Speaker #0J'ai explosé et je l'ai regretté. Combien d'adolescents, d'enfants, de parents même, ont connu cet état, ont connu cette scène ? La scène est la suivante. Tu te mets en colère. Parce qu'il se passe un truc, ça peut être ton frère qui prend pour la énième fois ton chargeur, ton parent qui te demande d'aller te brosser les dents ou de manger tes légumes, j'en sais rien, ou ta maman qui te demande de ranger ta chambre, ou alors quelqu'un en classe qui sort la phrase qu'il ne fallait pas sortir. Et en fait, qu'est-ce qui se passe ? Ça monte, ça monte en toi, ton cœur s'accélère, ton visage chauffe et avant même d'avoir réfléchi, tu exploses. Tu claques la porte, tu dis un truc blessant, tu dis une phrase que t'as pas envie de dire et cinq minutes après, quand ça redescend, il y a une question qui se pose. Pourquoi j'ai fait ça ? Et bien si tu t'es posé cette question, si cette scène te parle, et bien cet épisode il est fait pour toi. Bismillah wa salat wa salam wa ala rasulillah wa ala alihi wa sahbihi wa man tabi'ahum bi ihsanin ila yawmi d-din Allahumma la sahla illa ma ja'altahou sahla wa anta ta ja'alul hazna iza shi'ita sahla Allahumma la'ilma lana illa ma'allamtana inna kanta al-alimul hakim Mon petit frère, ma petite soeur, assalamu alaykoum wa rahmatou Allah wa barakato J'espère que tu vas bien, j'espère que ton moral va bien, j'espère que tout se passe bien de ton côté. Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui est en rapport avec la colère, la colère. Et on va essayer d'identifier tout ça et de voir comment finalement on peut éviter d'être esclave de la colère. Parce qu'on ne va pas se mentir. Une parole prononcée peut faire de toi un esclave de cette parole. Combien de personnes ont dit des paroles sur le coup de la colère ? Ça a pris une seconde, deux secondes, et pourtant ils ont regretté cette phrase peut-être toute une vie, ou pendant des mois, ou pendant des semaines, avec un sentiment de culpabilité. Et peut-être que toi, tu as déjà vécu ça. Peut-être qu'il y a des phrases que tu te répètes, que tu n'avais pas à dire. Des mots que tu n'avais pas à prononcer. Et en fait, c'était plus fort que toi sur le moment. Et donc, il faut faire très attention à ça, parce qu'on peut être esclave de ces paroles. Il n'y a rien de pire que le regret, finalement. Et donc, on va essayer de parler de ça, in child. Alors, une chose importante, sache un truc, c'est que la colère, déjà, ce n'est pas forcément un défaut. Tu peux te mettre en colère pour des choses qui sont légitimes. Est-ce que tu ne ressens pas de la colère pour les injustices qu'il y a dans le monde ? Regarde nos frères et nos sœurs à Gaza, que la Gaza ou Jel leur vienne en aide. Bien évidemment qu'on a de la colère par rapport à ça, parce que c'est une injustice. Lorsqu'une injustice, elle touche un être humain, un musulman, forcément ça te met en colère, parce que... on est des êtres humains et on a de l'empathie et on est bienveillant et on se met à la place des autres. Et donc la colère, ce n'est pas forcément un défaut. La colère, c'est une émotion. Tout le monde la ressent. Les adultes la ressentent, les jeunes la ressentent, les enfants la ressentent, moi-même je la ressens. Le problème, ce n'est pas de ressentir la colère. Le problème, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette colère lorsqu'elle arrive. C'est ça le problème. Donc déjà, premièrement, on va partir du principe que tu ne vas pas réussir à supprimer la colère. tu ne vas pas réussir à supprimer de la colère parce que tu es un être humain et que forcément, il y a des moments dans ta vie où tu sentiras la colère monter. Et en fait, il y a un truc aussi qu'il faut dire, c'est qu'à ton âge, à l'adolescence notamment, c'est encore plus dur de gérer sa colère. Pourquoi ? Parce que tu sais, dans ton cerveau, il y a une sorte d'alarme qui fait que tu vas réagir très très vite. Aux émotions très fortes. Et il y a un frein. Et ce frein c'est la partie qui va réfléchir et qui va te dire