- Speaker #0
Qu'est-ce que vous êtes en train de faire là, maintenant, où vous savez que ça risque de planter votre année ?
- Speaker #1
Je me disperse là, vraiment trop de choses en même temps. L'urgence sur les jeux vidéo, moi c'est les glitches.
- Speaker #0
Mais attends, mais ça, ça me fume parce que d'habitude les entrepreneurs, ils sont là, ouais, je travaille trop et tout. En gros, vous jouez trop.
- Speaker #2
L'erreur que j'ai faite, c'est de penser qu'en rajouter plus, faire plus sophistiqué, ça allait mieux marcher.
- Speaker #0
YouTube, c'est mon pire manager toxique, ce bâtard.
- Speaker #1
La grosse erreur que j'ai faite l'année dernière, c'est claquer l'oseille. Mais dans des trucs, tu vois... C'est démentiel !
- Speaker #0
Bicher sur la France pour vendre des formations en ligne.
- Speaker #1
Ouais, ça me parle.
- Speaker #2
Comme stratégie dans ton business de bicher sur la France ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il faut faire pour foirer son année 2026 ?
- Speaker #1
Eh bah, c'est rien l'échec, genre c'est la base, tu vois. C'est normal, genre, c'est normal.
- Speaker #0
Allez, t'es parti, tambour battant sur l'année 2026, en freelance, en solopreneur, et tu crois que tu vas tout cartonner. Spoiler, t'es peut-être en train de tout foirer, de t'auto-saboter. et tu t'en rends même pas compte. Alors aujourd'hui, dans cette émission de Solonation, on va te montrer comment on s'auto-sabote tous en tant qu'entrepreneurs et surtout, comment éviter de faire ça en boucle pour ne pas foirer ton année 2026. Allez, si tu veux réussir ton année, reste avec nous pendant une heure, ça va envoyer. C'est parti pour Solonation et ça commence maintenant. Bienvenue à toutes et à tous mes chers co-animateurs, co-animatrices pour cette émission. Hyper contente que vous soyez avec moi. Ça va être une émission pleine de vulnérabilité, n'est-ce pas ? Parce qu'on va parler de vos fails, de vos échecs, de tous vos foirages d'entrepreneurs. Et ça va faire du bien, je crois, à tout le monde.
- Speaker #3
On est des ratés !
- Speaker #0
Et ouais, on ne fait pas que réussir dans la vie. Et d'ailleurs, c'est peut-être ma première question pour vous, c'est un peu le réact. Qu'est-ce que vous êtes en train de faire là, maintenant, où vous savez que... ça risque de planter votre année. Clotilde ?
- Speaker #2
Je pense que c'est le fait que j'ai mille idées, mille trucs que j'ai envie de lancer ou sur lesquels j'ai envie de me former.
- Speaker #0
Guilty ! Je baisse les yeux. Vous êtes pas mal à baisser les yeux sur ce plateau. Grosse tentation. Ruben aussi, t'as peur de te disperser ?
- Speaker #1
Je me disperse là. Je fais vraiment trop de choses en même temps. Non, attends, j'ai repris les jeux vidéo et tout. Ok, ça fait un temps monstre. J'avais joué à très haut niveau. Ah ok, d'accord. C'est un jeu qui demande beaucoup de temps. Et comme j'ai des enfants, le temps, je le prends sur le taf. C'est un problème.
- Speaker #0
Tu passes combien de temps à jouer ?
- Speaker #1
Là, en ce moment, ça va. Pas une petite heure par jour, la pause-déjeuner, etc. Mais j'aurais pu faire, avancer sur le sas à la pause-déjeuner. J'aurais pu faire pas mal de choses aussi au niveau de la trésor. Un truc auquel il faut faire attention. C'est attention à avoir de la trésor pour cette année. Tu ne sais pas de quoi elle est faite. Et là, j'en ai dépensé beaucoup pour le SaaS, pour l'accompagnement, etc. Je me dis, il va falloir juste faire attention à ça. Il faut en garder un peu sous le coude.
- Speaker #0
Tu as un petit...
- Speaker #1
Ça fait un peu
- Speaker #0
Make it rain l'année dernière. Et là, tu es là, on va t'en passer un peu sur la trésor. En plus,
- Speaker #1
quand tu fais du coaching, je pense que tu as l'impression que tu dépenses un euro, ça va très vite rentrer. Mais le SaaS, c'est un autre modèle encore.
- Speaker #0
Tu vas nous en parler, parce que là, c'est vrai que tu te lances dans un autre jeu. Adrien, qu'est-ce que tu fais en ce moment où tu te dis « Là, je suis un peu en train de moto-saboter » .
- Speaker #4
La dispersion. C'est tentant de vouloir lancer plein de projets en même temps et aller ça, ce qui arrive. J'ai envie de faire plein de trucs en même temps. J'ai fait pas mal d'erreurs au début de l'année que j'ai vite arrêté, mais en ce moment, c'est plus l'urgence sur les jeux vidéo. Moi, c'est les échecs. Une heure le matin, les fois, je fais « Putain, l'heure passe vite » et je bosse moins.
- Speaker #0
Mais ça, ça me fume parce que d'habitude, les entrepreneurs, ils sont là « Ouais, je travaille trop » en gros, vous jouez trop. pas plus travail homène, vous êtes passé dans un autre délire de... Mais qu'est-ce qui te passionne dans les échecs ? Pourquoi tu joues deux heures par jour ?
- Speaker #4
Le côté stimulation. Moi, le matin, je joue à ça, mais en même temps que je prends un petit déj, ça me stimule pour la journée. Ça enclenche mon cerveau. J'aime bien aussi ce côté, toujours avoir un coup d'avance et ça rejoint un peu l'entraînement.
- Speaker #0
En fait, il est en train de poncer ses armes d'entrepreneur en jouant aux échecs. Bon, j'adore. Écoute, moi, je réfléchissais. Alors, moi, pareil, je fais plein de trucs d'auto-sabotage. Je me reconnais un peu dans la créativité, la dispersion et tout. Moi, je vais choisir le fait que... souvent, je me dis que je ne suis pas en train de jouer au bon jeu. Et bien non, parfois, comme j'ai des clients dans le bootcamp, je vais faire de l'extra mile, la super qualité, passer beaucoup de temps avec eux. Et je sais que c'est bien pour eux, mais ce n'est pas bien pour mon année, parce que du coup, je ne vais pas trop poncer. Voilà, donc je dirais, attention peut-être à savoir dans quel business model je veux investir mon temps.
- Speaker #2
En même temps, si je peux intervenir là-dessus, c'est qu'il est possible que ce que tu fais d'un côté, qui n'est pas scalable, en fait, ça te nourrit et ça t'énergise. Et c'est de l'énergie que tu peux mettre, du coup. De l'autre côté.
- Speaker #5
Grave.
- Speaker #0
Exactement, oui. Quand tu penses en recyclage, c'est vrai qu'il y a cette partie-là. Mais bon, là, je pense que c'est juste trop répétitif tout le temps. Donc, tu te dis toujours, dans trois mois, j'aurai le temps d'eux. Et en fait, tu relances une autre cohorte. Et en fait, tu n'as jamais le temps. Donc, c'est plus... Au départ, ça m'a aidé. C'est en partie productivisé, le lancement, les cours et tout. Mais finalement, ça reste de la vente de temps en bout de course. Donc, au début, c'était moins que vendre mon temps en freelance. mais maintenant ça me prend un petit peu trop de temps donc je sais que En tout cas, mon instinct, mon petit doigt me dit tu devrais bosser sur d'autres choses aussi. Racontez-nous d'ailleurs sur quoi vous êtes en train de bosser et est-ce que vous êtes en train de vous auto-saboter là, présentement ? On veut tout savoir de vos vilains petits défauts et comme ça, vous allez voir, vous aider à les détricoter et puis aussi à aller de l'avant pour réussir cette année. On va jouer au bimbo. Bingo. Alors, vous allez prendre votre petit drapeau, votre drapeau violet, par exemple. Et puis, dès que vous vous reconnaissez dans cette situation, le bingo de l'auto-sabotage, vous allez lever votre drapeau. Le premier qui arrive à cinq drapeaux levés crie bingo. Et je compte sur vous dans les commentaires. Voilà, vous l'écrimez aussi. Allez, c'est parti. Alors, le bingo de l'auto-sabotage, je vous donne des situations. Ça va être un jeu de rapidité. Let's go. J'attends d'être vraiment prêt avant de me lancer. Ok. Ruben, pourquoi ?
- Speaker #1
Le sas. C'est quoi ce truc de l'enfer ? En plus, tu fais de l'IA. Je n'avais pas compris à quel point c'est un développement. En fait, OpenAI, il sort une mise à jour en API que les outils peuvent utiliser deux fois par mois.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Tu vois ? C'est-à-dire que là, ils ont sorti, fin août, je reviens, ils me disent, il y a l'agent vocal avancé qui est sorti en API. C'est trop stylé de parler avec une lière maintenant.
- Speaker #0
Donc, tu repousses à chaque fois ton lancement de produit.
- Speaker #1
Tu repousses et tu développes. Alors qu'en vrai, vas-y, une fonctionnalité, lance, ciao. Oh là là, c'est l'enfer.
- Speaker #0
Moi, j'ai levé le drapeau parce que je trouve que c'est un gros sujet, le perfectionnisme. Je le vois énormément chez mes alumnis. Le post LinkedIn, je le ferai plus tard quand il sera mieux. Le produit, je le lancerai plus tard. Moi, je l'ai combattu parce que j'ai tellement de trucs à faire, je n'ai plus le time. Maintenant, je... Je suis obligée de délivrer et puis j'améliore au fur et à mesure. Mais avant, je l'avais, le syndrome de la bonne élève. Je crois que tu en parles pas mal dans tes podcasts, Clotilde. Tu me regardes intensément. Donc, tu dois aider les gens à se départager de ça, à se démarquer de ça. Allez, deuxième situation. Je n'ai pas le temps de créer du contenu parce que je dois d'abord m'occuper de mes clients. Ah, Adrien !
- Speaker #4
Très contre-intuitif parce que moi, c'est ce que je vends à mes élèves, justement, de faire du contenu à balle. Et là, je n'en ai pas fait pendant deux semaines. Je suis vraiment focus. Ah mais moi, ça fait une entorse. Moi, je suis vraiment le mec régulier. Non, non, non. Toutes les semaines.
- Speaker #0
On oublie les échecs, là. Retour sur Instagram. Moi.
- Speaker #2
C'est vrai que si tu remplaces l'heure d'échec du soir, par exemple, par une heure de création de contenu. C'est ce que je me dis.
- Speaker #0
Attends, j'ai une idée. Tu joues aux échecs et tu racontes un peu des concepts sur ton business.
- Speaker #4
Oui, il y a un potentiel. Un petit truc. Il faut se remettre dedans.
- Speaker #0
Ne faites pas ça chez vous, là. Arrêtez, là. Je sais, je suis en mission client. du coup j'ai pas le temps de prospecter mes prochains clients en freelance. Ça m'énerve ça, c'est vraiment une question de survie, c'est un peu votre assurance vie pour avoir des clients tout le temps. Moi j'ai la stratégie, moi d'abord, c'est d'abord le matin je fais mes trucs de business qui vont me développer mon business, et l'après je m'occupe de mes clients. C'est con mais ça marche à peu près.
- Speaker #1
Non mais t'as des phases créatives je pense. Oui, ok. Tu vois, t'as des trucs où t'as envie, d'autres où t'as pas, et moi j'ai testé toutes les orgas, et j'ai l'impression que ça dépend des moments en fait. En début d'année je suis plus un jour sur deux, en milieu d'année je suis plus genre une semaine sur deux.
- Speaker #0
Allez, troisième situation. Les vacances, c'est pour les faibles. On verra plus tard, on se reposera quand on sera mort.
- Speaker #1
Tout le monde prend des vacances.
- Speaker #0
Tout le monde prend des vacances, c'est bien.
- Speaker #2
Quand tu as des enfants, ça te structure ton année. Alors, quand ils sont petits, je suis d'accord, ce ne sont pas des vacances, mais au moins, ça t'oblige à t'arrêter, ça t'oblige à couper. Pour moi, c'est un des bénéfices d'avoir des enfants en étant entrepreneur, c'est qu'en fait, tu ne peux plus bosser jusqu'à 21h30 et d'un coup, tu lèves le nez et il fait nuit. sinon il y a la crèche qui t'a appelé voire la police ça t'oblige quand même à cadrer et à t'organiser dans une amplitude horaire plus raisonnable c'est bien je suis fière de vous cet épisode pour une fois ne sera pas sponsorisé par la Fédération Nationale du Burnout parce qu'on est des entrepreneurs responsables,
- Speaker #0
on prend des vacances, même toi Adrien ?
- Speaker #4
c'est pour ça que c'était à moitié levé le drapeau je suis partie à Bali il n'y a pas longtemps il y a encore un an je pense que c'était comme ça Merci. Oui, j'ai vu ma face pendant vraiment 2-3 ans, j'étais en mode, non, les vacances, c'est pour les nuls.
- Speaker #0
Allez, on continue avec le bingo. Je n'ai pas besoin de data, je suis mon intuition. Moi, je l'ai un peu, Ruben aussi. Ah, il n'est pas content de lever le drapeau. Pourquoi tu...
