans le meilleur rapport qualité-prix. Après, forcément, dans le meilleur des mondes, on aimerait tout faire en France. Des fois, les gens pensent qu'on produit nos vêtements, qu'on crée. On se dit, mais c'est pas possible, vu le prix, vu aujourd'hui ce que ça coûte,
- Speaker #2
c'est pas possible de proposer ce prix-là à une fabrication française. On n'en est pas capable.
- Speaker #0
Vous portez du DJ tous les jours ?
- Speaker #2
Tous les jours, oui.
- Speaker #0
Vous faites plus les magasins alors ? Vous faites les revendeurs à Paris ? C'est ça,
- Speaker #2
et puis après on fait un peu des magasins, mais pour s'inspirer, faire de la veille, c'est ça.
- Speaker #0
Justement, pour un peu parler de l'envers du décor, moi je ne sais pas du tout comment ça fonctionne. allez à Paris, vous allez dans des showrooms, mais comment vous rentrez en contact avec eux ? C'est où ? Enfin, un peu, si vous pouvez nous en dire un peu. Il y a peut-être des choses, effectivement, que vous ne partagez pas, mais... En fait,
- Speaker #1
soit il y a des showrooms dans le Marais, à Paris. Donc, historiquement, c'était que dans le Marais. Et donc, il y a des showrooms, on rencontre des marques. Donc,
- Speaker #0
des showrooms, ça veut dire que c'est des marques ?
- Speaker #1
C'est des boutiques. C'est littéralement des boutiques. En fait, c'est comme si on fait le centre commercial, mais version professionnelle. Donc, en gros, c'est tout... Et c'est que des marques qui travaillent avec des boutiques indépendantes. Donc ce n'est pas des marques où on va trouver dans la rue la marque avec un magasin. Eux, leur business, c'est d'être des revendeurs à des boutiques indépendantes, que ce soit de la boutique indépendante dans les villes ou alors en ligne. Et donc c'est vraiment comme un centre commercial, ou alors dans le Marais, c'est vraiment des boutiques. Enfin, je ne sais pas, il y a un café du Marais, puis à côté, il y a une boutique pour professionnels. Et donc il faut présenter le KBIS, le type de professionnel, et après, c'est une boutique, donc on choisit... Voilà, ils exposent leurs nouvelles collections. Et aussi ce qu'ils ont, les intemporels. On dit, voilà, on aimerait tant et tant de pièces. Après, il y a un minimum d'achats selon les fournisseurs. Et nous, on travaille avec... Ça dépend des marques, en fait. Comme on a dit plus tôt, on n'est pas à l'exclusivité avec une marque. Vraiment, on continue tout le temps de s'ouvrir. Et donc, il y a dans le Marais, il y a aussi à Aubervilliers, un grand centre pour professionnels. Donc,
- Speaker #0
il n'y a vraiment qu'à Paris, ce genre de choses. En tout cas, en France.
- Speaker #1
en France après il y a aussi en Italie tout ça mais en fait il y a beaucoup le marché se fait vraiment à Paris après il y a des showrooms aussi par secteur en fait dans les showrooms du côté de Nancy par exemple il y a des showrooms mais en fait c'est des showrooms qui sélectionnent des marques de Paris donc nous on préfère directement aller à
- Speaker #0
la source donc voilà donc une fois par mois ou c'est quoi un peu le
- Speaker #2
actuellement c'est une fois par mois on fait l'aller-retour à Paris soit sur un jour soit sur deux jours et on sélectionne ça ça doit être quand même génial c'est du shopping mais grand après c'est très intense on a l'impression qu'on fait du shopping mais en fait des fois de faire des choix pour d'autres gens déjà pour nous même c'est compliqué mais alors pour d'autres c'est
- Speaker #1
quand même des paris il faut être assez rapide dans la sélection et assez sûr de ce qu'on fait On ne peut pas se permettre de douter parce qu'on n'a qu'une journée ou deux.
- Speaker #0
Alors que vous êtes des acheteuses qui...
- Speaker #1
Au début, c'était très compliqué. Après, il existe aussi des plateformes en ligne où les marques mettent les photos, les catalogues. Donc, on a aussi une connaissance des catalogues avant d'aller sur place. Mais nous, on se déplace parce que c'est important, comme on a dit, de toucher la matière, d'essayer quand c'est possible. Ce n'est pas toujours possible d'essayer. Donc, ça, c'est aussi... Merci. Une difficulté un peu de se rendre compte sur le cintre comment ça va rendre et de voir si c'est adapté à notre morphologie parce que c'est nous qui faisons les photos. Et c'est pas adapté !
