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Salut, c'est Alex. Est-ce que la politique existe encore ? Très intéressant. Et le métier de professeur, vous avez dit que vous avez passé il y a 30 ans vos diplômes. Est-ce qu'aujourd'hui, les professeurs, ils ont la même valeur qu'il y a 30 ans ? D'abord, est-ce qu'on leur donne la même valeur ? Et aussi, est-ce que eux, vous pensez qu'ils sentent avoir la même valeur aux yeux du système ?
Alors, déjà, on va commencer par le son dans les trébuchants. Il y a une dégradation des conditions de rémunération incroyable. J'ai oublié le chiffre, mais je crois qu'on a perdu 20 points par rapport à ce qu'était dans les années 80 de rémunération. Il faut comparer les choses. Pour le dire plus simplement, on est parmi les enseignants les plus mal payés de l'OCDE. En 2017, quand j'ai été élu député, après 20 ans de métier, je gagnais 2300 euros par mois.
C'est incroyable. Objectivement, alors que c'est un métier qui est au cœur.
C'est un métier fondamental. C'est l'avant-garde du combat républicain. C'est eux qu'il faudrait choyer. Il y a plusieurs aspects. Tradition. Ensuite, concurrence du privé. On voit bien la dégradation de l'école publique amène à ce que de plus en plus, on a un entre-soi qui se fait, ce qu'on appelle l'indice de positionnement social. Il y a des études qui montrent que de plus en plus de gens catégorisés vont mettre leurs enfants dans l'école privée. Il y a une perte de confiance de l'école publique. Et on a, au sein même de l'école publique, Ce que j'ai appelé aussi ce séparatisme scolaire. Séparatisme scolaire parce que les catégories qui ont peu d'argent préfèrent mettre les gamins dans le privé, qui devient de plus en plus un lieu où il y a un entre-soi social très fort.
On comprend pourquoi on met ces gamins dans le privé ? Est-ce que vous trouvez qu'on comprend pourquoi ? Ou alors on ne s'y intéresse pas, on dit juste qu'ils sont... Non, mais c'est intéressant parce que je crois...
Bon, moi je suis de la laïque et de la sociale, donc effectivement je ne suis pas favorable à l'école privée. Du moins... On va le dire autrement. Je suis un défenseur de l'école publique. Après, je pense qu'il ne s'agit pas de jeter des cailloux envers les familles qui mettent leurs gamins dans le privé. Il y a une dégradation aujourd'hui de l'école publique, indiscutablement. On a, après, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a non seulement ce séparatisme scolaire entre privé et public, mais au sein même du public, il y a du séparatisme scolaire. Je veux dire, un établissement, un collège parisien, on ne peut pas le comparer à certains établissements de collèges de 5,5. On le voit bien, et ça amène d'ailleurs... des contournements de la carte scolaire, etc. Donc, qu'est-ce qu'il faut mettre ? Moi, je pense que si la Ausha vraiment une responsabilité, il faut mettre le paquet sur l'école. On a dit petit temps mieux rémunérer nos enseignants, revaloriser le métier, les former aussi. Contrairement à ce qu'il dit à une époque, les enseignants ne passent pas leur temps en formation. Il faut au contraire davantage les former, les accompagner. Il y a une évolution des techniques. J'en parlais l'autre jour avec un copain qui est prof. Moi, je ne suis plus devant les élèves depuis 2017. Eh bien, ce généralisme, pas assez, mais... des tableaux électroniques que je redis dans les établissements scolaires ou si demain je reviens voir les élèves, il faudra que je réapprenne. Parce que moi, j'ai commencé, on faisait des transparents, on dessinait des cartes, on les projetait avec... Vous les imprimiez. Voilà, voilà. Ça sentait l'alcool. Tout ça, c'est fini. Très bien.
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Alors, déjà, on va commencer par le son dans les trébuchants. Il y a une dégradation des conditions de rémunération incroyable. J'ai oublié le chiffre, mais je crois qu'on a perdu 20 points par rapport à ce qu'était dans les années 80 de rémunération. Il faut comparer les choses. Pour le dire plus simplement, on est parmi les enseignants les plus mal payés de l'OCDE. En 2017, quand j'ai été élu député, après 20 ans de métier, je gagnais 2300 euros par mois.
C'est incroyable. Objectivement, alors que c'est un métier qui est au cœur.
