- Speaker #0
Si vous vous posez des questions comme comment présenter ma pratique sans paraître trop perché ou comment interpréter cette carte ou encore comment réussir à trouver des clients pour quitter mon salariat, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans la lecture obscure, le podcast qui mêle tarot et business. Je m'appelle Gaëtan, je suis tarologue et formateur et ce podcast a été conçu pour vous. pour vous aider à vivre de votre activité dans le milieu du bien-être. Et si vous êtes tombé sur cet épisode, on n'a qu'à dire que c'est l'univers qui vous envoie un message. Alors installez-vous bien et on est parti pour l'épisode du jour. Hello tout le monde, aujourd'hui je suis avec Aurore Bonavia, une avocate spécialisée en propriété intellectuelle et droit du numérique. Aurore, je vais te laisser te présenter.
- Speaker #1
Oui, bonjour à tous. Alors, effectivement, je suis Aurore Bonavia, je suis avocate depuis 10 ans en propriété intellectuelle, droits du numérique et droits des contrats.
- Speaker #0
Ce sont des sujets qui nous intéressent énormément. Il y a quelques jours, j'ai mis une boîte à questions sur mon compte Instagram. J'en ai reçu une vague dans le domaine du développement personnel, de la spiritualité, de l'entrepreneuriat autour des, on pourrait appeler ça les arts subtils aussi, mais aussi bien d'autres. Eh bien, on ne s'y intéresse pas suffisamment, je pense. Et j'ai écouté ton podcast, puisque tu en tiens également un qui s'appelle « Ma marque, mon trésor » , c'est bien ça ?
- Speaker #1
C'est bien ça, effectivement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous le présenter en quelques mots, ton podcast ?
- Speaker #1
Oui, alors ce podcast « Ma marque, mon trésor » a été pensé pour, on va dire, vulgariser le droit de la propriété intellectuelle, le droit des marques, et pour sensibiliser les entrepreneurs à ces sujets importants qu'ils s'interrogent peut-être. Parce qu'effectivement, comme tu l'as dit, je pense que les entrepreneurs ne s'intéressent pas assez à ce sujet-là, qui est à mon sens, primordial.
- Speaker #0
Effectivement, moi, j'ai écouté tous les épisodes. Ce sont des épisodes assez courts, ils durent six minutes. Donc, c'est vrai que vous êtes en train de cuisiner, vous pouvez les écouter et c'est super enrichissant. Un petit peu inquiétant parce que moi, je suis plutôt... la voie de dire toujours, oui, vous inquiétez pas, ça sert à rien de se protéger, de toute façon, on peut rien y faire, alors à quoi bon se débattre ? Mais je dirais inquiétant, mais je reviens sur ce que je viens de dire, parce que finalement, tu montres dans ton podcast que c'est pas si compliqué que ça de se protéger. Tu nous apportes la méthode, et d'ailleurs, on y vient, parce que je vais te poser plein de questions aujourd'hui, et on va commencer avec la première. Donc, est-ce que tu peux nous évoquer ? de façon non exhaustive, ce qui est protégeable ?
- Speaker #1
Alors déjà, je vais commencer plutôt par ce qui n'est pas protégeable. Ça va être plus rapide parce que souvent, on vient me voir, j'ai une idée, je veux la protéger. Alors déjà, il faut savoir que les idées, les concepts ne sont pas protégeables parce qu'on considère qu'ils sont de libre parcours. C'est-à-dire que moi, j'ai l'idée de monter une chaîne YouTube si j'en reste à l'état de l'idée. effectivement, ce n'est pas possible parce que sinon, ça empêche le commerce, l'industrie, l'économie de se développer. Ensuite, ce qui va être protégeable, il y a plusieurs pans. Je vais essayer de faire rapide. Sur l'aspect déjà droit des marques, on peut protéger un nom, un slogan, un logo. Il y a plusieurs mêmes éléments qui peuvent être protégés à titre de marque. Je ne vais pas développer ici. Ensuite, on peut protéger des éléments par le biais des dessins et modèles. Donc, ça va être tout l'aspect, on va dire, visuel, esthétique. Par exemple, le pack à jeans, un bijou, un vêtement. Mais là, on va vraiment protéger que l'esthétique du produit. Il y a l'aspect brevet, où là, on va protéger une invention, c'est-à-dire un procédé technique qui répond à un besoin technique. Donc là, ça ne nous concerne pas aujourd'hui, mais en tout cas, voilà un petit peu l'idée. Et après, le gros sujet qui beaucoup peut vous intéresser, c'est le droit d'auteur. Où là, contrairement à ce que je viens d'évoquer, le droit n'est du simple fait de la création. Donc le droit d'auteur, c'est assez vaste. Ça peut être un livre, bien évidemment, une formation, un document, un podcast, tout contenu, un dessin, etc. Et après, des choses un petit peu qui se regroupent aussi dans les dessins et modèles, comme un bijou, un vêtement. Et après, il y a un élément un peu plus technique, notamment tout ce qui tourne autour des logiciels. Voilà.
