- Speaker #0
Aujourd'hui, je vous ai donné rendez-vous pour un nouveau clash. Un super clash sur un sujet qui divise beaucoup de monde, remote par remote.
- Speaker #1
Il y a trop d'entreprises qui veulent faire revenir les gens sur site pour leur forcer à avoir une vie qu'ils n'ont pas envie d'avoir. Aujourd'hui, il faut respecter l'équilibre vie perso-vie pro. Si je n'ai pas envie d'aller beach avec mes collègues à la machine à café, je n'ai pas envie de le faire. Sauf que si je ne le fais pas, ça va être mal vu dans l'entreprise.
- Speaker #2
Et le junior à distance, tu veux qu'on en parle ? Tu m'attaques sur mes années d'expertise. naufrage numérique ? Qui va l'accompagner ? Il va observer qui ? Il va observer un écran qui va dire « Tiens, mon cœur, tu vas apprendre là-dessus. » Pas ou quoi.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être présents dans ce nouvel épisode du podcast du Barbecue par les Râches. Et aujourd'hui, je vous ai donné rendez-vous pour un nouveau clash. Un super clash sur un sujet qui divise beaucoup de monde, remote par remote. Et pour parler de ce sujet, j'ai eu l'immense honneur et le plaisir d'accueillir deux superbes personnalités d'Indien. J'ai nommé Louis Deslus, la grosse moustache. Salut Louis, comment ça va ?
- Speaker #1
Très bien, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Et Fabien Caldarell, là !
- Speaker #1
Tu l'as bien prononcé !
- Speaker #0
Je l'ai bien prononcé ?
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Superbe. L'ERH le plus pailleté d'Indien.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Comment ça va Fabien ?
- Speaker #2
Bah super et toi ? On est chaud là.
- Speaker #0
Franchement, vous avez mis chaud. Ce clash, je l'attends avec un pas. C'est chaud ! Remote par remote, ça peut vraiment faire en sorte de scinder les personnes. C'est un petit peu le sujet du dimanche en famille qu'on n'a pas envie d'aborder. Toi, t'es en remote, tu ne fous rien. D'ailleurs, je ne vais rien lancer. Je ne vais rien lancer. Je ne vais rien lancer, sinon je vais continuer.
- Speaker #2
C'est au canapé, c'est ça ?
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #2
c'est ça.
- Speaker #0
Déjà, juste pour vous dire, ça a déjà commencé un peu à clasher en off. On va voir ce qui va ressortir. Du coup, le sujet du jour, c'est remote par remote. C'est vraiment un sujet qui fait affronter deux typologies de personnes depuis un bon moment maintenant, surtout depuis l'après-Covid, parce que même s'il y a des boîtes qui ont commencé le remote avant le Covid, c'est surtout depuis l'après-Covid. Je ne vais pas en dire beaucoup plus parce que je ne veux pas casser des arguments ou commencer à aller sur le terrain de nos deux invités. Ce que je vais faire, c'est que je vais leur laisser la parole. Et on n'a même pas fait de tirage au sort. Donc là, je vais laisser Jérémy qui est derrière choisir qui en premier va lancer la première plaidoirie. Je vous rappelle le jeu. Le jeu c'est deux plaidoiries, chacun deux trois minutes de plaidoiries et ensuite une bonne dizaine de minutes de clash pour pouvoir aller chercher les arguments les plus profonds de chaque aspect du sujet et on verra si on réussit à trouver un consensus à la fin. Qui est-ce qui commence du coup Jérôme ? Allez c'est parti la parole à Louis, deux minutes, top chrono !
