- Speaker #0
Alors est-ce qu'on peut vraiment vivre du sponsoring et vivre de sa création de contenu quand on n'a pas beaucoup d'abonnés ? Aujourd'hui je vais vous présenter une solopreneur que j'adore et qui a généré 10 000 euros de sponsoring en seulement trois mois avec moins de 5000 abonnés sur son tout nouveau compte Instagram. Son compte Instagram c'est gogogovaloche, je vous mets en description, et vous la connaissez déjà si vous écoutez Solonation puisque c'est Valentine Soda. Salut Valentine et bienvenue dans le board !
- Speaker #1
Salut Flavie, merci beaucoup !
- Speaker #0
Très contente de... de te recevoir et ce que j'adore avec ton profil, c'est qu'on pourrait penser que comme tu es une influenceuse avec 60 000 abonnés sur LinkedIn, tu fais un max de cash avec LinkedIn, mais pas du tout. Finalement, tu en as fait un petit peu, mais ce n'est pas ça que tu as choisi. Tu as choisi la difficulté de créer un tout nouveau compte et c'est avec ce compte-là que tu as généré 10 000 euros. Donc, tu vas tout nous raconter. Qu'est-ce qu'il faut faire ou pas faire pour signer des sponsors ? Comment on vit de l'influence ? Parce que maintenant, c'est ton business principal et tu as arrêté le freelancing à côté. Et comment on a une vie de rêve finalement, en faisant des choses qu'on aime et en étant payé par des marques pour faire ça. Allez, c'est parti. Ça va, Valentine ? Bienvenue.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Flavie. J'ai plein d'astuces pour toi et plein d'astuces pour vous.
- Speaker #0
Trop bien. Alors du coup, est-ce que tu peux nous raconter quand est-ce que tu as lancé ce compte ? Ça parle de quoi ? Et quand est-ce que tu as généré ta première thune en sponsoring ?
- Speaker #1
Oui, carrément. En gros, si tu veux, moi, je bosse sur LinkedIn. Je crée du contenu sur LinkedIn depuis déjà 5 ans. Donc, là, on est quoi ? On est en 2026. J'ai un peu plus de 60 000 abonnés. J'avais déjà fait un petit peu d'influence, mais tu sais, j'avais pris un agent, c'était un truc très lourd. Enfin, tu vois, c'est toutes les heures de débutant. Et du coup, je connaissais un petit peu ce milieu-là et je trouvais ça intéressant de travailler avec des marques. J'adore le B2B. J'ai commencé à faire du sport en octobre, tu vois, 2025. Mais ce n'était pas ma cam, vraiment, le sport. Et j'ai commencé à faire des stories sur mon compte perso avec deux, trois copains qui regardaient. Et il y avait des sujets qui faisaient plus réagir que d'autres. Je me disais, tiens, c'est amusant, ça. Et j'ai un pote qui m'a lancé le défi de faire un triathlon. J'ai commencé à lancer ce compte que j'ai appelé GoGoValosh parce que je voulais représenter un peu les gomuscus. Je trouvais ça rigolo. J'ai commencé à montrer que quand tu es une femme entre 25 et 35 ans, des fois, tu as envie de faire du sport. Pas forcément pour perdre du poids, pas forcément pour performer, mais juste pour mettre du mouvement dans ta vie. Je voulais montrer un peu toutes les péripéties là-dedans, c'est-à-dire avoir des fringues qui ne fitent pas, ne pas se sentir assortie, avoir l'impression d'être jugée, être toute rouge à la fin des entraînements, réussir à le caler dans la journée, toutes ces choses-là. Et ça a commencé à prendre, d'avoir de plus en plus d'abonnés, etc. Et la première marque qui m'a suivie, c'est au bout de trois semaines de création de contenu. Et j'avais 2300 abonnés, un truc comme ça.
- Speaker #0
Ok, et tu te rappelles combien elle a payé ?
- Speaker #1
Oui, ils m'ont pris pour trois mois de création de contenu, ils m'ont pris 5000 euros.
- Speaker #0
Ah ouais, donc ok, 5000 euros direct, ok, hyper intéressant. Alors, il y a plein de choses qui m'interpellent dans ce que tu dis. Déjà, tu t'es lancée sur une niche quand même hyper concurrentielle, qui est le sport. Ou moi, dans l'opinion que j'avais de ce marché, c'est genre on te fait du gifting, on t'offre des tenues, mais on ne te file pas 5000 euros. Et après, le deuxième truc qui m'interpelle, c'est que c'est la marque qui est venue à toi. Ce n'est pas toi qui les a démarchés ?
- Speaker #1
Non, j'ai eu beaucoup de chance parce que j'ai eu quelqu'un qui nous a mis en relation parce que j'ai fait que de parler de ce projet à tout le monde. J'ai parlé à tout le monde de GoGoGoValue. J'invitais mes copains à s'abonner et surtout, je disais bien à tout le monde, je cherche des partenaires, je suis prête, j'ai des idées, je suis créative, etc. Donc, j'ai eu un contact, mais surtout le plus important. Et ça, vraiment, j'insiste vraiment là-dessus. Je n'ai pas accepté le gifting. C'est-à-dire que j'ai bien dit, j'ai des idées pour vous. Je sais, en fait, je sais ce dont vous avez besoin. Vous avez besoin de visibilité. Vous avez besoin de quelqu'un qui incarne. Et moi, je suis sur une niche. Je suis sur les femmes en surpoids qui sont entre 25, 35, 40 ans. Donc, je sais représenter ça. Et puis surtout, j'ai montré ma belle gueule avec un grand sourire. Et ça, forcément, ça a bien fonctionné.
- Speaker #0
Trop bien. Et je pense que c'est la première erreur en sponsoring. On va vous partager plein de tips. c'est de... prix aussi du marché, c'est que vraiment les sponsors, on les adore mais vous êtes des gros radins, vous essayez d'avoir tout gratos, c'est normal en fait c'est de la négociation un peu de marchand de tapis et moi je compte pas le nombre de fois où on m'a contacté en mode Flavie, ça serait génial que tu parles de notre produit, on t'offre une licence gratos pendant un an, alors t'es sérieux, déjà moi je me paye mes propres sas, en fait j'ai assez d'argent pour m'acheter un logiciel que j'aime bien donc en fait quand tu réfléchis, un sas c'est quoi, 30 balles par mois du coup un abonnement annuel c'est 300 balles Donc en gros, tu fais un poste gratuit pour 300 balles alors que ça va rapporter 10 ou 20 clients à cette marque-là pour 300 balles fois le nombre d'années que les clients vont rester. Donc c'est complètement disproportionné. Donc non au gifting, non je dirais à l'affiliation comme ça gratos et il faut négocier des choses en plus. Alors tu vas nous raconter comment tu as négocié du coup, comment tu as trouvé tes 10 000 euros de sponsor ?