- Speaker #0
Plein de choses. Du coup, j'aime bien plein de choses. Et c'est vrai que là, quand tu nous déposes ça, du coup, on peut encore se demander, par exemple, est-ce qu'un programme de formation ou une retraite ? Moi, j'organise des retraites dans le Verdon. Tout ce que je programme durant ces séjours. Est-ce que ça je peux ? le protéger, pour pas qu'on me le copie, parce que ça sert à ça. Je te pose deux questions. D'abord, dans un premier temps, est-ce que ça, je peux le protéger ? Et après, on parlera de la copie.
- Speaker #1
Oui, alors effectivement, le programme en lui-même, le fait d'avoir une idée de faire un programme de retraite spirituelle, etc., ou de yoga, peu importe. Effectivement, le simple fait comme ça, non, ça va pas être protégeable. Ce que tu vas pouvoir protéger, ça va être le nom que tu vas donner à ta retraite. Et bien évidemment, le programme que tu as conçu. Alors, en termes de protection, que... Ça va relever du droit d'auteur, notamment sur l'aspect programme de ta retraite. Mais comme je l'ai dit, le droit d'auteur naît du simple fait de la création. C'est-à-dire que tu n'as pas de dépôt en tant que tel, comme une marque, un dessin modèle, pour dire je suis protégée. On a besoin en fait de deux critères. Le premier, c'est de prouver que c'est toi l'auteur de ce programme-là. Et le second, c'est de prouver l'originalité. Et c'est là tout l'aspect juridique et la subtilité en droit. parce qu'il n'y a pas de définition claire et ce n'est pas tout noir ou tout blanc sur la question de l'originalité.
- Speaker #0
Tu dis quelque chose d'intéressant. Prouver que c'est moi l'auteur. Est-ce qu'aujourd'hui, de la création de contenu sur les réseaux sociaux peut faire office de preuve ? Je te vois moucher la tête.
- Speaker #1
Totalement, parce qu'en fait, si tu arrives à prouver que tu as publié quelque chose, que tu as... ou publier du contenu sur les réseaux sociaux, bien évidemment, on a une date, on a même des fois une heure ou une approximation. Et donc, fatalement, c'est une preuve pour toi si demain, il y a quelqu'un qui fait la même chose et qui n'arrive pas à prouver qu'il était là avant ta publication, par exemple. En fait, ça va être plein d'indices. Donc, effectivement, ça peut être soit des choses que tu as dans ton ordinateur parce que tu as bossé sur le sujet, des mails que tu as envoyés pour faire ta communication ou à tes partenaires. pour préparer ta retraite, etc. Vous avez plein d'éléments qui vont faire que tu peux réussir à prouver que tu en es l'auteur.
- Speaker #0
Et le point sur lequel on va avoir plus besoin de toi, finalement, c'est prouver l'originalité. Parce qu'une retraite, je n'ai pas inventé le concept d'organiser des retraites dans la nature, pour prendre mon cas particulier. Mais si on prend l'exemple des formations, les formations sur l'astrologie ou d'autres sujets, le tarot. Il y en a mille et une. Est-ce qu'un formateur, même s'il apporte son ton, son identité, son angle de vue, il peut empêcher ses élèves de proposer un jour à leur tour de la formation sur une pratique similaire ?
- Speaker #1
Alors, pour te répondre clairement, tel quel, non, il ne peut pas empêcher. Il va pouvoir... empêcher si l'élève en question reprend le contenu de sa formation, la même typologie, on va dire, de plan de formation, par exemple. Mais s'il y a des changements, bien sûr, à des degrés quand même assez importants, il ne peut pas empêcher parce qu'une fois, et tu l'as dit toi-même, par ton exemple de retraite, ce n'est pas toi qui as inventé le concept, alors que déjà le concept n'est pas protégeable en soi. mais c'est la façon dont tu vas proposer, etc. Donc pareil pour le formateur, on t'a relogé, etc. Ça va être le plan qu'il va choisir parce que tout ça, c'est ce qu'on appelle l'originalité, son empreinte. C'est-à-dire qu'il a fait le choix de commencer par... de parler de ça dans l'introduction. Il a fait le choix de parler de ça dans sa première partie. Tout ça, c'était des propres choix, mais alors qu'un autre formateur aurait pu commencer, par exemple, par la fin de sa formation. Tu vois. Il n'y a pas de règle pour animer ce genre de formation. Donc, c'est des choix qu'on considère libres. Et effectivement, s'il y a reprise, on peut considérer qu'il y a fraction, enfin, contrefaçon.
- Speaker #0
Je vais te proposer un petit jeu. Je vais te suggérer des exemples et tu vas nous dire si, selon toi, bien sûr, je me doute que dans le cadre de ton travail, tu te pencherais plus longuement sur le sujet, mais de façon assez intuitive, est-ce que c'est plutôt de la copie ou pas de la copie ? Déjà, est-ce qu'on utilise le terme copie ou est-ce que c'est un abus de langage ?
- Speaker #1
On peut utiliser le terme copie, mais des fois, effectivement, c'est un abus de langage. C'est plutôt le terme plagiat qui est un peu un abus de langage en France, en tout cas. Mais en fait, ça va être tout simplement contrefaçon dans le langage juridique. Mais effectivement, dans le langage non juridique, la copie est une forme de contrefaçon, par exemple.
