- Speaker #0
Hello et bienvenue dans la lecture obscure, le podcast où le tarot rencontre le business sans détour. Je suis Gaëtan Balester, tarologue et j'aide les pros du bien-être à communiquer pour atteindre les clients qui ont vraiment besoin d'eau. Carte bien-être stratégie, tout ce que les pros de l'ésotérisme n'osent pas dire à voix haute. Si tu construis ta pratique ou si tu veux la faire grandir, tu es exactement où il faut. Bienvenue tout le monde, vous êtes dans la lecture obscure et aujourd'hui je suis accompagné d'une voix que vous allez peut-être reconnaître et d'un visage que vous allez reconnaître si vous êtes sur YouTube. Elle est déjà venue sur ce podcast, c'est d'ailleurs l'un des épisodes les plus écoutés de cette émission. Caro, Caro et le tarot, Caro Gagé, je te réinvite parce qu'on a tellement rigolé lors de notre précédent enregistrement et aussi dans les coulisses après l'enregistrement. qu'il fallait qu'on ait de nouveau un échange, on avait trouvé le bon prétexte, tu as sorti ton jeu, ton premier jeu. Caro, est-ce que tu peux te présenter et présenter ton jeu ?
- Speaker #1
Eh bien, bonjour Gaëtan, bonjour à tous et à toutes. Déjà, une première question qui va être, te paraître très bizarre et que j'aurais dû te poser avant qu'on commence à enregistrer, est-ce que tu entends mon ventilo qui marche ?
- Speaker #0
Non, je ne l'entends pas, mais c'est vrai qu'on est en... mois de juillet, déjà le 7 juillet. 7-7, très beau chiffre, nombre, n'est-ce pas ? Et il fait chaud partout en France. C'est la canicule, on ne parle que de ça. Même en Normandie. Voilà, que ce soit dans le sud ou dans le nord, on brûle.
- Speaker #1
Je dis ça parce que je suis en Normandie, ce n'est pas une attaque gratuite sur la Normandie.
- Speaker #0
Mais, oh là là, ça va être long. Donc, le ventilateur, on ne l'entend pas. Ne t'inquiète pas. pas. Mais du coup, Caro, ton jeu.
- Speaker #1
Oui, revenons à nos moutons. Donc, du coup, j'ai créé mon premier jeu, là, il y a un mois, quoi. Il y a un mois et demi, ce projet n'existait pas, et aujourd'hui, j'ai fait plein de pré-vente de ce projet, donc c'est complètement fou, et c'est un oracle qui s'appelle l'oracle Bim Bam, et en fait, j'avais envie de faire un oracle qui parle comme moi, et qui utilise des expressions que moi, j'utilise. souvent, j'avais envie que ce soit un oracle cash, droit au but, et qui ne soit pas dans tous ces trucs un petit peu éthérés et trop mignons de tuer le soleil.
- Speaker #0
La paix sur ton cœur, l'élève ton âme.
- Speaker #1
C'est ça, lâche prise, la guérison et ce pas dans l'amour. C'est très bien aussi ces jeux,
- Speaker #0
mais ça ne te ressemble pas.
- Speaker #1
Ça ne me ressemble pas, ce ne sont pas des jeux que... que j'utilise, j'ai beaucoup de mal avec les... C'est marrant parce que j'ai beaucoup de mal avec les oracles à messages et j'ai fait quoi ? Un oracle à messages. Donc voilà. Mais ce sont des messages, comme je te disais, qui sont plutôt cash et tout ça. Donc en fait, il y a un côté qui est très bim-bam dans cet oracle, en mode, si tu ne veux pas savoir, il ne faut pas demander. Mais il y a aussi un côté très empouvoirant, parce que ça, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et qui fait partie de ma vie et de ma pratique. Voilà ce que je peux te dire pour l'instant.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que je fais le rapprochement en même temps que ton compte, c'est Caro et le tarot.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mon compte, c'est Lecture Obscure Tarot. Et nos premiers jeux, c'est des oracles.
- Speaker #1
Est-ce que c'est parce que se confronter à faire en premier un tarot paraît une grande montagne ? Je ne sais pas, peut-être. Moi, ça me paraissait assez énorme. Je ne suis pas sûre que j'aurais pu me lancer direct sur un tarot.
- Speaker #0
Je crois qu'il y a de ça. Alors, pour le coup, moi, mon jeu, c'est un hybride. Donc, j'avais déjà l'envie de créer les arcades majeurs. Mais où je me suis beaucoup régalé quand même aussi, c'est dans la partie oracle. Donc, je pense que c'est intéressant aussi de se dire, est-ce que les tarologues, au fond, ce n'est pas des amoureux d'oracle inavoués ?
- Speaker #1
Alors, dans mon cas, non. Sauf concernant mon oracle. Voilà. Mais est-ce que c'est une réponse de tarologue ou une réponse de meuf égocentrique ? Je laisse chacun en juger.
- Speaker #0
Je vais donner la réponse parce que je ne suis pas un amateur d'oracle, sauf de mon oracle. Donc, c'est une réponse de tarologue.
- Speaker #1
Ou ça se trouve, on a tous les deux un égo de ouf, mais on n'a pas envie de le dire.
- Speaker #0
Vous nous direz en commentaire. Est-ce qu'on a l'air d'avoir des égos de ouf ? mais... Avant de trancher, de répondre en commentaire... On va d'abord commencer avec un jeu. Caro, j'ai une série de questions où tu vas pouvoir répondre en vrai ou faux, mais tu n'as pas le droit d'argumenter.
- Speaker #1
Une certaine forme de torture pour moi, mais allons-y.
- Speaker #0
Alors, commençons avec la question numéro 1. Créer un oracle prend moins de trois mois.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Question numéro 2. Le plus difficile est de trouver les illustrations.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Numéro 3. Un éditeur peut-il demander de supprimer plusieurs cartes avant la publication ?
- Speaker #1
Je n'ai pas le droit de parler, mais je dirais faux. Ça dépend qui édite.
- Speaker #0
Question numéro 4. Le nom du jeu est souvent trouvé avant les cartes ?
- Speaker #1
Vrai. Pardon, je mets trois plombes, mais parce que je réfléchis en même temps. Les questions ne sont pas si simples.
- Speaker #0
Ensuite, il existe des personnes dont le métier consiste uniquement à relire les livrets d'oracles.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Un jeu peut mettre plus de deux ans avant d'arriver en librairie.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
OK. Et on a aussi la question, les auteurs parlent parfois à leur carte pendant la création.