- Speaker #0
Ah ouais... Ouais donc plein en fait de petites, pas difficultés mais de petites challenges au quotidien et qu'en fait nous effectivement en tant que consommateurs on ne voit pas.
- Speaker #1
C'est comme au début on expliquait qu'on choisit les pantalons sans les essayer. C'est quand même encore un t-shirt on peut se rendre compte mais un pantalon... Surtout que nous, on ne fait pas une taille 32 ou 34 type mannequin. On fait plutôt un bon 40-42. On a quand même des hanches et des cuisses. Il y a plein de modèles de pantalons où ça ne rend pas bien, où on ne rentre pas dedans.
- Speaker #2
Et du coup, on ne peut pas les sélectionner parce que sinon, ça ne va pas rendre...
- Speaker #1
Là, récemment, la semaine dernière, on a reçu un pantalon où on ne passait pas les hanches dedans. Du coup, on ne l'a pas proposé dans la nouvelle collection. C'est la première fois que ça nous arrive. D'habitude, on choisit des pantalons où ça passe.
- Speaker #0
Et donc, ce qui est aussi intéressant, c'est qu'on peut trouver potentiellement ici, dans la boutique, des tailles plus grandes que dans certains magasins de prêt-à-porter.
- Speaker #2
En fait, déjà, nous, on est grande et on aime bien le oversize. Donc, on propose quand même, on va du XL au XL. Et puis, c'est un peu adapté à tout le monde. Après, souvent,
- Speaker #1
c'est aussi un peu une critique de la part des clientes qu'on taille assez grand. On n'est pas du tout sur des... Nous, notre style, c'est pas du tout du style cintré. Donc si quelqu'un cherche un chemisier centré, honnêtement, ce n'est pas le bon endroit pour venir. Mais du coup, ça nous permet aussi d'être un petit peu plus inclusives. Après, on aimerait bien être plus, d'aller... Parce qu'on a aussi une maman qui fait 1m88, qui est très grande. Donc on aimerait bien plus long et plus large aussi des fois. Sauf qu'on est assez limité par ce que les marques proposent. Tant que ce n'est pas nous derrière la création, on est « contraints » par ce qui est proposé. Donc on essaye d'aller vers des modèles qui sont les plus inclusifs, mais des fois on est rapidement quand même limités. Donc c'est un peu notre levier qu'on aimerait modifier.
- Speaker #0
Ou des choses pour le futur, vos challenges. Manon et Marie, c'est aussi deux femmes qui vivent autre chose qu'une aventure entrepreneuriale entre sœurs. Est-ce que vous passez beaucoup de temps sur les réseaux sociaux ?
- Speaker #2
En fait, quand on passe du temps sur les réseaux sociaux, c'est plus de la veille. J'y passe plus du temps en tant que Marie, mais plutôt en tant que Marie de Gigi, en fait. Après, moi, j'essaie de couper, de faire autre chose, de poser mon téléphone. Je le fais pour la marque, mais pour moi, je le fais plus.
- Speaker #1
Parce qu'on n'a aussi pas trop de temps. de temps en réalité. Les journées sont bien chargées.
- Speaker #2
C'est quoi vos journées ? Il ne doit plus y avoir beaucoup de place. Non, les journées,
- Speaker #1
elles commencent tôt et elles finissent tard. Mais du coup, quand on a un peu de temps, j'avoue que la priorité, c'est quand même pas trop les réseaux sociaux. Après, des fois, dans le train, on prend le train pour venir au travail. Donc, c'est des moments où je regarde ce qui se fait. Après, on est des grandes consommatrices de la première heure des réseaux sociaux.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez un compte ? Est-ce que tu as un compte d'une personne que tu aimes suivre ?
- Speaker #2
Une personne que j'aime suivre ? Du côté local, je dirais Badmoutz. Je sais pas si tu connais, mais je pense que oui, c'est Morgane, c'est la cofondatrice de la Toss Family et j'aime beaucoup ce qu'elle fait, ce qu'elle dégage en tant qu'entrepreneur aussi, quand elle a créé son agence de com avec Antoine. Moi, je suis vraiment une adepte de ce qu'elle fait et je trouve que dans son contenu, il y a quelque chose qui change. C'est aussi naturel, humain et ça me parle en fait. Il n'y a pas de filtre. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Sans filtre.