- Speaker #0
Alors, premier exemple, toujours par rapport à mes retraites. Donc mes retraites s'appellent des retraites de reconnexion à la nature. Durant ces retraites, il y a une proposition de repas végétarien, une marche et des dessins de paysages, entre autres. Si sur le même territoire, quelqu'un lance une retraite et l'appelle exactement de la même manière retraite de reconnexion à la nature, propose des photos similaires à celles que j'ai utilisées dans ma communication pour vendre mes retraites. Est-ce qu'on est sur de la copie ou non ?
- Speaker #1
Oui, là, sur le principe comme ça, oui. Avec quelques nuances, bien sûr, parce que le droit, voilà. Mais là, pour te répondre, oui. Parce que comme tu l'as dit, il y a vraiment reprise des mêmes images, reprise du même nom. Même si sur le nom, peut-être qu'on y reviendra. Mais il y a des petites subtilités aussi à savoir. Mais sur le rôle-là, comme ça, tel quel, j'ai envie de dire oui.
- Speaker #0
J'imagine que le nom, les subtilités, c'est que reconnexion à la nature, c'est très général. Et du coup, je ne peux pas me l'attribuer.
- Speaker #1
C'est ça. On ne peut pas effectivement employer de termes génériques et descriptifs. Voilà, par exemple, moi, j'utilise le terme avocat pour ma profession. Tu imagines bien que je ne peux pas empêcher mes confrères d'utiliser le terme avocat. Donc, si demain, j'avais envie de déposer une marque... si je dépose Bonavia avocat, c'est plutôt Bonavia qui fait la différence et avocat, il ne sert à rien limite.
- Speaker #0
Je comprends. Deuxième exemple, quelqu'un a créé un jeu, un jeu de 40 cartes. Ce jeu est divisé en quatre sous-catégories autour des ancêtres, des fantômes, des objets et des lieux. On est dans le domaine de la cartomancie. Donc, cet artiste a créé cette structure. Et un autre artiste va publier un jeu sous un autre nom, mais en reprenant cette structure. Et des noms de cartes similaires.
- Speaker #1
Effectivement, là, tu l'as dit, et c'est un peu ce que j'expliquais en introduction sur le droit d'auteur. Là, il a repris la structure. Donc, effectivement, si pour jouer à ce jeu de cartes, il n'y a pas de contraintes techniques, Et qu'on peut prendre n'importe quelle structure, n'importe quelle sous-catégorie. Effectivement, le fait de reprendre, on peut considérer que c'est une contrefaçon et donc, voilà, une violation du droit d'auteur.
- Speaker #0
Ok, dernier point. On revient sur la formation. L'astrologie, ça existe. Je reprends l'exemple de l'astrologie parce que c'est millénaire. Aujourd'hui, quelqu'un décide de proposer une formation sur une astrologie qu'on va dire solaire. J'invente un nom, l'astrologie solaire, ça existe peut-être, dites-le nous en commentaire sous ce podcast. Elle propose cette formation, un de ses élèves décide de proposer lui-même ce module de formation, mais en se réappropriant cette méthode. c'est-à-dire en la faisant dériver avec sa propre expérience. Est-ce que l'élève est en droit de le faire ?
- Speaker #1
Effectivement, c'est plus compliqué comme ça de répondre qu'il y a interdiction. Pour moi, je pense qu'il pourrait le faire. Alors après, ça dépend ce qui est repris ou pas dans la question de la méthode. Je n'ai peut-être pas bien saisi ou je me visualise un petit peu moins.
- Speaker #0
C'est surtout que c'est présenté.
- Speaker #1
Mais en tout cas, pour moi, effectivement, il n'y a pas forcément reprise parce que le concept de l'astrologie, tu l'as dit, ça existe. Donc, on voit bien sur les réseaux sociaux, Instagram, le nombre de personnes, chacun a sa méthode. Et même si une méthode, ça pourrait être protégé contrairement à un concept, tout dépend effectivement comment c'est fait. Donc là, je suis un peu plus réservée. Je pense qu'ils pourraient comme ça, en tout cas, au premier abord, comme tu dis, sans plus d'études de cas, je dirais oui.
- Speaker #0
Mais du coup, on va passer à des questions un peu techniques. Déposer son nom de marque, ça protège quoi exactement ? Et ça ne protège pas quoi ?
