- Speaker #0
Numéro 1, les trucs qu'on va jeter, qu'on veut plus, qui sont ceux de 2014. Et numéro 2, les trucs qui vont vous faire cartonner en 2026.
- Speaker #1
Je pense qu'on est encore obligés quand même d'envoyer un peu de rêve pour avoir certains clients.
- Speaker #0
Est-ce que c'est la fin du stagiaire sous-payé et on remplace par des agents ?
- Speaker #1
Il y en a encore beaucoup, parce que ça fait bien quand tu es CEO d'une startup d'avoir besoin d'un stagiaire bras droit.
- Speaker #2
Il y a un autre truc sur la communauté, à mon avis, qui est un peu sous-côté et qu'on ne voit pas trop arriver. Demain, quand on a des IA qui font à peu près tout dans notre téléphone ou sur notre ordi, ça va se polariser entre le tout technologique ou le tout très humain. Et là, il y a un truc où les marques auront une vraie communauté et qui seront capables de mettre des gens. en relation entre eux et de faire vivre une vraie expérience sous le chapeau de la marque, ça va compter de plus en plus.
- Speaker #3
C'est mon conseil principal à mes enfants, c'est de monter une chaîne YouTube. Ils font des trucs incroyables, c'est passionnant et ça n'intéresse pas que leur mère et moi.
- Speaker #1
Moi je dis à mon fils aîné de faire une newsletter. Au secours les enfants de solopreneurs ! Ils veulent lancer un truc qui cartonne,
- Speaker #0
donc chacun donnez-moi une idée de business qu'on peut faire cette année, qui nous fait gagner d'argent et qui n'existait pas il y a 15 ans. Bienvenue à toutes et à tous sur ce plateau ! Très spécial ce soir parce que c'est la première fois qu'on fait un enregistrement en live et en public de Solo Nation. Donc bienvenue à toutes et à tous. On est à Nantes pour l'événement Zero to One. Est-ce que vous êtes là les Nantais ? J'ai toujours rêvé de faire ça bien évidemment. Moi qui podcaste en pyjama dans mon salon, ça me fait un bien immense d'être avec vous en public aujourd'hui, d'être avec mes superbes invités que je vais vous présenter. Dans un instant. Alors, vous n'êtes pas venus là pour glander. On va vous faire jouer avec nous. Pendant cette émission, vous avez des petits drapeaux, les petits drapeaux de la Solo Nation. Vous connaissez les habitués. Vous avez donc des petits drapeaux que vous allez pouvoir agiter pour jouer avec nous. Alors, on va faire un petit test. Qui est start-upper dans la salle ? Agitez le drapeau, violet. Ah, il y en a quand même un ou deux qui se sont perdus. Oui, c'est l'événement des start-uppers, donc on l'a un peu hacké avec la Solo Nation. Et qui est freelance, solopreneur, agité de drapeau jaune ? Wouah ! Il n'y a que des drapeaux jaunes dans la salle ! Allez, c'est bon, vous avez compris le principe, trop bien !
- Speaker #3
Je me suis trompé de salle !
- Speaker #0
Mais non, Berthier, tu es le bienvenu ! Alors, je vous ai dit, on a un plateau exceptionnel avec trois entrepreneurs exceptionnels, un startupper, deux solopreneurs, enfin on va voir un petit peu, vous avez eu des multicasquettes, je vais vous les présenter tout de suite. Si vous nous regardez en... podcast ou sur Youtube soyez les bienvenus, on a en plus quelque chose à fêter et je voulais vous remercier pour ça parce qu'on va fêter ce soir le million de vues sur la chaîne Youtube grâce à l'émission Solonation bravo merci infiniment pour votre soutien et si vous connaissez pas l'émission, abonnez-vous tout de suite, vous voyez qu'il y a une ambiance de ouf ici à Nantes et aussi en ligne tous les mercredis à midi dès qu'on balance une émission parce que C'est le talk show sans filtre des solopreneurs et des freelances et je peux vous dire que quand on se réunit à quatre, on se raconte, on dit les termes, on se raconte la vérité sur l'entrepreneuriat solo et voilà, vous n'allez pas vous embêter, on va bien se marrer dans cette émission. Alors je vous raconte une petite histoire, on est en 2014, il y a Peter Thiel qui écrit son livre Zero to One. Bon à l'époque je lisais encore des livres en français, quelle boumeuse. Maintenant que je suis solopreneur, je les lis en anglais. Et donc c'est le livre culte de l'entrepreneuriat startup. Le