- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans la joie de créer le podcast dédié au financement de projets à impact porté par des femmes. Dans ce podcast, tu découvriras des conversations avec des créatrices engagées, des leaders conscientes et des entrepreneurs sociales qui viendront nous raconter comment elles ont financé leurs projets à impact. Mon intention à travers ces retours d'expérience... et de t'apporter de la clarté sur les leviers à ta disposition pour permettre toi aussi à ton projet de grandir. Je suis Axelle Roy, ton hôte. Je suis entrepreneuse depuis 10 ans. Je suis maman de deux petits garçons de 4 ans et 5 mois. Je suis conférencière et experte en stratégie de financement pour les projets à impact. Je suis moi-même passionnée par le processus créatif, d'où le nom de ma boîte, La Joie de Créer, par la manière dont on donne vie à ses rêves et dont on les concrétise en un projet stable, pérenne et robuste, au service d'une vie riche et pleine de sens. Je suis convaincue que financer son projet devient une véritable source de joie avec la bonne stratégie pour soi. Et c'est ce que nous allons explorer au fil des épisodes. Vanessa Fourcaudeau, bonjour et bienvenue dans le podcast La Joie de Créer.
- Speaker #1
Merci Axelle de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Tu m'as invitée à plusieurs reprises à intervenir dans tes sommets. Et c'était le thème que j'avais envie d'aborder avec les auditeurs et les auditrices aujourd'hui. J'ai envie de commencer par te poser une question rituelle. Est-ce que tu te considères, Vanessa, comme quelqu'un de créatif ?
- Speaker #1
Oui. Un peu trop même parfois.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Eh ben, je suis jamais à court d'idées.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Je suis jamais à court d'idées, je suis jamais à court de... Et je dirais, plus j'ai de contraintes, plus je suis créative. Genre, tu vois, la cuisine des restes. Quand il faut créer quelque chose de magique avec ce qu'il y a dans ton frigo. Ou alors, quand j'ai un quart d'heure avant un cours que je donne, et puis, je prépare tout ce que j'ai à dire en un quart d'heure, là, ça sort... Et puis j'aime aussi dans ma vie non professionnelle, la musique, je tisse, je tricote, je fais des teintures végétales, des choses comme ça qui vraiment nourrissent ma créativité, plus dans la manuelité, dans le fait d'être en contact physique avec des matières. Et donc comment on agence les couleurs, quand je fais mes petits bains de teinture, j'en parle parce que j'en fais ensemble. Ouais, je suis assez créative et aussi je suis pas trop du style à rester dans... Toi, t'as la notice de comment faut faire et puis y'a ce que je vais faire.
- Speaker #0
Tu vas prendre le chemin de traverse.
- Speaker #1
Ouais, je vais tester d'autres chemins puisque ce chemin, on connaît déjà, on sait qu'il marche. Du coup, je vais... Et si je testais un chemin différent, quoi ? Quitte à, parfois, souvent, me prendre un peu des murs. Voilà, vérifier par moi-même qu'en fait ça ne marche pas et qu'évidemment ceux qui avaient écrit cette notice, ils savaient ce qu'ils faisaient. Donc voilà, ma créativité, elle peut me mettre dans ce genre de situation aussi quoi.
- Speaker #0
Ok, ok. Et ça a toujours été le cas ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, j'ai toujours été très très créative. Pour moi c'est plutôt quand je suis plus créative, c'est là qu'il faut se poser des questions. C'est juste qu'il va pas. Si j'ai plus d'énergie pour… pour créer, pour rêver, pour imaginer des choses novatrices. C'est que j'ai fait un burn-out où il y a quelque chose qui ne va pas dans mon équilibre de vie.
- Speaker #0
Ok, super intéressant, ça me parle en plus. Cette fameuse notion de jus créatif, s'il est présent ou pas. S'il n'est plus là, c'est que généralement, tu es allé un peu trop loin, clairement. Est-ce que tu peux du coup te présenter et nous raconter qui tu es avec ce prisme-là ? de la créativité ?
- Speaker #1
Voilà, c'est toujours la question compliquée pour moi, qui je suis, puisque c'est évidemment, c'est pas une ligne droite, j'ai pas un parcours ordinaire.
- Speaker #0
Typique.
- Speaker #1
Typique, fluide, il y a eu pas mal d'allers-retours, pas mal de... beaucoup d'expérimentations, beaucoup de... J'ai eu des milliers de vies différentes dans des contextes très différents, entre la recherche, vraiment académique, les grandes entreprises, le militantisme écologique, le bénévolat dans des parcs à l'autre bout de la planète, le malisme digital, le voyage. voilà et puis après ben me poser dans mon petite vallée ici avec mon potager et puis tout en faisant du pistage et des teintures végétales et une entreprise qui s'appelle la Voix de Gaïa donc peut-être voilà je suis créative, ma grande passion dans ma vie c'est la nature Gaïa, le vivant c'est vraiment ça qui est le vivant Alors moi mon angle d'approche c'est les autres qu'humains, même si je me rends compte parfois aussi un petit peu, j'ai un peu du mal à l'admettre, mais que j'ai aussi une passion pour les humains et j'ai beaucoup de compassion et de bienveillance. Et c'est pas par hasard que je suis devenue côte finalement et pas, je sais pas, soigneuse dans un centre de sauvetage de la faune sauvage. C'est que quelque part, voilà, je me sens vraiment appelée à œuvrer auprès des humains. dans ce retour vers notre origine, Gaïa, la nature, le nom, mais même la nature aussi en nous, en tant qu'être humain, et ça c'était vraiment aussi mon parcours dans ma vie, avec tout ce que j'ai pu traverser, où j'ai vraiment eu des moments, j'étais très éloignée de la nature en moi-même, de la vie en moi-même finalement. Et donc comment est-ce que je reviens à la vie et donc à la vie en moi dans toute sa complexité, unicité, interconnectivité. En fait ce qu'il y a dehors c'est pareil que ce qu'il y a dedans. C'est tout un système qui communique les uns avec les autres, c'est hyper complexe, c'est très résilient, en même temps c'est très fragile. Donc voilà, c'est un truc qui me définit aussi. Et puis après, j'ai des grandes visions, en fait, que je porte depuis longtemps. Je vois que le monde tel qu'il est aujourd'hui, il est moins que satisfaisant. Franchement, c'est un monde de merde. Tout le mal qu'on se fait les uns aux autres, qu'on fait à la nature, je me dis, mais c'est pas nécessaire. Il y a tellement de trucs qu'on a inventés, les frontières, la colonisation, la police. Je me dis, mais à quoi ça sert tout ça ? Oui, c'est une option, mais... Dans mon cœur, je sais qu'il y a plein d'autres options possibles. Et donc, c'est comment est-ce qu'on explore ces autres options, comment est-ce que moi je contribue aussi à, pas vraiment, mais à les rendre visibles, à les rendre connus, à les explorer. Et puis, comment est-ce que je déconstruis en moi et autour de moi tout ce formatage. qu'on a collectivement, mais que moi je porte aussi, je suis pas d'être critiquée, mais on porte tous ce formatage d'une certaine manière de voir le monde et d'interagir et de construire nos vies, qui n'est qu'une parmi une infinité. Et il y en a tellement plein d'autres qui sont tellement belles, qui sont tellement, comment dire... harmonieuse, vivante, qui font du bien à tout le monde. On n'est plus dans la survie, on n'est plus dans la compétition, on n'est plus dans c'est toi ou moi. C'est une version. Et parce que j'ai cette conviction profonde que dans la nature humaine, on est tous des êtres aimants, profondément aimants, profondément respectueux. même les gens qui me disent ils regardent les enfants à la cour de récré comme ils se tapent dessus ils ont déjà été endoctrôniers pendant un certain temps c'est ces plus-là qui ressortent plutôt que d'autres je pense que les êtres humains à la base on est des êtres d'harmonie, de coopération c'est juste qu'on a toutes ces couches de trauma, toutes ces couches de violence, toutes ces couches de dénaturation on est dénaturé par rapport à Merci. à ce qu'est Homo sapiens. Je me suis perdue, je ne sais pas pourquoi je disais ça.
- Speaker #0
C'est très cohérent. Tu nous emmènes dans le fil de retrouver la nature en soi, retrouver le vivant en soi, retrouver la vie. C'est ça en fait. Toi, ce que je comprends dans ton parcours, c'est que tu as toujours cherché, il y a la voie classique, il y a la voie dominante, on va dire la voie normale, entre guillemets. Et toi ? Ton rôle, c'est d'être entre cette voie-là et toutes les autres qui existent et pouvoir montrer que dans ces voies-là, tu peux aussi te sentir vivant, reconnecté à la vie et te sentir à ta place aussi là-dedans, sans être obligé d'être dans quelque chose de défini, de trop construit et même d'étouffant pour toi et pour la vie en toi finalement.
- Speaker #1
Complètement. Et puis du coup, d'être une passeuse, comment dire, parmi mes milliards de diplômes, c'est de l'aide accompagnatrice en montagne. Et donc, c'est vraiment ça, c'est emmener les gens. Et moi, j'ai toujours vu que je le faisais assez différemment d'autres personnes que j'ai pu voir exercer ce métier. Mais comment est-ce qu'on accompagne les personnes à trouver leur propre chemin, à s'orienter dans la montagne, dans la vie ? lire une carte et voir la différence entre le terrain et la carte, comment on oriente une carte, etc. Comment est-ce qu'on prend en compte la météo ? Finalement, la métaphore de la randonnée, c'est la même chose que notre vie. Moi, j'adore le ressentier. Quand ça me prend service, je les prends, mais il y a plein de fois, je quitte le sentier, j'appelle ça farfouiner, dans les petits recoins, je vais voir... Si c'est des endroits où je me sens d'aller, et puis ça ne me met pas... Parce qu'en montagne, il y a des endroits un petit peu dangereux. Je ne suis pas un chamois, je ne suis pas un putain, donc je ne peux pas aller partout non plus. Mais dans les endroits, j'aime bien quitter les sentiers, et aller explorer ce qu'il y a à côté des sentiers. C'est toujours tellement dingue. Quand je vais passer un certain temps hors sentier, et puis après je reviens sur un sentier, et puis il y a des gens sur les sentiers. J'ai l'impression que c'est comme quand on arrive dans une ville, par exemple par un fleuve ou par la mer. Je faisais du voilier à une époque et quand j'arrivais par la mer dans un endroit, c'était une vision tellement différente. Par exemple, quand on est passé à un endroit en voiture, qu'on passe à pied ou qu'on passe à vélo, j'ai fait un long parcours à vélo. J'ai traversé des endroits où je suis repassée en voiture et depuis le vélo, on voit les choses tellement différemment. C'est ça aussi, c'est accompagner les gens à se dire que je peux vivre ma vie, soit je peux la vivre depuis une voiture, depuis un vélo ou depuis à pied. Je suis au même endroit, mais du coup, je le vois différemment. Et quelles autres possibilités ça m'ouvre ? Il y a des endroits où je passe en voiture mais je ne passe pas à pied. Il y a des endroits où je passe à pied et pas en voiture. La norme, c'est toute la norme qui nous est proposée, je n'y adhère pas du tout. Je n'ai jamais adhéré en fait. J'ai essayé pendant longtemps, je me reprends encore à vouloir adhérer à une certaine forme de norme parce que je me dis que j'en ai marre d'être toujours celle qui n'est pas pareille.