- Speaker #1
J'espère que t'es prêt, je te regarde avec impatience parce qu'aujourd'hui en fait le télétravail c'est la norme et c'est comme tes feuilles de papier elles sont datées aujourd'hui les gens ils ont des téléphones et ils sont en remote C'est ce que veulent les jeunes, c'est ce que veulent les futures générations. Donc si on veut s'adapter au télétravail, il faut s'adapter à l'avantage pour les salariés. Donc il y a deux aspects, il y a l'avantage pour les salariés et l'avantage pour les entreprises. Pour les salariés, l'avantage, ça va être un meilleur équilibre vie perso, vie pro, avec un équilibre et du gain de temps sur les travails. Il y a des études comme Malakoff qui disent que la majeure partie des salariés...
- Speaker #2
T'as le droit d'utiliser tes antichaires, je m'en coeur, t'inquiète pas. Tant que ça n'est pas rigueur, j'ai fait pareil.
- Speaker #1
Il y a 54% des salariés qui démissionneraient si on en avait le télétravail aujourd'hui. Et il y en a 14% qui estiment qu'ils ont moins d'arrêts de travail. Mais dans les faits, on est sur 4,2% avec du présentiel d'absentéisme. Et on tombe à 1,6% quand on est avec du télétravail. Je ne parle pas du full remote qui est quand même aujourd'hui qui représente une minorité du distanciel, qui représente 4%. Aujourd'hui, des entreprises françaises qui sont en télétravail comme la mienne. Moi, je suis passé par des entreprises en 100% télétravail en tant que manager et en tant qu'employé. Ça fait plus de 7 ans. Bien avant le Covid, j'étais en télétravail. Et maintenant, ça fait deux ans que j'ai une entreprise. Et bien sûr, j'ai créé une entreprise 100% télétravail qui me correspond, qui correspond aux personnes que j'ai recrutées. ça ne correspond pas à tout le monde. Et ce que j'ai envie de dire, c'est qu'aujourd'hui, le présentiel, c'est parce que beaucoup de managers ne savent pas manager et ne savent pas avoir des OKR et poursuivre les objectifs. Aujourd'hui, le micromanagement est très compliqué en télétravail et aujourd'hui, c'est pour ça que beaucoup d'entreprises sont réfractaires parce que beaucoup trop de managers font du micromanagement. Donc, voici les principaux arguments.
- Speaker #0
pour le télétravail et je garde la suite pour argumenter très bien tu as laissé ton temps on a vu apparemment le passé qui c'est le présent qui ce qui s'oppose au passé tous les arguments chiffrés en plus que tu nous a donné qu'ils sont très intéressants problème de management et où on va laisser la parole à la défense alors moi j'entends quand même dans son dans sa pédoirie beaucoup
- Speaker #2
de Contre, ni pour ni contre, puisque j'ai quand même de pertes d'hybride dans ce que tu dis. On ne va pas être honnête, on va être honnête. Le full remote, c'est confortable. Moi, le matin, par exemple, ça m'évite de faire mon contouring, de faire mes cheveux. Donc, c'est un gain de temps, en effet. Pas de bouchons, pas de bruit. Je suis en short, je ne mets pas de pantalon. Donc, je te donne raison sur ce point-là. Pour autant, le full remote, l'humain, quoi. L'humain au cœur de l'action, l'émulation, le moteur. Moi, dans mes équipes, il y a ceux que tu croises au bureau et ceux que tu croises sur Teams, avec qui tu cohabites, tes collègues potentiellement. J'ai quelqu'un qui a démarré, mais on n'est pas au courant. Principe de l'ESN. Et pour moi, les meilleures idées, elles ne naissent pas sur Teams ni sur Zoom. Elles naissent autour de... Est-ce que tu as deux minutes ? Viens, on va bicher deux minutes. Tu vois ce que je veux dire ou pas ? C'est là que les vraies idées, elles naissent. Pour moi, la culture d'entreprise, ce n'est pas juste un logo sur un slide. La culture d'entreprise... C'est