- Speaker #0
Coucou, c'est Axelle. Je prends quelques secondes avant le début de l'épisode pour te parler de la dernière vidéo que je viens de sortir et qui s'intitule « L'art de faire entrer l'argent dans ton projet » . Dans cette vidéo qui est extraite de ma dernière conférence, je te transmets trois leviers de financement que tu dois connaître absolument si tu es une entrepreneuse à impact. Et parce que je me sens d'humeur généreuse cet été, je te transmets même un quatrième levier en bonus. Dans cette vidéo qui est totalement offerte, Je partage mes meilleurs conseils pour faire entrer l'argent dans ton projet de manière fun et joyeuse. Ce sont des conseils que je ne transmets habituellement qu'en atelier ou en formation, donc ils valent des centaines d'euros. Alors fonce ! La vidéo n'est disponible que jusqu'à la fin de l'été 2026, donc si tu veux y avoir accès, je t'invite à cliquer sur le lien en description et à me laisser tes coordonnées. Alors attention, je tiens à te prévenir, il se peut qu'après avoir écouté cette vidéo, tu te sentes capable de financer n'importe quel projet. tout comme les entrepreneuses qui étaient présentes lors de ma dernière conférence. Le lien est en description, à toi de jouer. Et maintenant, place à l'épisode ! Bonjour et bienvenue dans la joie de créer le podcast dédié au financement de projets à impact porté par des femmes. Dans ce podcast, tu découvriras des conversations avec des créatrices engagées, des leaders conscientes et des entrepreneurs sociales qui viendront nous raconter comment elles ont financé leurs projets à impact. Mon intention, à travers ces retours d'expérience, est de t'apporter de la clarté sur les leviers à ta disposition pour permettre toi aussi à ton projet de grandir. Je suis Axelle Roy, ton hôte. Je suis entrepreneuse depuis 10 ans. Je suis maman de deux petits garçons de 4 ans et 5 mois. Je suis conférencière et experte en stratégie de financement pour les projets à impact. Je suis moi-même passionnée par le processus créatif, d'où le nom de ma boîte, La Joie de Créer, par la manière dont on donne vie à ses rêves et dont on les concrétise en un projet stable, pérenne et robuste, au service d'une vie riche et pleine de sens. Je suis convaincue que financer son projet devient une véritable source de joie avec la bonne stratégie pour soi. Et c'est ce que nous allons explorer. au fil des épisodes. Sarah Allard, bonjour et bienvenue dans le podcast La Joie de Créer.
- Speaker #1
Bonjour Axelle, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Je suis ravie de t'accueillir dans le podcast, surtout que tu vas venir nous parler d'un projet assez incroyable que tu as mis au monde, concrétisé au mois de mars 2026. Là, on est actuellement en juin 2026 et c'est donc avec trois mois de recul que tu... Viens nous en parler. Donc, on découvrira l'événement tout à l'heure. Mais d'abord, je voudrais commencer par une question rituelle. Est-ce que tu te considères, Sarah, comme quelqu'un de créatif ?
- Speaker #1
Oui, franchement, je vais le dire avec joie et fierté. Et d'ailleurs, j'aime beaucoup ta notion de la joie de créer parce que moi, la créativité fait partie de ma vie depuis toujours. Et elle est presque parfois aussi même thérapeutique dans certains cas. En tout cas, c'est une source de joie pour moi, énorme. Et tu vois, des petites. Des petites parce que je vois, même quand je regarde, je suis retombée sur les journaux de l'école quand j'étais en primaire. Et tu vois que la moitié du journal, c'était écrit par moi. Donc déjà, tu avais cette envie de créer. Donc oui, vraiment.
- Speaker #0
Oui, génial. Et donc, ça a toujours été le cas. Cette créativité.
- Speaker #1
Oui, franchement. C'était là depuis toute petite. Et j'essaye vraiment de faire de la place. Et les moments où je ne peux pas créer, je sens que ça crée un manque chez moi. J'ai besoin. Et il y a des moments où je ne me suis pas autorisée à créer pour plein de raisons. Et tu vois, je sens que je ne peux pas être bien si je ne crée pas. Donc là, en ce moment, je crée beaucoup de choses. Donc, c'est très nourri chez moi en ce moment.
- Speaker #0
Oh, génial. Trop bien. Du coup, est-ce que tu peux nous... dire qui tu es, te présenter en quelques mots avec ce prisme de la créativité ?
- Speaker #1
Alors, je suis une créatrice. Souvent, d'ailleurs, je me définis juste comme ça, une créatrice. Alors concrètement, qu'est-ce que je crée ? Je suis consultante, autrice, conférencière et maintenant productrice d'événements. Donc, beaucoup de casquettes. En tout cas, il y a toujours un tronc commun, en tout cas des thématiques communes dans ce que je fais. C'est toujours lié au bien-être, à la psychologie positive et à l'empowerment, en particulier l'empowerment des femmes. Il y a quand même une cohérence dans tout ça. Mais vraiment créer, incarner, partager, c'est au cœur de ce qui m'anime au quotidien.
- Speaker #0
c'est très très puissant d'où ta présence dans ce podcast je trouve que c'est particulièrement cohérent par rapport à ce que j'essaie de faire à travers ce podcast tu m'as dit la joie de créer je te raconte ce que tu veux mais j'adore il y a une phrase que j'aime beaucoup c'est
- Speaker #1
un adulte créatif c'est un enfant qui a survécu je ne sais pas si tu la connais c'est celle-là et et c'est de dire que la petite fille en moi, elle s'éclate quand je crée. Et parfois, je ne me pose pas là, tu vois, j'ai envie de créer un truc, je ne sais même pas si ça va me rapporter quelque chose, mais je m'en fiche, j'ai juste trop envie de le créer. Donc, je pense que je vais le faire et c'est pour la joie de créer, justement. Voilà, on verra bien.
- Speaker #0
Ça te guide, en fait. Moi, c'est un truc que j'ai souvent l'habitude de dire aux personnes que j'accompagne ou même aux personnes que je croise, c'est Merci. Là où tu ressens de la joie, c'est ton âme qui est en train de s'accomplir. Donc ça veut dire que si tu es embarqué dans ce chemin d'ouverture de ta conscience, où tu es parti pour te réaliser, parce que c'est quand même ça aussi l'objectif, entre autres, de la vie, pouvoir se réaliser, si tu ressens de la joie, ça veut dire que tu es au bon endroit pour moi. Est-ce que c'est quelque chose que tu as pu constater toi dans ton parcours ? Voilà,
- Speaker #1
je vois avec une boussole. C'est ma boussole et c'est une phrase que je répète souvent, la joie est une boussole. Moi, j'ai écrit un livre qui s'appelle Life is Good, qui est un livre qui parle de la joie et de toutes les émotions dites positives. Donc, c'est un sujet qui me passionne. Et comme toi, je pense que c'est se mettre à l'écoute de ce qui nous met en joie. Ça nous révèle énormément de choses sur nous et surtout, ça nous dit que c'est la bonne direction. Tu ne veux pas dire qu'il n'y a que de la joie quand on crée. Attention ! On est bien d'accord. On en parlera. il ne faut pas se dire si à un moment il y a du stress il y a des difficultés ça veut dire qu'il ne faut pas y aller non c'est pas ça que ça veut dire non plus mais en tout cas cette vibration de la joie où il y a une guide vers ce qui a du sens qui est relié je suis d'accord qui est connecté à notre âme à notre âme d'enfant et à notre âme tout beau c'est
- Speaker #0
intéressant parce que il me semble que tu es spécialisée en psychologie positive toi est-ce que du coup c'est quelque chose que tu que tu incarnes dans ton activité d'accompagnante, dans ton activité de conférencière, d'autrice ? Comment ça se manifeste au quotidien, cette joie qui est à boussole ?
- Speaker #1
Déjà, ce n'est pas par hasard si j'ai choisi de me spécialiser en psychologie positive. À la base, j'ai fait le SCP, j'ai fait une école de commerce. Ensuite, j'ai... étude en psychologie à Paris 8, qui parle très très peu de psychologie positive. Je crois qu'il y a un moment, tu vois, il va y avoir un paragraphe dans un cours de je ne sais pas quoi. C'est vraiment pas au cœur des études de psychologie actuelles. Et après, j'ai suivi la formation de l'université de Berkeley là-dessus. Et ce n'est pas un hasard parce que ce sujet de la joie, du bonheur, du sens, c'est quelque chose qui, depuis très longtemps, m'intéresse vraiment. Et donc... c'est quelque chose déjà que j'ai mis au cœur de mon activité mais après il y a autre chose c'est comment tu l'incarnes dans ta vraie vie parce que comme tu dis c'est important je crois d'être dans l'incarnation il y a ce qu'on dit mais il y a ce qu'on est c'est encore plus important et c'est comme ça qu'on transmet et pour moi c'est très important d'incarner dans ce que je fais, de pratiquer par exemple la gratitude pour moi mais aussi envers les autres de... de réussir à m'appuyer sur mes talents et sur ceux des autres aussi, reconnaître et m'appuyer sur tous les talents que je vois autour de moi. J'ai une grosse aptitude à détecter les talents. Je vois assez intuitivement les talents des gens et comment les faire rayonner davantage. Et puis dans mes relations avec les gens, j'essaye vraiment d'incarner tous ces principes de psychologie positive au maximum. Et c'est vrai que... Ça m'aide dans des projets ambitieux, des gestions d'un collectif, créer de l'harmonie. Je pense que c'est aussi quelque chose d'important dans un monde qui est parfois un peu agressif.