- Speaker #2
Et elle met en valeur les restaurants de la région, elle fait beaucoup d'événements sportifs aussi, enfin en tant qu'ancienne sportive, ça me parle aussi, donc vraiment... Si j'ai un compte, Alcincin, promouvant entre guillemets, c'est Badminton.
- Speaker #0
Est-ce que toi tu as une marque que tu suis particulièrement, que tu nous recommandes ? Allez, on va rester sur le local.
- Speaker #2
Local ?
- Speaker #0
À part la vôtre.
- Speaker #2
Oh waouh, local c'est compliqué. Parce que j'ai des idées de marques plutôt internes. Une marque, une entreprise,
- Speaker #0
quelque chose qui...
- Speaker #1
Moi j'aime beaucoup ce que fait Jaune Citron sur Strasbourg, parce que c'est aussi une femme qui a entrepris, qui a changé de carrière. Avant elle était institutrice, elle s'est mise à vendre des cookies et aujourd'hui franchement nous on adore ces cookies, on les bat tout le temps. Pour savoir,
- Speaker #2
nous on est quand même des très grandes adeptes de la nourriture. pendant tous nos shootings il y a une pause café,
- Speaker #1
une pause pâtisserie on adore manger et forcément un jeune citron c'est cookie et puis qu'elle ait commencé aussi dans un petit local maintenant elle a ouvert un jeune citron je dirais localement et donc si vous avez le
- Speaker #0
temps d'un repas ou est-ce qu'on a une bonne adresse à nous donner votre adresse du moment tiens votre adresse du moment
- Speaker #2
Alors là, le moment n'est plus trop.
- Speaker #1
Moi, une adresse en Alsace, mais c'est pas forcément pour manger, mais que j'adore, c'est l'hôtel 48 Nord, je sais pas si tu connais, à Brighton Bar. J'avais fait mon rapport d'études en archi là-dessus, donc j'ai bien étudié tout le process derrière. Et en fait, j'adore. J'ai eu la chance d'aller là-bas une nuit avec ma maman. On a été invitées par la personne de l'hôtel. Et franchement, c'est quelqu'un qui a les moyens, parce que c'est quand même un certain coût, mais qui a les moyens de s'offrir une nuit à l'hôtel 48 Nord et de vivre l'expérience. Il y a tout ce qui est spa. un peu idgé, c'est tout dans la vibes danoise, c'est dans un super cadre ça met aussi en valeur les produits locaux parce qu'en gros ils traitent qu'à moins de 100 km avec des producteurs qui sont qu'à moins de 100 km de l'hôtel, franchement c'est trop bien, vraiment ça coupe un peu hors du temps en Alsace et sinon à Strasbourg on aime bien aller manger à la Résière je sais pas si tu connais la place Saint-Etienne,
- Speaker #2
c'est un peu on aime bien,
- Speaker #1
c'est très très bien on mange des super bonnes banh mi et des beaux leucs Merci.
- Speaker #0
un livre,
- Speaker #2
un podcast une vidéo qui vous a marqué ces derniers temps je sais pas si tu connais le podcast Bliss ça te dit pas c'est un podcast qui parle de la femme de la maternité mais des femmes aussi tout court et en fait elle a fait un spectacle à Strasbourg, elle est venue et franchement c'était génial il y avait quasiment que des femmes dans la salle mais j'en ressors grandi c'est Clémentine qui a, enfin c'est la fondatrice et... si t'as le temps d'écouter une fois rien qu'une histoire parce qu'elle en a fait je sais pas combien c'est génial vraiment pour la femme même si t'attends pas un enfant ou quoi il y a plein d'histoires et du coup elle avait fait intervenir une dizaine de femmes pendant le spectacle avec chacun des parcours différents c'était génial vraiment et
- Speaker #0
toi ?