- Speaker #1
Non, parce que, encore une fois, je pense qu'on fait des métiers où il y a des... C'est tellement neuf ! Tu sais ce que je veux dire, solopreneur, ça fait combien de temps que les gens en parlent ? Carrément, j'ai fait un rendez-vous avec la BPI, avec le directeur de communication, qui s'appelle Julien, qui est vraiment un amour. Je lui parle du mot solopreneur, et il me dit, mais qu'est-ce que ça exige ? Ben non, ça... Il y a des gens qui veulent pas aller plus loin, ils montaient des super boîtes, mais ils gagnent de l'argent, tu vois, et ils vivent. Et il m'a dit, ah ouais, c'est vrai. ok tu vois il y a un côté genre euh
- Speaker #0
Il n'y a pas trop de recul.
- Speaker #1
L'intuition, pour moi, il y a Marc Simoncini qui disait un truc hyper smart, qui disait que c'est la somme de tes erreurs qui n'est pas expliquée. Et c'est un truc que tu sens. Moi, je l'ai suivi beaucoup de fois et je me suis beaucoup planté. Mais il y a des fois où c'était mes plus gros succès. C'est l'intuition. L'accélération, c'est l'intuition. LinkedIn, c'est l'intuition. Il faut l'écouter, ce petit truc-là.
- Speaker #0
Surtout quand tu es en 2-0-1,
- Speaker #2
Parce que tu n'as pas de data.
- Speaker #0
Donc de toute façon, il y a plein de gens qui nous écoutent, ils n'ont pas encore de data, ils ont eu quoi, un ou deux clients, donc il faut suivre un peu ton gut feeling, t'en penses quoi, toi Clotilde ?
- Speaker #2
Moi je pense que l'un n'exclut pas l'autre et que idéalement il faut poursuivre les deux et que je pense que c'est ça qui fait la différence aussi, c'est d'avoir... Alors l'intuition, c'est un terme, on met plein de choses derrière, mais je pense qu'il y a une connexion avec ton audience, ta communauté, où tu perçois des choses sur le qualitatif en fait. Le quantitatif, tu vois, les taux d'ouverture, machin, ça... Il ne faut pas reposer sur ton intuition, mais sur de quoi est-ce que les gens ont vraiment besoin ? Comment est-ce que je peux en parler ? Qu'est-ce qui est dans l'air du temps ? Comment est-ce que le marché change ? Etc. Ça, ta data, elle ne va pas te le dire.
- Speaker #0
Donc, faire les deux. Et c'est vrai que moi, je vois qu'il y a un solopreneur que j'aime bien, Jay Klaus. Là, il fait son bilan mensuel et le partage avec nous en vidéo dans son membership. Et en fait, je suis là à chaque fois que je le vois, je me dis « Ah putain, moi aussi, il faut que je fasse son bilan mensuel. » Merci, Je suis un petit peu quelques KPIs. Je me suis fait des petits agents IA maintenant qui les suivent un peu, qui m'aident à les récolter. C'est déjà pas mal. Allez, on continue dans l'auto-sabotage. Je ne veux pas déranger les gens avec mes offres. Je ne veux pas trop parler de mes produits. Bon, pas de problème autour de cette table. Nous, on est des gros forceurs apparemment. Il faut l'être.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
Il faut l'être ?
- Speaker #1
C'est bizarre. culturellement, France, un frein de... Soit les gens ne vont pas commenter quand on fait la promo. Je parle de contenu, par exemple, sur LinkedIn, donc ils vont moins commander. Et on le voit, un post qui parle de le guide pour optimiser son profil LinkedIn va faire 1000 likes. Le « je vends un programme d'accélération » va faire 20 likes. Donc, il faut être à l'aise avec ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Aux États-Unis, c'est incroyable. Tu sais, limite, c'est eux qui font les commentaires. Le problème, c'est que si tu ne le fais pas au moins une fois par semaine, tu as beau créer du contenu, si les gens ne savent pas ce que tu vendes, tu ne peux pas aller loin.
- Speaker #0
Et puis je crois que les gens ne se rendent pas compte, moi, dans mes programmes, ils me disent « j'ai parlé une fois de mon bootcamp, ça ne se vend pas » .
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je me dis « mais tiens » . Ça ne se vend pas une fois. Il faut que les gens passent sept ou dix fois, je crois, de vendre.
- Speaker #2
Sept heures à passer avec toi.
- Speaker #0
Sept heures à passer avec toi. Bon ben voilà, là, ça va remettre les pendules à l'heure de tout le monde. Donc n'ayez pas peur si vous êtes là-dedans.
- Speaker #2
Et je pense aussi que quand tu es convaincu que ce que tu proposes... Aide vraiment, pas forcément tout le monde, mais une typologie de personne que vraiment tu résous un problème qui est douloureux, urgent et reconnu. En fait, tu te dis, ok, si les gens ne sont pas concernés, évidemment, ça ne les intéresse pas. Mais les personnes qui sont concernées sont bien contentes d'apprendre qu'il y a une solution et de savoir en quoi ça consiste. Moi, j'aime bien quand on me vend des trucs dont j'ai besoin et qu'on me fait valoir aussi ce qui est possible pour moi avec une offre, quelle qu'elle soit.
- Speaker #0
Allez, on continue. On est presque au bout. J'ai plein de priorités, mais ça va, je peux tout mener de front. Allez, là, j'ai presque fait un bingo de table. Bon, ben là, on en a parlé de l'éparpillement. Je ne vais pas épiloguer. On va peut-être continuer avec une deuxième question. Je ne délègue pas parce que je suis le seul ou la seule à bien connaître mon business. Oh, il a un bingo du côté de Sherry Vannes. Ça y est, ça fait 5.
- Speaker #1
Ça ne fait pas 5 ?
- Speaker #4
Ça fait 5,
- Speaker #0
je crois. Ça fait 5. Alors ?
- Speaker #1
Je suis un enfer, du coup.
- Speaker #0
C'est bien, tu participes,
- Speaker #1
tu vas pouvoir écouter les conseils. C'est compliqué, hein.
- Speaker #0
Ouais. Toi, tu fais tout tout seul dans ton design.
- Speaker #1
Même mon SaaS, j'ai acheté, tu vois, j'ai acheté les services d'un développeur. J'ai pas du tout pris quelqu'un ni en associé, j'ai beaucoup de mal avec ça. Beaucoup, beaucoup de mal.
- Speaker #0
Et je sais pas si tu discloses ton chiffre d'affaires pour savoir...
- Speaker #1
Ouais, je le dis en vrai.
- Speaker #0
Ok. Parce que j'allais dire, toi, tu fais combien de chiffre d'affaires tout seul pour qu'on comprenne aussi quelle est la...
- Speaker #1
1,1 million d'euros.
- Speaker #0
Voilà. Bon, bah, du coup, t'as la matière pour déléguer, en fait, amplement. en termes de chiffre d'affaires.
- Speaker #1
Ah ouais, bien sûr. Donc là,
- Speaker #0
on voit qu'il y a quand même un petit sujet, perte de contrôle ou je ne sais pas trop.
- Speaker #1
Je ne sais pas. Je me dis des fois dans mon travail, dans le travail opérationnel, j'ai envie d'être seul et je suis bien dans cette ultra solitude. A contrario, je ne m'enferme pas là-dedans. Le soir ou autre, j'aime bien être avec ma famille. J'aime bien aussi sortir. Hier soir, je suis sorti. Toutes les semaines, je sors à des soirées. J'ai besoin aussi de stimulation extérieure. Mais tu vois, dans le travail, je pense qu'il y a... Le sujet numéro 1, c'est que je suis geek, je travaille à une vitesse. Ou quand je vois les gens à qui je délègue, ça aille lentement, ça.
- Speaker #0
Toi aussi, ça te tend, ça, Adrien.
- Speaker #1
Tu vois, c'est comme si on faisait de la cuisine ensemble. Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois, c'est ta dos de 15 ans, là. Tu te dis, va t'habiller. Ça fait une heure même. T'es quoi, en fait ? Non, non, non. J'ai du mal, là.
- Speaker #0
Bon, je pense qu'on va avoir besoin de tes lumières tout à l'heure aussi, Clotilde. Tu vas nous aider. Bon, bref, là, ça y est, on a fini le bingo. Nous, on a Ruben à notre table qui a coché le bingo. Je suis pas loin. Ça veut dire que tu t'auto-sabote pas mal, mon gars. Ça veut pas dire que tu vas foirer ton année, mais ça veut dire que, malgré toute ta réussite, t'as encore des axes où tu vas pouvoir progresser. Racontez-nous ce que ça vous a ouvert comme petite lumière aussi, parce que j'aimerais bien savoir un petit peu ce qui vous freine aussi dans votre développement. Et d'ailleurs, avec toutes les techniques qu'on va aborder pendant cet épisode, avec nos quatre cerveaux, on vous a fait une checklist, un petit peu les 100 trucs qu'il faut faire pour pas foirer son année. en freelance, en solopreneur. Vous pouvez la télécharger, c'est gratuit, c'est une sorte de petit PDF avec tout dessus. Vous pouvez flasher le code, vous pouvez, si vous nous écoutez en podcast, aller sur leboard.fr slash solonation. Et donc voilà, c'est gratuit, il y a tous nos tips réunis de tout ce qu'on a préparé pour l'émission. Alors, on va continuer un peu dans les fails et là, je voudrais que vous me racontiez votre plus gros fail de l'année dernière et du coup, qu'est-ce que ça vous a forgé comme résolution de genre... Une erreur que vous voulez absolument éviter de refaire cette année, c'est parti. Alors vos pires fêtes de l'année, je commence par toi Adrien. Et qu'est-ce que tu voudrais absolument pas refaire cette année ? Je trouve qu'on apprend bien des erreurs réelles, pas des poncifs sur l'entrepreneuriat. Donc dis-nous ce que tu as raté et ce que tu veux pas refaire cette année.
- Speaker #4
Ce qu'il ne faut pas forcément faire, c'est rejoindre toujours le côté dispersion. J'ai toujours été quelqu'un un peu avec le syndrome de l'objet brillant.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #4
très attiré par ce qui brille et notamment la peur de perdre aussi quelque chose. J'avais deux programmes. Donc en fait, j'avais un programme qui était sur les réseaux sociaux, toujours dans la niche de la pâtisserie-cuisine et j'ai développé aussi mon nouveau programme pour aider du coup les salariés à se lancer, mais toujours dans les pâtissiers-cuisiniers. Donc deux projets complètement différents et d'autres que j'ai lancés, enfin il y en a un qui fonctionnait, l'autre j'ai lancé en même temps et j'avais les deux en même temps, du coup, pour avoir du focus dispersé, on met 50-50 et du coup j'ai fait le deuil Ça y est,
- Speaker #0
t'en as enlevé un ?
- Speaker #4
Oui, j'ai enlevé celui des réseaux qui est complètement... Je n'en parle plus. J'ai toujours mes élèves dedans, mais je ne fais rentrer plus personne. Même si ça fonctionnait, on rentrait.
- Speaker #0
C'est le plus dur d'ailleurs, parce que j'allais dire qu'il y a un projet qui ne marche pas, tout le monde est capable de le faire, mais moi, on s'en était parlé au téléphone, pareil. J'ai trop de produits, j'ai trop de projets et ils marchent tous. Non, mais c'est un problème de riche.
- Speaker #1
Ceux qui nous écoutent.
- Speaker #0
Non, mais ils marchent tous. Pas de ouf non plus. Je ne suis pas encore million comme Ruben, bientôt. Mais voilà, c'est encore plus dur parce que du coup, tu te dis, il y a un marché, mais du coup, ce n'est pas forcément le produit qui va t'emmener exactement là où tu voudrais. Claude Tilde.
- Speaker #2
L'erreur que j'ai faite, c'est de penser qu'en rajouter plus, faire plus sophistiqué, ça allait mieux marcher. Alors qu'en réalité, plus tu as de complexité opérationnelle. plus tu as de charge mentale, moins ça fonctionne.
- Speaker #0
Un exemple un peu concret d'un truc... Typiquement,
- Speaker #2
des stratégies marketing de lancement où tu empiles les dispositifs, tu te dis, ah oui, puis on va faire ci, et puis on va segmenter les personnes à qui on parle avec un messaging un petit peu différent, selon là où en sont les gens, etc. Et en fait, tu te noies dans des... Voilà, c'est énorme. Et en fait, le 20-80 fait que la complexité supplémentaire ne rapporte qu'un tout petit peu plus par rapport à juste le truc simple.
- Speaker #0
Ton ROI derrière il empathie parce que la complexité supplémentaire c'est à dire des gens qui t'emportent, des clients, des copywriters et tout. Donc ok merci pour ce message très sain parce que je trouve que dès qu'on est dans la scalabilité, les gens ils se compliquent la vie de ouf. Alors là je vais déléguer, je vais prendre 12 coachs pour faire mes 12 chapitres et pour machin. Bon toi t'as pas ce problème Ruben, t'as évité la complexité. Donc on t'appelle quoi, si on a un problème d'usine à gaz et toi tu nous remets les pendules à l'heure c'est ça ?