- Speaker #0
Ça résonne tout particulièrement avec l'actualité, ce que tu es en train de nous dire. Et justement, tu parles d'incarner. Et en préparation de l'épisode, on parlait d'une notion qui est fondamentale pour toi, c'est cette fameuse notion de contribution. Comment ça se traduit aujourd'hui dans tes projets ? Cette fameuse contribution, particulièrement par rapport au rayonnement des femmes, le fait qu'elles puissent s'épanouir, trouver leur propre boussole, leur joie. Comment ça s'incarne dans tes projets aujourd'hui, cette fameuse notion de contribution ?
- Speaker #1
Je pense que c'est quelque chose d'essentiel pour moi dès la jeunesse d'un projet. C'est au service de quoi ça va se mettre, en quoi ce projet est au service de plus grands que moi. Déjà, en quoi ça m'amuse de le créer. Oui, ça, c'est sûr. Je crée aussi toujours un peu pour moi parce que ça m'amuse de créer quelque chose. Mais aussi... en quoi ça a contribué à quelque chose de plus grand. Dès la jeunesse, une question que je me pose, et c'est une question qui m'aide énormément dans les moments de doute ou les moments difficiles aussi, tu vois, se revenir à ce big why, à qui ça peut être utile, pourquoi, qui va parler de ce grand événement, mais tu vas voir, il y a des moments que j'ai failli abandonner, franchement, et puis en fait, tu me reconnectais au sens, pourquoi tu le fais ? Pourquoi tu le fais et qu'est-ce qu'on va perdre ? Qu'est-ce que le monde va perdre si tu ne le fais pas ? Et quand tu te poses cette question-là, même individuellement quand on se la pose toute, si je ne révèle pas mes talents, si je ne vais pas au bout de mes projets, qu'est-ce que le monde va perdre ? Je trouve que c'est aussi une question qui se met un peu. Donc pour moi, cette contribution, elle est essentielle. Et cette envie de... Que les femmes en particulier, alors pourquoi les femmes ? Tu vois, certainement, il y a plein de raisons. On est beaucoup, toi aussi, à avoir envie d'accompagner les femmes en particulier. Je pense qu'on est, pour plein de raisons, on se met plus de limites, on a moins de confiance naturellement. Enfin, c'est quelque chose qu'on voit, que j'observe. Donc, c'est pour ça que j'ai aussi envie d'aider particulièrement les femmes. Mais aussi, peut-être, même dans mon histoire personnelle, moi, tu vois, j'ai des parents gynéco. J'ai un grand-père qui a beaucoup milité, qui était aussi gynéco et qui me racontait qu'il voyait les femmes mourir parce qu'elles n'avaient pas le droit d'avorter et que la police arrivait. Enfin, il me racontait des trucs comme ça. Et je me suis dit, assez vite, je me suis dit quand même, les femmes, j'ai envie de les aider aussi à rayonner, à développer leur potentiel, à être bien, à se sentir bien. C'est quelque chose qui me tient à cœur et je ne saurais pas te dire pourquoi, mais certainement.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que ça veut dire que très tôt, tu as développé cette conscience qu'il y a un truc sur lequel les femmes se font avoir. Il y a un déséquilibre. Il y a une injustice.
- Speaker #1
Alors que d'un autre côté, il y a des talents, il y a une beauté. Moi, ce que j'adore chez beaucoup de femmes, c'est des généralités parfois. Ça peut être un peu pas toujours juste, mais de façon générale, je trouve quand même... qui a cette envie justement de contribuer chez les femmes. On en discutait avant. Les femmes, quand elles portent un projet, ce n'est pas que pour elles, ce n'est pas que pour faire de l'argent, ce n'est pas que pour avoir le pouvoir, etc. Je ne dis pas que c'est le cas chez tous les hommes, mais il y a souvent vraiment cette idée de contribuer à un monde meilleur, cette idée de t'aider, son prochain, etc. chez les femmes, qui me donne encore plus envie de les soutenir dans leurs projets, évidemment.
- Speaker #0
C'est intéressant, ton moteur au départ, c'était le fait d'avoir perçu cette injustice et le fait que toi, si tu as toutes ces choses-là à offrir aux autres, peut-être que ça peut les aider à corriger cette injustice. C'est assez similaire avec ce que je fais. Parce que moi, sur les questions de financement, il y a beaucoup de choses à faire pour que les femmes se sentent à leur place pour pouvoir financer leurs projets. Ça, c'est un vrai sujet. Et c'est aussi pour ça, pareil, tu vois, moi, la plupart des clients que j'attire, c'est quand même des femmes. À partir de ce moment-là, je me suis rendue compte qu'il y avait des spécificités liées à elles, par rapport aux questions qu'elles se posaient, par rapport à leurs homologues masculins que j'accompagnais, qui ne se posaient pas forcément les mêmes questions, en tout cas. Mais sur la question du financement, c'est un vrai gros sujet. Parce qu'aujourd'hui, il n'y a que déjà 5% des projets portés par des femmes qui osent se lancer dans l'aventure du financement. Et parmi ces 5% des projets, il n'y en a que 2% qui sont financés tous les ans par des investisseurs, par le monde du venture capital. Donc, c'est un vrai sujet. Ce n'est pas juste une vue de l'esprit et un ressenti d'un justice.
- Speaker #1
Ah oui, non. C'est un vrai sujet. Je suis tout à fait en ligne. Moi, je pense que j'ai fait le même constat que toi. À la base, je n'étais pas spécialement… D'ailleurs, je fais des conférences, des choses pas uniquement pour les femmes. Mais là, j'ai senti qu'il y avait vraiment besoin de ça. et qui avaient besoin d'un concentraide, et qui avaient besoin qu'on crée les choses un peu différemment. C'est le même constat.
- Speaker #0
Oui, bah écoute, tant mieux si on est plusieurs à s'en servir ! Et alors du coup, on va peut-être en venir à parler de ce fameux événement, qui s'appelait, ou qui s'appelle toujours, Potentiel Illimité. Est-ce que tu peux nous en parler, nous dire rapidement ce que c'était ? Quel a été le point de départ pour toi, l'idée qui a germé, comment a germé cette idée ? Qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit « Tiens, je vais mettre ce truc-là au monde » ?
- Speaker #1
Alors, la genèse, c'est que pour moi, ça a commencé justement dans une période de ma vie où je sentais que je ne m'autorisais pas à créer à nouveau. J'étais, mon entreprise fonctionnait, je ne sais pas pourquoi, j'étais un peu bloquée sur... L'autorisation peut être la peur de décevoir. J'avais écrit deux livres. Il y a un moment où tu te dis, est-ce que je peux m'autoriser à créer autre chose ? C'est arrivé à cette phase. Et à un moment, j'ai fait une retraite avec une coach américaine. Et on a fait une séance de breastwork. Et à la fin de cette séance de breastwork, elle nous a demandé de nous poser la question. Hey life, what do you want to use me for ? Donc, la vie... Pourquoi tu veux m'utiliser, quoi, quelque part ? Donc, j'ai fait une très belle traduction, mais on voit l'idée. Et là, il y a vraiment ces mots qui sont descendus, tu vois, presque visuellement, là. Poum, poum, potentiel illimité. Comme si ça faisait partie de ma raison d'être d'incarner ce potentiel illimité et puis de le diffuser. en particulier à ce moment là c'est assez venu assez vite que c'était en particulier auprès des femmes mais pas que, de façon générale se dire que les limites qu'on se met, qu'on nous met dans tous les domaines on n'en veut plus, tout simplement on peut exprimer notre potentiel, on peut aller bien au-delà de ce qu'on croit, de ce que les autres croient cette idée là que tout est possible j'ai eu, on en parlait aussi avant C'est venu très, très fort, tu vois, presque un peu comme un poum. Voilà. Et ensuite, j'ai eu avec ça une image où j'étais sur scène dans une très grande salle. On n'était pas dans de petites salles, c'était une très grande salle. Très grande salle. Et après, c'est tout. C'est ça qui est venu. Donc, au début, je me suis dit, qu'est-ce que je fais avec ça ? Super. Il faut savoir ce que je fais aussi, d'ailleurs toujours en parallèle. Je suis consultante ou autrice conférencière depuis des années. Donc, faire des conférences, j'adore. Être sur scène, ce n'est pas ça le truc. Mais par contre, produire un événement intégralement depuis la conception jusqu'à l'organisation, la com, le financement, etc. Tout ça, c'était vraiment nouveau pour moi. Donc, au début, je me suis dit, oui, on verra. Tu vois, là, ça me semble... Ça me semble énorme. Ce que je décris, c'est marrant parce que plein de personnes ressentent ce même truc. Au début, tu disqualifies un peu l'idée. Tu dis non, c'est bien mignon, mais voilà. Et puis quand tu as une idée, elle ne va pas te lâcher l'idée. Si elle est là et qu'elle est juste, elle ne va pas te lâcher. Donc elle revient et puis finalement, je commence à en parler autour de moi et là, je vois les réactions. Je vois que ce n'est pas juste c'est sympa ton truc. Il y a un truc très fort qui se passe avec des femmes en particulier à qui j'en parle. qui vraiment, je sens, déjà moi, je sens que je vibre quand j'en parle et puis elle, elle me dit mais Sarah, mais déjà tu vibres à fond et puis on a trop envie mais c'est une super idée mais fais-le, mais bien sûr. Donc, tu as l'importance de l'entourage qui va te soutenir beaucoup là-dedans. Moi, l'entourage, en particulier des femmes de mon entourage ont été très soutenantes. J'ai une amie, on a eu les larmes aux yeux, elle m'a dit mais je sens qu'il était déjà là, ça va se faire en fait. je dis à une grande tu sais ça tu vois ok bon il y a des gens qui sentent des choses avant nous et il y a des gens moi j'aime bien dire qu'on a besoin de s'entourer de gens qui croient en nous encore plus que nous même nous nous en croions en nous et ça c'est assez puissant et moi j'ai la chance d'avoir des gens comme ça autour de moi ça s'est pas fait d'un coup mais en tout cas c'est des gens comme ça que je recherche aussi dans mon entourage donc ça voilà petit à petit tu vois ça s'est construit à un moment j'étais dans le train Je me suis dit, tiens, mais je vais poser, ça serait quoi le programme de cette journée ? Et tu vois, deux heures de train, j'ai tout posé comme ça, comme si c'était déjà là et qu'il n'y avait plus qu'à le télécharger.