une ambiance, une énergie, une vibration. Moi, je dis toujours, je vibre les gens avec qui je suis autour. Et la partie bitchage à la machine à café, puisque évidemment, t'as fait quoi ce week-end ? T'étais avec qui ? Qu'est-ce qui t'a fait vibrer ? Qu'est-ce qui t'a fait kiffer ? C'est comme, pour moi, le full remote, c'est vouloir faire un concert de Jennifer, de préférence parce que je suis fan, mais en visio. Quel enfer ! C'est un enfer, tu vois ce que je veux dire ou pas ? Tu peux entendre le son, mais tu ne ressens pas l'énergie, cette vibration. Donc oui, tu peux... diffuser la culture sur Slack, sur ce que tu veux, sur Teams, les outils que tu utilises, mais on a besoin de la faire vibrer, en fait. On a besoin que ça vibre, on a besoin de... d'échanges informels. Et le junior à distance, tu veux qu'on en parle, puisque tu m'attaques sur mes années d'expertise. Naufrage numérique, qui va l'accompagner ? Il va observer qui ? Il va observer un écran qui va dire, tiens, mon cœur, tu vas apprendre là-dessus ? Pas ou quoi ? L'apprentissage, pour moi, c'est un peu du mimétisme. Tu apprends en faisant, tu en prends en regardant. Tiens, regarde comment je fais. Donc, c'est tout pour le moment.
- Speaker #0
Vous avez tenu vos temps de parole, je trouve ça très bien. J'ai trouvé ça très intéressant. Alors, il y a un truc qui me... Je vais te laisser la parole en premier, Louis. Après, je reviendrai parce que je pense qu'il y a un truc qui était intéressant chez Louis. Mais moi, je suis au départ vachement plus du côté de Fabien. Je suis désolé. aujourd'hui pour une fois parce qu'il n'aime pas Beyoncé je tiens à le préciser je suis désolé et son argument du concert avoir en visio il est là mais pour moi clairement le côté comment dire non remote le côté vécu en fait permet d'avoir ces vibrations j'ai
- Speaker #1
beaucoup parlé du côté salarié dans la première partie je parlais du côté chef d'entreprise que je suis aujourd'hui que tu es Nicolas également moi aussi accessoirement oui parce que j'ai les deux Merci.
- Speaker #2
Même à 35 ans, on est capable de faire les deux.
- Speaker #1
Aujourd'hui, moi, je recrute mes employés pour leurs compétences et pour leur passion pour leur travail. Je n'ai pas besoin de les motiver en quotidien parce qu'en fait, c'est des passionnés.
- Speaker #2
C'est vrai que c'est la passion qui remplit le frigo.
- Speaker #1
Et j'ai le choix de recruter des passionnés parce que je ne suis pas sur un territoire géographique. Donc en fait, il y a peu de passionnés pour un vrai métier, un métier distinct. Sauf que moi, j'ai le choix géographique de recruter des gens de partout. et donc ça, ça me permet de recruter des passionnés et si j'ai envie de gens avec qui je vais à la machine à café, c'est mes potes c'est des gens avec qui vraiment j'ai envie de passer toutes mes journées et c'est pas des collègues je les recrute pas parce que j'ai envie de passer mes journées avec eux, je les recrute parce qu'ils sont bons et qu'ils aiment faire ce qu'ils font
- Speaker #2
J'ai le droit de rebondir ou pas ? Alors juste, je consolide, moi je suis d'accord avec lui pour autant je consolide, je recrute des gens quand je recrute la personne, je me dis est-ce que j'ai envie de passer 5 jours sur 7 avec cette personne-là Est-ce que j'ai envie de travailler avec cette personne-là ? Est-ce que j'ai envie de rigoler ? Après, je pense qu'il y a un curseur à mettre de se dire où s'arrête la vie pro, où commence la vie perso et inversement. Donc, je le rejoins. Pour autant, il y a ce côté, est-ce que j'ai envie de travailler avec cette personne-là ?
- Speaker #1
C'est plusieurs de recruter, du coup, parce que tu as un critère en plus de...
