Speaker #0Hello à toutes, je suis Estelle Bi, avocate en droit des affaires et en droit des sociétés. On se retrouve aujourd'hui dans un nouvel épisode de la mini-série spéciale rentrée 2025. Et aujourd'hui, on va parler d'un truc qu'on préfère souvent mettre sous le tapis. J'ai nommé les aléas de la vie. Pas les plus sexy, ni les plus business, mais ceux qui, mal anticipés, peuvent ruiner évidemment votre équilibre financier. Je parle ici de l'arrêt maladie, de la grossesse compliquée, d'un postpartum difficile par exemple, d'accident ou voire pire, évidemment, un décès. Bref, ce qui peut vous mettre à l'arrêt total. Et donc, la vraie question aujourd'hui, c'est est-ce que votre statut, tel que vous l'avez choisi à date, vous protège vraiment ? Et surtout, est-ce que vous savez ce que vous toucheriez si ça vous arrivait demain ? Alors moi, quand une cliente me dit « je ne veux pas devenir experte, je veux juste être protégée » , ça, je l'entends totalement. Mais je lui dis aussi « alors encore faut-il savoir comment tu es protégée aujourd'hui et dans quelle mesure ? » Alors, il va falloir se poser les vraies questions. Donc, si vous tombez enceinte, par exemple, avec un congé pathologique, Est-ce que vous savez combien vous allez toucher ? En cas d'arrêt maladie, vous vivrez de quoi ? Si demain, vous êtes en incapacité temporaire de travail pendant six mois parce que pour X raisons, vous serez cassé le poignet, avez-vous une assurance pour compenser tout ça ? Et à la retraite, est-ce que vous avez mis en place des mécanismes pour vous protéger et compléter ce pour quoi vous cotisez en tant que dirigeante ? Votre conjoint, vos enfants ? Ils ont droit à quoi concrètement si demain vous disparaissez ? Et c'est encore plus vrai si vous faites partie des femmes évidemment qui gagnent mieux que leurs conjoints. Et donc si ces questions vous crispent et qu'en général vous préférez mettre toutes ces questions sous le tapis, eh bien c'est bien normal, on n'a pas envie d'y répondre en général. Mais c'est justement pour ça qu'il faut qu'on en parle régulièrement et concrètement. Alors vous avez peut-être donc vous de votre côté... comme statut, une SASU, une EURL ou bien encore une EI. Et donc, vous vous dites, je cotise. Donc forcément, je suis protégée. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que c'est à la fois vrai et faux, car souvent, le niveau de couverture est souvent insuffisant. Il est donc essentiel de repenser à cette partie dite prévoyance si vous n'en avez pas encore une. En revanche, il peut arriver aussi que vous avez effectivement un contrat de prévoyance. Mais qu'entre ce que vous allez payer et ce que vous allez concrètement toucher en cas d'accident de vie, en cas d'aléa de la vie, il peut y avoir un vrai gouffre. Parce que typiquement, vous n'avez plus le signé il y a trois ans, vous ne vous souvenez plus s'il couvre l'arrêt maladie long ou juste l'hospitalisation. Vous ne savez pas ce qui est prévu en cas de congé mat pathologique ou d'incapacité temporaire de travail. Et pourtant, ce contrat de prévoyance est censé être votre filet de sécurité. Et moi, je le dis souvent en consultation, un contrat mal rédigé, mal compris ou encore inadapté, c'est une double peine. Et dans le cas particulier justement de ce contrat de prévoyance, vous pouvez effectivement souhaiter avoir une protection complémentaire, mais il peut arriver que le jour où est-ce que vous en aurez besoin, en cas d'accident ou si typiquement dans mon exemple, vous vous cassez le poignet, vous découvrez qu'en fait, vous n'êtes pas totalement couverte ou sinon insuffisamment. Alors, si vous avez un doute, si vous n'avez jamais relu ce contrat avec un œil plus juridique, moi, je vous conseille vraiment de vous poser, de faire le point. Et c'est peut-être le moment de le faire analyser en détail et donc surtout à la lumière de votre situation actuelle. Et donc, ce qui est important sur cette question de prévoyance, autre point, c'est de ne pas attendre que ça craque. Par ailleurs, si vous êtes parti pour conclure ou typiquement renégocier, ce contrat de prévoyance, il faut être conscient de plusieurs choses. Ce que, aujourd'hui, vous vous versez comme rémunération et ce que vous voulez comme filet de sécurité pour vous ou encore vos proches, typiquement en cas de décès ou est-ce que vous souhaiteriez mettre en place une rente éducation pour vos enfants, par exemple. Et par la suite, il faudra ajuster au fur et à mesure, pas forcément pour payer plus, mais en réalité pour payer mieux et bénéficier d'une couverture adéquate par rapport à votre situation personnelle. C'est pour ça que quelquefois, je trouve que c'est un faux débat. lorsque les entrepreneurs, en fait, les unes et les autres vont discuter entre elles, on va dire, du coût de leur contrat de prévoyance, parce qu'en fait, il faut encore savoir la couverture que couvrent typiquement ces 40 ou ces 50 euros en plus, voire ces 100 euros en plus. Donc, on ne peut pas comparer les choses si typiquement, en fait, vous vous retrouvez avec une couverture différente. Tout ça pour vous dire que, évidemment, vous ne pouvez pas tout anticiper, surtout sur ces aléas de la vie. Évidemment, aujourd'hui, vous avez un business, mais ce qu'il faut savoir, et je le dis tout le temps, la vie personnelle continue. Mais en fait, ce qu'il faut se dire, c'est qu'en tant qu'indépendante ou chef d'entreprise, vous pouvez éviter de tout subir. Si aujourd'hui, vous n'êtes pas capable de dire ce que vous touchez si vous êtes arrêté, ce que vos proches recevront si vous disparaissez, et ce que vous avez besoin de mettre en place pour sécuriser votre retraite, à mon sens, il est temps de faire le point. Vous n'avez évidemment pas besoin de tout comprendre, mais vous devez savoir où vous en êtes. Et ça, on peut le travailler ensemble. Donc, n'hésitez pas à rendre rendez-vous. Si vous avez des questionnements par rapport à votre contrat de prévoyance, moi, je suis là pour vous aider à décrypter les choses par rapport à votre situation personnelle. Donc, je vous dis rendez-vous demain. Et cette fois-ci, on parlera ensemble de gestion. C'est relou, mais indispensable si, évidemment, vous voulez garder le cap, que ce soit d'un point de vue perso ou encore professionnel. Je vous dis à demain !