- Speaker #2
Et je pense que le phénomène, c'est vraiment un phénomène d'empilement. C'est-à-dire qu'en fait, à chaque fois, tu as une nouvelle idée. Donc, tu implémentes ta nouvelle idée, mais tu oublies. C'est un peu comme quand tu t'achètes des nouvelles fringues, on te dit toujours un truc in, un truc out. Tu achètes un truc, mais sinon, ta penderie, elle déborde. Et là, c'est un peu la même chose. Version business. Il faut aller vite crever.
- Speaker #0
On va dégager tous nos vieux process. Ruben, c'est quoi ton plus gros échec de l'année ? Le dernier ? Oui.
- Speaker #1
Je visite entre... Ouais, non, c'est lié. En fait, dans le programme, j'ai mis un décalage de paiement. Donc, tu commençais le programme et tu commences à payer trois mois après, qui était en lien avec le fait que quand j'ai fait ça, ça m'a permis de convertir. C'était monstrueux. C'est-à-dire, j'avais, je crois, 66% de call converti. Sauf que la trésor. Je reviens sur le même sujet. C'est-à-dire, t'as beau faire un million d'euros... T'as pas un million d'euros sur ton compte, tu vois, de CA. Et je parle de... Alors, quand je dis un million, c'est hors-taxe, encore une fois, tu vois. Donc c'est vraiment un million. Et t'as personne avec toi, t'as pas de marge... Enfin, t'as pas d'achat, donc t'as full marge. Donc c'est très bien. Mais, comment ça se fait qu'à la fin de l'année, je me retrouve pas avec la quasi-totalité de la somme sur le compte ? Tu vois, alors que t'en dépenses pas. Et en fait, moi, mon gros sujet, la grosse erreur que j'ai faite l'année dernière, c'est claquer l'oseille. Mais dans des trucs, tu vois, c'est démentiel. Vas-y, tu vas acheter un sas, tu vois, des trucs. pas le bon moment.
- Speaker #0
C'est combien sans indiscrétion ? C'est quoi un peu les ordres de grandeur de claquage qu'on se rend compte ?
- Speaker #1
C'est rien, c'est des trucs où tu vas acheter, ça va te coûter je sais pas moi, allez un podcast, tu vas te dire, vas-y je vais lancer des vidéos, tu vas faire 10 vidéos, tu vas te prendre le meilleur mec parce que t'as un peu d'argent, etc. Tu vas claquer 10 000 balles. Alors qu'en vrai, tu prends ton téléphone, facecam, tu fais 4 fois les vues. Des trucs comme ça, tu vois. Alors si, un truc où j'ai pas lésiné, mais le matos ... j'ai un matos à la maison, j'ai un bureau, j'ai une chaise j'ai une télé, tu vois, personne connait mon adresse j'ai un matos incroyable je regarde tous les matins non pour jouer, tu vois pas en plus le matos pour jouer à haut ouais claquer l'argent, en fait tu te retrouves à des moments où tu te dis, attends je comprends pas là j'ai trois mois de trésor alors que y'a personne qui est aussi rentable que c'est ça le vrai nerf de la guerre c'est de garder parce que Je pense qu'aussi, en termes de tranquillité d'esprit, te dire que j'ai un peu de temps devant moi pour faire des choix judicieux, stratégiques, prendre le temps, réfléchir, sans pour autant t'enfermer là-dedans. C'est important. Et je crois que le plus gros fail de l'année dernière, c'est en fait ne pas garder. Et comme j'ai ouvert le champ des possibles, j'ai commencé à vouloir saisir toutes les opportunités. Voilà,
- Speaker #0
on revient un peu sur le truc de je veux prendre toutes les lignes en même temps. Ok ! Moi, qu'est-ce que j'ai fait de vraiment pas cool ? Ah ben, classique, c'est... Moi, j'ai du mal à limiter les activités que j'adore par rapport aux activités que je devrais faire et que j'adore pas. Donc typiquement, moi j'adore créer des podcasts. Donc là, cette émission, c'est un exemple typique. C'est mon kiff. Donc, qu'est-ce que je fais ? Je vais dépenser 60 000 balles pour lancer l'émission Solonation, louer les studios, naninana... Est-ce que c'était judicieux de faire ça ? Est-ce que j'aurais pas mieux fait de faire 60 000 balles de pub ? J'aurais fait x4 sur mon chiffre d'affaires. mais non, c'est mon kiff C'est bien de faire des trucs que tu kiffes, parce que moi, je fais ça pour être créative et j'adore mon métier et je ne veux pas changer. Mais par moment, il faut que je réfléchisse différemment. C'est-à-dire qu'il faut que je me dise, OK, crée un podcast de plus, crée 10 podcasts de plus, arrête, c'est bon, tu as déjà fait. Là, le must-have, c'est par exemple, ce n'est pas l'acquisition, c'est peut-être la conversion. Tu devrais faire plutôt des séquences d'email, des choses comme ça. Donc, tu vois, j'ai fait ce shift dans l'année et je me promets maintenant, avant de faire un truc, tu vois, de restreindre un tout petit peu les trucs que j'aime, tout en ayant quand même une bonne partie de ma semaine consacrée à ça. pour un peu aller vers les trucs que je sais qui doivent être faits. Et ça, je crois qu'on a pas mal ça quand on est unique.
- Speaker #2
Je pense que ce qu'on a beaucoup évoqué, c'est le fait de mettre son énergie au bon endroit, son énergie et donc son argent au même endroit. Et je pense qu'en fait, on a tous besoin d'avoir à tout moment une idée claire de qu'est-ce qui est le point de blocage dans notre business, le goulot d'étranglement. Ensuite, est-ce que tu fais des choix de cœur ou des choix de business ? Tu restes libre, c'est ton business. Mais au moins de le faire en conscience en te disant ça, je le fais parce que je kiffe. Mais je sais qu'en fait, le truc qu'il faudrait que je fasse pour développer mon business, c'est plutôt sur tel autre...
- Speaker #0
Eh bien, écoute, sois rassurée, je suis en conscience.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #0
Total, je m'écombrie. Je les assume. Mais bon, ça empêche qu'on peut mutiger un peu, tu vois. On peut faire un peu plus tiède que d'aller à fond dans sa connerie une deuxième année de suite, quoi. D'ailleurs, racontez-nous dans les commentaires, on veut tout savoir. Qu'est-ce que vous avez raté ces 12 derniers mois ? C'est le moment thérapie de groupe. On va venir vous consoler. Et puis, comme ça, on trouvera des trucs aussi qu'il faut éviter. parce que nous on a fait 4 erreurs là mais il y en a peut-être plein d'autres qu'on aurait envie d'éviter en 2026, donc allez-y. D'ailleurs, j'ai un petit peu de beau moqueur à vous mettre parce que finalement, un des épisodes de Solonation qui avait le mieux marché, c'est notre épisode sur nos pires défauts de salariés. On fait de nous des meilleurs entrepreneurs. Donc, ce n'est pas parce qu'on rate des trucs qu'on est des zéros. Et d'ailleurs, à la fin de l'émission, on va vous donner des tips aussi pour mieux soigner votre rapport à l'échec. Plus vous avez d'échecs, plus vous avez de défauts, meilleur vous serez en tant qu'entrepreneur. Par contre, évidemment, il faut en avoir conscience. Donc, on va y aller. D'ailleurs, il n'y a pas que nous qui avons raté des trucs cette année. Il y a d'autres entrepreneurs connus, stars, qui ont tenté des stratégies ou qui vont tenter des stratégies. Et là, je vais vous demander un peu comme dans un conseil, un conseil dans Koh-Lanta. Je n'ai pas les torches, mais j'ai les petits drapeaux. On va prendre deux drapeaux. On va dire jaune, c'est gold. Donc, go, ça passe. C'est une bonne stratégie. Noir, ça passe, ça casse. Donc, ce n'est pas une bonne stratégie. Et là, on va noter... noter les stratégies des plus grands entrepreneurs pour voir s'ils prennent la bonne direction ou si au contraire, on pense qu'ils vont foirer leur année 2026 à cause de ça. Allez, c'est parti ! Alors, le jeu, ça passe ou ça casse ? Je vais vous donner des situations. D'accord ? Et vous allez noter la stratégie. Et puis après, je vais vous raconter quel entrepreneur utilise cette stratégie et d'où ça vient un petit peu. D'accord ? Comme ça, on ne vous accusera pas de tracher sur tel ou tel entrepreneur. Vous allez d'abord juger la stratégie, pas la personne. Oui,
- Speaker #5
c'est vrai. C'est souvent ça. C'est souvent.
- Speaker #0
Vous n'avez pas le droit de dire que ça passe à tout. Voilà, vous pouvez être mitigé, vous pouvez lever les deux drapeaux. On y va. Première stratégie, travailler 72 heures par semaine pour réussir. Donc 72 heures, ça fait de 9 heures du matin à 9 heures du soir. 6 jours par semaine. Alors, voilà. Une majorité de non. Adrien t'a dit, ouais, ça passe.
- Speaker #1
Ouais, ça passe. Moi, je l'ai fait pendant... C'est ça, moi, quand tu kiffes ce que tu fais, tu vois pas le temps passer. Alors, attention, parce qu'on peut vite brasser de l'air. Moi, j'ai brassé de l'air.
- Speaker #0
Voilà. Maintenant, t'as le temps de jouer aux échecs, tu te rends compte que ça passe quand même.
- Speaker #1
Ouais, ça passe aussi. Mais je trouve ça bien, des fois, quand on a... Si on a le temps, l'énergie pour, et qu'on a tout le temps pour bosser dessus, et qu'on a envie, let's go. On va se freiner.
- Speaker #2
Je pense que ça dépend du stade de ton business. Je pense qu'au démarrage, il n'y a pas le choix. Ça peut prendre de l'avance sur les autres. Mais il faut savoir que ça ne peut pas durer longtemps. Ça va coûter cher.
- Speaker #0
Moi, je trouve que je suis bien meilleure depuis que je travaille moins. Franchement, mais c'est sûr qu'en fait, je passe de l'air à fond. Et je me suis encore dit ça parce que là, il y avait des bonnes conditions. Je suis allée surfer plusieurs lundis d'acuvée. et du coup j'étais là bon bah ça passe encore en 3 jours. Du coup, je me dis presque limite, si je devais bosser que 3 jours, qu'est-ce que je ferais de plus important ? Et je suis sûre que pour revenir à mon truc d'avant, là, je ferais les must-haves. J'aurais pas le temps de faire les petits pignolages nice to have. Ruben ?
- Speaker #3
Déjà, ça s'alterne. Il y a des moments où tu vas beaucoup plus bosser que d'autres. Il n'y a pas de débat. Mais je pense aussi que on a tous une petite application de notes où on note plein de trucs par rapport à notre business et que ça, ça n'arrive que quand t'es dans des moments où t'as l'esprit un peu libre, tu ne fais pas grand chose, etc. n'utilise pas cette pensée au moment où tu l'as. Probablement, tu relis tes notes plus tard, tu vois. Et donc, je pense que dans ce sens-là, en vrai, travailler trop, c'est pas forcément... Et encore une fois, on est solopreneur. Pour la quasi-totalité des gens, être solopreneur, c'est scale un business de plus ou moins freelance. Pour scaler tout seul, il faut créer du contenu. Franchement, c'est une des clés. Et pour créer du contenu, si tu réfléchis pas, tu vois, tous les jours, tu prends des situations qui te font penser. C'est compliqué, si t'es toujours dans le travail, dans le travail, tu le vois dans ton contenu, il est pas créatif, tu vois. Et donc, si tu veux cette créativité, je pense qu'il faut pas repousser.
- Speaker #0
Bon, en tout cas, cette 72 heures ne vient pas de nulle part. Ça vient de la Silicon Valley, la Startup Nation. Nous, c'est la Solo Nation, on veut pas de ça. Alors, le nouveau rythme de la Silicon Valley, c'est 9-9-6.
- Speaker #2
Ah oui, c'est ça.
- Speaker #0
De 9h à 9h, 6 jours par semaine. Et donc là, je vous montre une petite photo. Les mecs sont en train de dormir, de faire la sieste, machin, et il dit... Si ton équipe n'est pas en train de dormir au bureau, tu as raté ta startup. Ta startup est déjà morte. Donc là, on est sur un niveau de hustling qui est phénoménal. Et là, c'est tous les founders, en fait, notamment IA, qui ont vraiment cette impression de faux mots, de si je ne développe pas le truc maintenant, la semaine prochaine, il y a OpenAI qui va faire un nouveau truc et tout. Voilà, donc c'est des malades. Je pense qu'en freelance solopreneur, on a un petit peu plus le temps. C'est du serreur. Deuxième stratégie, lancer un soft drink pour diversifier ses revenus d'infopreneurs ou de créateurs de contenu. Ruben, c'est le seul à valider.
- Speaker #3
J'y ai pensé, salade.
- Speaker #0
Rien pour toi, en fait. Non,
- Speaker #3
mais je ne sais pas, il y a un côté brand où, vas-y, il faut s'amuser un peu.
- Speaker #0
Oui, j'avoue.