message est clair, pour réussir, il faut lever des fonds, il faut recruter une énorme équipe, il faut viser le monopole mondial, il faut faire la différence sur son marché, il faut scaler comme des fous. Sauf qu'en 2014, c'est aussi l'année où ChatGPT n'existe pas, où le NoCode n'existe pas, où la Creator Economy n'existe pas non plus et où le soloprenariat n'existe pas, ou en tout cas n'est pas crédible. Aujourd'hui, en 2026, on est 12 ans plus tard et la question qu'on va se poser ce soir, c'est Est-ce que ces techniques d'entrepreneuriat d'il y a 12 ans fonctionnent encore ou si on les renvoie dans le garage dans lequel elles sont sans doute nées dans la Silicon Valley ? Alors ce soir on va jouer ensemble à on garde ou on jette. C'est quoi les bonnes techniques pour lancer et scaler sa boîte en 2026 ? Quelles sont les techniques qui cartonnent ? Et mes invités vous ont préparé des stratégies à copier-coller pour envoyer votre boîte dans l'espace que vous soyez en solo ou en start-up. Et puis c'est parti, on va commencer maintenant. C'est parti pour Solonation ! Je vais vous présenter et puis je vais prendre un peu votre réacte à chaud aussi sur la question de est-ce que ces techniques d'entrepreneuriat de 2014 qui datent un peu, elles sont toujours bonnes ou pas ? Je me tourne vers toi Solène, donc Solène Boquillon-Leguazou, tu es avec nous ce soir. Tu as un parcours, une trajectoire, tu as commencé comme startupeuse, tu as même créé une app à l'époque, c'était la hype, les apps. Plusieurs. Tu es la fondatrice de Soft Kids, donc tu aides les enfants et les parents. sur la parentalité et les soft skills. Du coup, qu'est-ce que t'en penses, toi ? Donc, toi, t'as commencé comme startupeuse et puis finalement, t'es en train de pivoter maintenant comme solopreneur. Qu'est-ce qui s'est passé en cours de route entre 2014 et maintenant ?
- Speaker #1
Déjà, il y a un monde... La semaine dernière, je donnais un cours à des étudiants sur l'entrepreneuriat et je leur disais, quand moi, j'ai commencé à monter ma boîte il y a 7 ans, il fallait juste un compte sur les réseaux sociaux, un WordPress, et puis... une newsletter pour balancer les produits. Aujourd'hui, en fait, toutes les semaines, on a un nouveau produit qui débarque, une nouvelle IA qui débarque. Juste maintenant, pour faire un post sur Instagram, il faut cinq outils, mini-chat, machin, etc. Donc en fait, on a une explosion des outils qui fait qu'on peut faire les choses beaucoup plus vite et beaucoup plus facilement.
- Speaker #0
Oui, donc c'est un peu plus complexe aussi d'entreprendre. Tu m'as régalé le site WordPress et la newsletter où on envoie des coupons de réduction pour ces produits. Saut 2010. Charlie, je me tourne vers toi. Charlie, tu es Nantais comme moi, donc on s'est rencontrés autour d'une pizza, façon numéro un de rencontrer de brillants solopreneurs. Tu as créé OpenTree, et c'est un programme d'entraînement au triathlon. Et en fait, tu es en train de construire un SaaS, façon startupper, mais tout seul ou presque. Raconte-nous un peu.
- Speaker #2
Ouais, quasiment tout seul. Moi ça fait dix ans aujourd'hui que je suis solo, indépendant. J'ai commencé par du freelancing et puis, comme tu le dis, j'ai basculé lentement vers l'aventure SAS. Et ce qui a changé par rapport à 2016 déjà, et la vraie fierté, c'est que le fait d'être solo et le fait de pouvoir avoir un vrai parcours seul ou avec une petite équipe... C'est plus une voie de garage, c'est plus une voie de gens qui manquent d'ambition, c'est une voie qui tient la route, qui finance des belles aventures, qui finance des belles vies. Et ça aujourd'hui c'est davantage documenté, c'est plus accessible aussi. Et ça c'est une vraie différence avec il y a dix ans, et ça c'est une vraie satisfaction aussi de voir que ce mouvement-là il est légitime, il existe, et en fait on a des réussites qui sont des parcours différents du modèle start-up, du modèle croissance rapide, du décalage de rentabilité. On a aussi des projets qui sont beaucoup plus... personnels beaucoup plus intimes et qui permettent de mener des projets aussi loin que ça.
