Speaker #0Bonjour à toustes, je suis très très heureux de vous retrouver aujourd'hui pour ce tout premier épisode. Je suis Jules Blavier et vous écoutez pour la toute première fois La boîte à un ruban. Un mardi sur deux, vous pourrez écouter un nouvel épisode avec presque à chaque fois un ou une nouvelle invitée. Et elles seront à la fois chanteurs, réalisatrices, stylistes photo, journalistes, à venir parler de transmission dans les domaines... Bah, qui les concerne ? Alors vous allez me dire, encore un nouveau podcast dans un paysage déjà noyé ? Euh, bon, vous n'avez pas vraiment tort, mais moi ce que je vous propose, c'est plutôt quelque chose de radiophonique. C'est une émission pour parler de sujets un peu abordés, et surtout abordés différemment, autour d'un angle nouveau. La boîte à ruban, c'est un podcast qui parle de transmission. A chaque épisode, un nouveau thème, abordé avec l'idée de la transmission. Chaque invité.e nous donnera son interprétation, et puis on développera pendant 30 minutes la thématique du jour. Mais avant d'aller plus loin, et parce que ce sera toujours comme ça que l'épisode commencera, c'est quoi, ou plutôt, ça veut dire quoi la transmission ? Parce que pour savoir où on va, il faut savoir de quoi on parle. Alors je vous propose de vous donner une définition. Alors peut-être que ce ne sera pas la plus juste, En tout cas, ce sera ma définition à moi et celle qui sera le plus proche de ce dont on va parler sur ce podcast. Pour moi, la transmission, c'est partager aux autres ses connaissances, partager son vécu, sa vision des choses, dans le but de faire grandir l'autre. C'est transmettre dans le sens de donner ou plutôt, je dirais que c'est transmettre dans le sens d'offrir. C'est offrir à l'autre des bagages pour avancer, comme on a pu nous en offrir à nous. pour se construire. C'est cette transmission qui nous permet de bâtir une communauté parce que c'est elle qui nous regroupe autour de Valeurs Communes. Pour moi, la transmission, c'est ce qui nous lie, ce qui nous lie à notre famille de sang, ce qui nous lie à notre famille de cœur et puis plus globalement, à ceux qui nous entourent. La transmission, c'est comme une boîte dans laquelle on a rangé ce qui nous construisait dans le but qu'un jour, le moment venu, la donner à l'autre pour qu'il puisse la compléter. Alors allons-y, ouvrons ensemble. La boîte à ruban. Bon, je ne m'appelle pas Henri, vous l'avez bien compris. Je n'ai jamais voulu être chanteur, mais j'ai toujours, du plus loin que je me souvienne en tout cas, voulu faire quelque chose qui a du sens. Pas simplement pour moi, mais pour le monde dans lequel on vit. Je m'appelle Jules Blavier, j'ai 28 ans, et j'ai toujours été touché par les histoires de famille qu'on me transmettait. Depuis petit, en fait, je me suis souvent senti lié à des membres de ma famille que pourtant je n'avais jamais connus. Et dans ma boîte à rubans à moi, j'ai toujours conservé des souvenirs de ceux qui m'entouraient, des histoires qu'on m'apprenait sur ma famille, de ce qu'on me transmettait. Et en fait, c'est pour ça que je me retrouve avec 28 ans de carte d'anniversaire conservé dans des boîtes, mais aussi des milliers de photos et toutes ces histoires dans ma tête. Il y a quelques mois, j'ai décidé de mettre cet aspect de ma vie, cette idée de transmission, de souvenirs, de mémoires, au cœur de mon quotidien. J'avais un projet sur lequel je travaillais depuis des années et j'ai décidé de le concrétiser et d'en faire le projet de ma vie pour lui donner un sens et lui donner le sens que je recherche depuis longtemps. Pour me présenter un peu, je suis diplômé de l'école à la Chambre syndicale à la couture de Paris et de l'Institut français de la mode. Cette année, ça va faire dix ans que je travaille dans la mode et j'ai commencé à apprentir en atelier. avant de devenir modéliste. Et j'ai beaucoup travaillé pour avancer et arriver là où je voulais être. Mais c'est vrai que ce n'est pas vraiment ce qui me donnait du sens dans ma vie au quotidien. Moi, je suis capricorne. Alors, bien évidemment que je suis éternellement insatisfait de moi, en tout cas professionnellement. Mais là, vous vous dites, mais pourquoi je me retrouve à écouter un podcast sur la transmission raconté par un mec qui fait de la mode ? Ne vous inquiétez pas, j'y arrive. En vrai, la quête du sens a toujours été ma boussole dans la vie. À chaque fois que je me suis éloigné ou que je me suis perdu sur mon parcours, je me suis toujours rappelé de faire quelque chose qui avait du sens pour moi. C'est comme ça que je me suis retrouvé à pas mal changer d'endroit où je travaillais ou à abandonner des personnes en cours de route. Sorry. En fait, à chaque fois que je me perdais et que je m'en rendais compte, finalement, je me répétais une citation que j'aime beaucoup. La citation, c'est « Le problème, ce n'est pas de grandir, mais d'oublier » . Honnêtement, pendant longtemps, j'ai cru que c'était... rattaché à Saint-Aigus du Péry. Mais en fait, c'est une citation de l'adaptation du Petit Prince en film. Donc en fait, ça n'a pas vraiment trop à voir. Enfin bref, pour moi, cette citation, ça régime vraiment ce que j'essaie de vous expliquer. Il faut toujours se souvenir de nos rêves d'enfants parce que c'est vraiment ce qui a l'origine de tout dans la vie. Par exemple, quand j'étais petit, vers 5 ans, je dirais, moi, je voulais faire des vêtements. C'est surtout après avoir vu Cendrillon 53 fois. Et surtout cette scène avec la robe de balle, confectionnée par les petits oiseaux dans le grenier. Vous savez, c'est cette robe avec le tissu rose et tous ces rubans. Moi, je ne savais pas véritablement en quoi ça consistait de faire de la mode, mais j'en rêvais. Et en vrai, ça ne m'a jamais quitté. Dans mon enfance, il y a beaucoup de figures qui ont été fondatrices de ce rêve. Quand j'ai découvert Joséphine Baker, j'avais à peu près 6 ans. Parce que mes parents nous avaient emmenés avec mon frère visiter le château d'Emiland, le château de Joséphine Baker. Et là-bas, j'ai découvert une salle de balle qui était remplie de robes et de costumes de scène de Joséphine Baker. Il y avait principalement la ceinture banane et il y avait surtout une robe qui m'avait beaucoup marqué. C'était une grande robe fourreau bleu. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais elle me marque encore jusqu'à aujourd'hui. Bon, après, j'ai eu une passion pour Joséphine Baker. Du coup, je me suis retrouvé à écouter trois choses en boucle. Josephine Baker, Chantal Goya et du jazz. Vous allez me dire, ce n'est pas vraiment commun pour un enfant de 6 ans. Mais heureusement, après, j'ai eu la révélation d'une vie. En voyant pour la toute première fois le clip de Poker Face de Lady Gaga, mais on va passer parce qu'on va dévier de notre sujet. Enfin bref, après Josephine Baker, j'ai découvert grâce à une copine d'école le nom de Karl Lagerfeld. Je devais avoir 8-9 ans et c'est devenu vraiment une... passion. Je me suis passionné pour sa vie et pour son travail. Et c'est une passion qui, elle, ne m'a jamais quitté jusqu'à aujourd'hui encore. Ce qui m'a aussi beaucoup influencé, c'est les innombrables films que je regardais quand j'étais petit. J'ai vraiment grandi devant une télé avec des films. C'est des films dans lesquels les costumes me fascinaient et ça a vraiment fait grandir cette envie de mode. Quand j'y pense comme ça... Je pense directement à la tenue de suffragette de Madame Banks dans Mary Poppins. Je pense à la tenue de danseuse de Jenny dans Forrest Gump ou à Jessie dans Toy Story 2. Finalement, ils m'ont beaucoup influencé. Alors quand j'ai pu à 18 ans suivre mon rêve, je l'ai fait et je n'ai pas hésité une seule fois. J'ai directement commencé mon apprentissage en atelier. Comme je disais un peu avant, j'ai pas mal changé de maison. Pendant mon apprentissage, j'ai fait trois marques différentes. En fait, j'avais toujours envie de voir plus, de me challenger davantage, d'apprendre encore plus et de faire encore mieux. Je voulais connaître le métier, savoir comment coudre. Je voulais savoir construire un vêtement pour pouvoir mieux l'imaginer après. Parce que le but final, c'était de créer ma propre maison, ma propre marque. Mais on va y arriver. Après mon apprentissage, j'ai encore travaillé pour d'autres maisons. Et de toutes ces expériences, j'ai réalisé deux choses qui étaient très importantes. Premièrement, que je ne m'étais pas trompé dans mon orientation et que j'étais sûr que j'arriverais à atteindre mon but. Et ensuite, que le monde que j'idéalisais quand j'étais petit n'existait pas finalement. Ces dix ans de travail m'ont fait réaliser la difficulté de ce milieu. Ça m'a fait réaliser aussi l'hypocrisie des gens qui y travaillent. Et surtout, qu'il ne fallait pas continuer comme ça. Moi, je n'avais plus envie de faire ce métier parce que ça n'avait plus vraiment de sens. C'était plus rattaché à mes valeurs. Et vous savez, quand on enchaîne les collections, les modèles, saison après saison, sans plus vraiment apprécier ce qu'on fait, ça casse le rêve. Et comme je vous disais avant, moi, j'ai toujours cherché du sens dans ce que je faisais. Alors, continuer de cette manière, ce n'était plus possible pour moi. Moi, j'ai deux choses qui me touchent particulièrement, c'est la mode et la transmission. Du coup, j'ai décidé de lier les deux. Mais sans renier mes valeurs, j'ai décidé de créer une marque qui a du sens. Pas faire genre que je suis engagé, mais je vends des produits random pour faire un max de profit et faire la star. D'ailleurs, petit aparté, un entretien d'embauche à la fin de mon apprentissage, on m'avait proposé, et véridique, vraiment, j'invente rien. de rester pour devenir une star. Spoiler, je ne suis pas resté. Je veux bien être capricorne, mais