- Speaker #3
Moi, j'ai atteint un niveau où je me dis à un moment donné, bon, vas-y, c'est mécanique le truc. On répète, on répète, on répète. Viens, on se fait kiffer. Non, ça te fait boire des trucs. L'ancienne boisson, c'est du physique. Le métier, ce n'est pas la boisson. C'est vraiment la supply. Où est-ce que tu vas le vendre ? Comment l'esprit que tu mets derrière ? Il y a une force de brain de fou. Tu regardes toutes les meilleures boissons, c'est de la brain. Et tu as des nouvelles expériences. Je pense qu'en tant que solo-preneur indépendant, on peut diversifier tes expériences.
- Speaker #2
La question, c'est qui est-ce qui s'occupe du premier business ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
parce que c'est un nouveau business. Donc, on voit quand même qu'un temps plein pour un business, c'est pas mal.
- Speaker #1
Quand tu es tout seul dans ton business, ça peut être vite compliqué.
- Speaker #2
On parle de dispersion.
- Speaker #1
On parle des boîtes qui se mettent à faire les choses.
- Speaker #0
Eh bien, en tout cas, évidemment, vous avez suivi Squeezie qui lance sa marque de kombucha, Ciao. Et puis là, je vous affiche Margot. Margot Cunego, qui est un peu une infopreneur, on va dire. Boustambiz et tout. Elle est là avec sa petite canette Kera. Elle a lancé son Energy Drink à destination des femmes. Du coup, elle est tous dans ce délire. Je crois qu'elle lance tout la même année. On verra si ça passe, parce qu'elle lance son drinks, son sas. son truc qu'il y a et je ne sais pas quoi d'autre Bon, écoute, bonne chance Margot on est avec toi Là ça va grinder
- Speaker #2
On leur souhaite de réussir Pour moi ce serait la pire idée Et moi en tout cas c'est pas du tout mon délire de business model Aucun soft drink
- Speaker #0
Je peux lancer de l'eau, de l'eau change ma vie
- Speaker #2
Petit Hans
- Speaker #0
C'est hyper bien, on t'a trouvé un business Alors, lancer un sas, bonne ou mauvaise idée ? Ruben, c'est pas contre toi, mais moi, je vais plutôt mettre le drapeau noir.
- Speaker #3
Non,
- Speaker #0
mais on se parle,
- Speaker #1
c'est bien.
- Speaker #0
Adrien, bonne idée, pourquoi ?
- Speaker #1
Moi, je m'y intéresse de plus en plus. C'est trop intéressant aussi d'avoir des choses qui tournent en automatique. Alors forcément, derrière, il y a pas mal de taf et d'investissement, mais ça change toujours. Le coaching, d'aller accompagner des personnes, je trouve que ça fait un petit bavard et un side business qui est assez intéressant. Et toujours l'énergie, j'essaie de regarder comment on fait, j'essaie de m'intéresser. Tout ce qu'on a à faire entre cheveux et chèques, surtout entre travail et ça, c'est un peu compliqué au niveau.
- Speaker #0
Donc tu l'as dans ton périmètre de scalabilité, c'est vrai que c'est le produit le plus scalable par excellence, soit le SaaS, mais pas pour tout de suite. Clotilde ?
- Speaker #2
Alors moi, je n'y réfléchis pas trop pour moi, mais je pense que c'est une très bonne façon de compléter son offre. si le SaaS qu'on développe, on en devient le premier client, en fait. C'est-à-dire que si ça vient, si c'est une brique de plus pour répondre aux mêmes besoins du même persona, c'est super.
- Speaker #0
Dans ton écosystème.
- Speaker #2
Dans ton écosystème. Si c'est juste un truc complètement différent, juste parce que tu as une nouvelle idée de business sur un autre marché, avec une autre audience et tout, je fais...
- Speaker #0
Ruben, toi qui vis ça, tu as quand même levé les deux drapeaux parce que tu n'es pas encore au bout. Tu es dans le... Dans le beau métier, en fait. Voilà, OK.
- Speaker #3
Je pense que déjà sur la création de contenu, associé à la création de contenu...
- Speaker #0
J'affiche ton sas à l'écran là quand même, craft your post, évidemment, je suis allée le voir. Très belle couleur d'ailleurs le violet. Merci beaucoup, c'est une agence détentive qui a fait ça, sympathique.
- Speaker #2
Pardon mais c'est exactement les couleurs de nos drapeaux ?
- Speaker #3
Attention à la prochaine émission.
- Speaker #0
Alors il y a Antoine BM aussi qui lance son sas, d'accord ? Il raconte ça sur sa chaîne YouTube et tout, je vous invite à aller regarder, c'est assez cool. Et c'est vrai que c'est un métier complètement différent. Moi, j'ai levé le drapeau noir parce que les SaaS sont pas mal chahutés avec l'arrivée des IA. Donc, je ne vais pas dire que ce n'est pas le meilleur moment pour lancer un SaaS. En tout cas, pour lancer un SaaS payant à 30 balles par mois, il va falloir réfléchir au business model. Peut-être plutôt l'inclure dans une offre à étiquette. Peut-être l'offrir en accès à ses clients. Ou peut-être lancer un SaaS IA. Mais attention à plein d'agents IA maintenant qui peuvent faire un peu le même taf que des SaaS. Et notamment, je regardais celui qu'il a lancé, Antoine BM, BetterStat. En gros ça prend tes stats Mais il a fait un...
- Speaker #3
dans Stripe et dans machin.
- Speaker #0
Mais moi, j'ai un agent IA qui me fait ça. Moi, il va prendre mes trucs Stripe tous les mois et il me dit combien j'ai vendu, qui va churn, machin. Alors, ce n'est pas très beau. C'est l'interface.
- Speaker #3
Tu maîtrises l'IA aussi.
- Speaker #0
Exactement. Mais en tout cas, ça correspond bien à sa communauté. Autre situation. Lancer une petite communauté payante et l'utiliser comme vivier de clients pour ses prochaines offres iticket. Nous, on est plutôt chaud. Moi, je suis un peu biaisé parce que je sais qui c'est. Ruben, pourquoi tu dis Mixed Feelings sur ça ?
- Speaker #3
Pas forcément. Si le but, c'est de vendre des offres d'upsell, dans certains cas, c'est quand même... Dans la majorité des cas, c'est un peu plus compliqué. Mais d'avoir une communauté, par contre, je trouve que c'est un business comme le SaaS, comme la formation en ligne pour des créateurs de contenu. Il va accompagner la croissance des abonnés. Il va accompagner, tu vois, qui est scalable. D'accord,
- Speaker #0
mais je confirme. Alors, la communauté, un gros big up, c'est Aline, qui est dans notre team. Donc forcément, Aline, cœur sur toi, cœur sur Vibe, ta communauté à 5 euros par mois. Et en fait, la stratégie, c'est d'avoir déjà un premier niveau de paywall pour qu'après, les gens s'intéressent. Après, je te rejoins. Moi, finalement, j'ai remarqué que c'est plus difficile d'upseller des gens d'une communauté self-service vers un bootcamp high ticket que l'inverse. C'est-à-dire de commencer par une offre high ticket. Moi, mon bootcamp, c'est plutôt ça, 6-7 000. Et après, ils restent dans la communauté. qui va être payante et moins chère, parce qu'ils ont déjà eu une expérience de ouf en high-ticket, alors que ceux qui sont sur une communauté et qui ne se connectent pas, de toute façon, tu ne pourras pas les choper pour vendre ton produit. Donc voilà, soignez bien l'onboarding.
- Speaker #2
Et j'ajouterais une précaution à prendre, c'est que quand on est de nature généreuse, je pense que c'est difficile de savoir qu'est-ce que je propose dans ma communauté à 5 euros par mois et comment est-ce que je fais valoir ce qu'on a de plus dans mes autres offres. Parce qu'il y a l'envie en fait... Mais même dans le contenu gratuit, souvent, c'est ça la difficulté qu'on a, c'est de tout donner et d'être vraiment hyper utile. Et du coup, je pense qu'il faut être clair sur quel est le cadre. Connaissant Aline en plus, qui en voit du lourd, on dit que...
- Speaker #0
Non, mais plutôt comme vivier de client. C'est un funnel de vente comme un autre. On pourrait avoir des funnels de vente avec... Il y en a qui font des petits produits payants. Je ne sais plus comment ça s'appelle, des tripwire, des petits tickets pour ensuite...
- Speaker #3
Tu ne penses pas qu'il faut avoir une certaine personnalité ? Ah si,
- Speaker #0
je pense aussi. Mais elle, ça lui va bien, je pense. Le côté grande sœur, accessible et tout, hyper bien. Avant-avant-dernière stratégie, beacher sur la France pour vendre des formations en ligne.
- Speaker #4
C'est sur la France, c'est-à-dire ?
- Speaker #0
La France, on paye trop l'impôt. Mais je ne sais pas, tout le monde beach sur la France. Toi, tu t'es quitté ? Il y en a plein qui...
- Speaker #4
Non, il y en a un qui a...
- Speaker #0
Attends, tu vas me dire après. En tout cas, la France, c'est nul. La France, on ne peut pas entreprendre. Vous devez quitter la France pour faire de la big money. Alors tu mets oui et non, ça te parle quand même ?
- Speaker #1
Ouais, ça me parle.
- Speaker #2
Comme stratégie dans ton business de bitcher sur la France ? Sur la pâtisserie ? Non, c'est la même. Toi,
- Speaker #0
tu ne l'utiliserais pas, non ? Non, ça ne me paraît pas du tout.
- Speaker #1
C'est un business d'expatriation.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Moi, j'ai deux élèves qui font des business sur l'expatriation.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc voilà, eux,
- Speaker #0
c'est leur stratégie. Tu penses à qui, Ruben ? Qui fait ça ?
- Speaker #3
L'archevêque. Ouais,
- Speaker #0
voilà. Et là, c'est la grosse mode. Tout un peu, on va dire, indépendance financière, crypto. Là, je prends... C'est passé dans mon feed, Victor Ferry, lui je sais pas, il a complètement vrillé en mode, avant il parlait de rhétorique, maintenant c'est genre, on a tous des gros nabes d'être en France, c'est un gros masque en plus je crois, enfin bon bref, coucou s'il regarde l'émission. Mais c'est un peu spécial, c'est très alpha comme mode de communication, je pense que ça attire certains clients, mais moi c'est unfollow direct quoi, alors que pourtant je pourrais être intéressée par les sujets scalabilité et tout.
- Speaker #2
Non mais on leur a dit que polarisant,
- Speaker #0
c'était bien là, il m'a polarisé. alors en parlant de polariser avant dernière stratégie lancer un podcast féministe c'est une entrepreneur qui a une offre voilà ce serait difficile pour vous deux je ne me sens pas
- Speaker #1
trop concerné par le truc pourquoi ?
- Speaker #0
je me sens concerné dans la cause mais moi je ne le ferais pas par exemple en gros ça pourrait être un truc politique tu vends un business un podcast engagé ça fédère les communes Voilà. Ok, donc toi ça serait peut-être pas le féminisme, ça serait peut-être autre chose. Donc toi Clotilde, je pense que tu sais de qui on parle.
- Speaker #2
Je pense à plusieurs personnes différentes.
- Speaker #0
Alors en tout cas, c'est une entrepreneur qui vend un programme qui n'est pas un programme féministe. C'est juste un programme pour d'ailleurs percer sur LinkedIn notamment.
- Speaker #3
Ah ! C'est Nina !
- Speaker #2
Ah c'est Nina bien sûr !
- Speaker #0
Nina Ramen, donc moi j'ai écouté son podcast et je trouve ça super intéressant. C'est le divan des patrons. Par contre, c'est assez bold, dans le sens où ce n'est pas un podcast qui est directement, pas du tout directement corrélé exactement à sa niche. Donc, on verra, ça passe ou ça casse. Parce que, dis-donc, des patronnes, tu t'attends à un sujet pour augmenter ton leadership ou être chef d'entreprise et tout. Et là, c'est très féministe. Genre, il y a une travailleuse du sexe qui vient raconter le coût des passes et ce que les femmes font gratuitement, etc. Donc, c'est vraiment une ligne édito qui n'a aucun lien presque avec l'entreprenariat. Qu'est-ce que tu en penses, Clotilde ?
- Speaker #2
Moi j'en pense que déjà j'adore Nina Donc voilà On adore J'en pense que c'est la deuxième saison d'un divan des patronnes dans lequel la première saison c'était vraiment des patronnes et les sujets qu'on pourrait attendre et j'en pense aussi que tout ce que fait Nina c'est toujours autour de cet engagement autour des femmes et que finalement après ça peut se décliner avec différentes offres mais que ce qui est fédérateur c'est cet engagement là Donc moi je...
- Speaker #0
Ça marche, ok Ruben ?
- Speaker #3
Je pense que...
- Speaker #0
C'est con, mais tu sais, des fois, quand tu es expert, tu peux faire un truc sur les motivations profondes.