- Speaker #2
Du feeling avec, est-ce que j'ai envie de travailler ? Outre le côté compétence transposable, comportement, il y a le côté, est-ce que j'ai envie de me voir travailler avec cette personne-là ?
- Speaker #0
Maintenant, je me mets aussi un petit peu du côté Louis. Qu'est-ce que tu réponds ? aux chiffres qu'il a donnés. Parce qu'il a quand même donné des chiffres qui sont hyper intéressants.
- Speaker #2
Sur l'hybridation.
- Speaker #0
Sur l'hybridation, mais surtout, il a donné des chiffres sur le côté, le fait d'être en remote, ça permet aussi d'avoir moins d'absentéisme, ça permet d'avoir, je ne sais plus les chiffres que tu avais donnés, c'était 1,6% d'absentéisme contre 4%. C'est des chiffres qui montrent quand même que le remote apporte ce côté bien-être, ce côté liberté, ce côté que n'importe pas le présentiel au final.
- Speaker #2
Je suis d'accord. Il y a une petite punchline que vous avez préparée puisque je sais que vous êtes fan de foot. On ne gagne pas un match chacun devant sa télé, on le gagne sur le terrain. On est d'accord ou pas ? C'est vrai. Donc en fait, il faut aller sur le terrain. Je ne dis pas que je suis contre. Alors, je suis contre le full remote. Pour autant, dans les chiffres qu'il a donnés, on est sur l'hybridation. Revenir en arrière, comme l'a essayé typiquement la SG, la Swiss National, vous avez dû voir, c'est parti en clash absolu. Ils ont voulu refermer les gens à 100% sur le terrain. Impossible, ça ne marchera pas. Je pense qu'aujourd'hui, on a besoin de garder une ou deux journées à distance pour la santé mentale, vie pro, vie perso. Pour autant, on doit être sur le terrain, au bureau. Aujourd'hui, tu me dis... Je me mets aussi à la place du chef d'entreprise. Aujourd'hui, mon boss dans ma boîte, il me dit je paye des locaux. À quoi me servent les locaux dans ce cas-là ? Je rends les locaux ? Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #2
Donc, tu as deux sujets. Je peux épargner là-dessus pour autant là-dessus, mais tu perds en culture, que ce soit de la culture fit ou de la culture ad. Moi, je suis arrivé dans ma boîte chez Artemis, j'ai impulsé une nouvelle dynamique en présentiel. À distance, un fab à distance, c'est compliqué. C'est vraiment compliqué.
- Speaker #1
C'est pour ça que je parlais de personnalité.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Parce que ce n'est pas adapté à tout le monde. Moi, je suis obligé de recruter des personnalités. En fait, c'est plutôt des intrapreneurs. C'est des gens qui sont ultra proactifs. Et je suis obligé de recruter des passionnés pour être en full remote. Parce que s'il n'y a pas la passion, il n'y a pas le moteur. Et du coup, le moteur, ce n'est pas moi.
- Speaker #2
C'est eux-mêmes.
- Speaker #1
C'est eux-mêmes. En fait, c'est plutôt la mission. La mission est le moteur. Aujourd'hui, je n'ai que des passionnés dans l'entreprise et dans les entreprises pour qui j'ai travaillé en 100% remote. Il n'y avait que des passionnés. Et c'est ça qui fait que ça fonctionne. Aujourd'hui, tu parlais des bureaux. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Aujourd'hui, il y a des entreprises, il y a 20% des entreprises qui ont réduit leur surface de bureau en 2024. Pas pour rien. Donc, il y a eu une réduction des bureaux parce qu'il y a ce hybride, il y a ce remote qui se met en place. Et aujourd'hui, il n'y a que 4% des entreprises qui sont en remote.
- Speaker #2
4% ça ? Oui.
- Speaker #1
Je n'avais pas le chiffre au cas. Et par contre, c'est peu. 100% remote, parce que ça ne s'adapte pas à tous les métiers.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas l'avenir ? On décale un peu. Est-ce que ce n'est pas l'avenir ? Pourtant, on voit quand même un développement de la gigue économie de dingue, de plus en plus d'intrapreneurs qui font partie des boîtes. Est-ce que justement ce n'est pas l'avenir ? Parce que quand tu entends les arguments de Louis, qui quand même, on sait, il va partir à l'étranger, c'est quand même aujourd'hui un sujet du fait de pouvoir maîtriser pleinement son temps et pouvoir faire ce qu'on veut où on veut.
- Speaker #2
Bien sûr. Après, on parle du futur du travail, pas du futur du canapé. La falaise incroyable.
- Speaker #0
Dans les chiffres qu'il a donnés tout à l'heure.
- Speaker #2
En hybridation, mon cœur. On n'est pas sur du full remote.
- Speaker #0
Ok. Tu vois ?
- Speaker #2
Hybridation. Ok. Le full remote, ça va pas. Ça va pas. Ça va pas. On assiste.
- Speaker #0
Parce que les gens sont plus en hybridation.
- Speaker #2
Mais tout le monde n'est pas passionné. Moi, je travaille pas pour la passion. Je travaille pour l'oseille, mon pote. Je veux l'argent, en fait. Donnez-moi l'argent.
- Speaker #1
et en fait c'est un mix de tout aujourd'hui souvent et les études le prouvent les salariés en Florimont sont le mieux payés également parce que c'est des charges d'autres entreprises qui permettent de les revaloriser et après moi je suis toujours partisan je retrouve mes équipes minimum une fois par an on se retrouve une fois par an ?
- Speaker #2
une fois par an là ? c'est pas vous une fois par an mais ils font quoi vous enfilez des perles vous allez faire un Mario Kart une fois par an ?
- Speaker #1
on travaille pas pendant 4 jours bah oui
- Speaker #2
Vous ne travaillez pas le reste de l'année, vous ne travaillez pas ce jour-là, évidemment, ça se comprend.
- Speaker #1
Si on voit les objectifs, les au-cairs qui sont à atteindre aussi, si tu recrutes des passionnés, c'est plus simple d'avoir de les motiver au quotidien parce qu'ils sont déjà motivés par la mission. Tu les réunis bien et ça fonctionne. Mais par contre, il y a des métiers, je veux dire, le plan B ne va jamais être en full remote.
- Speaker #2
Impossible, ça ne revient non plus. On l'a vu pendant le Covid.
- Speaker #1
Donc, c'est adapté aux entreprises qui ont des métiers qui sont adaptés et aux personnes. qui le souhaitent je veux dire et c'est pour ça qu'une entreprise qui ne propose pas de full remote ça va être la tendance ça va grossir ces 4% vont augmenter parce qu'on est sur un peu l'ubérisation des métiers on est sur ces nouvelles tendances qui vont arriver mais il restera toujours des boîtes en full présentiel il restera en full hybride je vais aller un peu de son côté parce qu'il peine un peu non pas du tout non juste attends non je vais aller de son côté attends attends je
- Speaker #0
vais mettre un petit peu des arguments là dessus je vais aller de son côté un petit peu Merci. Pour moi, en fait, potentiellement, et je me fais l'avocat du diable parce que ce n'est pas mon rôle normalement, potentiellement, en fait, l'avenir peut être un avenir total de full remote si jamais les nouvelles technologies se mettent à disposition. Qu'est-ce qui t'empêchera demain d'avoir potentiellement des casques de VR ou des choses comme ça pour pouvoir justement te retrouver dans des situations qui vont être des situations réelles, mais qui seront en full remote ?
- Speaker #2
Oui, tu as raison, je vais faire un day dans mon casque.
- Speaker #0
Je ne te demande pas de dayter, je te demande de faire du boulot, justement, d'être productif, sachant que tu es plus productif à la maison. si jamais demain... t'as ce fameux justement casque de VR qui permet d'avoir cette sensation parce que ça peut arriver tu te rappelles du film c'était Judge Dredd c'est ça ? c'était Demolition Man moi j'ai pas celui-ci en tête j'ai
- Speaker #2
Ready Player One Rédi Pleur One, il est dans un monde virtuel mais pour moi le full remote c'est un monde sans saveur, sans odeur sans énergie, sans vie en gros, tu meurs quoi et après le...
- Speaker #1
je me donne les arguments, Rédi Pleur
- Speaker #2
One il est tous sans vie il a pleine vie il vit dans un vieux canard, dans un truc de merde au final après il vient de tout se faire éclater mais parce que... Alors, je pense que l'IA, comme tu l'as très bien dit, sera une extension de ce qu'on peut avoir. Mais aujourd'hui, ce qui fait une boîte, c'est les humains. Dans ce cas-là, on n'appelle pas une boîte. Ce n'est pas le futur du travail.
- Speaker #0
Et pourquoi tu ne peux pas avoir l'humain à travers justement des systèmes qui vont faire que tu vas avoir l'humain qui va arriver ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu as plein de systèmes qui vont faire que tu vas pouvoir ressentir des choses à distance, tu vas pouvoir tout faire à distance. Et est-ce que l'avenir ne serait pas, encore une fois, je me fais l'avocat de vie, mais étant donné qu'on est sur un système de giga-économie, de jeunes qui ont envie de profiter. de jeunes qui ont envie d'être à l'étranger, de vivre à l'étranger, et en même temps, tu vois, de faire un système qui soit un petit peu durable en termes d'écologie. Donc, ça veut dire que tu ne peux pas faire des allers-retours en avion tous les quatre matins. C'est-à-dire que quand tu pars, tu pars pendant six mois, sept mois, huit mois, tu vas faire ton tour, tu vas vraiment profiter. Et donc, du coup, de ce moment-là, si jamais on t'autorise et on te permet d'avoir une situation technologique qui te permet d'être le plus en face possible, en quoi le full remote serait...
- Speaker #2
Alors, moi, si j'arrive à trouver la téléportation, full remote.
- Speaker #0
Mais du coup, téléportation, c'est au cas où on fout le démon.
- Speaker #2
Bah, téléportation, si ! Je travaille de Bali par exemple Je sais que t'as kiffé Bali Non c'est toi qui a kiffé Bali ?
- Speaker #1
Non j'aime pas T'aimes pas ?
- Speaker #2
Moi j'ai kiffé Bali Je sais pas je vis à Bali toute l'année Le matin je me téléporte au bureau Mais je viens au bureau Parce que j'ai besoin de voir les gens Tu crées des choses qui sont totalement différentes Que ce soit dans le non-dit Dans la petite info Moi on m'a déjà dit pour la petite histoire Dans une de mes anciennes expériences J'ai dû faire passer un message D'une manière indirecte Je l'ai passé à la machine à café Pour que le message puisse être diffusé Au sein des équipes Parce qu'on avait besoin de diffuser l'info et et que l'info ne devait pas être suffisamment descendante. C'est bizarre, tu vois. Mais la téléportation. Si il y a la téléportation, je vais à Bali, direct.
- Speaker #1
Mais le truc, c'est qu'aujourd'hui, quand tu as des jeunes qui arrivent en entreprise, tu parlais de la formation.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Il y a des outils qui permettent de former les jeunes. Des outils qui permettent d'aller avoir du shadow, d'avoir de l'écoute active et d'être coaché en live. C'est-à-dire qu'ils n'attendent pas le micro-management du management. Il y a des outils. Tu parlais de l'IA aujourd'hui. Et je reviens sur ton point, sur le fait qu'aujourd'hui, en entreprise, tu viens pour t'amuser, pour l'ambiance avec les collègues, tout ça. C'est pas ça l'entreprise, tu viens pour travailler, je veux dire, tu viens pour travailler, pour accomplir tes missions et t'as ta vie perso à côté pour ça. Et il y a trop d'entreprises qui veulent faire revenir les gens sur site pour leur forcer à avoir une vie qu'ils n'ont pas envie d'avoir. Aujourd'hui, en fait, il faut expliquer l'équilibre vie perso, vie pro. Si je n'ai pas envie d'aller beach avec mes collègues à la machine à café, je n'ai pas envie de le faire. Sauf que si je ne le fais pas, ça va être mal vu dans l'entreprise. Pour moi, pour ces raisons-là, c'est une privation des libertés et on mixe trop le pro et le perso avec le présentiel.
