- Speaker #0
Si vous vous posez des questions comme comment présenter ma pratique sans paraître trop perché ou comment interpréter cette carte ou encore comment réussir à trouver des clients pour quitter mon salariat, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans la lecture obscure, le podcast qui mêle tarot et business. Je m'appelle Gaëtan, je suis tarologue et formateur et ce podcast a été conçu pour vous. pour vous aider à vivre de votre activité dans le milieu du bien-être. Et si vous êtes tombé sur cet épisode, on n'a qu'à dire que c'est l'univers qui vous envoie un message.
- Speaker #1
Alors, installez-vous bien et on est parti pour l'épisode du jour. Hello tout le monde, bienvenue sur la Lecture Obscure. Et aujourd'hui, je ne suis pas seul,
- Speaker #0
je ne suis pas accompagné d'une personne, je suis accompagné de deux personnes. Vous les connaissez sûrement, vous en connaissez une certainement si vous êtes assidus. dans l'écoute de ce podcast, puisque Fabienne, je l'ai interviewée il y a quelques semaines. Elle est de nouveau là. On avait encore plein de choses à se dire. Je vous l'ai dit d'ailleurs, on est des pipelettes. Mais aujourd'hui, on vient vous parler, pas que Fabienne et moi. On a aussi invité Raphaël et je vais vous laisser vous représenter à nos auditeurs.
- Speaker #2
Écoutez, je vais commencer. On a invité une troisième pipelette. Du coup, je ne sais pas ce que va donner cet épisode. Merci en tout cas Gaëtan de nous avoir invité Raphaël et moi. Moi, c'est Fabienne. Du coup, je me représente. J'ai une entreprise dans le tarot depuis 2018. Je propose surtout des formations et une méthode qui permet d'utiliser le tarot plutôt pour s'accompagner en mode auto-coaching, en mode de développement personnel. C'est vraiment comme ça que je l'utilise et que j'aime bien le transmettre. Donc voilà, je crée plein de choses autour du tarot. Mais aujourd'hui, on est venu pour parler d'un jeu, mais qui n'est pas un tarot. qui est un oracle et ça me tient beaucoup à cœur de vous le présenter.
- Speaker #1
Moi, c'est Raphaël. Je collabore avec Fabienne sur ce projet dont on va vous parler. Moi, je travaille dans le cinéma d'animation et l'illustration. À la base, je suis issue du cinéma d'animation et je continue à faire des projets dans ce sens-là, surtout en 3D. Mais je développe mon activité artistique plus dans le dessin et la peinture. Et du coup, c'est plus sur cet aspect-là que j'ai eu le plaisir de collaborer sur ce projet.
- Speaker #0
Vous l'avez compris, nos invités viennent nous parler de leur projet, un oracle qui arrivera bientôt, mais restez jusqu'au bout de l'épisode, on vous en parlera à ce moment-là. C'est dans les starting blocks, mais c'est vraiment prêt à partir. Raphaël et Fabienne vont sortir un oracle très prochainement, ils travaillent dessus depuis un moment. Si vous avez déjà écouté l'épisode avec Léo Com, on a déjà parlé de la conception de jeu sur ce podcast. Mais aujourd'hui, on va avoir le plaisir d'en discuter sous un angle collaboratif. Et est-ce que vous pourriez, Fabienne ou Raphaël, nous décrire comment est née cette collaboration, comment est née cette rencontre ? Je crois que le berceau a pris vie chez toi, Fabienne. Est-ce que vous voulez bien nous en dire plus ?
- Speaker #2
Je peux commencer, oui, puisque cet oracle, c'est un... Un oracle que j'ai commencé à créer il y a quelques années maintenant, je ne peux pas dire exactement la date, mais je pense que ça doit être autour de 2020. Et c'est le point de départ de cette idée de créer cet oracle, donc l'idée de créer un oracle autour de l'esprit des oiseaux m'est venue de l'envie d'aller chercher quelque chose, d'aller me connecter à la nature déjà, et pourquoi les oiseaux ? puisque ma mère a une particularité, c'est qu'elle écoute les oiseaux, elle fait des commentaires sur leurs conversations et donc elle est sans arrêt en train de me dire « Ah, t'as vu, là il y a un rossignol, il y a un merle, tu l'as entendu, il n'a l'air pas content. » Et souvent, elle met des émotions sur ce qu'elle entend des oiseaux. Et donc, quand j'ai eu l'idée de faire cet oracle, vraiment c'était l'idée de... de faire parler ces oiseaux finalement aussi et de comprendre ce qu'ils avaient à nous dire. Et puis cet oracle était très complexe pour moi à construire, parce que ce n'était pas simple, j'avais beaucoup de travail. Je me suis laissée embarquer dans plein d'événements. Et puis l'année dernière, j'ai fait la rencontre de Raphaël. Et en gros, cette rencontre a fait que, d'une façon tout à fait particulière d'ailleurs, qu'on va raconter peut-être plus tard, On a décidé de collaborer et j'ai trouvé quelqu'un qui avait envie d'illustrer un oracle sur les oiseaux et donc on est reparti. Je suis reparti sur la création. Ça fait depuis quelques mois puisque c'était l'an dernier aux alentours du mois de juillet, mai par là. Mais voilà, presque un an. À toi Raphaël, comment c'est venu sur toi ?
- Speaker #1
C'est mon tour de pipelette de parler du coup. En fait, on s'est rencontrés au salon Art et Mystère de Lille, c'était il y a un an aussi à peu près. Et en fait, on avait déjà eu un premier échange, on sentait que ça avait plutôt bien matché déjà dans nos discussions. Et c'est plus tard que j'ai fait une illustration. que j'ai posté sur Instagram avec des hirondelles, que Fabienne m'a dit « c'est super joli, j'aime beaucoup, ça me parle » . Et à ce moment-là, elle m'a glissé qu'elle avait eu ce projet d'oracle des oiseaux qu'elle avait déjà essayé de créer avec d'autres illustrateurs, mais malheureusement ça n'avait jamais abouti. Et quand j'ai entendu ça, pour moi c'était un peu comme une évidence parce que c'était le croisement de plusieurs choses. Moi, j'ai toujours aimé les oiseaux quand j'étais petit. J'en dessinais énormément. C'est un peu comme ça que j'ai appris à dessiner. Et j'ai aussi eu un background très spirituel. Je ne vais pas rentrer dans tous les détails, mais j'ai grandi dans un environnement... Vas-y,
- Speaker #0
vas-y.
