- Speaker #0
Bienvenue dans la Voix du Cœur, le podcast qui vous reconnecte à votre nature profonde et à la beauté du vivant. Je m'appelle Cécile et depuis des années je chemine vers plus de paix, de liberté intérieure et d'union entre toutes les dimensions de ma vie. À travers des retraites initiatiques et des accompagnements, je guide les femmes à relier spiritualité et matière pour embrasser tout leur pouvoir créateur. et incarner leur couleur unique dans le monde. Dans ce podcast, je vous partage mes explorations intérieures et mes outils concrets de transformation, ainsi que des rencontres avec des personnes inspirantes qui œuvrent pour l'émergence d'une nouvelle conscience. Alors,
- Speaker #1
si vous êtes prêt à réveiller votre flamme intérieure et vous engager sur le chemin d'une vie pleine de sens, vous êtes au bon endroit.
- Speaker #0
Alors bonjour et bienvenue, je suis aujourd'hui très heureuse d'accueillir Tara qui est une artiste, entre autres, qui m'inspire profondément à la fois par sa musique qui est vraiment sublime, mais aussi par sa vision de l'art, de l'artiste, comme enchanteur du nouveau monde. Donc bienvenue Tara, je suis très heureuse de t'accueillir ici dans ce podcast aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci Cécile et je salue chaleureusement tous les auditeurs aussi. Merci de m'inviter aujourd'hui.
- Speaker #0
Tara, aujourd'hui, ça fait plus d'une dizaine d'années, une quinzaine d'années, je crois, que tu es artiste et que tu œuvres à travers la transmission de ta musique. Là, tu es en train d'enregistrer ton troisième album qui s'appelle « Merveille » après « Dharamsala » en 2017, je crois, et « Résilience » en 2020. Oui. Et puis, tu donnes régulièrement beaucoup de concerts, mais tu accompagnes aussi les artistes. à travers des accompagnements, des masterclass et des stages. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus de quel a été ton parcours ? Comment est-ce que tu es arrivée jusqu'ici aujourd'hui ?
- Speaker #1
Déjà, merci pour cette présentation qui synthétise quand même l'essentiel de comment est-ce que je déploie mon action dans le monde aujourd'hui. J'ai vraiment la sensation que je l'ai toujours été. Alors ça peut paraître vraiment anti-humilité ce que je suis en train de dire, mais c'est pour ça que j'ai hâte de développer avec toi aujourd'hui la définition de qu'est-ce qu'on entend par artiste, en tout cas comment je le considère. Il y a toujours eu la musique dans mon environnement, donc ça c'est une grande chance. J'ai baigné vraiment dans cet environnement-là de la musique, de la composition, de l'écriture. En revanche, j'ai fait le choix professionnellement de... de m'apparenter à ce rôle-là dans le monde, vraiment, effectivement, il y a une dizaine d'années. Après avoir initialement choisi une voie professionnelle dans le journalisme, je suis revenue à cette évidence de me réaligner à ce qui fait profondément sens dans ce que je suis venue offrir ici, dans cette incarnation. Et ça passait évidemment par la création et la musique. Donc c'est ce que je fais principalement depuis dix ans. Moi j'aime me définir comme une artiste qui crée des espaces et des contenus qui sont au service de la beauté. La beauté en tant qu'essence de la vie, mais aussi la beauté en tant qu'un ensemble de valeurs qui vont nous rassembler en tant qu'humanité. C'est un sujet qui me touche profondément, sur quel terrain on peut se retrouver aujourd'hui en tant qu'humanité dans un monde qui va de plus en plus cliver notre famille humaine.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur ta vision, ou ta définition peut-être, de l'artiste ?
- Speaker #1
En fait, j'ai entendu une fois Éric Julien, qui est le fondateur d'une association qui œuvre beaucoup aux côtés des Kogi, qui parlait justement des artistes. Et je vais te partager cette définition aujourd'hui, parce que je crois que c'est celle qui m'a le plus émue. En fait, il comparait les artistes aux oiseaux migrateurs, mais pas n'importe lesquels. Les oiseaux migrateurs volent souvent en formation triangulaire. Ils comparaient les artistes aux oiseaux qui se situent sur les bords. C'est-à-dire que l'artiste n'est pas dedans et n'est pas dehors. C'est un garde-fou pour le monde. L'artiste, c'est quelqu'un qui peut dire, qui peut revendiquer « je suis dans ce monde, mais je ne suis pas de ce monde » . C'est très important de mon point de vue que l'artiste reste en dehors. C'est ce qui lui permet d'être toujours un témoin objectif et sensible du monde. Donc l'artiste, c'est vraiment quelqu'un qui est un petit peu comme le chaman, entre les mondes, en fait. Et c'est vraiment important qu'il garde cette posture et cette concentration. Pour moi, tu vois, on peut faire de la musique et pas être un artiste. Il y a beaucoup aujourd'hui de gens qui font du commerce avec de la musique, mais pour moi, ils ne sont pas dans une posture d'artiste. Et c'est vraiment sans jugement de valeur que je dis ça, c'est simplement ce qui donne sens pour moi à l'artiste. cette définition de cette âme. qui se rappelle qu'elle est venue pour être témoin de cette trajectoire de l'humanité et venir apporter sa vision, sa conscience à l'édifice de l'humanité, dans le sens de lui rendre sa dignité, sa beauté, sa pureté, sa poésie, son sensible. L'artiste, c'est quelqu'un qui valorise, c'est quelqu'un qui magnifie, c'est quelqu'un qui permet à son contact de se souvenir qui on est, d'où on vient, où on va, quel est le sens de ce qu'on est venu faire ici. on se sent On se sent grand au contact d'un artiste. Jamais on se sent petit. On se sent digne, on se sent beau au contact d'un artiste. C'est ça ce qu'est un artiste. C'est pour ça que je me situe dans la définition de l'artiste, sachant que c'est une définition qui n'est jamais acquise, c'est un chemin. Et on prend ce chemin avec énormément d'humilité, parce que la vie vient toujours nous confronter et nous chercher quand on est sur cette voie de l'artiste. Elle vient toujours nous demander à quel point on est en cohérence, en congruence avec ce chemin. À quel point on sert cette essence divine et non pas nos propres intérêts. C'est tous les jours qu'elle vient nous chercher là-dessus la vie, quand on est artiste.