- Speaker #0
On a marre d'être la marginale, on est marre d'être les pirates.
- Speaker #1
Même pas que je suis marginale, mais je suis un peu là, tu vois, je suis là... Ouais, l'originale, tu vois, oula, quand je vois dans ma promo et tout, tout le monde est étudiant, tout le monde a suivi la voie qui était tracée, avec plus ou moins de joie et de succès, etc., etc., mais moi je suis la seule à avoir déraillé assez rapidement et à avoir fait des trucs rien à voir, même si...
- Speaker #0
Ou d'avoir eu le courage de faire exactement ce que tu voulais aussi.
- Speaker #1
Exactement, parce que ça n'a pas été facile. Il a fallu que je me frotte à l'époque à pas mal de normes parentales, familiales, etc.
- Speaker #0
Sociétales aussi, d'adaptates qui sont... Enfin, de conditionnements.
- Speaker #1
Et toujours encore aujourd'hui, je vois que ça me... C'est pas comme si on était débarrassés pour toujours. Il y a ce besoin d'explorer autre chose, et à chaque fois, il y a à nouveau ce formatage. qui me rattrape et je me reprends à dire, ah ben, j'étais encore à nouveau en train d'essayer de rentrer dans la norme. Je me compare encore aux autres et j'essaie d'être normale.
- Speaker #0
Ouais, je comprends. Et il y a un truc qui est, c'est marrant, tu vois, au fur et à mesure de notre conversation, il y a un truc qui me vient, c'est est-ce que pour toi, les sommets virtuels, parce qu'on va en parler aussi de pourquoi les sommets virtuels sont entrés dans ta vie, mais est-ce que pour toi, les sommets virtuels, c'était aussi une manière alternative de voir des choses par rapport à la norme ?
- Speaker #1
Ben non, alors... Moi j'appelle ça les sommets en ligne maintenant, parce que c'est pas virtuel en fait. Ça a lieu en ligne mais c'est pas du tout virtuel, ça change vraiment la vie des gens. Ça change vraiment ma vie, ça change vraiment la vie des intervenants et de l'audience. Y'a des vraies rencontres qui se font, enfin il se passe vraiment des choses. Donc j'appelle ça sommets en ligne maintenant et... Ce que les sommets me permettent, c'est en fait pour un sujet d'avoir plusieurs voix en fait. Moi je suis pas du tout... Je déteste le dogme. Je suis vraiment pas du tout magmatique. Et donc dans mes sommets, ça me dérange pas d'avoir des gens qui disent vert et d'autres qui disent jaune. D'autres qui disent noir, d'autres qui disent blanc. Et que les intervenants, ils se contredisent mutuellement. Parce qu'en fait, il n'y a pas une manière de faire quelque chose. Et donc moi, ce que je veux, c'est que les gens qui viennent dans mes sommets, ils fassent leur course. Et parfois, j'en ai qui font une conférence. Et ça change leur vie, et c'est suffisant. Il y en a, ils vont tous les regarder. Ils ont besoin de vivre une expérience hyper intense, d'immersion, d'un truc. C'est ça qu'il va faire. Il y en a... Voilà, chacun en fait va venir faire ses courses dans l'événement et j'ai vraiment confiance que chacun va en retirer ce qu'il a besoin dans le moment où parfois il y en a, ils vont pas la regarder du tout puis ils rouvrent le truc, ils le retrouvent par hasard, je sais pas, deux ans plus tard et en fait là il y a une conférence qui va changer la vie ou qui va faire dévier le cours de leur trajectoire. Donc c'est plutôt ça, c'est que dans ces sommets, en fait, il y a de la place pour le hors-norme, et souvent j'invite quand même des personnes qui ne sont pas trop dans les normes, c'est sûr, j'aime bien. J'aime bien la diversité, j'aime bien... En plus, c'est des sommets, c'est mon côté féministe, c'est des sommets par les femmes, pour les femmes, j'ai aussi envie de mettre en lumière des femmes, parce que je trouve qu'on est encore sous-représentées dans beaucoup de choses. et ce podcast est là pour ça aussi d'ailleurs voilà donc c'est pour ça qu'on s'entend bien parce qu'on a cette même en tout cas cette même cause à laquelle on se sent appelé à œuvrer donc la voix des femmes et comment les femmes peuvent prendre plus de place dans la vie de la société, la vie sociale pas que la vie domestique pour la raison n'est pas très importante mais il y a aussi tout le reste et donc peut-être ça c'est un truc qui fait un peu de mes sommets quelque chose d'un peu hors norme Oups. Parfois, c'est mixte, mais c'est toujours mixité choisie. Ce n'est pas par défaut. Consciemment, en conscience, je vais choisir si je fais un sommet 100% féminin ou si je fais un sommet mixte. Parce que j'aurai une raison pour, ça va servir le message que je veux transmettre. Le propos.
- Speaker #0
Bien sûr. Et alors, raconte-nous comment tu en es venue au sommet virtuel, ou maintenant sommet en ligne. Et puis, comment, de sommet virtuel, tu as créé ce fameux concept de sommet virtuel alchimique et engagé ?
- Speaker #1
Oui. Donc, j'ai débarqué dans le monde d'Internet dans les années 2016. Je crois que mon premier cours en ligne que j'ai pris, c'était en 2016. C'était suite à la lecture d'un livre qui a changé ma vie. Et donc derrière, il y avait le site web de la personne. Et comme elle était en Afrique du Sud, du coup, j'ai commencé à suivre ses cours et elle a été invitée à des sommets. Et donc c'est comme ça que j'ai découvert les sommets, à travers sa participation dans les sommets. Et de fil en aiguille, j'ai découvert une dame, une personne, qui organisait des sommets. Et en particulier un sommet qui m'a... C'est le premier sommet auquel j'ai participé, où j'ai acheté le coffret, etc. J'étais vraiment engagée. Ça s'appelle le battement de cœur de la terre-mer. Déjà, voilà. Ça pose le... Voilà ce genre de sujet qui m'intéressait. Et donc cette dame qui organisait les sommets, je la suivais comme ça, et un jour dans ma boîte mail, je reçois un mail promotionnel pour son accompagnement à la création de sommets. Et là, au début, je dis non, pas pour moi, parce que je ne pensais pas que moi je pourrais être quelqu'un comme ça. Faire des sommets, ça me paraissait un truc énorme. C'est énorme, mais ça me paraissait un truc gigantesque. Qui suis-je pour me mettre comme ça devant la scène ? Je parlais avec tous ces gens que j'admire, etc. Et puis en fait, l'idée a fait son chemin. Et au bout de quelques mois, un jour je me suis réveillée, je me suis dit, mais en fait, non, je vais... Surtout, je voyais l'intérêt d'un sommet pour l'an. Parce que moi, je voulais travailler... La première version de la boîte Gaïa, c'était en ligne. Et donc, je voulais travailler en ligne. Et donc, je me suis dit, pour trouver des gens en ligne, quoi de mieux que des sommets, en fait ? J'avais plein de gens super cool qui nous racontaient des trucs géniaux. Ça me change notre vie pendant une semaine, comme les sommets auxquels j'ai participé ont changé ma vie. Et puis après, comme ça, j'ai eu une grosse étude de diffusion. Et puis après, j'ai eu plein de gens à qui je peux raconter ma vie et proposer mes services.
- Speaker #0
Donc c'était, si je résume, une manière pour toi de lancer ton entreprise en ligne.
- Speaker #1
Complètement. C'était ça, la première intention. C'était vraiment ça. C'était lancer mon activité en ligne. Et puis... J'avais quand même un attrait pour le format sommet. C'était inconscient, mais je le vois maintenant. Là, je suis en train de préparer mon huitième sommet. C'est un format qui, moi, me correspond et met en valeur tout ce à quoi je suis bonne. Mes dons, mes qualités, mes compétences. Je me sens vraiment à l'aise avec cet outil-là. Et ça, j'ai découvert en le faisant. Et en fait, suite à ce premier sommet, j'en ai refait un deuxième. Et on a commencé à venir me demander, Vanessa, montre-nous comment on fait des sommets. C'est toute la période avant Covid où il y avait tout le monde qui était sur Internet. C'était un peu la folie. C'est ça aussi que j'ai mis du temps à comprendre. Donc en fait, j'étais tombée par hasard à un moment donné. C'était vraiment favorable aussi. Du coup, on a commencé à venir me demander les sommets. Et assez vite aussi, parce qu'en fait, c'est juste qui je suis. Quand j'accompagne quelqu'un, on reste pas à la superficie. On va aller dans des trucs profonds, dans des transformations profondes, des guérisons profondes, des changements... Voilà, c'est la transformation, mais en profondeur. Ça a toujours été ça, et puis le sens. Trouver le sens à ce qu'on fait et mettre des mots sur qui on est et ce qui nous définit, j'appelle ça notre contribution sacrée. Ça c'est quelque chose qui me passionne. Ça prend de plus en plus de place dans ma vie, mais déjà à l'époque c'était déjà là en filigrane. Et donc assez rapidement je me suis rendu compte que les sommets c'était super, c'est ce que j'avais vécu moi aussi. Une initiation en fait, un processus initiatique où je passe de la Vanessa avant le sommet à la Vanessa après le sommet.