- Speaker #1
Alors en fait, quand j'avais trois ans... Non, non, mais j'ai grandi dans une communauté religieuse catholique. Et du coup, j'ai été bercé par vraiment un environnement hyper... qui transpirait vraiment la spiritualité tout le temps. Et donc, c'est quelque chose qui a beaucoup résonné et qui apparaît dans tout ce que je fabrique maintenant. Et voilà, j'adore l'objet carte aussi. Donc, quand Fabienne m'a parlé de son projet, je me suis dit, OK, c'est un projet sur les oiseaux. J'adore les oiseaux. C'est un projet qui est spirituel parce qu'on va créer des images qui permettent de partager des choses, on va utiliser l'art pour transmettre des choses qui vont plus loin que juste... à vendre un objet. Il y avait quelque chose de plus fort, de plus profond aussi. Et puis voilà, j'avais envie de collaborer avec quelqu'un aussi. C'était vraiment... Ça Ausha toute ma checklist de ce que je voulais faire. Donc je me suis dit, ok, j'y vais, je me lance. Est-ce que tu cherches un illustrateur ? Je suis chaud, quoi. Voilà, en gros, c'est ça qui s'est passé.
- Speaker #0
C'est excellent.
- Speaker #1
C'est pas évident,
- Speaker #0
mais... En tout cas, c'était tout à fait compréhensible et assez touchant, vos partages, parce que moi, votre jeu, quand vous... J'ai commencé à avoir quelques visuels. J'avais déjà vu un petit peu tes dessins sur tes réseaux sociaux, Raphaël. Quand Fabienne a commencé à nous parler de cette idée d'oracle des oiseaux, j'ai très vite été animé d'envie de en découvrir plus. Vous ne le savez sans doute pas, mais mon compagnon a été naturaliste pendant des années. Il a une grande appétence pour l'ornithologie. Ce qui nous a réunis, c'est notamment le fait qu'il me décrivait les oiseaux. Il m'a appris à les reconnaître pour beaucoup. c'est hyper satisfaisante de découvrir des jeux comme le vôtre, et vous allez pouvoir le développer un petit peu plus, qui présentent des oiseaux avec certaines similitudes autour de leurs traits de caractère quant à leur symbolique. En tout cas, avec le respect d'un oracle qui nous permet d'être tiré, qui est fonctionnel, tout en ayant un esthétisme soigné. Ce qui n'est pas toujours le cas autour de la thématique des oiseaux. Il y en a beaucoup qui sont sortis ces dernières années et malheureusement, pour beaucoup, ceux que j'ai eus entre les mains Ils m'ont un peu déçu parce qu'ils n'étaient ni dans une représentation tout à fait réaliste des animaux ou tout à fait abstrait et impossible à manipuler. Et je suis très content de découvrir votre jeu. J'ai pu voir en avant-première des visuels qui sont splendides. D'ailleurs, est-ce que vous pouvez nous parler de quelques-uns des oiseaux qu'on découvre dans votre jeu et la symbolique que vous avez choisi d'y associer ? Et d'ailleurs, comment vous faites ce... Plusieurs questions à la fois, normalement on n'est pas censé faire ça en interview. Mais... Fabienne, tu pourrais du coup commencer à nous parler d'un oiseau et comment tu le souhaitais. Et Raphaël, de ton côté, de l'autre côté de la collaboration, comment toi, tu partais dans cette réalisation ? Fabienne, je te laisse commencer.
- Speaker #2
C'est intéressant parce que dans ta question, il y a l'idée que je donnais des directions à Raphaël. Et en fait, pas du tout. Je vais t'expliquer comment on a fonctionné.
- Speaker #1
Quand même un petit peu, mais je vais te l'expliquer d'abord. Je mettrai mon grain de sel après.
- Speaker #2
Alors, au départ, Donc, j'ai écrit des... Je cherche des oiseaux. J'ai cherché des oiseaux. J'avais une volonté, c'est d'avoir un oracle quand même avec pas mal de cartes. Donc, je me suis dit, il faut partir au moins sur 40 cartes. Donc, on a réussi à arriver à 40 cartes. Mais voilà, il fallait vraiment que ce soit un oracle fourni. Et puis, quand je pense... Alors, les premiers oiseaux que j'ai écrits, bien avant du coup de rencontrer Raphaël, ça a été le héron. Le premier oiseau que j'ai connecté... Alors, moi, j'habite au bord de la mer. J'allais dire n'importe quoi. au bord d'une rivière. J'habite au bord du Gers, et donc j'ai énormément de hérons. Les hérons font partie de ma communauté, on va dire, parce que si je me lève de bonne heure le matin, c'est pas rare, et c'est souvent même que je rencontre un héron sur la mare, sur le bord du Gers, en train de pêcher. Et voilà, ce côté oiseau majestueux, et en même temps, un oiseau qui est capable de rester énormément de temps comme ça à l'affût, il est complètement... statique, immobile, en recherche du poisson qui pourrait choper. Et puis, au moindre bruit, si j'ai le malheur d'ouvrir la porte, il s'envole, il capte les choses très vite. C'est rare de pouvoir approcher un héron. Cet oiseau, du coup, me parle d'attente, de patience, d'immobilité, de cette idée. Et je renvoie ce texte à Merci. Qu'est-ce que je pourrais faire passer comme message aux gens ? Puisque c'est l'esprit du héron, cet esprit. Une des particularités de cet oiseau, c'est peut-être celle-là. Je le vérifie un petit peu quand même aussi avec ce que je peux trouver sur lui. Et puis ensuite, je vais partir sur un mot-clé. Pour le héron, c'est la patience, par exemple, et l'immobilité. Et puis je vais faire un texte autour, et puis un message, le message du héron. Et puis après, j'ai construit... J'ai très vite eu envie de créer un tirage de cartes. Moi j'adore créer des tirages de cartes, donc j'ai créé le tirage du héron. Le tirage sur qu'est-ce que l'impatience finalement, qu'est-ce que j'ai à attendre moi aussi. Et c'est par ce biais-là que mes cartes se construisent en fait. C'est-à-dire que je parle de l'oiseau, du message qu'il peut me transmettre et comment moi je peux utiliser ce message pour moi-même, pour réfléchir justement sur les mots-clés de ces oiseaux. Et donc, ces textes-là, les mots-clés, je les ai assez vite cherchés. Et ensuite, c'est Raphaël qui est venu se connecter justement à ces textes, à ces mots-clés, et qui m'a proposé la première carte, le héron. Tu me l'as proposé. Franchement, c'est la première que tu as très vite dessinée. Tu t'y es connecté, tu me l'as proposé. Moi, j'ai vu le héron et j'ai dit « Waouh ! » Voilà, après, effectivement, on peut affiner, on a pu affiner, on a fait des retours, j'ai fait beaucoup de retours, d'aller-retour sur les illustrations, mais l'illustration de départ, c'est quand même Raphaël qui les a faits en lien avec les mots-clés, les textes que j'écrivais.