- Speaker #1
vrai,
- Speaker #0
même après d'ailleurs je n'étais pas là mais voilà je savais déjà la réponse que tu allais donner on continue parce que j'ai d'autres questions il va être un peu long cet épisode mais on va s'amuser ok un créateur d'oracle doit-il avoir une pratique spirituelle ? faux une belle illustration est plus parlante que le message de la carte
- Speaker #1
Ah, punaise, il n'y a pas la case, ça dépend. Je vais parler pour mon oracle, faux.
- Speaker #0
Il faut parfois supprimer une carte qu'on adore pour améliorer le jeu.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Il me semble d'ailleurs que c'est quelque chose que tu veux faire.
- Speaker #1
Comme dirait Stephen King, il dit « Tuez vos chéris » . Au sens littéraire, pas au sens propre.
- Speaker #0
Il y a d'autres auteurs, artistes qui tiennent ce genre de discours, mais ceux-là, on ne les citera pas. Donc, j'ai cinq questions encore.
- Speaker #1
Oui, vas-y.
- Speaker #0
On sait dès le début à quoi ressemblera le jeu final.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Le livret est plus difficile à écrire que les cartes.
- Speaker #1
Faux, surtout quand il n'y a pas de livret.
- Speaker #0
On ne termine jamais vraiment un oracle, on décide simplement qu'il est prêt à être publié.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Elles sont bien mes questions.
- Speaker #1
Elles sont très bien, mais elles demandent du développement.
- Speaker #0
On y vient, on y vient. Alors, les deux dernières, avoir beaucoup d'abonnés sur les réseaux sociaux garantit de bonnes ventes.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Les dédicaces et les salons permettent souvent de vendre plus que les campagnes publicitaires.
- Speaker #1
C'est un truc que je projette, mais je dirais vrai.
- Speaker #0
Ok. Merci. Merci de t'être prêtée au jeu.
- Speaker #1
Merci de m'avoir invitée dans ton podcast. C'était vraiment super. J'ai adoré cet échange. J'espère que vraiment, ça va apporter de la valeur aux gens.
- Speaker #0
Je suis persuadée. On vous taquine. D'ailleurs, c'est que le début parce que maintenant, on va prendre le temps de développer plus ou moins parce que certaines, peut-être qu'elles ne se tromperont pas qu'on développe. Caro vous aura juste dit vrai et c'est tout.
- Speaker #1
Tu appelles de mes réponses ou pas parce qu'elles peuvent changer maintenant ?
- Speaker #0
Ce sera aux auditeurs de retourner au début de l'épisode pour voir si tu es congruente. Donc, Caro, la première question que je t'ai posée, c'est créer un oracle prend moins de trois mois. C'est une affirmation. Et je dis que c'était vrai. Tu as dit que c'était vrai et je ne suis pas du tout d'accord avec toi, mais vas-y.
- Speaker #1
Alors, en fait… Ça dépend de à quel moment... Alors, je ne sais pas, si vous entendez quelqu'un qui a l'air en souffrance derrière moi, c'est mon fils qui joue à Mario Kart. Voilà, c'est ce que je l'entends.
- Speaker #0
Il y a pire comme souffrance. Voilà.
- Speaker #1
Mais non, mais si vous entendez un enfant râler, c'est ça. Moi, je l'entends.
- Speaker #0
On n'entend rien.
- Speaker #1
Bref, du coup, en fait, je pense que ça dépend le moment où tu bases le début de ta création. Si moi, je pense à la première fois où j'ai pensé à l'idée pour mon oracle, Il m'a fallu beaucoup plus de trois mois. Si je pense au moment où je me suis mise dessus, il m'a fallu moins de trois mois. En fait, c'est un oracle auquel je pensais depuis très longtemps. J'en avais parlé à ma copine Célie, Célie Adamsic, qui d'ailleurs a créé, a écrit le tarot du folklore normand, qui au moment où on enregistre, va être édité au Salon des Arcanes et au moment où l'épisode va sortir, sera peut-être déjà sorti. Bref, et du coup, en fait, j'en avais parlé avec elle de mon idée d'oracle et tout ça. Et j'avais commencé à... prendre des notes, mais franchement, le truc, il tenait sur un bout de PQ. Mais donc, du coup, j'ai commencé à prendre des notes dessus il y a peut-être plus de six mois. Non, c'est faux. J'ai commencé à... Pardon, excuse-moi, je réfléchis. Il faudra couper les blancs. J'ai commencé à prendre des notes dessus en mars, mais je l'avais déjà dans la tête avant. Voilà.
- Speaker #0
Oui, mais c'est vrai que ça peut être... Finalement, une fois qu'on lance le processus créatif et le point final, ou le dernier coup de crayon, ou qu'importe, ça peut aller vite. Moi, je ne te rejoins pas du tout, parce que mes jeux, même si je peux avoir des moments très compulsifs, là, par exemple, depuis trois jours, je réalise trois illustrations par jour, il y a eu des phases de... d'hibernation, où j'étais incapable de toucher à mon jeu, où j'étais incapable d'illustrer, où dès que j'essayais, c'était horrible. Horrible pour moi, je parle pas, je juge pas l'illustration, je veux juste dire que pour moi c'était un mauvais moment. Et j'observe en tout cas que pour moi, un jeu a besoin d'une année pour naître. J'ai un grand temps de gestation, mais j'arrive pas à faire plus court. Et pourtant, je trouve que je suis quelqu'un d'assez précoce sur la gestation de mes jeux.
- Speaker #1
Oui, précise. Mais en fait, on ne fait pas le même travail pour moi, Gaëtan, là-dessus. Parce que toi, en fait, tu illustres. Moi, je n'illustre pas. Moi, je ne prends pas mon crayon, ma tablette pour dessiner. C'est quelque chose que je ne sais pas faire. Et je pense que c'est pour ça que je n'ai pas créé le jeu avant. Parce qu'en fait, je me disais, ben non, moi, je ne peux pas. Je peux créer un concept de jeu. Mais en fait, je ne peux pas créer le jeu. Parce que, en tout cas, je ne peux pas le créer toute seule. Parce qu'il va me falloir un illustrateur, une illustratrice. Enfin, voilà. Après, pour ce qui est du temps de création pure, dont là, on parle, pour moi, on ne parle pas du temps, de tout le temps où le projet, il vient un peu de loin en toi. Tu vois ? Je ne sais pas si c'est dans le bon ordre les mots, mais vous remettrez dans le bon ordre. Mais en fait, il est là, mais tu ne bosses pas dessus. Mais tu rêves un peu dessus de temps en temps. Tu vois, voilà. Mais après, je trouve que je ne veux pas, dans ce que je dis, faire penser qu'on peut, en claquant des doigts, en deux jours, créer un jeu qui soit cool. Peut-être que c'est possible, mais je ne sais pas. Ce n'est pas mon cas, en tout cas.