- Speaker #2
J'entends ce que tu dis, Louis. J'accepte et mon cœur reste ouvert. J'entends beaucoup dans ton management, micro-management. Tu veux peut-être qu'on en parle ? Tu as vécu du micro-management parce que moi, les équipes... confiance à 100%, elles partent quand elles veulent. La semaine dernière, on a eu un petit down. Les filles venaient, on sort, on va prendre un goûter à l'extérieur. Mes équipes, je te prends un exemple, elles sont managées, on a un rituel tous les matins, on a nos daily, nos weekly, nos rétrospectives tous les trimestres. Et en fait, elles sont demandeuses de maintenant de ces temps où on se réunit ensemble, on mange le petit-déj, on rigole, on travaille d'une manière détournée de la codépendance qu'on peut avoir, mais sous forme de jeu. Mais je ne peux pas faire ces jeux-là virtuellement, t'imagines ? Et les jeunes qui vont apprendre aussi, je vais leur dire, apprenez à distance, qu'ils soient chez moi ou ailleurs, c'est pareil. Ils se forment tout seuls. Et aujourd'hui, je suis d'accord, tu as beaucoup de jeunes diplômés qui sont beaucoup plus rapidement et qui sont beaucoup plus employables sur le terrain parce qu'ils n'attendent pas d'être au bureau pour commencer à apprendre ce qu'ils ont besoin d'apprendre ou les anciennes générations attendaient d'être au bureau pour avoir le PC, le machin, le truc. Mais tu as vraiment cette génération... On a besoin de liens, on a besoin de se soutenir. Tu vois, tu ne décèles pas un non-verbal. Ma collaboratrice qui est un peu triste, à distance, tu ne le vois pas. Peut-être que tu as des collaborateurs qui vont s'isoler, qui vont te dire, je n'ai pas envie de parler, alors que moi, je suis un jaune fluo, je suis expandi, je suis solaire, je suis dans l'énergie. Et j'ai toujours managé comme ça. Et je te promets, je n'ai pas micromanagé. Et je suis 1000% d'accord avec toi. Mais si tu as des douleurs là-dessus, on peut se prendre un point en after podcast. et on travaille ensemble sur tes irritants manquards c'est gentil,
- Speaker #1
moi j'ai jamais eu de micromanagement, j'ai toujours été en remote et en fait en remote tu peux pas micromanager c'est pour ça que toi t'as un super management et si c'est le cas comme ça C'est parce que t'es un bon manager, mais en présentiel, il peut y avoir... Tu as des dérives. Balance manager, balance... Bien sûr. Et tout ça, ça arrive en présentiel. Et ça n'arrive pas à distance.
- Speaker #2
Blin, tu prends... Moi, j'ai vécu un cas vraiment à distance. Harcelé sur Slack, harcelé sur Teams. On en a eu, je t'ai demandé le truc, je t'ai demandé le machin.
- Speaker #1
Tu coupes les notifs ?
- Speaker #2
Oui, tu coupes les notifs. Mais vraiment, c'est très drôle, j'ai connu du harcèlement à distance. T'en es où ? Je t'ai demandé la virgule qui devait être déplacée, ça n'a pas été fait. En fait, laisse-moi deux minutes, il est 8h, je viendrai dans le bureau. Donc, tu peux, je pense...