- Speaker #0
Merci beaucoup, c'est vraiment magnifique de t'entendre et ça résonne vraiment beaucoup pour moi. Je me demandais du coup dans ton parcours, comment ça t'est venu en fait cet appel, dans cette dévotion qui est, je sens, très spirituelle en fait. dans l'incarnation de cet artiste en toi, dans le monde.
- Speaker #1
Merci pour ton regard. Déjà, ça me touche beaucoup de pouvoir exister à travers ce regard. Je crois que j'ai pris, tu vois, c'est assez récent en fait, parce qu'il y a quelque chose d'assez naïf et presque un appel de l'âme qui n'est pas conscientisé peut-être au départ quand on se dirige sur cette voie de l'artiste et de l'art. Et quand on aime, moi j'aime beaucoup me poser des questions sur pourquoi je fais les choses. pourquoi ça, ça me vient, pourquoi c'est ça que je veux transmettre, c'est assez récent que j'ai réalisé que je m'étais, dès le plus jeune âge, saisie de l'art et de l'espace de la scène pour exprimer quelque chose que je pouvais difficilement exprimer dans le monde et dans mon éducation, qui était tout simplement exprimer l'amour. Alors que sur scène, très vite j'ai compris qu'on pouvait tout dire. On pouvait aimer en grand sur scène. Et ça, j'ai adoré. Je me suis dit, en fait, là, je peux vraiment aimer comme je veux et sans limite. C'est vraiment quand j'ai pris la mesure de « je fais ça pour ça » , quand j'ai réalisé ça, quand j'ai mis de la conscience dessus, qu'il y a quelque chose en moi qui s'est encore plus alignée et rassemblée. Et là, je sais que je le fais pour ça. Et donc, c'est-à-dire que je ne viens pas sur scène pour guérir des blessures d'ego. Tu vois, c'est parce que j'ai conscientisé que... Tant que je n'avais pas conscientisé, il y avait une partie de moi qui montait sur scène pour obtenir un regard, de la reconnaissance, une écoute. Et je pense que cette partie, elle est toujours là en fait. Comme je te disais, l'artiste est toujours challengé, et en fait l'ego, il est toujours nécessaire pour faire ce chemin d'humilité. En revanche, quand je monte sur scène, ce qui prend le dessus, mais bien largement, je fais en sorte aussi d'avoir cette discipline, c'est que je sais que c'est un espace où je peux me permettre de ne pas être publique. au niveau de l'amour que j'ai envie d'exprimer. Donc, c'est vraiment... C'est une prière, c'est une louange pour moi d'être sur scène. C'est vraiment... Je demande vraiment à Dieu d'être canal de son amour avant de monter sur scène. C'est ça qui donne le sens, en fait, au chemin pour moi.
- Speaker #0
Et c'est vrai que ça fait très longtemps que j'ai participé à un de tes concerts, mais de ce que je vois, je sens que ce sont vraiment des célébrations. de l'humanité, de la beauté, du vivant ensemble et je sais que dans ta vision il y a vraiment cette notion d'humanité, de trouver cet universel en fait ce qui nous réunit tous en tant qu'être humain et que tu je sens que tu offres, que tu partages vraiment de manière très profonde très précieuse lors de tes concerts
- Speaker #1
Oui je suis touchée par ce que nous sommes en fait et à plusieurs niveaux tu vois je dirais que la vision et Oui, la vision et la façon d'aborder le monde, la vie, la terre des peuples premiers, je pense que c'est la vision de laquelle je me sens aujourd'hui la plus proche. Alors quand je dis les peuples premiers, c'est vrai que c'est une généralité de dire ça, mais je définirais les peuples premiers par justement ces lignées d'humains qui ont conservé un lien sacré à la terre, tout simplement. Voilà, c'est comme ça que je vais définir les peuples premiers et qui le transmettent, parce que la transmission est très importante. Mais je me sens aussi touchée par l'humanité. à l'échelle de tous les jours. Tu vois, quand j'étais parisienne, c'est là où j'ai fait mes premières scènes. Mon activité favorite, c'était me poser en terrasse de café et j'observais les gens. Et mes chansons, elles sont d'abord nées de ça, en fait. de sentir, mais cette femme que je vois passer devant moi, c'est quoi son histoire ? Qu'est-ce qui l'anime ? Où elle veut aller ? Et en fait, j'étais touchée de me dire tout autant qu'on est, on est forcément tombé une fois et on s'est relevé. Et c'est quoi cette force-là qui nous relève à chaque fois ? Et de sentir que ça, ça nous rassemble. Et que même si on l'a oublié, on est de cette même graine à la base. Donc je crois que je suis touchée par ça, de voir à quel point les humains sont vaillants parce que même ceux qui ont oublié, le sacré et la beauté qu'ils sont, ils trouvent cette force de se relever et de transmettre. Donc c'est quelque chose qui me touche dans l'humanité. J'arrive pas à ne pas être touchée par un humain, en fait. Tu vois, je vais tout de suite chercher comment est-ce que je peux croire, comment je peux faire confiance en cette personne qui est devant moi, en fait.