- Speaker #0
Je pense que les questions suivantes vont nous aider, justement, à comprendre l'entièreté du processus. D'ailleurs, la question qui suit, c'est le plus difficile est de trouver les illustrations. Ça va nous permettre, te permettre de parler de ton processus.
- Speaker #1
Alors pour moi, oui, c'est le plus difficile parce qu'en fait, moi, j'ai l'habitude d'écrire. J'écris depuis tellement, tellement longtemps. Dans mon entreprise, j'écris mes programmes qui mêlent tarot, coaching, def perso. J'ai été comédienne pendant plus de 20 ans et j'ai écrit des spectacles. Je continue d'ailleurs à écrire des spectacles avec ma meilleure amie. Voilà, et du coup, je suis habituée à de la création au temps long en ce qui concerne l'écriture. Mais du coup, là, dans la particularité de mon oracle, c'est que tu as une petite phrase, genre tellement relou, tu es iconique, ça pue cette histoire, tu saoules avec ça. Enfin voilà, il y a des phrases comme ça. Et en fait, moi au début, je ne pensais même pas que j'allais pouvoir l'illustrer. En fait, au début, je me suis dit que ça allait être juste la carte avec la phrase, tu vois. Mais en tout cas, c'était tellement en moi depuis longtemps, et cet oracle me ressemble tellement qu'au moment de l'écriture pure, c'est-à-dire de dire, OK, c'est quoi le concept que je veux et c'est quoi les phrases que je veux, en fait, là, il y a 63 cartes, mais à la base, j'avais plus d'une centaine de phrases. Donc, ça, c'était presque le plus court. Tu vois, ça, c'est allé assez vite. Mais parce que ça faisait longtemps que j'y pensais. Et après, choisir les illustrations, ça, ça a été autre chose. Parce que déjà, il a fallu que je fasse le chemin de me dire non mais je ne vais pas faire juste une carte avec une... J'ai envie que ce soit un peu plus vivant que ça. J'avais envie aussi qu'il y ait des illustrations finalement. Oui,
- Speaker #0
pas juste laisser une phrase sur une carte. C'est ça. Ce qui peut se faire. Moi, j'ai le jeu adapté du best-seller Le Secret où ce sont des phrases dessus. et que j'utilise notamment lors des bulles sonores que j'organise. Et ça parle énormément aux personnes qui y participent. Mais c'est vrai que je pense que quand on a une certaine appétence pour la carte Mansi, il y a un rapport au visuel aussi.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et en plus, tu vois, moi, au début, l'idée, c'était de faire, tu sais, ces petits oracles rectangulaires là, où tu as juste une phrase comme ça, tu vois, entre les toutes petites cartes rectangulaires. Et après, je me suis dit, non, tu ne vas pas faire ça. Tu n'utilises jamais ces oracles-là. Ce n'est pas du tout un style de jeu que j'utilise et que j'aime bien utiliser, tu vois. Donc, effectivement, tu as raison, l'illustration, ça ajoute quelque chose. Et le fait de passer par la case, je mets des illustrations. Pour certaines cartes, en fait, ça approfondit mon interprétation. Et pendant que j'étais en période de pré-vente du jeu, j'avais énormément de tirages sur Insta, où j'avais mis une boîte à questions. J'ai eu une quarantaine de questions. Donc, j'ai testé l'oracle. sur Insta, sur plus d'une quarantaine de questions, en plus avec mes copines et tout, en fait, je vois que l'illustration me permettait aussi d'aller plus loin dans mes interprétations.
- Speaker #0
Ça nous permet d'enchaîner avec la question suivante qui est « Il faut parfois supprimer une carte qu'on adore pour améliorer le jeu. » Tu as répondu « Vrai » . Et je sais qu'il y a une carte que tu n'as pas forcément supprimée, mais que tu as dû grandement modifier. Est-ce que tu peux en parler ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà, il y a eu des cartes que j'aimais bien, des phrases que j'aimais bien et que j'ai supprimées, parce que ce n'étaient pas des phrases de moi. C'était des phrases que j'avais entendues ou quoi. Donc, en fait, tu vois, genre le « c'est pas faux » de Kaamelott, ça, j'aurais trop kiffé que ce soit dedans, mais je me suis dit, non, en fait, ce n'est pas une phrase de moi. Je ne me sentais pas à le droit de reprendre quelque chose qui n'était pas de moi. Et du coup… là, la carte en question, mais attends, je peux peut-être la montrer parce que j'ai l'ancienne version avec moi. Je peux peut-être la montrer à l'écran pour les gens qui sont, je ne sais pas, tu vois bien.
- Speaker #0
Tu es iconique, on la voit très bien avec cette madone.
- Speaker #1
Et en fait, du coup, moi, j'avais envie à la base, donc quand j'ai dit tu es iconique, parce que je l'ai dit, il y a un côté hyper empouvoirant dans mon jeu. Et tu vois, des fois, on fait des trucs où vraiment on déchire tellement et j'avais envie que la personne, elle puisse avoir En fait, une carte où il y a écrit « Tu es iconique » , il y a une carte où il y a écrit « Tu gères de ouf » . Enfin, voilà. Et quand est venu le moment… C'est la toute première carte dont j'ai créé l'illustration. Et en fait, j'ai créé cette illustration parce que…
- Speaker #0
Quand tu dis « J'ai créé l'illustration » , est-ce que tu peux développer ?
- Speaker #1
Oui, je peux. En fait, comment j'ai créé ? Moi, je travaille sur Canva pour… Je ne sais pas si tout le monde dit Canva ou Canva, peu importe. Voilà.
- Speaker #0
Moi, je dis Canva, mais…
- Speaker #1
Tu vois, j'ai senti que tu disais, ce n'est pas comme ça qu'on dit. Donc, je suis allée sur Canva, qui est pour les gens qui ne savent pas, un logiciel sur lequel tu peux en fait créer des PDF, des illustrations, des affiches et tout ça. Enfin voilà, tu peux faire ta petite sauce avec Canva. Et du coup, je suis allée dessus. J'ai rentré mes images. Pardon, mes textes. Enfin voilà, j'ai pris les textes un par un et je me suis dit, quelle image j'aimerais bien, à mon avis, collerait bien à cette phrase. Une fois que j'ai fait tout ça, il y a eu un moment où la toute dernière carte du jeu que j'ai créée, c'était une photo et je n'avais que des illustrations en fait. Donc, c'était des illustrations qui sont libres de droit sur Canva. Et du coup... J'avais pris ces illustrations-là. Et quand j'ai fait la toute dernière, il y en avait une qui s'appelle « Tu vas tout déchirer » . Et je vais essayer de la… Je la cherche pendant que je parle. Et en fait, cette carte-là, je me suis dit « Ah, c'était une photo » . Et tout le reste, c'était des illustrations. Donc, je me suis dit « Ben non, je ne peux pas avoir juste une photo. Ça ne va pas le faire. Ça ne va pas… » Et donc, du coup, c'est là que je suis tombée dans l'IA. Je suis allée…
- Speaker #0
L'air grave que tu as pris.