- Speaker #0
Tu vas me faire verser ma petite larme en début d'émission, ma petite fierté pour toute la Solonation qui build tout seul dans son salon. Enfin, on verra que ton chiffre d'affaires est quand même énorme et que peut-être il ferait rougir certains sas de start-upeurs qui ne font pas encore ton MRR. Teaser pour la suite, restez bien jusqu'à la fin de l'épisode. Berthier, Berthier lui, donc bienvenue, tu es... Startupeur ? T'es le dernier un peu à rester encore startupeur dans ce plateau ?
- Speaker #3
Ouais, je suis surtout entrepreneur. Entrepreneur. Startupeur en ce moment, mais je suis un entrepreneur.
- Speaker #0
On va voir que les frontières peuvent bouger aussi, c'est ça qui est cool. C'est qu'en fait, il y en a qui vont scaler plus fort tout seul que des grosses équipes de start-up. Qu'est-ce que t'en penses ? Dans Peter Thiel, c'était vraiment, faut lever des fonds quoi. Si tu lèves pas des fonds, t'es un gros loser. Est-ce que c'est toujours le cas ?
- Speaker #3
Alors, moi ça fait trois ans qu'on a monté cette boîte qui se trouve être une startup parce qu'elle a besoin de beaucoup d'argent. Pour autant, on n'a toujours pas levé de fonds. Pour différentes raisons. C'est pas qu'on veut pas. C'est quand est-ce que c'est le bon moment. Et puis, lever des fonds, est-ce que c'est vraiment un horizon ? C'est l'argent le plus cher qu'on trouve sur le marché. L'objectif, c'est quand même le chiffre d'affaires. Et une start-up qui réussit, c'est une boîte comme les autres, en fait.
- Speaker #0
OK. Bon, vous êtes combien dans l'équipe ? Donc, c'est Adesio. Alors j'ai pas compris ce que vous faites parce que ça c'est pour moi c'est vraiment un truc de start-up, on comprend rien.
- Speaker #3
Ouais on fait un truc un peu compliqué dans l'industrie, pour synthétiser on est coincé entre le sales force de fabricants de composants électroniques et le CRM, le SAP, pardon, le CRM c'est sales force et le SAP le RP de leurs clients. Mais bon t'inquiète,
- Speaker #0
il y a des geeks dans la salle, j'en connais qui bossent dans ces domaines là et tout, des freelancers, des solopreneurs, ils comprendront.
- Speaker #3
Ouais, et on a commencé il y a trois ans, c'est un projet qui est né, j'étais consultant au moment du Covid, après avoir fait faillite avec ma boîte précédente. J'ai recyclé mes compétences comme consultant, j'ai trouvé un contrat avec une grosse boîte américaine, dans les composants électroniques, et puis en bossant avec eux et en regardant leurs clients, j'ai trouvé une idée, une petite idée, de comment est-ce qu'on fait pour des intermédiaires. les distributeurs, comment est-ce qu'on fait pour connecter les fabricants et leurs clients finaux.
- Speaker #0
Mais trop fort ! Comment transformer une situation de loose, hop tu deviens freelance, bam tu repères une idée, ça c'est le meilleur truc aussi, je le dis tout le temps aux solopreneurs que j'accompagne, quand t'es en mission en freelance tu vois les problèmes et c'est ça qui va te donner l'idée de faire ta boîte. Et vous êtes combien aujourd'hui ?
- Speaker #3
Aujourd'hui on est 10 et en fait en 2021 j'ai eu la chance, j'ai un copain qui achète 10 millions de dollars de composants par an, il m'a dit tu bosses toujours pour eux ? Ouais, il dit tu veux pas qu'on regarde ça ensemble ? Et aujourd'hui, on a monté la boîte tous les deux en début 2023.
- Speaker #0
Bon, félicitations. Et s'il y a des freelances comme ça qui veulent aussi lancer leur startup, parce qu'il y a plein de parcours comme ça, ça va nous inspirer. Bon, en tout cas, si vous cherchez toutes les bonnes techniques pour être solopreneur et pour skyler cette année, on a tout réuni dans un guide aussi, parce que là, on va vous donner plein, plein, plein de techniques. Ça va vous bourrer le crâne. Le guide, vous pouvez le télécharger sur le flash code que je vous affiche à l'écran. Et sinon, vous pouvez aller sur leboard.fr. Solo Nation, c'est là qu'on vous met tous nos cadeaux, toutes nos idées à 4 cerveaux, on les balance là-dedans, donc n'hésitez pas à y aller. Et puis vous allez voir, le plan de cette émission, il est assez simple, en gros. Numéro 1, les trucs qu'on va jeter, qu'on ne veut plus, qui sont SAU 2014. Et numéro 2, les trucs qui vont vous faire cartonner en 2026. Allez, c'est parti, on se lance, jingle !
- Speaker #4
Solo Nation, Solo Solo Nation.
- Speaker #0
Allez, c'est parti, les dantés, on va sortir les draps. drapeau, on va les chauffer. Parce qu'à chaque fois, j'ai des commentaires sur YouTube, mais nous, on veut jouer aussi. Donc, c'est parti. Donc, on va jouer au jeu. Vous pouvez prendre vos drapeaux aussi. Allez, moi aussi, je vais les prendre. Donc, au jeu, on garde ou on jette. Donc, on garde, on va dire violet, ou on jette à la poubelle, ou alors c'est plus possible aujourd'hui, pour x, y, ou y raison, jaune. Ok, je vais vous balancer. on va dire des affirmations, c'était comme ça qu'il fallait créer une startup il y a 10 ans et vous allez pouvoir nous dire violet yes ou jaune non, c'est plus aujourd'hui. Et après, je vais vous laisser la parole, bien sûr, mes chers invités. Vous aurez la parole aussi en fin d'émission puisqu'on va faire un SAV des solos spécial. Vous serez dans la salle, vous prendrez le micro et vous poserez vos questions à mes invités. Allez, c'est parti. Première affirmation. Alors, est-ce qu'on peut toujours faire un MVP dégueulasse ? Alors un MVP, je reprécise ce que c'est, c'est un minimum viable product. Donc on disait beaucoup ça à l'ère des startups. Par exemple, tu ne pouvais pas développer ton SaaS, tu faisais quoi ? Un tableau Excel, vite fait, qui faisait le service, et tu balançais ça sur le marché, et voilà. Donc aujourd'hui, est-ce qu'on peut toujours faire un MVP dégueulasse pour trouver ses premiers clients ? Oui ou non ? Non, c'est jaune, ouais. Alors la salle... La salle est divisée, mais il y a une majorité de oui quand même. Donc c'est bien, on sent que c'est des builders qui ont les mains dans le cambouis. Alors tu as dit non,
- Speaker #3
Berthier ? Non, je ne sais pas dans quel ordre le prendre. Figma Make, Loveable, V0. On ne peut pas faire un MVP qui soit moche. Même pas besoin d'un designer. Vous êtes capable d'énoncer une idée, tapez-la sur votre clavier. Il y a suffisamment d'IA pour les mettre en forme et les faire mieux que vous ne les avez jamais imaginés.
- Speaker #0
C'est peut-être la deuxième partie de ma phrase, le mot dégueulasse qui t'a fait tiquer. Moi aussi, parce que je m'étais notée, plus rien ne peut être dégueulasse aujourd'hui. Avec les trucs de l'IA et tout, même un PowerPoint ou juste une photo de vous sur LinkedIn, ça ne peut pas être immonde. Tu l'as fait retoucher. D'ailleurs, je voulais te remercier parce que franchement,
- Speaker #3
ton IA est formidable.
- Speaker #0
Et encore, tu n'as pas vu la miniature YouTube. Tu vas halluciner. Solène, tu disais qu'on peut toujours faire un MVP dégueulasse.
- Speaker #1
Parce qu'aujourd'hui, j'en vois passer plein moi des trucs dégueulasses, parce qu'on est beaucoup plus en mode, et surtout je pense que les français ont été obligés de changer leur mindset là-dessus, parce qu'on est très scolaires et donc on voulait les trucs parfaits, et aujourd'hui on peut, n'importe qui peut, je vois par exemple... plein de trucs où c'est juste une formation sur un Google Drive et qu'on va vendre je ne sais pas combien alors qu'en fait on reçoit juste le word du Google Drive et puis avec la formation dessus. C'est un peu dégueulasse mais les gens payent.
- Speaker #0
Et ils payent. Tu vas nous en parler tout à l'heure du business des PDF qui existent toujours aujourd'hui à l'heure de Figma et compagnie. Charlie, tu as fait un MVP avant de faire ton SaaS ?
- Speaker #2
Oui, j'ai fait un MVP et pour dire dégueulasse le mot était bien adapté. Non, parce que la stratégie, c'est de lancer le plus vite possible. Et c'est pour ça que moi, je pense que c'est une stratégie qui est toujours viable. C'est que même si, comme tu le dis justement, faire un MVP un peu plus joli, ça coûte plus grand chose de plus aujourd'hui. Il y a quand même le focus d'aller vendre le plus vite possible. Et ça peut passer par la prestat de service pour valider un premier besoin. Et c'est beaucoup plus facile. Mais le focus doit rester sur aller chercher son premier client. et vendre le plus vite possible,
- Speaker #3
mettre la solution sur le marché le plus vite possible selon moi je pense qu'on dit la même chose je réagis à dégueulasse le MVP le quick and dirty le prototypage aujourd'hui, moi je suis un maker je viens du mouvement des makers du prototypage à la maison bien évidemment mais aujourd'hui ça peut pas être moche c'est assez C'est le sport. C'est un red flag, quoi, non ? Je l'ai pas là, j'ai un rose jaune, mais...
- Speaker #1
Ça dépend si tu veux lever ou pas.
- Speaker #0
Ouais, alors justement, tu me tends une énorme perche, Solène, merci. Deuxième affirmation, donc aujourd'hui, il faut lever des fonds pour réussir. Alors, oui ou non ? Ah bah là, ça m'étonne pas de vous. Alors, Yacbertier qui a levé un petit drapeau, je pense qu'il cherche des fonds un peu là, quand même. Il va aller au cocktail tout à l'heure. Ça dépend des jours. Bon, on a tous une majorité de Solonation qui dit non.
- Speaker #3
Ça dépend des ventes.
- Speaker #0
Attends, attends.
- Speaker #1
Je ne sais pas si ta question est bien posée, Flavie. Ce n'est pas qu'on ne peut plus. C'est qu'il n'y a plus d'argent. Comme il n'y a plus d'argent, c'est difficile de lever des fonds. Tout le monde doit se traper. Je lisais ce matin, en venant dans le TGV, le rapport que j'adore lire tous les ans d'Alexandre Dewez, que je salue et que je remercie pour ce travail de fond et ces 120 pages qu'il nous procure chaque année. On est à moins 5% de levée de fonds par rapport à l'année dernière. Et tout va dans de l'IA. Donc 60% d'élevée de fonds, c'est de l'IA. Donc en fait, si tu fais pas de l'IA, c'est un peu la merde. Et après, le deuxième, c'est la défense. Et le troisième, c'est les énergies renouvelables. Donc en fait, si tu n'es pas dans le truc que le capital risque... a décidé qu'il allait financer dans l'année parce qu'en fait, il a oublié qu'il y avait un risque à côté de capital et donc, il est dans un principe moutonnier où tout le monde investit toujours dans les mêmes trucs, eh bien, c'est mort. Donc, en fait, on est tous en mode, ok, il n'y a pas de thunes pour nous parce qu'on ne fait pas de l'IA, on ne fait pas de la défense, on ne fait pas de l'énergie renouvelable. Donc, eh bien, on fait sans. Voilà.
- Speaker #0
Bon, hyper pertinent. D'ailleurs, je pense que ce rapport, tous les freelancers devraient le lire parce que ça va vous dire où sera la thune. L'année prochaine, pour vendre vos prestations, la Solonation... Je rajoute,
- Speaker #1
on est à moins 5%, mais Mistral représente 25% du montant total de tous les levées de fonds françaises. Donc en fait, si on enlève Mistral, on est...
- Speaker #0
Alors néanmoins, il y a des solutions communautaires pour lever des fonds. Je pense à toi, qui l'as fait avec ta communauté. Tu as levé des fonds avec ta communauté. Il y a Marion aussi, que j'avais interviewée sur ce podcast, qui a levé des fonds avec sa communauté pour ouvrir Bolder à Nantes. donc on fait un petit big up aussi aux entrepreneurs aux solopreneurs nantais, donc si vous êtes solo vous pouvez aussi faire du crowdfunding, lever des fonds aussi, sans vici allez, troisième affirmation, cherchez un associé coûte que coûte évidemment j'essaie de lever le drapeau en dernier je ne vais pas vous influencer mais bon dans le titre de mon podcast il y a un peu la réponse alors tiens Charlie quand même t'es solo preneur mais t'es pas contre un associé ouais dans certains cas si c'était à refaire je pense qu'il y a quand même un truc où surtout à notre échelle de solo qui curieusement
- Speaker #2
n'en serait plus un mais de petits projets organiques qui grossissent gentiment il y a quand même ce truc où il faut mettre de l'énergie sur longtemps Mettre de l'énergie sur longtemps, c'est quand même pas mal d'avoir du monde avec soi, d'avoir une personne qui soit double, qui soit là pour doubler ta motivation et le fait que tous les matins, tu es là pour build et pour avancer, ce qui est plus difficile quand tu es tout seul. Mais il y a aussi le binôme du celui qui vend, celui qui construit, qui aujourd'hui permet souvent d'aller bien plus vite et d'avoir des effets de levier un peu plus important que lorsque je suis tout seul et que je dois porter toutes les casquettes.