- Speaker #3
Non, en fait, j'ai deux réflexions. La première, je te dirais, tout ça, c'est pour camoufler l'acquisition des femmes, parce qu'on s'est positionnés sur les femmes et que le marché, c'est les femmes. Et depuis que j'ai des enfants, plus particulièrement, j'ai deux filles, et que je réfléchis, tu vois, je me projette vraiment, je me dis, en vrai, bien sûr que c'est extrême en disant que c'est que les femmes, le Fiennims et Nina, Dieu sait à quel point elle est extrême sur ces sujets. je te jure que ça va faire beaucoup de bien aussi à mes enfants en me disant elles vont avoir l'esprit critique de dire c'est extrême mais il y a tellement de choses à prendre dedans que ça va me permettre de construire et tu vois probablement la nouvelle société quand tu vois comment on vivait il y a pas si longtemps que ça même
- Speaker #0
30 ans ouais son impact sociétal est énorme mais là on est vraiment sur est-ce que c'est une bonne stratégie ? en tout cas c'est bien je pense que dans le côté il y a beaucoup de concurrence donc quelque part d'être très marqué et que pour moi il y a Merci.
- Speaker #2
Une partie qui ne se voit pas sur ce type de stratégie business, et ça fait écho à ce que tu disais, c'est à quel point ça la nourrit, à quel point elle kiffe de faire ça, et qu'en fait, cette énergie-là, elle n'a pas de prix, et c'est ça qu'elle investit dans le reste de son business.
- Speaker #0
Un peu comme moi quand je fais mon podcast,
- Speaker #3
je me fais plaisir aussi.
- Speaker #0
Allez, la dernière. Abandonner sa startup pour devenir YouTuber. Bonne ou mauvaise stratégie ? Mauvaise stratégie pour Adrien. Bonne stratégie. Alors, vous pensez à quelqu'un ou pas en particulier ? Peut-être toi, tu le connais, Charles Rubens, la personne.
- Speaker #3
Justement, je comprends très bien, Charles. Ça me dit quelque chose.
- Speaker #0
Allez, je vous l'affiche à l'écran. C'est Carlos Diaz de Silicon Carnet. Et c'est un pote. Arrêtez.
- Speaker #3
Qu'est-ce que vous dites ? Start-up ?
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, ce que je veux vous dire, c'est que déjà, sa start-up, on t'en lance des biens, il en a revendu une, mais l'autre qu'il avait lancée, ça n'avait pas marché. Donc, à un moment, les start-ups ne sont pas toutes successfulles. Des fois, il faut savoir s'en débarrasser aussi. Et par contre, il cartonne en tant que YouTuber. Il a fait un travail énorme. Là, je vous affiche ses vues et ses revenus estimés juste en ads. Mais après, il a du sponsoring, du machin et tout. Là, c'est, on est à 3000 dollars à peu près par mois en ads. Mais il a fait plus de 2 millions de vues cumulées depuis qu'il a lancé son channel l'année dernière.
- Speaker #3
À exponentielle.
- Speaker #0
Exactement. Donc, voilà. Petit big up à tous les podcasteurs audio qui vont faire le mix vers la vidéo. On se souhaite le même succès que Carlos, n'est-ce pas ? Lui me motive, il me montre les résultats incrémentaux. Il me dit, vas-y, continue Exolonation.
- Speaker #2
C'est juste, attention à la santé mentale, parce qu'en fait, c'est des business qui sont ultra volatiles et que tu construis sur des sables mouvants. Alors, je ne dis pas que les startups, ce n'est pas plus volatil, mais que ce n'est pas des business qui sont nécessairement récurrents et qu'il y a quelqu'un qui perce, un changement d'algo. Exactement ce que tu as dit,
- Speaker #0
il m'a dit. Youtube c'est mon pire manager toxique ce bâtard dès que ça marche il produit plus et là il a doublé son rythme d'émission il en fait deux par semaine chaque tournage c'est deux heures et si il s'arrête il y aura plus c'est
- Speaker #3
le festin il a lancé en plus le troisième format le festin je pense que dans les deux premiers que je mets au même niveau il y a la solo nation il est trop bien Mais d'ailleurs,
- Speaker #0
J'avais déjà ce projet de faire un truc entertaining comme ça et de participer à l'équipe de Silicon Carnet de l'intérieur et du coup, pouvoir sympathiser avec tout un tas d'entrepreneurs. Et t'es fini ? Ah bah tiens, on va faire ça. Mais nous, ça sera quoi ? C'est pas apéro, tu vois. C'est pas apéro plutôt, ouais. Bon, mais parfait. Et bien voilà, pour ce petit jeu des stratégies. Mais racontez-nous si ça vous parle, ces stratégies, ou si au contraire, vous en avez d'autres pour réussir votre année. Et puis justement, ce qu'on va vous proposer, c'est une séance maintenant d'anti-coaching. On vous dit toujours de faire ci ou faire ça pour avoir du succès. Nous, on va vous dire ce qu'il faut faire pour se planter et contre quelle stratégie on est vent debout. Parce que finalement, on va passer aussi beaucoup de conneries parfois dans les conseils en entrepreneuriat. Donc, on va vous épargner ça. Et c'est parti pour nos anti-coachings et vous éviter de foirer la nez. Qu'est-ce qu'il faut faire pour foirer son année 2026 ? C'est ça le thème après toute notre émission. Donc on arrive, on rentre dans le dur, on vous a parlé de nos échecs, mais maintenant on va vous dire comment vous, vous pouvez aussi foirer aussi bien que nous votre année. Allez, je vais commencer par toi Clotilde. Toi, tu es la reine du développement personnel. Donc je suis sûre que tu as un très très bon conseil à nous donner pour complètement foirer notre année.
- Speaker #2
Je pense que c'est de vendre de l'information au lieu de vendre la transformation qui va avec l'information. parce que l'information, maintenant, c'est... L'IA te donne toutes les informations dont tu as besoin. Mais ce dont les gens ont vraiment besoin, c'est du passage à l'action, du soutien, de la sécurisation qui fait que les gens en font effectivement quelque chose de l'info.
- Speaker #0
C'est puissant, non ? Léchant ! C'est dans la boîte, ça part viral. Mais c'est ça, on tombe tout le temps dans ce piège. Je ne sais pas, toi, peut-être tous tes élèves aussi doivent être là-dessus. Comment faire ci, comment faire ça ?
- Speaker #1
Je suis complètement sur le point là. Il faut vraiment qu'ils arrivent à vivre une vraie transformation. Et je trouve qu'il n'y en a pas beaucoup, peut-être dans tous les programmes qui existent, il n'y en a pas beaucoup qui arrivent.
- Speaker #0
Et moi, on m'a conseillé aussi, je l'ai vu chez d'autres entrepreneurs qui font perte de poids, image de soi et tout, ils mettent du mindset, des coachings impératifs. Et ça, je ne l'avais pas anticipé. Moi, j'étais très technique, moi, je suis très cartésienne. Tu fais ça sur ton média, tu lances un newsletter comme ça. Et en fait, je me rends compte qu'il y a des blocages. plus petit que ça, peur du regard des autres, peur d'échouer. Maintenant,
- Speaker #2
je vais raconter cette brique. Comment faire ? C'est hyper accessible. Est-ce que tu vas effectivement le faire ? Et c'est de ça que les gens ont besoin. C'est là-dessus qu'ils ont besoin d'aide.
- Speaker #0
Merci pour ton anti-conseil. Ne nous remerciez pas si vous êtes en plein là-dedans. Vous pouvez encore changer de cours de route. Adrien ? Qu'est-ce qu'on fait pour foirer son année ?
- Speaker #1
On délègue son closing trop vite.
- Speaker #0
Tu peux nous raconter un petit peu ?
- Speaker #1
Ça va surtout parler aux personnes qui vendent peut-être un service via du closing. Le closing,
- Speaker #0
c'est des rendez-vous. On ne peut pas acheter l'offre sur Internet. Oui, exactement.
- Speaker #1
Je vais te passer par un face-to-face ou un one-one. Et souvent, c'est une tâche qui n'est pas forcément la plus agréable parce qu'on est vraiment confronté à la vente. Surtout que ça nous prend du temps. On ne peut pas prendre plus de six ou sept appels par jour. Puis, on a plein d'autres choses à faire. Moi, quand je faisais une conférence, ça me prenait toute ma semaine derrière. Donc, je ne pouvais rien faire d'autre. Je ne faisais que mes conférences, mes conférences, mes conférences. Et je me suis dit, je vais déléguer le closing. ok parce que quand on le fait trop rapidement et que d'ailleurs on fait on fait peut-être pas forcément assez de chiffre d'affaires, il faut être OK que derrière, quand on délègue, forcément, la délégation, on a des personnes qui ne sont pas aussi investies que nous et qui ne sont pas aussi impliquées et donc aussi qualifiées en termes de qualité de travail que nous et ça close moins. Il faut être OK de le faire et il faut l'anticiper. Quand je sais que c'est moi, je close à 50-60%, quand tu es la tête de ton business. Alors que quand c'est quelqu'un qui n'a rien à voir avec ça, même si c'est un bon closer, on close à 35% et c'est ok. Juste attention à ça.
- Speaker #0
Moi, je suis une ancienne directrice commerciale en plus, donc je sais le temps que ça prend d'onboarder les gens, former les gens et tout. C'est pour ça que je fais mes calls moi-même et que je close à 100%. Je n'exagère, mais...
- Speaker #3
Tout, tout, tout.
- Speaker #0
Un peu,
- Speaker #3
oui.
- Speaker #0
Après, moi, je sélectionne beaucoup. Je m'assure qu'il y a tout un tas de critères qui font que les personnes m'aiment.
- Speaker #3
Tellement heureuse.
- Speaker #0
Et après, forcément, c'est juste est-ce que tu es prêt à le faire maintenant ou plus tard ? Est-ce que moi, je suis prête à travailler avec toi aussi ? Est-ce que ton business model me parle ou pas ? Ruben, une réaction sur le closing ? Tu fais toi-même aussi, toi.
- Speaker #3
moi je fais tout pas de closer ? non jamais ah ouais c'est mort tu vas voir le mec pendant 3 mois full time tu vas lui parler si tu t'entends pas avec lui et que tu lui as vendu quelque chose wow après il y a l'intérêt aussi et après il y a aussi la vente moi je trouve que c'est très humain vraiment pour moi je dis toujours la vente c'est vraiment de l'amour tu vas développer un espèce de sentiment avec la personne ou si tu l'as pas en coaching c'est compliqué de suivre longtemps il y a des trucs que vous n'allez pas vous comprendre et je trouve que c'est compliqué d'avoir un clou l'auteur j'ai essayé Parce que les closers n'ont pas forcément la même personnalité que toi. Et souvent, tu as le client qui... Enfin, le potentiel client, tu vois, met une intention d'achat dans la personnalité de ton closer qui est hyper différente de la tienne. Et il a vendu un truc qui est imperceptible, tu vois, enfin, qui est imperceptible, mais qui n'est pas réel, qui n'est pas palpable. Et du coup, tu te retrouves envers une personne mais vous êtes... complètement différent tu vois, que ce soit parler d'éducation, même la façon dont tu vas parler, tu vas le voyer, l'autre tu vas le tutoyer, enfin des choses ça va avec du mal.
- Speaker #0
Ça limite un peu ce risque parce que tu vois moi je suis pareil dans mes accompagnements que je suis dans mes podcasts donc en fait la personne se connaît déjà tu vois donc elle sait un peu comment t'es humaine, peut-être que c'est qu'il faut que tu crées du contenu encore plus incarné, que les gens voient vraiment ta vibe, ton rythme et tout parce que quand on te lit à l'écrit on devine que t'es comme ça, franquiste et tout ça Mais on n'est pas prêt à la machine à punchline que t'es en fait. Le podcast ?
- Speaker #2
Le podcast, en tout cas, mon expérience avec le podcast change ma vie, c'est que ça crée un niveau de confiance et presque d'intimité avec les gens qui ne se produisent pas du tout à l'écrit. Parce que la signature vocale des gens, c'est très fort.
- Speaker #0
Et notamment dans l'audio, parce qu'on est beaucoup dans l'intime, on est en train de faire autre chose, etc. On est dans la vie des gens. Ruben, qu'est-ce qu'on fait pour foirer tous les coûts son année 2026.
- Speaker #3
Moi, je reviens au truc, on ne garde pas assez de cash en banque. Il y a un moment donné, en fait, en plus, il y a un truc qui est très vrai, c'est que on a du mal à vendre. C'est dur de vendre, c'est hyper dur d'arriver à un point où on va demander l'argent. On va lui dire, tu payes maintenant, tu fais un prélèvement, etc. Tu n'as pas payé, je suis désolé, les règles, c'est clair, c'est net. C'est compliqué, c'est des relations humaines, etc. Souvent, quand on est solopreneur. Il y a quelqu'un qui va te dire, je fais 200K, à 300K à l'année. Et quand tu regardes dans ces chiffres, il y a... 90% qui reste à payer et 10% qui est encaissé. Et ça, on ne suit pas ces encaissements. C'est mort. À un moment donné, tu as des obligations, tu vas devoir investir, tu vas devoir te payer.
- Speaker #0
Et ça reste à en parler parce que pour nos amis freelance, ce côté je ne facture pas assez par exemple, j'attends la fin d'année pour facturer mon gros compte énorme à 50 000 balles, c'est des énormes prises de risque, je ne fais pas d'acompte. En fait, c'est le truc basique et ça arrive tout le temps. Et pour l'avoir tous fait, je pense, pour avoir tous eu des défauts de paiement, C'est plus jamais, quoi.