- Speaker #1
Je suis vraiment un air très grave. Vu que ça fait des années que je répète à qui veut bien l'entendre, mais moi, je n'aime pas les jeux qui sont créés à l'IA. Voilà, à peu près avec cette voix. En disant, je trouve qu'ils ont moins d'âme et tout. Vraiment, quoi. Et souvent, je n'aime pas les illustrations IA. Et en fait, cette carte, donc je l'ai passée, j'avais des cartes qui étaient un peu style, tu sais, animé japonais. Et donc, je l'ai passée dans l'IA, cette photo. C'est celle-ci. Et en fait, ça m'a sorti ce petit personnage-là. Et je l'ai tellement aimée. Et je me suis dit, mais en fait, toutes mes illustrations, je veux qu'elles soient dans cette vibe. Et du coup, j'ai repassé toutes les illustrations à l'IA pour les mettre dans cette vibe. Dans la vibe un peu ou kawaii ou animé, plus animé que kawaii. Animé, anime, bref.
- Speaker #0
Animé. Merci. Et du coup, ça t'a refait passer ton jeu finalement sous un nouveau filtre pour qu'il te ressemble davantage, qu'il soit plus dans ton identité.
- Speaker #1
Et ça a tout uniformisé. Donc voilà. Maintenant que cette digression est terminée. Quand j'avais mon truc, tu es iconique. Je me suis dit, ah, iconique. OK, une icône religieuse et tout. Et je suis tombée sur cette madone que je trouve trop belle. Et voilà, vraiment. Et ça, c'est la version qui a été modifiée à l'IA, mais même la version de base, je la trouvais trop belle. Et en ayant tout le jeu dans les mains, parce que du coup, je me suis... Là, ce que j'ai, c'est un prototype que j'ai imprimé à côté de chez moi pour voir comment ça marchait et tout. Et donc, du coup, je me suis dit, non, mais en fait, ça ne va pas avec le reste. Ça ne va pas, il faut que je change cette image. Et plein de gens adoraient cette image. Moi aussi, je l'adore. Mais je me suis dit, non, ce n'est pas possible. Elle ne va pas avec la vibe de Laura. Il n'y a rien qui est religieux dedans. Donc, en fait, elle ne va pas avec la vibe. Donc, du coup, je me suis dit, ah punaise, il faut que je la remplace. Mais par quoi je vais la remplacer ? Et à un moment, j'ai eu une illumination. Je me suis rappelée de la photo d'une de mes potes où elle est à la plage. Et puis cette photo, je la trouve hyper puissante dessus. Il y a un truc qui se dégage d'elle, mais que j'adore. Et donc, je lui ai demandé l'autorisation d'utiliser sa photo, que j'ai transformée en illustration. Et du coup, je ne l'ai pas sous la main, vu qu'elle n'est pas imprimée, celle-ci. Mais elle sera dans le jeu final. Tout ça pour dire ça. Oh là là, c'était très long, non ?
- Speaker #0
Un peu, mais au moins, c'était précis.
- Speaker #1
Écoute, j'espère que les gens nous écouteront au foie d'eux. Et je vais essayer d'être moins longue pour le reste. Vous pouvez en passer un fois un.
- Speaker #0
Mais il faut dire que quand on parle de son jeu et surtout du processus, on a tellement de détails à amasser, à rappeler. Moi, je me rappelle sur mon jeu, après le premier, il y a des anecdotes de la conception, de l'histoire derrière la carte que je n'ai pas révélées et que des personnes vont dire, c'est dommage, on l'apprend où ? Vous l'apprenez auprès de moi. parce qu'on ne peut pas tout dire, on n'a pas tout le temps de tout dire, sinon on vous garde avec nous toute notre vie. Et c'est aussi ça qui montre qu'un jeu, un oracle, un tarot, avant d'être un outil, c'est une œuvre d'art. Et c'est un objet d'art avec toute l'histoire qu'il a derrière et tout de l'artiste qu'il transporte. Et c'est vrai que ça change la posture du créateur. Donc, j'ai une question. La création d'un oracle transforme son auteur autant que ses futurs lecteurs.
- Speaker #1
C'est une question ou c'est une affirmation ? C'est une affirmation. J'ai espéré que ce soit une affirmation et que... Je ne sais pas si... Si, ce que ça a transformé en moi, c'est de me dire, je suis capable de le faire. Je suis hyper contente de faire cette aventure. Moi, j'adore me lancer des défis, apprendre des nouvelles choses et tout ça. Donc, en fait, depuis que j'ai créé celui-là, j'ai mille idées pour les autres, alors qu'il n'est même pas encore, au moment où on enregistre, parti à l'impression, vu qu'il ne me reste pas grand-chose, mais j'ai encore un tout petit peu de travail dessus. Mais voilà, tu vois. est... Moi, ça a changé ça. Et après, c'était cool d'entendre tous les gens qui me disaient « Ah ouais, j'ai l'impression que je vais t'avoir dans ma poche. J'ai l'impression, quand je vois les cartes, de t'entendre parler. » Voilà. Moi, ça, je ne me rends pas compte, mais parce que c'est normal. Ça fait partie de moi, en fait, tout ça.
- Speaker #0
Je pense que le moment où tu t'en rendras un peu plus compte et encore, on s'en rend… C'est particulier. C'est quand les gens vont commencer à faire des stories avec ton jeu, t'envoyer les photos, te partager que leur tirage leur parle. Ça, c'est des moments, en tout cas pour moi, encore aujourd'hui, à chaque fois que je reçois une story de quelqu'un qui tire mon jeu ou qui fait une guidance de la semaine avec, c'est irréel. Mais oui ! Le jeu, une fois qu'on l'a envoyé, il disparaît de notre champ de vision. On ne l'oublie pas, mais on ne se rend pas compte qu'il continue à vivre et que vous le faites vivre. Et ça, ça va être des super moments.
- Speaker #1
C'est génial.
- Speaker #0
Je suis trop impatient que tu vives ces moments-là pour toi.