- Speaker #0
Sur ton chemin d'artiste, de chanteuse, est-ce qu'il y a eu des résistances, des peurs, des challenges pour toi ?
- Speaker #1
Oui, il y en a eu. j'imagine que oui en fait j'aimerais même pas répondre non à cette question t'imagines ça serait trop ennuyeux en fait ouais il y en a eu, il y en aura encore parce que c'est comme ça que le diamant se forme en fait tu vois c'est en se frottant en fait j'aime beaucoup les périodes qui sont tranquilles aussi, en fait tu vois je suis pas inspirée par ce qui me met en colère ou ce qui me rend triste Je crois que c'est la différence que je me trouve avec quand même pas mal d'artistes. C'est qu'il y a beaucoup d'artistes qui composent dans le terreau de la souffrance ou de la douleur. Et je crois que c'est important qu'on ait tous des sources d'inspiration complémentaires. Moi, ce qui m'inspire, c'est la merveille, c'est la beauté, c'est ce choc de l'émerveillement. C'est ça qui m'inspire en fait. Et le défi que c'est de trouver des mots pour l'exprimer. Mais les épreuves... L'épreuve principale que j'aurais eue, je pense, sur mon chemin d'artiste, en tout cas celle que j'ai conscientisée, elle est physique, en fait, pour moi. C'est qu'à un moment donné dans ma vie, j'ai dû faire face à un diagnostic médical lourd qui m'a causé énormément de fatigue. Et en fait, mon esprit était vif et allait à mille à l'heure pour créer, pour faire des projets, pour planifier des concerts, mais mon corps ne suivait pas. J'ai déjà fait plusieurs concerts en étant malade sur scène. Et c'est là où j'ai vu la différence de « Ok, là, il y a vraiment une limite. » Donc c'est super parce que ça m'a fait aller chercher des réponses de « C'est quoi ces messages que mon corps m'envoie ? » Mais je dirais que ça a été ça, en fait, ma limite principale. Parce que les critiques, j'en ai eues. Ça ne m'a jamais vraiment fait mal, en fait. Je me suis toujours dit « Si je suis critiquée, c'est parce que je suis visible et j'ai envie d'être visible. » Donc j'assume, en fait. Il n'y a pas de problème. Et puis à partir du moment où on est aligné quand on écrit et quand on dit plus quelque chose, en fait les critiques elles peuvent pas vraiment nous toucher je pense. Après je dis ça vraiment en toute humilité parce que si ça se trouve un jour je serais touchée par ça. Et je pense que les artistes qui sont très très très visibles au niveau médiatique notamment, ça doit être vraiment pas simple de gérer cette notoriété là. Mais voilà je pense qu'en travaillant à la racine, à la base, cet alignement, après quel que soit en fait ce que tu fais dans le monde, La critique, ça rebondit, en fait. Ça ne te pénètre pas, en fait.
- Speaker #0
Ouais, ben merci beaucoup pour ce partage et ça résonne beaucoup. Parce que là, je viens de donner une retraite qui s'appelait Plénitude. Et du coup, il y avait beaucoup ce thème qui est venu chez toutes les participantes. C'est, mais que devient ma vie si je n'ai plus besoin d'avoir de drame pour me sentir vivante, en fait ? Donc, si je n'ai plus besoin d'avoir de drame dans ma vie pour créer ou pour aller dans l'action ? qu'est-ce que je deviens et c'est ça que j'entends dans ce que tu partages en fait. Comment on peut créer depuis non le manque en fait, non quelque chose qui n'irait pas ou qui serait un problème, mais vraiment créer depuis cet espace de plénitude, depuis ce plein qui est déjà là, qui est déjà rempli. Et puis je trouve que c'est tellement important et que ça fait vraiment partie de ce changement de paradigme que je sens actuellement en fait, où on reconnaît cette véritable nature qui est déjà... plein amour qui est déjà pureté, enchantement, émerveillement. Et depuis là, on l'honore, on le célèbre, on le fait grandir encore plus.