attends, attends, attends, ne te mets pas en colère. Et bien en fait ce frein il est en train de se construire. Et il continue à mûrir jusque l'âge adulte. En fait ton frein là, il n'est pas pleinement développé encore. Et en fait lorsque l'alarme elle sonne, le frein il n'est pas encore en mesure d'agir complètement. Et c'est pour ça que tu as l'impression que parfois tes mots ils sortent tout seul. Alors. comprends-moi bien, ça ne veut pas dire que tu dois te dire, bon, ce n'est pas de ma faute, c'est mon cerveau. Non, non, non, non, non. On doit être responsable. On est responsable de ce qu'on dit. Simplement, ce que tu dois te dire, c'est qu'à ton âge, c'est beaucoup plus difficile de gérer sa colère que pour un adulte, par exemple. Et donc, qu'est-ce que déjà... je dois faire, moi c'est accepter que je puisse être colérique, mais accepter que je dois travailler sur la manière avec laquelle je réagis lorsque j'ai de la colère. En fait, on va se poser la question comment reprendre le contrôle lorsque la colère elle monte. Et tu sais, c'est quelque chose qui est super important. Un jour, il y a un homme qui partit voir le prophète. Et quand je parle du prophète, n'hésite pas à prier sur lui. C'est important. Et l'homme lui a demandé, conseille-moi. Et le prophète Ali s.a.w. aurait pu lui dire plein de choses. Et il lui a répondu, la tardam, ne te mets pas en colère. L'homme, il a redemandé plusieurs fois, conseille-moi. Et à chaque fois, le prophète Ali s.a.w. lui a dit, ne te mets pas en colère, ne te mets pas en colère, ne te mets pas en colère, la tardam. Pourquoi le prophète Ali s.a.w. à ton avis, il a répété ces deux mots ? Est-ce qu'il aurait pu lui dire ? Des choses plus longues, des choses plus développées, bien sûr. Mais pourquoi Alisa, toi, Salem, dans sa pédagogie fine et très précise, il doit répéter ça ? Parce que c'est super, méga, giga important. À cause de la colère, il y a des relations qui se sont cassées. À cause de la colère, il y a des communications qui se sont brisées. À cause de la colère, il y a des familles qui se sont déchirées. À cause de la colère, il y a des amitiés qui se sont brisées également. À cause de la colère, parfois même, il y a des gens qui se sont éloignés d'Allah. La colère, c'est quelque chose de très vicieux. Et il faut faire attention à ça. Parce que si tu la laisses monter en toi, et si tu laisses cette cocotte minute exploser, et que tu lui donnes raison, tu vas forcément finir par t'en vouloir. C'est une évidence. Et aussi, le prophète, il a changé notre idée de la force. Il a dit, le fort n'est pas celui qui terrasse les gens. Le fort, c'est celui qui se maîtrise quand il est en colère. Est-ce que tu entends un petit peu ? Quand on est adolescent, on veut montrer sa force, on veut montrer qu'on est fort, etc. Il n'y a pas de mal à ça. Mais le vrai costaud, ce n'est pas celui qui crie le plus fort. C'est celui qui arrive à activer son frein lorsque l'émotion, elle monte. Et Allah Azza wa Jal, il a fait l'éloge, il a honoré ces gens-là dans le Coran. Dans le surat al-Imran, il décrit les pieux. Il décrit les pieux dans un passage qui est absolument extraordinaire. Alors je ne sais pas si j'ai un mousshaf, attends, ne bouge pas. Je vais prendre un mousshaf parce qu'il faut que je te dise la page de ce passage. Et franchement, si tu as le temps de lire, barakallahu fik, n'hésite pas à le lire parce qu'il est absolument magnifique. Alors attends, ne bouge pas, je retrouve la page. Ça va me prendre, peut encore aller, maximum 10 secondes je pense. Voilà, c'est la page 67. À la page 67, on a le verset 134. Et le verset 134, notamment, il nous donne des caractéristiques des pieux. Allah Azzawajal, il les a honorés, il parle d'eux, et ils ont des caractéristiques. Et donc nous, en tant que musulmans, on se dit quoi ? J'espère avoir ces qualités-là, les qualités qu'Allah Azzawajal mentionne et dont il fait l'éloge dans surat al-Imran. Et il nous dit ceci, « Ceux qui dominent leur colère et pardonnent