- Speaker #0
500 000 euros en solo ou 1 million avec une équipe, alors qui dort le mieux la nuit ? Et bien la réponse risque d'autres surprendre. Alors tu fais 100K par an et tu veux passer à 500K et tu te demandes si la seule réponse c'est d'embaucher des gens, des salariés ou des freelances ? Allez, dans cette émission on répond à la question que tous les solopreneurs se posent. Est-ce qu'il faut forcément recruter pour scaler ? Allez, c'est parti pour Solonation ! Allez les amis, bienvenue, merci beaucoup d'être avec moi sur ce plateau. Merci à toi. Trop contente de vous retrouver. Alors aujourd'hui, c'est un peu un match, c'est un peu un ring. Je ne sais pas si je vous ai bien placé pour pouvoir vous donner des coups de poing. Non, je rigole, il n'y aura pas de violence dans cette émission, on est d'accord. Seulement verbal. Seulement par short interposé, bien sûr.
- Speaker #1
Le droit de réponse.
- Speaker #0
Voilà, donc c'est un peu le mythe, toujours pareil, on va le faire un peu en deux temps. Peut-être première partie, qui gagne le plus ? Parce que dans cet univers, on a beaucoup de flexés sans chiffre d'affaires. Mais est-ce qu'il nous en reste beaucoup à la fin ? Quand on est solopreneur, est-ce qu'on est des vrais solopreneurs ? Tout ça, tout ça. Et puis deuxième partie, qui dort le mieux la nuit ? Attends, je regarde un peu, qu'il y a des cernes autour de cette table. Non, je regarde.
- Speaker #1
Moi, je suis enceinte, c'est différent. Moi, je suis dans mon septième mois, donc toi, je dors moins bien quand même.
- Speaker #2
Moi, j'ai un bébé de six mois, donc du coup, j'ai... Bon, par contre, j'ai un bébé qui dort. Désolée. Ah, ok.
- Speaker #0
Arrête de mentir, c'est pas ça, c'est l'O-Nation, mon pote. Non, je t'assure. Premier carton jaune de cette émission. Non, je rigole. Bon, allez, c'est parti. Première partie. Qui gagne le plus ? Là, on va décortiquer nos chiffres d'affaires. Chacun va nous expliquer aussi son organisation derrière. Qui bosse avec lui ou elle ? Combien ça coûte ? Allez, on va vous dire rien que la vérité, toute la vérité. C'est parti. Alors, première partie, je pense qu'on va faire un petit tour de table. Parce que je trouve qu'il y a pas mal de bullshit aussi dans notre univers. Et je vais aller, je vais mettre les pieds dans le plat la première. Par exemple, moi je dis que je suis solopreneur. Et je te regarde un peu Nicolas, parce que voilà, en fait moi j'ai une équipe de freelance qui bosse avec moi. Donc solopreneur, je le prends au sens, enfin en tout cas de ma propre définition, c'est que je n'ai pas levé de fonds, je n'ai pas d'associés.
- Speaker #3
Tu n'as pas de bureau, ou tu as une équipe qui est là physiquement.
- Speaker #0
Voilà, je n'ai pas d'investisseur, donc je suis propre maître à bord, on va dire, de mon propre business. Et je travaillais avec des freelances. Je n'ai pas de salariés non plus. Du coup, je ne suis pas un peu piésée, point liée avec des contrats de travail et tout. Donc, j'ai une équipe freelance, mais j'ai quand même une petite équipe. Du coup, je faisais mes calculs hier. Parce que j'étais obligée pour bosser pour l'émission. J'étais là, putain, combien ça me coûte déjà mon équipe de freelance ? Voilà, donc je suis allée sur mon solo business plan. Et j'ai calculé qu'à peu près, moi j'ai cinq freelances qui bossent avec moi. Alors jamais à temps plein. Ça ne doit peut-être même pas être l'équivalent d'un temps plein. Donc sur... Montage de vidéos, design, assistance virtuelle, podcast management, voilà, et du coup ça me coûte à peu près 10-12 000 euros par mois, quelque chose comme ça, de charge. Pour dire les termes, sur un chiffre d'affaires, on va dire de... L'année dernière j'ai fait presque 400 000 et là cette année je vais faire 500 000. Donc voilà, ça doit être, je ne sais pas, 150 000 ou 150 000 balles de charge, juste. On va dire fixe freelance, des freelances dont j'ai besoin pour monter cette émission Soul Nation, pour faire un peu tous les trucs dont j'ai besoin pour mon acquisition. Voilà, je me suis mis à table en premier. Nicolas, je te regarde parce que toi, tu as un peu un business similaire ou pas ? Ou tu as évolué depuis aussi ?
- Speaker #3
En fait, si tu veux, j'ai transformé moi une sorte de CDI en travail déguisé, puisque d'abord, je travaillais pour une grosse société et je commençais à faire des petits à côté et je voulais développer cette partie-là. Et je pouvais complètement le gérer tout seul. Et donc j'ai transformé un beau salaire de 150 000 euros, avec primes, bonus et tout ça, en un CA de 180-200. Donc j'ai accepté de gagner moins.
- Speaker #0
Eh oui, déjà un premier.
- Speaker #3
J'ai accepté de gagner moins, parce que pour ceux qui nous écoutent, quand on fait 200 de CA, ensuite ils vous portent tirer tout ça, ensuite on se paye du salaire, ils leur savent tout ce qui va bien.
- Speaker #0
En plus toi t'es dans les îles, mais t'es à La Réunion.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Tes fiscalités françaises. Je soutiens l'économie française. Je suis allé voir tes potes de l'île Maurice, ce n'est pas tout à fait la même fiscalité.
- Speaker #3
C'est sûr que pour le même CA, ils n'ont pas le même résultat net. Mais j'ai accepté ce jeu-là, d'être toujours sur le sol français. La Réunion, c'est magnifique, donc tout va bien de ce côté-là. Et grosso modo, j'ai voulu me faire accompagner quand j'ai dépassé les 250 000 au bout d'un an ou deux. tu vois oui parce que la charge de travail est là, que tu es un peu tout seul aussi, tu as envie d'être accompagné, d'avoir d'autres idées, d'avoir une charge de travail partagée. Le but, c'était aussi ça, de moins être à fond tout le temps et que tout repose sur tes épaules uniquement. Et je pense qu'à deux, on pouvait gérer jusqu'à 300-400 de CA. Et en fait, je ne sais pas te dire si c'est parce que j'ai embauché des gens que mon C est monté, ou est-ce que mon C est monté et donc j'ai pris des gens parce que je voulais encore monter plus. Ça s'est passé en même temps en fait, sur ces deux dernières années. Aujourd'hui, alors tu vois, pour toute la partie YouTube, avant j'avais un monteur, un scriptwriter et un mini-amaker, mais quand il y en a un qui saute, en fait c'est toutes tes vidéos YouTube qui se mettent en stand-by. Donc on en a trouvé deux. Donc on a deux monteurs de scriptwriter, deux mini-makers qui t'allaient faire bosser un peu moins. T'as un backup quoi !
- Speaker #0
Je vois que je suis vraiment une youtubeuse junior encore.
- Speaker #3
Et puis ils se challengent entre eux. Donc quand il y a une super vidéo qui sort, qui fait un gros score parce que c'est un monteur qui l'a montée ou un scriptwriter qui l'a écrit, l'autre le voit. Donc c'est un système où ça tire vers le haut. Donc ça c'est pour la partie YouTube seule. Après, j'ai mon bras droit, Simon, qui a été prestataire pendant un an pour moi et qui est devenu, en janvier, mon premier salarié.
- Speaker #0
Ah là là ! Il y a des gens qui ont des salariés autour de cette table !
- Speaker #3
Mon premier salarié, avec un avantage intéressant qui est que quand tu as un salarié, tu peux lui mettre des primes avec ce qu'on appelle le plan épargne-entreprise. C'est une poche fiscale dans laquelle tu peux mettre des investissements et que tu ne peux pas faire quand tu es seul. Par contre, quand tu as un salarié et que tu crées cette poche pour le salarié, alors tu as le droit de te mettre cette poche. Et si tu donnes un variable sur le chiffre d'affaires, par exemple ce que j'ai fait avec Simon pour l'associer à notre projet, eh bien, je vais pouvoir me verser dans mon PE autant que ce que je lui verse à lui. Donc plus il gagne, plus je gagne, plus tout le monde est content. C'est très vertueux. Donc on lui a mis un salaire. Et après, tout est en variable, en prime d'intéressement, de participation, fonction de l'activité, évidemment. Plus l'activité fonctionne, plus il va gagner. Et je serais très content si, demain, il gagne plus de 100 000 balles. Parce que c'est que ça a cartonné.
- Speaker #0
Et du coup, ton volume de chiffre d'affaires versus tes charges, aujourd'hui, est-ce que tu saurais dire un peu ? Alors attends,
- Speaker #3
parce que j'ai aussi Anthony qui est à l'acquisition, organique. Donc lui, il s'occupe de mes pages de vente, de refaire mon site internet, de créer des articles. de préparer les ateliers que je fais avec les formateurs avec lesquels je fais des featuring, et de gérer les systèmes d'email, d'onboarding, de bienvenue et tout ça. Et puis j'ai Marcello qui est lui au paid sur Facebook et Insta et qui est en train de développer Google AdWords et autres bing. J'espère que j'oublie.
- Speaker #0
On va rajouter au fur et à mesure, parce que là, même moi, je me suis dit, dans mes projets, j'ai telle ou telle personne à rajouter. Si vous êtes freelance, écoutez bien, parce que je pense qu'il y aura des...
- Speaker #3
On n'est pas loin de 10 personnes. On n'est pas loin de 10 personnes. Après, ce que j'ai fait, c'est que je ne gère que les seniors. Donc, je gère mon bras droit à Simon, qui, lui, gère tous les autres. Et Anthony, qui est à l'acquisition, c'est mes deux bras droits, bras gauche, cerveau, en mode senior qui me coûte cher. Et qui gère ensuite tout le reste de l'équipe.
- Speaker #0
Ok, et du coup en termes de chiffres, tu as un peu des grosses masses à nous communiquer pour qu'on sache aussi si on est dans le vrai ou pas. Parce que quand on commence à déléguer, je ne sais pas si vous êtes d'accord avec ça, mais il y a vite ce petit côté, il faudrait qu'on recrute tout le monde sur tout. Donc tu vois, on ne sait pas trop comment ouvrir ou fermer le robinet, à quel moment, quel est le ratio ?
- Speaker #3
En fait, on va dire que je prends quelqu'un quand je sais que je vais faire au moins 100, 150 000 de résultats nets positifs et que je peux me permettre. que si demain il y a un partenaire qui saute, etc., je ne me retrouve pas à marcher sur les oeufs.
- Speaker #2
Du coup, tu n'utilises pas ton équipe comme traction ? Pas du tout ?
- Speaker #3
Pour faire tout monter ?
- Speaker #2
Parce que là, tu dis, si j'ai bien compris, tu capes en gros tes freelances par rapport aux résultats nets que tu vas faire. Tu ne recrutes pas pour faire levier.
- Speaker #3
Ah, en fait, dès que j'ai de la marge pour en prendre des nouveaux, je réinvestis cet argent pour qu'il m'aide à développer des nouveaux pans du chiffre d'affaires. Grosso modo, pour parler chiffres, je dois être en charge totale de salariés, outils, clôdes, etc. Entre 230 et 250 cas à l'année.
- Speaker #0
C'est tout à fait raisonnable. Pour un chiffre d'affaires bien supérieur au mien, tu es à combien ?
- Speaker #3
Avec mon salaire, mes charges, les charges de la boîte, etc. on vient de faire les... La comptabilité, donc les chiffres. Grosso modo, 380K de charge de la boîte l'année dernière pour un CA qui a fait 575.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #3
Et cette année qui devrait pouvoir approcher 900.
- Speaker #0
Génial, je demande, c'est pour mon benchmark. Je suis dans ma ligne de mien, je vais faire pareil l'année prochaine. Donc Nico, je te suis. Et merci beaucoup de partager tes chiffres parce que c'est très rare. Je crois que vous ne vous rendez pas compte, mais dans Solo Nation, on est très sans filtre. On partage parce qu'on dit que le savoir, c'est le pouvoir et tout. Mais c'est pas toujours évident, et merci pour nous, je ne l'ai jamais fait. Et là j'irais vraiment en mode,
- Speaker #3
allez, vas-y, en fait, il faut assumer ce qu'on est et ce qu'on fait. Ça fait 15 ans que je suis dans la finance, je me suis mis à mon compte, j'ai créé ma boîte, j'ai pris des gens, je développe des choses que j'espère être de qualité, c'est une résultante.
- Speaker #0
Ouais, puis tu as l'habitude de parler en toute transparence de tous les modèles économiques, tu décryptes tout ça aussi, c'est ton domaine, donc c'est hyper intéressant. Alors, j'ai plein de questions qui me viennent, mais on va finir le tour de table. Donc, Juliette, toi, tu as choisi le modèle agence pour te développer, ce qui est un modèle potentiellement à double tranchant, parce que beaucoup de freelances vont avoir envie de se développer en agence, mais on dit aussi souvent que les agences, elles peuvent connaître la vallée de la mort, le moment où tu t'embauches, t'embauches, et puis ton chiffre d'affaires, enfin, ta marge ne suit pas forcément.
- Speaker #1
Ouais, après, pour le coup, moi, c'est un modèle... En fait, je suis assez persuadée d'une chose, c'est que quand on entreprend, on le fait aussi pour se faire plaisir. Et donc poursuivre aussi, c'est dessin, dessin avec un E, n'est-ce pas ? Parce qu'en fait, c'est hyper important de ne pas s'ennuyer dans son propre travail. Et donc, ça génère beaucoup de problèmes quand on entreprend, quel que soit le modèle. Si c'est en plus pour suivre un modèle qui ne nous convient pas, je ne vois pas en fait quel est le fuck. Donc pour le coup, moi j'ai effectivement poursuivi le modèle agence parce que c'était naturel pour moi. Moi, c'est toujours ce que j'ai toujours voulu avoir dans tous les cas. Moi, je compte beaucoup sur la puissance du collectif. Alors là, en ce moment, j'ai des soucis RH, mais parce qu'il y a des vacances et des arrêts maladie en même temps. Évidemment, tout en même temps, parce que c'est la loi de Murphy. Mais donc, c'est pas grave. Tu vois, j'en discute parfois avec des clients qui sont solos, etc. Et qui me disent, merci, ça me convainc vraiment de ne pas avoir de salariés. Et en fait, moi, pour le coup, malgré tout ça... Mais parce qu'en fait, moi, quand je vois des personnes qui sont hyper contentes de bosser, qui gèrent les clients à ma place... qui s'occupe de tout, dont les clients me font que des compliments, et de voir des personnes qui me remercient, etc. Et ne serait-ce aussi, c'est peut-être un côté un peu bon samaritain, ou égotique, peut-être les deux, mais de faire vivre des gens, en fait. Moi, surtout dans un secteur comme le mien, qui est la com et le marketing, qui est extrêmement bouché, dans lequel on ne leur aide pas de dire aux gens « Arrêtez de faire ces études, parce que sinon, en fait, vous n'allez jamais avoir de boulot. » Ça me fait aussi du bien, et j'ai l'impression de redonner un peu ce que je gagne, tu vois, pour le coup.
- Speaker #0
Et puis tu as des jeunes aussi, c'est ça ? Oui, complètement. Là, effectivement,
- Speaker #1
par contre, j'ai fait comme toi, Nicolas, où j'ai pris une personne. En gros, moi, j'ai articulé en plusieurs pôles mon agence. Le premier était le pôle organique. Là, je suis en train de monter le pôle ads, en fait, parce que les deux sont extrêmement liés. Et donc, effectivement, j'ai recruté une senior là-dessus. Donc, il va me coûter un peu plus cher au mensuel, mais pour le coup, je vois la différence. Parce que là, je suis enceinte à nouveau et en fait, je vais partir en congé mat d'ici deux mois et demi. Et donc, tu vois, avoir quelqu'un qui est senior, qui sait manager, etc., ça me rassure beaucoup plus aussi. Et donc là, tu vois, je reviens aussi. Je pense qu'il y a des erreurs dans tous les cas qu'on doit faire. Et je pense que constituer que des équipes de juniors au démarrage, ce n'est pas forcément la bonne idée. Pour être passé par là, tu vois, je pense qu'il faut peut-être accepter d'avoir plus d'opérationnels en tant que fondateur pendant un moment. lever le pied sur les juniors pour mettre plus de seniors et avoir des gens un peu plus responsables sur les pôles, etc. Après, mon équipe est top. Et en fait, moi, j'ai des juniors en juniors parce que j'ai deux alternants et deux CDI. Et mes deux CDI, il y en a une qui a 3-4 ans d'expérience et l'autre qui en a 5-6. Donc, tu vois, on est sur du middle. On n'est plus tout à fait sur du junior, mais on n'est pas sur du senior non plus.
- Speaker #0
Mais donc, tu as pris des salariés parce qu'il y a plein de gens qui font des agences. En fait, tu es d'accord que c'est plus ou moins des collectifs de freelance ? tu vois ouais Il y a beaucoup d'externalisation où ça fait bosser d'autres freelancers. Toi, tu as fait le choix de développer une équipe avec une culture d'entreprise à toi.
- Speaker #1
J'ai envie de te dire aussi, il faut assumer ce qu'on est. C'est-à-dire, à un moment, quand je vois des posts sur LinkedIn de gens qui disent « j'embauche » , alors qu'en fait, c'est une mission freelance. Déjà, vous n'avez pas peur de leur faire. Oui, ça, c'est vrai. Parce que ça s'appelle le salariat déguisé.
- Speaker #0
Ou j'embauche en stage.
- Speaker #1
Ça, je vois. Moi, c'est j'embauche en freelance. On a une nouvelle recrue en freelance. Non, et puis désolé aussi.
- Speaker #2
Tu cherches un freelance pour vos missions.
- Speaker #1
pour le freelance en lui-même. S'il a envie de se présenter comme un freelance, comme un solopreneur de son côté, ça crée une dissonance au niveau de son image à lui aussi. Il faut penser un peu à toutes les parties prenantes. Il y a beaucoup de fake dans notre secteur, de gens qui disent « Oui, moi j'ai une équipe de 20 personnes. » Alors qu'en fait, sur 20 personnes, il y en a 19 qui sont en freelance. Donc non, moi là, je suis à 5 salariés parce que la personne qui est en... qui est en grosses marketing, donc qui va monter le pôle ads. On relecture la VDF de son contrat. Donc là, bientôt 5, dont deux alternants aussi.
- Speaker #0
Ok, et si tu vises le million, tu vises quoi ? Il va te rester combien à la fin ? Parce que c'est aussi un calcul qu'on fait entre les salariés versus les freelances. D'ailleurs, je ne suis pas sûre qu'on soit toujours gagnant quand on embauche des freelances, parce que pour le coup, moi, je n'ai que des seniors, que des freelances qui me coûtent assez cher. Enfin, tu vois, on ne va pas se mentir, en taux horaire. Et je me disais, j'étais pas loin, peut-être que si j'internalisais. Une seule fonction, ça me coûterait peut-être moins cher. Tu vois,
- Speaker #1
j'ai calculé ce que tu disais là par rapport, j'étais en train de faire mes petits calculs. Moi, avec les charges salariales comprises, uniquement sur les quatre personnes qui sont actuellement dans la boîte et pas avec la cinquième qui va arriver, qui va évidemment coûter un peu plus cher, je paye moins que toi en charge. Avec 4 personnes en interne. Mais pour le coup, après moi, et ça Pauline je pense me rejoindra aussi, je pense qu'il faut aussi accepter dans l'entrepreneuriat quel que soit le modèle qu'on choisit de ne pas être toujours au top. Que ce soit au top de CA ou au top de marge parce qu'en fait, il y a des tests qu'il faut faire. Alors en fait, en gros, moi tu vois, j'ai fait 20% de marge EBITDA il y a 2 ans, un truc comme ça. Et j'en ai discuté en interne et je me suis dit en fait, c'est trop élevé. Parce qu'en fait, 20% de marge EBITDA, Ça veut dire que je suis trop dans l'opérationnel encore. Et moi, dans mon secteur, en fait, un chef d'entreprise, pour moi, un chef d'entreprise, il n'est pas censé faire de l'opérationnel. Sinon, c'est juste un freelance à la botte de sa boîte. Il est censé aller chercher de nouvelles marges de progression, de nouvelles marges de manœuvre, des contrats, tout ce que tu veux. Et donc, là, moi, j'ai fait beaucoup, beaucoup d'investissements. Donc, j'ai franchement divisé ma marge par deux. Mais pour le coup, c'est aussi des bilans de transition. Et tu peux même avoir des bilans déficitaires. Tu as plein de boîtes qui font des bilans déficitaires pour construire l'équipe, pour voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, etc. Moi, j'ai un client, ils ont eu le syndrome de la start-up, où ils ont embauché énormément de personnes. Ça a baissé complètement la marge, donc ils se sont fait une vague de départs volontaires et des choses comme ça. Parce qu'en fait, c'est vrai qu'à posteriori, quand je voyais un peu toutes les équipes, parce que c'est un bon client, je me disais, je ne comprends pas pourquoi ils ont internalisé ce type de poste. Et en fait, je pense que de toute façon, en termes de gestion, il faut accepter que le jeu ne sera pas toujours vert, et on n'espère pas toujours rouge, mais en tout cas, qu'il ne soit pas toujours au vert.
- Speaker #2
Après, pour le côté internalisation, tu dis par exemple, moi, peut-être qu'il y a des postes, il faudrait que je les internalise. Je pense que ça dépend aussi, c'est une question ultra importante, c'est quelle est ta vision et ton CA, est-ce qu'il est... Est-ce qu'il est à un moment où il est stable ? Est-ce qu'il y a de la prédictibilité ? Parce que s'il n'y a pas de prédictibilité, peut-être que si tu internalises, effectivement tu vas payer moins cher, mais tu internalises, demain tu es mariée, tu vois. Tu veux que ça s'arrête,
- Speaker #0
ça ne va pas être la même. Là, c'est la partie charge mentale, on va en parler aussi. Alors toi justement Pauline, tu connais extrêmement bien tous les différents types d'équipes, parce que c'est ce que tu fais aussi en mentoring, et tu accompagnes je pense des gens qui sont dans ces sades à construire des équipes, pouvoir dégraisser puis toi-même t'as monté une équipe Vous êtes allé jusqu'à combien ? Jusqu'à 500 000 euros. Tu avais combien de personnes ? Huit. Et finalement, tu as fait machine arrière. Tu as décidé de revenir sur un business model plus simple, plus minimaliste. Et tu me disais, en préparant, je fais plus de marge maintenant que quand j'avais les 500 000 avec huit personnes. Tu peux nous raconter un petit peu ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
Les raisons qui ont fait que... Il y a plein de raisons différentes. Je n'ai pas que fait ça pour l'argent. Il y a quand même plein de raisons. C'est la dernière fois.
- Speaker #1
Je suis là pour compter.
- Speaker #2
J'avais 8 personnes, tout à l'heure tu parlais des charges, je pense qu'avec mon salaire à ce moment-là, je sortais 20 cas peut-être mensuels. avec mon salaire. Hyper important, je le dis pour les gens qui nous regardent. Comptez votre salaire dans le seuil de renta et c'est hyper important. Moi, ce que je disais par rapport à tes charges tout à l'heure,
- Speaker #1
c'est que je ne comptais pas mon salaire dedans. Tu parlais de tes freelances, moi, je comptais uniquement la masse salariale actuelle et pas mon salaire. Mon salaire,
- Speaker #0
il est tellement indécent que je ne peux pas le dire sur Solonation. Non, je déconne.
- Speaker #2
Non, mais parce que c'est important parce que sinon, on se retrouve soit avec des gens, des entrepreneurs qui se font passer après. Ça, ce n'est pas normal, en fait. C'est toujours vous, avant, je vous le dis. C'est la souffle-fape. C'est toujours vous, le salaire. En fait, mettez votre salaire en seuil de rentable dès le départ. C'est le plus important, selon moi. Et la variable d'ajustement, ça ne doit pas être votre salaire. Ça doit être les finances. Désolée de le dire, mais c'est bien sûr. C'est la réalité. Et donc, oui, j'avais huit personnes. Et en plus, le... Le nombre d'heures, on va dire, variait parce que j'avais la moitié de l'équipe qui était coach pour coacher aussi nos clients. Et ça dépendait du nombre de clients qui rentraient. Parce que moi, j'avais beaucoup de 1-1, parce que je tiens absolument au 1-1. Donc, on vendait toujours du collectif, mais il y avait du 1-1. Et pour ça, ça veut dire qu'automatiquement, dès que tu commences à avoir plus, plus, plus de clients, concrètement... La solution de Scale, c'est de recruter de nouveau des coachs. Et donc ça en soi, pour moi, ce n'est pas un problème. Par contre, il y a quelque chose qui m'a dérangée, c'est que j'avais l'impression de me retrouver à un moment donné un peu à sec de coach. C'est-à-dire que moi, je suis très exigeante. Donc ça veut dire que je veux des gens qui sont bons selon mes critères, bien entendu. Donc bien entendu que moi, après, je transmets ma méthode. Il y a des process, il y a tout ça pour que tout soit carré. pendant les coachings, etc. Et que ce soit transmis de la manière dont moi, finalement, je l'ai décidé, entre guillemets. Mais je me retrouvais... gênée parce que je ne trouvais plus de saut de supplier. Je ne trouvais plus de de head player. En fait,
- Speaker #0
ce qui est compliqué, c'est que quand tu es dans un modèle comme ça, tu es comme dans une marketplace, tu es toujours en train de chercher soit de la supply dans l'offre, soit de la demande. Et même, ni de rien, on est passé assez vite sur 20K, machin. Mais moi, je vais vous dire en toute transparence, les mois vraiment bas où je ne fous rien, où je suis en train de surfer, je fais plein de solo nation et j'oublie de faire ma masterclass, Je peux potentiellement descendre en dessous de 30 000. Donc mine de rien, tu dis 20 000 comme si c'était facile, mais ce n'est pas facile. Déjà pour faire 20 000, il faut avoir un système d'acquisition bien en place, etc. Et du coup, ça te met un peu en pression. Et donc, il ne faut pas que tu arrives au point où tes charges dépassent trop souvent ton revenu minimal assuré en cas de catastrophe.
- Speaker #2
En fait, il ne faut pas qu'il y ait plus de sorties trop longtemps. C'est ça. Quand c'est de l'investissement, et tu en as parlé Juliette, il peut y avoir des années où tu fais des invests et tu te retrouves soit en mode flat à la fin de l'année, comptablement parlant, je n'entends pas forcément trésorerie, où tu te retrouves un petit peu en déficit, mais parce que tu as investi versus tu te retrouves en déficit parce que tu n'as pas su arrêter la machine au bon moment.
- Speaker #0
En tout cas, ça me rassure de me dire, OK, en niveau ligne de flottaison, mon pire mois, c'est 30 000, mes charges ne sont pas au-dessus. Tu vois, ça m'évite d'avoir à gérer la trésor, de faire tous ces trucs un peu relous. Donc voilà, ça me rassure. Ok ?
- Speaker #1
Mais je pense aussi effectivement qu'il faut tenir compte de deux modèles aussi là-dessus. C'est que quand tu acceptes de faire des investissements pour développer ta boîte, il faut aussi avoir pour moi la vision de qu'est-ce que tu vas en faire plus tard de cette boîte ? Est-ce que tu veux que cette boîte, elle te serve sur l'instant T là maintenant uniquement ? Ou est-ce que potentiellement tu veux la revendre ? Quand tu es dans un modèle, ça ne vous prend rien. Ce n'est pas possible. En fait, tu peux à la limite vendre quelques capitaux, etc. Mais tu n'as pas constitué de marques de clientèle, etc. En tout cas, À date, aujourd'hui, c'est difficile. Va essayer de revendre un modèle solopreneur à un fou, etc. Tu es le seul, tu veux prendre ta retraite, etc. Tu veux partir à la réunion avec Nico, les doigts de pied en éventail. Et en fait, tu as envie de revendre ta boîte. Très difficile. Et du coup, en fait, je pense que c'est là où la vision rentre en jeu. Qu'est-ce que tu veux faire de tout ça ? Est-ce que tu veux avoir un côté un peu hédoniste, où ça te sert à l'instant T ? Où tu t'enrichis sur l'instant T, etc. Et puis, tu verras plus tard, tu feras plus tard. Et il n'y a aucun mal à ça. Ou est-ce que... tu as une vision un peu plus long terme où tu te dis, ok, je vais peut-être un peu charbonner, peut-être avoir des années en déficit. Alors moi, je suis d'accord avec Pauline sur l'entrepreneuriat sacrificiel. C'est ériger le modèle de je ne me suis pas payée pendant cinq ans. C'est très mauvais. C'est la slag. C'est la slag de roue. Mais après, à part pour ceux qui, et là, c'est les entrepreneurs que j'admire le plus, ceux qui font du B2C, de type ceux qui vendent un B2C chaud. Voilà, tu vois, ceux qui vendent des produits de beauté, qui couvrent un café ou des trucs comme ça, etc. Alors moi, c'est ceux pour lesquels j'ai le plus grand respect, parce que c'est extrêmement difficile. Il faut faire un volume monstrueux pour pouvoir se dégager une rentabilité. Mais pour le coup, est-ce que derrière, tu te dis, sans me sacrifier non plus, est-ce que je veux revendre potentiellement et donc créer de la valeur, des investissements, avoir un système ?
- Speaker #3
C'est la différence start-upper-entrepreneur.
- Speaker #0
Mais tu vois, on avait fait une émission avec Carlos là-dessus. Je vous mets, si vous voulez la regarder après, genre qui est le plus libre et tout. Et il y a un peu ce mythe, et moi, je vais mettre un petit peu les pieds dans le plat, le mythe de l'exit. Mais en fait, combien de startups font des exits ? Les mecs, ils bossent pendant 10 ans, 20 ans, machin. Je crois que c'est moins de 5%. Oui, j'allais dire moins de 5%. C'est un carnage. Tu te crèves pour un hypothétique exit. Et donc là, il y a deux visions qui s'opèrent. il y a le... lifestyle business. Quand on croit un petit peu des gars que j'aime bien, comme Daniel Priestly, c'est 8 personnes, 8-9 personnes. Là, tu peux aller jusqu'à potentiellement même plusieurs millions par an. Et t'es en dessous de la vallée de la mort. Peut-être que Daniel, à l'américaine, il qualifierait même ton agence, si elle est en dessous de 10 personnes, de lifestyle business, dans le sens où ça te permet d'aller au 7 chiffres sans te crever. Par contre, si tu dépasses, là, t'as la vallée de la mort. 10, 20, 30, 40 personnes. Et après, t'arrives sur une boîte énorme et qui, elle, là, pour le coup, va être en mode conquête et vaut vraiment à plus de valeur.
- Speaker #1
Après, pour le coup, le plus en plus, pour l'avoir vue et m'y être même intéressée moi-même pour racheter des boîtes et ce genre de choses, etc., parce que c'est quelque chose que je n'exclus pas dans ma trajectoire, en vrai, je suis d'accord avec vous sur la start-up, mais parce que le start-up est conditionné à la bonne idée de la start-up. Alors qu'un service, ça se vend toujours. Donc en fait, ça dépend aussi de ce que tu as fait comme boîte. Tu vois, effectivement, si on parle d'insectes, j'ai misé sur la farine d'insectes. Voilà, un peu plus compliqué, mais ça dépend aussi énormément. On regarde, moi, c'est un truc que je dis souvent, c'est que les jobs les plus rémunérateurs, les boîtes les plus rémunératrices, c'est les moins sexy. Le nettoyage, la sécurité, la sûreté, etc., ce genre de choses. C'est ça aussi les grosses boîtes que tu peux revendre derrière, où le service fonctionne bien.
- Speaker #0
Tu vois, je me tourne vers Nicolas qui a eu un profil quand même plus solopreneur, personal brand, etc. Il y a aussi ce deuxième mythe de « ouais, ça coûte moins cher, t'as une décote quand tu veux la revendre » . Sauf que si tu développes une vraie IP, une vraie propriété intellectuelle, ce qui est ton cas, moi c'est mon cas aussi avec un média, etc. Il te suffirait pas trop longtemps, pas trop d'années pour mettre un bras droit à ta place, se faire incarner la marque, tu vois, tu pourrais développer une IP qui te dépasse en fait. Alors c'est dans mon plan 2035. Ah, le fameux point vivant.
- Speaker #3
c'est par exemple renommer ma newsletter. Ma newsletter, ce n'est plus la newsletter de Nicolas Chéron. Là, je réfléchis, je cherche un nom en ce moment. Comment je peux en faire un actif qui, un jour, peut être revendable à une société de gestion, à un courtier qui se dit « Waouh, là, j'ai 60-70 000 investisseurs qui ont l'habitude de lire du contenu de qualité, qui sont clients potentiels. » Ça, ça vaut quelque chose.
- Speaker #0
Au début, j'ai tout de suite appelé ça Le Borde. Et ce n'était pas évident parce qu'en fait, c'est plus dur que la marque. personnel au début.
- Speaker #3
Et c'est un bon nom. Mais maintenant,
- Speaker #0
je suis contente. Et là, par exemple, Solonation, ça m'est arrivé comme ça en mode épiphanie. Et je suis là, mais en fait, Solonation, c'est un trop bon nom à l'international. Tu vois aussi. Pareil, je suis un peu comme toi. Je pense au long terme et moi, je pense equity. Je pense asset. Et j'ai vu aussi dans mon radar, parce que tu as raison de dire qu'une agence, ça se revend bien parce qu'on achète les clients. Nous, on achète aussi nos clients, nos communautés. On peut acheter mon incubateur qui génère des revenus récurrents. Les datas aussi. Manus, les datas. Et puis des users. En fait, quand tu lances des sas et tout, maintenant c'est facile d'en lancer avec le MyCode. Ce qui est chaud, c'est de trouver des users.
- Speaker #3
Tu peux aussi créer du revenu récurrent. Tu vois, par exemple, moi je fais de l'apport d'affaires pour une société de gestion.
- Speaker #0
Ah oui, ça c'est valorisable.
- Speaker #3
Tous les ans, ça augmente. Bien sûr. Et ça, c'est un revenu récurrent. c'est à dire que Je suis presque en train de créer ma retraite, j'appelle ça comme ça des fois. Je me dis bon ben voilà, je travaille pendant 10 ans et en fait cette partie-là, je la monte à 100k annuel. Et imaginons un jour, j'en ai marre, la bourse, les réseaux sociaux, les machins, les trucs, j'arrête tout, j'ai 100k qui tombent tous les ans.
- Speaker #1
Mais tu vois effectivement, c'est là où pour moi, c'est la vision qui rentre en jeu en fait, c'est justement là. Et vous, vous êtes dans cette vision de dire ok... Qu'est-ce qui se passera dans dix ans ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire de tout ça ? Et je pense que c'est aussi une question à se poser quand on choisit un modèle. Et j'en avais parlé avec une cliente que j'avais coachée. Je lui avais dit, voilà, en fait, qu'est-ce que tu souhaites faire ? Et surtout, qu'est-ce que tu souhaites être ? Est-ce que tu souhaites être tranquille ? Et donc, effectivement, dans ce cas-là, tu ne t'emmerdes pas avec une équipe et compagnie. Ou est-ce que tu souhaites potentiellement préparer l'après ? Est-ce que tu souhaites, je ne sais pas, employer, etc. ?
- Speaker #0
Et puis même en étant très court-termiste, imagine, tu palpes à fond sur ta marque personnelle. Des gros chiffres, on en connaît plein. Tu coffres, tu m'investis,
- Speaker #1
tu fais de tout Et puis après tu deviens ta retraite C'est le côté hedoniste D'ailleurs on parlait des raisons de moi Pourquoi un refuge pour animaux ? Un refuge pour sonopreneurs
- Speaker #3
Dégagés Ou un lieu à la retraite Par l'intelligence artificielle
- Speaker #2
On parlait tout à l'heure de Une des raisons parmi lesquelles Je suis passée de 8 personnes Et je suis repassée aujourd'hui j'ai 3 personnes C'est notamment cette histoire de passer en bac versus en front. Moi, je vais juste rapidement parler de ça. Moi, au début, j'ai commencé, j'étais en full front. J'étais le personal branding de ma boîte, etc. Ensuite, la boîte, je l'ai faite grandir. C'est moi qui ai voulu la croissance, clairement. Question de vision, je voulais grandir, je voulais avoir plus d'impact, etc. Et donc, ça passait par ça. Et c'est là où j'ai commencé à faire l'inverse, mettre mon équipe en front. Et moi ? En bac, ok ? Ça a marché, ok, cool. Et puis, en fait, je me suis rendue compte d'un truc, puisque là, pour juste le contexte, au moment où on enregistre, moi j'ai un bébé de 6 mois, donc j'ai eu un congé maternité il y a 6 mois. Et pendant que moi j'étais absente, j'avais mon équipe qui tournait, etc. Et on a beau dire ce qu'on veut, malgré les systèmes, malgré ce que tu veux, moi j'étais moins en fronte. Malgré le fait que j'avais quand même mon équipe en front. Je n'ai jamais eu d'objection parce que je coachais moins, etc. Je n'ai jamais eu ce problème-là. Malgré ça, je me suis rendu compte que quand moi, j'étais en front, les résultats, ça n'a rien à voir. Non, mais chez moi, c'est du simple au double. Disons-le clairement, c'est du simple au double. C'est-à-dire que j'ai réussi à avoir une boîte profitable, etc.
- Speaker #0
sans moi totalement en fronte, on va dire, où je me suis un peu éteinte d'une certaine manière. Et là, par contre, j'ai dit non, en fait, quand moi je suis en fronte, mais les résultats, ça n'a rien à voir en fait.
- Speaker #1
Et tu sais, justement, dans ces fameux lifestyle business, l'asset numéro un, c'est le founder et donc c'est la key person of influence. Donc ils disent... Tu devrais tout déléguer, sauf ton rôle de front, pour être la star qui brille, qui fait les émissions, qui fait les trucs et tout. Parce que tes sponsors, ils veulent Nicolas Chéron, ils ne veulent pas toi se bilire. Et donc, tu vois, tu mets le point sur un truc un peu sensible. Et moi, deuxième question que je voulais te poser. Moi, j'aime bien faire ce que je fais aujourd'hui. Faire des podcasts, ça m'éclate. Écrire un newsletter, ça m'éclate. Et du coup, quand tu passes en front, tu faisais quoi ? Tu ne faisais plus tous les trucs que tu aimais ? Je faisais un gros chat.
- Speaker #0
Je faisais un peu de management, mais un peu parce que moi j'avais ma bras droit Marielle Réjou pendant plusieurs années, qui faisait un travail extraordinaire en termes de management, de gestion de projet, etc. C'est vraiment le hack,
- Speaker #1
si tu recrutes des gens, tu recrutes un bras droit qui manage les gens.
- Speaker #0
Pas tout de suite, mais dès que tu commences à voir que toi ça te prend trop de temps de faire du feedback, de faire des trucs, il te faut quelqu'un. Il te faut quelqu'un pour structurer, il te faut quelqu'un pour être tes yeux. Moi je faisais plus de feedback à un moment donné, c'est-à-dire que Marielle c'était mes yeux. Tu vois, carrément. Donc ça, quand tu arrives à ce niveau de confiance avec quelqu'un, c'est génial parce que tu te détaches, tu vois, vraiment. Et du coup, je me suis perdue. On parlait de...
- Speaker #1
Est-ce que tu aimais quand même encore ton métier ? Parce que quand on devient le manager, c'est un peu ce que je vois chez les solopreneurs. Parce que pour la petite histoire, si vous ne me connaissez pas, moi, j'ai été manager pendant 13 ans. Donc, j'ai managé des grosses équipes. Et j'ai adoré cette partie de ma vie. Mais clairement, refermer ce chapitre et en ouvrir un où je suis plus doueur, où je suis créative, où je fais ce que je veux. Je kiffe tellement. Je kiffe tellement par rapport à avoir des entretiens de performance, des KPI et tout. Tu vois, ça ne me manque pas, en fait.
- Speaker #0
Après, je gardais... En gros, j'avais beaucoup... Quand même, la partie front publique, je l'avais quand même encore. La partie, je ne sais pas, tournage de vidéos, etc. C'est juste que ce n'est pas moi qui créais le contenu en soi, qui le gérais, etc. Et au quotidien, en vrai, j'étais plus sur la partie stratégique. Stratégique, la tête stratégique, en fait. Et moi, de toute façon, c'est ça qui me plaît. C'est pour ça d'ailleurs que... Je suis en train de m'associer sur une autre boîte en tant que head sales and marketing. C'est parce que moi, ce que je kiffe, c'est faire la strata, c'est voir grand, c'est se dire OK, on fait ça, on fait ça. OK, comment on fait pour remplir ? OK, tu vois, c'est ça qui me plaît.
- Speaker #1
Et alors, attends, je reboucle. Là, on a fait une méga, méga boucle. Au final, tu gagnes plus ou moins maintenant dans ce contexte où tu es sous l'eau ? Aujourd'hui,
- Speaker #0
je génère moins de chiffre d'affaires, mais j'ai une rentabilité bien, bien, bien plus élevée et je vais pouvoir augmenter mon salaire là.
- Speaker #1
Et bien voilà.
- Speaker #2
Et c'est ça aussi qu'il faut se poser comme question. On est dans une course au toujours plus, où toi tu fais quoi comme CA, moi je fais ça, moi je fais ça. Ça ne veut rien dire, je ne vois pas de quoi tu parles. C'est le concours.
- Speaker #0
Il y a la plus grosse et c'est fatigant.
- Speaker #2
Exactement, c'est vraiment un concours qui facture le plus loin. Et en fait, tu te dis, ça n'a plus de sens. Et ça n'a plus de sens, c'est surtout, qu'est-ce que tu veux faire encore une fois ? Est-ce que tu veux faire que du CA ? Et en fait, tu as plein de boîtes qui font énormément de CA, mais qui sont en déficit, pendant X ou Y années, ça dépend. Et après, tu en as d'autres qui sont des toutes petites boîtes, par contre, et qui font, je ne sais pas, 100 000, et qui, en fait, explosent leur renta derrière, et ça leur suffit amplement. Et ça, c'est un truc que j'aimerais ramener aussi sur la table, c'est qu'en fait, est-ce qu'on peut arrêter de juger le business des autres ? Chacun, en fait, alors, sauf si on le demande, évidemment. Mais chacun voit midi à sa porte. Et donc, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière d'entreprendre. On a tous une perception différente.
- Speaker #3
Il y en a pour qui un million, c'est nul. Se payer 100K l'année, c'est un minimum pour payer les courses. Et pour d'autres, c'est un grâle. C'est un rêve que tu n'arrives pas à atteindre. Moi, récemment, je réfléchissais à ça. Je me disais, bon, père commercial qui a monté des boîtes, qui a un peu galéré, maman infirmière, etc. Quand je fais mes calculs et que je me dis, Wow ! Attends, là, un million de CA en francs d'avant, machin... Là, je me dis, wow, la dinguerie, quoi.
- Speaker #0
Oui, oui, tout à fait. C'est ça.
- Speaker #3
Et le plus, plus, plus, non, ça ne sert à rien. Je pense que c'est pour ça...
- Speaker #0
Et puis, il y a aussi cette histoire de rémunération versus chiffre d'affaires. Un autre jour, sur Instagram, j'ai vu une pub d'une meuf qui disait... Il y a quelqu'un qui lui posait une question et qui lui dit, « Combien tu gagnais avant ? » Alors, elle dit, « 1500 euros par mois. » « Et combien tu fais maintenant ? » Alors, ma boîte, aujourd'hui, elle fait 200 000. Mais meuf !
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
c'est ta boîte, c'est pas ta rem et en fait là, il y a Toutes ces choses-là, tous ces discours qui amènent les gens pas sur les bons sujets.
- Speaker #1
Mais moi, je sais que ça ne va pas vous plaire, mais moi, j'aime bien quand même ces paliers. Les observer, parce que je suis une ancienne directrice commerciale. Et le problème, c'est qu'il y a des paliers à passer. Non, mais bien sûr. Si tu es solopreneur et que tu fais moins de 200 000, c'est que tu vends ton temps. Point. Bien sûr. Et si tu commences à faire 300, 400, 500, ça veut dire que tu as trouvé un produit. Tu as un effet de levier de produit ou d'équipe ? Non,
- Speaker #0
tu peux avoir quelqu'un qui fait 200 000 en vendant une formation en ligne.
- Speaker #1
Oui, mais en tout cas, c'est dans le côté vente de temps. Tu as des critères. Et si, par exemple, tu fais sept chiffres, ça nécessite un système, un machin, etc. Donc, je ne dis pas que c'est l'alpha et l'oméga, mais je dis que souvent, c'est une capacité de voir si l'entrepreneur a... su organiser un certain chiffre.
- Speaker #2
J'amène juste un petit élément sur la table. C'est qu'en fait, moi je suis d'accord avec toi, il faut observer les paliers, il ne faut pas avoir peur des chiffres. En revanche, ce serait bien d'arrêter de mentir. Et je regarde le... Parce qu'en fait, si on regarde le tissu entrepreneurial français, 95% des entreprises dans le tissu entrepreneurial français sont des TPE. Le chiffre d'affaires moyen de ces TPE, c'est moins de 500 000 euros. Donc... Et alors que quand on ouvre LinkedIn, tout le monde fait le million, c'est-à-dire que t'as un moment où...
- Speaker #3
Le 10K hebdomadaire,
- Speaker #2
toi-même tu sais.
- Speaker #1
Il faut remettre les choses dans leur contexte. Et demain ce sera 10K par semaine.
- Speaker #3
From Bali.
- Speaker #2
Je trouve qu'en fait sur les chiffres, il faut avoir le courage et c'est ça qui est bien avec Solonation, je flatte un peu mon autre. C'est ça qui vient avec ton podcast, c'est d'avoir le courage de dire les chiffres clairement, sans bullshit, et savoir aussi les mettre les uns en face des autres en disant effectivement, si tu fais un million d'euros de chiffre d'affaires mais que tu fais un million d'autres dépenses, t'es pas en déficit.
- Speaker #1
Et ne pas oublier de dire aussi qu'on est des anomalies statistiques. Parce qu'évidemment, si on est dans cette émission, c'est qu'on a déjà compris certains trucs, etc. Et oui, moi je vois dans l'incubateur, par exemple, la moyenne de chiffre d'affaires. C'était déjà. 70 ou 80 000 euros par an en freelance, ce qui est déjà beau c'est déjà avancé il y a peut-être moins de 10% des freelances qui ont plus de 6 chiffres c'est cool, merci à Juliette c'est auto-entrepreneur,
- Speaker #3
tu fais 70k à l'année,
- Speaker #1
tu peux te mettre un 4000 balles par mois c'est déjà énorme exactement parlons aussi des salaires,
- Speaker #2
quand tu vois que le salaire médian est à 2005 je t'en prie,
- Speaker #1
mais justement je me sais si T'as raison de t'insurger, parce que justement, la solo nation en a marre qu'on parle que d'argent, il n'y a pas que l'argent dans la vie. Il y a aussi qui dort le mieux la nuit. Et on va voir, parmi nous quatre, on va exclure les bébés, etc. Entre un bébé et une femme enceinte. Je ne parle pas de ça, mais je parle de son business model qui dort le mieux la nuit. Allez, c'est parti. Bon alors, qui dort le mieux la nuit ? Parce que les gros chiffres c'est sympa, mais on veut voir la vérité sans filtre des solos. Et justement, on était en train de faire une petite pause maquillage et ça balançait là, ça balançait. L'histoire de ce salarié, de cette friandeuse, machin. Moi je veux tout savoir.
- Speaker #3
Moi je dormais mieux quand j'étais en CDI.
- Speaker #1
Voilà, alors...
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
fin du débat, allez ! Non mais voilà, peut-être on va faire vite un petit jeu sur une échelle de 1 à 10. C'est quoi votre niveau de stress, là actuellement, dans votre modèle, qu'on comprenne un peu où on en est ? Et puis, c'est quoi le dernier truc qui vous a vraiment empêché de dormir, fait chier ? Comme ça, ça va nous aider à voir si ce modèle est fait pour nous ou non. Qui veut balancer en premier ?
- Speaker #2
Vas-y, j'y vais. Moi, au niveau de stress, en ce moment, je mets à part parce que là, j'ai eu des petits couacs, etc. Mais sinon, au niveau de stress, je te dirais 5. Mais parce que moi je suis dans le stressé, il faut le savoir. Moi je suis très anxieuse comme personne.
- Speaker #1
Donc t'as 5 par défaut ?
- Speaker #2
Ouais à peu près avoir 7. Après j'aime bien en fait, moi ça me galvanise. Je fais partie des gens dont le stress les galvanise et leur met le couteau entre les dents. Genre moi je vais perdre un client, je vais pas me refondre, je vais clairement repartir le couteau entre les dents, relancer de la prose.
- Speaker #1
Moi aussi ça me fait ça quand j'ai un déconvenu, je suis là.
- Speaker #2
1 après j'ai 1 exactement moi je te dirais 5 parce qu'en fait le modèle va avec mais pour le coup il y a des moments où je descends à 3 à 0 etc moi je suis plus dans le moins de stress depuis que j'ai l'équipe aussi parce que je pense qu'il y a ce côté alignement avec le modèle que je voulais construire depuis le départ je dis pas que c'est le bon choix forcément pour tous mais en tout cas c'est mon bon choix en tout cas à date tiens on fait un mini tour de table,
- Speaker #1
degré de stress de 1 à 10 ?
- Speaker #3
Moi je suis anxieux.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est marrant. On dirait pas, t'as l'air hyper calme et impassible.
- Speaker #2
C'est le soin de chiotte-fromage ça.
- Speaker #3
Ouais, mais en plus c'est un peu débile. C'est-à-dire qu'en plus j'ai ma femme qui est médecin, qui est chirurgien, qui est dans le privé. Si demain ma boîte coule, on vit très bien. Mais en fait je vis un nouveau stress, qui est que vu que j'éclate tous les plafonds et que je touche du doigt de peut-être... cartonner comme jamais je pensais que je cartonnerais dans ma vie. En fait, je mentalise le fait que « Waouh, je touche du doigt ce truc-là. Ah oui, mais je pourrais ne pas l'avoir aussi. »
- Speaker #2
Je suis exactement dans le même cas.
- Speaker #3
Là, je fais mes tableaux, mes trucs et tout, et je suis un peu comme ça. En mode, c'est une dinguerie, tout va super bien.
- Speaker #2
C'est une peur que tu ne pensais pas que tu aurais. Il faut avoir peur alors que c'est trop cool. C'est un peu le syndrome de l'imposteur aussi. Personnellement, je parle beaucoup avec ma coach et avec ma psy. J'en parle beaucoup. J'ai le côté en fait... Pourquoi moi ? Pourquoi moi je réussirais alors qu'il y a tant de gens qui galèrent ? Toi, j'ai beaucoup ce truc-là aussi. Ah ouais ? Ouais, de ouf. Ça, c'est des petits souliers. T'as fait,
- Speaker #0
meuf.
- Speaker #1
Mais tu vois, quand tu... Toi, t'es stressé à l'approche d'une grande réussite, en fait. Ça te fait plus se stresser qu'avant.
- Speaker #3
Ouais,
- Speaker #1
ouais. Ok.
- Speaker #2
Mais du coup, l'indice ?
- Speaker #3
Ah bah, ouais, c'est un 7-8 permanent. C'est fatigant. Du coup, c'est... Pour baisser mon niveau de stress, j'étais devenu solopreneur. Ouais. parce que j'en avais marre de l'entreprise, etc., que ça me mettait mal. Après, je suis parti à La Réunion pour avoir le cadre de vie, etc. Et j'ai pris un bras droit et tout ça en me disant, je vais réduire le rythme, je vais me caler. En fait, le mec, il est super motivant. Du coup, on fait les plans sur la comète. Ça me part complètement sucette. Et il y a des fois où je me dis, waouh ! Et c'est pour ça qu'on est en train de mesurer en ce moment notre niveau de stress par rapport à nos missions et à ce que ça me fait faire. et est-ce que je le vis bien ou pas j'adore,
- Speaker #1
on dirait moi le côté bon je vais mettre des agents hier,
- Speaker #2
du coup je bosserai moins et après j'en fais genre 50 fois plus ça je pense que c'est l'entrée en sec à l'entrée en france celui qui entreprend pour être tranquille franchement quand on me le présente on se rend peut-être plus compte aussi à quel point c'est un autre délire d'être entrepreneur ça
- Speaker #3
fait 10 ans que j'ai ma boîte donc il y a des gens ils vont au boulot, ils sortent du boulot il n'y a plus Merci.
- Speaker #1
Mais moi, ça ne me faisait même pas ça quand j'étais salariée. Je pensais quand même au montage. Moi, je me douche, je twang, je machin,
- Speaker #3
je truc,
- Speaker #0
je pars en vacances. Ça m'en est joué.
- Speaker #1
Alors Pauline, on clôture sur un cycle d'anxie. Alors moi,
- Speaker #0
aujourd'hui, je suis à 2-3. C'est de ouf parce que je partais de très très loin.
- Speaker #1
Donc finalement, revenir plus solo, ça t'a détendu.
- Speaker #0
Mais je ne pense pas que ce soit ça, en fait, qui m'ait détendu. C'est pas ça. Je pense que j'ai éprouvé plein de choses, en fait. J'ai testé des choses, je me suis pris des claques. Il y a eu plein de choses. Là, c'est comme si j'avais pris le mélange, j'avais pris le meilleur, et j'en ai fait quelque chose. Mais parce que j'ai eu toutes les claques avant. J'ai enduré des choses avec une équipe. avec etc. Et là aujourd'hui tu vois j'ai...
- Speaker #2
Et selon moi c'est aussi pour ça que la longévité compte en fait c'est pas aller le plus vite dans l'entrepreneuriat c'est essayer d'aller le plus loin possible si tant est qu'on a envie de le faire aller le plus longtemps possible parce qu'en fait ça permet des... prouver un peu tout ça, de savoir une grosse équipe comme ça, non ça ne me convient pas une petite équipe comme ça, ça ne me convient pas ça ce n'était pas un bon recrutement, ça c'en était un et en fait tu vois, il n'y a que le temps long et ce que tu disais aussi,
- Speaker #1
s'autoriser d'aller en avant, en arrière sur le côté, parce qu'en fait il y avait un peu ce tabou de je scale ça c'est encensé Par contre, je descale. Alors là, tout de suite, qu'est-ce qui ne va pas ? Tu vas recevoir des messages ? Pourquoi t'as arrêté ta grosse académie ?
- Speaker #0
C'est un argument pour moi. Si tu veux, moi, pour le mentoring aujourd'hui, c'est mon offre principale aujourd'hui, mais il y a aussi d'autres choses qui vont arriver. Mais le mentoring premium que je vends aujourd'hui, ce qui fait que ça avance, c'est que les gens, ils savent que je suis passée par énormément de phases différentes, que j'ai eu une équipe, j'ai eu un bras droit, je n'en ai pas eu. Puis après, j'ai repris. Puis après, je me suis adaptée. Puis après, j'ai fait ci. Puis après, j'ai fait ça. Et le fait que j'ai toute cette expérience, c'est ça qui fait qu'on vient me voir,
- Speaker #1
tu vois. Bon allez avant qu'on balance vos problèmes du coup moi je voulais vous dire que je vais être bisounours de ouf je suis pas anxieuse de nature aussi comme quoi c'est peut-être la nature qui fait ça, moi je suis à 1 sur 10 je pense et c'est ce que j'adore dans ma vie de solopreneur c'est que je me dis bah je bosse avec des gens hyper talentueux donc moi c'est tous mes freelances ils ont un groupe Whatsapp, ils bossent entre eux et je vois les gens bosser sur Whatsapp c'est quand même assez agréable tu vois je me dis et si je suis à la bourre ils me le disent et voilà donc c'est quand même cool si tout s'écroule demain j'ai pas du tout de peur parce que justement d'être entrepreneur j'ai l'impression que j'ai mon destin en main d'avoir fait toutes ces conneries comme tu dis je pourrais relancer un autre podcast sur un autre sujet, refaire un autre truc, en fait si tu pars avec tes compétences et je trouve que les compétences on les développe puissance 10.
- Speaker #2
Moi je suis de nature anxieuse mais je sais que si demain ma boîte s'arrête c'est pas la fin tu vois pour le coup parce que je sais que soit je remontre un autre truc, soit j'irai dans une grosse boîte ou des choses comme ça Ce n'est pas ce type de demain qui m'inquiète, moi, personnellement.
- Speaker #1
Peut-être ce qui me fait le plus stressée, c'est qu'effectivement, je suis encore un peu le goulot d'étranglement. Donc, je suis à la bourse sur plein de trucs. Mais moi, tu sais quoi ? J'ai accepté qu'en fait, je le serais. Tant que je n'ai pas d'équipe. Et donc, typiquement, je vous donne un cas d'exemple où je ne réponds pas aux messages des réseaux sociaux. J'en ai trop et je n'ai pas encore recruté un community manager. Bon, je lui dis qu'est-ce que je fais, tu vois. Et au final, bon, je réponds pas, je réponds pas. Faut me relancer plusieurs fois, puis au bout d'un moment, je réponds. Mais tu vois, je me suis dit, ok, je tolère que ce n'est pas dans les standards. Je regarde pas mes mecs tous les jours. Oui, il y a des choses que tu tolères. Bon, peut-être que ça fait chier des gens, mais bon, voilà.
- Speaker #2
Il faut accepter que tout ne sera pas parfait aussi. C'est ça, quel que soit le modèle qu'on prend, qu'on choisit, il y a forcément son lot de stress, son lot d'emmerdes, son lot d'échecs, son lot de... Toujours en fait que tu sois solopreneur ou que tu aies des milliers d'employés en fait à chaque fois il y aura toujours un derrière.
- Speaker #0
Sur la partie employé je trouve que le truc stressant c'est si t'arrives une merde moi il m'est arrivé un truc et...
- Speaker #1
Vas-y on parlait de son lot d'emmerdes qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Speaker #0
Alors je vais donner... donner des détails sans trop en donner parce que malgré tout on est encore en procès attendez je suis en train de venir mon avocat parce que là c'est un peu chaud non mais c'est aussi respecter tout simplement la personne avec qui ça a très bien fonctionné pendant deux ans d'ailleurs une salariée et en fait je sais pas du jour au lendemain pour plein de raisons mais bref ça a brillé dans sa vie et ça a brillé sur la partie elle s'est complètement désengagée et puis après elle nous a mis un arrêt maladie Gigantesque derrière, sauf qu'en France, pour les gens qui ne savent pas, parce que je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas, parce que moi je sais que quand je discute de ça avec des moldus, entre guillemets, il y en a énormément qui ne savent pas, selon la convention collective, tu continues de le payer ton siège vide. Donc ça veut dire que tu as quelqu'un qui est malade, mais tu sors 80% du salaire, et derrière il faut quand même que tu payes un freelance derrière, voire même plus pour venir. Donc tu as le stress d'une certaine manière. Alors moi je n'avais pas le stress financier, parce qu'au niveau trésorerie, je pouvais me le permettre. Mais par contre, clairement, j'avais les boules de savoir que j'avais autant d'argent qui partait tous les mois sur un siège vide. Qu'en plus de ça, il y avait une situation managériale qui se tendait de plus en plus avec cette personne. Et donc là, ça devenait... C'était horrible. Franchement, je pense que s'il y a bien un des moments dans mon business dont je me souviendrai, c'était celui-là. Et là, clairement, oui, je n'ai pas dormi. Oui, c'était horrible. Franchement, cette période-là, c'était hardcore.
- Speaker #1
Je pense que le fait d'avoir été manager et d'avoir vu tout un tas, toute la gamme de problèmes qui peut exister et savoir que ce n'était pas mon pognon, c'était le pognon de l'entreprise et que l'entreprise faisait plusieurs millions par an, donc était tout à fait capable d'assumer ça. Moi, j'avoue que c'est un peu malentit, je me dis attends, comment tu assumes ça si tu fais ça, ça n'a pas de chiffre d'affaires, ce n'est pas non plus beaucoup pour assumer ça.
- Speaker #0
Tu as toute la partie émotionnelle. Moi, dans ma boîte, je pense que j'ai la même vision que toi au niveau management. Hyper important pour moi que tout le monde se sente bien, je suis très à l'écoute. Je suis dans un management très positif, très bienveillant, etc. Et en fait, je me suis pris une claquasse dans la tête avec cette histoire de management bienveillant. La symétrie des attentions.
- Speaker #1
Non, ça ne marche pas toujours.
- Speaker #3
Je me suis dit, trop bon, trop con. Je ne m'appuie plus à voir. On m'a trahi. Non, non, mais ça m'a permis de vivre.
- Speaker #0
Ça m'a permis, derrière, quand j'ai eu une nouvelle salariée, de mettre en place un cadre différent. qui restait toujours positif et bienveillant, mais un cadre différent. J'ai posé des indicateurs sur certaines choses qui m'ont clairement évité par la suite de retourner dans une tornade comme ça.
- Speaker #1
Bon, écoute, intéressant. Nicolas, est-ce que tu as vécu... Ah ! Pourquoi ? Il va falloir pour Nicolas. Quelle est la dernière chose qui t'a empêché de dormir dans ton contexte actuel ?
- Speaker #3
J'ai pris un bras droit. Il y a... contact. deux ans et demi, trois ans. Et on a bossé ensemble pendant un an et demi. Donc il a pris de plus en plus de poids. Il y a un moment donné, t'as un drive d'entreprise, c'est lui qui le gère, il gère les codes, il gère les logiciels, les machins, les trucs.
- Speaker #1
Et là,
- Speaker #3
du jour au lendemain, il te dit en fait, je vais arrêter.
- Speaker #2
En fait, j'ai tourné des millions.
- Speaker #3
Bye ! Mais je te préviens à l'avance. Donc la sortie s'est très très bien déroulée, c'est-à-dire qu'il m'a prévenu à l'avance. Alors, oui et non, c'est-à-dire qu'il me l'a dit une semaine avant Noël, alors que j'avais des potes qui arrivaient. Donc moi j'étais au moment où j'avais ma soupape et où je lâchais. Et là, premier jour des vacances, bam ! Donc là t'as les potes qui arrivent à la maison, t'es en vacances pour 15 jours, c'est les fêtes, t'es censé te détendre un peu et là t'as le cerveau qui... Comment je fais ? Il a été super parce qu'il m'a dit voilà je te préviens et je peux faire encore trois mois si tu trouves quelqu'un rapidement pour faire la transition. J'ai trouvé quelqu'un juste le 5-6 janvier. Ils ont fait la transition ensemble pendant 3 mois.
- Speaker #2
Il n'y a pas eu beaucoup de latence en plus entre une semaine avant Noël et début 5-6 janvier. En 15 jours j'ai trouvé.
- Speaker #1
De toute façon tes vacances elles sont pliées. Enfin en fait je ne pense qu'à ça donc autant trouver tout de suite un remplaçant, c'est flingué. Oui c'est mieux si tu te sens mieux après au final.
- Speaker #3
Et après je les ai vus bosser ensemble pendant 2 mois et demi, je me suis dit waouh trop bien. En plus on était 3 au lieu de 2 niveau cerveau et tout. Et j'en ai même profité pour avancer sur des dossiers que... je voulais finir avec lui, qui était là depuis un an et demi, deux ans, qui connaissait mieux ma boîte. On voulait faire un site internet, etc. Donc je lui ai dit, écoute, est-ce que d'une part, tu peux gérer le switch avec le nouveau ? Et vu que tu vas moins travailler, parce que vous allez deux pour la même mission, en quelque sorte, est-ce qu'on peut travailler sur le projet du site, etc. Et on continue de bosser ensemble aujourd'hui. En fait, lui, il est parti faire un tour du monde, parce qu'il avait 25 ans et qu'il avait envie de faire d'autres choses.
- Speaker #1
Recrute des quarantenaires comme ça, on est tranquille, on reste à la maison, on s'occupe des gosses.
- Speaker #3
Transition parfaite et puis maintenant j'ai un bras droit. C'est une histoire qui finit bien. Ça finit bien, mais là tu dors pas pendant 15 jours.
- Speaker #1
C'est l'inconvénient de la délégation versus tout garder. En fait t'es tellement max quand t'as tout délégué, sauf quand il faut changer de personne. C'est ça. Et pour clôturer, est-ce que tu as eu une emmerde qui t'est arrivée dans ton agence ?
- Speaker #2
Moi, c'était une freelance, justement. Ce n'est pas encore les équipes, etc. Même si j'ai eu mon lot de sujets aussi avec les équipes internes. Mais c'était une freelance, effectivement, où tu découvres que la moitié du taf n'était pas fait, que beaucoup de choses n'étaient pas gérées, qu'en plus, elle veut te facturer le mois plein alors qu'elle est partie 15 jours en vacances et qu'après, elle disait « je ne travaille pas parce que j'ai mon déménagement » , etc. Voilà, donc moi c'était plutôt ça, et ça, moi ça m'a empêchée de dormir, ça a été difficile parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup et que j'aime trop beaucoup, et en fait j'ai dû mettre fin au contrat de manière un peu brute, et je lui ai dit, je lui ai fait, en fait là, si ça continue, ça va mal finir. Là, je sens que moi, mon seuil de tolérance, il est atteint, que là, je suis en train de perdre patience, que je suis en train de te fliquer, que je suis en train de me transformer en dragon, donc il faut qu'on arrête maintenant, tout de suite, parce que sinon, en fait... on risque de s'engueuler et que ça se finisse super mal. Et donc moi, je suis quelqu'un de très exigeant, mais je suis quelqu'un d'humain aussi. J'aime bien faire bosser mes potes. Moi, pour le coup, c'est un truc où il y a beaucoup de gens qui vont dire, ouais, il ne faut pas le faire, etc. Moi, quand mes potes sont bons, je les fais bosser. C'est juste qu'en fait, techniquement, c'est une personne qui est excellente, mais très mauvaise gestion. Très mauvaise gestion de son propre emploi du temps, de ses projets, de ses différents... Oui, en fait, il y a deux compétences à avoir quand tu es freelance.
- Speaker #1
Il y a ta compétence sectorielle et ta compétence business. Et alors là, tu peux avoir des surprises.
- Speaker #2
Et en plus, tu vois, c'est aussi pour ça que je trouve qu'il ne faut pas ériger non plus trop le côté « j'ai que des freelances » , sans dire que c'est ce que vous faites. Bien sûr, mais dire que les freelances, c'est le meilleur truc, parce qu'en fait, il ne faut pas oublier que les freelances, ce n'est pas tes salariés. Donc, ils n'ont pas de compte à te rendre, à part sur le côté devis, facture, temps passé, taf, ce que tu veux. Mais en fait, tu vois, si au bout d'un moment, ça va être difficile de lui demander, de lui faire des rapports, etc. Un salarié, il a un petit peu plus la crotte au cul quand tu lui demandes ça. Pardon, je suis très vite là. Ça, c'est la grossesse. Je mets tout sur le dos. Je fais comme dans Malcolm où Louis dit que c'est le bébé qui a envie de le faire.
- Speaker #0
Tout l'objectif avec les freelances, c'est vraiment de travailler sur le leadership parce que c'est ça qui fait que tu entraînes des gens avec toi. Que les salariés, des fois, ils peuvent se sentir... enfermé. Tu peux avoir aussi ce côté-là. Voilà,
- Speaker #2
exactement. Et moi, je sais aussi que à la fois, mon congé mat me stresse, mais à la fois, ça me rassure parce que je sais que, par exemple, quand j'ai pris des vacances, j'ai mes salariés qui m'ont dit « Ton absence nous a fait du bien. » Parce qu'en fait, quand... Non, mais quand t'es toujours là, derrière qui peuvent se cacher, tu vois ? En fait, t'as toujours ce réflexe. Alors que là, tu te responsabilises, tu te mets en face du client qui te dit « Bon, ça, ça va pas, etc. » Puis tu te démerdes. Mais pour le coup, effectivement, moi, c'était ça qui m'avait empêchée de dormir la nuit parce qu'il y avait ce côté aussi... un peu affect, mais aussi ce côté l'impression de se faire un peu couillonner. Je me disais, est-ce qu'il n'y a pas eu un côté un peu profit de « de toute façon, Juliette, elle est cool, on se connaît bien, etc. Elle ne va pas m'emmerder. » Mais il y a des sujets financiers derrière. C'est un sujet sur un gros client. C'est ça qui m'a empêchée de dormir dernièrement. et sur lequel j'ai coupé court en disant, en fait, là, il faut qu'on arrête parce que sinon, ça va mal finir. Et je préfère qu'on finisse là maintenant avant qu'on tombe dans de l'amertume. Oui,
- Speaker #1
mais c'est hyper intéressant. Tu disais, toi, tu bossais avec des amis aussi un peu, non ? Je ne sais plus, quand on se parlait pour préparer l'émission, tu n'avais pas dit un truc comme ça ? Je ne sais plus. Ou au contraire, non ?
- Speaker #3
Non, je ne fais pas... Dans mon équipe, je n'ai pas d'amis. Mais c'est vrai que le pro et le perso se sont mêlés parce qu'il y a des... C'est ça, oui.
- Speaker #1
C'est normal.
- Speaker #3
Il y a des partenaires, il y a des formateurs avec lesquels je bosse qui sont devenus des copains.
- Speaker #1
Mais moi, c'est ce que j'apprécie dans l'horizontalité de la relation freelance et par rapport au manager où du coup, tu ne peux vraiment pas... de potes avec tes salariés. Pour moi, freelance, c'est un peu différent. On est tous des adultes consentants.
- Speaker #2
Il faut faire gaffe aussi à l'effet miroir. C'est-à-dire que moi, quand j'ai des amis qui m'ont mis sur des deals, ou qui ont mis l'agence, ou qui nous ont recommandé, ou des amis de mon compagnon, des choses comme ça, moi, un pote me fait bosser, je me défonce trois fois plus. Parce que c'est un pote. Et qu'en fait, je veux pas me dire... C'était un peu ma leçon de me dire... La seule sympathie qu'on se porte n'est pas gage de sérieux derrière, parce que ça dépend aussi énormément de l'organisation, de ce que tu as. Et puis parfois, peut-être un petit peu, mais pas forcément de méchanceté ou de sournoiserie, mais juste de négligence un petit peu inconsciente, de se dire de toute façon, ce n'est pas grave, on est potes, donc elle rattrapera.
- Speaker #1
En tout cas, moi, c'est vrai que je n'ai pas eu de galère du tout comme ça. Moi, ma plus grosse galère, c'est de me dire comment je scale, je scale quel poste. En fait, c'est ça qui est compliqué aussi, c'est que tu as les moyens de recruter des freelances ou des salariés. Et j'ai failli faire une énorme connerie. En fait, à un moment, j'avais mon bootcamp qui me rapportait 300 000 par an, 250 000. Et je me suis dit, je vais scaler mon bootcamp comme tout le monde, entre guillemets, prendre des coachs, etc. Et je me suis dit, mais non, mais en fait, aucune personne ne va pouvoir faire les quatre lives comme moi je l'ai fait. Ça va me prendre des plombes, je vais devoir les manager. Et en fait, c'est là que j'ai changé de produit. Parce que c'était beaucoup plus facile pour moi d'externaliser les lives une heure par semaine de l'incubateur qui sont sur des sujets hyper précis. Créer ta page de vente. créer un lead magnet, je ne sais pas moi, créer une offre en freelance. Et c'est beaucoup plus simple d'avoir 50 personnes qui font toutes leurs expertises pendant une heure que de trouver en fait 4 coachs qui ont mon niveau de compétence sur tous les domaines du solo.
- Speaker #0
Et ça, ça a été un de mes points de frein, tu vois.
- Speaker #1
Voilà, et ça a dû bien prendre 6 mois. Et en fait, je voulais vous dire aussi, si vous nous regardez, c'est normal, c'est inconfortable. parce que tu vois les autres qui scalent là donc toi t'es là, putain je sais et toi tu restes bloqué comme un lapin dans les phares parce que tu sais que c'est pas la bonne piste mais t'as pas encore trouvé ta prochaine idée et je pense que c'est quoi des petites vacances ou une petite session de surf qui a dû me débloquer l'idée parce que les bonnes idées elles arrivent pas quand t'es dans le mal mais sur la suite voilà bon bref j'espère que vous avez kiffé ce moment avec nous, alors si vous avez des sujets scaling, délégation qu'est-ce que je délègue etc taper SAV dans les commentaires. On vous répondra avec grand plaisir. Tu réponds à cela ? Oui, je réponds.
- Speaker #0
Peut-être avec un peu de délai.
- Speaker #2
C'est pas trop urgent.
- Speaker #1
Voilà. Et du coup, ça nous fera plaisir de voir aussi comment vous le sentez la suite. En tout cas, vous l'avez compris, qui dort le mieux la nuit ? Faites-vous votre propre avis. parce que déjà, on voulait vous dire qu'il n'y a aucun choix définitif. Vous pouvez scaler de ouf, revenir en arrière.
- Speaker #0
Il n'y a que des décisions à porte de saloon.
- Speaker #1
Exactement, la double powerhouse. C'est trop bien. Donc, arrêtez de réfléchir pendant un an et puis lancez-vous. Ensuite, il n'y a pas de bon choix. Finalement, je pense qu'on l'a dit un peu dès le début de l'épisode, c'est des métiers différents. Tu as un peu le créateur qui orchestre son équipe sur WhatsApp ou le créateur pur même qui laisse après son bras droit manager son équipe. Ou au contraire, le manager bienveillant qui veut un peu redistribuer à son équipe et tout. Donc, ça dépend de votre personnalité. Bref, en tout cas, quoi que vous fassiez, que vous scaliez ou non, vous n'êtes pas seul. Nous sommes des millions. Nous sommes une nation. Nous sommes la Solo Nation. On a passé un super moment avec vous. Merci à toutes et à tous. Et puis, croyez-vous sur vos aventures.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Allez, salut les solos. Ciao.