- Speaker #1
Tout à fait, je ne l'aurais pas mieux exprimé. À la fois, je trouve ça passionnant que tu explores ce type d'approche et de thème pendant tes retraites parce que ça demande beaucoup de courage d'aller dans l'exploration de ces thématiques-là. Et à la fois, j'ai envie de rebondir sur ce que tu dis parce qu'en fait, au niveau collectif, il y a tellement de drames que En fait, moi, c'est vrai qu'il y a quelques années, j'ai fait cette démarche de me dire « Ok, j'arrête de perpétuer les drames dans ma vie. » Parce que je sais aussi qu'au niveau juste chimique, au niveau du cerveau... il peut y avoir une dépendance au malheur. En fait, quand on est malheureux, on va créer des hormones de stress, et ce stress, ça va être addictif pour nous. Donc je me suis dit, ok, comment est-ce qu'au niveau de la chimie de mon cerveau, je peux vraiment arrêter de produire du drame, juste pour en fait avoir de l'énergie, ou pour avoir un sens. Et j'ai réalisé que déjà, il y avait moins de drame dans ma vie en faisant cela, et que je m'en portais très très bien, parce que mon inspiration, je vais la trouver ailleurs. Mais c'est aussi parce que même quand on n'a pas forcément de gros drame au niveau... intime, individuelle, quand on est un être humain. Je pars du principe que l'être humain, c'est un être sensible. Sauf quand vraiment on a mis des couches et des couches parce qu'on a eu besoin de se protéger. Mais quand on est un être humain sensible, le drame du monde va nous toucher. De voir quelqu'un malheureux ou pas bien à côté de nous, ça va nous toucher. Donc il est là le drame. On n'a pas besoin d'en rajouter plus que ça. Et ça, c'est vraiment le cadeau de la compassion. c'est vraiment, je peux en fait être dans ma vie, limiter le drame, le drama dans ma vie, le malheur dans ma vie, et pour autant ne pas fermer les capteurs à la souffrance, pour faire cette expérience de la compassion, parce que c'est ça qui aiguise notre sensibilité et qui nous rend humains aussi. Donc la limite elle est fine, mais en tant qu'artiste, je trouve qu'elle est importante aujourd'hui, parce que des contenus morbides et qui véhiculent la souffrance, il y en a suffisamment, stop là, c'est bon en fait. pas besoin de plus. On a besoin de se connecter à une source qui est ce qu'on est, d'amour, de joie, de paix, sans nier le drama du monde. Parce que là, on emprunte une voie de la compassion et l'humanité, elle a profondément besoin de cette nourriture.
- Speaker #0
Merci. Et ce que j'entends beaucoup dans ce que tu dis, c'est aussi comment on peut chanter la beauté, l'émerveillement, sans être non plus dans une fuite de ce qui se passe, notamment comme dans une fuite spirituelle. de la réalité du monde. Et je sens que c'est vraiment à cet endroit-là que cette place d'artiste qui révèle en fait ce qui est et donc qui amène la guérison dans le fait de révéler ce qui est déjà là prend vraiment toute sa place, je trouve.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et tu vois, ça me touche aussi à un parcours d'artiste comme le tien parce que, j'en parle ici parce que c'est une discussion qu'on avait déjà eue où en fait, il y a tellement aujourd'hui de courants musicaux et de définitions qui sont récupérées et galvaudées. autour de justement véhiculer l'amour, véhiculer la lumière. En fait, c'est comme si aujourd'hui, on n'osait même plus se positionner et assumer le fait que oui, en tant qu'artiste, on est venu véhiculer cet amour parce que c'est galvaudé et parce qu'on a peur d'être rattaché à un courant New Age auquel on ne peut plus s'identifier aujourd'hui. Et je suis touchée par ça et par ton parcours aussi et parce qu'on sent vraiment Donc il y a une... un élan de s'affranchir de tout ce qui a été fait aujourd'hui. Et on en est là en fait, l'humanité, et on en est là, le monde. On en est, il y a vraiment une matrice ancienne qui est vraiment en train de s'écrouler. Et c'est important de laisser partir ça tout en honorant l'héritage. Mais il y a quelque chose à construire, donc c'est ne pas avoir peur de tracer des nouvelles voies, ne pas avoir peur de revendiquer de façon nouvelle. des termes qui auparavant avaient été récupérés, galvaudés et déviés de leurs sources. Et ça, ça me touche aussi dans tes chansons et dans ton parcours, Cécile.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Oui, et c'est clair que cette posture, cette place de pionnière, comme tu dis, qui ouvre de nouvelles voies, est-ce que pour toi ça a toujours été facile d'être à cette place-là ? Ou ça a été vraiment au fur et à mesure de ton chemin qui a amené de toute façon ?