aux gens. » « Wal-kadhimin al-ghayth wa wal-afin anin nas » « Wallahu yuhibbul muhsinin » Et il finit le verset en disant, Allah aime les bienfaisants. Allah aime les bienfaisants. Ceux qui dominent leur colère et pardonnent aux gens. Ceux qui avalent littéralement leur colère. Tu vois quand tu as une colère là et que ça monte et que tu l'avales directement. Et bien Allah Azzawajal mentionne ces personnes là. Et il dit Allah aime les bienfaisants. Et nous on a envie de faire partie de ceux qu'Allah il aime. Et tu sais le verset c'est intéressant parce qu'Allah n'a pas dit ceux qui ne ressentent jamais la colère. Il n'a pas dit ça. Il n'a pas dit ceux qui ne ressentent jamais la colère. Il a dit ceux qui la dominent. C'est-à-dire que la colère elle est là. Ils la ressentent, c'est dur. Mais ils la gardent. Ça ne veut pas dire qu'ils n'expriment pas leurs émotions. Mais ça veut dire que cette colère-là, elle ne prend pas le contrôle sur leur comportement. Et le prophète, alayhi salam, Il ne s'est pas arrêté au conseil, il nous a donné des gestes précis au moment où la colère elle monte et on va voir ça ensemble. Alors concrètement, concrètement, bon je suis ok, c'est d'accord, moi j'espère qu'Alraza Oujel il va m'aimer, j'espère que je vais faire partie des bienfaisants, ok, soit, mais concrètement moi Alim qu'est-ce que je peux faire ? Eh bien, on va voir ce que le prophète Ali, s.a.w. nous a enseigné. Un jour, il y a deux hommes qui se disputaient devant le prophète Ali, s.a.w. et l'un d'eux était vraiment rouge de colère, genre vraiment rouge. Le prophète Ali, s.a.w. a dit, je connais une parole, s'il la disait, ce qu'il ressent partirait. Et cette parole, tu la connais très certainement, et c'est quoi ? A'udhu billahi minash shaitani ar-rajim. A'udhu billahi minash shaitani ar-rajim. Je cherche refuge auprès d'Allah contre shaitan, le lapidé, le maudit. Le lapidé, mais on va dire le maudit. Cette phrase, elle fait deux choses en fait. Et vraiment, il faut prendre conscience de cette phrase. C'est pas simplement, je récite une phrase et ça y est, j'ai plus la colère. Non, c'est pas ça. C'est que cette phrase, elle implique deux choses. Premièrement, elle te rattache à Allah. Elle t'oblige à faire une pause. Si déjà tu prononces cette phrase, c'est que ton cerveau et ton cœur ne sont plus focalisés sur la colère. Tu te rattaches à Allah. Je me rattache à mon Seigneur. Et le temps de la dire, tu permets à ton frein d'arriver tranquillement. Alors apprends-la par cœur. Apprends-la par cœur. Et dès que tu sens ton visage chauffer, eh ben... Tu l'as dit. Et deuxièmement, elle te rappelle quelque chose. C'est que Chétan, il veut que tu t'énerves. Chétan, il veut que tu t'énerves. Lui, son objectif, c'est que tu sois mal. C'est que tu sois en colère. C'est qu'il brise les relations d'amour entre les gens. Tu vois, par exemple, tu as un frère ou une soeur, ou je ne sais pas. Ou même tes parents. Tu as la raison, ils le préservent, toute ta famille. Et bien, Chétan, ce qu'il veut, c'est créer une guerre au sein des foyers. C'est vraiment son objectif. Donc deux choses, un je me raccroche à Allah et deuxièmement je me rappelle que c'est Chétan qui est en train de jouer avec moi là en réalité. Et crois-moi que même si c'est difficile de retenir sa colère, c'est encore plus difficile de regretter après. Imagine, vas-y je te donne un exemple. Tu te mets en colère contre ta maman, celle qui t'a porté, celle qui t'a allaité, celle qui t'a mis au monde, celle qui s'est sacrifiée pour toi. Un jour tu comprendras ce que je te dis, et ce jour-là tu te rappelleras. Un jour, Inch'Allah, tu seras peut-être parent, bi'idnillah. Là tu te rappelleras vraiment des efforts que ta maman a fait pour toi. Vraiment tu te rappelleras de ça. Et bien imagine, tu te mets en colère contre ta maman. Que Allah Azzawajal nous en préserve. Ça pour moi ça doit être le but ultime dans ta vie, dans ta relation avec ta maman, c'est ne jamais se mettre en colère contre ma mère. Jamais