- Speaker #0
Bienvenue dans La Voix du Cœur, le podcast qui vous reconnecte à votre nature profonde et à la beauté du vivant. Je m'appelle Cécile et depuis des années, je chemine vers plus de paix, de liberté intérieure et d'union entre toutes les dimensions de ma vie. À travers des retraites initiatiques et des accompagnements, je guide les femmes à relier spiritualité et matière pour embrasser tous leurs pouvoirs créateurs et incarner leurs couleurs uniques dans le monde. Dans ce podcast, je vous partage mes explorations intérieures et mes outils concrets de transformation, ainsi que des rencontres avec des personnes inspirantes qui œuvrent pour l'émergence d'une nouvelle conscience. Alors, si vous êtes prêts à réveiller votre flamme intérieure et vous engager sur le chemin d'une vie pleine de sens, vous êtes au bon endroit. Alors bonjour et bienvenue ! très heureuse de vous retrouver aujourd'hui et d'accueillir Armel Six. Donc merci beaucoup d'être ici Armel, je suis très heureuse de t'accueillir dans ce podcast et puis de te présenter aux personnes de ma communauté. T'es une des personnes qui m'a beaucoup inspirée et nourrie sur mon chemin. On s'est rencontré je crois il y a une dizaine d'années maintenant, j'ai fait ta formation à Movement of Life qui est un outil ou plutôt un art de vivre qui continue vraiment à imprégner tout ce que j'offre aujourd'hui. Et puis, il y a quelques jours, on a donné un concert, Satsang, ensemble à Paris, qui inaugurait une retraite que tu donnais, auquel j'ai participé aussi. Donc, super en joie de t'accueillir pour continuer à partager aujourd'hui. Bienvenue.
- Speaker #1
Oui, merci beaucoup, Cécile. Oui, je suis super heureuse d'être là avec toi. C'est vrai de te retrouver après toutes ces années, parce qu'on s'est rencontrées il y a quelques années, et puis on était chacune de son côté, et puis on s'est retrouvées. Le 700 était magnifique, j'ai adoré, parlant d'entreprendre, j'ai adoré comment la collaboration se fait sans même un mot, sans un échange sur ce qu'on allait faire, comment on allait le faire. Et pour moi, quand ça vient de notre être, en fait, la collaboration, on n'a pas besoin de s'en occuper. Quand on est toutes les deux au même endroit, ça se passe tout seul. Donc j'imagine que parler d'entreprendre aujourd'hui, c'est juste une... couleur, une exploration, une saveur de la même chose, parce que pour moi, c'est comme ça que je le vis au quotidien déjà, et puis je trouve que ce qu'on a vécu tous les deux ensemble le vendredi, c'était vraiment l'expression de ça aussi. Parce que c'est vrai qu'on s'est pas parlé du tout, on s'est pas dit on va faire ça, on va faire ça, rien du tout ! Genre c'était comme si on avait fait ça toute notre vie, on s'est assises l'une à côté de l'autre, on a juste réglé les aspects techniques, le micro, l'ordinateur, ces choses-là, mais pour le reste, on s'est pas dit un mot sur ce qu'on allait faire de la soirée.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, on le sait. Je ne m'étais même pas rendue compte de ça tellement ça a été fluide et évident et naturel en fait. Et d'ailleurs, j'avais souvent la sensation, comme je te disais, après souvent je parle entre mes musiques pour présenter les morceaux. Et là, il n'y avait pas besoin en fait parce que c'était déjà dit. Comme si ce que j'adore dans ces collaborations en fait depuis l'être, c'est comme si c'est une seule et même voix en fait qui traverse avec les couleurs différentes de chacun, de chacune. Et puis, je trouve qu'il y a vraiment une... Oui, une magie, quelque chose d'assez merveilleux qui se vit en même temps, qui est profondément naturel parce que c'est la nature de la vie.
- Speaker #1
Oui, et de qui on est. Et puis, c'est tout à fait ça. Et en fait, c'est la même chose dans l'entrepreneuriat. À partir du moment où on n'essaye pas d'être quelqu'un, ni de prouver sa valeur, ni d'essayer de faire en sorte que la vie aille dans la direction qu'on a décidé, mais qu'on se laisse vraiment être. traversée, vécue par la vie et qu'on écoute son doux murmure au quotidien, en fait, c'est ça qui se passe. C'est toutes des couleurs et des saveurs de la conscience, mais c'est un seul esprit, une seule conscience qui s'exprime de milliards de façons. C'est la vie entière, c'est pas juste l'entrepreneuriat, mais on peut parler spécifiquement de ce thème ici.
- Speaker #0
Ouais, magnifique. J'aimerais peut-être juste prendre le temps de te présenter peut-être pour les personnes qui te connaissent pas encore.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Donc, Armel, tu es out auteurs, conférencières. Puis pour moi, surtout, tu invites les personnes à révéler qui elles sont dans leur plus belle version, à être pleinement vivants, à être pleinement eux-mêmes, à sortir de la survie pour entrer pleinement dans leur vie puis embrasser ce que c'est que d'être pleinement humain, incarné sur cette terre. Tout ça avec une invitation assez radicale, en fait. C'est ce que je ressens dans ton énergie et pour moi, tu incarnes vraiment une grande Une grande liberté d'être, en tout cas ce que tu me fais miroir ou écho, ou en tout cas comment je te perçois. Peut-être que tu as envie de rajouter quelque chose pour te présenter.
- Speaker #1
C'est déjà très très bien en fait, je crois que oui c'est tout à fait ça. Oui je pense qu'il y a trois choses qui m'animent de manière permanente en fait, c'est éveiller les consciences au quotidien, rallumer la vie chez chacun et puis ramener l'humain au cœur de la société. Et pour moi ça passe par reconnaître notre nature divine pour pouvoir incarner pleinement notre humanité. Donc oui, comment j'écoute la vie à chaque instant, ça fait partie de vivre et l'humain et le divin dans tous les instants de ma vie en fait et ça change tout. Et oui c'est vrai que je peux être assez radicale ou en tout cas je sens bien que l'énergie qui me traverse qui m'habite est assez radicale mais je pense que c'est aussi ça le bonheur en fait il y a quelque chose de très radical c'est à dire quand on sait ce qui nous habite et nous vit et nous rend profondément heureux pourquoi est-ce qu'on irait euh... tu vois, glaner à gauche, à droite, des petits bazars qui, de toute façon, ne nous rendent pas heureux et qui font qu'on renforce une identité qui n'existe pas vraiment et qui couvre l'immensité de ce qu'on est. Donc, oui, je pense que ça demande une certaine radicalité de reconnaître notre nature divine pour mieux encore incarner notre humanité.
- Speaker #0
Tu parles souvent de nouvelle humanité. J'aimerais te demander comment est-ce que tu définis ? Qu'est-ce que tu mets derrière cette expression ?
- Speaker #1
Ouais, ben, comme beaucoup de choses, en fait, je le définis pas. C'est plutôt je le vis. Et puis après, j'invite qui veut à prendre part à l'intérieur de lui-même, en fait. C'est même pas à l'intérieur d'un groupe ou quoi que ce soit. C'est vraiment, pour moi, ça représente une vibration, un état d'être. C'est pas des mots. justement les mots, ils font rien à côté de cette vibration en fait. On peut dire des mots, mais si l'énergie n'est pas derrière, c'est vide de toute façon. Et très souvent, quand j'entends parler de la nouvelle humanité, c'est vide. Donc pour moi, c'est peut-être là aussi qu'agit la radicalité, c'est qu'on ne peut pas se permettre d'en parler. On doit vraiment se laisser déshabiller par la vie, de toutes les identités qui ne sont pas nous, de tous les rôles qu'on joue, qui sont trop petits pour qui on est. et qui cache l'immensité de notre nature. Et pour moi, c'est vraiment dans la reconnaissance de notre nature, donc dans le vécu de l'être, c'est pas juste en parler de nouveau, c'est vraiment dans le vécu de l'être qui, installé dans mon expérience, vient marquer mon humanité et du coup l'imprègne de plus en plus partout. Pour moi, le passage se fait et alors c'est même plus une question, en fait, la nouvelle humanité. on sait, on sent qu'on l'incarne.