- Speaker #1
Il y a eu un événement clé. Et après, je ne suis plus du tout revenue là-dessus. C'est-à-dire qu'en fait, moi, je ne peux pas faire autrement qu'être moi-même en tant qu'artiste. Et je remercie vraiment la vie pour ça. Même si ça m'est déjà arrivé de me poser, d'être confrontée justement à des questions de « Tiens, comment est-ce que je peux faire pour être classée dans tel registre ? » Parce que c'est plus facile pour être repérée par un tourneur, après, etc. En fait, c'est plus facile aujourd'hui de rentrer dans des codes. Mais encore une fois, ça c'est... La donne est en train de changer. Mais moi, je sais que jusqu'à mes... J'ai commencé à écrire des chansons, je sais pas, vers 7 ans peut-être. J'ai toujours écrit. Par contre, mes premières scènes, je suis montée sur scène avec des chansons que mon père écrivait pour moi. Et à mes 18 ans, le premier album que je devais enregistrer, qui était un album avec principalement des chansons que mon papa m'avait écrites, en fait, j'ai refusé d'aller au bout de cet album. Parce que je crois qu'il y a eu vraiment une profonde crise identitaire qui s'est jouée en moi. Je me suis dit, mais est-ce que, en fait... Je crois même pas que je me sois posé ces questions en vrai, tu vois. C'était... C'était comme un élan de survie, comme un truc de « non, en fait, c'est pas là, c'est pas là que mon chemin il est » . Et donc, en fait, je monte sur scène avec mes chansons. J'ai jamais, en écrivant des chansons... Je ne me suis jamais demandé si ça allait plaire aux gens. J'écris ces chansons parce que je les reçois, je me sens bien à leur contact, et je me dis que ça peut peut-être dire qu'une autre personne va se sentir bien à son contact. Et c'est comme ça en fait. C'est comme ça qu'on fait des ronds dans l'eau. On jette une pierre et ça fait des ondes. Mais voilà, c'est comme ça, je dirais que c'est naturel en fait. Et je me sens très chanceuse de ça.
- Speaker #0
Et comment ça se passe quand tu reçois des chansons, quand tu les écris ? Si tu veux nous en dire un peu plus sur ton processus créatif, comment tu le vis ?
- Speaker #1
En fait, il est hyper simple et à la fois il est très mystérieux parce que je crois que tant qu'on sera sur Terre, ça sera très difficile de percer le mystère de qu'est-ce qui se joue quand on crée, qu'est-ce qui nous traverse en fait. En fait, c'est très très rare quand je me mets à mon bureau en mode « Bon allez, là, j'écris une chanson » . Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Néanmoins, si je me laisse un espace en me disant « Tiens, là, je pars en résidence pendant une semaine pour écrire des chansons » , ma démarche n'allait pas de me dire « Je vais écrire et composer » . Ma démarche allait de me dire « Ok, pendant une semaine, je me rends disponible. » Et je laisse descendre, en fait. Parce qu'en général, à chaque fois que j'ai une inspiration, et quasiment toutes les fois où mes chansons sont venues, c'est sans prévenir, quoi. Ça toque à la porte. C'est comme un espèce de... un espèce de flux qui me traverse et je rentre dans... Je tire la ficelle. Je rentre dans la beauté du processus. En fait, j'aimerais vraiment réussir à trouver des mots pour transmettre ce qui se passe intimement dans ce processus. Mais en fait, c'est pas facile. D'ailleurs, ce serait un beau sujet de chanson, finalement.
- Speaker #0
Oui, vraiment, ça me touche beaucoup de t'entendre là-dessus parce que je peux le vivre aussi quand il y a des chants qui viennent. Et comme tu dis, oui, ça arrive vraiment à des moments où on ne s'y attend pas du tout. Et il y a quelque chose que je trouve très précieux. En tout cas, moi, je sens qu'il y a une intimité que je touche dans ces moments-là avec la vie, avec l'existence, avec ce mystère. Et en même temps, qui se met au monde d'une manière très concrète. Parce que c'est à travers un texte, parce que c'est à travers une mélodie, une chanson.
- Speaker #1
Exactement. Après, c'est comme je le disais au tout début, l'artiste étant vraiment un témoin du monde. Ces chansons-là, en fait, tu vois, il y a beaucoup de chansons que j'ai écrites qui sont venues au contact de certaines situations très particulières. Une chanson rouge qui apparaît sur mon deuxième album, Résilience, c'est une chanson que j'ai écrite pour... Parce que je venais de vivre au contact d'un peuple qui m'avait profondément émue. C'était un vrai retour à la maison pour moi. C'était les Algonquins de la tribu cri du Québec. Et en fait, c'est comme si écrire et composer pour eux, témoigner de ce que j'avais vécu avec eux, c'était une nécessité vitale. C'est comme si tant que je n'avais pas écrit cette chanson, je ne pouvais pas continuer à vivre. Il y a plusieurs chansons que j'ai écrites comme ça. D'Aram Sala aussi. Pareil, j'ai voyagé à plusieurs reprises. J'ai rencontré... plusieurs familles tibétaines. Et j'ai été tellement bouleversée par ces rencontres que cette chanson-là, c'est soit je l'écrivais et je pouvais continuer à vivre, ou soit vraiment je ne l'écrivais pas et j'allais tourner en rond en fait. Donc c'était comme des passages ces chansons. Il y a beaucoup de chansons comme ça. Un dernier exemple, c'est une chanson qui apparaît sur le premier album, qui s'appelle L'Arche. Et j'ai rarement pris des cours de chant dans ma vie, mais là j'étais avec une professeure de chant exceptionnelle, une chef de chœur gospel. Et on avait fait, ça faisait quand même quelques mois déjà qu'on travaillait ensemble, et elle me dit « écoute Clara, là il y a un problème, c'est qu'à chaque fois que tu chantes quelque chose de gay, je trouve que tu es quand même triste » . Et en fait, elle m'a touchée en disant ça, alors ça m'a d'abord blessée dans mon égo, mais elle m'a dit « écoute, j'aimerais que tu rentres chez toi, et que tu écrives une chanson sur qu'est-ce qui te rend triste en fait » . Et j'ai réfléchi à ça, et en fait, j'ai réalisé que ce qui me rendait le plus triste au monde, c'était quand on faisait du mal aux enfants, quand on atteignait la pureté, quand on salissait ça. Et donc j'ai écrit cette chanson, qui était une chanson d'hommage à tous ces enfants, et qui s'appelle « L'Arche » . C'est devenu « L'Arche » . Donc tu vois, il y a beaucoup de chansons qui ont une anecdote comme ça, qui sont les résultantes d'une situation à laquelle je me suis frottée sur terre.