tu te mets en colère contre ta maman. Et même ton papa, mais bon, passons. La maman, c'est quand même particulier. Et imagine, ta maman, elle est là, tu ressens la colère, t'es pas d'accord avec ce qu'elle te dit, ou alors tu trouves ça injuste, ou je sais pas, peu importe, et tu vas dire une phrase que t'as pas à dire. Tu vas souffler sur ta mère, ou que sais-je, et tu vas t'énerver contre ta mère. Est-ce que tu vas regretter ce comportement ? Sans aucun doute, tu vas le regretter. Wallahi, tu vas le regretter. Et le regret, ça te fera encore plus mal à ton cœur que d'avoir gardé la colère au moment où tu es en colère. Et donc, même si c'est dur de garder la colère, c'est encore plus dur de regretter. Barakallahu fiqala aza wajal te facilite. Et donc, premièrement, et parfois même, peut-être qu'il faut changer de pièce et revenir plus tard. Moi, ma fille, hier, je te donne un exemple très concret. Ma fille, hier, elle commençait à avoir de la colère qui montait, de manière injuste. Et ça peut arriver à tout le monde. J'ai une très très bonne fille, je suis très content d'elle. C'est une pépite, Allahumma barakallah. Aza wa jal la préserve et vous préserve également. Sa mère lui a dit, tu vas dans ta chambre. Tu vas dans ta chambre. Elle a été dans sa chambre. Et quand elle est revenue, ça a été mieux et on a mangé ensemble, c'était très bien. Et donc parfois aussi, il faut avoir la maturité de se dire non, là je ne suis pas dans le bon endroit. Deuxièmement, le prophète nous a dit ceci, si l'un de vous se met en colère alors qu'il est debout, qu'il s'asseye. Si la colère part, tant mieux, sinon qu'il s'allonge. En d'autres termes, le geste va toujours précéder la parole. C'est-à-dire que ta langue ou tes bras ou que sais-je, ils vont toujours amener un comportement qui va suivre. Je te donne un exemple très concret. Si ta langue, elle commence à dire des choses dures, forcément tu vas t'énerver, tu vas peut-être prendre un coussin, le jeter. Tu vois ce que je veux dire ? Donc en fait, la langue, elle présage, elle prévient ce que le corps va faire. Alors déjà, parfois mieux vaut se taire et si tu es debout, tu t'assoies, si tu es assis, tu t'allonges. C'est très concret. Pourquoi ? Parce que quand ton corps change de position, c'est plus difficile de passer à l'acte. Et si tu as besoin de sortir, tu sors, mais pas en claquant la porte. Pas en claquant la porte. Tu dis simplement j'ai besoin de deux minutes, j'arrive. Il n'y a aucun parent au monde à qui tu vas dire j'ai besoin de deux minutes qui va dire tu restes ici énervé. Ça n'existe pas. Et donc deuxièmement, changer de position, changer de pièce et retenir les paroles que tu as à dire. Ça ne veut pas dire que tu ne vas pas parler du problème, mais ce n'est pas le moment de parler du problème. Peut-être que tu dois parler du problème plus tard. Donc on a dit premièrement, tu te raccroches à Allah et tu te rappelles que Chétan est en train de jouer avec toi et qu'il veut que tu te mettes en colère. Est-ce que toi tu veux donner raison à Chétan ? C'est ce que tu veux, mais jamais de la vie. Deuxièmement, change de position ou change de pièce. Mais je pars tranquillement. C'est pas à moi que je pars énervé. Je cours, je claque la porte. On est qui ? On est où en fait ? On est où ? Troisièmement, si j'ai besoin de réparer, je reviens réparer. Parfois tu vas exploser quand même. Ça arrivera et je vais te le dire, ce n'est pas la fin du monde. Ce qui compte, c'est ce que tu fais après. Le prophète nous explique que tous les fils d'Adam sont des pécheurs. Ils font des péchés. Et que les meilleurs sont ceux qui se repentent. Ceux qui demandent pardon à Allah et qui reviennent. La solution est là. Tu reviens voir les personnes concernées, tu dis pardon, je me suis emporté. Et même si tu avais un petit peu raison sur le fond, même si tu avais un petit peu raison, un enfant qui ose aller voir son frère, sa sœur, ses parents, qui demande pardon, qui dit je me suis emporté, l'autre personne, la