- Speaker #0
Tu as tout canalisé en deux heures.
- Speaker #1
C'était là, en fait. C'était là depuis certainement longtemps, mais c'est frappant comme expérience, tu vois. Et là, j'ai fait la même chose récemment sur la deuxième édition, pareil. Ça ne veut pas dire que tout est resté comme ça, mais tu vois. C'est pas très loin, en vrai, franchement. Donc ça, jusque-là, tout va bien. On est dans la création pure, quelque part, l'enthousiasme. Et puis, t'as des gens, après, qui sont venus me dire, bon, mais ça, c'est bien, c'est de la poésie. Maintenant, où sont les mathématiques ? Comment tu le finances, ton événement ? Faut que t'ailles chercher des partenaires. Et donc là, j'ai commencé à me crister un petit peu, effectivement, à regarder... Moi, ce n'est pas quelque chose, je suis en chemin là-dessus. La joie du financement, c'est quelque chose. J'adore et j'ai besoin de m'entourer d'énergie comme la tienne ou de personnes qui trouvent de la joie là-dedans parce que je pense que ça peut être un jeu. Pour moi, ça n'est pas encore totalement toujours, mais je suis en chemin.
- Speaker #0
Juste pour bien resituer, pour que les auditeurs et les auditrices comprennent bien, quand tu as eu l'idée de cet événement, c'était quand ? C'était début 2024.
- Speaker #1
Début 2024. 2026. Voilà, donc effectivement, on resitue début 2024. Donc, tu vois, je procrastine un peu, mais quand même, j'avance. Finalement, je donne ce programme. Et là, je commence à me dire, OK, il va falloir aller le financer quand même. C'est un gros biais. Donc déjà, je contacte des théâtres. Je fais mon petit business plan. Je me dis, OK, ça serait quoi ? Et puis, je ne sais pas. J'ai eu un coup de cœur pour Mogador, pour l'équipe aussi. Une femme directe, ça serait Marcella qui... sensible à la cause des femmes. Bref, on était dans quelque chose d'assez aligné. Mais c'était un gros théâtre. C'était forcément... C'est pas rien. C'est pas un théâtre de 300 personnes. 1 600 places, bon. Donc, je me suis lancée, mais pas tête baissée dans la recherche de partenariat. Je me suis dit, il faut que je m'entoure parce que je ne sais pas faire ça. Je n'ai pas envie forcément de le faire. Et en même temps, j'ai quand même dû le faire parce que c'était ma vision et que c'était tout nouveau. donc Donc j'ai demandé à deux personnes de m'accompagner et on a eu plein de rendez-vous, on a fait plein de choses, mais honnêtement ça, ça n'a pas abouti. Donc il y a eu plusieurs mois quand même, entre début 2025 et mi-2025, il y a eu beaucoup de temps passé sur ce sujet du financement. Et franchement je pense pour plein de raisons, ça n'a pas abouti. Je pense que c'est un contexte compliqué, je pense que pourtant... Peut-être que c'était une première édition, donc je n'avais pas totalement suffisamment confiance dans la valeur de l'événement pour des partenaires aussi. C'était tellement très clair pour moi. J'étais totalement sûre de la valeur pour les participantes. Pour les partenaires, ce n'était pas encore complètement clair pour moi. Le contexte quand même était compliqué. Les budgets, les grosses entreprises, des circuits de décision quand même très longs. On n'est pas non plus allé voir toute la terre. On est allé voir de façon ciblée des gens de réseaux plus ou moins proches. Peut-être aussi les propositions étaient trop élevées, tu vois, les montants de partenariats. Je ne sais pas. En fait, c'est difficile de savoir pourquoi exactement ça ne fonctionne pas. Et puis parfois, il y en a juste qui disent oui, là, non, mais peut-être l'année prochaine. Ils attendent de voir aussi la première édition. Bon, bref, ça n'a pas fonctionné. Donc, pour moi, c'était un premier. Je m'étais dit si en septembre... 2025, tu n'as pas au moins 40 000 euros de partenaire, tu ne te lances pas. Bilan, il n'y avait pas et on était à zéro. Donc, en septembre, déjà, je voyais le truc de l'été. Je me suis dit, bon, écoute, c'est que ça ne doit pas se faire maintenant. Ce n'est pas le moment. Moi, j'ai une devise qui est flow, donc forte. Donc, je cherche la fluidité, pas dans le forcing. Donc, je me suis dit, bon. Donc voilà, là, c'est que ce n'est pas le moment. En plus de ça, il se trouve qu'il y avait, sur le plan perso, j'avais des gros projets aussi à mener, donc qui prenaient du temps, de l'énergie. Donc ça tombait bien. J'ai laissé complètement de côté, mais je n'ai rien annulé. C'est-à-dire qu'il y avait toujours l'option, il y avait toujours les intervenantes. Je n'avais rien annulé, comme si une partie de moi savait quand même que ce n'était pas complètement annulé. Et puis, j'ai eu un moment un peu eureka. En novembre, tu vois. Vraiment novembre pour mars. Donc là, on est quatre mois avant l'événement. C'est pas avant la finition de mon prévu. Et là, j'étais un moment à un cours d'aquagym, hypertonique. Et tu sais, j'ai senti comme si c'était une énergie de vie, de création, là, qui avait besoin de s'exprimer. Parce que c'est ça, la créativité. C'est une énergie qui a besoin de s'exprimer. Et là, je me suis dit, mais en fait, j'ai trop envie de le faire. C'est... de faire là, en mars, le 20 mars, le jour du printemps, le jour de la journée internationale du bonheur, quelques jours après la journée des droits des femmes, etc. Je me suis dit, c'est là, en fait, j'ai envie de le faire là. Donc, on va la remplir, cette salle, et c'est comme ça qu'on va la financer. C'est comme ça qu'on va financer cet événement. Donc, bon, pas de scoop énorme sur le financement. Finalement, ça a été un autofinancé. Mais quand même, j'ai appris des choses dans cette aventure d'autofinancement. Parce que forcément, ça m'a fait peur. Le moment où j'ai booké le théâtre, j'ai signé le... Je peux te dire, j'ai eu l'impression de me jeter d'un avion. dans le vide, en étant pas sûre. Parce que les partenaires, ça aurait été une forme de parachute, une forme de bombe à qu'on remplisse ou pas. Voilà, de toute façon, c'est financé. Là, non. Là, maintenant, ça y est, je m'étais lancée. Il n'y a plus le choix. Il fallait la remplir, cette salle.
- Speaker #0
C'est sans filet. À partir de maintenant, c'est sans filet. Mais on y va. Mais c'est sans filet.