- Speaker #0
Oui, merci. Et j'aimerais bien vraiment faire le lien aussi avec les clips que tu as réalisés, parce que tu as réalisé beaucoup de clips sur tes chansons, notamment sur celle-là, sur l'Arche, sur Dharamsala aussi. Il y a Libre Phénix et Roi aussi, où tu as créé un clip absolument magnifique. et voilà, j'aurais bien aimé t'entendre là-dessus parce que je trouve que t'as vraiment ce talent aussi de mettre en image, pas seulement en musique et en chant et en mots, mais aussi en image en fait ce que tu transmets, cet amour. dont tu parles.
- Speaker #1
En fait, j'aime la beauté dans tous ses aspects. Et je trouve qu'en amenant du visuel à une chanson, on peut aller encore plus loin dans la proposition émotionnelle qu'on fait au public. Donc c'est vrai que mes tout premiers clips, c'était mon très très grand ami à moi, William Tan, dont c'est le métier qui les a réalisés, Dharamsala notamment, et Oshkadi aussi. Et c'est encore quelqu'un qui a un profond amour pour les gens. Donc les clips devenaient un prétexte pour aller rencontrer des gens et devenaient des aventures humaines, des voyages à part entière. Et en fait, même quand nos chemins se sont séparés avec William, j'ai gardé vraiment cette nécessité de... Il faut continuer à faire vivre ces chansons dans des aventures humaines et le prétexte à ça, c'est réaliser un clip.
- Speaker #0
Oui, il y a souvent beaucoup de personnes qui interviennent dans tes clips et c'est vrai que ça a l'air vraiment incroyable. Oui,
- Speaker #1
mais même les clips où tu vois un clip qu'on a tourné avec mon chéri ce matin, qu'on a tournées sur l'île d'yeux. En fait, à chaque fois qu'on a tourné des clips, même quand il n'y a pas forcément, justement, cette implication d'autres personnes, c'était toujours une anecdote super forte derrière, où les éléments étaient très présents, où on a eu des anecdotes incroyables sur le tournage. Donc, en fait, on sait qu'une chanson, à partir du moment où elle est écrite, elle peut nous emmener, grâce aux clips, dans quelque chose d'encore plus profond, en termes d'expérience, tu vois. Et là, j'ai vraiment hâte, rien que... C'est très difficile à chaque fois de faire le tri de quelle chanson on va faire le clip ou pas. Mais déjà, là on prépare un clip pour le nouvel album qui sortira en septembre, et ça va être un des plus gros clips qu'on aura réalisé, parce qu'on va vraiment faire un court-métrage avec ce clip. Donc c'est un clip qui va durer une quinzaine de minutes. Ça va être un mini-film, où il y aura beaucoup d'implications de personnes, et qui va se passer à travers toute l'Europe. Donc ça va être vraiment quelque chose de très costaud. Et ce troisième album, Merveille, j'ai vraiment envie d'aller dans cette dimension visuelle encore plus aboutie.
- Speaker #0
J'ai hâte, ça va être magnifique. Et est-ce que tu veux nous en dire un petit peu plus ? Parce que ce troisième album, du coup, ce que j'ai compris, c'est que tu le fais de manière vraiment totalement indépendante, avec ton propre home studio, vraiment à la maison, vraiment hors des sentiers battus en fait. Mais globalement, je trouve que tu as vraiment une... Que tu crées ta musique vraiment de manière très indépendante et du coup que tu t'autorises vraiment à créer ta propre forme dans tous les sens du terme.