- Speaker #1
Alors, déposer son nom de marque, comme tu l'as dit, ça vient protéger un nom. Un nom, mais pour des produits et services. ou services d'ailleurs, que l'on aurait choisi. Je m'explique. Quand on dépose une marque, on demande de choisir des classes. Ces classes sont des produits ou des services. Il y a une classification administrative. Et on va dire que c'est les produits ou les services sous lesquels vous souhaitez que votre marque soit identifiée. On ne va vraiment protéger que le nom. C'est-à-dire que si demain, tu me dis qu'il y a quelqu'un qui fait la même chose que moi, Il utilise un nom qu'il a déposé à l'INPI qui est très proche, voire identique. Donc tu me dis, il fait la même chose que moi, regarde sur Internet, sur son site, etc. Moi, ce que je vais regarder, c'est vraiment le nom en lui-même et les classes qu'il aura déposées. Et s'il n'y a pas forcément de similarité là-dessus, il a beau faire la même chose sur Internet, sur le droit des marques, ça va être compliqué à prouver. Et donc, c'est souvent, les entrepreneurs confondent souvent ça. On vient souvent de me voir. Ou alors, à l'inverse, j'ai reçu une mise en demeure de quelqu'un qui me dit que je suis similaire à lui, mais je ne fais pas la même chose. Regardez, lui, il vend ça, moi, je fais ça. Oui, mais alors, pourquoi dans les classes, il y a des noms ? Voilà, parce que vraiment, en droit des marques, c'est un peu seul droit, j'ai envie de dire. Seul droit où on raisonne vraiment un peu bête et méchant. C'est-à-dire, est-ce que Bonavia, c'est similaire à Bonavio ? Est-ce que prestation juridique en classe 45, c'est similaire à prestation juridique ? Même si sur le site, il ne fait pas de la prestation juridique. Il a déposé comme ça. Donc, c'est un peu bête et méchant. Après, pour le nom de marque, vous pourrez regarder sur le site de l'INPI. Il y a plusieurs possibilités de dépôt. Donc, il y a le logo. On peut même déposer un dessin à main levée. Il y a plusieurs types de marques que l'on peut déposer.
- Speaker #0
Et tu disais sur ton podcast, si j'ai bien compris, qu'une fois le dépôt fait, il faut continuer à surveiller parce que le dépôt ne suffit pas.
- Speaker #1
Exactement. En fait, la problématique que je rencontre, c'est que souvent, on me dit, je veux déposer ma marque, je veux déposer ma marque. OK. Mais sauf quelle est votre stratégie, votre logique ? Parce que déposer une marque pour déposer une marque, moi, je ne recommande pas plus que ça. Parce que OK, même si ça me fait travailler, il n'y a pas de logique derrière, ça ne sert à rien. Pourquoi ? Parce que effectivement, ce qui est essentiel, ça va être de veiller à votre marque. Pourquoi ? Parce que si demain vous vous réveillez et qu'il y a 15 Bonavia qui fait de la prestation juridique à côté, votre marque va perdre de la valeur. Du coup, du moins, elle ne va pas en acquérir. Alors que le principe du droit des marques, c'est valoriser un actif de votre structure, de votre activité. Je parle peut-être trop en technique, mais... Du coup, si on laisse un peu trop tout le monde avoir des noms similaires à la sienne, si demain on veut aller chercher des investisseurs, des partenaires, etc., c'est la première chose qu'ils vont regarder sur Internet.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, quand on dépose, finalement, derrière, certes, les autres n'ont plus le droit d'utiliser le nom, mais il faut qu'on les en empêche. Donc, il faut aussi qu'on les avertisse. Attention, toi, tu utilises Lecture Obscure, qui est mon pseudo et le nom de ma marque.
- Speaker #1
tu n'as pas le droit de le faire si je ne le fais pas ou si je ne mandate pas quelqu'un pour le faire les souris dansent c'est ça c'est exactement ça tu l'as très bien relevé parce qu'en plus tu as un délai c'est à dire que même si un beau jour tu te réveilles et passer notamment un délai de 5 ans ça peut paraître long mais des fois ça va assez vite bah oui mais tu l'as laissé pendant cinq ans exploité il ya une prescription donc si t'as pas gêné voilà ça va être un peu compliqué d'aller dire moi j'étais là avant etc donc voilà donc ça c'est un petit peu effectivement problématique là j'ai un exemple concret d'une personne qui est formatrice et qui justement donc là on est en train de déposer sa marque alors qu'elle elle exploite ce nom là depuis quelques années mais elle n'avait pas encore pensé au dépôt et en fait elle m'a dit ah bah tiens en faisant des recherches sur internet avant de te contacter, j'ai vu qu'il y a un site internet, ils n'ont pas déposé la marque, etc., mais le nom de domaine est là, et ils font la même chose que moi, de la formation dans ces domaines-là, etc., mais moi, j'étais là avant, ce que tu penses que, etc. Et ça, c'est un bon réflexe, parce que même si ça fait déjà deux ans qu'ils sont là, elle, elle existe depuis trois ans, trois, quatre ans, effectivement, il ne faut pas tarder à se réveiller et à les empêcher de continuer d'exercer.
- Speaker #0
D'autant plus euh Allez écouter Ma Marque, Mon Présort, c'est une mine de savoir, moi je suis ravi d'avoir écouté tous ces épisodes et je les réécouterai. Tu nous faisais part, il me semble, que le nom de domaine et la marque, ça va pas de soi. C'est pas parce que j'ai déposé ma marque que le nom de domaine lectureobscure.fr m'est attribué. Quelqu'un peut l'acheter et du coup me faire du chantage avec pour me le revendre plus cher.