- Speaker #1
Franchement, c'était flippant. J'en ai même eu des vertiges physiques. c'est ça Et c'était fort, quoi. Et je pense qu'on est beaucoup à ressentir à certains moments ce truc de saut dans le vide. C'est-à-dire, soit je ne le faisais pas et c'était bien aussi, peut-être. Enfin, je veux dire, il n'y a pas forcément de bonne ou de mauvaise décision. Mais je pense que quand on prend une décision, il faut rendre le choix bon et il faut tout faire pour que le choix, finalement, ait été bon. Et donc là, je me suis dit, maintenant, on change de focus, on laisse tomber ce sujet des partenaires financiers. pour cette fois. Et la question, maintenant, le vrai focus, c'est la com et comment on fait connaître cet événement, cette première édition. Comment je me déplace, tout simplement. Et aussi, comment j'optimise quand même. Alors, pour financer, pour donner très clairement, moi, une façon, parce que j'ai la chance d'avoir une entreprise qui marche plus bien, qui existe depuis 2019. Donc, j'avais pu mettre de l'argent de côté. J'ai fait des comptes à terme, moi, dans mon entreprise. Ça peut être une façon sympa de mettre un peu d'argent à côté, de faire quand même fructifier un petit peu l'argent qu'on a dans notre entreprise. Pour moi, c'était censé être un filet de sécurité, cet argent-là. Mais j'ai cassé un de ces comptes à terme. Je l'ai débloqué pour le projet. En me disant à nouveau, ça se trouve, je vais tout perdre. Je vais me foirer peut-être en plus publiquement. Comme ça, ce sera vraiment... Et en même temps, en même temps que toutes ces peurs, il y avait une forme de foi, il y avait une forme de confiance, tu vois, de se dire en fait, la vie ne me laisserait pas me jeter de l'avion comme ça bêtement si ce n'était pas un projet juste, un projet qui va réussir d'une façon ou d'une autre. Donc à la fin, j'avais conscience quand même qu'il y avait un grand soleil à la fin de ce truc-là. mais comment on allait le faire. C'était un grand mystère.
- Speaker #0
J'ai plein de questions, j'ai plein de trucs sur lesquels j'aimerais te poser des questions. C'est vrai que ça a été, j'imagine, une décision fondatrice de te dire « En fait, j'y vais et je vais faire ce qu'il faut pour remplir ce théâtre. » C'est quand même sacrément badass comme décision. Je ne sais pas ce que tu en penses. Ah ouais,
- Speaker #1
c'est badass. J'étais à la fois... Mais tu sais, c'est là où tu as un mélange d'émotions. D'un côté, tu es hyper fière. Tu es hyper fière de moi, d'y aller. Je sentais que... Oui, parce que quand même, ce moment-là où je me suis dit...
- Speaker #0
Et ce que j'ai trop envie d'y aller, je me suis dit, mais à un moment, ta mission, c'est aussi de l'incarner, ce potentiel illimité. Et le flow dans le force, ça ne veut pas dire, dès qu'il y a un obstacle, tu t'arrêtes. Ça veut dire, tu trouves une autre façon d'étourner, de faire les choses. Tu restes fidèle à la vision en changeant le moyen, en changeant le chemin. Le flow, ce n'est pas l'absence d'obstacles. C'est une des grosses choses que j'ai comprises et que j'ai envie de partager parce que... On a tellement l'image de chemin, parfois linéaire, on a l'impression que c'est de plus en plus successful. Non, mais en fait, c'est pas ça. Tu vois, vraiment, le chemin, c'est qu'il y a des moments... Quand j'en parle et que je partage, je vois que la parole se libère là-dessus et que tout le monde partage ça, en fait, et que ça fait du bien. Parce que mes femmes, elles me disent « Mais oui, ça fait du bien de voir que... » J'ai même fait en live, en fait, sur LinkedIn, je partageais mes galères. Je me suis dit « C'est peut-être pas très vendeur. C'est pas comme ça que je vais attirer des partenaires. Je ne sais pas, c'est pas grave. » J'ai envie de cette authenticité et j'ai vu que ça faisait du bien aux femmes de se connecter et de se dire, ah oui, je ne suis pas la seule à galérer. Et ce n'est pas parce que je galère que ce n'est pas la bonne chose à faire, etc. Donc là, j'ai mis toute mon énergie et honnêtement beaucoup d'énergie sur le fait de faire connaître. Évidemment aussi, il y avait 20 intervenantes, donc c'est un stade très connu. Donc ça a aidé à faire rayonner le projet. Mais tu vois, c'est... principalement via les réseaux sociaux, en fait, parce qu'il y a eu très peu de retombées presse, d'autres choses. C'était principalement les réseaux sociaux, mais après, c'est une accumulation, c'est un travail de trouver plein d'angles, d'expliquer ta vision tant que t'as pas de photos, t'as pas d'images. C'est très théorique, quoi. T'as les photos de 20 intervenants, t'as un programme. C'est là-dessus que tu demandes aux gens de te faire confiance et de venir pour un tarif qui n'est pas non plus négligeable. On n'est pas sur un truc à 30 euros. Voilà, c'était, ça commençait à 69 euros jusqu'à fonction du truc. Il y avait les 190 plus même si on faisait la soirée vérifiée, etc. Et donc, il fallait convaincre de la valeur. En même temps, ça, pour moi, c'était plus facile. J'ai trouvé ma voie, entre guillemets, VOIX sur LinkedIn parce que j'ai réussi, je pense, Salaam. à chaque fois à me connecter à mes tripes, à chaque fois que je communiquais. À un moment, ça, pour le coup, j'ai senti qu'il ne fallait pas que je le délègue. Il fallait que ça vienne vraiment de moi, il fallait que ça vienne de mes tripes, de ce que j'avais à offrir au monde avec cet événement. Et donc, écoute, de petit à petit, de poste en poste, de message en message, de contact, de soutien de réseau, etc. Et bien, finalement, voilà, on est arrivés. Et franchement, c'était... Ça, c'est pas fait d'un coup, c'est très progressif. Et en plus, il y a beaucoup de choses qui se passent au dernier moment dans l'événementiel. Ça, tout le monde m'avait prévenu, j'étais contente d'être prévenue. Mais c'est quand même très flippant, parce que même la dernière nuit, il se passe un truc, tu vois, c'est là, mais sérieusement. Et donc, finalement, je suis arrivée le jour J, j'ai regardé la salle, et franchement, j'ai halluciné. J'ai dit « Wow ! » Là, je me suis dit « C'est incroyable, ça y est, on y est ! » Et en plus, j'ai senti l'énergie. Et ce qui est extraordinaire, c'est que je pense qu'on a attiré collectivement des femmes qui partagent nos valeurs, qui partagent cette envie à la fois de se développer, de rayonner, de contribuer. Et donc, il y avait des femmes incroyables. Il y a des femmes incroyables maintenant dans cette communauté, parce que je sens que c'était le début d'une communauté. Et ça va continuer avec un autre événement, mais aussi d'autres choses qui vont se développer pour soutenir encore plus. ces femmes dans leur empowerment, dans leur rayonnement et leur contribution. Voilà le bout de l'histoire.
- Speaker #1
Waouh, c'est incroyable. Merci déjà, Sarah, de me partager ça avec autant de vulnérabilité. Dans la manière dont tu racontes comment ça s'est passé, on sent les différents temps, notamment émotionnels, par lesquels tu es passée. Et je sens qu'il y a eu des moments où il y a eu des déclics, en fait, qui ont fait que, du coup, ça a jalonné ton parcours et ça a fait que... tu es quand même allé au bout du projet. Même si au départ, même toi-même, tu étais en mode, non mais c'est trop énorme, c'est pas possible, on verra, ce sera dans 5 ans, ce sera... Ah oui, c'est ça,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Et justement, j'ai envie qu'on parle de ces trucs-là, parce que je connais beaucoup de gens qui portent des grands projets, avec une grande vision, et des fois qui les dépassent, et qui ont un petit peu du mal justement à connecter à cette fameuse foi dont tu as parlé, parce que... Justement, des obstacles, quand tu prévois quelque chose d'extraordinaire, forcément tu vas en avoir. En tout cas, si on a des auditeurs et des auditrices qui ont l'illusion que les choses vont se passer de manière facile, j'aimerais un petit peu m'adresser à ce truc-là. Non, non, quand on a un gros projet, forcément il y aura des obstacles dans le passage. Et généralement, en tout cas, ce que j'entends dans ce que tu me racontes, c'est qu'il y en a eu beaucoup qui venaient de toi, les obstacles. Comment ?
- Speaker #0
La montagne, c'est mou, c'est un livre là-dessus.
- Speaker #1
Et comment justement t'as trouvé la force de te dire, la force ou la puissance, je sais pas trop, ou la foi en tout cas, je pense que le mot foi est assez juste, mais comment t'as trouvé cette foi-là pour te dire non mais là c'est juste moi, c'est juste moi qui suis dans ma tête. Parce qu'en vrai si j'écoute ce qui se passe, ça va se réaliser. Comment t'as trouvé cette foi-là, comment tu t'y es reconnectée ?