- Speaker #2
Mais l'éducation financière des entrepreneurs et des solopreneurs en particulier, c'est un vrai sujet. On parle de plus en plus d'éducation financière en général, mais je pense que la gestion financière, la gestion de la trésor, ça ne s'improvise pas. Il faut vraiment...
- Speaker #0
Tu vois, relatif à cet état d'esprit, je plussois totalement et je me suis dit que d'ailleurs, j'allais en faire un mois thématique, je pense bientôt dans l'incubateur, parce que je fais des mois thématiques, genre la prospection, créer son média et tout, sur les trucs financiers. Comment gérer son argent, ne plus avoir peur de manquer. Parce qu'à l'inverse aussi, avoir trop de thunes sur ton compte courant et pas l'investir ou quoi, ça peut être gênant. Tous ces trucs-là. Ok, donc parfait. Je croyais que tu allais me dire, tu rates ton année si tu ne vas pas sur LinkedIn, par exemple, trouver des clients, un truc comme ça. Parce que LinkedIn, en ce moment, les gens disent, il n'y a plus de reach. Mais toi, tu m'avais dit, non mais attends, il n'y a plus de reach. Mais en fait, c'est quand même le moyen le plus efficace de trouver des clients.
- Speaker #3
Sur LinkedIn, il y a deux sujets. Le premier, c'est qu'en effet, ils ont détruit le reach parce que dans ton fil d'actualité, tu es passé de sur 5 postes où il y avait une pub avant, maintenant, avec 3 postes. forcément il y a moins de visibilité ils ont changé l'algo qui fait que ton contenu va cibler des gens et être présenté VS avant toute ton audience un peu farfouillie parce que t'as de l'IA qui est intégrée mais aujourd'hui le vrai sujet c'est l'IA c'est à dire que les posts sont écrits par IA les commentaires sont écrits par IA et c'est genre c'est des IA qui n'en se parlent plus
- Speaker #0
est-ce que je vous dérange en fait sur mes propres posts ? tu vois ?
- Speaker #3
allez bitchy ailleurs les gars regarde euh Sarkozy s'exprime sur LinkedIn sur sa condamnation de 5 ans je suis désolé qu'il ait utilisé l'IA ou pas dans son poste pour écrire son poste je pense que n'importe quel journaliste va quand même lire ce qu'il va, tu vois et personne ne va dire il a utilisé l'IA qu'est-ce qui fait que lui, on ne lui reproche pas d'avoir utilisé l'IA et toi, on te reproche d'avoir utilisé l'IA et je pense que tu as une question d'humanisation on n'a pas un stade de notoriété suffisant pour tu vois s'imaginer en train de le dire etc et donc là Je pense qu'en ce moment, le vrai sujet, c'est la vidéo. Je crois qu'il faut humaniser... On va faire des vidéos. On va faire des vidéos.
- Speaker #0
Tu me tends une énorme perche. Tu ne connaissais pas parce que je l'ai rajouté hier soir en préparant l'émission. Moi, mon point, ce que j'allais vous dire, si vous voulez foirer votre année 2026, il faut tout, tout, tout, tout, tout faire avec de l'IA. Alors, je m'explique. Attention, je suis une partisane. Bref, j'adore l'IA pour les solopreneurs. Et je conseille de faire des agents IA pour plein de choses, etc. Gagner en productivité. Mais qu'est-ce que je veux dire par là ? Je pense qu'il faut savoir perdre du temps à notamment savoir forger une pensée. Donc une pensée, un point de vue vraiment unique et une sorte de méthode signature, un point de vue sur le monde aussi. Et en fait, une fois que tu as ça, donc là, tu perds du temps à réfléchir, à écrire, à faire des podcasts, à bafouiller, etc. Et une fois que tu as trouvé ton point de vue, là, tu vas pouvoir utiliser l'IA pour le placarder partout, Et en fait, moi, grâce aux IA, j'ai récupéré énormément de temps. Par exemple, maintenant, je ne fais que mon podcast, hyper soigné et tout. Et après, c'est des IA qui vont tout re-hyperposer. On va prendre le transcript de ce Solo Nation, ça va faire les légendes des shorts, ça va faire la newsletter, ça va partir. Et grâce à ça, j'ai libéré du temps pour écrire une bien meilleure newsletter, pour faire des thèmes de Solo Nation bien plus fouillés, pour lancer ma nouvelle émission. Et je trouve que c'est distinctif parce que moi, je vois trop les IA preneurs. Ils disent « Chat GPT, je vais dans quel niche ? » et je dis « Quoi ? » Et en fait, ces échanges de platitudes sur échanges de platitudes étaient là. Mais qui achète ça ? C'est l'enfer.
- Speaker #3
Ça ressemble finalement.
- Speaker #0
Exactement. Et donc...
- Speaker #3
Ça peut être plus aussi. Parce que les gens, ils veulent chercher une réflexion chez nous. Cet esprit critique, cette réflexion. Voir même un côté un peu humanisé,
- Speaker #0
sans filtre.
- Speaker #2
Et pour moi, en fait, l'ingrédient en amont de ça, c'est vraiment la connexion, les vrais échanges avec des vrais humains. Et donc là, ce que tu fais sur ces plateaux, ce qu'on peut faire en connexion avec notre communauté, nos clients, etc. Parce que ça, l'IA ne pourra jamais le faire assimiler.
- Speaker #0
Exactement. Et donc, recueillir des verbatims et tout ça, c'est hyper intéressant. Bon, racontez-nous, qui a la palme de l'anti-coach sur ce plateau ? Qui vous raconte le plus de conneries pour réussir votre année de 2026 ? On veut tout savoir. Votez pour nous. Dites pas Clotilde, parce que c'est son vrai métier, un vrai coach. Elle fait ça pour nous. On est tous un peu coach. Elle est comme ça. En tout cas, merci beaucoup de suivre ces stratégies avec nous. Et ce qu'on va vous proposer pour cette dernière partie, c'est on va reparler de la notion d'échec et en fait, on va vous montrer qu'on va foirer plein de trucs cette année et qu'en fait, on s'en fout et on va vous apprendre à vous désensibiliser aussi de l'échec en tant que freelance ou solopreneur. Allez, c'est parti. Bon, finalement, la conclusion de ce débat, je me disais, en préparant parce que des échecs, on en a plein, on aurait pu en lister 17 par personne. Finalement, j'ai l'impression que vous êtes tous et toutes et moi aussi, quoi. à l'aise avec la notion d'échouer. Donc, pourquoi on fait tout un pataquès de foirer son année alors qu'en fait, on sait très bien qu'on va foirer plein de trucs dans l'année et qu'on va se rattraper, on va rebondir, on va se relever de nos cendres. Alors, qui veut me raconter un petit peu, peut-être, comment vous avez fait pour améliorer votre rapport à l'échec ? Je pense à toi, Clotilde, parce que tu as un de tes épisodes où tu en parles et tu dis, c'est à écouter quand vous vivez un échec, un échec sportif, amoureux, ce que vous voulez. C'est quoi, toi, ta stratégie pour un peu désensibiliser les gens à l'échec ?
- Speaker #2
Ma stratégie, elle est double. La première, c'est que je pense qu'on ne se débarrasse jamais vraiment du fait que quand tu échoues, c'est super relou, que tu es hyper déçu, que tu es au fond du trou, que tu pleures sur le carrelage de ta salle de bain et tout ça. C'est juste que les gens ne le montrent pas et donc c'est invisibilisé. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est de se dire chaque truc que j'essaye, en fait, c'est pour valider une hypothèse. Et je me dis, OK, je formule l'hypothèse que telle offre, ça va fonctionner si je la propose de telle façon. Si ça ne marche pas, en fait, ça m'apporte de l'information, c'est juste, ok, ça invalide mon hypothèse. Et en fait, le fait de se dire l'échec, c'est juste une invalidation de mon hypothèse, ça veut dire que tu construis la suite parce que tu te dis, ok, j'ai appris quelque chose et donc maintenant, je vais tester encore autre chose. Et c'est ça qui empêche aussi de faire tout le temps le même échec et de ne pas se rendre compte que ça n'a pas marché parce que c'est ton hypothèse de départ qui ne marchait pas.
- Speaker #0
C'est presque une construction scientifique que tu nous proposes. Oui,
- Speaker #2
c'est vraiment le processus. C'est un balade scientifique ? Oui, je suis ingénieur de formation. Ah,
- Speaker #0
on va l'idée des hypothèses.
- Speaker #2
C'est presque des maths.
- Speaker #0
Adrien, tu m'as fait trop rire. En préparant l'émission, tu me dis « Non mais moi, je trouve que l'échec, il faut lui faire des bisous et des câlins. »
- Speaker #1
Parce que au début, j'ai eu beaucoup de mal avec ça. J'écoutais même des podcasts, je tapais mes débuts, j'ai fait des techs, le jour où je démissionne de mon CDI chez La Durée.
- Speaker #0
Le mois qui suit, je passe de 20 000 à 500 euros de chiffre d'affaires. Et vraiment, j'étais à la cata, ma trésorerie descendait à vue d'œil. Et j'étais vraiment au fond du trou. Mais il faut être OK d'accepter justement ce que tu as dit. C'est exactement ça. Je ne suis pas allé sur mon calage, mais on était vraiment au fond du gouffre. Il faut accepter ça. Et justement, pour rebondir, après, on apprend que justement, c'est un petit peu comme si tu avais plein de solutions que tu as essayées. Et là, tu en barres une. Tu te dis, je ne reviendrai plus jamais là-dessus. peut-être que tu l'appliqueras différemment parce que tu as appris des choses et échec c'est... Sans l'échec, ça ne pousse pas la réflexion. Et justement, ça ne permet pas d'être meilleur.
- Speaker #1
De devenir la meilleure version de toi-même. Et les échecs, l'échec.
- Speaker #0
Tout est lié à les échecs. C'est bon d'accepter que les échecs,
- Speaker #1
il faut qu'ils passent. Prendre le roi, machin, plein de fois et tout, pour apprendre les coups, comprendre comment avoir un coup d'avance et tout. Je vais pas donner un peu de la psychologie de comptoir là ?
- Speaker #0
C'est exactement ça. Ça t'apprend et tu recommences.
- Speaker #1
Écoute, moi, je le vois sur ma fille qui a 6 ans, qui vient de rentrer au CP. Elle est trop chou. J'avais beaucoup aimé ce livre de Solène, une de mes alumnes de bootcamp, sur « Préparez vos enfants aux compétences de demain » . Et en fait, elle dit qu'il faut apprendre des compétences clés à ses enfants pour qu'ils soient bien dans la vie, et notamment le « growth mindset » , c'est-à-dire le fait de, quand on a un échec, rebondir positivement, la résilience. Et ça m'a tellement parlé parce que je la vois, elle peut un peu se frustrer, s'énerver de pas... d'avoir raté et j'essaye vraiment de lui transmettre ça et de lui dire mais attends mais c'est trop cool t'as essayé, t'as raté, t'es tombé et tout.
- Speaker #2
C'est ok ?
- Speaker #1
Voilà. Je sais pas toi,
- Speaker #3
je pense qu'en tant que parent on peut les enfants apprennent beaucoup en regardant comment est-ce que nous on gère, on réagit bien et du coup et je pense que expliquer aux enfants alors quand ils ont l'âge de comprendre quand on est entrepreneur de dire ok bah j'ai tenté ça, voilà ce que je voulais faire, ça n'a pas fonctionné voilà comment je me sens et voilà ce que je vais faire maintenant. Du coup, ça leur apprend à quoi ça ressemble la vraie vie aussi.
- Speaker #1
Et pas faire les super parents. Surtout Ruben, comment tu viens à l'échec ? Tu sais que moi,
- Speaker #2
ma fille, pour la rendre propre, du jour au lendemain, elle a dit « vas-y, je ne mets plus de couche » . Ok. Et en fait, il y a toujours où elle ratait. Je lui disais « aujourd'hui, on va essayer de rien faire, d'être propre et tout » . Elle ratait, je lui dis « on a raté aujourd'hui, c'est pas grave, demain on recommence et demain… » On en parle depuis des dizaines d'années, centaines d'années, ça fait 400 ans qu'on est là, on rate tout le temps. Tu vois, Xavier Nel, il répète le truc en plus, en ce moment, c'est dans son guillemette. Vas-y, c'est bon, c'est rien l'échec, c'est la base, tu vois. On te le dit tout le temps, il n'y a pas d'échec dans la vie, soit j'apprends, soit je réussis. C'est bon, on arrête d'en parler, c'est normal, c'est normal. Toi,
- Speaker #1
tu es apaisé.
- Speaker #2
Le sujet, ce n'est pas le bout du process. Le bout du process, c'est la réussite. En fait, tu vas échouer jusqu'à réussir. Point ! Il n'y a pas d'autre chemin. Et après, il y a des fois, quand on échoue trop sur le même sujet, etc., il faut aussi avoir cette réflexion de se dire « Ok, il y a peut-être un truc que je n'ai pas vu. » Il ne faut pas répéter la même expérience avec les mêmes paroles.
- Speaker #1
Et se faire accompagner. Comme dans un jeu, en fait, un peu. Oui, c'est ça.