- Speaker #0
C'est ce que tu as découvert en faisant des sommets toi, qu'il y a vraiment un phénomène de transformation que tu as vécu du coup pendant que tu organisais le sommet.
- Speaker #1
Oui. Alors ce que je n'avais pas compris à l'époque et que j'ai compris aujourd'hui, on en parlait en off avant l'interview, c'est qu'avant j'étais addict à l'intensité. Donc il fallait que la transformation ait lieu, que ce soit hyper intense, que ce soit cathartique, que ce soit genre... Aujourd'hui, je comprends que la transformation peut avoir lieu très doucement, même un sommet. Un sommet, ça peut être doux. J'ai fait un board out après un sommet. J'ai eu tellement de clientes. C'était vraiment dur après le sommet. C'était tellement intense. On venait toutes chercher ça. Mais c'était dans ce truc qu'il fallait que ce soit intense, qu'il fallait que ce soit une initiation. Forcément, quand on met le mot initiation, il y a ce truc d'intensité. Mais en fait, ça peut être aussi très doux. Ça peut être très progressif. Il y a toujours un peu d'intensité dans une initiation puisqu'on change la transformation. Sinon, on reste qui on est et il n'y a pas de transformation. Et puis, c'est OK aussi de faire un sommeil.
- Speaker #0
Il y a toujours un peu d'alchimie liée à la douleur, en tout cas, la douleur du processus de transformation.
- Speaker #1
En fait, changer, ça nous sort de notre zone de ce qu'on connaît. Donc, forcément, c'est inconfortable. Je pense que c'est juste comme ça. Ce n'est pas qu'on cherche la souffrance. Mais ça en fait partie naturellement du processus, il y a un inconfort, c'est désagréable, et là je le vois dans le sommet que je prépare en ce moment, où j'invite des personnes que j'admire. Et donc aller parler à ces personnes d'égal à égal, évidemment, pour moi, ça vient à nouveau, ça vient re-appuyer sur le bouton de « mais qui je suis ? » pour parler à ces gens d'égal à égal, etc. Et pourtant, j'ai vraiment envie que ces gens-là... qu'ils fassent partie de mes sommets, qu'ils soient mis en lumière, de pouvoir avoir ces discussions avec eux. Enfin, j'en ai vraiment envie, mais j'ai un peu le ventre qui se sert au moment de leur écrire. Et j'en ai encore un ou deux sur la liste, là, que je vais inviter, tu vois. Et je suis là en particulier avec une personne, puis c'est en anglais, c'est aux Etats-Unis, tout ça. Et je me dis, waouh ! Voilà, mais je suis... Et en même temps, ça... parce que ces gens-là, je les invite parce que c'est le message qu'ils portent, c'est qui ils sont, c'est ce qu'ils émanent, que je vais avoir dans mes sommets. Et donc ça, ça me demande de sortir de ma zone de la petite fille sympa, bien dans les rangs à nouveau, de me dire qu'en fait, je suis plus que ce que je pense de moi-même. Et donc, c'est ça qui est magnifique. Et dans les sommets, quand j'accompagne des gens, on fait toujours un travail au début sur le choix du titre et du sujet, etc. Et ça, c'est hyper alchimique, en fait. D'abord, il y a des idées un peu qui viennent du mental. Puis après, on fait un petit processus. Et puis après, il y a des trucs qui sortent. Et puis là, c'est... En fait, là, il y a la flamme qui s'allume à l'intérieur. On fait « Waouh ! » « Ok, c'est ça, je suis mort de trouille. » « Ça me... » « Voilà, ça revient parce que je vais me transformer. » ça va être mon initiation, mais en même temps c'est là qu'il y a la vie même si j'en ai peur, c'est là où mon âme sait que j'ai envie d'aller et donc moi c'est ça c'est pareil, à chaque semaine ça me fait ça me le refait, sauf que maintenant je mets plus d'intensité qu'autant que je mettais avant où il fallait que avec ce soin intense et que je choque mon système nerveux et que j'étais dans ce truc d'addiction à l'intensité et maintenant ça se passe mais c'est plus doux Oui,
- Speaker #0
ça peut. peut se faire sans forcément vivre quelque chose de violent pour le corps, ou en tout cas de très très très intense, comme tu dis, et ça peut en fait se passer et même aussi être beaucoup plus durable. C'est-à-dire qu'il y a la période du sommet, mais après il y a les retombées, et puis il y a surtout plusieurs années, tu le disais, un sommet ça vit plusieurs années en fait, et c'est comme ça que la transformation se fait aussi, ça peut aussi se faire de cette manière. Et toi, tu as remarqué une différence d'intensité entre tes premiers sommets et là, actuellement, ce que tu fais ?
- Speaker #1
Oui, et puis aussi maintenant, il y a la maturité, la maîtrise, parce que c'est mon huitième sommet, j'en ai accompagné plus d'une vingtaine. Je pense à un petit peu de bouteille, comme on dit. Toujours avec mon prisme, parce qu'il y a plein de sommets différents. On peut faire des sommets pour plein de raisons différentes, de plein de manières différentes. Mais toujours, cette notion d'un sommet, ça nous transforme. Ça ne nous transforme pas que nous, ça transforme aussi l'audience. Et ce que j'ai constaté, c'est que si moi, je ne suis pas en mode transformation, je ne peux pas tenir des espaces de transformation si moi, je ne suis pas en transformation non plus. Je crois que c'est juste partie des lois de la physique. Et donc, si on veut faire un sommet qui transforme, il faut que nous aussi, le sommet nous transforme.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pas de la même manière que forcément tout le monde.
- Speaker #0
Tu disais que la période où tu as commencé à t'intéresser aux sommets, où tu as rencontré les sommets, c'était juste avant la pandémie mondiale de Covid-19. Est-ce que tu as remarqué justement une différence en termes d'utilisation, d'appel à ce type d'outils pendant justement la pandémie ? Parce qu'on s'est tous retrouvés à la maison et il a fallu très vite qu'on se réinvente. Il y a eu une espèce de petite bulle internet où on était tous chez nous,
- Speaker #1
donc on était tous sur nos écrans, on était tous sur internet. Mais on a discuté avec plein d'autres personnes. Pour les personnes qui travaillaient en ligne, c'était la période d'abondance. Tu claquais des doigts, tu avais tout ce que tu voulais. Les sommeils étaient... Donc il y a eu ça, puis après la bulle a éclaté. Ça s'est un peu essoufflé. Et puis là, maintenant, j'ai l'impression qu'on revient, mais avec plus de... Et c'est bien aussi, avec plus de discernement, plus d'équilibre. Voilà, entre... Moi, c'est sûr, il y a certains cours en ligne que je continue à prendre, parce que les formateurs, ils sont aux Etats-Unis, en Afrique du Sud. Genre, jamais j'irai là-bas, en fait. Et ça m'arrange tellement d'avoir Internet. C'est pas présent. Il y a d'autres trucs, par contre, je vais être trop contente de les faire en local. J'ai participé à un stage il y a quelques jours qui était... à côté de chez moi un quart d'heure, mais c'était génial de me dire que ça se passe chez moi et en local. Et maintenant, moi aussi, je développe plein de choses en local, donc des petits groupes où je fais des cercles, des choses comme ça. Donc il y a un équilibre entre les deux, mais je sens aussi que c'est arriver à trouver un équilibre entre Internet comme outil, vraiment, et puis Internet comme... C'est pas nous au service d'Internet, c'est Internet à notre service. Oui. Il a servi du message, d'une vision, d'un souffle de vie. Voilà, et notre processus, et toute cette époque, tout le monde, moi aussi, on a acheté une tonne de cours en ligne qu'on n'a jamais regardé. Moi, j'en ai des tonnes, des trucs qui sont sûrement bien, mais en fait, ça fait cinq ans que je les ai achetés, maintenant, je n'ai plus envie de... Je ne regarde pas, c'est autre chose. Donc ça, je pense que ça, c'est... Il y a eu cette période complètement hors contrôle. Oui, oui. C'était nouvel. Et après, ça s'est contracté. Et maintenant, ça se trouve, mais c'est plus équilibré. Et moi, je l'ai vu aussi avec les sommets. À une époque, tout le monde devait faire des sommets. Et donc, tout le monde me demandait. Je cherchais mes clientes, elles venaient à moi toutes seules. Et puis après, ça a été le désert pendant un certain temps. ou plus personne même, les gens qui ne voulaient plus participer quand j'invitais les conférenciers, les conférencières, ils voulaient pas parce qu'ils disaient non mais le sommet ça marche plus et du coup j'ai aussi moi dû réinventer en fait qu'est ce que la manière dont je conduis un sommet aujourd'hui est très différente de la manière dont je conduisais un sommet 2019, 2020, 2022, ça a vraiment changé mes intentions pour l'événement le format que ça peut prendre etc ça a évolué parce que ça s'est aussi adapté à Ça, et puis c'est rentrer en quelque chose de plus... Aussi avec cette évolution d'expérimenter beaucoup, intense, vers quelque chose de plus mature, plus posé. Je capitalise sur l'expérience.
- Speaker #0
Je structure aussi. Voilà,
- Speaker #1
la phase dans laquelle je suis ensemble.
- Speaker #0
Ok, super. Et alors, tu disais tout à l'heure... que tu as accompagné toi aussi des créatrices de sommets. Donc toi, tu en as organisé, bien sûr, tu en as ton huitième, mais tu as aussi accompagné des créatrices de sommets. Qui sont ces femmes qui veulent créer des sommets en ligne ? Qu'est-ce qu'elles ont comme message derrière ? Qu'est-ce qui les anime ?
- Speaker #1
Déjà, évidemment, moi, je n'attire pas n'importe qui. On va parler des personnes qui se tendent vers moi.