C'est un métier fondamental. C'est l'avant-garde du combat républicain. C'est eux qu'il faudrait choyer. Il y a plusieurs aspects. Tradition. Ensuite, concurrence du privé. On voit bien la dégradation de l'école publique amène à ce que de plus en plus, on a un entre-soi qui se fait, ce qu'on appelle l'indice de positionnement social. Il y a des études qui montrent que de plus en plus de gens catégorisés vont mettre leurs enfants dans l'école privée. Il y a une perte de confiance de l'école publique. Et on a, au sein même de l'école publique, Ce que j'ai appelé aussi ce séparatisme scolaire. Séparatisme scolaire parce que les catégories qui ont peu d'argent préfèrent mettre les gamins dans le privé, qui devient de plus en plus un lieu où il y a un entre-soi social très fort.
On comprend pourquoi on met ces gamins dans le privé ? Est-ce que vous trouvez qu'on comprend pourquoi ? Ou alors on ne s'y intéresse pas, on dit juste qu'ils sont... Non, mais c'est intéressant parce que je crois...
Bon, moi je suis de la laïque et de la sociale, donc effectivement je ne suis pas favorable à l'école privée. Du moins... On va le dire autrement. Je suis un défenseur de l'école publique. Après, je pense qu'il ne s'agit pas de jeter des cailloux envers les familles qui mettent leurs gamins dans le privé. Il y a une dégradation aujourd'hui de l'école publique, indiscutablement. On a, après, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a non seulement ce séparatisme scolaire entre privé et public, mais au sein même du public, il y a du séparatisme scolaire. Je veux dire, un établissement, un collège parisien, on ne peut pas le comparer à certains établissements de collèges de 5,5. On le voit bien, et ça amène d'ailleurs... des contournements de la carte scolaire, etc. Donc, qu'est-ce qu'il faut mettre ? Moi, je pense que si la Ausha vraiment une responsabilité, il faut mettre le paquet sur l'école. On a dit petit temps mieux rémunérer nos enseignants, revaloriser le métier, les former aussi. Contrairement à ce qu'il dit à une époque, les enseignants ne passent pas leur temps en formation. Il faut au contraire davantage les former, les accompagner. Il y a une évolution des techniques. J'en parlais l'autre jour avec un copain qui est prof. Moi, je ne suis plus devant les élèves depuis 2017. Eh bien, ce généralisme, pas assez, mais... des tableaux électroniques que je redis dans les établissements scolaires ou si demain je reviens voir les élèves, il faudra que je réapprenne. Parce que moi, j'ai commencé, on faisait des transparents, on dessinait des cartes, on les projetait avec... Vous les imprimiez. Voilà, voilà. Ça sentait l'alcool. Tout ça, c'est fini. Très bien.
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Alors, déjà, on va commencer par le son dans les trébuchants. Il y a une dégradation des conditions de rémunération incroyable. J'ai oublié le chiffre, mais je crois qu'on a perdu 20 points par rapport à ce qu'était dans les années 80 de rémunération. Il faut comparer les choses. Pour le dire plus simplement, on est parmi les enseignants les plus mal payés de l'OCDE. En 2017, quand j'ai été élu député, après 20 ans de métier, je gagnais 2300 euros par mois.
C'est incroyable. Objectivement, alors que c'est un métier qui est au cœur.
C'est un métier fondamental. C'est l'avant-garde du combat républicain. C'est eux qu'il faudrait choyer. Il y a plusieurs aspects. Tradition. Ensuite, concurrence du privé. On voit bien la dégradation de l'école publique amène à ce que de plus en plus, on a un entre-soi qui se fait, ce qu'on appelle l'indice de positionnement social. Il y a des études qui montrent que de plus en plus de gens catégorisés vont mettre leurs enfants dans l'école privée. Il y a une perte de confiance de l'école publique. Et on a, au sein même de l'école publique, Ce que j'ai appelé aussi ce séparatisme scolaire. Séparatisme scolaire parce que les catégories qui ont peu d'argent préfèrent mettre les gamins dans le privé, qui devient de plus en plus un lieu où il y a un entre-soi social très fort.
On comprend pourquoi on met ces gamins dans le privé ? Est-ce que vous trouvez qu'on comprend pourquoi ? Ou alors on ne s'y intéresse pas, on dit juste qu'ils sont... Non, mais c'est intéressant parce que je crois...