- Speaker #0
Ouais, merci.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est assez clair.
- Speaker #0
Ouais, complètement. Moi, j'ai l'impression que finalement, c'est revenir à ce qu'on est profondément, mais qu'on vit dans un monde où on a été tellement éloigné de ce qui devrait être, de notre nature véritable, ce qui devrait être une évidence et ce qu'on devrait apprendre depuis tout petit, en fait. Que du coup, c'est comme si ça paraît comme quelque chose d'alternatif ou différent, alors qu'en fait, c'est juste revenir au cœur de la vérité, de ce qui est là depuis toujours.
- Speaker #1
Ouais. Carrément, Cécile. Oui, vraiment, c'est arrêter de se mentir, en fait, parce qu'on est déjà ce qu'on est. On a juste remis des couches. On a été conditionnés à penser qu'on était autre chose. On a été conditionnés à fonctionner d'une certaine façon. On a été conditionnés à être en compétition, à prouver sa valeur, à croire qu'on ne méritait pas. On a été conditionnés par tout ça. On a vécu des expériences de vie qui ont peut-être renforcé certains aspects plutôt que d'autres encore. Mais au bout du compte, on n'a pas allé chercher qui on est nulle part, en fait. On est né là-dedans, on vit et on baigne dans notre être à chaque instant. Et le tissu même de l'existence, c'est déjà ce qu'on est. Il n'y aurait pas de vie, il n'y aurait pas ce monde, il n'y aurait pas cette terre, il n'y aurait pas nos corps, il n'y aurait pas nos expériences de vie s'il n'y avait pas déjà la conscience, l'être qu'on est.
- Speaker #0
Et pour parler peut-être un peu d'entrepreneuriat, pour moi je vois vraiment l'entreprise, en tout cas quand on crée, quand on œuvre, depuis l'être où on se laisse traverser en fait. par cette vie en nous pour créer, pour agir. Et je le vois vraiment comme une manière d'incarner profondément dans l'action, sa spiritualité, dans le monde. Je me demandais comment c'était pour toi.
- Speaker #1
Ben ouais, c'est exactement pareil. C'est comment je suis vécu par la vie. Donc c'est aussi pour moi un grand abandon en fait. C'est-à-dire plutôt que d'essayer de contrôler mon expérience et de décider qui je dois être, comment je dois être, ce que je dois faire, ce que je dois donner. C'est vraiment quelque part un chemin de dénuement. Donc me laisser être défait par la vie pour revenir à l'essence même de ce que je suis et de ce murmure intérieur, de cette guidance intérieure qui vient alors de l'être et non plus du faire et d'essayer de prouver ma valeur. À quoi je suis guidée en fait et comment je suis guidée ? Moi je ne suis absolument rien des trucs marketing. Parfois j'ai eu des discussions avec des gens qui quand ils se retrouvent dans ma newsletter ils font non mais c'est pas possible quoi. comment tu fais ça ? ben, je fais rien. C'est ça le truc. C'est vraiment que je fais rien, c'est que... Je me laisse inspirer. Je poste si j'ai envie de poster. Je ne poste pas pendant des mois si l'élan n'est pas là. J'écris une newsletter si j'en ai envie. Alors d'un point de vue peut-être pro, il y a plein de gens qui pourraient dire que peut-être ce n'est pas la meilleure façon de faire, que peut-être il y aurait encore moyen de toucher plus de gens ou de gagner plus d'argent si je faisais les choses de façon structurée, professionnelle et tout ça. Et c'est peut-être vrai. Et c'est même certainement vrai. Sauf que ce n'est pas ça mon intérêt en fait. Pour moi, l'intérêt, ce n'est pas l'argent que je gagne, c'est vraiment me laisser être traversée par la vie, c'est suivre ce mouvement, qui est-ce que je suis ? Et pour moi, l'impact de qui je suis et d'où je fais ce que je fais est beaucoup plus important que de ce que j'en ai en retour. Donc il ne s'agit pas pour moi du retour, il s'agit de qui je suis quand je mets en place quoi que ce soit, et donc d'où je pars en fait. Est-ce que je crois que justement je pars du manque ? je pars du y'a pas assez je pars de j'ai pas de valeur ou alors est-ce que je pars de l'être que je suis et de cet espace là, bah ce n'est pas ce qui se passe de toute façon je ne suis pas en train d'essayer de prouver ma valeur je ne suis pas en train d'essayer de prouver que j'existe ou quoi que ce soit et du coup quel est cet élan et qu'est-ce qui va toucher et qu'est-ce qui va amener et pour moi l'impact il est là l'impact il est dans ce que mon être, la vibration que je porte ... qu'elle est destinée à faire, en fait. Et donc, ouais, je n'ai pas de système de mesure. Alors parfois, je m'amuse quand même avec la vie. Je me dis, ah ben là, j'aimerais qu'il y ait X personnes. Et puis ça se passe toujours, de toute façon. Mais sans que je cherche à faire quoi que ce soit ou sans que je fasse plus que ce que je ferais d'habitude. C'est juste mettre un focus et une énergie quelque part. Mais il faut que l'énergie soit alignée aussi parce que si elle n'est pas alignée, Bon. c'est pas ce que je fais de toute façon qui fait le résultat, c'est qui je suis donc si je crée au départ de qui je suis et que ce que je suis c'est l'abondance elle-même c'est la plénitude elle-même c'est la joie juste de créer forcément c'est ça qui va se passer de l'autre côté et tous les gens qui doivent être présents ils sont de toute façon toujours présents peut-être que ça marche d'un point de vue réussite dans le monde peut-être que ça marche mieux d'une autre façon sauf que moi Mais tous ces trucs-là, ça ne marche pas pour moi. Pas que ça ne donne pas de résultat. Il aurait fallu que je le fasse et que j'aille jusqu'au bout pour savoir si ça donnait des résultats. Mais je n'ai jamais réussi à suivre un processus comme ça. Parce que ça n'a pas de sens. Moi, ça m'énerve très vite. Je ne peux pas imaginer ne pas être moi et faire les choses d'une façon où on me dit qu'il faut faire les choses comme ça, en fait. Voilà, donc pour moi, le plus essentiel, c'est ça. C'est d'où je pars va faire l'impact que je suis.
- Speaker #0
Ouais, merci Armel, ça résonne beaucoup pour moi et moi j'ai vraiment la sensation que oui, bien sûr que ça peut avoir un impact, l'aspect stratégie à un niveau intellectuel, mais ça représente peut-être que 10%, mais que le plus important c'est vraiment qui on est et puis comme tu dis, d'où ça part, depuis quel endroit. Et moi je vois vraiment que du coup l'argent, ce qu'on reçoit en retour, c'est vraiment une conséquence finalement. d'occuper pleinement sa place, puis de donner tout ce qu'on a à offrir et de donner le plus beau, le meilleur de ce qu'on a à offrir. Et ce que j'entends dans ce que tu dis, c'est que j'entends qu'il y a à la fois une sorte d'abandon total, en fait, à la force de vie telle qu'elle nous traverse, et en même temps, un engagement total aussi de suivre et de mettre son énergie, son focus dans cette direction-là. Et je sens qu'il y a les deux à la fois. Est-ce que c'est juste pour toi de le voir comme ça ? Merci.