- Speaker #1
Tu sais, il y a quelque part, je les vis déjà un tout petit peu, mais pas du tout dans la même dimension. Mais en fait, mes copines... j'ai des copines cartomanciennes qui ne sont pas cartomanciennes de profession mais qui tirent les cartes et bien en fait elles sont là on a un groupe, il y en a une qui me dit la semaine dernière est-ce que tu pourrais me tirer trois cartes de l'oracle bim bam et ceci, ceci, cela hier j'étais avec une autre pote, elle voulait faire un tirage elle me fait t'as l'oracle bim bam excellent et voilà, tu peux me le sortir s'il te plaît Et donc, voilà. Et puis, je lui ai passé mon prototype. Elle a tiré les cartes avec. C'est trop cool, quoi. Déjà, je trouve ça hyper cool que les gens aient s'approprié l'outil.
- Speaker #0
C'est vrai qu'au départ, ton jeu, tu l'as créé pour toi sans penser à le commercialiser.
- Speaker #1
J'avais dans la tête... Non, mais moi, en fait, tout est entrepreneuriat. C'est-à-dire tout. Tout. Là, j'ai fait des confitures pour la première fois de ma vie. limite je suis là, attends mais je pourrais trop tenir un stand enfin tu vois, mais moi ça c'est ma vie en fait je veux toujours faire des choses comme ça le jour où je me suis lancée dans le tricot, j'ai dit à ma soeur le jour où je veux en faire un business, tu me dis non parce que ça ne va pas être rentable donc en fait j'ai un peu ce truc donc en gros je m'étais dit ce serait cool qu'il intéresse quelques personnes et que du coup, j'ai des jeux comme ça à vendre, mais je ne m'étais pas dit... C'était compliqué pour moi de me rendre compte à quel point ça allait pouvoir intéresser les gens, mais je me suis dit, si j'ai quelques personnes intéressées, ce sera cool. Parce que du coup, il y aura aussi d'autres personnes qui auront le jeu. Mais à la base, je l'ai créé parce que j'avais envie de le faire. Je n'ai pas fait un calcul en me disant, attention, je vais faire ça. Ça va me rapporter tant et tant et tant. Non. C'est genre, j'avais tellement envie de le faire et c'est arrivé à un moment où j'étais en questionnement sur mon entreprise. Donc, du coup, j'avais un peu d'espace à me dire, vas-y, fais ce que tu as envie, du coup. Voilà.
- Speaker #0
Mais je pense que ça touche quelque chose d'intéressant. Un jeu, même si on le crée pour soi, il y a un moment où il prend une autre dimension en devenant une œuvre collective, une œuvre qui est... Plusieurs personnes l'utilisent, plusieurs personnes l'interprètent. Et c'est un enfant qui, au bout d'un moment, ne nous appartient plus. On en revient au sujet du podcast de l'épisode précédent ensemble, La parentalité. Allez l'écouter si vous ne l'avez pas écouté. On fait de l'auto-recommandation ici.
- Speaker #1
Mais tu sais, comme je te disais, moi, j'écris aussi des spectacles. Et du coup, quand j'écris, j'écris beaucoup avec ma meilleure amie, qui s'appelle Judith Ejnes. Et en fait, on a... énormément de temps où on n'est donc que toutes les deux mais pendant des mois et des mois à travailler sur notre spectacle ensuite il y a l'équipe qui arrive pour le jouer mais une fois que c'est dans la salle bah en fait quelque part le spectacle il n'est plus à toi mais c'est là que c'est le plus beau quoi parce qu'en fait tout le travail que t'as fait machin et moi ce que j'adore c'est être dans la salle voir mon spectacle et quand les gens ils ont des émotions de dire oh punaise c'est nous qui faisons ça tu vois Oh, waouh ! On était là et puis en train d'écrire dans notre coin. Et en fait, maintenant, on permet aux gens de traverser cette histoire et toutes ces émotions et tout, c'est trop beau. Voilà, bref. Donc, peut-être que ça va faire pareil. C'est une façon de créer aussi. Tu vois, ça me remet dans ma créativité, vraiment. C'est cool.
- Speaker #0
D'ailleurs, les préventes ont super bien marché. Oui. Ça a pété les scores. Et... Et d'ailleurs, là, il n'est plus possible de le commander. Il faudra attendre la prochaine vague, peut-être en octobre. Qui sait ? Il faudra rester aux aguets sur tes réseaux sociaux. Mais on en vient à une question que je trouve assez intéressante. C'est avoir beaucoup d'abonnés sur les réseaux sociaux. Est-ce que ça garantit de bonnes ventes ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Tu sais, il y a une anecdote. Je ne me rappelle plus qui est la personne. Pardon. De toute façon,
- Speaker #1
on ne va pas la citer sur un échec.
- Speaker #0
Du coup, en fait, c'est une anecdote d'une influenceuse qui avait beaucoup d'abonnés, plusieurs milliers d'abonnés, et qui a voulu lancer des t-shirts et qui, en fait, a vendu zéro t-shirt. Voilà. Et en fait, non, ça ne garantit pas. Moi, on pourrait dire... Oui, je suis méga contente et tout des pré-ventes, c'est trop bien. Genre, j'en ai vendu 70 en pré-vente au moment où on enregistre. Eh bien, j'ai combien ? Quasi 3 500 abonnés sur Insta. Donc, en fait, ça fait… Je ne vais pas me lancer dans des calculs, mais… Merde, je devais préparer avant. Ça fait tant de poursuites. Mais bon, 70 sur 3 500, si on le rapporte à ce ratio-là, on peut se dire que ce n'est pas énorme. Après, il n'y a pas 3 500 personnes qui voient toutes mes publications, qui voient toutes mes stories et tout. Voilà.
- Speaker #1
Mais on a vu des créateurs de jeux qui, pourtant, étaient publiés à de multiples reprises en maison d'édition, qui se sont essayés à l'auto-édition, donc qui a la commercialisation de jeux plus onéreux aussi, il faut le dire, parce que c'est des éditions limitées, totalement raté le coche. En tout cas, moi, j'en ai vu se rétamer avec 13 ventes alors que multi-signés en maison d'édition. Et pourtant, la campagne Kickstarter était biberonnée à la pub méta et ça n'a pas fonctionné. Donc, c'est aussi la difficulté. Ce n'est pas forcément la communauté existante qui assure la commercialisation du jeu en ligne.
- Speaker #0
Non, mais parce qu'il y a aussi un truc que n'ont peut-être pas les personnes qui sont uniquement auto-éditées, pardon, éditées en maison d'édition, c'est que peut-être elles n'ont pas le truc pour le vendre et pour en parler. Moi, ça fait quatre ans que j'ai mon entreprise, donc en fait, je ne réussis pas à vendre tous mes programmes avec un succès de fifou, mais en fait, ça fait quand même quatre ans que je vends mes trucs, quoi. Et voilà. Et avant ça, ben... Quand j'étais comédienne, je parlais de mes spectacles sur les réseaux et tout ça. Donc, en fait, je pense que c'est aussi soutenu par mon expérience. Comme toi, c'est soutenu aussi par ton expérience d'entrepreneur. Tu n'es pas que un créatif. Tu es aussi un entrepreneur.