- Speaker #0
Eh bien j'ai fait beaucoup de choses. Franchement, ça ne s'est pas fait forcément tout seul. Je savais que j'avais besoin de cultiver ça. C'était un défi lié à cette foi aussi pour moi. Et j'ai beaucoup médité. Donc ça, ça a été un des points très soutenants. Alors, j'ai toujours beaucoup médité, mais encore plus pendant le projet, même si j'avais beaucoup de travail. J'ai fait encore plus de place à la méditation à ce moment-là. Et tu vois, moi, j'aime bien tous les protocoles de Jodie Sponfa et toi, alors on peut critiquer certains aspects, mais je trouve que c'est assez puissant quand même dans la méthode. Et donc, concrètement, je méditais, je suivais vraiment le protocole de la personne que j'ai envie d'être et le projet que j'ai envie de mener. Et je visualisais ce projet, je visualisais la salle remplie, je visualisais les émotions, je visualisais les messages après. qu'il y a eu, il y a eu énormément, des centaines et des centaines de messages. Ce que je n'ai pas dit tout à l'heure, mais c'est que le rêve, elle est au-delà. La réalité, elle est au-delà du rêve, en fait. C'est que l'impact et les retours que j'ai eus suite à cet événement, j'ai eu des centaines et des centaines de messages. J'ai mis deux semaines à peu près à... Et encore, j'en découvre encore que sur les réseaux que je n'ai pas... Donc, il s'est passé quelque chose de fort et puissant qui m'a dépassée, qui nous a toutes dépassées, parce que cette ampleur, je ressentais... Tu me posais la question de cette ampleur. Pourquoi vouloir réunir comme ça plus de 1000 femmes ? Parce que je sentais qu'en termes d'énergie, de puissance, de ce que ça pouvait générer en nous, inscrire peut-être profondément en chacune d'entre nous, c'était fort, tu vois. C'était important. C'est très important aussi d'avoir des moments où on se retrouve à 20, à des petits groupes, etc. Mais ça, c'est quelque chose qu'on retrouve rarement. Et en plus, quand on connaît nos intentions, qu'on est toutes dans la même direction, on a l'impression d'être une seule personne hyper forte, tu vois. Et c'est vrai. Donc, il y a ça. Donc, pour revenir sur la foi, la méditation m'a beaucoup, beaucoup aidée. C'est quelque chose qui continue à m'aider beaucoup. Après, j'ai aussi eu beaucoup de lectures. Tu vois, il y a une Américaine que j'aime. qui s'appelle Gabi Bernstein qui a écrit notamment Elisabeth Ludi-Verveil sur vous et bon ça c'est plus de la spiritualité mais ça aide beaucoup quand on parle de foi c'est compliqué de complètement se déconnecter de spiritualité de se dire aussi qu'effectivement le plan est toujours parfait je recevais toujours des petits même des petites phrases moi je crois aux petites phrases qui tombent au bon moment tu vois tu prends ton Yomiti et ça te dit tout arrivera, à un moment je me souviens j'étais énervée, il y avait des trucs qui n'arrivaient pas et tout, puis je tire la phrase n'ayez crainte, tout arrivera au bon moment je suis là, parfait voilà, tout arrivera au bon moment et il y a eu beaucoup de moments comme ça il y a eu des personnes ressources aussi autour de moi qui m'ont aidée sur ce chemin je pense que Je pense à deux personnes qui ont été des gardiennes un peu pour moi, comme des anges gardiennes, tu vois. Il y a ce chemin de... J'aime bien cette métaphore du voyage du héros ou de l'héroïne qui est assez connue, qu'on retrouve dans beaucoup d'histoires. Et c'est vrai que le héros ou l'héroïne, elle fait son chemin seule. C'était un chemin... J'avais des gens en soutien, mais clairement, c'était un chemin que j'ai mené seule en grande partie. C'était ton chemin initiatif. C'était ton chemin initiatif. C'était mon chemin initiatique. Et en même temps, plusieurs personnes me proposaient de coproduire l'événement, ce qui aurait été beaucoup plus facile financièrement. Mais je sentais que ce n'était pas juste pour moi. J'ai eu besoin d'être la seule capitaine à bord de ce navire-là. Parfois, il y a des choses que je fais en association et ça me va très bien. Mais là, c'était mon chemin. Et pour autant, quand tu fais ton chemin, il y a des gens sur le chemin qui viennent te donner un coup de main, qui viennent passer un petit bout de chemin avec toi, qui viennent te redonner... L'élan quand tu l'as moins. Et il y a un moment, quand je traversais, c'est de traverser du désert avec toutes les entreprises où ça ne te débouchait pas, etc. Et justement, une de ses amies, c'est une qui m'a dit, mais Sarah, change juste ta vision de ton mindset. Arrête de te focaliser sur ces trucs-là. Continue à incarner ce que tu es, ce que tu fais, ce que tu partages. Et tu vas voir que les choses vont se débloquer. Et il y a des gens comme ça qui viennent. Elle, elle a été partie des déclics à un moment où elle m'a parlé de mon mindset, qui est effectivement à force de me prendre des portes, etc. Tu vois, la confiance, tu commences à même douter de la valeur. J'ai un moment où je me suis même doutée un peu de la valeur de cet événement. Je me souviens, Pascal m'a dit ça. Après, je prenais le train, je suis rentrée. Après le train, je n'étais plus la même personne. Elle m'a dit, mais tu peux basculer, mais en un instant. J'arrête de me focaliser là-dessus. Je décide de faire les choses différemment. Et ça peut prendre 30 secondes. C'est ça la puissance du mindset. C'est que parfois, c'est un déclic. Et c'est pour ça que cette journée potentielle limitée, j'avais aussi envie que ça soit une journée de déclic pour beaucoup de femmes, qu'elles se disent, ah mais en fait, c'est bon, je peux le faire moi aussi. C'est normal qu'il y ait des difficultés, mais hop. j'ai une idée, j'ai un déclic, j'ai un verrou qui explose et je vois que ça a été le cas pour beaucoup de femmes parce que j'ai des témoignages encore maintenant quelques mois après,
- Speaker #1
quelques semaines après donc ça c'est génial de voir ces chemins-là ça résonne très très fort parce que moi j'étais présente à l'événement du coup c'est comme ça que je t'ai découverte et c'est très cohérent je trouve par rapport à ce que j'ai reçu moi dans le public, tu vois ? J'ai l'impression, en fait, d'avoir, sans trop que tu les réfléchis comme ça, mais j'ai l'impression énergétiquement d'avoir reçu, grâce au pouvoir de la scène, parce que la scène, ça a un pouvoir extraordinaire de ce point de vue-là. En fait, j'ai reçu toutes ces différentes étapes que toi, tu nous partages là, en fait, de manière complètement inconsciente. Alors, peut-être que j'ai reçu, tu vois, des parties dont j'avais besoin, moi, tu vois, et peut-être que d'autres ont reçu autre chose. Mais effectivement, je trouve que c'est assez cohérent par rapport à ce que nous, on a reçu dans la salle à ce moment-là.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas parce que c'était un peu ce chemin aussi que j'ai eu envie à la fois de partager, d'incarner. Donc oui, c'est cohérent, mais c'est vrai, tu vois le pouvoir de l'intention quand même. Quand tu as envie qu'un moment soit un moment de déclic, etc., il y a de grandes chances que ça le soit parce que tu as mis cette intention tellement forte. Mais en tout cas, le fait que tu l'aies ressenti comme ça, c'est génial.
- Speaker #1
En tout cas, ça résonne. Ce que tu me racontes, c'est des choses qui sont en résonance avec ce que j'ai reçu. Donc, quelque part, ça veut juste dire que tu as été au bout du processus et aussi que tu as été jusqu'à donner, à transmettre tout cet amour qu'on a reçu le jour J. Parce qu'on parle de foi, on parle de contribuer, mais en réalité, ce dont on parle, c'est de s'aimer, d'amener de l'amour. d'y aller par amour et ensuite donner massivement de l'amour le jour J et j'imagine recevoir massivement.
- Speaker #0
Ah ouais. C'est comme après mon mariage, j'ai eu, tu vois, une espèce de lune de miel, de shoot de love pendant la journée et même déjà avant parce que c'est vraiment les femmes, beaucoup de femmes ressentaient qu'il allait se passer quelque chose de fort. parce que c'est beaucoup de femmes intuitives, elles sentaient ça et donc elles me l'écrivaient, elles me remerciaient déjà, etc. Et bon, après, encore plus, mais le jour J, et puis un shoot de love, en fait. Un shoot d'amour énorme et de se dire, mais tout ensemble, waouh, qu'est-ce que c'est puissant quand on se réunit et qu'est-ce qu'on peut faire des trucs de dingue. Et moi, clairement, ce que j'ai réussi à faire, c'est une réussite individuelle, mais aussi très, très collective, parce que... C'est ce groupe d'intervenants, d'équipes, de toutes les personnes qui ont travaillé sur le projet, évidemment. C'est dingue ce qu'on a réussi à faire et ça nous a toutes, je pense, boosté encore plus notre confiance et de nous dire, toute seule, aucune d'entre nous n'aurait réussi à faire ça, tu vois. Même les plus connues, je pense que c'était compliqué.
- Speaker #1
Oui, complètement. Comme quoi, ce n'est pas une question de notoriété, ce n'est pas une question de taille de ton réseau LinkedIn, ce n'est pas une question de nombre d'abonnés sur Instagram, c'est vraiment une question d'aventure collective et aussi toi qui as contourné les obstacles sur le chemin, mais en restant fidèle, intègre par rapport à ton intention de départ.