- Speaker #1
Oui, alors ça je l'ai appris par ma super amie Flavie Prévost, je ne sais pas si vous connaissez. En fait, la compétence la plus sous-cotée, je trouve, dans la vente en général, c'est l'empathie. Donc en fait, j'avais très bien compris que le problème des marques, c'est qu'elles étaient terrorisées à l'idée que leur petit bébé soit mal représenté. Donc que ce soit même forcément du gifting pour tester le produit pour ensuite avoir un partenaire. À chaque fois, je disais bien quand j'avais reçu le produit, j'expliquais bien quel type de contenu j'allais tourner, je montrais des exemples. Et quand j'envoie quelque chose, je dis toujours « voici la V1, j'accepte vos modifications, etc. » Ça, ça les rassure. Donc en fait, toujours en call, je viens toujours en disant « j'ai des idées de contenu pour vous » . Et ce n'est pas juste « venez, on parle » ou « oui, bien sûr, voici mon adresse » . C'est toujours « on prend le temps, on crée une relation de confiance, je vous montre que je suis chef d'entreprise, je ne suis pas une minette influenceuse qui fait ça pour déconner. » mes contrats, je fais mes devis, je fais mes factures et je sais de quoi je parle.
- Speaker #0
Alors, trop bonne idée. Alors là, tu nous montres déjà, ça c'est vrai que pour contacter les sponsors, moi j'en parle souvent, mais je ne les contacte jamais en mode « Hello, voici mon dossier de partenariat, est-ce que vous pouvez me donner de l'argent ? » Toujours, ça commence par des propositions créatives et ça, je le reconnais en toi aussi. Du coup, tu leur donnes des idées et je pense que c'est un peu gagnant-gagnant. C'est quand tu commences par donner gratos à la marque, la marque se dit « Ok, ça vaut le coup quand même que je prenne un café avec elle 15 minutes. » Au pire, je ressors avec des idées gratos et puis non au mieux je ressors avec des idées gratos et au pire je donne un petit billet de sponsoring ok donc des idées beaucoup d'empathie alors ça je pense que c'est très important parce que je vois aussi beaucoup de gens qui pensent prendre sans donner alors le sponsoring c'est un revenu passif dans le sens où si ça te prend le même temps que t'es une audience de 1000 ou une audience de 10 000 mais par contre il faut quand même rassurer ton partenaire donc Je suis d'accord avec toi, peut-être du reporting et tout. Tu m'as montré sur Notion le super dashboard que tu fais pour tes sponsors. On peut peut-être l'afficher un peu à l'écran.
- Speaker #1
Avec plaisir, je vous montre à quoi ça ressemble. En gros, ce dashboard-là, je l'ai fait faire sur mesure avec mes couleurs parce que je le trouvais hyper cool et je trouve ça génial au début de collaboration d'envoyer ça à une marque parce que du coup, elle a tout dessus. Il y a tout mon contact et je peux ajouter toutes les personnes de la team. Ils peuvent être dix là-dessus s'ils veulent, je m'en fiche. Ils ont tout mon contact pour me contacter s'il y a une urgence, peu importe. ils ont ensuite tous les contenus donc ça c'est top, ils voient ce qui est validé ce qui n'est pas validé et surtout ce qui est top c'est qu'ils ont toutes les statistiques donc pas besoin de relancer, pas besoin de galérer avec des screenshots pouraves, là tout se met en plus en temps réel donc ça c'est absolument formidable comment t'as fait pour avoir du temps réel ?
- Speaker #0
Scheduled l'outil que tu utilises pour programmer moi j'ai utilisé Claude aussi du coup c'est vrai que maintenant avec Claude tu peux faire un dashboard personnalisé sur Notion Et moi, j'ai des tâches co-work programmées pour aller chercher aussi le reporting de tes sponsors. Mais c'est vrai qu'il faut faire preuve de beaucoup de transparence parce que c'est un univers un peu bullshit. Donc, commencez par... Enfin, moi, le premier truc aussi que j'ai posé comme question, parce que j'ai plein d'amis qui sont directeurs marketing, directeurs influence, c'est quand tu es une marque, tu as besoin de quoi ? Et en fait, le premier truc dont ils ont besoin, c'est est-ce que ça fait du ROI ? C'est-à-dire, est-ce que c'est rentable par rapport à l'argent qu'ils ont dépensé ? Et ils doivent rendre des comptes à au-dessus d'eux dans l'entreprise N plus 1, N plus 2. Donc si tu commences à lui dire « Ah merde, je suis en train de surfer là, je t'ai pas fait le reporting, je te le fais vendredi prochain, t'inquiète » , ça marche pas du tout. Surtout si t'as des sponsors bien sûr corporate et puis même en général, je sais pas si être correcte avec ses sponsors peut faire ça.
- Speaker #1
Bien sûr, et puis il faut aussi comprendre qu'on n'est pas du même monde. Moi j'avais fait face aussi à certaines personnes que j'avais contactées à une forme de jalousie. Parce que ma vie elle est pas la même, parce que je peux faire des grasse-mates, parce qu'il n'y a pas d'argent facile, c'est du travail d'être influenceuse évidemment, mais c'est un travail différent. qu'une directrice market qui fait 40 heures semaine, qui est claquée, qui fait autre chose. Donc il y a aussi une façon de parler, une façon de présenter les choses. Les choses aussi qui comptent pour moi ne sont pas les choses qui comptent pour eux. Par exemple, j'avais déjà discuté avec une copine influenceuse qui me disait « Oui, je leur vends toujours des vidéos jolies. Ils en ont rien à péter. » Évidemment, il faut que leur produit soit bien mis en valeur, mais que la vidéo soit jolie ou esthétique, si ça ne fait pas plus de clics ou plus de vues, ce n'est pas intéressant. Donc il va y avoir ce truc de « Oui, je vais plutôt publier, je ne sais pas, c'est comme dire à quelqu'un, je vais publier à cette heure-là parce que sinon je suis en vacances ou parce que je dors le matin, des choses comme ça.
- Speaker #0
C'est mort. Il faut que tu dises parce que l'audience va regarder à ce moment-là. Parce que l'audience dort. Donc, c'est mieux que je publie quand elle est réveillée. Mais tu as grave raison. Et ça, je pense qu'il faut se mettre vraiment dans la peau de son client. Si tu es freelance, tu sais déjà, quand tu es influenceur, c'est pareil. Ton client, c'est l'annonceur. Donc, tu optimises pour ça. C'est quoi les métriques que tu regardes ? Et qu'est-ce qui fait que finalement un annonceur va te payer cher pour un sponsoring ? Il y a le chat qui passe du coup, voilà, vous allez la voir en image et en vidéo. Est-ce que tu peux... Tu vois, on est en train de parler de moula, d'argent, de sponsoring. Je te donnerai des croquettes plus tard. Allez, sans transition.
- Speaker #1
Comment ça se fait que ça sort les gros billets ?
- Speaker #0
Les KPI qui font que les sponsors sont prêts à payer cher un sponsor. Parce qu'on pourrait penser... 5 000 euros, c'est quand même un ticket cher, surtout dans le sport. Moi déjà dans le B2B, avec des banques, des comptables, déjà quand je suis sur un ticket à 5 000, ils regardent un peu. Tu vois, ce n'est pas une entreprise qui va faire un premier sponsoring.
- Speaker #1
Oui, en fait, le côté « regarde un peu » ne me dérange pas tant que ça. J'y arrive quand même, et ça c'est un truc vraiment, travaillez aussi votre autorité naturelle. Dans le sens où il faut qu'on comprenne bien où est votre limite. Moi j'avais bien dit, ok pour vous faire des reportings chaque semaine si vous voulez, mais voici votre dashboard, vous le regardez quand vous voulez. Mais par contre, non je ne vais pas répondre sur WhatsApp à 20h30 parce que c'est votre heure de débauche. Voilà, il faut bien mettre des limites. Pour moi les process bien huilés c'est hyper intéressant. C'est-à-dire, voilà, leur dire voici comment ça va se passer. On va commencer par, du coup, je vous présente les idées. Ensuite, je vous envoie le devis, vous le signez, je vous envoie la facture ou 50% avant. Il faut toujours qu'il y ait un paiement avant publication. Moi, ce que je fais, petit tips pour vous, chez vous, je crée d'abord le contenu, je l'ai fait valider. Une fois qu'il est validé, j'envoie la facture, mais je ne publie pas tant que la facture n'est pas payée. Donc comme ça, ils ont ce truc de bon allez, il faut que ce soit fait, mais ils voient au moins que c'est joli. Donc ça, c'est la première chose. Deuxième chose, moi, je rassure sur les moyens. Je dis j'ai une monteuse, j'ai un cadreur, j'explique un petit peu. Sur certains projets, je n'en ai pas, mais sur des projets, des gros projets en tout cas, quand je sais que je peux facturer cher, c'est dans ces moments-là.
- Speaker #0
Puis quelque part, ça justifie un peu le prix. Parce que moi, c'est pareil, je fais comme toi, je suis en mode full transparence. Par exemple, là, j'ai des enregistrements de podcasts prévus avec une marque. Je leur explique, je leur dis non, mais là, le ticket, c'est 10 000 euros pour, je ne sais plus combien, faire 4 ou 5 épisodes avec plusieurs podcasteurs. Je lui dis, tu sais, il ne va même pas me rester la moitié à la fin de la journée dans ma poche parce qu'en fait, on loue le studio, il y a les déplacements, naninana. Donc bon, en fait, tu montres aussi que tu es un vrai business et que ça a un coût de produire du contenu. Ce n'est pas gratos, ce n'est pas juste du temps du créateur.
- Speaker #1
Oui. Et aussi, un truc que je fais, c'est que je tourne deux hooks différents. Après, moi, je suis sur des vidéos courtes, ce n'est pas pareil que le podcast, mais je fais toujours deux hooks différents pour montrer aussi qu'il y a du travail. Alors, c'est des idées, évidemment, que je recycle un peu, parce que je me facilite aussi la vie en tant que créatrice. Mais par exemple, quand je reçois un colis, je vais forcément tourner le moment où je sors le colis de la boîte aux lettres. Et ça, ça plaît beaucoup comme hook. Mais je fais aussi le moment où j'ouvre le colis. Donc, j'en fais deux un peu différents. Moi, je sais lequel va le plus fonctionner. Et donc, ça, on en revient au troisième tip, ce que je peux te donner. C'est ne pas hésiter à donner des conseils. Ce sont des gens, si on voit que la directrice market est ouverte à ça, ça va être, écoute, je pense que le lien, tu devrais plutôt me donner le truc pour découvrir combien il y a de salles autour de chez moi, plutôt que la landing page. Je te conseille telle phrase. En fait, pour montrer aussi, moi j'aime bien montrer que j'ai aussi des compétences marketing et copywriting, et ça, ça rassure encore une fois.
- Speaker #0
Complètement d'accord avec toi, et je me disais, je pense que c'est pour ça aussi qu'ils font appel à des influenceurs ou à des créateurs de contenu, c'est pour nos insights, nous on connaît extrêmement bien notre cible. Donc moi, je sais que ça marche aussi. En fait, je leur dis voilà les idées. Et en fait, vous, vous avez un angle mort. Vous n'avez pas parlé de ce sujet. Ou alors, il manque telle cible. Ou alors, quand on lit ce contenu-là chez vous, sans être trop méchant non plus, mais en mode c'est un peu plat, etc. Donc voilà, je pense que tu as raison de le dire. En fait, parfois, ce n'est pas que pour un résultat qu'on te paye. C'est aussi pour la relation et ce que la personne va apprendre fondamentalement dans son métier grâce à toi.
- Speaker #1
Trop bonne idée. Complètement. Et quatrième tips, et pas des moindres. Moi, je fais toujours énormément de recherches sur la marque avant de partir en call. Fastoche, vraiment un petit prompt facile sur Claude pour lui dire, « Hey, voici telle marque. Est-ce que tu peux me dire combien ils ont fait de chiffre d'affaires ? Est-ce qu'il y a des interviews des fondateurs ? Comment ça fonctionne ? » Comme ça, Claude va tout de suite me dire, « Il n'y a pas de budget market. Ce n'est pas la peine. » Donc là, si ça me plaît ou pas, comme s'il y a des petites marques, du coup, je vais quand même prendre le gifting parce que ça me fait plaisir de mettre en valeur des petites marques. Après, ça dépend. Je ne leur propose jamais de stratégie ou de contenu payant si je n'ai pas vérifié avant qu'il y a du budget. parce que j'ai pas aussi envie de les mettre mal à l'aise, etc. Et leur dire, hey, regardez, vous avez fait, par exemple, j'ai vu que vous avez sponsorisé tel truc, par contre, vous n'êtes pas sur LinkedIn, sur LinkedIn, votre concurrent, il y est, moi, ma niche, c'est ça, je vous assure que les gens vont pouvoir, et à plus, après, montrer aussi, évidemment, des résultats clients, mais vraiment de leur dire, j'ai fait une recherche concurrentielle et j'ai vu que vous étiez pas là. Et ça, c'est aussi l'avantage que j'ai d'être multiplateforme, d'être aussi Insta, TikTok. Ok,
- Speaker #0
très bon conseil aussi, je pense que beaucoup d'entre vous vous focalisez sur votre média principal, mais par exemple si vous avez un podcast, il faut absolument avoir une newsletter, ça ne coûte pas grand-chose à créer à côté, et les marques adorent les newsletters parce qu'on peut cliquer, il y a plus d'achats que quand tu écoutes ton podcast, tu es en train de faire ton triathlon là, tu n'as pas le temps de t'arrêter au milieu de ta longueur de piscine pour acheter le truc, donc en fait il y a un défaut d'attribution, et en fait on ne voit pas que c'est ton podcast qui a généré l'achat, et les gens vont sur Google derrière pour l'acheter. et LinkedIn aussi, quel boulevard parce que toi, ton audience elle est énorme et au final, dans ton audience LinkedIn, tes 60 000 abonnés, il y en a plein qui sont dans ton persona aussi pour le sport. Donc là, j'ai vu que tu commençais aussi à faire des posts là-dessus. Ça a rajouté une offre, ça a rajouté de l'argent dans tes deals de proposer LinkedIn. Est-ce que tu peux disclose un peu, je ne sais pas moi, combien ça coûte une vidéo Insta, combien ça coûte un post LinkedIn, combien ça coûte une newsletter ?
- Speaker #1
En fait, ce qui m'a surtout étonnée en testant ça, c'est que mes vidéos sur LinkedIn cartonnent. C'est du 50-60 000 vues et c'est... plus du tout des vues que je faisais avant sur mes posts. En fait, je pense qu'il y a un vrai besoin de parler de mouvements et de sports et de trucs plus légers sur LinkedIn. Donc, c'est vraiment un sujet qui cartonne sur la plateforme. Moi, j'y suis allée all-in. En plus, j'ai refait tout mon profit. J'ai changé de charte graphique. J'ai tout refait. Je vais te montrer après. C'est magnifique. et du coup le fait de publier sur LinkedIn là-dessus moi je m'en sers comme argument marketing je m'en sers pour les gros contrats pour leur dire et en plus ok vous voulez que mon Insta mais moi je vous vends aussi un post LinkedIn et surtout je vends des études de cas je vends des études de cas en newsletter sur le fondateur ou la fondatrice et j'en fais un post LinkedIn et
- Speaker #0
donc en fait ça ça me permet de faire un peu monter la facture et ouais c'est du personal brand pour le fondateur sur un truc un peu qui a de la crédibilité LinkedIn donc trop bien
- Speaker #1
Et c'est plus adapté du coup au réseau. On parle business sur un réseau business et on est plus léger et on montre le produit sur Instagram.
- Speaker #0
Même si au final, montrer le produit sur LinkedIn, ça marche aussi. Ça marche carrément. Mais tu as raison qu'il faut aussi rassurer les fondateurs et parfois, ils ont besoin d'y aller tranquille.
- Speaker #1
La télégo aussi.
- Speaker #0
Est-ce que tu fais de la récurrence ? Parce que c'est ce que j'entends. Tu as pris 5 000 pour trois mois. Parce que si tu avais fait juste un poste, tu n'en vivrais pas. Aujourd'hui, alors deux questions. Est-ce que tu fais de la récurrence et est-ce que tu vis complètement du sponsoring ou est-ce que tu continues à faire des missions freelance à côté ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, je vis 100% du sponsoring. Je suis hyper contente de ça. Franchement, je suis vraiment allée dans cet univers-là parce que c'était le mode de vie qui me convenait. Aujourd'hui, c'est un rêve. Tous les jours, je me dis que j'ai énormément de chance de vivre cette vie-là. Je me lève, je m'entraîne, je me filme, j'envoie tout à ma monteuse. Ensuite, je regarde un peu mon calendrier d'itaux, je démarque, mais j'ai la chance que les marques viennent à moi. Donc, j'ai énormément de chance là-dessus.
- Speaker #0
Donc t'es payée en fait pour faire des grass mats et faire du sport, c'est bien ça, je reframe un petit peu pour qu'on ait quelques haters dans les commentaires. Le rêve quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est vraiment une très belle vie et puis ça correspond vraiment au mode de vie que je vais avoir aussi plus tard, plus tard pour si je veux fonder une famille, etc. Je vois le temps libre que ça m'apporte.
- Speaker #0
Et donc tu vois le côté évolutif, c'est-à-dire tu te dis là avec 5000 abonnés, j'ai 10 000 euros, t'auras besoin de combien par mois ? T'as fait tes calculs comme ça et c'est grâce à ça que tu vas démarcher des marques ? ou est-ce que c'est toujours la même marque qui va te payer le même montant chaque mois ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Pour l'instant, à part la boîte qui me fait confiance sur trois mois, je n'ai pas de récurrent. Mais moi, j'ai un truc, c'est peut-être une popular opinion, mais le récurrent, ça me fait chier. Je m'ennuie, mais je m'ennuie. Moi, j'aime le one shot. J'aime quand il y a de plus en plus de zéros à la fin sur le chèque et ça me fait bander, quoi. Me dire, quel discours, vraiment, c'est un scandale. Ça me fait kiffer. De me dire, waouh, j'arrive à facturer de plus en plus cher la vidéo. C'est complètement dingue. Donc, je n'ai pas de récurrent. Moi, c'est un mode de vie qui me convient. Ça ne m'empêchera pas d'en avoir plus tard. Mais j'aimerais bien que juste sur un média, tu vois.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Et en fait, le récurrent, on nous bassine beaucoup avec ça. Et c'est comme en freelance. Un moment, ton client, quand il a tout poncé avec toi, il n'a plus besoin de toi, tu vois. Et c'est pareil en sponsoring. Les gens sont obsédés par la récurrence, mais ce n'est pas bon. Parce que pareil, moi, on fait appel à moi. Toutes les plus grandes marques sur le freelancing font appel à moi. Mais à un moment, elles ont envie aussi d'aller toucher d'autres audiences que la mienne. Donc si elles sont déjà passées dans mon média, ne pas me sponsoriser pendant 10 ans. Après, on se revoit, tu vois, on refait des trucs un peu chaque année, mais ce n'est pas forcément des contrats pluriannuels, donc je suis assez d'accord avec toi. Monter ton panier moyen, si un jour tu fais 10 000 la vidéo au lieu de 1 000 la vidéo, c'est comme si tu avais eu 10 clients. Donc monter ses prix, c'est très sous-côté, je pense.
- Speaker #1
Oui, oui, je suis complètement d'accord.
- Speaker #0
Alors du coup, comment tu démarches les sponsors ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, ce que je fais, c'est que je commence petit en likant, en allant commenter, des choses comme ça. Je vois déjà, je prends un peu la température.
- Speaker #0
Tu sais comment j'appelle ça ? La stratégie du faillot. Et je pratique énormément et je pense que tout le monde devrait le faire. C'est la base. C'est comme moi, il y en a qui font les faillots avec moi et après ils me demandent un truc. Je suis beaucoup plus enclin à leur accepter un truc ou à leur donner un petit coup de main. Alors que des gens qui débarquent, qui n'ont jamais liké mes podcasts, jamais mis un commentaire, jamais envoyé un message positif. Et qui me demandent, est-ce qu'on peut s'appeler 30 minutes pour que tu m'aides dans mon business ? Non, désolée.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Moi, je fais la grosse mojette vraiment avec tout le monde. Je like, je vais parfois faire une petite story un peu en mode, j'adore vos produits.
- Speaker #0
Pour te faire découvrir ton compte.
- Speaker #1
Oui, des fois, je fais découvrir mon compte comme ça. Majoritairement, ce que je fais, et c'est encore une fois la puissance de ce réseau social, je ne comprends pas pourquoi vous n'y êtes pas encore, c'est LinkedIn. LinkedIn, trop facile. Tu tapes le nom de la boîte, tu regardes dans personne, tu vois fondateur, paf, t'ajoutes, message, coucou. J'ai 65 000 abonnés, plus Insta, plus TikTok. TikTok. J'ai des supers idées pour mettre en valeur Lululemon. On en parle. Et Fastoche, il accepte, il n'accepte pas. On s'en fout. De toute façon, il ne faut pas avoir peur du nom en commercial. Ça fait un moment qu'on le sait.
- Speaker #0
Après, tu fais quoi ? Comment tu arrives à avoir un call ? Tu vends avec des calls, c'est ça ? Oui,
- Speaker #1
je vends toujours avec des calls. Même quand on me contacte, je propose toujours un call pour au moins créer une relation aussi. Même si c'est du gifting, créer une relation, c'est important. Donc après, je prends un call. Je donne aussi mes idées. J'ai bien fait mes recherches avant. Je donne des idées aussi que je peux avoir de contenu. En mode, ce serait super si on incarnait ça comme ci, comme ça, etc. Par exemple, exemple tout simple, je travaille avec Cuisseau. Qui est donc Léa Legendre, qui est la créatrice de Cuisseau. Ce sont des shorties antitranspirants. Et surtout qui permettent d'éviter les frottements des cuisses. Donc moi, ça me parle à mort. Et à ma cible, ça lui parle à mort. J'ai fait ce call avec elle. On rigole bien, etc. Et je lui dis, dis donc, j'ai cru voir une story il y a deux semaines. Tu prépares des prototypes de maillots de bain ? Elle me dit, bien sûr, t'en veux un ? Et elle m'a envoyé le meilleur maillot de bain que j'ai jamais eu de ma vie. Du coup, j'ai fait aussi un peu de vente additionnelle en disant « Mais attends, je vais te faire aussi des vidéos sur le maillot de bain. Tu vas sortir ta collection. Ça va être top, quoi. »
- Speaker #0
Donc, toujours être très curieux, je pense aussi vis-à-vis de la marque. Moi, je pose toujours une question en rendez-vous client. Je dis toujours « C'est quoi vos objectifs marketing de l'année ? » Parce que j'ai envie qu'ils me disent un peu « C'est quoi la cible ? » Plutôt que de déballer tout mon pitch pas du tout contextualisé. Et en fait, c'est ce que tu as fait. Et du coup, ça te fait des ventes additionnelles. Donc, tu dirais que sur un rendez-vous avec un sponsor, il y en a combien qui signent ? Qu'on ait un ordre de grandeur de « est-ce que ça marche à tous les coups ou pas ? »
- Speaker #1
Non, ça ne marche pas à tous les coups, mais en fait, moi, je verrais ça différemment. C'est plus sur combien qui me comptaient, combien du budget. Donc, disons que sur 10, il y en a 4 qui ont du budget. Et sur les 4, personnellement, il y en a 3 qui signent.
- Speaker #0
Allez ! Parce qu'en vrai,
- Speaker #1
ils ont besoin de vous. En fait, c'est ça qu'il faut se dire, c'est un échange équivalent. C'est-à-dire que moi, j'ai besoin de pognon. pour les croquettes du chat. Et eux, ils ont besoin de quelqu'un qui parle de leur marque, qui l'incarne. Donc, de toute façon, c'est gagnant-gagnant. Ce n'est pas eux qui sont en position de force, ce n'est pas moi non plus. On a besoin d'un autre.
- Speaker #0
Ça, c'est très bien. En fait, tu vas faire un peu un casting. Moi, c'est aussi ce que je fais. C'est comme ça que je le présente pour ne pas te faire complètement doser dans la négociation. Si vous êtes trop en mode j'ai trop besoin de ça pour vivre et tout, voilà. Moi, je sais que ce qui m'aide, c'est d'avoir mon produit à côté, l'incubateur solopreneur. qui me fait vivre ces 80% de mon chiffre d'affaires. Donc du coup, quand les sponsors viennent à moi ou quand moi je vais vers eux, je leur dis, tu sais, moi, ce n'est pas mon business principal, en fait. Je pourrais très bien juste parler de l'incubateur, ça me rapporterait plus d'argent que de parler de ton produit. Et voilà, c'est clair que ça vous met un peu plus sur un pied d'égalité. Quand on est dans la vente, on parle de posture haute et pas de posture paillasson. Parce que quand tu es en mode, s'il vous plaît, j'ai besoin d'un client pour vivre, etc., forcément, la personne... Même bien intentionnée, elle va profiter un peu de la situation.
- Speaker #1
Bien sûr, et inflexible sur les tarifs. Moi, j'ai un tarif aussi. Je fais souvent des bundles, mais je vais demander d'abord quel est votre budget. Quel est votre budget ? J'ai tant, très bien. Ce que je vais faire, c'est que je vais réduire ce que je vais produire, mais je ne change jamais mon tarif.
- Speaker #0
Trop bien, tu ne fais pas des tarifs à la tête du client. Et c'est quoi ton ticket d'entrée ?
- Speaker #1
Là, aujourd'hui, j'ai réussi en trois mois à monter à 600 euros la vidéo.
- Speaker #0
OK,
- Speaker #1
trop bien. On n'est pas des mythoïciens.
- Speaker #0
Oui, mais c'est intéressant d'avoir des prix comme ça. Alors, je crois que j'ai fait sept épisodes de podcast où je raconte les cinq moyens de générer 10 000 euros de sponsoring. Et je vous donne des prix aussi dedans. Donc, si vous avez besoin de savoir combien ça coûte un encart dans une newsletter, un post LinkedIn sponsorisé, combien c'est, allez voir, allez fouiller. Parce que j'ai mis des prix un peu récents. D'ailleurs, j'avais parlé de toi, je crois. Tu fais de l'UGC aussi ou pas ?
- Speaker #1
Oui. user generated content donc c'est quoi c'est des vidéos où tu utilises les tenues qu'on t'envoie et tu racontes un peu ce que t'en penses c'est eux qui publient ma vidéo sur leur compte d'accord donc en fait là vraiment j'incarne la marque l'UGC je fais hyper gaffe parce qu'il suffit que la marque soit dans une shitstorm pas possible ou qu'en fait tu te rends compte que c'est du dropshipping pourri enfin en tout cas moi c'est mes valeurs mais j'imagine que vous aussi vous êtes des êtres humains exceptionnels et du coup ça je fais hyper hyper gaffe avec l'UGC je t'avoue Flav faut que je te dise ma p... grande fierté en ce moment, mon plus grand kiff, c'est que tu vois que ce soit avec Léa ou récemment aussi j'ai eu un contact avec une jeune fille elle a 27 piges, elle s'est dit j'en ai marre mes gros boobies ils rentrent pas dans des brassières, moi j'avais fait une story en disant j'en ai plein les papattes d'aller chercher ma brassière au rayon homme de chez Décathlon, elle est épaisse comme ça là j'en peux plus en fait d'avoir des fringues comme ça et bah elle, elle a modélisé la petite brassière elle a choisi les coloris, elle a investi ses derniers deniers pour créer la première brassière, le premier prototype Merci. Elle a fait genre 6 000 premiers euros, tu vois, en un an avec ce truc-là. Et quand elle m'a contactée et que je l'ai eue en call, je me suis dit, mais elle est incroyable, cette fille. Et elle m'a dit, t'es ma première partenaire, parce que les autres ne voulaient pas, parce qu'elle n'avait pas le budget, tu vois. Et le fait de se dire, purée, ça y est, je suis, tu sais, genre, je ne suis pas cliente historique, mais je suis partenaire historique de cette fille-là. Et elle va évoluer et elle réfléchit à faire des gilets d'hydratation. Enfin, tout me parle. Je suis tellement fière de me dire, purée, elle m'a fait confiance, je peux la représenter.
- Speaker #0
Ça, c'est fou. Et c'est vrai que moi, je connais plein d'exemples aussi dans ma sphère freelance et tout. Quand tu te lances en même temps qu'une marque et que la marque explose, ça fait de toi un partenaire historique. Les Américains appellent ça creator equity, où en gros, tu as des créateurs de contenu comme Ali Abdaal qui ont pris des parts dans des boîtes de ouf, genre Red Bull ou des choses comme ça, en échange d'une énorme valorisation de la marque dans leur image. Et en fait, c'est un peu le pari. C'est comme quand tu es freelance et que tu acceptes une mission. pas super bien payé, mais tu sais que ça va te faire un super cas client, etc. C'est jusqu'où tu vas. Et parfois, effectivement, tu fais des petits efforts pour des petits clients qui derrière vont grandir, vont te faire faire un effet de levier. Donc du coup, Valoche, avec ce sponsoring, tu penses que tu peux faire combien de chiffres d'affaires annuels ? Est-ce que tu as fait un estimatif ?
- Speaker #1
c'est hyper intéressant en fait je suis biaisée parce que j'ai continué mon activité LinkedIn là jusqu'à juillet donc je pense honnêtement que l'année prochaine je vais pouvoir viser les
- Speaker #0
150 000 je pense moi je fais 100 000 par an, là cette année je vais faire 100 000 en sponsoring, sachant que c'est pas du tout mon activité principale, mais quand même et du coup ça fait plaisir d'entendre ça parce qu'en plus toi t'es sur une niche concurrentielle, sur un médium concurrentiel, Instagram Ou on aurait tendance à penser que ça ne coûte pas cher de sponsoriser. Donc, je te remercie d'être venu avec les vrais chiffres. Est-ce que tu as quelque chose à rajouter pour les personnes qui nous regardent, qui sont en train de chercher des sponsors ? Un conseil, un anti-conseil ? Quelque chose d'autre que ce que tu vas dire dans le sprint Sugar Daddy ? Parce que, du coup, on fait cette vidéo dans le cadre du prochain sprint de l'incubateur que j'ai appelé Sugar Daddy, c'est-à-dire trouver un Sugar Daddy qui te donne 10 000 balles par an, c'est-à-dire trouver un sponsor. qui sponsorise votre création de contenu. Et puis, Valentine va venir nous coacher aussi et nous corriger nos messages de prospection, etc., nos kits médias pour qu'on attire un maximum de clients et de sponsors qui closent. Est-ce que tu peux nous donner quelques petits conseils comme ça en avant-première ?
- Speaker #1
Déjà, ma première question, c'est vraiment, qui serait votre sugar daddy idéal ? Mettez-le en commentaire, je veux savoir. Moi, je rêve de bosser avec Decathlon. Ils m'ignorent complètement. Je n'existe pas dans leur univers. Je ne suis pas présente dans l'écosystème. Mais je les aurai un jour, je les aurai. Vous verrez, vous reviendrez dans cette vidéo.
- Speaker #0
Je pense que c'est bien raccord avec leur valeur en plus. Oui, en plus. Ils sont pas qui t'aiment encore.
- Speaker #1
Mais vraiment. Non, mais c'est un scandale. Bref.
- Speaker #0
On va les taguer dans cette vidéo, s'il vous plaît.
- Speaker #1
Première chose, n'hésitez pas à vous nicher sur la cible. Pas forcément sur le type de contenu, mais sur la cible. Par exemple, moi, au début, je voulais faire que du triathlon. Et puis, je me suis dit, purée, je vais me lasser quand même du triathlon. Il y a quand même un truc dénominateur commun de lassage qui arrive. Donc maintenant, ce que j'ai fait, c'est que je... Je suis la nana normale avec un corps bof qui teste des sports waouh. C'est ma nouvelle petite phrase catchy. Et donc c'est je teste tous les sports pour t'aider à trouver le tien.
- Speaker #0
Comme ça tu peux venir faire du surf avec moi. Exactement.
- Speaker #1
Donc là pour l'instant je suis sur le triathlon, après je vais passer à la course. Cet hiver on va tenter le ski. Ça fait plaisir, si on peut aller à Courchevel j'ai envie de te dire avec des petits sponsors, on va se marrer. Et puis voilà je vais tester un peu toutes ces choses là. Moi mon dénominateur commun, et ça je vous invite à trouver vraiment votre patte, c'est l'enthousiasme. C'est on rigole, on se marre, on est ridicule en cours de pilates, c'est rigolo, on s'en fout, on est léger. Donc moi c'est vraiment mon Insta, c'est une safe place, tu rigoles, tu te marres, il y a des messages intéressants derrière, mais je ne suis pas une donneuse de leçons.
- Speaker #0
Donc tu as fait un peu, comme je dis que les solopreneurs doivent faire, la niche fertile, c'est-à-dire tu trouves un endroit où il y a de l'argent. Pas tous les sports, ça coûte une blinde. Moi j'ai vu tout ce que j'ai dépensé en housse pour transporter mon surf, ça coûtait 250 balles. Sponsor bankable, c'est-à-dire que si grâce à toi, ils signent un client, ils ont sponsorisé, ils ont validé, ils ont fait du ROI sur ta vidéo. Ensuite, une cible qui a de l'argent et qui est prête à investir. Je pense que la trentenaire qui a envie d'améliorer son rapport à son corps, je pense que c'est une bonne cible. En fait, ce n'est pas une cible qui n'a pas d'argent. Et le ton, l'angle unique. que toi seul apporte sur le marché et je suis d'accord avec toi dans le sport il y a un côté ultra sérieux ultra relou en fait ou la discipline nani nana mon alimentation et le côté fun enthousiasme et ridicule presque il est absent en fait tout le monde se filme et parfait et tout toi tu te filmes comme nous quoi tu transpires et tout c'est rigolo on se sent beaucoup plus proche de toi donc c'est un peu une sorte d'ikigai qui fait que tu es sûr de trouver des sponsors et puis de monétiser ta passion complètement
- Speaker #1
de la représentation dans un truc amusant sur un réseau un peu trop chiant trop bien,
- Speaker #0
un petit truc que t'as en plus aussi un chromosome un chromosome un petit truc en plus aussi, on en a pas parlé mais c'est quand t'es créateur de contenu ça te sponsorise aussi des expériences un peu cool de vie tu disais là je vais partir en vacances au ski et je vais me filmer en vrai on en parlait aussi je sais plus dans quel épisode, peut-être à Solonation à l'île Maurice Nous, on est quand même partis une semaine sur l'île Maurice, tout frais payé par des sponsors pour parler entrepreneuriat. Je veux dire, il y a pire comme vie. Et moi, ça correspond trop à l'image que je me fais du lifestyle business, c'est-à-dire un business qui te permet aussi de passer en note de frais des petits séjours surf et compagnie. C'est cool, ça.
- Speaker #1
Ça, c'est vraiment, vraiment chouette. J'aime beaucoup les gens que je rencontre aussi. Les gens me parlaient beaucoup du côté fake de l'influence. Moi, j'ai de la chance, je suis côté sport de l'influence. Donc, en fait, je rencontre des mecs, mais c'est des malades. Ils ont des mindsets, mais de fous. Le mec, je parlais à Charlie qui avait fondé OpenTree, une application d'entraînement au triathlon. Et par exemple, je lui disais, je chouine un petit peu parce que je suis une courbature géante, parce que je n'ai pas l'habitude du sport. Et je lui dis, moi, je n'arrive pas à courir sur tapis, ça me saoule. Il m'a fait, mais c'est génial pour ton mental. Bah oui, t'as raison, mais c'est hyper positif, évidemment, et c'est que des conversations comme ça. Mine de rien, j'ai eu quelques rencontres un peu décevantes de Jim Bro, tu vois, qui était un peu en mode... En fait, le gars, je lui parlais gentiment d'Instagram et je prenais un peu des infos, tu vois. Par exemple, je ne savais pas comment fonctionnaient les réels décès, toutes ces petites astuces-là, presque des astuces community management. Et le gars m'a name-droppé toutes les gens un peu connus qu'il connaissait. pour être tout shiny. Et je n'arrêtais pas de lui dire je ne suis pas fangirl, je suis chef d'entreprise, j'ai besoin de te parler de régime fiscal, j'ai besoin de te parler de tout ça.
- Speaker #0
Tu vois ce que tu veux dire. Il y a deux écoles. Vous ne noyez pas là-dedans. Je pense que si vous regardez le board, vous écoutez le podcast, vous savez que ce n'est pas un business sexy dont vous avez besoin. C'est un business qui imprime de la monnaie. Comme ça, vous pouvez faire une vie sexy et vous avez une vie kiffante. Et je suis d'accord avec toi. Il ne faut pas tomber dans l'influence d'avoir 100 000 abonnés sur Insta et de rien en faire parce que c'est des random, c'est des Jean-Michel random, ça n'intéresse aucune marque, vaut mieux avoir une petite audience bien nichée et effectivement avoir un vrai sponsoring business derrière plutôt que juste pouvoir faire du name dropping. Mais bien sûr.
- Speaker #1
Puis tout le monde s'en fout. Enfin vraiment, les gens s'en foutent des abonnés. Les marques s'en foutent. C'est peut-être un peu stylé pour la personne qui vient d'arriver dans la com et qui dit, regardez, elle a 70 000 abonnés. Mais les vrais, enfin les personnes vraiment dans la com depuis longtemps qui ont roulé leur boss, savent très bien que beaucoup d'abonnés ne veut pas dire beaucoup de riche. Veut peut-être dire, oui, meilleure image de marque et plus long terme depuis plus longtemps. Mais honnêtement, aujourd'hui, les nano, c'est même pas les micros, les nano-influenceurs, ils font des vidéos à 300 000, 400 000, 1 million de vues. Il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup d'abonnés.
- Speaker #0
Oui, trop bien. C'est le rythme, en fait, c'est la dictature aussi. Enfin, c'est les nouveaux algorithmes qui sont conçus comme ça pour vous faire découvrir du nouveau contenu, du contenu frais. et pas le contenu auquel vous êtes abonné depuis longtemps. Donc c'est vrai que quand tu es un créateur historique, presque tu peux le regretter, mais quand tu es comme toi, une star montante, tu le fais. Donc allez-y, lancez votre compte aussi. Je pense que ça, c'est un message très important. Les nouvelles newsletters sont boostées sur Substack, les nouveaux comptes Instagram sont boostés, les nouvelles chaînes YouTube sont aussi boostées, parce que le public a envie de fraîcheur et de découvrir des nouveaux contenus. Donc je pense que c'est une manne aussi pour les nouveaux créateurs qui cherchent derrière à sponsoriser. Bon, un petit conseil final ou un petit conseil avant qu'on se quitte ?
- Speaker #1
Oui, détachez-vous de l'image que vous avez des réseaux. Même si j'essaye d'être la plus authentique possible, j'ai mon avatar sur Instagram. C'est gogogovaloche, c'est pas moi, c'est pas tout à fait moi. Protégez votre vie privée. Moi, je fais toujours attention à ne pas mettre ma localisation, où je cours ou des choses comme ça. On ne sait jamais, c'est sur Internet, il y a des fous partout. Et puis franchement, prenez du plaisir. Moi, j'ai eu mon déclic à ta free party. C'était vraiment ta free party qui m'a secoué. Ou c'était Pierre Guilbeault qui disait... Le freelance, c'est censé être facile. Faites ce qui est facile pour vous et faites le plus fort et faites le plus grand. Pour moi, c'est facile d'être devant la caméra. Si je tourne une vidéo de 45 secondes, mon tournage, c'est 45 secondes. Je sais exactement quoi dire ou regarder.
- Speaker #0
Zone de génie.
- Speaker #1
Vraiment. Donc en fait, faites-vous kiffer. Si ça ne vous plaît pas, ce n'est pas ça qu'il faut faire. Mais honnêtement, c'est hyper intéressant l'influence. Les marques sont gentilles. Vraiment, faites-vous plaisir. Allez les démarcher, parlez-leur, soyez empathiques et vous allez voir, ça va dérouler une vie absolument merveilleuse pour vous.
- Speaker #0
trop bien. Et c'est vrai, ça nous permet aussi de rompre avec l'image sacrificielle du travail. Moi, je vous en parle assez. Arrêtez de travailler plus pour gagner plus. Ce n'est pas ça qui fait marcher. C'est quand on trouve son kiff. Nous, là, on enregistre un podcast. C'est notre kiff ultime. On est payé pour ça, quelque part, indirectement, avec le sponsoring ou avec les produits qu'on vend derrière. Et on adore cet exercice. Donc, voilà, arrêtez de vous compliquer la tâche. Donc, si vous créez du contenu, même vous avez un petit compte LinkedIn, un petit compte Instagram, une newsletter, venez dans Sugar Daddy, le prochain sprint de l'incubateur. Dans l'incubateur, je vous aide à créer un média que vous pouvez sponsoriser. Et dans ce sprint, pendant quatre semaines, on va vraiment s'assurer que vous ayez un média qui imprime aussi de l'argent. Donc, créez votre kit média pour qu'il close des sponsors. Démarchez les bons sponsors pour vous. Faire corriger tout ça, tous ces actifs que vous allez créer par Valentine et par moi. Et puis, bien sûr, générez vos 10 000 premiers euros par an de sponsoring. 10 000 euros, ça a l'air de rien, mais c'est quand même énorme. Ça peut être 10, 20, 30 % de votre chiffre d'affaires annuel. Ça peut vous payer vos vacances. Moi, c'est grâce à ça que je suis partie en stage de surf avec des congés payés. C'est parce que j'avais mes sponsorings, les chèques des sponsorings, qui continuaient à tomber pendant que j'étais en train de surfer. Donc voilà, allez sponsoriser et faites-vous kiffer surtout. À bientôt dans les prochains épisodes du Board. Et surtout, envoyez cet épisode à quelqu'un qui cherche un sponsor et qui se dit, est-ce que je peux vivre ma vie d'influenceur, d'influenceuse ou trouver des sponsors ? Voilà, ça va lui faire du bien au moral. Allez, salut les solos, à la prochaine.
- Speaker #1
Bye Cochenay !