- Speaker #1
Je vais rebondir là-dessus parce que ça fait le lien parfait. On a sous-entendu qu'il y avait une directive de la part de Fabienne. Oui, mais pas de manière plus indirecte. Elle ne m'a rien imposé du tout. Fabienne, c'est vraiment la collaboratrice la plus cool que j'ai jamais eue. Sans juste jeter des fleurs. On peut, on peut. Mais quand même, elle le mérite. Mais par contre, en effet, si on me dit dessine un héron, j'aurais pu dessiner 20, 30, 100, 200 hérons et ils auraient tous pu être différents, intéressants à leur façon. Là, on avait quand même un objectif, c'était qu'on devait raconter une histoire. Moi, je me suis vraiment accrochée au texte. Et dès que j'ai lu les textes et que j'ai eu les mots-clés, ça m'a tout de suite évoqué des images qui étaient différentes de mes images que j'aurais eues tout seul en pensant aux héros à la base. Donc, il y avait quand même une intention qui a un peu guidé les illustrations. Et pour ça, je donnerais l'exemple du troglodyte, parce que je pense que c'est un des plus parlants. c'est que le troglodyte, c'est un petit oiseau qui est vraiment un des plus petits qui est minuscule, pourtant il a un cri très important, et dans les mots-clés et le symbole qu'on voulait qu'il représente, c'était plutôt une histoire de limite et d'affirmation de soi. Tu me corrigeras Fabienne si je ne suis pas exactement sur les bons mots-clés, mais en tout cas, on a cette logique de le troglodyte, il doit quand même donner une certaine sensation de « ok, je m'exprime » . Et du coup, c'était là où mon travail, c'était d'imaginer comment je peux transcrire, faire ressentir ces mots-clés avec le langage visuel, c'est-à-dire la composition, les couleurs, le rapport d'échelle, tout ça. Et le contexte aussi, est-ce que c'est en hiver, en été, au printemps ? Tout peut jouer sur le ressenti. Donc moi, j'ai un peu connecté mon intuition à ces mots-clés et ces textes qui étaient très parlants. et après j'ai choisi de faire un troglodyte avec une grosse feuille de... une grosse feuille orange qui est juste derrière pour donner un peu cette sensation comme une sorte d'explosion visuelle derrière lui et avec sa posture qui traduit cette idée d'affirmation et d'expression et du coup en fait l'idée c'est quand même le texte qui a décidé où allait l'image, c'est quand même Fabienne qui a insufflé la direction des choses et moi j'ai essayé de lui donner vie, mais c'était pas une image au hasard, c'était toujours au service d'une intention. Et c'est ça qui était hyper intéressant, justement, c'était que parfois, l'image, elle a donné des intentions différentes ou avec des nuances différentes de ce qui était dans le texte, et ça a créé un dialogue intéressant, et c'est là où je trouve que la collaboration a eu du sens.
- Speaker #0
Vous relevez un point super intéressant, c'est que dans la collaboration, il y a plein de façons de la faire vivre, avec plus ou moins de cadres. plus ou moins de liberté pour chacun des acteurs de la collaboration. Vous, vous avez choisi effectivement d'être dans un dialogue et une forme de liberté d'écoute. Ce que j'entends dans votre présentation, c'est que vraiment, il y a eu du dialogue et un respect des libertés de l'autre aussi pour faire in fine naître ce jeu et que c'est vraiment mu par l'union de vos deux approches. Donc, c'est super précieux. D'un autre côté, une collaboration, ça pourrait se passer avec Anaïs, par exemple, quand on a créé notre jeu. Anaïs, elle m'a apporté la connaissance des bourgeons et j'avais une grande liberté tant sur le visuel. du tarot que du visuel des bourgeons. Elle confirmait, elle apportait des observations, mais moi, je n'aurais pas été capable, tout comme je ne sais pas toi Raphaël, mais moi, en tout cas, je n'aurais pas pu être capable de recevoir une consigne de composition du style le bourgeon, je veux qu'il soit dans telle posture. Elle me l'expliquait, l'importance du bourgeon et son tas de maturation dans l'illustration. Mais au-delà de ça, ça aurait été trop contraignant pour moi. Je n'aurais pas réussi à me plier et à m'investir de la même manière. Mais des fois, la collaboration, ça peut aussi être ça. Missionner un artiste et lui dire, moi, j'ai une vision très précise. Il faut que, par exemple, pour vous, l'oiseau soit exactement dans cette posture-là et que pour toutes les cartes, ce soit cette consigne-là. Ça s'entendrait aussi. Il y a mille et une façons de vivre la collaboration. Et je voulais qu'on revienne sur un point que tu as décrit, Raphaël, autour de la lumière, enfin l'explosion qui se dégage de cette feuille. Votre jeu, il a aussi une particularité, en plus d'avoir ces oiseaux. ces mots-clés qui sont très puissants, et 40 questions, puisque vous l'avez compris, Fabienne, à chaque carte, vous allez avoir un tirage. Donc, 40 tirages avec ce jeu. Il y a aussi une lumière qui est très importante, je pense, dans la composition, enfin, dans ta façon d'illustrer, Raphaël. Ça saute aux yeux, ça rend le jeu hyper intense, hyper profond, tout de suite spirituel. On sent quelque chose qui dépasse le cadre de... une simple approche psychologique. On sent d'ailleurs, quand tu décrivais ce héron devant chez toi, on le visualise très vite. Et je trouve que dans vos cartes, ils sont pourtant... Quel style tu décrirais, Raphaël ?
- Speaker #1
C'est compliqué à dire. Le style de Raphaël. Oui, après, je peux m'adapter à pas mal de choses. Mais disons qu'il y a un style très peint. Et on est plus dans la suggestion, quand même, globalement. Par exemple, les oiseaux vont avoir... On sent beaucoup les... coups de pinceau. Il y a une certaine abstraction, surtout sur le décor, sur les personnages, sur les oiseaux, il y a un certain réalisme quand même, mais je dirais que c'est une approche très picturale de peinture. Je ne sais pas comment le décrire autrement, parce que ça ne s'inscrit pas dans un style particulier dans un mouvement artistique, donc c'est compliqué. Mais en tout cas, il n'y a pas de traits, il n'y a pas de lignes définies, c'est vraiment de... des coups de pinceau qui représentent des formes. Donc, c'est vraiment peint directement à la couleur, directement à la lumière et ça donne un côté un peu expressionniste en quelque sorte. On peut dire ça peut-être.