- Speaker #0
Si on prend le point central, est-ce qu'aujourd'hui, vous pensez que c'est possible d'avoir des boîtes qui sont en full présentiel ? Vraiment zéro travail ? Non,
- Speaker #2
impossible. Moi, je connais, j'ai un exemple, si tu me laisses commencer. On recrute là pour un client, je ne vais pas citer le client exactement, qui a ici Emuino. Impossible de recruter le collaborateur. En fait, c'est du full présentiel. 5 sur 5 avec des HNO, avec des astreintes, impossible. Sur la partie infra, si l'infra tombe, il ne se passe plus rien. Donc en fait, j'ai besoin de quelqu'un sur site 5 jours sur 5. Aujourd'hui, les 98% de refus que j'ai, c'est du full présentiel. Je suis contre le full présentiel et le full remote.
- Speaker #1
Je pense que c'est viable, mais c'est plus dur à recruter.
- Speaker #2
C'est le mois qu'on est sur.
- Speaker #1
c'est plus compliqué qu'à recruter pour moi c'est possible parce qu'il y a des gens qui cherchent ça aujourd'hui il y a encore des salariés qui cherchent du fond prudentiel et c'est pour ça qu'il ne faut pas mettre des carrés dans des ronds merci monsieur si on fait reprendre vous êtes
- Speaker #0
Plus ou moins d'accord quand même. Bon, même si tu as été un peu plus actif sur le sujet.
- Speaker #2
Je suis toujours très actif.
- Speaker #0
Tu as été un peu plus actif. On est bien d'accord sur le fait que deux choses à retenir potentiellement de ce qu'on s'est dit. C'est déjà la première chose, c'est qu'on ne reviendra pas au full présentiel. La deuxième chose, c'est que si jamais je devais mettre une pièce, j'attendrai quand même une pièce sur toi. Moi, j'étais un peu conquis dès le départ quand même. Sur le fait que le full remote n'est pas pour moi quelque chose de viable, sauf vraiment sur des... certaines typologies de personnalités.
- Speaker #2
Passionnés qui n'aiment pas l'argent. Parce que moi, je travaille pour la LWR,
- Speaker #0
tu sais. Il a dit qu'ils étaient mieux payés en full remote. Donc, sur les passionnés, ce qui revient à dire quand même qu'en gros, c'est toujours pareil. C'est-à-dire que le monde de demain, c'est peut-être celui où les entreprises sauront s'adapter aux différentes personnalités au sein même de l'entreprise. C'est-à-dire qu'au sein même de l'entreprise, et ça, ce sera peut-être la plus grosse difficulté à avoir, c'est comment une entreprise réussit à faire en sorte d'avoir plusieurs typologies de contrats à l'intérieur. qui répondent à tout le monde parce que chaque typologie de personnes n'a pas forcément les mêmes attentes. Tu peux avoir une personne, comme tu le disais, qui veut du full présentiel, une personne qui ne veut pas forcément du full remote parce que ce ne sera pas ça, mais qui veut un petit peu plus de remote que d'autres. Tu vois, nous, chez nous, on a des personnes qui partent pendant plusieurs mois, qui sont en full remote pendant plusieurs mois, mais qui reviennent toujours. Donc, je pense que ce côté hybride, à mon avis, c'est plutôt l'avenir. C'est plutôt ce qui sera là demain, c'est vraiment l'adaptation. L'adaptation à l'humain et faire en sorte, par contre, de se voir quand même régulièrement pour voir... Félicitations ! Vous avez encore écouté un épisode du Barbu jusqu'au bout. Le Barbu vous donne des clés pour décortiquer le monde du RH d'aujourd'hui et de demain. C'est gratuit et surtout, c'est fait avec le mieux. Le meilleur moyen de vous aider ? Vous avez juste à mettre un avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Je compte sur vous et à très vite !