- Speaker #3
Mais moi, je pense que le truc principal, c'est est-ce que j'ai honte d'avoir échoué ? Ou est-ce que, comme tu dis, je me dis, en fait, c'est juste se détacher du truc. Parce qu'en fait... Je pense que ce qui bloque beaucoup d'entrepreneurs, c'est de se dire, si j'ai échoué, ça veut dire qu'à chaque fois... Alors déjà, on me voit échouer. Et ça veut dire que je ne suis pas faite pour ça. Ça veut dire que je suis nulle. Ça veut dire que je ne me suis pas... Et tout le monde réussit autour de moi, alors que moi, c'est... Voilà.
- Speaker #2
J'ai réussi.
- Speaker #1
Alors ça déjà, c'est sûr. Et donc, si vous regardez Solonation, on est là pour vous donner des tips, sauf que si on est un petit peu plus avancé, mais on est là aussi pour vous raconter toutes les conneries qu'on fait. Donc, ce n'est vraiment pas l'esprit. et ce que tu dis m'intéresse beaucoup sur la honte et moi comment j'ai conjuré ce côté très bonne élève. Moi j'étais vraiment... People pleaser, bon élève, employé modèle et regard des autres, genre plus plus. Donc, j'ai vraiment eu du mal. Moi, c'est le build in public. Donc, en gros, quand j'avais reçu Yohann Lopez sur mon podcast, que j'adore, je me suis dit, putain, mais moi, c'est trop ma vibe. Je vais raconter en public ce que je fais. Et pourquoi ça m'a désensibilisé ? C'est qu'en fait, je dis aux gens, bon ben voilà, je lance ça. Alors attention, c'est à moitié prêt. On va voir si ça marche et tout. Les gens sont trop sympas, ils sont supportifs parce que du coup, ce n'est pas le truc parfait. Regardez mon produit parfait. Ils me remontent mes coquilles sur ma page de vente. Attends, Flav, là, tu as répété trois fois le mot. Là, ça doit être que c'est un copier-coller d'un autre truc et tout. Donc, ils font mes mini correcteurs. Et je ne sais pas, je trouve que je suis un peu vulnérable. Je dis, moi, je suis solopreneur, je fais ce que je peux. Tout n'est pas parfait. Et du coup, ça me donne une tolérance des gens bien supérieurs. Ou même si le truc, il est à moitié lancé, pas super bien fait. Oui,
- Speaker #3
ils se sont investis aussi du truc. En fait, C'est un peu comme quand tu regardes un film où l'anti-héros, ou en tout cas le héros qui n'est pas le super-héros au début, t'as envie qu'il réussisse, t'es derrière lui, tu t'en investis de son destin, et donc c'est chouette.
- Speaker #1
Et voilà, donc j'en suis le plus. Ouais, c'était chiant.
- Speaker #2
En ce moment, dans l'histoire, c'est rarement juste la réussite.
- Speaker #1
J'ai fait ça et puis j'ai réussi.
- Speaker #2
J'ai joué, après j'ai recommencé, après j'ai fait ça. Donc ça crée de l'histoire.
- Speaker #1
Oui, mais ça, je pense que c'est quand tu as réussi que tu es capable d'aller chercher tes échecs d'avant. Et que du coup, au final, comme tu sais que tu as la happy ending, tu vas réussir. C'est plus facile. Alors que quand tu es encore dans l'échec et que tu n'as pas eu la réussite au bout, tu vois ce que je veux dire ? Tu ne sais pas si ton programme va marcher, si ta nouvelle offre va marcher. C'est là que les gens sont dans le doute.
- Speaker #2
Parce que l'échec n'est-elle pas une réussite ?
- Speaker #1
Vous nous raconterez quel est votre rapport très philosophique. En tout cas, je vous remets le lien de l'épisode avec Johan. Sur notre thème, c'était le building public. Qu'est-ce qu'on montre et qu'est-ce qu'on cache ? Parce qu'attention, vous n'allez pas non plus aller sur LinkedIn en disant « J'ai tout raté dans mon année, je suis qu'un gros naze et d'ailleurs j'ai besoin de mission client » . Il faut le faire avec une certaine forme de discernement pour montrer les trucs qui vont quand même vendre. Non,
- Speaker #2
c'est un ayatollah des chiffres aussi. Il fait son bilan. Il vient de pas, j'ai fait.
- Speaker #1
Oui, mais il le fait quand même bien et il ne se minimise jamais. Ce n'est pas non plus le business public où je me fais un selfie de moi en train de pleurer sur le sol de ma salle de bain. Plus bas que terre, parce que ça, on l'a vu aussi, les selfies à l'air moyen, donc on ne conseille pas forcément.
- Speaker #2
On veut des...
- Speaker #1
On va regarder l'émission. Bon, en tout cas, on a parlé de foirage, on a parlé d'échec. On va quand même vous aider à gagner de l'argent. C'est le principe de chaque émission Solo Nation. C'est quand même du concret pour vous aider à vous lancer en freelance, en solopreneur. Donc, c'est parti pour la rubrique Qui veut du CA ? Alors, dans Qui veut du CA ? À chaque émission, je demande à mes chers invités de me trouver une idée de business qui va nous permettre de gagner de l'argent. Mais là, comme on est dans le thème de l'échec, je n'ai pas pu résister. Je vous donne une contrainte supplémentaire. Je vais vous demander de me dire... quel business il ne faut absolument pas lancer si on veut gagner de l'argent facilement et agréablement en tant que solopreneur cette année. Alors, vous avez les choix parmi tous les business que vous avez vus qui vous semblent foireux. Qu'est-ce que, d'après vous, il ne faut surtout pas lancer ? Qu'est-ce qui n'est pas trend, tu vois, qui est en fin de trend ? Qu'est-ce qui va se faire disrupter par Alia, peut-être ? Quels réseaux sociaux sont en down ? Voilà. Qu'est-ce que vous ne feriez pas ? Qui veut commencer ? Qui a une idée ?
- Speaker #0
Moi, pour foirer la niche, je me nicherais sur une niche où tout le monde est dessus, genre la niche de la perte de poids. Je ne me nicherais pas du tout au niveau de la vente. Je m'adresserais à tout le monde. Vraiment, à toute tranche d'âge, homme, femme, tout le monde. Et je suis sûr que comme ça, je ferais zéro. Ça briserait tout le monde.
- Speaker #1
Trop concurrentiel. Donc, c'est quoi ? On décrypte trop concurrentiel. c'est un marché.
- Speaker #0
C'est le deuxième marché le plus saturé du monde. Le marché du bien-être et de la perte de poids. Donc, c'est déjà saturé là-dessus. Tu ne te niches pas, donc tu n'as pas d'adaptar vraiment précis. Donc, tu parles à personne, en fait. Tout est nickel pour ne pas faire de chiffres.
- Speaker #1
Trop bien. Moi, j'en avais un, c'était un peu ça. Mais c'est pour les freelances. Donc, moi, je me mettrais vraiment freelance correspondant à un poste dans un organigramme. Donc, je me mettrais CMO, Chief Marketing Officer. pareil, ultra généraliste et je dirais vraiment que je fais tout Je dirais que je fais un truc un peu fumeux, du branding ou des trucs comme ça. Ça ne serait pas du tout mesurable, parce que comme je fais tout, je ne peux pas raconter tout ce que je fais de bien. Et je ne serais pas spécialisée non plus sur une verticale. Donc vraiment, on est tous les deux, on ne s'est pas concertés. Et surtout, comme je suis sur un poste, sur un organigramme, je suis obligée de vendre mon temps. Parce que je ne vends aucun livrable, je n'ai pas d'offre. Donc je suis coincée avec un monoclient qui potentiellement me traite bien, mais potentiellement ne me traite pas super bien. Et je me retrouve dans une expérience de salarié déguisé. Je fais du chiffre d'affaires, mais je ne m'éclate pas.
- Speaker #3
Moi, je pense que je créerais un business qui s'adresse spécifiquement à des gens qui n'ont pas d'argent. Des gens qui, par définition, ont peu de moyens. Des étudiants, des personnes sans emploi.
- Speaker #1
Des prix dans ce qui n'ont pas de chiffre d'affaires.
- Speaker #3
Des prix dans ce qui n'ont pas de chiffre d'affaires. Le truc derrière ça, c'est de se dire, c'est bien sûr des personnes qu'on peut avoir envie de les aider. Mais l'idée, c'est d'avoir un business qui fait de l'argent par ailleurs pour qu'avec la marge, on puisse créer des contenus gratuits qui permettent d'aider les étudiants, les demandeurs d'emploi, les freelancers. Toi,
- Speaker #1
tu as 40 millions d'écoutes sur ton podcast, c'est ça ? Peut-être plus maintenant depuis que tu as écrit ton livre ?
- Speaker #3
Un peu plus, oui.
- Speaker #1
C'est vraiment stylé. Donc, tu aides 40 millions de personnes gratuitement. Le podcast est gratuit. Mais évidemment, toi, tu as choisi un truc niché de coaching où tu peux bien vivre de ton activité.
- Speaker #3
C'est écrit en gros sur la couverture de mon livre.
- Speaker #1
Elle ne veut pas le dire elle, mais elle l'écrit en gros sur ses livres, comme ça c'est plus chic Ruben.
- Speaker #3
Et en fait c'est quelque chose qu'il faut vraiment que le public comprenne, c'est partout où il y a du contenu gratuit, il y a quelque chose de payant qui finance la production du contenu gratuit. C'est-à-dire que le contenu gratuit, il est gratuit à consommer, il n'est pas gratuit à fabriquer.
- Speaker #1
Exactement. En tout cas j'aime beaucoup le sérieux avec lequel tu nous as donné ton idée, c'est absolument génial. Le ruban. Tu fais quoi comme business pour foirer une vraie niche ?
- Speaker #2
C'est un truc con. T'es nul. Non mais c'est vrai, t'as aucune passion, t'es nul, mais ça fait de l'oseille. Ça marche pas. Ça n'a jamais marché, ça fonctionnera jamais. Moi j'ai des gens qui viennent me voir en mode « Mais tu sais, je pourrais faire ça et tout, tu connais pas des business où on fait de l'argent ? » J'attendais. Il y a des gens qui m'achètent. Opportuniste à fond. Oh là là ! Ouais, mais moi je veux faire ça parce que ça fait de l'argent. attends tu connais rien du sujet ouais mais t'inquiète moi j'ai l'habitude d'apprendre et tout puis j'ai une communauté puis en fait vas-y c'est facile non mais non t'es nul arrête tu sais pas gérer des projets tu deviens genre coach de 7 projets tu vois ça n'a aucun sens déjà être nul et en plus ne même pas kiffer le sujet parce que ça ça fait quand même deux trucs dans l'ikiga il y en a que trois le troisième c'est il y a un marché du
- Speaker #1
coup ça suffit pas ça suffit pas tu vois Merci.
- Speaker #2
Mais des fois même quand il n'y a pas de marché, ça suffit à certaines personnes. Il y a des trucs, ok, il n'y a pas trop de marché. Tu te dis, lancer un truc où les gens n'ont pas d'argent. Les coachs en Paris sportifs, leur cible, pour moi, ce n'est pas les emplindés. Les coachs en Paris sportifs, qui sont en business, ils te disent exactement comment ils analysent, etc. Ceux qui parient, c'est du CSP moins, CSP moins, tu vois. PMU, tu vois, Français SP.
- Speaker #3
Mais il y a des personnes très fortes qui vont payer. Et ce n'est pas le business dans lequel j'aurais envie d'encourager ces gens qui nous écoutent tous. C'est mes dos, il y a les vendeurs de drogue.
- Speaker #2
C'est pas bien.
- Speaker #1
Vendeur de drogue, c'est pas bien, mais ça marche, donc on ne va pas le conseiller là.
- Speaker #3
Pour rebondir sur ce que tu dis, Ruben, en fait, pour moi, ça peut lancer un business sur lequel tu n'as pas forcément l'expérience et tu n'as pas forcément la passion, ce qu'il faut vraiment comprendre. C'est qu'en fait, tu seras doublé, mais immédiatement, par les gens qui ont l'expérience et la passion. Donc, tu ne peux pas faire un truc qui marchotte. C'est juste que ça ne marchera jamais. Enfin, tu ne domineras pas ton marché.
- Speaker #1
Bon, merci pour tous ces conseils de ratage en chef. Peut-être que parfois, quand on vous écoute, on se reconnaît un peu dans des trucs. Tu sais, on se dit, ah merde, ça, c'est vrai que ça cible une niche qui n'est pas terrible. Alors, on ne rate jamais à 100%, mais ça nous donne des petits clignotants quand même pour être attentif à ce qu'on veut faire l'année prochaine. Allez, on va terminer avec vos questions, les solos, parce qu'à chaque émission, vous pouvez répondre dans les commentaires. Commentez SAV et puis posez vos questions, vos galères du moment. Je ne sais pas, sur des outils, sur le chiffre d'affaires, sur le business model. On prend tout et ensuite, soit on organise des émissions en thématique spéciale pour vous aider à débunker ça, soit on vous prend en question là et avec mes invités, on vous répond en live. Alors, c'est parti pour le SAV des solos. Alors, pour le SAV des solos, cette semaine, j'ai sélectionné la question de Joséphine Marmy, qui est solopreneur, elle est fiscaliste, elle nous écrit du Brésil. Trop stylé, on a des solopreneurs du monde entier, bien sûr, qui nous écoutent, Solonation, au Brésil. Quand faut-il oser renoncer à ses clients, pour en trouver d'autres qui sont plus en adéquation avec ce qu'on veut faire ? Ça fait un peu froid dans le dos et je me demande quand est-ce que c'est le bon moment ? Donc là, on est sur un peu la notion de pivot. qui fait un peu peur à tout le monde. Souvent, les gens se disent, si je dis non à mon client là maintenant, par exemple, je vends mon temps et je dis non pour avoir créé mon offre et tout, il y a ce petit passage de guet qui n'est pas facile à comprendre, du coup, à supporter. C'est quand le bon moment de refuser une mission client ?