- Speaker #0
Donc souvent quand même. Ouais, souvent c'est des pionnières, des personnes qui ont des messages un peu disruptifs, ou tu vois, pas forcément disruptifs, mais qui sortent un peu de l'ordinaire, c'est pas un sommet, je sais pas, sur le mariage idéal, avec la maison et le chien, et les deux enfants et la piscine, c'est pas ce genre de sommet qu'on va faire, nous ça va être, vas-y, on lit, j'en sais rien, ça va faire, j'ai accompagné des sommets comme ça, toi, sur, donc c'est des gens quand même qui sont... Voilà, qui apporte au monde cette même qualité d'ouverture et on explore d'autres voies. C'est des sommets comme ça aussi que, même moi, que ça m'amuse, que j'ai envie d'accompagner. Parce que faire un sommet lambda sur un sujet lambda, alors on va faire que la personne soit vraiment, il faut que la personne à ce moment-là, elle me séduise, mais sinon, va, trouve quelqu'un d'autre. Après, achète-toi un cours en ligne à 300 euros, puis fais ton sommet dans ton coin et ça ne m'intéresse pas en fait, de m'investir dans ce genre de projet. ça et puis après c'est aussi des personnes qui je pense j'ai quand même ce c'est un schéma que je vois souvent avec moi c'est qu'en fait j'ai pas le droit d'avoir des déclics sur des choses d'eux-mêmes qu'ils voient pas ils le voient chez moi et inconsciemment ils savent qu'ils l'ont chez eux mais c'est inconscient et du coup ils sont tournés vers moi et donc souvent c'est voilà le le... Le leadership, donc être capable de se mettre en avant, de leader, mais pas le leadership, la gouvernance comme on la voit dans le gouvernement actuel où c'est chacun pour sa poire et c'est que financier et que business. Mais comment je vais me leader au service d'une cause. Et d'une cause qui dépasse juste moi. Donc évidemment une cause dans laquelle je me sens énotifiée, mais quelque chose qui... Je ne fais pas qu'un sommet pour faire un max de thunes.
- Speaker #1
Ça en fait partie,
- Speaker #0
on est d'accord, ça fait partie de l'équilibre économique. Mais ce n'est pas la raison primaire de faire juste plus d'argent ou de l'argent facile. Ce sont des gens qui ont vraiment des messages importants. Souvent, ce sont des messages qu'elles ont, mais elles ne vont jamais vraiment oser exprimer. Moi, j'ai toujours ce truc de proposer aux gens d'aller au-delà. de ce qu'ils connaissent, de leurs propres normes sortir de leur propre sentier battu à eux donc je vais leur dire je vais toujours les c'est ça en fait que j'apporte c'est forcément des gens qui veulent un peu se surpasser dans le sens de se transformer qui sont prêts à passer à un autre une autre étape en fait dans leur parcours de vie, changer de rôle changer de posture, de positionnement Voilà, et après, je suis des gens qui veulent développer leur entreprise en ligne. Évidemment, ce sera une entreprise qui a des... Comme dit, ça ne va pas être une soupe de tabac, tu vois. L'armement, eux, ils ont qu'à... Je ne sais pas. Non, ils vont me payer pour un sommet, mais on va faire autre chose, quoi. On va faire un sommet sur la paix intérieure, tu vois, ou des choses comme ça, ou sur comment prendre soin de ton thé au naturel, quoi. Je vais réussir à les faire changer d'avis là-dessus, quoi. Voilà, donc des gens qui sont porteurs de projets comme ça et qui veulent personnellement passer à un autre niveau, puis aussi développer évidemment leur entreprise, leur visibilité, et puis créer du lien en fait. Ça aussi, c'est quelque chose de très important dans qui je suis, dans ce que j'amène, c'est cette notion de créer du lien, tisser du lien entre les humains. Merci. Oui, mais Sommet, c'est vraiment ça, en fait. Je veux que les gens... C'est comme un festival, en fait. Tu viens et tu rencontres des gens, tu discutes. Alors, j'essaie, comme c'est en ligne, j'essaie de trouver des solutions créatives pour faciliter ça, sans que ce soit derrière, en fait, logistique, une grosse machine à gaz, parce que ça, j'ai fait aussi par le passé, et c'est bon. Mais donc, créer du lien, puis créer du lien aussi entre les intervenants du Sommet, et puis créer du lien entre des idées, en fait, des idées qu'on ne voit pas forcément mises l'une à côté des autres. Des idées pionnières, des idées du long temps dans le passé, puis des idées d'avenir et comment on les met côte à côte et on voit ce qui émerge de ces nouveaux... de ces liens qu'on va pouvoir créer entre eux, tout ça, puis entre des humains qui, tout d'un coup, dans leur vie, va arriver une idée nouvelle qu'ils n'auraient pas eue par eux-mêmes, en fait. Comme moi, il n'y a pas des idées comme ça qui sont arrivées dans ma vie, mais c'est des idées qui sont arrivées de l'extérieur. J'ai lu un livre, j'ai regardé un sommet, j'ai lu un film. J'ai une discussion. C'est comme ça qu'il y a des choses nouvelles qui arrivent dans ma vie. Après, moi, je m'en saisis et puis j'en fais quelque chose qui m'est propre. Mais les sommets, ils vont aussi apporter ça, quoi. Ces liens, quoi. Et tisser du lien entre... Voilà, faire des liens et... Moi, je suis beaucoup dans la vision d'ensemble, en fait. La vision grand-angle, mais vraiment archi-grand-angle.
- Speaker #1
La vision systémique.
- Speaker #0
Systémique des choses. Donc, il y a aussi ça qui va être dans mes sommets. Moi, je ne ferai jamais un sommet hyper pointu sur un truc hyper expert, hyper spécifique, même s'il y en a besoin de ce genre de sommet. Mais je ne suis pas forcément la bonne personne parce que moi, je suis plus...
- Speaker #1
Tu aimes élargir. Tu aimes élargir les horizons, toi, sur des grands thèmes, mais tu aimes élargir les horizons sur... Oui. OK. Et donc, du coup, ces personnes qui créent des sommets en ligne... Donc tu dis que c'était des pionnières, tu dis que ce sont des personnes qui sont portées par une cause, qui sont plus grands qu'elles. Et donc du coup, un sommet virtuel alchimique et engagé, c'est une manière d'oser se transformer, transformer sa posture, porter ça aussi, et assumer d'être identifié comme porte-parole, quelque part, d'un message, de quelque chose. Et du coup... L'idée que je me fais de ça, c'est que ça doit aussi permettre de décupler l'impact de l'entreprise ou du projet. Est-ce que c'est quelque chose que tu as constaté qu'un sommet virtuel alchimique et engagé, ça développe l'impact d'un projet ?
- Speaker #0
Ça dépend. Comment on conçoit le sommet et comment on... Moi, en ce moment, à une époque, je faisais mes sommets. Et les sommets, ça me permettait après de demander mes coachings et mes accompagnements. Et puis en ce moment, je suis vraiment au service des sommets. Et c'est comme si j'avais une double... Il y a ce que je fais dans la boîte Gaïa. En ce moment, je suis un fond dans les cérémonies. Je travaille beaucoup avec le cacao. Je suis beaucoup là-dedans, dans les cérémonies. Je suis dans tous ces processus-là. La contribution, ça crée tout ça. Et puis il y a les sommets à côté. Et donc les sommets, ça fait venir du monde dans l'entreprise, mais pas forcément. Avant, c'était vraiment une des motivations aussi premières que j'avais, c'était la promotionnelle et la recherche de nouveaux clients, etc.
- Speaker #1
Ça faisait partie de ta stratégie commerciale, ta stratégie de développement en ligne.
- Speaker #0
C'est ça,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Donc voilà, c'est tout à fait possible. Sauf que maintenant, je ne les design plus de cette manière-là, parce qu'en fait... Pour les sommets, en fait, moi, ce que je veux, c'est un sommet qui nourrisse le sommet suivant. Pour créer un gros... Autour de, justement, à nouveau, une cause et un concept qui me dépassent, en fait. Au service duquel je me sens être, mais que je veux pas accaparer pour moi, que je veux pas... Tu vois ? Et donc, il y a la boîte Gaïa et ce que je fais dans mon petit coin. Puis, d'un autre côté, il y a les sommets. Et tout ça, c'est lié, évidemment, parce qu'il y a moi, donc je suis pas... Oui,
- Speaker #1
c'est toi la créatrice au milieu de tout ça quand même, bien sûr.
- Speaker #0
Et après, ça c'est une partie de l'impact, et une autre partie de l'impact, c'est quand même que ça démultiplie l'impact de l'entreprise, parce que je fais avoir des prises de conscience à tous ces gens en fait. Ça change quand même, c'est une goutte dans l'océan pour l'instant, parce que c'est des sommets qui sont, peut-être qu'on en reparlera après, qui ont une taille plus modeste que ce qu'ils ont pu être avant. Mais du coup, tous ces gens-là qui ont participé au sommet, et ça a changé le cours de leur vie, ça, ça a de l'impact.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ça, c'est l'impact. Et donc ça, c'est... Voilà. Maintenant, c'est plus pour ça, en fait, que j'ai envie de faire, que ces sommets, ils aient cet impact. Voilà, cette goutte, ça fait tâche d'huile. Mais après, ce que la tâche d'huile, elle devient... C'est pas forcément rémunérateur pour moi.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'en fait, le but de ces sommets, c'est plus le changement que l'impact financier, quantitatif, en tout cas, ou...
- Speaker #0
Même s'il y a un équilibre financier à trouver, je pense qu'on va en parler. On va en parler,
- Speaker #1
comme ça.
- Speaker #0
Mais oui. Mais voilà. Et comme tu dis, après, j'ai eu toutes ces phases dans mon parcours et je pense qu'après, c'est la personne que j'accompagnerai pour qu'on va se mettre d'accord. Moi, tout me va, en fait. Est-ce que c'est un premier sommet pour poser mon entreprise ou est-ce que c'est un sommet déjà ? Je pense que... Donc, premier sommet, c'est toujours un peu ça, quand on se lance. Mais ça dépend, si on a une entreprise qui est déjà installée. Après, peut-être qu'on a des ressources en plus, et du temps en plus, on se dit, en fait, avec ces ressources en plus que je veux, je veux multiplier mon impact, mais sans forcément que cet impact soit rémunérateur directement. Oui,
- Speaker #1
ça peut être une possibilité. Ça reste une option,
- Speaker #0
mais ça peut être aussi une possibilité. Tout dépend à quel sale en est la personne. Est-ce qu'elle recherche ? En fait, tout est possible. Tout est possible. Absolument tout est possible. Il faut juste, à un moment donné... en avoir conscience, voilà ce que je veux et ça on fait un gros travail qu'on fait, les intentions qu'on a pour le sommet, qu'est-ce que je veux c'est quoi mes objectifs avec un sommet, pourquoi je le réalise il y a plein de raisons différentes de créer un sommet Et après, selon les intentions, on va le concevoir pour qu'il aille vers telle ou telle intention.
- Speaker #1
Telle ou telle intention, telle direction. Et c'est à l'aune de ça, de toute façon, qu'on va ensuite mesurer l'impact du sommet en soi.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut en mesurer ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'ai rencontré récemment une personne qui avait participé à un sommet. Elle habite dans la Vallée, elle est venue à un cercle. En fait, elle s'est souvenue qu'elle avait participé à un sommet de moi en 2020.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et voilà, elle m'a dit que ça a changé sa vie, mais moi je ne l'ai jamais su. Donc je n'ai jamais pu le mesurer en fait, j'en sais rien. Et maintenant, nos chemins se sont recroisés, c'est rigolo. Et qui sait ce que ça va donner à l'avenir ?
- Speaker #1
C'est toujours le propre des créations. J'entends beaucoup d'artistes me dire que c'est pareil. En fait, eux, ils montent sur scène régulièrement. Mais en fait, eux, ils sont là, ils font ce qu'ils ont à faire. Mais c'est vrai qu'ils reçoivent des critiques spectateurs, ils reçoivent des critiques... pro, mais c'est vrai que c'est compliqué à mesurer l'impact que tu as sur les gens. C'est compliqué à quantifier ce changement de regard que tu as pu apporter à une personne, ou l'émotion que tu lui as fait vivre. C'est vrai que c'est très personnel, c'est très subjectif, ça ne sera jamais la même chose en fonction d'une personne ou d'une autre. C'est un peu un truc qui est un peu horrible dans le fait de créer. Tu n'as jamais trop la main finalement sur l'impact que tu crées aux autres parce que ça ne t'appartient pas finalement. Et ton rôle, c'est d'être la garante, la gardienne de ça. Mais après, ça vit. Et c'est vrai que du coup, c'est quelque chose qui est compliqué à mesurer.
- Speaker #0
C'est impossible à mesurer en fait. Et moi, j'ai abandonné en fait. C'est là aussi où je sors des trucs business traditionnels. C'est qu'en fait, tu sors des chiffres après un sommet, mais ça ne monte que là. partie mergée de l'iceberg, mais tout le reste, tu ne sauras jamais. Et comme dit, l'impact quand, dans le temps, etc. Et puis aussi, il y a plein de gens, en fait, et moi la première, on ne se rend même pas compte qu'on a changé. Moi, quand j'envoie mon petit questionnaire à la fin du sommet pour demander un peu comment ça s'est passé pour les gens, il y a plein de gens qui ne savent pas quoi me dire parce qu'ils ne se sont pas encore rendus compte qu'ils avaient changé.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Il faudrait que je leur écrive deux ans plus tard ou dans cinq ans, tu vois, ou que je leur dise, bon alors... Maintenant que tu as fait tout le parcours, comment participer à cet événement-là ? Ça ne vient pas de notre vie. Tout le monde, on peut juste réfléchir un peu à pourquoi on en est là aujourd'hui, mais réfléchir à tous les événements qui ont mené à ça, mais on ne s'en est même pas rendu compte. C'est sur le coup, on fait le truc, machin, on ne se pose pas trop de questions, puis en fait, ça a changé quelque chose. On ne s'en est même pas rendu compte, et donc ça a changé le cours de notre vie. On ne s'en est pas rendu compte. C'est que quand on s'arrête pour faire le bilan, on se dit « Ah, en fait... » « Ah, ce truc-là, ça m'a touchée. » Il y en a, on s'en met à plein de trucs anodins. On ne se rend pas vraiment compte des petites rencontres, un sommet comme ça, une conférence qu'on écoute à un moment donné, ça nous parle. Parfois, le premier sommet, j'ai gardé les enregistrements, je les réécoute et je me dis, mais waouh, à l'époque, je n'avais pas compris tout ça. Mais en fait, je suis exactement... Ça m'a mis vraiment sur cette trajectoire-là. Et c'était il y a presque dix ans.
- Speaker #1
C'est très humble de dire ça, quelque part.
- Speaker #0
C'est une belle preuve du militaire. Et puis ça nous lâche un peu aussi, ça enlève un peu la pression de se dire que c'est vraiment cette notion de... J'offre ce sommet au monde. Et puis il va faire sa vie, il va avoir son impact. Moi, mon rôle, c'est de le permettre d'arriver sur Terre, de se manifester, de m'interdialiser, de trouver les gens, etc. Mais après, l'impact que ça va avoir, et aussi, je choisis évidemment les messages qui sont canalisés dans ce sommet, qui sont transmis dans ce sommet, parce qu'on a des messages dans un livre avec mes valeurs, etc. Mais après, comment ça va influencer ? J'en sais rien. Est-ce que ça va me revenir ? J'en sais rien.
- Speaker #1
Et surtout, est-ce que tu le sauras un jour ? Non,
- Speaker #0
mais je ne le saurais pas. Donc ça pour moi ça a été un vrai... C'est dans le changement du modèle format économique aussi des sommets ça m'a aidé aussi à ça parce qu'avant peut-être on peut en parler là mais quand je faisais mes sommets c'était gratuit au début donc il y avait quand même cette attente que ça me revienne parce que moi j'avais investi tout ce temps, tout cet argent donc il fallait que ça revienne. Alors que maintenant dans le modèle économique de mes sommets actuellement qui sont des sommets payants donc modestes et bien en fait comme ça tu m'as donné ta petite... de part de ton petit billet de 20 euros là qui me permet à moi de payer tout ça payer mon travail etc etc et après ce que t'en fais t'es libre tu peux revenir chez moi, tu peux aller chez entre guillemets la concurrente tu peux
- Speaker #1
Ça libère une attente quelque part. Ça libère une attente de retour sur investissement qui fait qu'en tant que créatrice, tu es beaucoup plus libre et beaucoup moins... Ouais,
- Speaker #0
et puis il y a plus cette énergie un peu bizarroïde. Même si au début, c'était aussi dans l'air du temps. Il y avait ce truc, c'était comme ça. Tout le monde faisait comme ça et ça marchait bien. Je me finançais mes sommets comme ça. Mais c'est plus dans l'air du temps maintenant. Et même moi, énergétiquement, du coup... Après, une fois que le sommet est fait, même moi je suis libre. Je n'ai pas besoin de lancer dans la promotion. Je n'ai pas besoin de vendre des choses aux gens. La vente a déjà eu lieu, l'échange a déjà eu lieu. Et maintenant, chill, tout le monde. Je chill, on chill tous. Cool. La partie financière, marketing, qui parfois peut être un peu relou quand même. C'est bon, c'est déjà fait. Maintenant, on en profite quand on fait le sommet. Et puis voilà, tout le monde est content. puisque c'est un moment de célébration finalement aussi ouais et puis c'est justement un moment de partage de rencontre donc moi il faut aussi que je sois dans cette disponibilité je suis déjà en train de stresser parce que voilà tout ce que j'ai investi et ça a été mon cas tout ce que j'ai investi il faut que je vende tant de coffrets pour que ça me rembourse plus c'est injusti je me dis mais c'est dégueulasse il y en a qui payent pour les autres c'est pas juste etc je me dis bon maintenant voilà tout le monde est au même Merci. à loger la même enseigne.
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire que ce type de modèle... Alors, on va en parler des modèles économiques que tu as testés, parce que tu m'avais confié que tu en avais testé plein. Et moi, je trouve que c'est ça qui peut être intéressant aussi. Mais pour en revenir là-dessus, justement, ce fameux modèle où il y a les abonnements premium et les coffrets plus chers, où tu en as certains qui payent pour les autres. Alors, ça peut être chouette pour ceux qui n'ont pas forcément non plus de gros moyens financiers. Mais par contre, ça crée aussi un petit effet pyramide de Ponzi, aussi, quelque part. c'est à dire que Et du coup, ça peut créer quand même des situations de réciprocité, de redevabilité, de choses comme ça qui ne sont pas toujours non plus très sympas à vivre aussi. Ça crée des attentes, en fait, finalement. C'est ça,
- Speaker #0
ça crée des attentes, en fait. Et ça, en fait, non, j'en veux plus. Moi, je veux que tout le monde soit 100% content. Et donc, mes sommets, maintenant, c'est une vingtaine d'euros. Aucun risque. On ne peut se poser aucune question. Même si t'avais 20 euros, finalement, tu regardes une interview. C'est comme si t'avais été au cinéma ou t'avais fait une soirée. Puis, on en a pour son compte, en fait. Il y a tout dans le coffret. Il y a les replays, il y a machin. Et puis, sortir un peu de ce truc premium ou quelque part... Et moi, j'ai tout un passif là-dessus.
- Speaker #1
Très méritocratique, finalement.
- Speaker #0
Voilà, la valeur. Plus c'est cher, plus ça a de la valeur, en fait. Non, les trucs qui ont le plus de valeur, c'est les trucs pas chers. Le truc qui a le plus de valeur, c'est l'oxygène qu'on respire. C'est un lever de soleil, c'est le fonctionnement de notre atmosphère. On parlait juste avant du dôme de chaleur et de la pluie, c'est le chauve-feu, le chauve-feu de notre climat. Mais ça, ça n'a pas de valeur. On ne peut pas vendre notre climat. Ça n'a aucune valeur.
- Speaker #1
C'est inestimable.
- Speaker #0
C'est inestimable. Donc en fait, ce n'est pas parce que c'est cher que ça a forcément... Il y a plein de trucs qui sont hyper chers et qui n'ont aucune valeur. Il y a des voitures qui coûtent super cher, mais c'est débile en fait. Ça sert à rien, en fait. Ça sert absolument à rien. Ça pollue, ça fait du bruit. C'est rien. Et donc, c'est des tonnes de... C'est des centaines de milliers d'euros qui sont claqués dans du vent, quoi. Dans une machine à brûler du pétrole. Et je me dis, mais... Mais non, quoi. Et donc... Donc voilà, ce qui a de la valeur, c'est la rencontre qu'on va faire avec les gens. C'est le temps qu'on va passer en live avec les conférenciers, conférencières. C'est d'avoir osé lever la main pour poser la question. D'abord, dans le chat, rencontrer quelqu'un qui habite dans le village à côté de chez nous. Et après, on va se boire un café et puis on crée un petit projet ensemble pour sauver les grenouilles de la mare, je sais pas, du lavoir, ou les tritons dans le lavoir du village, un truc comme ça. Ça, ça a de la valeur. C'est ça qui a de la valeur. Et ça, je pourrais jamais le faire payer. Et surtout,
- Speaker #1
tu peux pas le décider. Tu peux pas l'envisager. Enfin, tu peux pas l'imaginer. que ça va se terminer comme ça. C'est pas...