- Speaker #1
Je me rappelle, moi, j'avais fait une campagne Ulule pour mon jeu. Je faisais des lives un jour sur deux. J'invitais... plein de collègues, j'ai fait plein de guidances en story, j'étais là, quoi. Il faut être là, il faut montrer, il faut répondre aux questions, il faut montrer aussi qu'on est reconnaissant vis-à-vis des personnes qui ont soutenu. C'est une présence de chaque instant, c'est aussi pour ça que des précommandes, c'est pas quelque chose qui reste de façon indéfinie dans le temps. On va pas faire ça pendant trois mois,
- Speaker #0
sinon ça nous tue. C'est ça.
- Speaker #1
C'est épuisant.
- Speaker #0
Moi, quand je fais des lancements pour des nouveaux programmes, tu vois, voilà, franchement, mes lancements, ils durent 4 jours. D'autant, c'est vraiment un truc, un gros prix et tout, ça va durer 10 jours. Mais en fait, je sais que ça me rétame. C'est très fatigant. Donc oui, il ne faut pas que les pré-ventes, elles ne peuvent pas durer indéfiniment.
- Speaker #1
Il y a un autre canal de vente. Je t'ai vu hésitant dans la réponse. c'est les dédicaces et les salons permettent souvent de vendre plus que les campagnes publicitaires.
- Speaker #0
Ah oui, bah oui. Parce que je ne vais jamais en dédicace et jamais en salon. Déjà parce que je n'ai rien à dédicacer. Et que moi, je ne suis pas une cliente de dédicaces. En fait, je ne vais pas demander des dédicaces aux gens. Ce n'est pas un truc qui... Et j'ai plein de copines qui font ça. Je sais qu'il y a plein de gens qui adorent ça. Pour moi, je ne sais pas. Ce n'est pas quelque chose qui me parle. Peut-être aussi, attention, on va avoir l'impression que je me la pète, mais à mon petit niveau, j'ai été aussi de l'autre côté en tant que comédienne. Donc, ça m'est arrivé sur des tournées de dédicacer des trucs. Mais attention, les gens ne venaient pas voir Carogagé. Ils venaient faire dédicacer parce que j'étais avec des gens connus. tu vois et d'ailleurs pour la petite histoire un jour quelqu'un m'a fait dédicacer une photo de moi en me disant non non mais mets pas de nom juste tu mets ton nom et tout ça et quelques mois plus tard on a retrouvé cette photo sur le bon coin mais genre en vente à 40 balles mais j'étais là mais personne ne va vous acheter ça mais c'est ridicule qui veut une photo de cargager mais enfin personne je l'ai acheté sur Google peut-être que la photo il y a encore sur le besoin avec des frais de port genre à 15 balles enfin bref c'était improbable mais en fait du coup je comprends je vois et moi j'aime bien en faire des dédicaces j'aime bien pas forcément signer mais en fait j'aime bien parler avec les gens mais je vais jamais au salon et il y a un truc qui voilà je sais pas donc du coup je pense pas à faire ça tu vois moi je vais te donner ma réponse sur cette question parce que je l'attends d'ailleurs Parce que toi, tu viens beaucoup en salon.
- Speaker #1
Je vais de plus en plus en salon. J'en faisais très peu. Jusqu'à présent, j'en faisais deux par an. Là, cette année, j'en vais en faire sept. Donc, j'ai un peu explosé mes chiffres. Mais les salons, ça attire un public qui n'est pas toujours... En tout cas, les salons généralistes du bien-être, de la voyance, qui n'est pas toujours éduqué au marché des jeux auto-édités. Et comme je l'ai dit, un jeu auto-édité, c'est tout de suite une œuvre d'art, c'est tout de suite un autre prix. Là où des jeux mass market vont être autour de 20-30 euros, un jeu auto-édité est entre 50 et 90 euros pour des jeux relativement standards en termes de finition. Quand je dis standard, ce n'est pas un jugement de valeur, je veux dire juste un jeu qui serait lenticulaire, comme peut-être prochainement... On tease, on tease, mais je n'en dis pas plus.
- Speaker #0
Non, mais du coup, il faut que tu expliques ce que c'est l'anticulaire. Ah oui. Parce que même moi, j'ai dit, attends, est-ce que c'est bien ça ?
- Speaker #1
La finition, l'anticulaire, c'est une finition qui fait que vos cartes vont changer d'aspect, de visuel, ou avoir de nouveaux visuels qui vont apparaître en fonction de son inclinaison. Donc, c'est une finition tout à fait technique qui rend l'objet tout à fait fou. parce que quand on a une carte qui se déplace sous nos yeux comme un tableau dans Harry Potter si vous avez vraiment l'image c'est assez dingue on avait des trucs comme ça quand on était petit t'as l'impression que l'image elle bouge le Fablemaker Tarot il est comme ça pour les gens qui se demandent le Exile Tarot aussi généralement moi je les trouve au salon des Arcanes et on est au dessus de 100 euros ce genre de jeu et j'adore les collectionner il n'y en a pas beaucoup parce que c'est une finition qui coûte très cher et du coup vous vous doutez que quand on est dans l'auto-édition qu'on doit avancer les frais que le jeu coûte très cher à la base c'est
- Speaker #0
pas facile à porter et il faut du coup mettre des prix bref j'en reviens au salon tout coûte une blinde moi je m'étais dit est-ce que je vais mettre des tranches colorées franchement quand ils m'ont dit des tranches colorées c'est 400 balles Je dis, on va laisser les tranches neutres, quoi. Tu vois ? Parce qu'en fait, tout ça, ça fait monter les tarifs. Et si tu ne veux pas que ton jeu… Enfin, voilà, c'est compliqué, quoi, de trouver la balance. Mais vas-y, donc, laissez.
- Speaker #1
La question, c'est, on veut un jeu qui nous plaise, qui plaira aux personnes qui vont lire. Et en même temps, on veut un jeu qui reste envisageable en termes de prix.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et pourquoi les mass markets, donc les jeux que vous trouvez en librairie, à la FNAC ou sur Amazon, ils coûtent moins cher ? C'est parce qu'ils ont la capacité d'acheter des milliers d'exemplaires et de tirer le prix vers le bas, ce qui n'est pas la possibilité des petits créateurs comme nous.
- Speaker #0
Ils ont le marché et aussi, ils n'ont pas que ça comme rentrée financière. Ils n'ont pas que les jeux. Enfin, voilà.