- Speaker #1
Exactement, j'en ai parlé effectivement dans un de mes derniers épisodes, c'est ce qu'on appelle le typo squatting, c'est que le nom de domaine c'est le premier arrivé, le premier servi. Donc des noms de domaine, ça coûte un euro, tu peux en acheter 15, 20 et ne pas les mettre en ligne, c'est-à-dire les exploiter, etc. Mais effectivement, c'est à toi, titulaire de ton nom, de ta marque, etc., de ton pseudo, d'aller vérifier ce qui s'y passe et effectivement, il y a des petits malins. qui surveille quelles marques sont déposées, qui regarde si les noms de domaine ont été achetés ou pas et qui vont acheter. Quand toi, tu vas devoir lancer ton business en ligne, tu te rends compte que tu n'as pas ton nom de domaine disponible en .fr ou en .com et tu te retrouves avec un .org ou .net. Du coup, tu aimerais bien le récupérer. Après, il y a des procédures, mais qui sont quand même plus ou moins coûteuses et assez longues et des procédures un peu internationales. Mais c'est vrai que c'est un petit peu dommage parce que... c'est des frais qui n'ont pas été forcément prévus. Donc effectivement, ce n'est pas automatique quand on dépose son nom d'avoir le nom de domaine attaché.
- Speaker #0
Donc, la bonne démarche, finalement, c'est de faire ça en même temps, acheter ses noms de domaine, se pencher sur le dépôt du nom de sa marque. Mais tout ça, on va parler du prix, ça coûte combien de déposer un modèle ou un nom, enfin, de protéger finalement son image ?
- Speaker #1
Alors, sans conseil, sans honoraire d'avocat, le dépôt en tant que tel auprès de l'INPI n'est pas très onéreux. C'est 190 euros pour une classe. et 40 euros par classe supplémentaire. Pour le dépôt européen, c'est un peu plus cher parce qu'il y a 27 États membres, donc on est plutôt sur 850 euros pour une classe. De mémoire, on a vérifié 50 euros la deuxième classe, ou 150 euros la deuxième classe, et à partir de la troisième classe, l'un des deux montants, 50 ou 150, j'ai un doute à chaque fois là-dessus. Donc il y a ça. Après, effectivement, le nom de domaine, selon où on l'achète. Moi, le mien, quand je l'avais acheté, c'est 1 euro. Voilà, tout à renouveler. Donc des fois, après, ça passe à 11 euros par an. Ce n'est pas non plus énorme. Le dépôt des dessins et modèles, ce n'est pas forcément plus cher, mais c'est un peu plus clutch sur les prix parce que vous avez une première taxe pour le dépôt d'une quarantaine d'euros. Vous pouvez faire une option pour être déjà... protégé sur 10 ans au total, donc pareil c'est une cinquantaine, une soixantaine d'euros et après ce qui compte entre guillemets le plus cher c'est ce qu'on appelle le nombre de reproductions, c'est à dire le nombre de photographies de ton produit parce que là aussi attention si tu prends que la photo de la face de ta carte seule la face de ta carte sera protégée, donc il faut prendre la face le dos, les profils, enfin n'importe quel sens et au plus tu as de photos au plus on appelle des reproductions Et pareil, si tu veux le protéger en noir et blanc, c'est un peu moins cher qu'en couleur. Donc à chaque fois, c'est une vingtaine d'euros par reproduction. Donc on arrive facilement à une centaine, 200, voilà, 200-300 euros.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que c'est quand même un budget envisagé, même si c'est des petits montants, mais au cumul, il faut l'avoir dans un coin de sa tête, surtout si vous créez un outil. Mais c'est quoi l'avantage du coup de le protéger, de faire cette dépense ?
- Speaker #1
L'avantage, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est que tous les aspects liés au droit de la propriété intellectuelle, ce sont des actifs immatériels de votre activité. Et certes, au départ, c'est un investissement, mais c'est ça qui va acquérir de la valeur. Donc, au fur et à mesure de votre exploitation, de la défense, de votre développement, tout ça peut être valorisé comptablement. Et on n'y pense pas, effectivement, parce qu'on se dit que c'est abstrait, on ne touche pas. Un actif immatériel, ça ne se touche pas. Mais ça peut avoir une incidence, encore une fois, après ça dépend où vous voulez aller avec votre activité. Si vous allez demander une levée de fonds ou alors peut-être pas aussi loin dans ce domaine-là, mais ne serait-ce que moi je suis dans un département où il y a beaucoup d'associations qui aident des porteurs de projets et la personne a peut-être besoin d'un financement pour développer. Moi j'ai déjà eu des contacts où la personne elle me dit « je suis passée en comité de financement et on ne m'a pas donné mon financement parce qu'ils m'ont posé des questions » . Je n'ai pas protégé le produit. Alors, ça peut être peut-être un brevetable, je ne sais pas, etc. Donc, ça peut avoir des incidences. Donc, c'est j'ai envie de dire qu'il ne faut pas le faire pour se dire, on m'agit de le faire, je le fais, sans logique. Moi, je ne suis pas trop partisane là-dessus. Il faut vraiment que ce soit conscient quand même et de, encore une fois, votre stratégie et pensée court-moyen terme. Et après, encore une fois, pour lutter contre les copies. Donc voilà, si on se dit, comme tu disais un peu au début, toi c'était un peu ta façon de raisonner au départ, et je respecte tout à fait, tu n'es pas le seul que je rencontre qui me dit ça, mais en mode, de toute manière, on est copié, on est copié, donc à quoi ça sert ? Oui, si on part un peu pessimiste et défaitiste comme ça, je comprends. Mais je comprends parce qu'en fait, l'Internet, ça va tellement vite. Je veux dire, un copier-coller d'une image sur Instagram, et hop, on te l'a copié. donc je comprends qu'on est un peu désabusé parce que ça va tellement vite mais après c'est ton image aussi si demain tu te dis bah attends il y a 3-4 autres lectures obscures sur Instagram en plus les gens c'est pas des gens commodes etc ils font n'importe quoi oui mais bon moi je te connais pas je t'appelle lecture obscure je peux me dire c'est lui qui fait n'importe quoi donc il y a aussi tous ces éléments là à prendre en considération donc c'est vraiment Merci.