- Speaker #0
Oui, et sur cette idée de foi et d'intuition, je me suis beaucoup dans ce projet, encore plus que d'habitude, appuyée sur mon intuition et même mon instinct. Je suis passée dans un truc presque animal, comme il y avait beaucoup, beaucoup de choses à décider, à faire, etc. J'étais, tu vois, vraiment presque animale de comment je le sens là. Je le fais, je ne le fais pas, je le sens, je ne le sens pas. Je ne passais pas des heures à argumenter avec moi-même. C'était très animal et en fait, j'ai vu la justesse de ce truc-là à chaque fois. Je me suis dit, mais c'est exactement ça. Et même les intuitions, je les ai presque toutes suivies, sauf une à un moment où je me suis dit, il faut vraiment que je fasse quelque chose pour la vidéo. Peut-être que j'ai un bêtis. Bon, finalement, on va quand même avoir des vidéos, on va essayer d'en faire quelque chose. mais tu vois j'ai eu une grosse intuition sur ce truc là et comme par hasard le jour J il y a eu plein de bugs sur ce côté là ça s'est pas vu mais bon il y a toujours des bugs quelque part et tu vois c'est ce truc d'écouter Une intuition, tu le vois après, tu te dis « ah, j'aurais dû l'écouter » , mais je l'ai beaucoup fait. Si je suis honnête avec moi-même, je l'ai beaucoup fait et à chaque fois... C'est juste, en fait. C'est juste pour nous, en tout cas. Et souvent, c'est juste aussi pour nos projets et pour le monde. Donc, de devenir presque un peu animal avec nos décisions. Tu vois, si je m'écoute, même quand au début, on m'a dit « Va chercher des partenaires des entreprises » , mon corps était en rejet de ça. Alors, c'est compliqué de dire « Est-ce que c'est parce que j'ai peur ? Est-ce que c'est parce que je ne me sens pas capable ? » Mais finalement, je n'en avais pas besoin. Donc, j'aurais pu me passer ces conseils-là, tu vois, et aller juste me focaliser sur la com et remplir cette salle et faire comprendre, juste faire savoir que cet événement existait. C'était même pas le vendre, c'était juste faire savoir.
- Speaker #1
Ouf, il y a un truc qui est passé. Génial.
- Speaker #0
C'est une idée qui me vient très prosaïquement, mais quelque chose sur les flux de trésorerie. Pensez aux flux, par exemple, le fait que je n'avais pas forcément imaginé, mais que tu peux te débrouiller pour étaler les paiements, tu vois, d'une salle et commencer à vendre des préventes ou des salles, etc. Je ne l'ai pas forcément fait comme ça, mais tu peux imaginer de mieux gérer les flux de trésorerie. Moi, j'ai un mari qui a fait de la finance pendant longtemps et qui m'a dit, gère tes flux de trésorerie. Merci beaucoup. Quoi ? Mais tu vois, pardon, ça pète. Non, mais c'est vrai qu'en fait, c'est des choses où je me dis, j'aurais peut-être même pas eu besoin de libérer mon compte à terme, un de mes comptes à terme, si, tu vois, j'avais mieux pensé ce truc-là dès le départ. Et je pense qu'on peut imaginer des choses comme ça. Moi, j'avais fait, dans un autre projet de jeu, j'avais fait du financement participatif. Je ne sais pas si tu as envie qu'on en parle ou pas, mais c'est... Si, tout à fait,
- Speaker #1
c'est intéressant.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Ce que tu veux dire par cette expérience de crowdfunding, c'est que tu aurais pu déjà d'une part organiser potentiellement des préventes avec un crowdfunding en avance ou en tout cas quelque chose comme ça qui permettait quand même déjà d'engager la communauté de femmes et commencer à la créer. Donc c'est vrai que ça aurait été une option possible en termes de modèle économique. Mais ce que tu dis aussi surtout, c'est que tu aurais pu potentiellement structurer mieux les choses sur le plan financier, mieux structurer, mieux préparer ta trésorerie. pour être très transparente sur ces questions-là par rapport aux auditrices qui nous écoutent, tu as une activité qui fonctionne, donc une activité où tu vends quand même des prestations non commerciales. Et donc, c'est vrai que du coup, quand tu organises un événement de cette ampleur-là, tu n'as pas forcément la trésor qui correspond à ça au départ. Donc, effectivement, ça veut dire que tu as un besoin de transformation de ton activité, de structuration de ton activité de ce point de vue-là aussi, notamment pour ne pas te retrouver dans des situations compliquées où tu ne vas pas te payer. par exemple, où tu ne vas pas te rémunérer. Et ça, effectivement, je trouve que c'est une bonne pratique à relayer parce que c'est vrai que dans des gros événements comme ça, et même pas que, dans la production d'un film, ou même des fois le lancement d'un livre, ou plein de choses, on n'y pense pas forcément, mais c'est des gros projets, quand même, qui vont forcément venir accélérer ou mettre en lumière les fragilités, ou en tout cas les endroits où il y a un manque de structure, un manque de fondation, un manque de... de charpente, quoi, quelque part. Et je trouve que c'est important d'en parler, effectivement. Prendre des risques, c'est important. Mais aussi, d'un autre côté, c'est bien aussi de pouvoir être soutenu, notamment sur ces points-là, si on n'a pas envie de se retrouver dans des situations compliquées, des difficultés financières.
- Speaker #0
Oui, oui. Et puis, c'est vrai que, comme tu dis, le risque, il y a une partie de subjectif, parce qu'en réalité, j'avais un autre compte à terre. Enfin, je ne dis pas... Je ne risquais pas de me retrouver en banqueroute à cause de ce projet non plus. Ça aurait pu mettre en une situation désagréable, délicate, mais ça ne mettait pas en péril mon entreprise non plus. Et ça, c'est quand même important de le dire, parce que le but, c'est pas d'inciter les gens à faire n'importe quoi. Et d'ailleurs, il y avait le jour J, un très beau texte stand-up poétique de Violaine. manière sur l'équilibre entre passion et raison et ça m'a beaucoup parlé même sur le plan financier c'est pour ça que j'ai eu envie de faire une place un peu au dernier moment parce que je me suis souvent dit ok c'est un truc important quand même que j'ai pas mentionné mais ok tu y vas quand même tu y vas toute seule enfin tu produis intégralement mais du coup tu dois quand même vouloir la structure de coups et te focaliser sur l'essentiel et clairement tu vois au début je voulais faire un film presque hollywoodien à partir de l'événement ça on a laissé tomber les décors on a laissé tomber tout ce qui n'était pas totalement purement essentiel ou tout ce qui était j'ai revu toutes les parties prenantes pour voir, pour optimiser les coûts donc ça c'est quand même ça fait partie de la partie raison et je pense que cet équilibre raison passion sur le côté financement d'un projet est très important est-ce que je ne me mets pas trop en danger quand même financièrement est-ce que je Tchuuuuuuuus J'agis aussi sur les coûts pour être fidèle à la vision, à l'essence du projet, mais tout le reste est accessoire et on verra plus tard. Et ça, je pense que c'est une façon intéressante, effectivement, sur les flux. Oui, faire des préventes, négocier avec la salle, un étalement, pour que, quelque part, tout ce qu'on pense assez naturellement, c'est des choses qu'on peut imaginer dans des événements comme ça. et le crowdfunding ça peut fonctionner j'ai re-regardé j'avais créé un jeu qui existe toujours d'ailleurs qui s'appelle Crazy Happy Game et on avait financé la création vraiment la fabrication du jeu avec une campagne de 5000 euros en deux mois on avait vendu plus de 250 jeux et voilà et c'était financé ça a permis de avancer ces 5000 euros là donc il y a plein de choses qui peuvent fonctionner et qui tu peux tester et quand tu es esti. Tu connais ça bien mieux que moi, mais on peut tester des choses.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On peut reparler juste du modèle économique de l'événement parce que tu disais qu'il y avait plusieurs niveaux de prix, justement. Comment est-ce que tu en es arrivé à cette décision de proposer plusieurs niveaux de prix ? Est-ce que ça a été justement pour des questions de rentabilité ? Est-ce que tu avais plutôt envie de donner différentes expériences au public ? Comment tu as réfléchi les choses ?