- Speaker #0
Par contre, de mettre une barrière financière, un passage financier, ça va priver certaines personnes de cette richesse.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. On peut juste faire un petit point sur les différents modèles économiques de sommets qui existent. Tu nous as parlé du premier modèle économique, ceux que tu autofinançais, les premiers sommets que tu autofinançais.
- Speaker #0
Oui. Au revoir. Donc il y a deux versions, il y a le sommet à accès libre et puis le sommet à accès payant. Et dans les sommets à accès libre, il y a des entreprises, il y a des ONG, il y a des gens qui ont assez d'argent pour faire un sommet à accès libre, et ils veulent le faire à accès libre parce qu'il est déjà financé par d'autres moyens. Ça, c'est une possibilité aussi. Et puis après, maintenant, ce qu'il y a souvent, c'est que, enfin, ce qui se fait encore beaucoup, c'est qu'il y a un coffret. Et donc ceux qui veulent, ils peuvent acheter le coffret ou pas. Moi, j'ai aussi fait des sommets à accès libre où les gens pouvaient donner ce qu'ils voulaient, après, en espèce de contribution réciprocite. donc à la fin du sommet, mais du coup j'avais quand même encore un... Un moment de marketing à faire sur, voilà, ça vous a plu, si vous avez envie de donner de l'argent, etc., etc., que je ne sais pas très bien faire, en fait. C'est aussi, après, évidemment... C'est de l'appel à dons,
- Speaker #1
du coup.
- Speaker #0
Ouais, c'est de l'appel à dons et ça dépend aussi, je pense, de la personnalité de chaque personne, quoi. On en parlait tout à l'heure avec le human design, voilà. Moi, il y a des trucs, c'est juste, énergétiquement, c'est pas vraiment aligné. Je sais que ça ne fonctionne pas comme ça pour moi, en fait. Donc, je peux le faire, mais ça va me demander beaucoup d'énergie. Et puis après, dans ces sommets, il y a plein de stratégies différentes. À une époque, il y avait une partie qui était en accès libre et une partie qui était en accès payant. Parfois, c'est ça qu'on fait. Moi, je faisais les lives, l'accès en direct au sommet pendant qu'il avait lieu en accès libre. Et après, les replays, c'était en accès payant. Ça, c'est un espèce de truc un peu hybride. Et puis après, il y a les sommets payants qui sont un peu comme les congrès. Quand on fait maintenant un congrès, ça nous coûte 150 euros. Puis voilà, on fait trois jours de congrès. Et puis, c'est bien. Tout est inclus. Et tout est inclus. Voilà, et tout est dedans, etc. Et donc, moi, mes sommets, maintenant, c'est ça, en fait. C'est qu'ils sont payants, mais c'est un prix. Donc, il y a un prix. Et après, il y a aussi la possibilité de donner plus. Parce que je sais que, moi, dans mon fonctionnement, j'aime bien aussi que les gens, s'ils ont plus à donner, qu'ils puissent donner plus. Il y a une espèce de minimum. Voilà, 20 euros. Je me dis, 20 euros, ça ne prive personne de rien. Normalement, j'espère que c'est assez accessible. Entre 20 et 30 euros, c'est assez accessible pour tout le monde. Mais si quelqu'un vient m'écriver en me disant « je peux donner que 10 euros » , why not ? Et du coup, tout le monde donne un petit billet. C'est un petit billet comme quand on va au cinéma, comme quand on va au resto. Ça nous coûte quelque chose, mais c'est pas non plus, on ne s'est pas ruiné. Et surtout, la valeur n'est pas dépendante. Et donc, on a accès à tout. On a accès aux lives, aux replays, et on a accès aux replays pendant toute notre vie. Voilà, comme ça, on ne se fatigue pas. Je ne me fatigue pas. Et puis, c'est facile pour tout le monde. Et on ne se pose pas une question. Si je suis dispo, je viens au live. Et si je ne suis pas dispo, je regarde les replays. Et puis, si je n'en ai regardé que 5 parce que je n'avais pas le temps d'en regarder plus, ça va, pour 20 euros, je ne me suis pas ruinée.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Pas 200 balles. Et puis après, je n'ai regardé qu'un truc. Mais du coup, évidemment, ça a d'autres contraintes sur la rentabilité du sommet parce qu'il me faut un certain...
- Speaker #1
ou de personne. Justement, on va en parler de la rentabilité parce que c'est un vrai sujet. Si tu as les moyens d'autofinancer un sommet et que tu n'as pas forcément besoin de retour sur investissement et que l'attente, finalement, derrière, c'est juste que tu aies élargi ta visibilité, que tu aies pu te positionner comme référence sur un haut sujet ou pas, tu vois. À la limite, ça peut être un outil de communication. Mais si ton envie, c'est de développer un sommet qui aussi te permette... à la fois de développer peut-être des revenus annexes à ce que tu fais déjà, qui te permettent de diversifier ton modèle économique, ou même carrément qui servent le développement commercial de ta structure, j'imagine que du coup, les attentes en termes de rentabilité ne sont pas les mêmes. Qu'est-ce que tu as pu tester toi ? Est-ce que tu as eu des sommets qui ont été super rentables ? Est-ce que tu en as eu d'autres où c'était super dur à rentabiliser ? Qu'est-ce que tu as vu toi ? Qu'est-ce que tu as constaté ?
- Speaker #0
Les sommets ont toujours été à l'équilibre, à l'euro près quasiment. Et par contre, je ne remunérais pas mon travail.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est-à-dire que ton budget a été équilibré sur le sommet, sur l'opération, mais toi, tu travaillais bien.
- Speaker #0
J'avais payé les prestataires, tout ça, les logiciels, mais Bibi... Donc moi, qui est-ce qui me rémunérait pendant que je faisais le sommet ? C'était mes clientes qui payaient le coaching et le sommet, parce qu'il faut quand même que je travaille. Donc maintenant, dans la notion de rentabilité d'un sommet, il y a toute la partie logistique. Il y a pour faire appel quand même à des prestataires pour certains. Moi, je suis... Je sais faire pas mal de trucs, mais il y a des trucs en moi où je ne suis pas très bonne. Ce qui est graphisme, par exemple, ce n'est pas là où j'excelle. Et c'est quand même important que les sommets... Moi, je trouve qu'ils aient un habillage graphique sympa. Et donc ça, j'aime bien faire appel à des prestataires parce que ça, c'est juste que là, je sais que je ne suis pas bonne. Il y en a d'autres qui sont bien meilleurs que moi.
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire que ton temps et ton énergie peuvent être mis sur des choses sur lesquelles tu as une vraie valeur ajoutée et pas forcément le graphisme, en l'occurrence.
- Speaker #0
Moi, je suis bien sur la synchronisation. Comme on disait avant l'interview, j'arrive plus de temps avant les sommets que pour l'instant, je n'y arrive pas encore complètement, pour vraiment m'immerger, lire des livres, réfléchir, élaborer des grosses théories pour pouvoir aussi les apporter dans le sommet. Quand je suis dans l'opérationnel... Et en plus, il faut que je fasse du coaching à côté pour pouvoir payer mes factures, etc. C'est compliqué, quoi. Et donc maintenant, en ce moment, là où j'en suis, ce que j'attends de mes sommets, c'est que... Il paye l'aspect logistique, logiciel, machin, en lien avec le sommet. Un prestataire pour la partie graphique, ce serait vraiment bien. Et la partie peut-être community manager, réseaux sociaux, parce que je pense que c'est bien aussi qu'il soit vite sur les réseaux sociaux. Et ça, pareil, ce n'est pas ma tasse de thé, en fait. Je le fais, mais ce n'est pas ce qui m'éclate le plus. Et puis moi, on me paye mon travail. Et donc pour l'instant, je me dis que c'est trois mois de travail. Mon idéal vers lequel je veux aller, c'est faire que des sommets. Que des sommets, et puis faire du coaching, et puis faire de plein de bénévolat dans les assos qui sont importants pour moi. Faire du coaching avec des gens vraiment cool, même si j'ai que des clientes super cool. Mais du coup, j'ai moins l'impression de me dire qu'il faut que je trouve des clientes tout le temps. Et donc voilà, idéalement, ce serait que les sommets me rémunèrent sur l'année. Bien sûr. Et puis après, tout le reste, c'est en bonus. Et aussi que les sommets, en fait, ce que j'essaie de mettre en route, c'est que les sommets, ils préfinancent déjà le sommet suivant. De toute façon, ce que je n'ai pas besoin de faire de trésorerie, de ma trésorerie, de mon coaching, de mes coachings, pour préfinancer les sommets, ce qui a été le cas jusqu'à présent tout le temps. Alors aussi, j'avais une gestion financière, enfin voilà, pareil, on apprend de ses erreurs. j'ai appris à être coach en même temps que j'ai appris à être chef d'entreprise en même temps que j'ai appris à faire des sommets en même temps que j'ai appris à faire comment on fait fonctionner Instagram j'ai tout appris en même temps donc j'ai fait plein d'erreurs partout mais donc de cette expérience passée avec toutes ces erreurs passées maintenant je me dis je voudrais que mes sommets ils puissent pré-financer en partie certains postes importants et idéalement c'est qu'après les sommets une fois que j'ai réussi à ce que petit à petit je vois ça vraiment comme un Le vertu, c'est-à-dire que le premier sommet, il préfinance 10% du suivant, et celui d'après 20%, etc. Avec le temps, chaque sommet, il préfinance déjà complètement le suivant. Ce serait l'idéal.