partie en face, Inch'Allah, elle reconnaîtra aussi ses torts. Et tu sais, s'excuser, ce n'est pas perdre. Rappelle-toi le verset, ceux qui dominent leur colère, ceux qui avalent leur colère, et c'est quoi la suite ? Et qui pardonnent aux gens. Le pardon, ça marche dans les deux sens. Le pardon, c'est un comportement qu'Allah aza wa jal il aime. Ça ne veut pas dire que tu dois pardonner si tu as subi une injustice, ce n'est pas ce que je dis. Mais pardonner, demander pardon quand on a fait une faute, c'est une vraie qualité que pas beaucoup de gens ont. Et donc si toi tu demandes pardon, tu vas te... démarqué de beaucoup de personnes en réalité. Et Allah Azza wa Jal, c'est un comportement qu'il aime. Et nous, qu'est-ce qu'on veut ? On veut qu'Allah Azza wa Jal nous pardonne. On veut qu'il nous fasse miséricorde. Et bien, si tu veux qu'Allah Azza wa Jal te pardonne, commence par demander pardon aux gens à qui tu as fait du mal. Si tu as fait du mal dans ton comportement. Et une dernière chose importante. Si la colère, chez toi ou autour de toi, Elle peut aller jusqu'aux menaces. Ou si tu as peur de ça, ce n'est plus une colère. Ce n'est plus une simple colère. Ça va beaucoup plus loin que ça finalement. Et tu n'as pas à gérer ça seul. Ce que je veux dire par là, c'est que tu n'as pas à accepter de subir la colère des autres. Là, tu t'occupes de toi. pour avoir un meilleur comportement, te rapprocher d'Allah Azzawajal et être un bon musulman Allahumma barik et j'ai aucun doute que tu es déjà un bon musulman. Pourquoi ? Et tu es en train d'écouter ce podcast. Tu as certainement une partie à Fortnite à terminer, un cheesecake à faire ou une partie de Roblox à finir, je sais comment ça se passe, ou alors à jouer à FIFA. Tu es là en train de m'écouter. Tu penses vraiment qu'Allah Azzawajal il voudrait ton mal alors que tu es en train de m'écouter ? Bien sûr que non. C'est une preuve qu'Allah Azzawajal il veut ton bien. Et on demande à Allah la sincérité dans les actions. Mais simplement, tu n'as pas à subir la colère des autres. C'est important d'avoir un meilleur comportement, mais c'est important aussi de ne pas tout accepter des autres. Et donc, s'il y a des gens qui te font subir trop de colère, tu n'as pas à gérer ça seul. Peut-être que tu géreras ça avec tes parents, avec ton frère, avec ta sœur, avec le CPE, avec le prof, avec l'infirmière scolaire. Mais tu n'as pas à gérer la colère des autres seul. Et c'était mon mot de la fin. Alors moi, je vais te donner un petit défi. Cette semaine, tu vas devenir un détective de la colère. Ta mission, c'est quoi ? C'est de repérer le premier signal. Parce qu'on ne va pas se mentir, il y a toujours un premier signal qui vient nous titiller. Genre, tu rentres chez toi et tu te dis, « Bon, cette fois-ci, si ma sœur reprend mon chargeur, ça va mal aller. » Et tu préviens finalement des situations qui vont te mettre en colère. Eh bien, dès que tu vois le tout premier signal, que tes mains se resserrent, que ta respiration s'accélère ou que ton visage chauffe, dès que tu ressens ça, Tu appliques au moins un des gestes qu'on a vus. Soit tu dis « A'udhu billahi minash shaitan anir wajim » soit tu t'assieds, soit tu sors deux minutes. Tu vas dans une autre pièce. Et une seule fois par semaine, c'est déjà une grande victoire. Pourquoi ? Parce que ton frein, il vient de faire sa première séance d'entraînement. Et souviens-toi s'il te plaît mon petit frère et ma petite sœur, le fort ce n'est pas celui qui terrasse les autres, c'est celui qui se maîtrise. Et je demande à Allah qu'il fasse de toi quelqu'un de fort au vrai sens du mot, tel que nous l'a défini notre noble prophète Mohamed. Je te remercie pour ton écoute. Je te dis à très bientôt, Inch'Allah. Prends soin de toi et qu'Allah te préserve, toi et ta famille et qu'il fasse de toi une cause de la satisfaction d'Allah et une cause de l'entrée de ta famille au paradis. A très bientôt, Inch'Allah. Wassalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh.