Speaker #0Salut les solos ! Petit épisode sans filtre pour vous dire que vous vous prenez trop la tête sur la création de contenu. Alors bon j'espère que je ne vais pas me prendre une volée de bois vert par tous les content managers de France et de Navarre. Je ne suis pas content manager du tout. Je parle juste d'expérience. Je suis une entrepreneur, j'ai besoin de poster en ligne parce que c'est gratos et c'est comme ça que je peux parler à ma communauté, faire grandir ma notoriété, vendre mes produits. Voilà, point. Donc je vous parle juste de cette fenêtre là. et du fait que ça fait six ans que je fais ça et que je publie tous les jours sur LinkedIn et Instagram à peu près. Alors, dans les choses qui me font penser que vous prenez trop la tête, il y a les content calendars. Donc ceux qui font des calendriers de contenu sur 30 jours, 60 jours, 90 jours. Vous êtes des grands malades. Vous êtes des grands malades ou quoi ? Je trouve que c'est plus du tout approprié aux réseaux sociaux tels qu'ils sont aujourd'hui. à l'impression que... Aujourd'hui, les réseaux sociaux, ils changent vite, très très vite. Genre, dans 90 jours, ça ne sera pas la même chose qui marchera sur LinkedIn, par exemple, déjà. Et ensuite, c'est beaucoup trop granulaire. C'est-à-dire qu'en gros, vous vous dites tous les jours, je vais poster ça, je vais poster ci. Vous allez avoir des choses qui vont chambouler ça. Une actualité, un machin, ça va vous coincer. Donc vous passez beaucoup trop de temps au début, avec l'hypothèse que ce contenu sera bon, alors qu'en plus, on sera dans un mois, on ne sait pas si ça marchera. Et ça vous prend la tête, vous passez des heures sur Notion au lieu de passer du temps dans l'app directement là où vous voulez publier. Donc vraiment, je déconseille. Et je vais vous expliquer comment je fais à la place parce que moi, ça va vous paraître trop bizarre, mais je poste tous les jours sur LinkedIn, je n'ai pas de calendrier de contenu. Je poste à la volée le matin quand j'ai déposé les enfants ou des fois le soir, je fais un post, je le publie, point barre. Donc, comment je fais ? C'est que j'ai ce que j'appelle en tête une campagne. campagne militaire, c'est-à-dire que je sais la thématique du mois, point. Je me fixe un objectif commercial chaque mois, enfin en tout cas vous, vous pouvez vous fixer aussi un objectif commercial chaque mois. Moi c'est simple, chaque mois mon objectif c'est de faire connaître le sprint qui va avoir lieu dans l'incubateur. C'est assez simple en fait, parce que chaque mois un sprint, c'est des thèmes différents. Donc quand le sprint était Sugar Daddy trouve 10 000 euros de sponsors parents ben fallait que je parle du sponsoring point Quand le sprint de octobre, ça va être « Crée ton SaaS en tant que solopreneur » , « Crée ton solo SaaS » , je vais vous parler de SaaS, tout simplement. Comment créer un SaaS ? À quoi ça sert ? Est-ce qu'on peut gagner de l'argent avec ? Ce genre de choses. Ça me donne une thématique suffisamment large pour avoir des idées tous les jours, mais suffisamment étroite pour ne pas faire n'importe quoi, pour ne pas poster des choses qui n'ont aucun rapport avec mes objectifs commerciaux. Évidemment, je peux en sortir. Si je n'ai pas d'idée, si je dis que j'interviens à telle conférence, je peux faire un poste, on s'en fout. Mais voyez, on va dire, allez, 80% de ce que je fais correspond à ma campagne militaire du moment. Je suis pacifiste, mais j'appelle ça campagne militaire parce qu'on comprend que si on attaque un front, on met toute son armée. On ne met pas genre trois gugus par là, deux gugus par là. Si c'est éparpillé, ça ne marche pas. C'est pareil dans l'attention, dans le contenu, les gens... Il faut que ça soit un rouleau compresseur où vous répétez la même idée éternellement, avec plein d'angles différents, plein d'approches différentes. Deuxième chose que je fais, je pense à mon persona à chaque fois que j'appuie sur publier. Enfin avant, quand j'écris. Je n'écris aucun poste, j'ai bien dit aucun, qui n'intéresse pas les freelances ou les solopreneurs. Absolument. aucun. C'est-à-dire qu'à chaque fois que j'écris un post dans les deux petites phrases avant voir plus sur LinkedIn, mais ça pourrait être le hook d'un carousel sur Instagram ou les 30 premières secondes d'une vidéo sur YouTube, je me dis quel est le problème de la personne sur ce sujet. Par exemple, si je veux parler de sponsoring, je me dis c'est quoi le problème d'un freelance ? Par exemple, qu'est-ce qu'il pense du sponsoring, le freelance ? Il se dit à bas mince, j'ai une trop petite audience. Ou à bas mince... Moi, je fais que des posts LinkedIn, je n'ai pas de podcast, donc je ne peux pas être sponsorisée. Tu vois, ce genre de choses. Je liste dans ma tête les problèmes des gens et j'écris sur ces problèmes-là. En faisant ça, tu es sûre que la personne, quand elle passe sur ton accroche, elle se dit « Ah, ça m'intéresse ça. » Parce que, ben oui, c'est un problème qu'elle a, donc elle va cliquer dessus. D'accord ? Donc voilà. Donc toujours mon persona, toujours je commence par un problème qu'il ou elle pourrait avoir. Alors souvent, c'est des vrais problèmes parce que je les vois... Enfin, en gros, c'est des questions qu'on me pose ou... Quelque chose que j'ai vu, souvent c'est mes problèmes, mais ils sont représentatifs. En fait, je fais le filtre entre ceux qui sont représentatifs et pas représentatifs. D'accord ? Ensuite, donc voilà, un thème du mois, une problématique, un persona. Et après, j'ai compris un truc fondamental, c'est le cycle. de... Je ne sais plus comment ça s'appelle, le funnel Eugène Schwartz. Je vous laisse aller chercher sur Internet. C'est en fait un funnel de prise de conscience du client. En fait, au début, le client n'a pas conscience qu'il a un problème, puis il commence à avoir conscience qu'il a un problème, puis il se demande comment régler le problème, etc. Et à la fin, il veut, il se dit, ah, ben quel est le meilleur produit pour régler mon problème ? Et là, il s'intéresse à ton produit. Beaucoup d'entre vous, vous parlez de votre produit, on est tout en bas, mais vous oubliez les stades avant. Et moi, en fait, je me concentre, on va dire aller à... 80% sur les problèmes unaware. Donc le premier stade, c'est-à-dire que les gens n'ont pas conscience que c'est un problème. Typiquement, je reprends l'exemple du sponsoring, parce que c'est frais. Ben, je ne dis pas comment trouver un sponsor. Ça, c'est au milieu du funnel ou vient dans mon sprint sponsoring. Non, je sais que le plus gros de mon marché, 80% des gens, ils n'ont pas conscience que le sponsoring pourrait être une chose intéressante pour eux en tant que freelance. Ben oui, quand t'es freelance, tu te dis pas je vais être sponsorisé, tu vois, c'est pas le premier truc auquel tu penses. Donc je leur dis, par exemple, tu trouves pas ça dommage d'écrire des postes pour trouver tes clients et de pas être payé pour, alors qu'il y a des marques qui seraient prêtes à payer pour être marquées sur ton poste. Donc tu serais payé deux fois, non seulement ça t'apporterait des clients, mais en plus tu pourrais être payé et voilà, tu serais content. Boum ! Là, ça a rendu quelqu'un problème aware, ça lui dit ah oui, ah ben tiens, moi je postais pour trouver des clients, mais j'avais pas conscience qu'on pouvait gagner de l'argent avec. Ah ben ça m'intéresse, vas-y, comment on fait ? Et là, la personne, tu vois, elle comprend au petit à petit. Donc voilà, surtout au début du mois, je vais faire beaucoup de postes là-dessus pour amener le plus de personnes possible à s'intéresser à ce problème et ensuite avoir envie de le résoudre. Donc là, par exemple, tu vas pouvoir écouter les podcasts du mois d'octobre. Je vais commencer par là, je ne vais pas commencer par comment construire un sas en cinq étapes, ça c'est trop loin dans le funnel. Je vais d'abord parler du problème qu'on a toutes et tous, qui est... Putain, c'est chiant de refaire les trucs à la main dix fois, quoi, pour nos clients. T'en as pas marre de répondre à des mails, d'envoyer machin, de remplir un Notion ? C'est galère, non ? Eh ben, s'il y a des actions répétitives que tu fais tous les jours, il y a très vraisemblablement un logiciel que tu pourrais construire qui fait ça à ta place. Voilà, ça s'appelle construire un SaaS pour travailler à ta place. Ah, ben quand je te dis ça, même si t'étais pas geek, Même si tu ne pensais pas du tout que le SaaS, c'était un truc intéressant pour toi, là, ça t'intéresse. Et donc là, je vais montrer qu'on peut faire des SaaS aussi en back-office pour nous faciliter la vie de freelance. Et pas que des SaaS qu'on va essayer de vendre à des gens. Tu vois, comme ça, je fais rentrer plus de monde aussi dans mon univers. Voilà. Et après, très important, je pense en ce moment, beaucoup de spontanéité. Je pense que là, c'est fini les postes très travaillés sur Canva. des énormes transitions vidéos et tout. Non, c'est tu prends ton tel, tu te filmes, tu le poses, tu publies. Tu prends ton LinkedIn, tu t'écris ton post comme ça et c'est un peu un point de vue rapide. Ça ne doit pas prendre plus de 5-10 minutes. Si c'est trop, ça veut dire que tu te prends trop la tête ou que tu n'as pas fait les étapes d'avant. Et tu le publies direct. C'est un peu frais, c'est un peu spontané. Il y a quelques fautes, c'est pas grave. Parce que tout le reste, tout ce qui est trop construit, ça fait trop IA. Plus il y a d'IA, plus il faut de spontanéité, donc il faut être plus rapide ce qui veut dire qu'il faut poster plus mais plus spontanément, j'ai remarqué aussi que sur Instagram, je ne suis pas du tout une grande pro d'Instagram mais là j'ai quand même presque doublé mon nombre de followers en étant un peu plus spontané, bah que ça marche bien aussi quoi, je prends une photo de moi à la plage, je mets trois textes en mode story et je publie ça, et en fait ça a plus de succès que les carousels ultra travaillés qui reprennent les conseils qu'on a donnés dans le podcast ça fait mal au coeur de voir ça d'ailleurs parce que Quand tu vois la valeur de ce qu'il y a dans le carousel, tu te dis, putain, bon, mais bon, écoute, on est là pour s'adapter. Donc voilà, mon but, c'est aussi de te dire d'arrêter de passer mille ans sur Canva à faire des carousels. Je pense que là, on a dépassé ce stade. Ça reviendra sans doute, c'est des trucs cycliques, mais là, on est sur le style brut, raw. Donc tu vois, en gros, photo, texte, façon story, boum, ça part. Voilà, et surtout, vous prenez trop la tête à réfléchir à vos idées, noter vos idées, non, Si ton idée, elle coche toutes les cases que je t'ai dites avant, c'est dans mon thème du mois, oui. Ça parle à mon persona, oui. Ça parle d'un problème qu'il a, oui. Et ça permet de lui faire prendre conscience d'un déclic, oui. Ben vas-y, poste. Vas-y, poste. Ça sera bien, ça sera pas bien, tu peux pas savoir. L'algorithme, des fois c'est trop bizarre. Des fois ton truc fait 30 000 vues, d'autres fois 3 000, mais ça veut pas dire que c'était pas bien. Et surtout, ça, ça t'amène des clients. Même s'ils sont silencieux, même s'ils ne se manifestent pas, ils vont tomber sur un poste comme ça, puis deux, puis trois, puis machin. Ça va monter en eux, ça va grandir. Et surtout, c'est conforme à ce que tu vends, à ta ligne éditoriale. Tu ne tomberas jamais à côté. Tu ne seras jamais à regarder un poste en te disant « Oh là là, je ne suis pas fière de ça. Qu'est-ce que c'était putaclic ? Ça n'a rien à voir avec ce que je fais, avec ce que je vends ou avec mon identité. » Non, tu seras conforme à ton identité, conforme à ce que tu vends, conforme à ta cible. Donc, il n'y a pas de risque. Et c'est en postant plus et plus spontanément que tu vas voir aussi ce qui marche, ça va te libérer. Donc arrête aussi les sessions de brainstorming pendant 50 ans avec clones et compagnie ou avec tes contents stratégistes. Non, vas-y, teste des trucs. Voilà. Et du coup, pourquoi je vous dis aussi de poster depuis l'app, c'est que, en fait, moi j'ai remarqué, il y a deux process. Soit t'es sur Canva, du coup t'es tenté de faire des trucs trop over-engineered, donc trop sophistiqué et après tu le postes sur ton outil de programmation et nanana et t'es décorrélé, t'es décorrélé dans le temps, t'es décorrélé dans le mouvement. Soit t'es sur ton tel, en train de marcher, sur Insta, et tu fais ta vidéo et tu la postes dans Edit et boum ça part. Et bah en fait, le deuxième est meilleur, pourquoi ? Et souvent les gens me disent, oui, quand je programme mes posts, j'ai moins de vues que quand je le fais spontané. C'est pas le programmateur de postes qui te fait moins de vues, c'est qu'en fait tu es moins spontané en fait, tu es plus en mode bureaucrate en train d'écrire ton post. de le poste, de le préparer, de le chiader, d'enlever la virgule, de mettre des jolies couleurs. C'est mieux quand c'est spontané. C'est pour ça que les réseaux sociaux marchent mieux quand tu le fais en mode spontané. Ça te prendra moins de temps. Et surtout, tu verras aussi des postes quand tu vas poster. Donc tu verras quelques reels avant le tien, quelques carousels dans ton feed, quelques postes LinkedIn. Du coup, tu vas réagir, commenter, t'inspirer malgré toi. Et tu vas voir un petit peu des traînes, des machins. Et boum, ça va te donner inconsciemment des idées pour refaire des postes. dans le goût du jour et dans le goût de ce qui fonctionne aujourd'hui, si tu l'as vu, c'est que ça t'a été distribué algorithmiquement, donc c'est que c'est un bon format. Si c'était un post de merde, tu ne l'aurais pas dans ton feed. Donc ça veut dire que les posts que tu vois, généralement, tu peux recopier leur format ou t'inspirer, c'est que c'est des bons formats, c'est que ça marche, c'est qu'il y en a d'autres comme toi qui les voient, donc c'est distribué. Bon voilà, c'était mon tips. Arrête de te prendre la tête sur la création de contenu. Dis-moi ce que t'en penses, dis-moi si tu veux tester. Dis-moi dans la newsletter, tu peux répondre en commentaire à la newsletter, c'est là que je donne aussi tous mes tips et mon building public. Donc raconte-moi ça. Et puis à bientôt, dans de prochains épisodes, donc tu l'auras compris. On va parler de SASS au mois d'octobre, mais pas que. On va parler de sortir du sur-mesure, tout ça. Allez, salut les solos.