- Speaker #2
En tout cas, pourquoi je n'ai pas donné, pourquoi ça ne m'est même pas venu à l'idée que je pouvais donner des consignes à Raphaël parce qu'en fait, le départ de notre oracle, c'est que j'ai vu, je le suivais, Raphaël, depuis notre rencontre à Lille, sur les réseaux et puis un jour, il partage les rondelles qu'on a gardées. qui est une carte un peu spéciale pour cette orale, l'illustration de l'hirondelle. Et quand il partage cette hirondelle, moi j'étais là, waouh ! Vraiment, c'est un art. Ce que fait Raphaël, c'est un art qui me touche. Et donc, je lui ai dit directement, j'aurais pu laisser passer la story et dire, c'est super beau, mais vraiment, je lui ai envoyé un message en disant, mais j'adore, quoi. Et donc, pour moi, ce que faisait Raphaël, ça n'avait pas besoin de direction. Moi, je ne suis pas illustrateur, je ne suis pas dessinatrice, je sais peindre, j'aime l'art et j'aime visiter les musées, j'aime me connecter à dessiner, j'ai peint. Donc, je connais aussi la difficulté du travail de rendre quelque chose que moi, je ne suis pas arrivée à faire parce que j'ai essayé de l'illustrer moi-même. J'ai essayé de trouver une technique pour le faire moi-même, cette oracle. J'ai compris que je n'y arriverais pas, que je ne serais jamais satisfaite de ce que je pouvais faire. Au départ, ça devait être avec Sophie. On avait commencé à travailler sur des collages, des super collages qu'elle faisait. Et on a senti toutes les décors, on n'y arriverait pas et que ce n'était pas ça. Et c'est pour ça que la rencontre avec Raphaël, pour moi, ça a été magique. Parce que là, comme tu le soulignes, pour moi, tu dis, moi, j'ai un côté plutôt pragmatique. et coaching, mais on l'a appelé l'oracle esprit des oiseaux. Pour moi, c'était important parce que j'ai ce côté spirituel aussi qui fait que j'aime, avec mes cartes, me connecter à l'esprit. du vivant, ça peut être des plantes, là c'est les oiseaux, mais ça peut être plein d'autres, tout ce qui est vivant et tout ce qui contient du coup un esprit, on peut rentrer en dialogue, si c'est pas avec des mots, c'est avec des sensations, c'est avec des ressentis, et donc ces ressentis que ma mère avait en écoutant les oiseaux, c'est ce que j'ai voulu transmettre aussi, les oiseaux nous entourent si on fait un peu silence, on va les entendre, surtout en ce moment où on est au printemps, si vous habitez un peu. À la campagne, écoutez les oiseaux qui vous entourent. Essayez de capter avec votre oreille les intonations. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose de très riche. Il paraît même que le mer a une fréquence qui serait très apaisante, même très soignante. Je ne sais pas comment on peut dire ça. Donc voilà, il y a vraiment beaucoup de choses et c'est très riche. J'ai voulu aussi... Une des choses que je voulais, c'est que les oiseaux qu'on choisissait, parce que c'est vrai que Raphaël aussi m'a proposé une liste d'oiseaux. Voilà, on a vite essayé.
- Speaker #1
Il y avait plus que 40 oiseaux sur la liste à la base.
- Speaker #2
On ne pouvait plus faire un oracle de 80 oiseaux. On avait des oiseaux pour tout le monde. Mais, qu'est-ce que j'allais dire ? Oui, moi, j'avais envie de faire un oracle qui, quand même, représentait les oiseaux qui m'entourent, en tout cas, qu'on connaît. Pas des oiseaux trop exotiques. Alors, il y en a un peu. Parce qu'ils représentaient, à ce moment-là, on est quand même allé les chercher parce qu'ils représentaient des mots-clés importants à construire. Parce qu'un oracle, ça ne se construit pas simplement avec l'esprit, ça se construit aussi avec... Il faut qu'il ne soit pas bancal. Donc il faut qu'il ne soit, comment on dit, pas bancal. Structuré, il faut que tout soit... Equilibré. Equilibré, c'est ce qu'il rappelle. Et pour équilibrer, on a eu besoin d'aller chercher des oiseaux. Sinon, retomber toujours un peu sur les mêmes. Parce qu'un oiseau, c'est un oiseau. Il niche, il pond, il a un territoire. Il a des ailes, il vole. Donc, c'est vrai qu'on a eu besoin d'aller chercher quelques oiseaux un peu différents.
- Speaker #0
On entend que votre jeu a été quand même pensé par des personnes qui savent ce que sont les contraintes de la carte Mansi. Le but, ce n'est pas que toutes les cartes nous invitent à lâcher prise. Oui. Et moi, j'ai hâte de découvrir cette profondeur. Mais avant qu'on aille vers un tirage, parce que je vais vous proposer un tirage, bien sûr, à la fin de cet épisode, que vous réaliserez, j'en suis certain, avec votre jeu. J'aimerais qu'on parle aussi d'un aspect, passer la réalisation, passer la rencontre. Il vient le moment des discussions de comment on le commercialise, comment on répartit les parts, comment elles sont venues. ces conversations dans votre interaction, parce que La Lecture Obscure, c'est un podcast business. Vous avez chacun vos émissions, d'ailleurs. On en reparlera à la fin de l'émission. Vous avez chacun vos podcasts. Fabienne, Raphaël, comment vous êtes venus à discuter du coup de la répartition et la commercialisation du jeu ?
- Speaker #1
Moi, je vais faire juste une petite intro là-dessus, mais très simple. C'est que ça a été dès le départ, en fait. Dès les premiers instants où... Enfin, je veux dire... Quand j'ai dit à Fabienne, voilà, moi, je serais ravie de collaborer avec toi sur ce projet, qui pour moi, à la base, était son projet. C'était elle qui portait ça et qui voulait le concrétiser. Moi, je me voyais plus comme, justement, la personne qui allait aider à la réalisation. Mais je ne savais pas, justement, si ça allait être une commande ou si ça allait être une collaboration. Donc, ça revient à la question que tu posais tout à l'heure. Et donc, je lui ai posé la question. La première chose qu'elle m'a dit, c'est, moi, si on se lance dans ce projet, c'est un projet à deux. et on fait tout ensemble et on se partage tout et donc il y avait tout de suite cette ouverture là qui a permis justement que chacun prenne sa place qu'elle prenne en charge les textes qu'elle puisse se plonger dedans, qu'il n'y ait pas de limite de son côté, et moi pareil sur les images j'ai eu une liberté que je pensais pas avoir au début je pensais que ça allait être justement qu'elle aurait une vision, qu'elle me dirait voilà la posture de l'oiseau et tout ça et je pense qu'elle avait une vision mais elle a pas du tout imposé ça Et du coup, c'est la même chose sur le plan du business, entre guillemets. Après, il y a des nuances, bien sûr. Et je vais laisser Fabienne me prendre la parole. Mais voilà, je voulais juste dire ça parce que ça a installé tout de suite ce climat, justement, de ping-pong, d'échange dès le début et même sur ces questions. Et du coup, peut-être que Fabienne, toi, tu veux rebondir dessus.