- Speaker #0
Ça me fait penser à un médium qui s'appelle Dylan sur TikTok, qui est très problématique. Il y a tout un collectif de ces victimes qui sont en train de faire monter le dossier. Il y a d'autres Dylan qui sont dans le domaine de la voyance ou de la médiumnité, qui sont maintenant très gênés parce qu'ils doivent justifier. Non, je ne suis pas ce Dylan-là. Donc, je comprends tout à fait ce que tu nous partages. Moi, ce n'est pas pareil que cette pessimisme. C'est plutôt... que j'ai éprouvé plusieurs fois la copie. Ça m'a blessé plutôt dans l'ego, mais ça n'a pas eu d'impact pour mon entreprise. À côté de ça, je me demande si effectivement, dans certains espaces, ça vaut le coup, même si on est protégé par un dépôt ou par le droit d'auteur, est-ce que ça vaut le coup de se battre pour protéger son image ? Dans certains contextes, j'ai vu des auteurs s'époumonner, s'essouffler et même perdre de l'activité à cause de cette lutte judiciaire, juridique.
- Speaker #1
Non, non, je comprends. Et ça aussi, je le dis toujours à mes clients quand ils viennent me voir et qu'on me dit, voilà, un tel me copie, etc. Je leur dis toujours, est-ce que vous avez envie, vous avez l'énergie ? Parce que ça peut être long. Voilà, ça peut être long. que... Donc effectivement, des fois, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Et moi, je suis là pour essayer d'éclairer. Enfin, moi, je donne mon conseil, mon avis, mais je ne prends jamais la décision pour mes clients. Et je respecte à chaque fois quand ils me disent écoutez, là, franchement, c'est bon, ça ne les vaut pas. Je préfère justement mettre de l'énergie et de l'argent sur le développement de mon activité. Finalement, il n'y a pas vraiment d'atteinte à mon image. Donc, je préfère me concentrer. Et c'est OK, il n'y a pas de souci avec ça. C'est vraiment, voilà, ça va être, ça va dépendre de l'impact, je pense de de Voilà, toute une série de questions et je comprends parfaitement. Moi-même, on m'a copié, etc. Alors, pas des confrères, mais des petits malins. Voilà, j'avais commencé effectivement à faire un PV de constats, etc. Je me suis dit, bon, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? En plus, je savais que la société était en train de se casser la figure. Donc, bon, je me suis dit, bon... fais leur peur pour leur montrer que tu es là et tu te défends, que ce n'est pas la porte ouverte à n'importe quoi. Mais effectivement, j'avais d'autres aspects sur lesquels je voulais me concentrer. Donc, j'avais laissé tomber. Mais effectivement, on peut se poser la question.
- Speaker #0
C'est vrai que dans ton métier, tu touches tant à la protection économique des entreprises, d'une certaine manière, mais aussi à l'humain. Parce que quand on se fait copier, ça nous affecte vraiment dans l'intime, dans tout le temps. Je disais l'ego tout à l'heure, mais c'est un gros raccourci parce que l'ego, aujourd'hui, on y voit vraiment un côté. Oui, on ne doit pas être dans l'ego, sauf que si, des fois, c'est important de se rappeler sa valeur, tout le travail qu'on a mené. Et ça peut être assez traumatisant aussi de se faire copier, de se faire plagier peut-être. Du coup, le terme n'est peut-être pas bon. Et pour finir l'épisode, j'aimerais te proposer un tirage de deux cartes. Justement, une carte pour te faire réfléchir à nous partager. un moment où ce n'est peut-être pas toujours important, une anecdote où ça n'a pas été important de surprotéger une image, un modèle ou quoi que ce soit. On va voir où ça va te porter. J'ai la carte de la justice. Est-ce que... Donc la justice, on est autour de l'équilibre, on est aussi autour de la droiture et il y a ce côté un peu inflexible, un peu froid. Par rapport à ça, est-ce que... Ça t'évoque une anecdote où peut-être quelqu'un n'était pas forcément bien préparé à cette froideur du monde de la justice. Ou non, ou l'inverse. Peut-être réchauffe-nous cette image de la justice qu'on voit parfois un peu trop rigide.