- Speaker #1
Ça, c'est l'idéal. C'est possible, du coup. Mais ça veut dire qu'un sommet, ça peut être quelque chose de one-shot, mais ça veut dire que ça peut aussi être quelque chose de plus pérenne dans un modèle économique ou dans une activité.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Tout est possible. Je pourrais faire des sommets one-shot et avoir dans mon... Et quand même qu'un sommet one-shot préfinance le sommet one-shot suivant. Ça, c'est tout à fait possible. Sauf que moi, en ce moment, l'énergie dans laquelle je suis, en tout cas, c'est plutôt... Je veux aussi créer un mouvement. Je veux faire... Et aussi, je veux explorer un concept qu'en un sommet, on n'a pas le temps d'explorer. Et donc, il va nous falloir plusieurs sommets pour vraiment... Faire le tour de la question, rentrer en profondeur dans le concept et dans toutes les implications, ce que ça veut dire, etc. Et donc, il va y avoir plusieurs sommets sur le même grand thème, mais après déclinés en sous-thèmes. Ces sommets, c'est qu'ils se nourrissent aussi mutuellement les uns les autres et qu'un sommeil, ils se construisent sur le sommet suivant, etc. Ça fait un peu boule de neige. Ça me facilite le travail, ça me facilite la com, ça me facilite plein de trucs. donner de la visibilité à ce concept, à ces valeurs, à cette cause qui est importante pour moi et qui, je pense, a toute son importance en son nom, qui est la cause de l'écologie, de l'activisme et du leadership. Et l'évolution de la conscience, etc. C'est toutes des choses qui sont hyper actuelles.
- Speaker #1
Tout à fait. Des questions qu'on peut d'ailleurs tous et toutes se poser, finalement. Parce que ça nous concerne...
- Speaker #0
Qui devraient être des questions prioritaires. Parce que, genre, la planète, on n'en a qu'une. Je ne pense pas qu'on aura tout... On aura tout foutu en l'air. Elle va se reconstruire, mais ce sera sans nous. C'est dommage. Moi, j'aime bien. On est bien ici aussi. C'est quand même cool de faire cette expérience d'humain et de priver les autres. Pourquoi nos enfants, nos enfants, nos petits-enfants, pourquoi eux, ils n'auraient pas le droit de vivre un truc aussi chouette que ce qu'on a vécu ? Parce que juste nous, on a tout saccagé. On a vidé les océans, on a vidé l'atmosphère, on a tout pollué. C'est pas juste, c'est pas sympa.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai. Avant nous, pour nous, avant tout, en fait.
- Speaker #0
Pour nous et ceux qui vont nous suivre, c'est quand même bien de laisser un truc sympa.
- Speaker #1
J'ai une question qui me vient sur le modèle économique des sommets. Je reviens un peu sur le cœur du sujet qui est le financement. Là, tu nous as parlé beaucoup d'autofinancement et après d'équilibre. Comment finalement tu peux construire le modèle économique de ton sommet virtuel ou sommet en ligne, aussi en fonction de comment tu fonctionnes, de ton intention par rapport au sommet, par rapport à ton objectif, etc. Est-ce que ça se pratique par exemple de faire sponsoriser un sommet, d'avoir des partenaires qui viennent payer pour participer à un sommet ou pour être mis en lumière dans un sommet ? Est-ce que c'est des choses qui se pratiquent ?
- Speaker #0
Totalement, oui, complètement. C'est complètement quelque chose qu'on pourrait envisager. Alors moi, ce n'est pas ma manière de faire, mais c'est tellement possible.
- Speaker #1
C'est quelque chose qui existe ?
- Speaker #0
Oui, c'est quelque chose qui existe. Sur quoi je pense ? Mais comme... pour participer à un salon, tu vois, tu payes ton stand dans le salon. Sauf que moi, je me place c'est pas là où je me... C'est pas ma vibe, c'est pas là que je sens que... Donc c'est pas comme ça que ça résonne le plus avec moi, mais c'est tout à fait une possibilité.
- Speaker #1
Parce que tu vois, je pense par exemple à des associations qui potentiellement pourraient essayer de développer aussi leurs revenus commerciaux avec de la billetterie et de l'événementiel même si les associations elles sont... restreintes en termes de revenus commerciaux dans leur modèle économique. Elles ne peuvent pas faire plus d'un tiers de revenus commerciaux dans leur modèle économique, mais elles ont quand même cette possibilité-là. Ce que je me dis aussi, tu vois, c'est que ça pourrait être une possibilité de faire financer un sommet en ligne avec du sponsoring ou d'entreprises mécènes qui sont déjà partenaires et qui veulent pouvoir aussi soutenir ce projet-là, par exemple, tu vois, c'est une possibilité.
- Speaker #0
Totalement, elles pourraient. Alors, soit en appassant le sommet, soit juste en... sponsoring. Et puis après aussi, ce qui peut financer le sommet, c'est de faire un sommet accès payant, mais pas très cher. En don, en fait, on fait un don 20 euros à l'asso. Ça, ça va venir financer le sommet et faire de la trésorerie pour les assos.
- Speaker #1
Oui, venir renforcer les fonds propres de l'association, typiquement. Et d'ailleurs, en parlant des associations, on n'en a pas beaucoup parlé, mais parce que toi, dans tes sommets virtuels, la chimie qui est engagée, justement, tu mets les assos à l'honneur. Et ça je trouve que c'est une originalité dans le paysage du sommet en ligne donc j'aimerais bien que tu nous en parles un petit peu
- Speaker #0
En fait je me disais voilà moi je travaille pas beaucoup sur le terrain en ce moment, j'ai quand même longtemps été une personne du terrain En tant qu'activiste tu veux dire en tant que militante en tant que bénévole dans des parcs bénévole dans des centres de sauvetage d'affaires sauvages etc etc. Et donc maintenant je suis beaucoup de monde derrière mon écran, je suis dans la tête des gens et voilà. Et donc il y a déjà longtemps, j'ai beaucoup suivi le travail de Joanna Macy qui m'a beaucoup inspirée dans mon parcours. Et là elle parle des trois piliers du grand tournant. Il y a donc préserver l'existant, notre capital naturel existant. Il y a créer des nouvelles structures et il y a le changement de conscience. Et donc Moi, je me place dans les... principalement dans les deux piliers. Les ONG, elles mettent à moi pour équilibrer, pour dire que mon sommet, en fait, il contribue à ces trois piliers-là. Pendant que nous, on fait tout ce travail alchimique à l'intérieur, hyper important, il y a des gens qui sont sur le terrain, qui ont besoin de ressources pour concrètement sauver une forêt, enfin, empêcher une forêt d'être abattue, limiter la pêche des baleines, etc. Ou concrètement, réellement, c'est un vrai... Parce qu'en fait, Ma vie aujourd'hui, à part si je donne à ces assos, je ne contribue pas à ce que les baleines soient protégées. Si je suis vraiment... Oui, je mange bio et tout, ça contribue, je mange peu de poissons, machin. Mais pendant ce temps, les pêcheurs de baleines, ils continuent à pêcher les baleines. Pendant ce temps, dans l'Amérique, on continue à couper la forêt également. Et donc, il faut donner aussi des ressources aux gens qui sont sur place, qui protègent, qui luttent contre. Ça, on en a besoin aussi. Du coup, il y a une partie des revenus du sommet qui va vers ces ONG. J'ai des ONG historiques avec lesquelles j'étais, mais là, j'ai aussi envie de changer un petit peu. Dans le dernier sommet que j'ai fait, j'en avais trois. Finalement, le revenu du sommet aurait fait 50 euros par ONG. C'était un peu ridicule, mais je ne cahais pas. C'est parti pour le centre de sauvegarde de personnes sauvages qui est à Genève. On a visité ce ticket, c'est les portes ouvertes. Et on voit concrètement leur travail, tout ce qu'ils font pour relâcher, pour remettre sur pied tous ces animaux qui se font buter par des voitures, qui se prennent des... tu verrais, empoisonnés par des trucs. C'est dingue tout ce qui se passe, parce que les gens... C'est un peu dingue. Et donc là, je sais concrètement, il y a des bus qui ressortent de... Il y a un des éperviers, moi j'avais... on avait un épervier qui s'est frappé, qui s'est pris la vie de chez nous, et on l'a emmené là-bas, quoi. Donc cet épervier, après, il est reparti dans la nature. Il a passé trois mois en réhabitation, puis il s'est renvolé à nouveau. Et toi, il n'y aurait pas eu ce centre, il serait là, on l'aurait trouvé, on l'aurait gardé dans un carton, parce qu'ils l'ont quand même soigné, il avait quand même un hématome, donc ils ont quand même fait des trucs qui ont permis que cet hématome guérisse. Je ne suis pas sûre que dans la nature, tout ça cause une bête vitre. C'est une mort inutile. Donc ces centres-là, ces ONG, elles sont vraiment sur le terrain. En tout cas, c'est moi. Mais après, ça pourrait être... Chaque personne, en fonction de sa sensibilité.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
qui va choisir des ONG. Et c'est aussi pour faire recirculer, en fait, cet argent, en fait, ça va vers moi, mais ça va aussi vers... Ça recircule directement aussi vers d'autres. Ça va vers la voix de Gaïa, vers moi, et aussi vers, voilà, ces autres acteurs qui font des choses tellement importantes.
- Speaker #1
Oui. Ce que j'entends, en fait, dans ce que tu nous présentes, ce dont tu nous parles des sommets en ligne, c'est que, en fait, quand tu crées un sommet, en réalité, tu crées un écosystème autour d'un sommet.
- Speaker #0
Oui, puis je crée une vision, je crée un... Je donne une plateforme à un message qui va... Il faut du temps, il va rentrer dans la conscience des gens, puis il va faire son travail, et puis voilà. Et ouais, c'est pas juste un... C'est un outil de com et de marketing exceptionnel. Ça peut servir à ça. Et moi, dans mon travail, la manière... Ce que moi j'apporte, ça va plus loin que ça. C'est aussi créer la transformation, en fait. Oui. et faciliter le changement de conscience dont on a besoin il faut qu'on humanité collectivement mais à grande échelle il faut qu'il y ait un changement de conscience qui se produise et donc des sommets ils vont servir ça c'est des petites gouttes d'eau mais je me dis voilà si on fait plein de sommets c'est une manière je peux relier des gens des Etats-Unis à des gens en France, à des gens en Belgique dans les sommets il y avait l'Australie il y avait Merci. les Etats-Unis, il y avait le Mexique, il y avait plusieurs pays comme ça qui étaient présents. Et donc, je me dis que ça, c'est possible. Je ne pouvais pas les faire venir en avion tous. Ça ne faisait pas sens autant qu'on se mette tous derrière l'écran et qu'on passe du temps ensemble et sentir qu'on a ce reliance avec l'ensemble de la planète, de l'Australie jusqu'à la côte pacifique des Etats-Unis. C'est un grand cercle quand même. C'est chouette.