- Speaker #1
Oui, carrément, c'est superbement décrit. Et puis de nouveau, du coup, on retrouve la radicalité. Mon optimisme, je vais le voir partout. Oui, c'est vrai, je suis super radicale en fait. Pas que je ne suis pas au courant, mais je trouve ça intéressant de le voir à cet endroit-là. En fait, je crois véritablement qu'il y a quelque chose avec le fait que ce soit total. C'est-à-dire que je ne vois pas comment, quand on se reconnaît dans l'être, je ne vois pas comment tu peux t'engager à moitié en fait. Ce n'est pas possible parce que... C'est l'être tout entier à chaque fois qui est présent et c'est cette unité-là. avec toute chose qui fait que rien n'est jamais à l'extérieur de moi, qui fait la différence, je pense, dans l'impact aussi qu'on peut avoir, aussi bien que dans le retour. Et tu vois, quand je t'entends parler d'impact, la première chose qui me vient, c'est moi, le retour premier que j'ai des gens, c'est la gratitude que j'ai de vous avoir vus le lundi avec des étoiles plein les yeux, de voir la vie qui se rallume en chacun, de voir comment tout le monde est en train de changer ses merveilles et plein de gratitude et de sentir la vie. Pour moi, c'est le premier retour. Je me dis, déjà, rien que ça, c'est fabuleux. Alors après, oui, bien sûr, l'aspect financier, c'est super agréable à recevoir. Et ça fait partie de comment je peux prendre soin de moi, comment je peux vivre ma vie. Et du coup, aussi contribuer et continuer à contribuer d'une belle façon grâce à ça. Et pour moi, cet aspect-là, ça fait partie vraiment de... Quand je viens de cette plénitude, je sais que la vie ou Dieu va toujours pourvoir et prendre soin. Ça veut dire que ce dont je vais avoir besoin... pouvoir prendre soin de mon véhicule, de mon corps humain, dans tous les aspects, que ce soit logement, nourriture, me vêtir, tout ça, quand ça ne part plus d'un espace de manque, pour moi aujourd'hui, mon expérience est au-delà de la confiance. Mais mettons que le premier pas, c'est dans une confiance, vraiment, que la vie est avec moi à chaque instant, et qu'elle va pour voir si je suis ce qu'elle me dit, en fait. Et dans cet espace-là, je peux déjà faire confiance que tout ce dont j'ai besoin, m'est déjà donné. Pas me sera donné, il m'est déjà donné. Parce que quand je perds de la plénitude de mon être, rien n'est séparé de moi. Donc tout ce dont j'ai besoin est déjà là. Après ce qui est intéressant c'est de voir comment, parce que je n'y crois pas, je bloque le recevoir. Et donc j'ai l'impression qu'il y a des choses qui ne sont pas présentes. Mais même sans rien faire, je peux le bloquer simplement parce que ce n'est pas mon expérience et ce n'est pas ce que je vis encore. Et donc pour moi, c'est vraiment comment j'incarne. et de revenir encore et encore dans cet endroit. Et donc, je reviens à ce que tu disais, ça ne peut être que total pour moi à cet endroit-là.
- Speaker #0
Oui, merci. Je pense que ça va beaucoup parler. Parce que je vois que chez beaucoup d'entrepreneurs, il y a souvent cette peur de manquer d'argent qui est un peu, je trouve, la première faille, en fait, qui nous fait nous dévier, puis parfois faire un peu n'importe quoi, et puis oublier qui on est. Et comment est-ce que toi t'accompagnes sur... Enfin voilà, sur ce sujet-là.
- Speaker #1
Voilà. J'avais fait, début de cette année, j'avais fait ce programme « Je suis digne de prospérer et ma prospérité élève le monde » . Et pour moi, vraiment, ce programme, il avait une destinée, en fait. C'était justement, j'avais invité des personnes entrepreneurs, éventuellement, à venir vers moi et je m'étais dit que j'allais peut-être créer un programme pour accompagner l'entrepreneuriat. Et en fait, quand j'ai reçu toutes les candidatures, je me suis rendu compte, en fait, non, je ne peux pas. Parce que je pense que le premier obstacle à ce que quoi que ce soit se mette en place, c'est que les gens n'ont pas confiance en eux, ils n'ont pas suffisamment d'estime d'eux et ils vivent dans le manque, en fait. De cet endroit-là, c'est sûr, tu ne peux pas créer. Et donc, cette idée de mini-programme Je suis digne de prospérer, c'était d'abord, pour moi, la première chose, c'est vraiment ramener la dignité. Comment je ramène la dignité ? Je vois tous les endroits où je ne me sens pas digne. Et je vois surtout la profondeur à laquelle va ma croyance que je ne mérite pas, que je ne suis pas digne, que je n'ai pas droit, que c'est pour tout le monde sauf pour moi, ou toutes les déclinaisons possibles de cette croyance-là, qui peut se jouer bien sûr dans des expériences d'enfance, mais qui peut être aussi profondément intrinsèque simplement au fait que je crois que je suis séparée de la source. Et que de ce fait-là, je crois que je suis un être humain à part, qui doit se gérer tout seul, plutôt que de voir que je suis une expression de la vie, tu vois, comme tu disais au début, toutes ces expressions de la vie, de la conscience, et que du coup, je suis vécue par la vie à chaque instant. Ce qui veut dire que mon existence et toute l'abondance ou le manque d'abondance que j'ai eu dans ma vie, c'était dû au fait que je sais que je suis la vie, ou que je crois que je suis séparée de la vie, et donc que la vie est contre moi. Plus je reviens à « je suis la vie elle-même et je suis son expression, et donc tout est en moi, y compris l'argent, y compris les clients, y compris tout mon chemin spirituel, y compris ce que j'enseigne, y compris le coaching que je propose ou quoi que ce soit d'autre » , eh bien, à cet endroit-là, tout est là. Et donc, pour moi, le premier pas, c'est déjà ça. C'est de revenir à ce « tout est là » et surtout... De nouveau, on va revenir, mais c'est aussi quelque chose dont je vous parlais ce week-end, c'est cette honnêteté radicale avec soi-même. C'est-à-dire quoi ? Arrêtons de se mentir à soi-même. Si je n'y crois pas, si je ne le vis pas, au moins que je me le dise à moi. À la limite que je ne le dise pas aux autres parce que j'en suis honteuse et que j'ai envie de glaner, de faire croire en quelque chose. Peu importe. Mais au moins à soi de pouvoir se dire, OK, à cet endroit-là, en fait, non, je ne crois pas en ma dignité. Parce qu'il peut aussi y avoir des endroits où, bien sûr, je vois tout l'impact, par exemple, que j'ai sur les autres autour de moi. Mais ça ne veut pas dire que, pour autant, je suis profondément assise dans cette dignité. Et moi, je trouve ça important d'aller voir tous les petits espaces qui peuvent se proposer et oser les regarder. Pourquoi ? Parce que pour moi, c'est en les embrassant, donc en arrêtant de les isoler et d'essayer de les mettre à part parce que c'est désagréable à ressentir ou à reconnaître ou à regarder. mais c'est plutôt vraiment en allant les rechercher, en les ramenant à l'intérieur, en les embrassant, en me cajolant à tous ces endroits-là, que là, vraiment, ça peut commencer à faire partie de mon système. Et du coup, mon système nerveux n'est plus toujours en alerte, parce qu'enfin, il se retrouve dans son entièreté, en fait, aussi. Et une chose que moi, j'ai toujours bien aimée, je crois que c'est dans le cours en miracle, mais je ne suis pas tout à fait certaine, c'est que ça disait « chaque chose que je rejette, c'est quelque chose que je garde à part de Dieu » . Et Dieu, en gros... c'est notre nature, la source, c'est notre nature première en fait, c'est vraiment la source de tout, c'est le principe qui permet absolument tout dans cette existence. Donc quoi que ce soit que je vais isoler de mon expérience, que je vais essayer de ne pas ressentir ou de ne pas reconnaître comme faisant partie de ma vie, quelque part c'est une part de Dieu, c'est une part de moi-même dans mon essence que j'isole, que je rejette, que je mets à part, je ne peux pas être complet à ce moment-là. Donc ce qui est intéressant par rapport à tout ça, si je veux résumer, c'est que tous les traumas que je ne reconnais pas, toutes les blessures que je ne reconnais pas et tout ce que je ne veux pas voir comme faisant partie de mon identité ou ma personnalité qui n'est pas vraiment qui je suis mais en tout cas ce que je crois ça va se renforcer. C'est tout ce en quoi je résiste persiste. Tandis que quand je l'embrasse, je le reconnais je le traverse, peut-être que ça fait mal peut-être que je pleure, peut-être que je crie peu importe. Alors là il y a quelque chose qui enfin peut faire partie de moi et quand ça fait partie de moi ça peut se déposer en fait et ça n'a plus Dieu. ça n'a plus la même valeur et le même poids parce qu'alors c'est vu pour ce que c'est.