- Speaker #2
Oui, mais c'est vrai que ça a été... Je pense que si c'est pour les auditeurs de ton podcast, Gaëtan, que quoi qu'on fasse, j'ai l'habitude de collaborer. J'ai l'habitude de collaborer parce que j'organise moi-même des événements où je collabore avec pas mal de choses. Donc je sais qu'en tout cas, c'est un point important à mettre en place dès le départ. Moins, plus on est dans le flou. dans la collaboration et plus on attend ce que ça se passe. Parce qu'on ne peut pas savoir ce qu'il y a dans la tête de l'autre, dans ses attentes, etc. Donc, je pense qu'on a toujours, ce qui a été super fluide avec Raphaël, c'est qu'on a toujours beaucoup parlé. En tout cas, on a toujours exprimé tout ce que je pense. Tu me dirais, Raphaël, si peut-être qu'il y a des choses qu'on a exprimées, mais je pense qu'on sait quand même beaucoup. tout dit.
- Speaker #1
Rien à ajouter.
- Speaker #2
Mais voilà, on a toujours pas, on a beaucoup tardé à mettre en place, moi j'ai dit, il faut mettre en place en plus un contrat. Il faut qu'on signe un contrat, Raphaël. Et c'est vrai qu'on a avancé, on est venu très tard sur la... Parce qu'il y a plus que 50% dans un contrat de collaboration. Il y a plein de choses, il y a plein de clauses sur le après, sur qui, voilà, comment... Il faut mettre en... Il faut aller plus loin parce que faire un jeu, c'est pas simplement écrire des textes. et faire des illustrations. Il y a le choix de l'imprimeur, il y a le prix de vente, il y a comment...
- Speaker #0
Est-ce qu'on s'autorise ou non à le réimprimer ? Est-ce qu'on s'autorise ou non à réutiliser les visuels pour d'autres supports ?
- Speaker #2
Voilà. Alors là, il y a l'idée des droits d'auteur. Moi, j'ai des droits d'auteur sur les textes, il a les droits d'auteur sur le visuel. Moi, je n'ai aucun droit sur ces visuels. Sinon, il faut que je les rachète. Ces droits, donc, tout ça, ça doit être écrit pour protéger l'un et l'autre, même si on a très confiance l'un en l'autre et qu'on a toujours dit justement pas mal les choses. Je pense que de les dire justement, de les poser, ça peut être rassurant.
- Speaker #0
Les poser, je me permets, ça vous permet et ça permet à toute collaboration d'y réfléchir parce que tu parles par exemple des droits d'auteur. Peut-être que pour un, ça va être implicite que je peux réutiliser. cette question, tu peux réutiliser aussi mon image, mais que pour l'autre, ce n'est pas imaginé de la même manière, ce n'est pas réfléchi de la même manière. Donc, c'est comme la naissance d'un bébé. Vous prenez le temps, vous en discutez, vous parlez. Je parle à nos auditeurs de votre projet et comment vous l'envisagez. Et si vous êtes sur la même longueur d'onde, et si vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde, c'est là où ça devient intéressant parce qu'on entre en conversation. Et c'est bien que vous deux, vous ayez eu tout de suite ces réflexes. Ce qui, malheureusement, fait avorter beaucoup de projets où les choses ne sont pas dites à temps, ne sont pas réfléchies à temps. Et c'est beau de voir que chez vous, il y a eu toutes ces jolies conversations. Tu voulais rajouter quelque chose, Raphaël ?
- Speaker #1
Oui, je suis totalement d'accord avec ce que vous avez dit tous les deux. Et même en tant qu'illustrateur, moi, c'est une des premières choses que j'essaye de poser, même quand c'est pour bosser avec un ami ou quelqu'un que je connais très bien. Ce n'est pas pour poser une barrière professionnelle, mais disons que dès que... Pour moi, dire, c'est faire exister dès que les choses sont posées, et on rentre dans le concret de l'idée. Il y a avoir l'idée, se lancer dans le projet, puis après, il y a la concrétisation. Et dès qu'il s'agit de concrétiser quelque chose, il faut que ce soit posé quelque part, et que ce soit clair pour tout le monde, et qu'il n'y ait pas de mauvaise surprise derrière. Tu disais, quand on discute bien, qu'on communique bien, et que c'est fluide, les choses avancent, et c'est vrai. mais pour qu'elle reste fluide il faut aussi qu'elle soit transparente jusqu'au bout donc c'est ça qui est important et c'est pour ça que dès que j'ai su la posture de Fabienne j'ai compris qu'il n'y avait pas de barrière à poser mais par contre là on va, maintenant qu'on est rentré dans le concret, il faut poser les choses d'une manière pour que tout soit réalisable en fait parce que ça nous oblige à penser à toutes les contraintes du futur aussi et donc c'était juste pour étoffer un peu
- Speaker #0
Et c'est vrai que toi, vous aviez tous les deux cette expérience professionnelle. Toi, Fabienne, de la collaboration. Toi, Raphaël, du domaine de l'illustration. Et des fois, on y va vers un jeu et on a ni l'un ni l'autre en termes d'expérience. Donc, vraiment, posez-vous toutes ces questions. Et ces questions ne se limitent pas à la réalisation du jeu. Elles vont bien plus loin, comme tu l'as justement rappelé, Fabienne.
- Speaker #1
Il y a du droit derrière ça, de toute façon, auquel on ne peut pas... Voilà, on ne peut pas... Et moi, c'est... Mes collaborations avec Jennifer Pasquier, qui fait du graphisme, l'éditrice, et qui signe mes workbooks, etc. Et qui a signé avec moi à Magus mon agenda. Et quand on a fait Magus, c'est elle qui m'a aussi appris que toutes les données qu'il fallait marquer sur la moindre photo qu'on utilise, on marque le nom de la personne qui a fait la photo, enfin voilà, tous les droits du travail de tout le monde. doit être répertorié et doit être rendu à l'auteur, on va dire. Mais on ne s'approprie pas des images, des photos, des choses qui ne sont pas les nôtres, parce que la loi est là et c'est pour protéger les artisans, les auteurs. C'est important.
- Speaker #0
C'est important. Et en 2026, à l'ère de Canva, de l'IA, des réseaux sociaux, je pense que des fois, on se déconnecte de tout ça. Alors à petite échelle, j'ai envie de dire... on ne s'en rend pas compte et ce n'est pas un drame. Quand je dis que ce n'est pas un drame, c'est qu'on ne risque pas dans l'absolu grand-chose, à minima, qu'on nous retire un visuel de nos réseaux sociaux, même si ça peut prendre une ampleur bien plus grande. Mais quand on commence à en faire une activité professionnelle, et là, la création d'un oracle, au-delà du cheminement personnel, spirituel, incroyable que c'est de créer un jeu, ça devient aussi un commerce, une activité professionnelle. et posez-vous ces questions. D'ailleurs, on va parler un peu d'IA. Aujourd'hui, les jeux sont de plus en plus conçus avec de l'IA. Je vous emmène sur un terrain où vous êtes obligés de prendre une position. Je suis comme ça. Si vous ne voulez pas, on fera un cut. Il y a de plus en plus d'auteurs de jeux qui disent « Tiens donc, moi je vais faire un jeu avec de l'IA parce que c'est bien pratique, avec plus ou moins de transparence. » Pouvez-vous m'offrir une réponse ? Vous avez le droit. de l'argumenter. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Speaker #1
Moi, j'ai fait qu'un seul jeu, c'est celui-là. Et moi, je me suis fait accompagner de l'IA pour structurer le jeu. Pour mettre un peu... Moi, l'IA m'aide à ça beaucoup, parce que j'ai un esprit qui part dans tous les sens. Donc, j'essaye de m'aider de l'IA pour la structure. Mais après, tout le reste, les tirages, tout ce qu'il y a dedans, c'est ce que j'ai... Ça vient de moi, quoi. Après, les jeux qui sont faits par l'IA, Merci. Moi, je n'ai pas d'avis. Il y en a qui peuvent être bien, mais en général, je trouve que c'est vite fade, c'est vite bof. Je pense que, comme pour l'écriture, l'IA n'est pas assez créative. Si les personnes veulent créer à partir de l'IA, je crois qu'elles se plantent, mais ça, c'est mon avis.