- Speaker #1
Je pense que tu vois ce qui pourrait paraître une faiblesse, le fait que j'écoute très très peu de musique. En vrai, je n'ai pas beaucoup de références musicales. Aujourd'hui, je le prends comme une force parce que je crois que c'est ce qui me permet de garder ma singularité. Et c'est vrai que même pour mes deux premiers albums, les expériences de studio que j'ai eues, elles étaient formidables. Parce que j'ai rencontré des gens, que ce soit Cédric sur le premier album que tu connais aussi, ce que tu as enregistré aussi, Sources, ou Serge sur le deuxième album, Résilience. En fait, ce sont des personnes qui ont tout de suite compris que j'arrivais avec une chanson que j'avais composée guitare-voix ou piano-voix, mais que dans ma tête, j'avais un orchestre. Je savais exactement là où je voulais amener mes chansons. Et ils ont eu l'humilité de se mettre complètement au service des chansons. Et là, pour le troisième album, ce qui s'est passé, c'est que j'ai rencontré plusieurs personnes. avec qui j'ai partagé ces chansons-là. Mais en fait, cette alliance-là n'a pas été possible. C'est-à-dire que je n'avais plus la place de cette posture de chef d'orchestre. Alors que j'ai encore plus, pour ce troisième album, je ne sais exactement quelle intention je veux donner. Donc je me suis retrouvée à réaliser qu'effectivement, j'allais le faire en mode home studio. toute seule. Et par contre, je pars vraiment de zéro parce que j'ai vraiment très peu de connaissances, très peu de références. Donc, j'apprends tout sur le terrain. On est vraiment deux, notre noyau dur à faire ça avec Philippe et avec mon mari. Et on est très complémentaires. Lui, il compose beaucoup au piano. Il a aussi une super oreille. Et après, on fait intervenir des musiciens. Mais on enregistre vraiment de façon très artisanale. Et c'est en fait à la base qui m'avait été envoyée comme vision ce troisième album. J'avais déjà reçu l'information que j'allais le faire de façon artisanale, mais je m'étais refusée à le croire parce que je ne me sentais pas du tout capable. Et puis j'avais la flemme en vrai de m'embarquer dans un certain système. C'est énormément de travail en fait. C'est du 24h sur 24, 7 jours sur 7.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
j'imagine. C'est un accouchement, c'est un voyage. On ne peut pas faire de pause en fait quand on est dans ce voyage-là.
- Speaker #0
Ok, et du coup, comment ça résonne par rapport à la direction artistique que tu donnes à cet album Merveille ? Le fait qu'il soit créé de manière artisanale, où vraiment tu es entièrement libre, parce qu'il y a une très très grande liberté dans le fait que ce soit toi qui crée tout de cet album. C'est quoi le lien que tu fais avec la direction de Merveille ?
- Speaker #1
C'est une super question, merci Cécile. Je ne m'étais pas posée cette question. Mais a priori, je dirais que je vois plusieurs choses. Déjà, ça va forcément venir me chercher dans mes retranchements, ça va me mettre à l'épreuve. Et c'est ce dont on parlait tout à l'heure, tu sais, le fameux diamant qui s'affine parce qu'il se frotte, justement. Et là, je sens déjà que ça vient me mettre à l'épreuve, mais d'une façon absolument maternelle et bienveillante, de me dire... C'est vraiment comme une maman qui apprend à sa fille à faire du vélo, quoi. C'est genre, non, non, maintenant, on enlève les petits trous. Tu peux le faire ! Tu es capable ! Et au début, c'est vraiment la galère, on tangue, on tombe. Et c'est ça, en fait, c'est une merveille qui est issue d'une nouvelle confiance, d'une nouvelle qualité de confiance. Donc, en fait, c'est vraiment ce que j'ai envie de transmettre à mon auditoire. C'est vraiment, j'ai envie que les personnes qui écoutent cet album, ils se sentent renforcés dans leur beauté, dans leur puissance de vie, dans leur dignité, dans ce qu'ils ont de plus beau. Mais si j'ai envie de transmettre ça, il faut que je le vive. intimement, intrinsèquement à l'intérieur de moi. Et je crois que je n'aurais jamais été aussi loin dans ce processus-là qu'avec cet album-là. Donc c'est ça, à mon avis. Et puis le fait que ce ne sera peut-être pas parfait, ce sera d'ailleurs loin d'être parfait, parce qu'on entendra sûrement des défauts, on entendra sûrement que je suis une grande amatrice en ce qui concerne l'ingénierie sonore. Mais ce côté naïf, je trouve que dans notre monde, Aujourd'hui, il a un message en fait, il a quelque chose à dire ce côté naïf. Aujourd'hui, il y a beaucoup de musiques qui sont faites avec l'intelligence artificielle, tout est lissé, tout est polissé, on finit par plus rien ressentir, on ne sait même plus ce qu'on ressent. Et là, j'ai vraiment envie de, si ça tique dans l'oreille, de dire « Waouh, ce n'est pas parfait, mais je ressens quelque chose. » Pour moi, le principal c'est ça, c'est qu'on ressente, c'est qu'on vive ces émotions-là, qu'on les ressente et qu'on vive cette expérience.
- Speaker #0
Merci, c'est vraiment très très beau d'entendre ça. Du coup, vraiment très hâte de pouvoir écouter voir cet album. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais rajouter pour terminer ?