- Speaker #0
J'adore vraiment t'écouter Armelle parce qu'il y a des questions qui me viennent puis en fait tu y réponds au fur et à mesure, j'ai même pas besoin de les poser.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Ça résonne beaucoup pour moi ton approche aussi vraiment d'incarnation, d'intégration des traumas en fait. Et pour moi ça a été vraiment une voie, et c'est toujours d'ailleurs, profondément spirituelle en fait. En tout cas, j'ai pu passer une partie de ma vie où je suis allée chercher ailleurs. Puis en fait, ça s'est ouvert vraiment très, très grand. Quand j'ai vraiment pu rencontrer ces espaces tellement profonds, tellement intimes, tellement douloureux et intenses, en fait. Je trouve que c'est vraiment quelque chose qu'on ne peut pas faire l'économie de rentrer en contact, en fait. De ressentir, de vivre. Et que pour moi, c'est vraiment la clé de tout, en fait.
- Speaker #1
Oui, et même, je pourrais... Je pourrais du coup rebondir sur ta question par rapport à la nouvelle humanité. Je pense que ça fait partie intrinsèque de vraiment incarner la nouvelle humanité parce qu'il y a tout l'aspect être, mais ça ne fait pas l'économie de mon humanité en fait. Et donc l'intégration aussi de toute la partie traumatique et donc aussi de notre collaboration au trauma collectif, soit on ajoute, soit on retire en fait. Quelque part, quand je ne veux pas avoir mes traumas, j'ajoute du trauma collectif, j'ajoute à la peur ambiante, même si je pointe du doigt et que je dis que c'est tel dirigeant ou c'est tel gouvernement ou c'est telle société ou c'est tel milliardaire ou quoi que ce soit, je peux dire que c'est eux les problèmes et que c'est eux qui sont les gens que j'aime pas en fait, ou les violents ou tout ça. Mais quand je ne vais pas moi voir mes traumas puis vraiment les libérer pour... Je participe en fait à tout ça. Donc si je pointe la colère et que je ne vais pas voir ma propre colère à l'intérieur de moi et que je ne la libère pas cette colère et que vraiment je la... connaît pas, j'ajoute au trauma collectif, j'ajoute à la colère ambiante et en fait je renforce encore le système même que je suis en train de dénoncer. Donc pour moi la chose la plus importante pour quelqu'un qui vit avec de la conscience il y a une responsabilité immense je trouve, c'est de d'abord faire mon travail intérieur. Ok si j'ai envie d'agir, ok si j'ai envie d'aller dénoncer des choses si j'ai besoin de parler de dire des choses ... mais sans faire l'économie de mon chemin intérieur, parce que sinon il manque un espace. Et donc toute cette partie-là pour moi elle est vraiment essentielle, parce que ça fait une différence immense dans ce que moi je participe à ce qui ne va pas dans le monde. Et ça, ça fait partie pour moi aussi de comment j'incarne la nouvelle humanité. Je ne peux pas juste me dire je suis dans l'être, parce que l'être, il vient pour transformer mon humanité aussi. Pour moi, on est humain, et puis quand on se reconnaît dans l'être, on devient un être humain. Et donc il y a vraiment une intégration, une complétude qui se fait dans mon expression dans ce monde, sur cette terre, et du coup comment je participe et comment je collabore, je co-crée en fait. cette nouvelle réalité, cette nouvelle possibilité.
- Speaker #0
Merci. Il y a une expression qui m'a beaucoup touchée que tu avais partagée ce week-end. C'est en anglais, responsibility, c'est responsibility, avec mon accent tel qu'il est. Et je trouve ça très beau en fait, cette capacité de répondre et donc cette responsabilité en tant qu'être humain d'incarner ce qu'on sent profondément juste à l'intérieur, même si ça va à l'encontre de tout. comment est construit notre société. Et je trouve que le sujet de l'argent, je sens que c'est un des endroits où se catalyse, où se rassemble tellement de projections, d'illusions, de traumas, en fait aussi à un niveau très collectif, et que ça demande beaucoup de courage de regarder déjà ça en face, et puis du coup d'expérimenter, et puis d'incarner une autre manière de...
- Speaker #1
De relationner.
- Speaker #0
Ouais, voilà, c'est ça. Toi, comment ça a été ton chemin par rapport à ce thème de l'argent en fait ? Quand je t'écoute, j'ai l'impression que ça fait partie intégrante finalement de ton chemin de conscience tel qu'il est. Je voulais quand même poser la question.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Et du coup, en fait, je me suis rendu compte aussi que je n'avais pas achevé ta question précédente par rapport à ce que je propose. Et je crois que c'était aussi l'autre aspect de ce programme. Je suis digne de prospérer, ma prospérité élève le monde. C'était aussi justement de voir c'est quoi toutes les croyances qui m'habitent concernant l'argent, concernant la prospérité, concernant l'abondance, concernant qui je crois être. vraiment être au courant de toutes les projections que j'ai. Et puis après, par rapport à mon passé familial, dans quoi j'ai grandi, mais aussi transgénérationnel, qu'est-ce qui a été les racines de ma famille, des générations qui m'ont précédée. Parce qu'il n'y a rien à faire. On peut croire que je suis un individu isolé, mais je ne suis pas un individu isolé. Je suis un individu qui vit, déjà, qui a un passif, qui vient de certaines lignées transgénérationnelles, familiales. mais aussi qui naît dans une certaine culture. Donc, si je nais aux États-Unis ou si je nais en France, ce n'est pas du tout la même culture au niveau financier, au niveau relation par rapport à l'argent. Aux États-Unis, faire de l'argent, c'est le truc le plus naturel qui soit. Tu as l'impression qu'ils sont nés avec un billet de 100 dollars, pas de 1 dollar, mais de 100 dollars dans la bouche et qu'ils ont joué avec toute leur vie. Ici, c'est presque honteux de dire qu'on a beaucoup d'argent ou d'avoir envie de faire de l'argent, du coup. de créer de l'argent. Et je pense que ça, c'est déjà important d'être conscient de ça. Parce que le tissu culturel dans lequel je vis va faire que ça abaisse mon énergie, ça diminue mon énergie ou ça l'élève. Et donc, il y a aussi ça. C'est quel est le champ culturel qui m'habite, qui fait que j'ai du mal à en sortir parce que sortir de ce champ culturel, ça voudrait dire que je suis déloyale de ce champ-là. Et du coup, à chaque fois que j'en sors un peu et que je dépasse, je retombe pour être sûre que je ne vais pas ne plus appartenir à la société, ne plus appartenir à ma famille, ne plus appartenir à mon environnement amical, etc. Ou comment je me définis. Donc ça, c'est vraiment essentiel à regarder, parce qu'on peut voir alors comment on fait des allers-retours. C'est-à-dire que, oui, on a certainement déjà travaillé sur soi, donc on va s'autoriser à monter, mais dans quelle mesure on redescend quasi tout de suite après, parce qu'il ne faut pas qu'on soit trop libre non plus. Donc ça, c'est intéressant déjà de regarder.