- Speaker #1
Je ne sais pas si je vais la réchauffer justement, parce que moi-même étant auxiliaire de justice, en travaillant pour la justice, j'avoue que j'étais un peu déçue. Justement, je prends cet exemple-là, un client.
- Speaker #0
une société dans l'informatique un nom qui a un nom et il m'appelle pour me dire j'ai trouvé quelqu'un qui fait la même chose que moi même nom, il y a juste un trait du nom qui change on est dans le même secteur même localisation géographique en Ile-de-France etc on essaye de négocier ils veulent rien entendre en face non non, on a le droit d'être là on va au tribunal on gagne sur le principe c'était limpide pour la juge Merci. Mais là où ce n'était pas limpide, c'était l'aspect préjudice. Et en fait, elle me dit, mes maîtres, toutes les dépenses que vous me montrez, ce sont des dépenses normales pour une entreprise. Vous n'arrivez pas à me démontrer que c'est sa présence-là qui a fait que l'entreprise s'est plus démarquée. Alors déjà, j'ai dit que c'est un peu faux parce que du référencement Internet, du référencement Google, quand la personne a le même nom, Bien sûr. l'entreprise peut faire du référencement Google, mais quand la personne a le même nom, l'autre va doubler d'effort pour continuer à être présente parce que sinon, on va appeler son concurrent. Donc, je dis déjà là, il y a une méconnaissance un peu des juges. Et puis, elle nous a octroyé zéro euro de dommages d'intérêt. Et quel est le message là-dessus ? C'est qu'en gros, ça veut dire continuer de copier puisque la simple condamnation que vous aurez, c'est juste de changer le nom.
- Speaker #1
C'est rude.
- Speaker #0
Donc en fait, les clients n'ont rien compris et heureusement par chance, j'avais demandé à mon client de venir à la plaidoirie, ce que je fais rarement, mais au moins il a rendu compte que c'est pas un moment qui est mal plaidé, etc. C'est vraiment la juge, parce qu'elle a interrogé, s'est permis de répondre. et quand on a vu la décision on se dit mais c'est ça le message c'est continuer de copier les noms il n'y a eu même pas un euro symbolique pour le préjugé d'image le préjugé de somme Et en plus, on avait des preuves, on avait des preuves de clients qui se trompaient, qui envoyaient des mails, donc confidentiels, à l'adversaire. Et on me dit, il n'y a pas de préjudice. Et ça, j'avoue, c'est dur. Voilà.
- Speaker #1
Et ouais, effectivement. Et malheureusement, c'est aussi la méconnaissance de... Je ne vais pas dire le manque d'empathie, mais si le juge ne maîtrise pas... pas ce coulisse, n'arrive pas à comprendre ce qui se passe dans les coulisses de cet entrepreneur, ça crée un décalage qui, là, quand tu nous le partages, je pense que les auditeurs seront d'accord avec moi, c'est assez immonde.
- Speaker #0
C'est ça. Alors après, j'étais devant une juridiction particulière parce qu'on est devant... Là, il n'y avait pas de marque, donc c'était que de la dénomination sociale, j'étais devant le tribunal de commerce. Les tribunaux de commerce ne sont pas des magistrats, au sens où ils n'ont pas fait l'école de la magistrature, ils n'ont pas fait de droit. Ce sont d'anciens chefs d'entreprise ou des chefs d'entreprise en exercice. Voilà, donc je ne veux pas être méchante ou quoi que ce soit, mais c'est vrai que juridiquement, des fois, les décisions ne tiennent pas. Parce que là, justement, il y a des principes juridiques de la Cour de cassation des années, que le simple faire La simple faute ouvre droit à dommages à intérêt. Alors, bien sûr, après, il faut prouver le montant, etc. Mais là, je trouvais que l'image, enfin, voilà, ça veut dire quoi ? Le message, ça veut dire que demain, continue de copier le nom. Au pire, tu seras condamné à le changer. Et puis, c'est tout, quoi. J'avoue que c'est simple.
- Speaker #1
Ça me rappelle, du coup, une anecdote. Là, je ne sais pas si tu as suivi, peut-être, parce que tout récemment, il y a la marque Katy Perry, qui est une créatrice de mode en Australie, il me semble. qui a fait appel, elle a été attaquée par la chanteuse qui considérait que cette créatrice de mode faisait son beurre sur son nom alors ça ne s'écrit pas de la même manière et il s'avère que la créatrice s'appelle Katy Perry elle a eu au départ au départ elle n'a plus eu le droit d'appeler sa marque Katy Perry ce qui entraîne quand même beaucoup de frais et là tout dernièrement je crois que c'est le mois dernier elle a eu Et... Elle a fait appel et elle a eu droit de reprendre son nom. J'étais content pour elle, je ne l'avais pas suivi l'affaire. Je n'en veux absolument pas à la chanteuse, mais je me dis, waouh, il se joue des choses quand même derrière nos marques et il faut être sacrément accroché et bien accompagné par des personnes comme toi pour ne pas être totalement déprimé, parce que ça peut totalement anéantir un entrepreneur, ce genre de litige.
- Speaker #0
C'est ça, exactement.