- Speaker #1
C'est ça. Mais quand on est dans un salon et du coup que notre jeu, Il se retrouve à 60 euros. C'est le prix de ton jeu ? Mon jeu, il est à 59 euros. En salon, le public est rarement en capacité d'accepter ce prix. Parce qu'il y a un trop gros décalage avec le prix auquel ils sont habitués. Avec les rayons du supermarché. Vous allez dans une friterie, on vous propose… un cornet de frites à 25 balles. Même si les frites sont excellentes, tout ça, et que vous n'êtes pas préparé à ce que les frites issues de cette pomme de terre-là, généralement, elles sont autour de ce prix-là, vous n'allez pas acheter le cornet de frites à 25 balles. C'est normal. Donc, c'est aussi se rappeler vis-à-vis de quel public on va avoir affaire. Et si, par contre, vous allez dans des salons plus spécialisés, salon du tarot, salon de la carte, là, bien sûr, ça a du sens. Mais moi, en salon, je n'en vends pas beaucoup. C'est toujours intéressant de dire, voilà, j'ai créé mon jeu. Et il y a de plus en plus de personnes qui, aujourd'hui, en salon… présentent leurs jeux et il y en a qui le font de façon très roots avec quelques petits exemplaires qui sont imprimés et qui commercialisent. Mais ça reste une trentaine d'euros parce que même des jeux imprimés de façon artisanale, regardez le prix des cartouches d'encre, ça coûte cher. Et puis de la main d'oeuvre derrière parce qu'en fait,
- Speaker #0
quand on t'imprime de façon artisanale, tu te dis que ça va coûter moins cher, mais en fait, ça va te prendre combien de temps à les imprimer, à faire les découpages ? à faire les angles, à je ne sais pas quoi, je ne sais pas quoi. En fait, ça, ça prend un temps de ouf aussi. Et une énergie...
- Speaker #1
En présentiel, je pense que c'est compliqué de commercialiser son jeu. Sur les réseaux sociaux, on a plus l'espace pour expliquer le processus et d'une certaine manière, éduquer autour de ce tarif.
- Speaker #0
Ok, ok.
- Speaker #1
Et encore une fois, moi, je trouve que des jeux auto-édités... entre 50 et 60 euros, moi, je trouve que ce n'est pas cher. Moi non plus,
- Speaker #0
mais nous, on est habitués aussi à acheter des jeux indépendants.
- Speaker #1
Mais dis-toi que j'ai fait une super bonne affaire il y a quatre jours, parce que c'est le musée Pompidou. Ils se sont rapprochés d'artistes pour créer un tarot. Un tarot autour de la géométrie, ce qui, moi, ça me fait kiffer de fou. Il est à 25 euros. Donc, la bonne affaire que j'ai faite hyper vite. Un jeu en édition limitée à 25 euros. c'est de la folie moi j'ai même pas réfléchi je l'ai acheté mais attends, il faut partager ce plan mais voilà maintenant c'est sûr que des jeux quand je les vois entre 50 et 60 euros en auto-édité je me dis ah ben ça va, c'est une bonne affaire c'est pas si cher pour un jeu auto-édité c'est un objet d'art, il rentre dans ma collection mais j'étais plus habituée il y a deux ans à voir des jeux entre 70 et 80 euros
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Donc, le salon, ça peut être intéressant pour de la preuve sociale, montrer que t'es pas juste la bonne dame qui arrive tirer trois cartes. T'es quand même la créatrice d'un jeu. Ça, ça change aussi le regard que les personnes peuvent porter sur toi en événement. Ce qui est assez fou aussi. Ah oui, c'est vous qui l'avez créé et il y a un intérêt spontané qui est porté. porté par les visiteurs.
- Speaker #0
Oui, mais je crois qu'il y a un truc qui est toujours un peu bluffant dans le fait de rencontrer des gens qui créent. Et où, en fait, comme il y a plein de gens qui ont envie de créer des choses, ou de faire de leurs mains, d'écrire des histoires et tout, et qui ont peut-être du mal à passer à l'action pour plein de raisons, le fait de rencontrer quelqu'un qui fait ça, et qui ose créer, ou qui ose vivre ses rêves, il y a toujours un truc qui est Ah ! « Ah ouais, ok ! » Tu vois ? Qui est assez touchant, quoi.
- Speaker #1
Je m'en rends compte aussi. Je m'en rends compte. Et vous aussi, si vous avez créé des outils, si vous créez des livres sur votre pratique, des outils autres comme des oracles ou par exemple, je pense à Magnétilis qui m'a envoyé tout récemment. Elle créait des pendules, elle créait des baguettes. Elle est sur les réseaux sociaux. Dites-nous. si vous aussi vous sentez qu'autour, les gens ont cette curiosité, presque parfois admirative, face à votre posture de créateur. On va faire une dernière question qui résonne avec ce podcast. On ne termine jamais vraiment un oracle comme on n'arrive pas à terminer cet épisode. On décide simplement qu'il est prêt à être publié.
- Speaker #0
Écoute, c'est toi qui n'arrives pas à terminer cet épisode. Moi, je suis très bien ici. C'est vraiment intéressant comme question. Effectivement, je crois qu'on n'a jamais fini. Mais je te dis ça, là, moi, j'estime que... Oui, je pourrais retravailler. Attends, j'essaye de détailler un peu parce que... Ah si, moi, pardon, je vais revenir sur ce que j'ai dit il y a deux secondes. Je pense que quand il va partir à l'impression, il va être fini du mieux que je peux le faire aujourd'hui avec la personne que je suis aujourd'hui, avec les connaissances que j'ai aujourd'hui. Et voilà. Et donc, quand je me retournerai dans l'avenir et que peut-être dans dix ans, je me dirai « Oh là là, ce jeu-là, il y a ça qui ne va pas du tout » , je me dirai « Bah oui, mais en fait, pour l'époque, c'était trop bien de faire ça » . Mais je pense que ça peut être intéressant de se lancer avant d'avoir fini. Tu vois ce que je veux dire ? Quand j'étais comédienne, des fois, on a l'impression que ce n'est pas fini et c'est un peu de la procrastination active pour... ne pas passer à l'étape suivante parce que l'étape suivante, elle fait flipper. L'étape suivante, une fois que tu as fini ton jeu, c'est de montrer ton jeu au monde et de voir si le monde est intéressé par ton jeu ou pas. Donc, en fait, c'est extrêmement flippant comme étape. Quand j'étais comédienne, il y a eu un moment où j'ai fait un one-woman show et j'ai écrit pendant un an et demi. Hop, j'écrivais de temps en temps et tout. Et à un moment, j'ai pris rendez-vous avec un théâtre et j'ai dit, voilà, je voudrais venir jouer chez vous. Quand est-ce qu'on peut se rencontrer ? non des gens que je connaissais, je suis allée lire quelques-uns de mes textes. En fait, il n'était pas fini d'écrire mon spectacle. Mais je me suis dit, si j'attends d'avoir fini, en fait, je ne vais jamais le faire. Et une fois que j'avais une date, hop, ça a pu se finir. Là, tu vois, j'ai une échéance qui est de... Du coup, je l'ai mis au jour très vite, cet oracle-là, mais qui est de... En fait, là, il y a des gens qui ont précommandé et qui attendent leur exemplaire. Donc, en fait, je ne vais pas les faire attendre six mois avant de finaliser ce que j'ai à finaliser. Tu vois ? Donc, du coup, il y a... Je ne sais pas si ça répond vraiment à ta question.