- Speaker #0
C'est vraiment cette tension finalement permanente entre cette authenticité et puis cette appartenance.
- Speaker #1
Oui, et du coup, de regarder à quel point la nécessité d'appartenir au groupe est importante pour moi. Et ça, c'est vraiment... Ça aussi, ça fait partie du même plan. C'est assez important parce qu'en fonction de ça, je vais m'autoriser des choses ou pas. Moi, dans ma vie, j'ai vu... Et je me souviens, un jour, j'en ai parlé à ma mère. Mais à un moment, j'ai vu... que j'avais un plateau, en fait. Et du coup, je lui ai dit, écoute, maman, je sais que je n'ai pas besoin du tout de ta permission. Et puis, je vois bien que, quelque part dans ma vie, j'ai déjà fait mieux que vous, d'une certaine façon, si on regarde à certains endroits, en tout cas, peut-être même financiers, en termes de comment j'ai créé ma vie et comment je la vis. Je dis, mais ça vous poserait un problème si je vous dépassais vraiment ? Si je lâchais le truc ? Elle fait, ben non, moi, je serais juste super heureuse pour toi, quoi. Et en fait... C'était ridicule en même temps de demander et en même temps ben non parce qu'il fallait que je reconnaisse c'est là que je suis en fait. A cet endroit là c'était là que j'étais. Mais d'où je viens ? Ben moi j'ai grandi dans une famille où les problèmes d'argent ils étaient réguliers en fait. Il y avait des disputes, pas quotidiennes mais... pas loin quand même, à cause de l'argent. Donc j'ai grandi dans une famille où l'argent était tout le temps un problème, était tout le temps un conflit, où il n'y en avait jamais assez. Et donc, en fait, quand j'ai regardé ma vie, je me suis dit « Ah ouais, mais moi j'avais quand même une autre histoire, en fait, ça c'était la leur. »
- Speaker #0
Mais la mienne, c'était quoi ? Moi, à partir de 13 ans, j'ai travaillé comme étudiante. Ce n'était pas permis, mais j'ai quand même trouvé et j'ai réussi à le faire. Et donc, à partir de 13 ans, quelque part, j'ai créé ma propre abondance. Alors, je ne gagnais pas des millions ou des milliers, mais je créais suffisamment pour pouvoir m'offrir déjà à l'époque la vie que je voulais. M'acheter les fringues que je voulais. Je ne sais pas, moi, faire des choses que j'avais vraiment envie de faire, que mes parents n'auraient pas pu me payer, mais que moi, je me suis débrouillée pour le faire, en fait. Et puis j'ai vu que Tuto... long de ma vie, j'ai toujours eu ça. Et donc je me suis dit, ah ok, donc la réalité de mes parents c'était ça, la mienne c'était ça. Ok, donc déjà là je peux me séparer d'une certaine façon et voir, ben, je suis pas eux et je dois pas porter leur histoire. Donc pour moi, il y a vraiment tout un feedback à faire, regarder un peu dans notre passé, comment on a vécu, et puis de voir, ben, c'est quoi ma réalité à moi en tant que moi, individu ? C'était quoi leur réalité ? Et est-ce que je suis obligée de continuer à vivre la leur et la porter ? Ou est-ce que je peux juste me laisser être moi et continuer à partir de ça ? Donc je trouve qu'il y a vraiment quelque chose d'essentiel. Et puis, c'est vrai que quand j'étais dans la communauté dans laquelle j'ai vécu de 2009 à 2014, moi, je n'ai absolument pas bossé et je n'avais pas d'argent. Je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie, en fait. Je ne réfléchissais jamais à rien. J'étais portée tout le temps. On me donnait à manger tous les jours. J'avais des endroits où je dormais que je trouvais absolument magnifiques. J'étais entourée de plein de gens fabuleux. Je méditais, j'étais extatique tout le temps. Enfin voilà, je vivais des expériences mystiques fabuleuses. Enfin vraiment, je m'en foutais complètement de ne pas avoir d'argent. Et donc, c'est aussi intéressant parce que ça vient vraiment montrer que ce n'est pas une nécessité, que la vie peut prendre soin de nous sans ça, que l'abondance, elle peut être là de plein de façons. Et est-ce que je m'ouvre à toutes les façons que l'abondance peut arriver dans ma vie ? Ou est-ce que je m'ouvre juste à ce que j'ai décidé ? Et comment j'ai décidé qu'elle devait arriver ? Et du coup... qui j'essaye d'être au travers de tout ça, qu'est-ce que je crois que je dois prouver, etc. Et puis j'ai aussi beaucoup questionné ma relation au recevoir. Parce que comme je n'avais pas d'argent, j'ai dû recevoir. Et là, j'ai bien vu au départ que c'était hyper effrayant pour moi en fait. Parce que je voyais que ma relation avec ma maman, c'était que quand j'étais enfant ou ado, je voyais qu'elle nous disait souvent, après tout ce que je vous ai donné, c'est comme ça que vous me remerciez. Et donc recevoir pour moi ça voulait dire, oh my god j'ai plus de liberté, je vais être obligée de faire ce que l'autre veut pour moi. Je vais être obligée de lui rendre en plus. Je vais pas pouvoir juste recevoir et profiter, je vais devoir rendre tout ce qu'on m'a donné, et peut-être encore plus quoi. Et en fait je me suis rendue compte que recevoir pour moi c'était ne plus être libre. Recevoir pour moi c'était être enchaînée. C'était comme, no way. Ah non je peux pas recevoir ! Et je me souviens, c'était magnifique parce qu'il y avait une personne de la communauté qui... qui avait senti mon appel et qui avait décidé qu'elle allait, je ne sais plus comment on dit, mettons, subventionner ma participation dans la communauté. Et donc, c'était elle qui me nourrissait et qui participait pour moi à la communauté. Et à cette époque-là, je fumais. En 2009-2010, je fumais et elle payait mes cigarettes. Oh mon Dieu ! Quand elle allait acheter mes paquets de cigarettes ou quand j'en avais plus. et qu'elle me disait, écoute, non, je ne vais pas acheter des cigarettes maintenant, donc tu n'as qu'à fumer les miennes ou tu n'as qu'à te limiter, et puis quand j'irai en acheter, j'en prendrai pour toi. Et donc là, j'étais complètement dépendante, et donc là, j'ai dû voir ma relation à la dépendance, et puis la terreur que c'était d'être dépendante de quelqu'un d'autre, qui était là pour mon bien-être. Et puis donc, j'ai vu aussi toutes les frayeurs que ça