- Speaker #1
moi récemment j'ai revu le film Les 4 filles du docteur March c'était un film que j'avais vu au cinéma avec mes parents et c'est un livre bien sûr que j'avais lu et franchement pareil de nouveau 4 femmes toute une histoire différente et 4 sœurs ce film il est magnifique le livre m'avait touchée de le voir au cinéma et là je l'ai revu récemment je me suis dit mais punaise pour plein d'idées ça colle vraiment à ce qu'on fait au quotidien il faut savoir que nous on aime bien quand les femmes entreprennent même on adore tout ce qui est les séries, les livres, les films autour des femmes,
- Speaker #2
des sœurs c'est important les femmes fortes,
- Speaker #1
la sororité et justement dans ce film là la sororité, j'adore ce film Merci. Récemment, j'ai revu ça et je me suis dit que c'est quand même un super film.
- Speaker #0
Le meilleur conseil qu'on vous ait donné récemment ?
- Speaker #2
Le meilleur conseil ?
- Speaker #1
C'est notre comptable. Il nous a dit qu'il ne fallait pas avoir peur.
- Speaker #2
Ne pas avoir peur.
- Speaker #1
Ne pas avoir peur que ça marchait et qu'il fallait y aller.
- Speaker #2
Et de ne pas écouter les autres.
- Speaker #1
Ne pas écouter les conseils des gens. Surtout de ceux qui ne se sont jamais lancés.
- Speaker #2
Voilà, surtout parce qu'on a souvent beaucoup de conseils de personnes qui n'ont pas entrepris et du coup, on a tendance à les écouter naïvement et en fait, pas du tout.
- Speaker #0
C'est super, ils sont très gentils, mais en fait, ils ne s'entreprennent pas.
- Speaker #2
Donc c'est un peu...
- Speaker #1
Nous, on venait avec plein de questions auprès du comptable et il disait, mais qui vous a dit ça ? C'est quelqu'un qui... Non, mais vous ne les écoutez pas. Faites-le confiance.
- Speaker #0
Donc, le pire conseil qu'on vous ait donné récemment ?
- Speaker #1
C'est d'acheter pour payer moins d'impôts. De faire des dépenses pour payer moins d'impôts. Ce n'est vraiment pas un bon conseil. Gardez votre trésorerie.
- Speaker #0
si vous deviez me recommander quelqu'un pour le prochain podcast qui est-ce que vous aimeriez découvrir nous à découvrir ici sur mon podcast qui est-ce que j'invite en prochain en second duo
- Speaker #2
les fondateurs de la Together Café céramique. Qui sont très intéressants, qui ont vraiment aussi un parcours très riche et intéressant. Et en plus, on aime bien travailler avec eux et on discute beaucoup avec eux. Donc, on aimerait bien en apprendre un peu plus sur eux.
- Speaker #1
Ils sont hyper intéressants. et on les a vus dans le cadre du travail on les connait aussi un peu mais je pense que d'avoir leur point de vue aussi sur leur histoire sur entreprendre,
- Speaker #2
d'ouvrir un café céramique à Strasbourg à l'heure actuelle et en plus ils travaillent en couple ils viennent de parcours complètement différents ils viennent aussi d'autres milieux et d'autres pays on va faire ça je pense que c'est pas mal pour
- Speaker #0
finir je vais vous demander une phrase chacune donc une première pour toi et la deuxième pour toi aujourd'hui Merci. Didi, c'est ?
- Speaker #1
Des femmes qui se sentent bien dans leurs vêtements.
- Speaker #0
Et dans 5 ans, tu aimerais que Gigi soit ?
- Speaker #2
Reste comme elle est. Pas dans le sens... À l'échelle humaine, comment dire ça ? Rester naturelle et humaine. Dans les valeurs. Voilà, c'est ça. Garder les mêmes valeurs. Je cherche... Mais rester authentique et naturelle et humaine. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi de nous avoir accueillis.
- Speaker #0
J'espère que ça a été un bel exercice et que ça vous a plu.
- Speaker #2
C'était pas évident, mais en vrai, c'était cool.
- Speaker #1
Je pense qu'on se rendra compte après si on a dit un peu des bêtises en parlant. On pourra couper.
- Speaker #2
C'était le premier exercice, mais c'était sympa.
- Speaker #0
Merci à toi de nous avoir accueillis. Avec grand plaisir. Moi, j'aime beaucoup votre parcours, vos vêtements. J'ai hâte de découvrir la nouvelle collection et je continuerai à suivre tout ce que vous faites et en vous souhaitant évidemment beaucoup de réussite.
- Speaker #1
Merci beaucoup.