- Speaker #3
C'est quand tu es à la préseau pour faire le bridge.
- Speaker #1
Quel niveau de trésor ? Je ne sais pas, il y a un niveau ? Parce que j'ai l'impression qu'en fonction de le côté aversoliste, il y en a qui vont attendre un million.
- Speaker #3
Disons, pour moi, c'est l'idée, si je commence à... Alors déjà, ce n'est pas tout blanc, tout noir, on peut faire les choses en biseau. Mais si, effectivement, l'idée, c'est de dégager du temps pour pouvoir faire un investissement, pour pouvoir créer une autre offre pour un autre marché, l'idée, c'est de se dire, OK, de combien de temps, est-ce qu'en un mois, je pense avoir développé mon offre ? Et à ce moment-là, il faut que je puisse avoir la trésor pour... financer le run de ma boîte pendant un mois, le temps de lancer cette nouvelle offre.
- Speaker #1
Moi, je vois souvent, il faut bien quand même un trimestre, je dirais en freelance, le temps de... Tu vois, tu as tes missions à côté. Lancer ta nouvelle offre, commencer à communiquer dessus, trouver tes premiers clients, tes conforts avec un trimestre. Donc, j'ai envie de dire peut-être au moins trois mois de trisos, peut-être trois, quatre mois. Et si ça ne marche pas au bout d'un trimestre, c'est que vraiment ton offre, elle est pourrie.
- Speaker #2
Imaginons, tu as un trimestre de trisos. Donc, tu dis non. si t'as pas un préface de trisode, tu dis oui, quoi qu'il arrive.
- Speaker #1
Non, pas du tout.
- Speaker #3
Le temps d'avoir ton trimestre de trésor.
- Speaker #1
Et surtout, tu as raison, ce n'est pas tout blanc, tout noir. C'est-à-dire qu'en gros, tu peux garder un client, dire non à un autre. Oui, tu peux. Tu n'as jamais zéro chiffre d'affaires, je ne pense pas.
- Speaker #3
C'est bien sûr possible. Oui, yes.
- Speaker #1
Mais si tu abandonnes tout le temps,
- Speaker #3
pas souvent. Là, on est dans une situation dans laquelle il y a un flux de clients.
- Speaker #1
C'est vrai, c'est vrai. Mais disons qu'en freelance, je trouve que tu as toujours un peu… Un petit client ou un machin. Tu te lances d'ailleurs. Oui, voilà. Du coup, c'est plus facile de trouver des clients que quand tu as un produit. Là, par contre, si tu n'as pas fait ton lancement et tout, je suis d'accord. Ruben, quand est-ce qu'on pivote ? Donc toi,
- Speaker #2
c'est la notion, c'est pas je refuse un client par rapport à mon offre ? Si, les deux. C'est plutôt... Ok.
- Speaker #1
Direct ? Tu refuses beaucoup de clients ?
- Speaker #2
Je n'ai été mené que par le kiff. Et je suis mené que par le kiff. Et j'ai fait ça que par le kiff. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun moment où je vais prendre la décision de prendre quelqu'un uniquement parce que l'intérêt du gain est plus important que la quantité de kiff que je vais avoir. Et les dernières fois que j'ai fait ça, c'était il y a un mois où on m'a proposé une mission. C'est une nana qui a fini le programme. Elle m'a dit, tu veux m'accompagner sur ça ? parce qu'en fait, j'aime Rick. T'es très fort en IA, t'es très fort en organisation. Et à un moment, je me suis dit, ah vas-y, ça l'a rentré, ça fait un peu de cash. Et à un moment, je me suis posé, je me suis dit, aucune envie de faire ça. Encore moins avec elle, tu vois. Sur ces sujets-là. Genre LinkedIn, ça a été déjà dur. C'était pas facile. Il n'y avait rien, on a tout créé de zéro, etc. C'est une relation qui va être longue, etc. On a une différence d'âge. Je l'adore, vraiment. Et à un moment, je me disais, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je ne me trahissis pas, l'argent n'est pas... En fait, l'argent est un sujet, mais ça n'est pas ça le plus important pour moi.
- Speaker #1
Mais c'est génial parce que tu dis souvent non, et tu fais quand même plein de chiffres d'affaires. Parce que c'est ça aussi qui se cache derrière cette question, c'est le côté...
- Speaker #2
Dégager de la recherche mentale pour en plus faire des trucs qui sont cachants.
- Speaker #1
Et je pense qu'il y a vraiment le dicton qui plaît mal aux gens, c'est un tien vaut mieux que deux, tu l'auras. et moi j'aimerais Joséphine on se connait parce qu'on bosse ensemble mais j'aimerais vraiment te dire ça Ça, c'est comme dans les couples. Un tient vaut mieux que deux, tu l'auras. Non, non, non. Attends, si t'as un couple pourri, une relation toxique, un mec qui ne te fout rien, qui te maltraite et tout, ça dégage. C'est pareil avec les clients. Alors, les clients en freelance, ils ne vous maltraitent pas. Mais c'est juste que comme vous les avez mal habitués souvent parce que vous n'étiez pas cher, vous faisiez tout pour eux, tout en surmesure, c'est vrai que le prochain client qui te demande ça, tu vas lui dire non, maintenant j'ai une offre, c'est tel prix. Et tu vois, tu peux un petit peu pivoter comme ça.
- Speaker #2
Je vais juste préciser un truc qui est très compliqué. Moi, à quoi j'ai affaire, c'est que la session de vente, elle est très, très courte. ça dure une heure où tu découvres la personne. tu découvres la personne, tu ne la connais pas et au fur et à mesure que tu vas travailler avec elle tu te rends compte de sa vraie personnalité il y a des traits où à un moment donné moi en pleine vraiment on travaillait ensemble en pleine prestation je me suis rendu compte des idées arrêtées, des choses je parlais des masculinistes des fois je me suis dit mais en fait le mec est complètement barré et tu vois tu dis écoute vraiment je suis désolé le dernier call j'ai pas osé te le dire mais là on stoppe t'es pas Massy t'es pas comme moi on pense pas de la même manière je n'ai même pas envie de te faire réussir merci au revoir tu vois il y a des il faut pas hésiter à dégager et ce qui est hyper dur c'est que ça je l'avais pas oui tu l'as pas spoté j'ai essayé de remettre les questions pour poser pour essayer de le spot c'est impossible et tu le mets je peux pas ah ouais je vois je pense que si tu vas faire ce type form là chez Ruben Tailleb là je comprends pas une démonstration bah si tu tu peux pas non plus faire ça non bah non
- Speaker #1
donc tu le découvres au fur et à mesure et en cours de process donc ne pas avoir peur aussi à dire et là je suis d'accord parce que du coup certes t'as pas de clore il faut sans doute le prévoir dans tes CGV quoi on parle de sortie si vous êtes un gros connard je vous répète Adrien toi qui as osé couper un de tes programmes, c'était vraiment ça t'es dans le cas de Joséphine de j'ai des clients ça marche, qu'est-ce qui t'a fait prendre ce risque ?
- Speaker #0
le côté kiff parce qu'en fait Bon, on continue. Dans le côté accompagnement, même si ça marchait, ça générait de l'argent, et c'est dur de faire le deuil sur un truc qui fonctionne. Si ça ne marche pas, vas-y, il y a pas ce truc. Tu te débrouilles. Mais c'est plus le kiff des personnes que j'accompagnais. L'avatar en question. Là, l'avatar que j'ai là, c'est moi. C'est un vrai kiff de le faire. Alors que les autres, je me reconnaissais pas à fond dans leur profil. Moins de points communs. Ouais, moins de points communs. Pareil à Tim Croce aussi. Du coup, là, en coaching, ça se voit vraiment. J'ai kiffé à fond. Je kiffais aussi parce que j'aimais toujours ce que je faisais. Je ne fais jamais quelque chose pour le côté argent. Mais moi, c'est plus par le profil qui m'attirait plus. C'est pour ça que j'ai décidé, pour le côté kiff.
- Speaker #1
Et du coup, tu te rappelles combien de temps tu as mis pour dire OK, je me fixe tant de temps. Et tu as fait tes plans financiers sur l'autre offre pour être sûre que ça allait. Le côté ceinture et bretelles, comment tu l'as géré ? Parce que j'entends ça aussi.
- Speaker #2
Un business plan.
- Speaker #0
J'ai même pas fait ça. J'ai pas fait ça, mais un peu côté...
- Speaker #1
Le business plan, le business plan.
- Speaker #0
L'intuition. L'intuition était là.
- Speaker #1
Bon mais donc ça s'est bien passé
- Speaker #0
Je me suis dit je le garde Depuis le temps que j'ai développé l'autre Et l'autre quand j'ai vu qu'il commençait à franchir J'ai dit je vais te mettre sur le côté mon petit coco Personne nous a trop parlé de la loi de l'attraction Ou des trucs comme ça
- Speaker #2
Tu fais des businessmen dans l'incubateur ? C'est l'héritage d'eux Directrice etc
- Speaker #1
En entreprise J'ai fait un outil Merci. pour aider les freelancers et solos à faire un business plan qui ne soit pas... de 17 pages avec des trucs dont on se fout, mais qui soient adaptés à, par exemple, se fixer un objectif de revenu asynchrone, des choses comme ça. Vraiment des trucs pratiques.
- Speaker #2
Dans le programme ?
- Speaker #1
Oui, dans le programme. Et du coup, c'est vrai que c'est bien. Moi, j'aime bien quand même avoir aussi le chiffre. Et tu vois, je trouve que ça rassure. Joséphine, tu calcules ton run, comme tu disais, combien de temps tu as besoin, et tu t'anticipes sur ton offre. Et après, il faut y aller. À un moment, moi, je dis aussi, tu as une nouvelle offre, tu as un pivot à faire, Tu as l'intuition et tu sais qu'il faut le faire. Il faut y aller. Et là, il faut y aller à fond. Il ne faut pas être en mode, j'ai un client 4 jours sur 5 par semaine, du coup, il ne me reste plus qu'une demi-journée, mais je suis crevée, donc j'y vais mollement. Parce que quand on lance un produit, et vous en avez parlé tous les trois, il faut de l'énergie, il faut de l'intensité, et il faut y aller. Si tu le lances mollement, je pense que ça va être plus chaud après. Et après, forcément, tu le lances mollement. Tu n'as pas les résultats et tu dis, le produit ne marchait pas. Voilà, moi, c'est un peu le risque que je trouve de s'auto-saboter encore une fois sur le lancement. Bon, ben bref ! participer à la prochaine émission. Vous serez un petit peu avec nous sur le plateau en nous posant vos questions et on vous aide. Des fois, on ne vous aide pas. On vous enfonce un petit peu. On vous fait réfléchir, on va dire. On ouvre la conversation avec vous et vous pouvez répondre aussi dans les commentaires. Merci beaucoup d'avoir été avec moi sur ce plateau. Bon, vous l'aurez compris, on est tous en train de un peu saboter notre année 2026, mais le vrai piège, c'est surtout de ne pas s'en rendre compte et puis de croire que c'est inéluctable, en fait, qu'il n'y a rien à faire. Quand on a échoué, c'est fini. Alors non, ne vous inquiétez pas. le perfectionnisme, la dispersion, la comparaison, les projets à rallonge, tout ça, on peut s'en rendre compte quand on est dedans et on peut surtout s'en sortir. Alors, si vous avez kiffé l'émission, si ça vous a fait réagir, si ça vous a appris des trucs, n'hésitez pas à liker, à commenter, à l'envoyer à vos potes aussi de la Solo Nation, freelance indépendant, business en ligne, on se disait ça hors plateau. Ça fait tellement du bien de...
- Speaker #2
Vous ne faites pas ça, vous allez commenter, c'est gratuit, ça prend 5 secondes. Vous mettez un 5 étoiles, vous envoyez un message, vous allez la suivre, vous lui dites qu'est-ce qui était bien, qu'est-ce qui n'est pas bien, vous nous suivez, vous achetez son livre, vous allez regarder sa formation, vous en parlez autour de vous, ça ne vous coûte rien, ça fait évoluer tout le monde, on va entendre un peu parler de vous, ça vous crée des opportunités, donc vous le faites là tout de suite maintenant, on attend, on laisse le podcast. Allez-y !
- Speaker #1
C'était la meilleure conclusion qu'on puisse faire sur un épisode de Solo Nation. Alors n'oubliez pas, les solos que vous réussissiez, que vous foiriez, Vous n'êtes pas seul, on est des millions, on est une nation, on est la Solo Nation. Allez à la prochaine les solos !