- Speaker #1
Eh bien, on va sur la deuxième carte qui est, pour toi, ça t'évoque un moment où il a fallu être particulièrement vigilant. Peut-être un conseil que tu as apporté à un de tes clients ou quelqu'un de ton entourage. On a la carte de l'étoile. Et l'étoile, on a une femme qui est nue. dans la nuit, à l'extérieur. Il y a vraiment ce côté authenticité avec l'étoile. Elle ose se montrer au monde tel qu'elle est, sans aucun artifice. Et en même temps, c'est très fragile de se montrer dans cette mise à nu.
- Speaker #0
Oui. Alors effectivement, ça me fait penser à souvent des personnes qui me contactent, qui ont des projets, qui ont commencé à développer et qui se font approcher. Par des partenaires intéressés qui, eux, ont peut-être les finances pour développer leurs projets, notamment quand on est sur de l'applicatif, des solutions logicielles, des développements, voilà. Ou même des auteurs qui ont été touchés par le récit, l'histoire de la personne et qui se disent, tiens, moi, je veux bien rédiger pour toi un livre, etc. En fait, c'est de tout dévoiler. sans avoir signé d'accord de confidentialité par exemple ou d'avoir trop donné d'infos dès le début et que la personne après ça va être compliqué parce que comme je l'ai dit au départ les idées ne sont pas protégeables les concepts non plus donc des fois on m'appelle j'ai eu l'idée 2 et mon frère l'a pris ou je ne sais pas qui l'a pris et l'a développé oui mais juste j'ai eu l'idée 2 sauf à prouver que tu as transpiré mis des informations, etc. Et que là, on a un contrat, parce que l'accord de confidentialité, c'est un contrat. Et là, on peut aller sur ce terrain-là contractuel pour le sanctionner. Sinon, c'est compliqué. Donc, moi, je dis toujours, faites attention. Je comprends que ce soit compliqué de faire signer des accords de confidentialité dès qu'on vient nous approcher pour nous parler. Voilà. Déjà, c'est peut-être pas souvent qu'on vient nous voir pour nous dire que je suis intéressée par ton projet. Mais il y a les mots-là. Peut-être pas, effectivement, sortir l'accord de confidentialité tout de suite, mais dans ces cas-là, laissez parler la personne, vous, vous restez un petit peu vague sur votre projet et puis dans un second temps, ok, là on veut parler vraiment d'ego, etc. Là, je vais te faire signer un document. Donc effectivement, ça me fait penser à ça, de ne pas trop se mettre à nu dès le début de la relation.
- Speaker #1
Ça me fait penser à une phrase que je dis souvent aux personnes que je coache. Quand ils sont approchés, je leur dis qu'est-ce que tu as à y gagner et qu'est-ce que l'autre a à y gagner. Ça a l'air très carnassier. comme façon de raisonner. Mais comme je t'ai dit, moi, j'ai déjà été abusé plusieurs fois. Donc maintenant, je me pose toujours cette question pour effectivement, si je sens qu'il y a un déséquilibre, tout de suite dégainer les papiers qu'il faut pour être plus serein dans l'avancée du projet. Parce que finalement, ce que tu offres aux gens, c'est de la sérénité. Bah... Merci beaucoup. On arrive au bout de cet épisode. Avant qu'on se quitte, j'aimerais quand même remercier Bailey Photocrea qui est sur Instagram, qui m'a mis en contact avec Bambou Organise, qui m'a mis en contact avec toi. La force du réseau. J'ai dit, je cherche quelqu'un spécialisé dans la propriété intellectuelle. Et c'est comme ça que nos chemins se sont recoupés. C'est génial les réseaux sociaux pour ça. on en a dit du mal pendant l'épisode en parlant de la copie mais il y a des choses merveilleuses qui s'y passent donc merci à elle, merci à toi est-ce que tu voudrais partager avant qu'on se quitte un petit conseil pour les jeunes entrepreneurs du bien-être ou les moins jeunes autour de ton domaine d'expertise oui le petit message,
- Speaker #0
alors déjà merci à toi Gaëtan pour l'invitation Et le petit message que j'ai à formuler, c'est informez-vous. Voilà, informez-vous. Je peux comprendre qu'aller voir un avocat, ça fait peur. Ensuite, ça va me coûter beaucoup d'argent. Mais allez déjà vous informer. Je communique beaucoup sur Instagram et LinkedIn. Je dispense beaucoup de conseils gratuitement. Il y a le podcast qui est là pour ça aussi. Donc, ne pas hésiter avant de franchir le pas. Effectivement, informez-vous. C'est vraiment le conseil que j'ai envie de donner.
- Speaker #1
Merci beaucoup. N'hésitez pas à nous dire en commentaire si on a répondu à toutes vos questions. Je pense que peut-être je serai amené à réinviter Aurore parce qu'on a passé un très bon moment et je suis persuadé que vous avez d'autres questions. Allez écouter Ma Marque, Mon Présort, son podcast. Mettez des commentaires, ça nous aide pour qu'un maximum d'entrepreneurs qui ne se posent peut-être pas ces questions ou sont en train de se les poser nous entendent. Et on vous souhaite une bonne après-midi, bonne journée ou une bonne nuit. A bientôt pour la lecture obscure.