- Speaker #0
Je me suis inspirée de ce qui se faisait dans des journées comme ça, tu vois, des journées au grand rêve, des journées dans les théâtres, même le Bliss Show, etc. C'est-à-dire qu'il y a toujours, dans les théâtres, c'est pas comme, je sais pas, quand tu fais, t'as des forums L-Actives ou des forums... Déjà, c'est très différent. On est vraiment dans une journée très, très expérientielle, mais là, dans les théâtres, il y a toujours des niveaux liés au placement. Donc déjà, ça, j'ai intégré ça dès le départ. Et puis aussi, il y a eu une expérience, donc tu vois, VIP entre guillemets, je n'aime pas trop ce terme VIP, parce que tout le monde est VIP, mais en tout cas, avec une soirée networking après, qui est quelque chose que j'ai envie de développer encore mieux pour une prochaine édition, parce que là, c'est simplement se retrouver. C'était très chouette de pouvoir échanger avec les intervenantes, etc. déjà. et puis Mais je pense que ça mérite d'être encore un peu plus structuré. Mais en tout cas, ça, c'était effectivement un peu plus cher. C'est normal, parce qu'il y a une expérience différente. Donc, ça s'est fait assez naturellement. Mais après, c'est toujours une question très compliquée. Le pricing, comment tu prices ce genre de choses ? C'est une expérience qui est unique. En même temps, je voulais que ça reste quand même accessible. Et en même temps, s'embrader l'expérience et s'embrader tout le travail que ça représente. présente et ce lieu magnifique et tout ça. C'est un sujet qui n'est pas évident pour moi. Faire du benchmark et regarder ce que les autres font, c'est quand même toujours une bonne idée pour ne pas être trop décalé par rapport à ça. Puis après, avoir des tarifs early bird qui sont intéressants, je trouve que c'est une bonne idée parce que ça incite à avoir les meilleures places au meilleur prix. voilà t'as de la last minute pareil et puis de temps en temps t'as un truc Noël et tout enfin bon c'est jouer avec ça tu vois c'était assez nouveau cette partie là pour moi mais j'ai jonglé comme j'ai pu en faisant des choses qui me semblaient avoir du sens et je pense qu'on n'était pas très loin finalement je me dis que c'était plutôt pas trop mal je pense que je vais pas être très très loin de ça pour la suite il y a des ajustements certainement mais et... Oui, je pense que c'est intéressant, les différents niveaux de prix et d'expérience.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Donc, c'est vraiment quelque chose que tu t'es dit, je vais expérimenter, je n'ai pas d'a priori dessus, je vais voir comment ça prend. Et puis, au pire...
- Speaker #0
J'étais une année d'apprentissage, là. Franchement, j'ai beaucoup appris. Et il faut accepter aussi de se tromper. Et de... Bon, le prix, tu ne peux pas complètement le changer. C'est un truc, une fois que tu l'as posé, c'est compliqué, mais... Bon, voilà, moi je me suis dit, on expérimente, et c'est une première édition, et je m'autorise aussi à... De toute façon, je me suis autorisée à échouer, parce que tu peux pas ne pas t'autoriser à échouer dans un truc comme ça. De toute façon, peut-être que ça... Ça serait jamais un échec total. Ça serait un... Voilà, ça pouvait pas être un échec total, mais clairement, on aurait pu être 200 dans la salle, et ça aurait fait drôle, tu vois. Et en même temps, ça aurait été une première édition, voilà. Ça aurait été une première, ça aurait été une première édition. C'est vrai que la salle était très grande pour... Tu vois ? Dans une si grande salle, ça se voit vraiment beaucoup si on est très peu. Mais ce n'est pas grave. Oui, ça aurait été une première édition. Oui, j'aurais dit que c'était une première. Et on sera plus l'année prochaine. Et c'est très bien. Et là, en vrai, on peut être encore un peu plus. De toute façon, il y a encore un peu de marge pour être encore un peu plus nombreuse. Donc, c'est génial. Et maintenant, tout le monde dit, moi, je reviens avec ma soeur, mes copines, mes collègues, etc. Donc là, je ne sais pas. Peut-être qu'on ne va même pas tenir, tu vois. On verra.
- Speaker #1
Donc j'ai de refuser du monde à l'entrée. Il y a un mot qui me vient aussi dans l'expérience que tu nous as racontée, c'est le mot transformation. Parce que j'imagine que tu n'étais pas la même Sarah quand tu as démarré ton aventure et aujourd'hui. Donc qu'est-ce que tu dirais que cette transformation t'a apporté ? Qui est-ce que tu es devenue aujourd'hui, du fait d'avoir vécu cette première expérience ?
- Speaker #0
Je suis devenue une incarnation du potentiel illimité. Tu vois ? C'est pas rien ça quand même. Pour moi, je me suis prouvée à moi-même que tout était possible. Et ça, je sais que quels que soient les défis que j'aurais à traverser dans la vie, ce truc-là... Ça s'est ancré, tu vois. Et ça ne veut pas dire que par moment, ça ne sera pas challengé, qu'il faudra aller le nourrir à nouveau. Mais tu vois, c'est ce truc-là. J'ai l'impression que c'est comme si j'avais été tamponné le jour de l'événement en me disant, OK, voilà, tout est possible. Et ce n'est pas parce qu'il y a des obstacles. C'est parce que cette foi dont on parle, cette confiance, elle est encore plus ancrée. Il y a encore du chemin sur plein de trucs. Je suis en chemin comme nous toutes. On est toutes en chemin. Mais ça, il y a quelque chose qui s'est transformé de la théorie du tout est possible à la réalité de ensemble tout est possible. D'ailleurs, parce que pour moi, le tout est possible, il est vraiment ensemble. Parce que si on essaye de faire tout tout seul, où on s'épuise, où tu vois, c'est compliqué. Et moi, c'est ça que j'ai vécu là. Ce truc-là, je n'aurais pas pu le faire toute seule. Évidemment, j'ai apporté plein de choses dans ce projet, la vision, l'énergie, etc. Mais quand même, à la fin, c'est une réussite collective. Et donc, ce « ensemble, tout est possible » , maintenant, il est gravé. Je pense qu'il est gravé dans mon ADN. Je ne sais pas si ça doit être... Et ça, c'est le gros, gros de la transformation. Et après, il y a quelque chose d'autre. Merci. Cette espèce de libération à nouveau que je ressens à créer. Tu vois, j'avais cette espèce de... Ouais, je ne sais pas pourquoi, effectivement, je ne m'autorisais pas à créer à nouveau. Et là, alors là, j'ai des tonnes d'idées, j'ai des tonnes d'envie. Je dois même me dire... Attends, vas-y tranquillement, parce que tu as aussi deux enfants, une famille, un mari et plein de choses. Mais cette autorisation-là, à être dans la joie de créer justement c'est quelque chose qui est complètement revenu et de me dire si t'as envie de le créer c'est que c'est juste d'une façon ou d'une autre donc vas-y trouve ton calendrier fais ce que tu veux mais il
- Speaker #1
y a ça je pense que c'est vraiment transformé si la vie t'a choisi pour le faire c'est que tu pouvais porter un tel projet aussi oui
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est drôle que tu utilises cette expression parce qu'effectivement, moi, j'ai eu le sentiment d'être au service de ce projet. Tu sais, c'est comme dans le livre d'Elisabeth Gilbert, comme par magie, où elle dit qu'il y a les idées, elles nous choisissent. Et puis, si on ne les matérialise pas, elles vont aller prendre quelqu'un d'autre. Il y a ce truc-là. Et effectivement, moi, j'ai eu ce sentiment que le projet m'appelait, me choisissait. C'était un peu ma mission de me mettre au service de ce projet-là, même si le chemin n'était pas de tout repos, clairement. C'est sûr. Mais oui, je trouve ça très beau en même temps de se dire qu'un projet nous choisit parce qu'on est la bonne personne, mais en tout cas une bonne personne pour mener à bien ce projet. Donc c'est chouette et je pense qu'on a tous des appels comme ça régulièrement. Et un des buts d'ailleurs de l'événement, comme tu dis, il y a une grosse résonance entre ce que j'ai vécu et ce que j'ai envie de faire vivre aussi aux femmes. Ce truc-là, c'est pour ça qu'on a mis du breastwork. J'ai eu envie qu'il y ait une séance de breastwork. Je sais qu'elle a créé des gros... chez certaines, des gros déclics. Et je pense qu'il y a eu des appels ce jour-là qui m'ont été entendus. Et c'était un des objectifs de permettre ce temps où tout ensemble on reçoit des appels. Je trouvais ça trop chouette.
- Speaker #1
C'est top. J'ai une dernière question avant de te proposer de conclure. Juste la toute petite question, c'est je sens effectivement que ce projet-là, tu l'as pensé comme quelque chose... d'à côté, quelque chose d'assez à part finalement par rapport à ton activité, toi, de consultante, de coach, d'autrice, etc. Et du coup, la question c'est, est-ce que ça a été une volonté dès le départ et donc c'est resté comme tel ? Ou est-ce que tu sens qu'aujourd'hui, il y a eu des répercussions, des retombées sur ton activité, peut-être d'autres opportunités qui se sont ouvertes, même si au départ, ce n'était pas le but de promouvoir ton activité ? Est-ce que tu sens quand même qu'il y a eu des retombées, des effets pour ton activité à côté ?
- Speaker #0
C'est vrai que c'était assez déconnecté pour moi. C'était un truc à part, une création à part. Maintenant, ce qui est en train de se profiler, c'est que c'est en train de devenir un pilier, un nouveau pilier dans mon activité. Et moi, j'aime bien l'idée d'avoir plusieurs piliers.