- Speaker #1
C'est dingue. et en plus alors du coup question très pratique là que je vais te poser mais un sommet tu peux autant le faire en français, en anglais, tu peux le faire en plusieurs langues en fait.
- Speaker #0
Ouais moi j'ai eu des sommets en trois langues français, anglais, espagnol en plus maintenant alors à l'époque il fallait que je paye des traductrices et tout mais maintenant avec l'IA Zoom il te traduit automatiquement, il te met les outils de traduire dans la langue que tu veux instantanément et ça te coûte 5 euros quoi
- Speaker #1
C'est pas cool pour les traductrices et les interprètes !
- Speaker #0
Non, non, je ne ferais pas tout faire à Zoom, tu vois, mais voilà.
- Speaker #1
C'est une possibilité.
- Speaker #0
Mais si j'avais le budget, je paierais des gens, tu vois, je préférerais. Là, c'est juste que... là, ça m'a quand même vraiment dépanné pour le coup. Mais oui, oui, on peut faire des sommets en plusieurs langues, et moi je pensais bien faire des sommets en plusieurs langues, de aussi montrer que malgré la barrière de la langue, la barrière culturelle... Au bout du compte, on est tous juste des êtres humains. Et on veut tous la même chose.
- Speaker #1
Oui. On est tous reliés à quelque chose de plus grand.
- Speaker #0
Être aimé, être vu, reconnu. On veut tous la même chose, quelle que soit notre couleur de peau, notre orientation sexuelle, notre langue, la culture dans laquelle on est né. Au bout du compte, on veut tous la même chose. Et ça, ça nous permet. Après... Je sais pas si un jour je ferai un sommet en 25 langues, mais j'en parle pas. C'est aussi les langues que je parle, parce que pour que je puisse interagir avec les gens, quand même, c'est plus facile. Mais voilà, qui sait, faire venir des personnes... Bon, maintenant, tout le monde parle quand même les langues coloniales, français, allemand, espagnol, anglais. On parle un peu partout, quoi, donc on s'en sort.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Donc, pour résumer, en fait, un sommet en ligne... C'est à la fois une expérience transformatrice, ça peut être une expérience qui peut être aussi rémunératrice, parce qu'en fonction du modèle économique... C'est le but.
- Speaker #0
C'est fini le Bélébo là, maintenant. Ça va un temps, mais en fait, en tout cas, les sommets que j'accompagne, il faut qu'ils soient rémunérateurs aussi pour les personnes. Il faut vraiment qu'on se pose et qu'on y réfléchisse.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. C'est une possibilité. C'est une possibilité que ce soit ce qui est le plus gros, ce qui serve le commercial et le développement du projet. projet. Et ça peut aussi être un catalyseur d'impact, ça peut être aussi un catalyseur, quelque chose qui fait en fait que tu vas réunir des gens qui ne se seraient jamais retrouvés dans la même pièce et qui à un moment donné vont se connecter, vont créer un lien et ça va créer des choses. Et je pense que c'est intéressant aussi parce que tu vois, je pense aussi potentiellement à des dirigeantes d'entreprises engagées qui voudraient aussi montrer un peu mieux leur engagement, tu vois, en dehors des chemins un peu classiques du mécénat et de voilà, on a mis notre logo là-dessus et puis on a été identifiés comme partenaire et puis machin. C'est une manière vraiment originale aussi de mettre en scène son engagement. Et au-delà de mettre en scène, juste de servir cet engagement-là en soutenant aussi des ONG ou des acteurs de terrain qui agissent concrètement sur les choses et en même temps en connectant des gens qui sont foncièrement intéressés, préoccupés et qui s'engagent pour cette cause-là. Donc c'est un outil finalement super puissant, un sommet.
- Speaker #0
Non mais c'est hyper puissant. Et puis de créer un écosystème autour de nous, en fait, de sortir de... En plus, en ligne, c'est vraiment la catastrophe, quand on est seul à un autre écran. Ça contribue à créer... Voilà, inviter à notre sommet nos concurrents. Mais c'est le transformateur !
- Speaker #1
Mais c'est une idée géniale !
- Speaker #0
J'adore cette idée ! Mais il faut faire ça, en fait ! Il faut arrêter de se tirer la bourre. Inviter tous les gens qu'on a envie et qui ont trop de... Moi, je l'ai fait plein de fois dans mes sommets. Inviter des personnes que moi, avec mes petites blessures, je considérais comme mes concurrentes. Et donc pour venir guérir ce lien, en fait, on peut faire des choses ensemble. Je ne lui prends rien, elle ne me prend rien, on ne se prend rien. Au contraire, c'est ensemble. Ce qu'on porte, c'est un message. Et ce message, il n'appartient pas à une personne. Un message, c'est forcément collectif. De temps en temps, il y en a qui sont mis sur le piédestal devant parce qu'ils parlent mieux que les autres. Mais le message, il ne leur appartient pas. Ils sont juste les haut-parleurs pour ce message. Ce message, il va jusqu'aux gens. Ce n'est pas leur message. Ça ne vient pas d'eux. Ça vient d'ailleurs. Ça vient du collectif. Ça vient de notre humanité naturelle, commune à tous. Et donc, les sommets pour ça, c'est super.
- Speaker #1
Je voudrais terminer, Vanessa, par une question. Qu'est-ce qui... toi, te fait vraiment vibrer dans le fait d'organiser un sommet ?
- Speaker #0
Moi, je pense que c'est la nourriture intellectuelle que je retire, toi, des sommets, d'inviter des gens qui ont des idées novatrices. Maintenant, avant, je n'arrivais pas à le faire, mais maintenant, j'arrive mieux, aussi, après le sommet, de prendre le temps de remâcher, de vraiment sentir l'impact. ça sur moi. Et de mettre ensemble ces idées qui, a priori, parfois on oppose, tu vois, comme la spiritualité et l'argent, l'activisme et l'argent, tu vois, le leadership et la collaboration, des choses qui parfois, dans un conscient collectif, sont un peu mis en opposition. Comment on rassemble ça ? Et donc ça, c'est...
- Speaker #1
Comment on crée du lien entre les choses, quoi.
- Speaker #0
Voilà, c'est vraiment ça qui me... Et le côté intellectuel de tout ça. Et après, quelque chose que moi aussi qui me nourrit énormément, c'est que j'adore tenir des espaces de transformation. Juste, je fais ce que je sais faire. Je ne saurais pas dire pourquoi et comment je le fais, mais c'est juste ce que je fais, je le vois tout le temps. Même si je ne veux pas le faire, je le fais quand même. Donc, en fait, c'est un espace dans lequel je peux faire ce que je sais faire. qui je suis et ça qui correspond à ma nature en fait à tout ces je sais pas c'est ce jeu de cartes de dons et de compétences que j'ai reçu à la naissance et bah tout ça ça s'épanouit dans un sommet en ligne ouais en tout cas pour moi c'est vraiment un endroit où il y a plein de parties de moi qui peuvent être présentes et agir ensemble et collaborer et puis voilà j'aime diriger j'aime rassembler les gens j'aime J'aime qu'on rêve ensemble. J'aime, j'aime,
- Speaker #1
j'aime ça. Pour avoir vécu des sommets en tant qu'intervenante et aussi en tant que spectatrice, je confirme, ça se voit, que t'es animée, que t'es habitée, en fait, quand tu vois tous les gens qui se connectent à ce moment-là et que tu commences la cérémonie d'ouverture, on le sent, en fait, que t'es en train de te réaliser, quoi. Et moi, je trouve ça beau de voir quelqu'un qui se réalise. Voilà, donc... Pour mieux vous réaliser, faites des sommets en ligne. Ce sera positif pour votre projet, ça peut être positif pour votre trésorerie et ça sera positif aussi pour la cause que vous avez envie de servir et ça pourra de toute façon profiter à l'impact que vous voulez avoir.
- Speaker #0
Et puis voilà, maintenant j'ai fait toutes les erreurs à ne pas faire. Donc si vous venez vers moi, je vous éviterai tous les trucs absolument non nécessaires.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Que j'ai fait parce que voilà. Mais bon, c'était... J'aurais aimé avoir une mentor comme moi. Je ne l'avais pas ou alors elle était trop chère. C'est ça aussi. C'est qu'après, bien financièrement, ça ne le faisait plus quoi. Ouais, si y en a qui sont intéressés, titillés par cette notion de sommet, parlons-en.
- Speaker #1
D'ailleurs, comment on peut te contacter ? Où est-ce qu'on peut te trouver pour voir ton travail, Vanessa ?
- Speaker #0
Donc j'ai un site qui s'appelle lavoitegaya.com. Il est un peu en chantier en ce moment.
- Speaker #1
On mettra le lien en description.
- Speaker #0
Et si vous ne trouvez pas, vous m'écrivez un mail. Le mail, c'est le numéro. Vous m'envoyez un mail. Hello, ça m'intéresse. Puis après, on se prend un temps en visio ou on échange par e-mail. À la cool. À la chill.
- Speaker #1
Yes. Trop bien. Donc, ton site Internet, le lien est en description. Vanessa, merci. Est-ce que tu as un dernier mot à donner pour clore cet épisode ?
- Speaker #0
Un remerciement à toi, Axelle. Merci pour ce que tu fais, pour la cause que tu sers. qui est une cause aussi qui est très chère à mon cœur et je suis trop contente qu'il y ait des gens comme toi qui s'en saisissent et qui mettent autant d'énergie, d'enthousiasme de joie à faire bouger les lignes de ce côté-là aussi c'est vraiment hyper nécessaire et puis bon,
- Speaker #1
si tu veux faire un sommaire tu sais que c'est dans mes projets je sais pas encore quand c'est dans mes projets,
- Speaker #0
c'est clair merci Vanessa une fois que tu seras sortie de la phase maternité
- Speaker #1
je sais pas même peut-être avant tu sais non mais bon on en reparlera parce que pour l'instant il y a une scène à faire il y a une conférence à faire en présentiel mais peut-être que dans tout ça il y aura un sommet virtuel aussi enfin voilà on en reparlera aussi il y a des modèles hybrides à créer aussi de ce point de vue là tout est à créer aussi de ce point de vue là il y a plein de trucs à créer voilà
- Speaker #0
j'espère que ça ça vous a inspiré avec plaisir j'en suis très fière