avait. Donc voilà, ça a été tout un chemin quand même assez important, jusqu'à quelques années plus tard, où j'étais mariée à l'époque. Et puis, j'ai reçu la guidance que mon ex-mari et moi, on allait traverser les États-Unis en chantant. On n'avait pas de voiture. Et puis, comme on ne faisait qu'écouter la vie, il n'y a personne qui nous avait invité, quoi. Et j'ai partagé ça. Je ne sais plus si j'ai partagé sur Facebook à l'époque ou dans la communauté. Et quelques jours plus tard, ah oui, et puis après ça, j'ai vu qu'il y avait plein de gens qui arrivaient dans la communauté et que nous, on n'était pas invités. On vivait chez les parents de mon ex-mari à l'époque. Et puis, on était en lien tout le temps, mais on n'était pas dedans physiquement. Et j'avais la croyance qui m'était venue. J'avais comme un ressentiment envers eux. Et puis, je me disais, ouais, c'est parce qu'on n'a pas d'argent. Et puis, de toute façon, ils ne nous veulent pas. Et puis, si on avait de l'argent, là, ils nous voudraient. Mais comme on n'en a pas, on n'est pas intéressants. Et en fait, deux jours plus tard, il y a une personne de la communauté qui nous a appelés, qui nous a dit, tiens, on a vu que vous aviez envie de traverser les États-Unis. Et puis, que vous alliez partager toutes vos chansons, faire des concerts et tout ça. Parce qu'à l'époque, je chantais avec lui. Et j'avais écrit plusieurs chansons aussi. Et du coup, ils nous ont dit, on a une voiture qui est à Cincinnati. Nous, on est en Utah. Il n'y a personne qui peut rentrer là-bas pour aller la chercher. Donc, si vous avez suffisamment d'argent pour vous payer un billet d'avion pour aller là, après, vous n'avez qu'à ramener la voiture, donc traverser tous les États-Unis. Puis, vous n'avez qu'à donner des concerts sur la route. Comme ça, vous pourrez payer votre essence et partager votre expérience de ce que vous vivez. Et du coup, j'étais là. Oh my god. Et puis ils nous ont proposé, ils nous ont dit, tant que vous êtes en Utah, vous pourriez passer tout l'été avec nous. Donc on allait passer 3-4 mois. Et puis on sait bien que vous n'avez pas d'argent, donc on ne vous demandera rien. Vous pouvez venir juste comme bénévole. Et voilà, ce sera le cadeau. Et là j'étais là, oh merde. Oh merde. Et puis j'ai commencé à avoir peur en fait. J'ai eu super peur que ma vie allait changer, qu'on allait me séparer de mon ex-mari, que notre relation allait complètement foirer. Et là j'étais là, oh my god. Oh my god. Plus jamais je pourrais dire que l'argent est un problème en fait. Parce que ce n'était pas une question d'argent. Je blâmais le fait qu'on n'ait pas d'argent pour justifier le fait qu'on n'était pas dans la communauté. Mais en fait j'étais terrorisée à l'idée d'aller dans la communauté. Parce que j'avais peur que ma vie change si j'y allais. J'avais peur de ne plus être au contrôle de tout. Puisque j'allais devoir quelque part suivre les règles qui étaient celles de la communauté. Et donc là je me suis rendue compte que... il n'y avait aucun blocage à l'extérieur de moi-même et que tant que je n'étais pas prête et tant que j'avais peur, ça ne se mettait pas. Et quand je m'ouvrais et que je disais oui, tout ce dont j'avais besoin, la vie me le donnait pour le vivre en fait. Et puis là, j'ai bien vu que mes peurs, elles étaient à un autre endroit et que ça n'avait rien à voir avec l'argent. Et en fait, franchement, cette expérience-là, ça a changé toute ma vie. J'ai tellement vu qu'il n'y a rien dans la vie qui me bloque, sauf moi-même. Donc on peut souvent projeter nos parents, nos amis, la situation, là où j'habite, ma situation financière, les gens qui soi-disant ne prennent que les gens qui ont de l'argent ou tatata. Rien à voir. C'est jamais vrai. Jamais, jamais, jamais. Le blocage est toujours à l'intérieur de moi. Et donc pour moi, la relation, comment j'ai changé ma relation à l'argent, ça c'est un des événements majeurs. Et puis après, je pense vraiment que toutes les expériences que j'ai vécues et de reconnecter à l'unité de mon être, pour moi, ça amène aussi cette plénitude-là. Et comme je n'ai jamais rien fait pour l'argent, mais que je le fais parce que ça déborde de moi, ça ne peut que de toute façon me revenir de la même façon.
- Speaker #1
Oui, merci beaucoup pour nous partager tout ça, Armelle. C'est très riche et je pense que ça va parler à beaucoup de personnes. Et ouais, ça vient vraiment illustrer comme quoi l'argent, en fait, n'est vraiment jamais le problème. Et puis, j'adore quand j'accompagne des personnes, puis qu'on va regarder ce qu'il y a derrière. Ça vient parler finalement de tout sauf d'argent. Ça vient tellement parler de la relation qu'on a avec nous-mêmes, qu'on a avec la vie, de la valeur qu'on se donne ou qu'on ne se donne pas. Et pour moi, c'est vraiment le sujet initiatique, je trouve, par excellence. tellement royale. Toute notre vie qui souvent se met là-dessus, vu qu'on est dans une société où c'est un point qui reste encore très central. Ça fait écho à mon expérience. Moi, j'ai passé plusieurs années de ma vie avec très, très peu d'argent. Et j'y vais aussi dans un collectif. On avait construit des yurts, des cabanes. Et j'étais très bien et très heureuse comme ça. Et j'étais pas mal en réaction contre notre société à l'époque. Mais en tout cas, le fait d'avoir fait l'expérience que c'est possible, en tout cas en France, en Occident, de vivre avec très peu d'argent. qui a plein de manières alternatives en fait d'échanger. Donc finalement c'est vraiment venu ancrer une sorte de confiance même si j'ai pas d'argent en fait je serais bien quand même quoi. Et je trouve que c'est... Moi en tout cas ça m'a permis d'avoir une sorte de sécurité de me dire bah même si j'ai rien ça va aller quand même en fait parce qu'on est dans un monde où il y a tellement de possibilités de recevoir d'autres manières en fait. C'est peut-être différent dans d'autres pays mais en tout cas en France je trouve qu'il y a quand même un réseau humain, en tout cas c'est l'expérience que j'en ai faite.