- Speaker #1
En ce moment, je suis profondément animée par le désir que ça rejoint la dernière question que tu m'as posée. Tu vois que les gens aient confiance en eux. En fait, voilà, c'est juste ça. En fait, je crois que tout est là. qu'on n'a pas besoin d'aller chercher quoi que ce soit à l'extérieur. Et c'est vraiment comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut renouer avec cette confiance, au niveau intime, mais aussi au niveau collectif. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut réparer notre vision de l'humanité ? Et c'est aussi ce que j'ai envie de faire avec cet album. Mais je crois vraiment qu'on a une invitation pour parler dans la joie et pour parler un petit peu plus de façon plus ferme peut-être. On a une nécessité, une responsabilité. à réparer notre vision du collectif, à trouver des façons d'aimer l'humanité, de la trouver belle, de la faire se relever. C'est très important d'aller, pourquoi pas, lire les contes, les poètes, d'écouter les musiques qui sont cet héritage, ce patrimoine commun à l'humanité, et de nous relever avec dignité dans cette vision belle de l'humanité. On a vraiment besoin de redorer cette humanité. Voilà, c'est le message que j'aimerais faire passer. Et ça ne veut pas dire mettre des œillères et nier vraiment les horaires absolus dont notre espèce est aussi capable. Mais je crois qu'on a une responsabilité, notamment par rapport aux enfants qui arrivent, de se raconter à travers notre beauté aussi. Et de transmettre ces musiques, ces contes, ces poètes qui ont fait cette œuvre-là, en fait. De magnifier cette humanité, de nous rappeler ce que nous sommes quand on est beau, en fait.
- Speaker #0
Ça me fait beaucoup penser à ta chanson Libre, Phénix et Roi, ce que tu viens de dire. Et je me demandais si on pourrait la passer pour terminer cette...
- Speaker #1
Je crois que finalement, tu as raison, c'est la chanson qui me fait bien le pont avec le troisième album qui va suivre parce que c'est vraiment après... Libre, Phénix et Roi, c'est vraiment le titre phare de Résilience, du deuxième album. Et vraiment, la question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce qu'il y a après la Résilience ? Après la résilience, c'est peut-être ce qu'on évoquait tout à l'heure, il y a la merveille sans drama. Il y a la merveille juste dans la voie de la compassion et de ce retour à une vision belle de l'humanité.
- Speaker #0
Merci beaucoup, ça résonne vraiment très profondément et je trouve ça très beau de trouver ces résonances sur nos chemins aussi. On va vous laisser avec cette chanson, Libre, Phénix et Roi, où il y a eu un magnifique clip qui a été réalisé. Si tu veux en dire quelques mots sur le clip, parce que ça a été une grande aventure humaine aussi.
- Speaker #1
On a réalisé un making-of, donc comme ça, les personnes qui sont intéressées peuvent aussi aller voir toutes les anecdotes derrière le tournage. Et on a rassemblé effectivement des personnes pour chorégraphier un haka du phénix. Et encore une fois, j'ai été chercher dans l'amour que j'ai pour les peuples premiers, en l'occurrence ici les maoris, qui font le haka pour dire « Nous sommes vivants, nous sommes des gardiens de la beauté et de la terre. » Et c'est vraiment le message qu'on voulait faire passer dans Libre Phénix et Roi. Se réapproprier cette souveraineté et oser le chemin de la liberté en tant qu'humanité. Vraiment. Et je te remercie Cécile parce que j'ai passé un super moment avec toi, avec tes auditeurs. Je trouve que l'espace que tu proposes, il est plein d'une authenticité qui fait du bien. J'ai vraiment pu répondre à tes questions sans filtre et je me suis sentie complètement accueillie. Ça fait un bien fou. Donc, un grand merci à toi, multifacette aussi, pour tout ce que tu offres au monde, tes podcasts, tes espaces de guérison, tes musiques, tes paroles. Je me sens en profonde résonance aussi avec ton univers. Donc, ça fait du bien de retrouver les sœurs sur le sillon.
- Speaker #2
C'est fini de se fuir, se rétrécir, s'allumer. Aujourd'hui j'ai compris, les cloches sonnent, le nouveau jour est pris. Je veux vivre ma vie. C'est assez d'avoir peur, restant flou et fugace. Je peux prendre ma place,
- Speaker #1
je me relève et puis d'abord nous.
- Speaker #2
Je fais sombre la glace, tout bouge, tu vois, tout va. Tout est déjà là, on grandit comme ça. Libre, c'est mixte et roi. C'est le temps de se dire comment on est, magnifique et entier. Il n'y a plus d'esclaves ni de nostalgiques, quand la voie est tracée. C'est le jour dans la nuit, on revient au vent d'ici. C'est la mort de la mort, la douleur et l'ennui. Et mon cœur qui en rit, tout relève ses cendres. Plus joyeux, plus tendre, il promet ça. Les vespémiques, ses rois. C'est un instant sans temps à souffler continu. Et ta main dans la mienne. Un voile qui se lève sur une étoile nue Apprend-tu à me demeurer ? T'as vu tout vivre en moi ? C'est la vie où tu es là Grouille comme ça L'égo se fait vivre, se fait roi T'as vu tout vivre en toi ? C'est la vie qui est là, grandir comme ça, les boussines qui s'éloignent,
- Speaker #0
Merci pour votre écoute. Si vous avez envie d'aller plus loin, je vous donne rendez-vous sur mon site internet, Terra Home. Le lien est en description. Vous retrouverez plusieurs ressources offertes pour vous reconnecter à votre essence et révéler votre puissance intérieure. Si vous avez envie de soutenir la diffusion de ce podcast, je vous invite à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute et un petit mot dans la partie notes et avis d'Apple Podcast. Je serai ravie de vous lire et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.