- Speaker #1
Si, moi, je pense que ça répond. C'est surtout qu'au bout d'un moment, il faut décider qui va se finir.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et si on ne prend pas cette décision, bien sûr qu'il ne finit jamais. Mais une fois qu'on l'a acté, il y a le moment où on décide qu'il est fini et il est fini.
- Speaker #0
Mais du coup, pourquoi on a du mal à le finir ? Parce qu'on cherche un truc parfait. Mais en fait, ça n'existe pas. d'être parfait. Et c'est ça qui est beau, c'est que l'objet ne soit pas parfait. L'objet ou la création, elle ne peut pas être parfaite, vu que voilà, il faut avoir l'humilité d'accepter qu'on n'est que des êtres humains.
- Speaker #1
Si on veut faire des trucs parfaits aujourd'hui, on utilise l'IA. Ça va être horrible ce que je vais dire, vous allez me sauter à la gorge, mais je vois moi en atelier, en librairie, il y a des jeux, on les voit, en soi, ils sont parfaits. L'illustration est très lisse, très belle. Et en même temps, est-ce que c'est le jeu que vous voulez proposer uniquement ou est-ce que vous voulez proposer l'imperfection que vous, vous avez à mettre dedans ?
- Speaker #0
Mais c'est ça qui donne une âme pour moi. Et d'ailleurs, quand on parle des jeux dont tu parles, moi, c'était ça un peu que j'avais du mal, qui me pose problème souvent avec l'IA, c'est que je n'ai pas envie d'un truc tout parfait, tout lisse. Moi, j'ai envie, quand je vois une création, et d'un coup, j'ai un tarot dans les mains, mais il y a des cartes qui me plaisent moins, mais en fait, ça me va, parce que ça fait partie de, tu vois, ça fait partie de l'objet tel qu'il est, et donc, du coup, ça va rentrer aussi dans mes interprétations et tout. Et je ne vais pas demander à un créateur de faire quelque chose de parfait. Je vais lui demander, quelque part, de montrer un peu qui il est, quoi. Et ce que je veux voir, c'est ça. Je veux voir son âme. C'est bizarre, mais comme ça. Mais tu vois, voilà. Mais des gens font des choses à l'IA où il y a beaucoup d'âme dedans. Attention. Mais voilà.
- Speaker #1
C'est ça. Et on le ressent tout de suite, de toute façon, quand un jeu où il y a eu le soutien de l'IA, il y a quand même l'âme du créateur. Et un jeu où c'est purement l'IA et qui a malheureusement pas eu l'âme du créateur, pas assez de la porosité du créateur dedans.
- Speaker #0
Mais ça, je crois aussi que ça se fait avec beaucoup le temps que tu y passes. En fait, ce n'est pas parce que tu utilises l'IA que tu y passes pas de temps. Ça peut te demander du temps aussi.
- Speaker #1
Ah oui, ça c'est clair. L'IA reste un outil qui demande du temps et qui peut répondre malheureusement à une nouvelle forme de procrastination active. où des créateurs vont sans cesse chercher une illustration qui sera exactement comme ils la projettent. Et au final, la question, c'est plutôt pourquoi cette illustration-là, je ne l'accueille pas. Bref, c'est un vaste sujet, l'IA. Je cherche toujours un expert sur le sujet pour intervenir sur le podcast. Mais ton jeu, on le rappelle, rappelle-nous son nom. Quand est-ce qu'il va peut-être... De nouveau être disponible, mais surtout, encore ce chiffre dingue de vente en combien de temps ? Une semaine ?
- Speaker #0
Oui, peut-être deux, trois semaines, je crois. Je ne sais plus exactement. Peut-être deux semaines. Oui, c'est ça. Parce que comme je te disais, moi, je n'aime pas les fenêtres de vente ou de pré-vente ou de lancement qui sont trop ouvertes parce que c'est très fatigant. Oui, ça devait être à peu près deux semaines. Et du coup, oui. Donc, mon oracle s'appelle l'oracle Bim Bam. Et il sera a priori… si je reçois les exemplaires dans le temps que j'imagine, il sera de nouveau disponible en octobre 2026. Donc, il suffira d'aller sur mon site pour se le procurer. Caroetletaro.com, peut-être. Ça doit être ça. Et voilà. Et là, j'ai vraiment hâte, en fait, de passer à la prochaine étape. Et puis, surtout, j'ai hâte que les personnes, elles l'aient dans les mains, quoi. Hier, j'ai fait une énorme étape. J'ai créé la boîte. Jamais j'avais fait ça de ma vie. C'est trop bien. C'était trop cool. Donc, voilà. C'est vraiment une super aventure. Donc, en fait, venez acheter mon jeu. Comme ça, je peux en créer d'autres.
- Speaker #1
Achetez nos jeux. Achetez nos jeux. Moi, il ne reste plus qu'une dizaine d'exemplaires. Donc, vous ne rouillez pas tous. Mais achetez nos jeux. Si,
- Speaker #0
rouillez-vous.
- Speaker #1
C'est les derniers. Ça me fait bizarre de les quitter. Bref, on va se quitter. Nous, justement, Caro. Merci encore d'avoir répondu oui à l'invitation à ce podcast.
- Speaker #0
Merci à toi encore une fois, c'était tellement cool.
- Speaker #1
Je trouve aussi, dites-nous en commentaire si vous aimez les jeux auto-édités, si vous avez l'habitude, si pour vous c'est un nouvel univers dans lequel on vous a poussé et au grand malheur de votre banquier sûrement. Mais on sera curieux de vous lire. D'ici là, on va enregistrer d'autres épisodes, pas forcément avec Caro, mais avec plein d'autres invités d'exception. et je vous souhaite une bonne après-midi, bonne soirée, bonne nuit sur La Lecture Obscure.