- Speaker #0
Raphaël, plutôt du côté illustration ?
- Speaker #2
Moi, ça a impacté énormément mon milieu, que ce soit dans le cinéma d'animation ou l'illustration. Donc oui, je me suis sentie très concernée par la question. clairement je suis pas pro-IA du tout après je suis pas à fustiger ou à dénoncer les gens qui l'utilisent mais par contre moi j'ai remarqué un truc et peut-être c'est une anecdote qui est un peu déplacée mais les gens que je connais moi qui ont été déstabilisés par l'IA parce que ça leur a fait perdre leur job ou que ça les a questionnés sur leur métier d'illustrateur personnellement moi ce que ça me pose comme question c'est que je me pose la question pourquoi tu fais un oracle avec de l'IA parce que moi faire cet oracle sans le faire moi-même, sans peindre moi-même sans m'impliquer personnellement je peux pas me connecter à ces valeurs là et les insuffler dans le jeu si je les vis pas en fait et pour moi dessiner c'est tout ça pour moi dessiner c'est m'exprimer c'est fabriquer, c'est réfléchir c'est vivre une expérience Merci. rater des trucs, les refaire et pour moi l'IA c'est génératif, en tout cas c'est juste presque comme une recherche Google, tu vas chercher piocher des choses, ça te fait un mix de tout ça et en fait tu ne maîtrises pas ni où tu vas chercher les choses ni le résultat en fait on te propose un résultat mais en fait moi personnellement déjà j'ai un problème c'est que je les repère à 1000 kilomètres les jeux faits à l'IA pour l'instant en tout cas, peut-être que ça évoluera mais pour l'instant je... Une image d'un paillage, je la vois tout de suite. Donc pour moi, ça... ça n'a pas d'âme. Et donc, voilà, ça ne m'attire pas, en fait. Mais parce que pour moi, ça ne raconte rien de la personne qui fabrique. Il n'y a pas de traces de personnel là-dedans. Donc du coup, ma distance, elle est comme ça. Après, pour moi, l'IA, c'est un outil. Je trouve que là où on a raté notre coup, c'est que ce n'est pas du tout bien... Comment dire ? Il n'y a rien qui cadre les choses, en fait. Il n'y a pas de loi qui cadre correctement là où il y a le droit d'aller chercher les choses, là où elle n'a pas le droit d'aller les chercher, d'où elle sort ces trucs des fois c'est justement flou mais ça ça me dérange après c'est un outil je pense qu'il peut avoir son utilité moi personnellement dans mon processus j'y ai pas trouvé d'intérêt parce que moi j'aime faire donc j'ai pas et ça l'IA peut pas remplacer ça donc c'est Merci. Et d'ailleurs,
- Speaker #0
tu dis un truc intéressant, c'est plutôt le cadre qui est à questionner. C'est un outil, avec cet outil, le grand challenge, c'est qu'est-ce que vous montrez de vous quand vous utilisez l'IA ? Allez jusqu'au bout de ce questionnement. Merci Raphaël, merci Fabienne de l'avoir pointé du doigt. Vous pouvez utiliser cet outil, mais par contre, le challenge derrière de vous montrer vraiment avec cet outil, il est d'autant plus dur. Et le cadre, en tout cas dans votre jeu. Il n'y aura pas marqué « Fait avec Lya » puisque ce n'est pas le cas. On a des fêtes pensantes et beaucoup de pinceaux numériques, c'est ça ? Tu as travaillé sur… Par contre,
- Speaker #2
ça reste numérique, oui. Alors, j'ai travaillé surtout sur Procreate qui est un logiciel pas cher d'ailleurs, je recommande.
- Speaker #0
10 euros, c'est vraiment…
- Speaker #2
10 euros, oui, c'est ça. Il a augmenté. Après, il faut pouvoir acheter l'iPad par contre, ça c'est un peu plus que 10 euros. C'est un logiciel très abordable qui fait vraiment tout comme sur Photoshop, mais en...
- Speaker #0
mais quasiment gratuit donc voilà à illustrer sur Procreate qui est une super alternative par rapport à Photoshop et merci beaucoup maintenant je pense qu'il est temps qu'on découvre vos cartes avec ce tirage du coup c'est Fabienne tu as là le jeu avec toi je vais te laisser nous tirer trois cartes et au fur et à mesure je vais vous laisser nous les présenter et nous décrire par rapport au sujet de la posture de cette carte dans le tirage, ce qu'elle va venir préciser.
- Speaker #2
D'abord,
- Speaker #1
avant de faire le tirage, je vais préciser que le livret est un peu particulier. Le livret qui va accompagner ce jeu, d'ailleurs dans le jeu, il y aura le livret, c'est-à-dire que ce n'est pas un livret PDF ou à côté, il y aura les cartes et le livret dans le jeu, parce que c'est un livret d'utilisation qui est un petit peu particulier, peut-être par rapport à certains autres jeux. puisque dans chaque carte, il y a le comportement, la symbolique de l'oiseau, les mots clés, un message, donc une phrase, une phrase mantra, une phrase message de l'oiseau. On peut se contenter de faire avec ça, on peut se contenter de faire avec les mots clés qui seront sur les cartes aussi. Et ensuite, j'ai été chercher deux questionnements, puisque moi, ma technique d'interprétation du tarot, c'est de se questionner avec les cartes. Donc cet oiseau va venir nous questionner. Donc d'abord deux questions que j'ai appelées les questions de journaling, mais je ne sais pas si dans le livret ça restera sur ce nom-là. Et ensuite, j'ai créé un tirage en deux cartes, avec deux positions. Donc là, tu me demandes de tirer une carte. On ne va peut-être pas faire tout l'exercice. Chaque carte, on peut travailler avec pendant une heure, si on veut, tirant une carte de l'oracle, tu vois. Donc là, on ne va pas passer trois heures à décortiquer. Mais voilà, je te le dis. Mais ça marche aussi, du coup, on va prendre le message de l'oiseau et les mots-clés, on va faire une interprétation avec ça.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Ça marche ?