- Speaker #0
Oui, tout à fait, je pense que c'est très intéressant, parce que c'est aussi une question de sécurité intérieure en fait, et je pense qu'on ne peut pas faire un chemin spirituel sans faire l'économie, de regarder sa relation à l'argent, parce que ça fait partie de nouveau, ça fait partie de tout. Donc, je pense que ne jamais avoir d'argent, toujours être broke, toujours être dans... Il y a une mentalité de la pauvreté qui est là, il y a un manque qui est présent dans l'esprit, et ça doit être regardé, quoi. On ne peut pas continuer à blâmer les gens qui ont de l'argent ou à continuer à dire tu fais ça pour l'argent et tu fais ça pour l'argent. Enfin, je veux dire, les gens peuvent continuer à le faire. Mais si on est sur un chemin de conscience, on va à un moment être obligé de retourner le regard à l'intérieur et de voir qu'est-ce que je crois de moi, en fait. Et souvent, il y a beaucoup d'indignité. Il y a une non-estime de soi. Il y a une non-valeur. Et puis, il y a quelque chose qui est vraiment de moi, je suis quelqu'un de bien et eux, c'est les mauvais. Et donc pour moi tout ça à un moment... Ça c'est toujours un truc, une expression que j'ai adoré dans la communauté, ça se dit en anglais mais je vais le dire en français, c'est ramener l'ennemi à l'intérieur en fait. Parce qu'on est un. La conscience est une, l'être est un, ce qu'on est, notre nature c'est un. Il n'y a pas d'ennemi à l'extérieur de nous. Il n'y a pas quelqu'un qu'on peut pointer du doigt sans regarder à l'intérieur et voir comment cette personne elle vient nous renvoyer quelque chose en fait. Et pour la relation à l'argent, c'est exactement la même chose. Comme tu le disais, c'est vraiment l'endroit magnifique pour aller projeter les pires choses qui soient là-dessus. Mais je vois là, l'argent est tout à fait neutre, en fait. C'est ce qu'on en fait.
- Speaker #1
Et j'ai l'impression qu'il y a vraiment une bascule, je sens, qui se fait dans le monde de cette réconciliation, de cette guérison. notamment dans toutes les personnes qui sont sur ce chemin de conscience de vraiment de réconcilier, de ramener cette neutralité en fait quelque chose de très sain en fait avec l'argent qui est simplement l'expression des échanges entre les personnes et donc de l'amour entre les personnes et parce que j'entends encore beaucoup ben non ça je le fais pas pour l'argent comme si c'était quelque chose de mauvais ou de sale alors qu'en fait c'est non juste on échange en fait donc finalement c'est très neutre et je me dis que quand toutes les personnes qui... qui sont vraiment dans cet engagement envers la conscience, envers eux-mêmes, dans cette nouvelle humanité, ouvriront aussi ces portes à recevoir beaucoup d'argent. Je crois qu'il y a vraiment aussi une bascule qui se fait à un niveau plus global, parce qu'aujourd'hui c'est quand même là où est l'argent, là où est le pouvoir. Et je pense qu'il y a vraiment quelque chose de récupéré aussi à un niveau collectif, ce pouvoir à travers ce biais-là. Je ne sais pas ce que tu en penses.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et puis d'ailleurs, je pense que quelque chose d'important, c'est aussi de voir que souvent, mon rapport à l'argent, c'est aussi mon rapport à comment je m'habite pleinement. Et comme je vous invitais fin de la retraite, de se redresser en soi, de vraiment se tenir debout. On peut parler souvent de souveraineté. Moi, j'aime bien parler de dignité. C'est vraiment comment j'assume complètement la dignité de mon être, en fait, combien j'assume cette souveraineté qui est totale. Et tant que j'ai un rapport à l'argent qui est un peu foireux... il n'y a rien à faire, il y a quelque chose en moi qui n'a pas pleinement assis là-dedans en fait. Donc on va souvent aller projeter le pouvoir à l'extérieur parce qu'on n'a pas encore repris ce pouvoir à l'intérieur. Je crois en effet, c'était peut-être la deuxième partie aussi de ce programme que j'avais proposé, c'était « Ma prospérité élève le monde » . Donc oui, quand on est reconnecté à sa nature, il y a comme une prospérité naturelle qui est là. En fait, elle est là qu'il y ait de l'argent ou pas en fait. Et donc... Qu'importe, et ça vient participer de ce qui dépasse même la confiance en la vie, qui est l'expérience que j'ai faite ou que tu as faite où on n'avait pas d'argent, qui est de toute façon tout ce dont j'ai besoin me sera toujours donné. Et donc on n'est plus non plus attaché à l'argent. Ce n'est plus ça qui va m'apporter la sécurité non plus, mais ça peut contribuer à l'impact que je peux avoir autour de moi, comment je peux soutenir certaines choses autour de moi, comment je peux aider certaines personnes autour de moi et participer aussi. chez d'autres peut-être, à commencer à croire à cette abondance et à cette prospérité intérieure. Parce que la prospérité, elle inclut l'abondance, mais la prospérité pour moi, elle est plus large. La prospérité, elle parle aussi de toute ma richesse intérieure, de l'être que je suis, de l'être humain que je suis, de comment sont mes relations, de comment est ma santé. La prospérité est beaucoup plus vaste que juste avoir de l'argent en fait. Donc pour moi, il y a aussi cette dimension. où parfois il y a des gens qui ont plein d'argent, mais qui se sentent complètement vides à l'intérieur. Pour moi, ça ne participe pas à la prospérité, en fait, ça participe au manque, parce qu'alors ils sont en train de remplir pour essayer de se sentir enfin bien, ou enfin complet, enfin entier, et ça participe plus à la mentalité de la pauvreté, même s'ils ont beaucoup d'argent, qu'à la réelle prospérité, en fait, qui est celle de notre être, où c'est l'ensemble de notre vie, l'ensemble de notre être qui prospère dans tous les domaines.
- Speaker #1
C'est vrai que cette prospérité, pour moi, c'est vraiment cette nature divine à laquelle je trouve que tu invites tout le temps à se reconnaître. Et je fais de même d'une autre à ma manière aussi. Et je trouve que ce sujet de l'argent, il vient vraiment permettre d'incarner aussi cette nature profonde, mais dans le sens à la fois d'en être complètement détachée et en même temps de pouvoir être complètement ouverte à recevoir ce qui doit être là. Moi, dans mon chemin, ça a été... à la fois il y a eu ce détachement mais je pense qu'il était peut-être plus comme tu le disais aussi un effet de trauma et de rejet mais qu'après finalement mon chemin spirituel ça a été de pouvoir accueillir beaucoup plus d'abondance financière beaucoup plus d'abondance matérielle dans ma vie et en même temps de me sentir toujours aussi libre à l'intérieur et en tout cas pour moi c'est passé sous cette forme là oui et c'est important ce que tu dis c'est de pouvoir toujours me sentir aussi libre à l'intérieur parce qu'à partir du moment où parce que j'ai de l'argent ou parce que je veux avoir de l'argent
- Speaker #0
je ne suis plus libre à l'intérieur et je ne suis plus libre d'être qui je suis et de suivre ce mouvement qui m'habite, comment la vie me vit, pour moi, on a brisé la prospérité, en fait. À partir du moment où l'argent que je gagne me définit, j'ai quitté qui je suis. Génial, peut-être que les gens vivent bien comme ça et c'est super, je n'ai aucun jugement par rapport à ça, mais pour moi, ce n'est pas ça. En tout cas, ce n'est pas ça que je cherche. Je ne cherche rien du tout, en fait, mais ce n'est pas ça que je vis, ce n'est pas ça que je propose. Et je pense que c'est pas ça qui va aider le monde non plus. On le voit bien d'ailleurs. Mais je crois vraiment qu'il y a une dimension de est-ce que je peux être libre d'être moi avec ou sans argent ? Donc sans argent, c'est aussi arrêter de me raconter des histoires que parce que je n'ai pas d'argent, il y a des choses qui ne me sont pas autorisées, qui ne me sont pas accessibles. C'est faux, en fait. C'est tout à fait faux. Et avec, c'est arrêter d'avoir peur de le perdre, en fait. De perdre ce que j'ai obtenu et du coup, de pouvoir continuer. à écouter et à sentir ce qui est juste pour moi. Concrètement, dans ma vie, ça va être de me retirer, par exemple, ou de faire un break à chaque fois que j'en ai envie, à chaque fois que je sens que j'ai besoin de me retirer, que j'ai besoin de me ressourcer, de me retrouver avec moi-même et de faire ça de la façon qui est la plus juste pour moi, en prenant soin de tous les aspects de mon être, autant physique qu'autre. Et donc ça, pour moi, c'est une des façons, en fait, c'est de ne jamais me sentir attachée à devoir. en fait, travailler quelque part. Parce que s'il y a bien une chose que moi, j'ai l'impression de plus vivre, c'est « Ah, ça va bientôt faire 20 ans que je travaille plus » . Ouais, c'est ça. Je me souviens, c'était à 28 ans, j'ai dit à mon père « Bon, ben écoute, je prends ma retraite tout de suite. Comme ça, au moins, moi, on est tranquille, on n'a plus cette discussion. » Et en fait, c'est ça. Ça fait 20 ans que je travaille plus. Alors, ça ne veut pas dire que je ne suis pas hyper active à certains moments, que je ne l'ai pas été. Mais je n'ai plus jamais eu le sentiment de travailler. Et ça, c'est quelque chose que je ne ferai plus de ma vie, en fait.