quand même, mon égocentrisme a des limites. Bref, du coup, j'ai voulu une maison de couture qui a du sens et qui porte un projet vraiment vertueux, qui défend des valeurs, des valeurs en quelles je crois et surtout, une maison qui a un sens pour moi. Une marque qui est basée sur l'idée de souvenirs, de mémoire, de la transmission par le vêtement. Raconter une histoire universelle pour que chacun puisse se l'approprier et en faire une histoire personnelle. En tout cas, c'est ça mon objectif. Maison d'œuvrance, c'est tout ça. C'est mon rêve d'enfant qui est devenu un projet d'adulte grâce à ce que j'ai acquis et surtout aux valeurs que je défends depuis toutes ces années. Cette semaine, c'était l'annonce. Après de longs mois de travail, honnêtement, je réalise toujours pas réellement ce que je viens de faire et que tout ça va réellement exister. Mais dans ce grand projet, s'inscrit ce podcast. Et le podcast, il est vraiment là pour défendre les valeurs, pour défendre ces sujets, ces thématiques qu'on va aborder, tous ces éléments qui me sont vraiment chers et donc qui sont chers à la maison que je construis. Ici, on va parler d'identité, on va parler de culture. On va parler en fait de ce qui nous rassemble et ce qui nous lie. Et le podcast, il est là pour bâtir une communauté autour de ces valeurs communes, autour de combats qu'on va défendre, autour d'individus qui méritent d'être écoutés et de sujets qui ne sont jamais abordés avec ce point de vue. Pour vous expliquer, parce que c'est aussi un peu le but de ce premier épisode, le podcast va durer environ 30 minutes, diffusé le mardi toutes les deux semaines, sur toutes les plateformes d'écoute. et on échangera autour de cinéma, de la culture queer ou de la slow fashion. Et aujourd'hui, j'étais seul et le podcast était en une seule partie. Mais à partir de la prochaine fois, je serai quasiment toujours accompagné. L'épisode sera toujours découpé en deux parties et on apprendra d'abord à connaître l'invité, à introduire rapidement le sujet et puis on échangera autour de la thématique. Ensuite, en seconde partie, on analysera plus le sujet. et on apportera une vision plus critique, plus développée. En tout cas, c'est un peu un format radio que je veux, et on essaiera de faire en sorte que ça le soit, parce que ça permet d'aborder le fond des sujets, tout en découvrant les invités, sans tomber dans un format trop intellectuel, parce que le but quand même, c'est que ce soit intéressant, et que ce soit distrayant pour vous, parce que c'est vous qui allez l'écouter. Ce premier épisode, c'était un épisode un peu pilote du coup, parce que... J'avais besoin de vous expliquer le podcast, son origine, son but, son déroulement. Et j'avais aussi besoin de me présenter parce que j'espère qu'il n'y a pas que mes copines qui m'écoutent, Love You Girls. Mais le but, c'est de construire une sorte de communauté de relations virtuelles parce que c'est vous qui allez écouter et faire vivre le podcast, en fait. Le mardi 14 juillet, vous découvrirez le vrai format du podcast avec un premier épisode et une première invitée autour d'un sujet... honnêtement qui est très cool et qui est plutôt léger avant l'été. Maintenant on va bientôt se quitter, mais avant il me reste encore une étape à vous présenter. En fin d'épisode, avant de fermer la boîte à rubans, l'invité et moi-même on va vous faire une recommandation pour vous inviter à continuer d'explorer le sujet de l'épisode autour de la découverte d'un livre ou d'un film, d'un artiste ou d'une artiste. Alors aujourd'hui, bon pas véritablement de sujet si ce n'est vous avoir... présenter le concept du podcast et m'être présenté, mais je vais quand même vous faire une recommandation pour vous accompagner jusqu'au prochain épisode. Donc, ma reco du jour, c'est Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton. C'est un film que j'adore et fun fact, la musique du podcast est inspirée par la bio du film. C'est un film sur une famille un peu dysfonctionnelle, un peu bancale surtout, qui part en expédition au travers des Etats-Unis en van. pour réaliser le rêve de la Benjamin de la famille. Et au-delà de ce pitch de base, c'est vraiment un film qui traite de génération, du sens de la famille, de ce qu'il y a véritablement de sens dans la vie. Du coup, ça rejoint bien ce dont j'ai essayé de vous parler aujourd'hui et ce dont on va essayer de parler au travers de ce podcast. Voilà, maintenant il est temps de fermer cette boîte à ruban pour aujourd'hui. En tout cas, je vous remercie d'avoir écouté ce premier épisode jusqu'au bout. Je vous invite donc mardi dans deux semaines à écouter le premier vrai épisode. En attendant, n'oubliez pas de vous abonner, laisser des étoiles, un commentaire et en parler à vos proches et autour de vous parce que c'est votre engagement qui permettra au podcast de grandir. Je vous remercie encore et je vous dis à très vite.