- Speaker #0
Alors, je te laisse chercher tes cartes.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Tu nous dis quand tu es prête, quand tu es allée prendre.
- Speaker #1
La première position, du coup ?
- Speaker #0
La première, ce sera la particularité de Fabienne qui a nourri ce projet.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
La deuxième, ce sera la particularité de Raphaël qui a nourri ce projet. Et enfin, on verra comment cette union apporte quelque chose de tout à fait...
- Speaker #1
Donc là, j'ai tiré la carte de Raphaël. Et après, la carte...
- Speaker #0
De l'union, votre union. Il n'y a rien vu encore. Qui apporte unique.
- Speaker #1
Très particulier. On va dire que c'est ça. OK. Alors.
- Speaker #0
C'est tout fait...
- Speaker #1
Lunaire.
- Speaker #0
Comique de voir Fabienne tirer les cartes comme ça. Parce qu'on ne voit pas ses mains, on voit juste son visage plus ou moins se crisper. Alors.
- Speaker #1
découvrons ça c'est hyper intéressant pardon on veut en savoir plus elle sait nous teaser l'information alors moi du coup ce que j'amène à ce projet c'est ça oui oui c'est la particularité que tu emmènes dans ce projet ce qui vient de toi J'ai tiré la hupe faciée. Et les mots-clés de la hupe, c'est donc... Alors, en plus, c'est intéressant parce que c'est déjà un oiseau que j'ai utilisé pour illustrer Magus. Donc, c'est vraiment un oiseau, d'accord. Oui, parce que pour moi, la hupe, ça a été aussi un des premiers oiseaux que j'ai écrit avant même Raphaël. Enfin, voilà, au début, j'avais le héron, la hupe. Il y en avait d'autres, le rouge-gorge, etc. Mais la hupe, c'était vraiment pour moi l'oiseau qui fait pou-pou-pou. Elle a vraiment un chant très original. Oui,
- Speaker #0
très identifiable.
- Speaker #1
Et voilà, avec une crête, c'est l'oiseau punk par excellence. Et donc, pour moi, c'était l'originalité. Pour moi, la hub, c'est l'originalité et la créativité qui sont venues très vite comme mot-clé. Et voilà, c'est ce que j'ai amené peut-être à ce jeu, cette originalité peut-être avec ces tirages de cartes. Le livret, en tout cas, je pense que je n'en ai jamais vu.
- Speaker #0
Je n'en ai jamais vu avec 40 tirages de cartes.
- Speaker #1
C'est vraiment quelque chose qui est venu très spontanément de faire un tirage à deux cartes à chaque carte. Le message de l'oiseau, c'est donc ta créativité est précieuse, ce qui te rend unique est exactement ce que tu dois révéler.
- Speaker #0
C'est magnifique. C'est magnifique. Je l'adore. On passe à la carte de Raphaël. Du coup, je n'ai rien à ajouter là-dessus.
- Speaker #1
Raphaël, et on en a parlé hier, c'est le grand corbeau.
- Speaker #2
Ah oui.
- Speaker #1
C'est magnifique. C'est l'intelligence et l'intuition. Et donc, le message, on en a parlé hier, parce que c'est une carte justement qui était un petit peu spéciale, qui rentrait très bien dans le jeu, alors qu'au départ, on pensait qu'il manquait peut-être quelque chose. Et une fois qu'on l'a fait un test et qu'on l'a imprimé, c'est une carte qui a fait waouh à beaucoup de personnes auxquelles Raphaël l'a montré.
- Speaker #2
Oui, c'est une petite anecdote, parce que souvent, quand on crée en digital, et ça, tu dois le savoir très bien Gaëtan, mais quand après, tu imprimes et que tu l'as au format dans les mains. Le résultat est très différent, la sensation est différente. Et ça, c'est vraiment un conseil que je donnerais si jamais il y en a qui se lancent dans ce genre de trucs, c'est de ne pas hésiter à faire des tests d'impression pour avoir la bonne taille, et voir aussi ce que ça va donner une fois imprimé, parce que les couleurs changent. Et le corps beau, ça a été ça. C'est une illustration qui n'avait pas forcément fait gros débat autour de moi. Et puis quand on l'a imprimé, c'était unanime, tout le monde était là, ah mais il est super ton corps beau. Et je me suis dit, il n'a pas changé, c'est le même que d'habitude. Le fait qu'ils soient imprimés, ça a changé le ressenti. Nous,
- Speaker #0
on a eu ça sur la carte de l'éther, qui est une femme à tête de méduse, vraiment la méduse de mer. Et pareil, une fois imprimée, ça a été une carte coup de cœur pour beaucoup de visiteurs de salon qui voyaient mon jeu pour la première fois, alors qu'en soi, le numérique n'avait pas autant d'impact. Donc, super sympa comme ça mène à dire ces cartes-là. Et la dernière, la carte de l'union, dites-moi.
- Speaker #1
Parce que le message du grand corbeau, je ne vais pas lire tout le comportement symbolique, mais en tout cas, le message de l'oiseau, c'est observe, analyse, puis décide en cohérence avec ce que tu sais déjà. Voilà. Donc, pour le tirage du grand corbeau, intelligence et intuition. Alors, pour moi, l'interprétation que je pourrais en faire par rapport à ce que Raphaël amène effectivement au jeu, alors on pourrait penser que ce serait l'inverse, puisque... L'inverse, oui.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on ne veut plus s'attendre à rien.
- Speaker #1
Ça peut être l'intelligence, l'intuition, et Raphaël, la créativité. Et je trouve hyper intéressant que les cartes soient inversées. Parce que je pense qu'effectivement, notre collaboration, elle marche aussi parce qu'on est capable d'inverser aussi peut-être nos rôles.
- Speaker #0
Ouvrir la posture mutuelle aussi. Oui, peut-être.
- Speaker #1
Ou les postures que... Moi, effectivement, l'originalité du jeu, elle est dans le livret, mais je suis aussi rentrée en création, etc. Et Raphaël a été très présent sur, justement, ce côté très intuitif déjà de ces illustrations, qui ont, comme tu l'as expliqué, l'idée de se connecter quand même aux cartes, aux mots, pour après laisser parler justement ton intuition sur comment tu pouvais rendre ce texte en images. le plus intuitivement possible. Ton travail a été vraiment... Et je pense que c'est ce qui va transmettre, c'est ce qui va transparaître dans les cartes. C'est-à-dire que ce n'est pas juste un dessin d'oiseau. C'est une illustration énergétique.
- Speaker #0
Parfaitement bien employée. C'est ce que je reçois quand je vois vos visuels. On va le retenir, illustration énergétique.