Bon, moi je suis de la laïque et de la sociale, donc effectivement je ne suis pas favorable à l'école privée. Du moins... On va le dire autrement. Je suis un défenseur de l'école publique. Après, je pense qu'il ne s'agit pas de jeter des cailloux envers les familles qui mettent leurs gamins dans le privé. Il y a une dégradation aujourd'hui de l'école publique, indiscutablement. On a, après, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a non seulement ce séparatisme scolaire entre privé et public, mais au sein même du public, il y a du séparatisme scolaire. Je veux dire, un établissement, un collège parisien, on ne peut pas le comparer à certains établissements de collèges de 5,5. On le voit bien, et ça amène d'ailleurs... des contournements de la carte scolaire, etc. Donc, qu'est-ce qu'il faut mettre ? Moi, je pense que si la Ausha vraiment une responsabilité, il faut mettre le paquet sur l'école. On a dit petit temps mieux rémunérer nos enseignants, revaloriser le métier, les former aussi. Contrairement à ce qu'il dit à une époque, les enseignants ne passent pas leur temps en formation. Il faut au contraire davantage les former, les accompagner. Il y a une évolution des techniques. J'en parlais l'autre jour avec un copain qui est prof. Moi, je ne suis plus devant les élèves depuis 2017. Eh bien, ce généralisme, pas assez, mais... des tableaux électroniques que je redis dans les établissements scolaires ou si demain je reviens voir les élèves, il faudra que je réapprenne. Parce que moi, j'ai commencé, on faisait des transparents, on dessinait des cartes, on les projetait avec... Vous les imprimiez. Voilà, voilà. Ça sentait l'alcool. Tout ça, c'est fini. Très bien.
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Alors, déjà, on va commencer par le son dans les trébuchants. Il y a une dégradation des conditions de rémunération incroyable. J'ai oublié le chiffre, mais je crois qu'on a perdu 20 points par rapport à ce qu'était dans les années 80 de rémunération. Il faut comparer les choses. Pour le dire plus simplement, on est parmi les enseignants les plus mal payés de l'OCDE. En 2017, quand j'ai été élu député, après 20 ans de métier, je gagnais 2300 euros par mois.
C'est incroyable. Objectivement, alors que c'est un métier qui est au cœur.
C'est un métier fondamental. C'est l'avant-garde du combat républicain. C'est eux qu'il faudrait choyer. Il y a plusieurs aspects. Tradition. Ensuite, concurrence du privé. On voit bien la dégradation de l'école publique amène à ce que de plus en plus, on a un entre-soi qui se fait, ce qu'on appelle l'indice de positionnement social. Il y a des études qui montrent que de plus en plus de gens catégorisés vont mettre leurs enfants dans l'école privée. Il y a une perte de confiance de l'école publique. Et on a, au sein même de l'école publique, Ce que j'ai appelé aussi ce séparatisme scolaire. Séparatisme scolaire parce que les catégories qui ont peu d'argent préfèrent mettre les gamins dans le privé, qui devient de plus en plus un lieu où il y a un entre-soi social très fort.
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Bon, moi je suis de la laïque et de la sociale, donc effectivement je ne suis pas favorable à l'école privée. Du moins... On va le dire autrement. Je suis un défenseur de l'école publique. Après, je pense qu'il ne s'agit pas de jeter des cailloux envers les familles qui mettent leurs gamins dans le privé. Il y a une dégradation aujourd'hui de l'école publique, indiscutablement. On a, après, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a non seulement ce séparatisme scolaire entre privé et public, mais au sein même du public, il y a du séparatisme scolaire. Je veux dire, un établissement, un collège parisien, on ne peut pas le comparer à certains établissements de collèges de 5,5. On le voit bien, et ça amène d'ailleurs... des contournements de la carte scolaire, etc. Donc, qu'est-ce qu'il faut mettre ? Moi, je pense que si la Ausha vraiment une responsabilité, il faut mettre le paquet sur l'école. On a dit petit temps mieux rémunérer nos enseignants, revaloriser le métier, les former aussi. Contrairement à ce qu'il dit à une époque, les enseignants ne passent pas leur temps en formation. Il faut au contraire davantage les former, les accompagner. Il y a une évolution des techniques. J'en parlais l'autre jour avec un copain qui est prof. Moi, je ne suis plus devant les élèves depuis 2017. Eh bien, ce généralisme, pas assez, mais... des tableaux électroniques que je redis dans les établissements scolaires ou si demain je reviens voir les élèves, il faudra que je réapprenne. Parce que moi, j'ai commencé, on faisait des transparents, on dessinait des cartes, on les projetait avec... Vous les imprimiez. Voilà, voilà. Ça sentait l'alcool. Tout ça, c'est fini. Très bien.
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