- Speaker #1
Et peut-être pour terminer, j'aimerais bien faire le lien avec la danse, parce que pour moi, ce sujet de l'abondance, de cette plénitude intérieure, je l'ai beaucoup rencontré à travers la danse, notamment à travers Movement of Life tel que tu le transmets, de pouvoir sentir en fait comment cette plénitude, c'est vraiment avant tout un état d'être qui se vit dans le corps, qui se vit dans les cellules, qui se vit dans la chair, avant d'être quelque chose qu'on peut imaginer. pensée et moi ça a été beaucoup de retrouver cet état d'être dans mon corps qui m'a permis aussi après de pouvoir le vivre de plus en plus dans ma vie.
- Speaker #0
Ouais c'est clair ben c'est pour ça je trouve enfin moi j'ai une gratitude infinie envers la vie de m'avoir offert cette danse parce que bon pour faire simple je dis cette pratique que j'ai créée mais moi j'ai rien créé du tout. Je l'ai reçue, je me suis laissée traverser, ça m'a dit qu'un jour j'allais l'enseigner donc j'ai écouté, je me suis laissée être défaite par cette danse Merci. et au travers de cette exploration intérieure des endroits où elle m'amenait, des samadhis où ça m'amenait et de tout qui disparaissait, y compris la conscience du corps, de plus en plus, cette expérience de plénitude et de ma nature s'est intégrée dans mes cellules, dans mon corps, en faisant même ressurgir parfois des traumatismes dont je n'avais pas conscience. Et oui, je pense que c'est hyper important d'incarner ça dans notre corps, dans notre matière, dans nos cellules. Donc comment on bouge au quotidien aussi et comment on écoute ce mouvement de vie au quotidien. Et donc que ce soit au travers de la danse et du mouvement qu'on peut faire comme une pratique. Et même on peut décider tous les jours de danser la bon danse. Ou décider tous les jours de danser ma croyance en manque. Ou de danser tous les endroits où je pense que je ne mérite pas. Je veux dire on peut mettre tellement de choses en mouvement avec Movement of Life. Et écouter simplement ce mouvement de vie qui s'invite en fait pour... aller faire bouger de l'énergie en nous ou relâcher des contractions ou des choses comme ça. Donc oui, carrément, le mouvement de la vie est vraiment, je trouve, un outil, une pratique hyper précieuse pour revenir à son corps d'une façon douce aussi, parce que bien souvent on a une relation au corps qui n'est pas toujours très douce. Donc là, c'est vraiment revenir dans une écoute très subtile qui amène énormément de douceur. et qui en plus fait bouger les lignes intérieures, fait bouger les croyances, fait bouger les tensions qui ont pu naître au travers de notre vie, au travers de tous ces endroits de contraction, de douleur, de difficulté. Et donc là, ça vient relâcher, remettre du mouvement et refluidifier tout. Et je pense que fluidité, c'est peut-être ça aussi, quelque part, la capacité d'abondance. C'est aussi comment la vie est fluide en moi, en fait. ou comment j'essaie de l'accrocher, la contrôler, décider. Ça va participer à la prospérité, en fait. Et cette fluidité, plus c'est fluide en moi, plus ça va couler. Et il n'y a rien à faire. L'argent, c'est une énergie. Donc, c'est comme le reste, en fait. Ça va, ça vient, ça coule. C'est comme une rivière qui descend de la montagne. Elle va toujours aller vers la mer. Et puis, si je suis là, quelque part, dans cette vaste... que je me reconnais dans cette vaste étendue qu'est l'océan et qu'est la conscience, je reçois au fur et à mesure que ça coule. C'est un seul et même mouvement. Il n'y a pas un « je donne et je reçois » . Ce mouvement de descente, c'est aussi le mouvement de remontée. C'est le même. Il n'y a qu'un seul mouvement. C'est un peu le cercle qu'on voit souvent pour définir la conscience. Moi, il est dans pas mal de mes logos. C'est vraiment ce... Enfin voilà, il est infini. Ça n'arrête jamais.
- Speaker #1
Merci tout plein,
- Speaker #0
Armel. Un grand plaisir. Merci, Cécile. C'était super chouette. Merci pour ces questions qui sont hyper concrètes.
- Speaker #1
On arrive à la fin du tour. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais rajouter pour terminer ?
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'était déjà hyper riche, que j'ai déjà tellement dit. Je n'ai rien qui me vient comme ça. Je pense juste que vraiment être honnête avec soi et oser faire le chemin. Vraiment, je dis oser parce que je crois que ça demande quand même un certain courage. de se regarder, d'arrêter de faire comme on a fait toute notre vie peut-être, et d'oser autre chose. Donc, je vous souhaite vraiment de vous amuser aussi au travers de tout ça, parce que c'est et sérieux et pas du tout sérieux en fait. On peut vraiment voir ça comme le grand jeu de la vie, le grand jeu de la conscience qui joue avec elle-même. Et donc, il y a quelque chose aussi où on peut vraiment y mettre de la joie, de la légèreté. Et d'ailleurs, la joie, je n'en ai pas du tout parlé, mais s'il y a un signe de ce qui est à suivre, Pour justement aussi entrer dans cette abondance et dans cette grande danse de la vie en sachant que c'est vraiment l'être qui me guide, c'est vraiment suivre ma joie en fait. Là où c'est lourd, là où il n'y a pas de joie, là où je dois forcer, pousser, pas du tout la direction quoi.
- Speaker #1
Ouais, tellement, je te rejoins tellement là-dessus. Vraiment un immense merci Armel pour ta présence, pour ces partages, je pense qu'ils vont beaucoup parler à toutes les personnes qui vont écouter. et puis je mettrai les liens si vous avez envie de retrouver les infos sur Armel quand elle n'est pas en retraite intérieure elle propose des retraites ouvertes aux personnes des sessions en ligne en présentiel donc je mettrai toutes les infos pour que vous puissiez la retrouver merci tout plein Cécile j'étais super contente
- Speaker #0
aussi d'avoir cette discussion avec toi et de te retrouver encore aujourd'hui ouais merci à tout bientôt à tout bientôt merci pour votre écoute
- Speaker #1
Si vous avez envie d'aller plus loin, je vous donne rendez-vous sur mon site internet, Terra Home. Le lien est en description. Vous retrouverez plusieurs ressources offertes pour vous reconnecter à votre essence et révéler votre puissance intérieure. Si vous avez envie de soutenir la diffusion de ce podcast, je vous invite à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute et un petit mot dans la partie notes et avis d'Apple Podcast. Je serai ravie de vous lire et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.