- Speaker #1
Pour moi, il y a beaucoup d'intelligence aussi dans la façon de faire de Raphaël. et dans sa façon de se connecter justement à quelque chose de plus grand que lui. Et c'était facile sur toutes les cartes. Ça a été un gros challenge pour certaines, avec beaucoup de souffrance. Mais sur la fin, on a beaucoup souffert, moi, pour arriver à terminer les cartes et d'avoir les 40 cartes. Et c'est mon ami Emmanuel qui m'a donné une solution, et j'en parle parce que... elle arrive cette solution avec la dernière carte.
- Speaker #0
Je fais un point avant la solution. Rassurez-vous tous, finir le jeu, c'est le plus dur. C'est dur de se lancer, au milieu ça va, la fin, c'est l'horreur. Et donc, vous, cette façon de clôturer et du coup, votre carte qui représentera presque l'union de vos deux créativités, vos deux particularités, c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est la carte de la pluie. Tu m'en avais parlé. Alors, je ne sais pas si les mots-clés ont changé parce que je suis encore... Voilà, je... dans les dernières collections, c'est purification et bénédiction. Le message de l'appui, c'est laisse couler ce qui doit partir. Pourquoi alors pour les cartes de l'appui, et pourquoi je parle d'Emmanuel, parce que quand il nous manquait quelques cartes pour faire 40, j'ai eu Emmanuel au téléphone, Emmanuel Higère, pour ceux qui peut-être la connaissent, j'ai eu Emmanuel au téléphone pour autre chose, je lui ai dit, j'ai galère, je n'arrive pas à terminer le jeu, me demander des nouvelles, je n'arrive pas, parce que je retombe toujours sur les mêmes comportements. des oiseaux, je ne rive pas je tourne un peu en rond et elle m'a dit mais voilà pourquoi tu ne fais pas des cartes qui ont lien à l'environnement de l'oiseau tu vois le ciel et là ça avait popé et je me suis dit oui en fait et on avait déjà une dernière carte qui était le phénix et qu'on crée l'oracle avec le phénix qui est donc pour moi relié à l'élément feu et je me dis je vais trouver 4 éléments 4 je vais faire 4 cartes en lien avec les 4 éléments Et l'eau, on a choisi la pluie. La pluie qui est celle qui nettoie les plumes, celle qui produit aussi de la richesse. Et purification, bénédiction, c'est après la pluie vient le beau temps et le chant des oiseaux est toujours plus clair après l'orage.
- Speaker #0
Et clairement, c'est ce qu'on vous souhaite. Là, avec le jeu, vous avez su, comme il fallait, vous vous êtes donné beaucoup de temps. de travail, beaucoup de challenge. Maintenant, on veut voir le soleil qui va arriver après cette pluie.
- Speaker #2
C'est bon moment quand même, je tiens à le dire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Mais c'est vrai que ce n'est jamais facile. Je rebondis là-dessus. Je ne rebondis pas trop fort.
- Speaker #0
Raphaël a fait tomber sur sa caméra.
- Speaker #2
Je rebondis, mais je vais me calmer un peu. Je voulais juste dire que pour ceux qui se lanceraient dans un projet comme ça, c'est vrai que C'est facile des fois d'avoir une idée, de commencer quelque chose, de se lancer, d'avoir l'énergie du début. Et ce qui est compliqué, c'est de concrétiser, de garder cette énergie tout du long. Et personnellement, moi, ça m'a aussi mis face à mes démons, à moi, à mes problématiques personnelles, ce jeu. Et du coup, c'était intéressant de se dire, bon, pour moi, la pluie, ça fait écho un peu à ça. Il y a des trucs, il a vraiment fallu arrêter de se poser trop de questions, laisser couler et juste avancer, en fait, à un moment donné. Et donc, tu as fait du tri sur pas mal de choses. Et puis,
- Speaker #1
c'est la carte de la bénédiction. Donc, effectivement, pour moi, c'était une bénédiction de collaborer avec toi, Raphaël, et de voir cet oracle voir le jour.
- Speaker #0
Du coup, là, on a envie de la voir, cet oracle, maintenant. Quand est-ce qu'on peut ? Parce qu'aujourd'hui, au moment où vous écoutez ce podcast, où il est diffusé, on est le 17 mai. C'est mon anniversaire. N'hésitez pas à mettre un commentaire sur le podcast. Bon anniversaire. Ce sera le jour J. Donc, mettez un commentaire, ça va booster la visibilité du podcast et ça va aussi soutenir le jeu. Fabienne, Raphaël, rappelez-moi, rappelez et annoncez à nos auditeurs comment ils feront pour se procurer le jeu.
- Speaker #1
Alors, le jeu va sortir en précommande, puisqu'on ne fait pas de campagne. On a décidé de ne pas faire de campagne Kickstarter Ulule, puisque moi, j'ai un site, j'ai une boutique en ligne. J'ai tous les outils pour déjà lancer. C'est les précommandes. Donc, des précommandes. Pourquoi ? Pour nous aider, justement, à avoir un peu de trésorerie pour faire la commande vraiment du jeu. Mais le jeu, là, est prêt. Et donc, il est prêt à être commandé. Mais voilà, on passe par des précommandes. Les précommandes, elles vont durer peut-être, je pense qu'elles vont durer autour jusqu'au 10, 14 juin. Ce n'est pas encore sûr. Mais on va faire une session de précommande dans laquelle le tarif de l'oracle sera avantageux.
- Speaker #0
Oh, du early bird pour un jeu sur les oiseaux, c'est génial.
- Speaker #1
Yes ! Voilà, et puis à la fin de ces précommandes, on pourra voir effectivement le nombre de jeux que l'on doit... Nous, on a déjà une idée du minimum qu'on voudrait commander, mais on ne sait jamais, on peut aller plus loin. Et donc, ça nous permettra de faire une commande début juin. Et le jeu sera donc, je pense, envoyé à tout le monde. Fin juin, début juillet, vous devriez pouvoir l'avoir et l'acheter.
- Speaker #2
Et du coup, la précommande, ce serait à partir du 27 mai. C'est ça la date ?
- Speaker #1
27 mai, donc dans 10 jours.
- Speaker #0
C'est dans la semaine prochaine. D'ici là, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter de Fabienne parce que je pense que vous aurez les infos en avant-première comme ça aussi. Ce sera sur ton site, Fabienne, que je relairai également sous ce podcast. Donc, je suis sûr que vous, comme moi, vous êtes impatients de commander votre jeu. Donc, foncez, Merci, Fabienne. Merci, Raphaël. On va devoir se quitter, même si on a passé un très bon moment ensemble et je pense qu'on pourra en parler toute l'après-midi. Mais c'est déjà fini. Maintenant, la suite, ça se passe sur vos réseaux. Alors, allez découvrir les réseaux sociaux de Fabienne et de Raphaël. Ils sont dans La Légende également. Je vous souhaite une bonne après-midi, une bonne soirée ou une bonne nuit. À bientôt.