- Speaker #1
ça aide à la robustesse de notre activité et on a besoin de robustesse j'adore que tu parles de ce mot parce que j'ai deux intervenantes qui m'ont parlé de robustesse justement précédemment dans le podcast c'est un mot qui me parle beaucoup je vais bientôt co-animer
- Speaker #0
un webinaire avec Olivier Hamon sur la robustesse et puissance et donc on va chacun apporter notre vision Moi, c'est un mot qui me parle beaucoup. Et chez les femmes en particulier, je trouve qu'on a tendance à créer parfois des choses qui manquent de robustesse. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est quelque chose que j'observe. Et donc, je me dis, c'est important. Et ce pilier, tu vois, tout ce que je fais en entreprise, des programmes avec tout un collectif d'intervenants, des conférences, etc. C'est finalement assez... C'est à la fois lié et assez déconnecté. j'ai pas vu trop de liens énormes mais ce que j'ai vu par rapport à mon activité c'est un nouveau pilier se créer et soutenir aussi tout le reste et se nourrir du reste et ça pour moi c'est hyper précieux je savais pas exactement quoi attendre de tout ça mais ce que je vois là c'est que les femmes me disent dès le soir même elles me disaient c'est quand la prochaine édition ? j'étais là tu sais comme une femme qui vient d'accoucher à qui on dit je leur ai dit à tous cette image là Merci. C'est comme quand tu viens d'accoucher et qu'on te dit c'est quand tu fais le deuxième, t'es pas là-dedans tout de suite. Mais en fait, dès le lendemain, évidemment, dès le lendemain, je dis là, mais évidemment, évidemment, on va continuer. C'est quand qu'on y retourne. Voilà, oui. Là, je n'ai pas retrouvé encore cette énergie. Je suis à le grand excès. Je n'ai pas encore retrouvé. On est accro. Ça rend un peu accro, cette énergie-là. je sais pas, peut-être que je vais la retrouver au concert de Céline Dion, on va voir, mais je sais pas mais en tout cas, c'est vrai que cette envie effectivement d'y retourner et moi je l'ai ressenti, les femmes qui étaient là l'ont ressenti, cette envie de se connecter de se voir dans la vraie vie, de créer des ponts, de s'entraider, de se connecter entre nous ça je l'ai ressenti très très fort et donc c'est le début d'un nouveau pilier, les autres vont continuer à exister aussi et ils m'apportent aussi et... Beaucoup de joie et de sécurité sur certains aspects. C'est très bien. Mais en tout cas, moi, je trouve qu'avoir plusieurs piliers, c'est quand même important pour avoir une maison qui tient la route. Voilà.
- Speaker #1
On est bien d'accord. Et comme tu le dis, qui tu deviens au bout, finalement, ça va te servir dans tous les autres piliers, que ce soit ton activité, ta vie personnelle. Bien sûr.
- Speaker #0
Bien sûr. Et tu vois, peut-être qu'il y aura des liens plus clairs qui vont se faire. Mes clients, j'ai invité pas mal de mes clients d'entreprise. Il y en a qui m'ont dit, ah, mais oui, ça serait génial qu'on fasse ça avec tous nos collaborateurs et tout. J'ai dit, mais oui, mais carrément. Mais c'est des graines semées qui vont mettre du temps à peut-être agir. Mais oui, moi, je pense qu'il peut y avoir des liens. Ce genre d'événement pour des entreprises qui ont besoin plus que jamais de créer le sentiment d'appartenance, de remotiver les gens, de recréer de l'énergie. de donner, d'inspirer, etc. Ça aurait beaucoup de sens aussi. Mais ça viendra. Ça viendra au moment voulu.
- Speaker #1
C'est sûr. C'est sûr. J'ai une dernière, dernière question et après, on conclut. Avec l'invité précédente, dans le précédent épisode, elle me parlait de la notion d'impact, justement, après un événement comme ça. Elle, elle organise des sommets en ligne. Et pareil, ça reste très compliqué de se rendre compte de l'impact que ça a vraiment. Est-ce que toi, tu as mis des choses en place pour aller récupérer, pour aller avoir des témoignages peut-être, ou même sentir un peu l'impact ? Ou est-ce que pour l'instant, c'est complètement flou pour toi et c'est complètement OK ?
- Speaker #0
Alors écoute, en fait, moi l'impact déjà, il y a eu, ce que je te disais, des centaines et centaines de messages. Et honnêtement, je ne m'attendais pas autant. Il y a eu des centaines de... Je ne sais pas combien, mais énormément de personnes qui ont posté spontanément sur les réseaux. Je ne m'attendais pas du tout à ça. En réalité, moi, quand je vois un événement, je ne fais pas forcément un post d'hyperambique après ça. Donc, il y a eu sur Insta, sur LinkedIn, un nombre de gens qui ont fait des montages vidéo, des trucs. Alors que moi, je n'avais toujours pas de montage vidéo sur l'événement, tu vois. J'ai un peu halluciné de tout ça. Donc, j'ai capté, j'ai pris un gros, j'ai créé un PowerPoint avec... 250 pages où j'ai collé tous les verbatims parce que déjà ça me fait du bien et puis parce que maintenant je vais pouvoir analyser tout ça. Pour moi déjà il y avait un impact sur le moment qui était sûr et certain. Après ce qui m'a intéressée c'est de voir aussi l'après, les idées qu'il gère etc. Donc là j'ai envoyé un questionnaire pour savoir ce que les gens avaient apprécié. Je me suis d'ailleurs dit que j'avais... peut-être pas posé la question de l'impact, ce sera apprentissage pour une prochaine fois, de façon encore plus claire, tu vois. Mais peut-être qu'à un moment, je la poserai parce que l'impact, il n'est pas immédiat dans un événement comme ça. Et il peut, mais il peut y avoir des idées qui gèrent, etc. Par contre, j'ai quand même encore reçu, là, beaucoup de témoignages, même là, récemment, de « Tiens, moi, j'ai décidé de reprendre des études. Moi, je me suis dit que j'avais complètement coupé la dimension artistique dans ma vie et là, j'ai envie de la reprendre. » Tu vois, plein de témoignages concrets qui montrent qu'il s'est passé un déclic pour beaucoup de personnes. Alors évidemment, certainement pas tout le monde de façon, en tout cas pas de la même façon. Chacune son rythme de toute façon. Mais j'ai le sentiment que l'impact, c'était au rendez-vous par tous ces signaux qui sont arrivés de plein de façons. Et des résultats de ce questionnaire-là aussi, qui est extraordinaire, où je ne m'attendais pas d'ailleurs à ce qu'autant de personnes répondent au questionnaire. J'ai rien de temps pour un questionnaire, ça saoule tout le monde. Mais là, énormément de retours et d'idées pour la suite, qu'il va falloir 15 prochaines éditions pour satisfaire tout le monde, je pense. Mais donc, oui, pour moi, il y a un engagement, il y a un impact qui est quand même important. Et franchement, j'en rêvais, mais le voir que ça se matérialise pour les gens. que les femmes osent des choses, que les femmes changent des choses, changent parfois une trajectoire ou une habitude ou quelque chose dans leur vie. C'est quand même hyper précieux. Mais je ne peux pas te dire, 90% des femmes ont changé un élément essentiel de leur vie suite à cet événement. Je n'ai pas ces statistiques aussi précises et finalement, sont-elles vraiment nécessaires ? Mais oui, je pense que l'impact est là. En tout cas, largement, suffisamment pour que je me dise que ça vaut le coup. de continuer de nourrir et de faire la constellation potentielle limitée de la faire grandir.
- Speaker #1
Pour conclure, qu'est-ce que tu aurais envie de dire à des femmes qui se demandent si elles devraient se lancer dans la production d'événements ou dans des choses de très grande ampleur comme ça ou d'une idée qu'elles ont depuis des années et qui les dépasse un peu où elles se disent non mais je ne suis pas tout à fait prête. Qu'est-ce que tu as envie de leur dire ?
- Speaker #0
Vous ne serez jamais prêtes. Vous ne serez jamais prêtes. Voilà, il y a un côté où on n'est jamais prêt. Finalement, on apprend en faisant. Et voilà, évidemment, le but, c'est... J'aime bien cette idée de sauter en parachute. Dans la vraie vie, je ne suis pas sûre que je le ferai un jour, vraiment sauter en parachute. Mais symboliquement, il y a des moments dans la vie où je pense qu'il faut se lancer si on a Si on sent qu'on a vraiment très envie de le faire, c'est quand même ça à la fin, c'est l'envie. Est-ce qu'il y a l'envie ou il n'y a pas l'envie, tu vois ? C'est ça. Mais quand on a très envie de faire quelque chose et que ça ne nous met pas non plus en danger, il y a des peurs, c'est normal, il y a des histoires qu'on se raconte, il y a quand même des risques, évidemment. Mais n'attendez pas d'être prête. C'est surtout ça que j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Ok, génial. Je trouve que c'est une super conclusion. Sarah, où est-ce qu'on peut aller pour découvrir ton travail, pour découvrir ce que tu fais, et peut-être pour s'inscrire à la prochaine édition de Potentiel Illimité ?
- Speaker #0
Alors, on peut aller sur sarahalar.com, tout simplement, et aussi sur potentiel-illimité.com, parce que pour le moment, il y a les infos de la première édition, mais on peut déjà s'inscrire pour être sûr de ne pas manquer les infos et le lancement de la prochaine. Et donc là, ça sera annoncé bientôt, en temps voulu, mais quand même, on va se laisser un peu de temps pour préparer la suite. mais bien sûr que l'aventure va continuer yes,
- Speaker #1
génial on mettra les liens en description merci beaucoup Sarah d'être venue témoigner dans le podcast la joie de créer et puis à très vite merci beaucoup,
- Speaker #0
à très vite