Speaker #0Amis du RH, bonjour ! Le Barbu qui parle RH, c'est un podcast qui vous accompagne sur vos trajets en vélo, en trottinette, en skate, en train, tout ce qui roule ou pas, tout en vous apprenant un truc cool sur l'univers du recrutement. Le barbu en question, c'est moi, Nico. Je travaille dans le RH depuis maintenant plus de 10 ans. Prêt à explorer le monde du recrutement d'aujourd'hui et de demain ? Préparez vos Airpods, c'est parti ! Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast du Barbu qui parle RH. Celui du jour est consacré à la révolution technologique de l'IA agentique, une révolution qui va redéfinir notre quotidien professionnel. Alors on est en 2026, mais si on regarde en arrière, les années 2023 et 2024 ressemblent clairement aujourd'hui à une phase de mise en bouche. C'était l'époque, oui, parce qu'on peut dire maintenant c'était l'époque, où on s'extasiait devant la capacité de GPT à rédiger un mail ou à résumer un compte rendu. C'était l'ère de l'IA générative. Une IA qui parle, qui suggère, mais qui reste clairement, sagement dans sa boîte en attendant qu'on clique sur envoyer. Depuis quelques mois, le paradigme a... totalement basculé. On est entré de plein pied dans l'ère de ce qu'on appelle l'IA agentique. Mais qu'est-ce que c'est exactement ? Contrairement à l'IA générative classique, l'IA agentique ne se contente plus de générer du contenu, elle est dotée de ce qu'on appelle des capacités d'exécution. Pour le dire plus simplement, là où l'IA de 2024, l'IA à la papa, était un consultant brillant mais passif, l'IA de 2026, c'est un collaborateur autonome. Elle ne nous donne plus seulement la recette du gâteau, elle va acheter les ingrédients, préchauffer le four et surveiller la cuisson un peu à la manière d'un thermomix. Le cabinet Gartner l'avait déjà prédit fin 2024, 2026 sera l'année où 33% des logiciels d'entreprise intégreraient des agents autonomes. Pourquoi ? Parce qu'on a arrêté de voir l'IA comme un simple moteur de recherche amélioré. On la voit désormais comme un agent capable de prendre des décisions de routine. C'est le passage du copilote au délégué. Et dans cette nouvelle configuration humain plus AI, L'humain ne disparaît pas, il change de posture. Il devient le stratège qui dirige une force de travail numérique autonome. On est en train petit à petit de prendre conscience de l'importance et du potentiel global que l'IA peut avoir. Un potentiel qui est déjà connu pour de nombreux outils, mais qui est extrêmement peu connu du grand public, qui a découvert l'intelligence artificielle avec l'arrivée des IA génératives, alors que l'IA existe depuis les années 40. Si on rentre maintenant dans le vif du sujet, qu'est-ce que ça change concrètement pour vous, professionnels RH ? Pendant des décennies, le métier RH a été freiné par une charge administrative colossale, et c'est toujours le cas aujourd'hui pour beaucoup d'entre vous. On parle de saisie de données, on parle de vérification de documents, de coordination d'agenda, etc. Tout un tas de tâches nécessaires, mais à faible valeur ajoutée humaine. En 2026, l'IA Agentique s'attaque de front à ce problème, et on estime aujourd'hui que 80% des tâches répétitives peuvent être déléguées à des agents. Mais attention, on ne parle pas de la vieille automatisation rigide qui plantait dès qu'une virgule changeait de place, on parle d'un IA qui comprend le contexte. Si on prend l'exemple d'un agent d'intégration, d'onboarding, auparavant, lorsqu'un nouveau collaborateur arrivait, le RH devait envoyer un mail à l'informatique pour son ordinateur, envoyer un autre mail au service généraux pour son intégration, un troisième au manager pour caler l'agenda, tout en vérifiant que le contrat était bien signé. Aujourd'hui, l'IA agentique surveille le logiciel de recrutement et... dès qu'un candidat passe au statut recruté dans votre ATS, il prend le relais. Il peut se connecter au portail d'une mutuelle pour inscrire le salarié, il peut dialoguer avec le chatbot de l'informatique pour commander le matériel selon le profil du poste, il peut analyser les agendas qui soient outlook ou Google pour l'équipe pour insérer des déjeuners ou des rendez-vous de présentation. Et mieux encore, si le nouvel arrivant pose une question sur la politique de télétravail ou autre sujet RH, un dimanche ou à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, l'agent peut lui répondre de manière personnalisée en s'appuyant sur le règlement intérieur de l'entreprise ou sur toute autre donnée qui serait intégrée à cet agent. Et tout ça, ça se passe sans une seule intervention manuelle. Le RH n'intervient vraiment qu'en cas d'exception ou pour valider des étapes critiques ou tendues. Le résultat, c'est une expérience collaborateur qui est ultra réactive et une équipe RH qui peut enfin se concentrer sur l'accompagnement humain et la culture d'entreprise. L'objectif est de faire réellement... de l'IA un outil au service de l'humain. Mais une telle puissance de frappe technologique ne va pas s'en poser de sérieuses questions de fond. Il y a un risque majeur, c'est celui de la déshumanisation. On veut remettre l'humain au centre, mais le risque, c'est justement de le perdre. Parce qu'à force de tout déléguer à des agents, est-ce qu'on ne risque pas de transformer l'entreprise en une machine plutôt froide et algorithmique ? C'est la question qui peut se poser. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes. Une étude récente montre que 75% des collaborateurs souhaitent que la décision finale d'embauche de promotion ou de licenciement restent strictement humaines. Dans ce sens-là, on est protégé par l'IA Act en Europe, ce qui n'est pas le cas partout dans le monde. Il y a aussi un enjeu d'éthique des algorithmes. Un agent agentique prend des micro-décisions en autonomie. Par exemple, quel candidat mettre en avant pour un entretien ? Et si les données d'entraînement de l'IA contiennent des biais inconscients, l'agent va les amplifier à une vitesse industrielle. Et c'est là que le rôle du RH devient stratégique. Les RH ne sont plus des gestionnaires de dossiers, ce sont des auditeurs de confiance. Leur mission devient de définir un cadre rigoureux. Pourquoi l'IA a pris cette décision ? Est-ce que les données sont protégées ? Et surtout, comment on s'assure que l'humain garde toujours le dernier clic ? Passer à l'IA agentique, ce n'est pas seulement installer un nouveau logiciel, c'est clairement repenser la responsabilité morale au sein de l'organisation et la place du RH au sein de l'organisation. L'éthique, ce n'est plus un concept abstrait, c'est une compétence technique indispensable. Un de ces fameux soft skills qui va être primordial pour les RH, et ça on en parlera plus tard. Alors pour conclure cet épisode, comment on peut dès maintenant intégrer cette révolution dans une direction RH ? Mon premier conseil, c'est d'arrêter de multiplier les petits tests isolés, ce qu'on appelle l'époque. En 2026, la technologie, il faut savoir qu'elle est mature, réellement, elle est performante. Et donc, il faut passer à l'industrialisation. Et pour ne pas se noyer, il faudrait identifier, pour commencer, trois processus clés à Fort Heroi, retour sur investissement. Et pour vous aider, je vous suggère de regarder du côté du recrutement volumique. Pour la préqualification et la planification, les outils d'intelligence artificielle sont extraordinaires, des outils comme Homogen ou autres. L'administration du personnel, pour tout ce qui concerne les attestations, les congés, les changements de situation, tout ça, on a tout. tout un tas de SIRH dopés à l'IA qui sont aussi ultra performants. Et pour la gestion de la formation, ça pour le coup, c'est vraiment un gros sujet et on reparlera du SBO dans les prochains épisodes et des skills. Mais pour l'appairage automatique entre les besoins des compétences et les catalogues en cours, une IA sera dix fois plus performante qu'un humain et pourra réellement proposer des vrais parcours de développement de compétences. Ce qui était très compliqué ou ce qui est très compliqué de faire dans des entreprises avec Merci. plusieurs centaines de collaborateurs et ce qui pourtant est aujourd'hui un prérequis ultra primordial pour les entreprises en 2026. Vous commencez par automatiser un flux de A à Z plutôt que de saupoudrer de l'IA partout de manière superficielle en vraiment vous focussant sur quelques processus clés. Et surtout, n'oubliez jamais, l'IA ne remplace pas le RH. Elle le remplace dans ce qu'il a de plus robotique mais pas dans ce qu'il a de plus humain. Et du coup, en libérant le temps, vous avez l'opportunité de remettre l'humain dans les ressources humaines. C'est vraiment tout l'enjeu de l'utilisation de l'IA à Gentico aujourd'hui, remettre l'humain au centre du terme de ressources humaines. Utiliser les heures gagnées pour aller voir les équipes, pour écouter les besoins et pour coacher les managers. L'IA est là pour que vous redonniez du sens à la fonction et au métier. J'espère que cette écoute vous aura plu, et moi je vous dis à très vite pour un nouvel épisode. Merci à tous les survivants qui sont restés jusqu'au bout. C'était le Barbu qui parle RH, le podcast sur le recrutement d'aujourd'hui et de demain. Vous pouvez me retrouver sur LinkedIn, Nicolas Pazetti, aka le barbu qui parle RH. Si vous avez kiffé, la meilleure façon de nous soutenir, c'est de laisser un super avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. A très vite pour un nouvel épisode.