- Speaker #0
Mais toi, tu as ça maintenant. Maintenant, tu as un peu ton dev et toi, mais vous n'êtes pas associé. Il bosse pour toi en prestat, puisqu'il y a ça aussi. Oui,
- Speaker #2
tout à fait. Moi, j'ai gardé la liberté décisionnelle, on va dire, dans la boîte. Et je fais appel à lui pour venir construire le produit avec moi. La réalité, c'est qu'il est impliqué autant que moi. Mais il y a quand même ce truc où moi, pour avancer, n'étant pas dev et voulant développer un produit, j'ai besoin d'avoir des relais comme cela. Et je trouve que ça fait du bien.
- Speaker #0
En tout cas, je vous partage une petite anecdote. J'ai choisi ça pour vous raconter. Je suis allée dans un incubateur de start-up avant d'être solopreneur. Je voulais être une startupeuse qui scale. Pour moi, c'était la vie, il fallait être startupeur. Et du coup, dans l'incubateur, ils m'ont dit « Non, mais si tu n'as pas d'associé, ça ne marchera jamais. Tu ne lèveras jamais de fonds, tu ne pourras jamais aller nulle part, ma pauvre Flavie. » Je pense que j'ai un peu développé le board en réponse à ça.
- Speaker #3
Moi, j'étais directeur général de Techstars à Paris, le bureau français du Fonds d'investissement américain. Et dans les guidelines des investissements, On n'investit que dans des équipes. Alors il y a des raisons, et celles que tu as dites sont les principales. Les équipes ça marche mieux en cas de coup dur, ça marche mieux quand il faut célébrer les succès. Mais c'est aussi la qualité de l'équipe qu'on analyse. Moi j'ai monté cette boîte avec trois associés, il y en a un qui est parti au printemps l'année dernière. C'est long à sortir un associé qui est parti, c'est très très long. Voilà, c'est pas fini. Mais l'autre, celui qui est là depuis le début et qui reste, il se trouve que c'est un copain de lycée. Ça fait plus de 35 ans qu'on se connaît. Et typiquement, les investisseurs vont regarder ce genre de relation. Il s'appelle Bruno. Entre Bruno et moi, il n'y a pas beaucoup d'écart. Il n'est pas opérationnel. C'est un associé. On a travaillé avec son entreprise pour développer le logiciel, parce que c'est d'abord pour ses équipes qu'on l'a fait, avant d'essayer de le vendre à d'autres. Par contre, je l'ai trois fois par jour au téléphone, plus les textos, les whatsapp, les trucs et les machins, les week-ends. Tu nous fais rêver,
- Speaker #0
quand on bosse tout seul avec nos agents IA, des fois on aimerait bien avoir un petit... Mais on s'en crée, on se crée une communauté. Et ce que je veux dire en fait, c'est que moi ce que j'ai ressenti à cette époque-là, j'ai quand même foncé comme un bulldozer en me disant « fuck, j'y vais quand même » . Mais je suis sûre qu'il y a plein de... personnes qui ont dit, ah ok, comme j'ai pas d'associés, parce que moi j'en avais pas dans mon entourage de personnes qui pouvaient me compléter, j'en avais pas trouvé. Ils vont se dire, ah bah ok, dans ce cas je lance pas ma boîte. Et moi c'est un message que j'ai envie de vous dire, c'est, lancez votre boîte quand même, vous êtes pas obligés de lever des fonds, vous pouvez finir, quoi, solo-preneur, c'est pas si mal.
- Speaker #3
Mais la question de l'associé, c'est à quel moment et quand ? Parce que tu peux toujours avoir un late founder qui te rejoint, tu peux rencontrer quelqu'un qui trouve que ton projet est passionnant et qui s'identifie et qui va venir te rejoindre. Et la question, moi j'ai la chance d'avoir un associé qui n'est pas opérationnel mais qui est très présent. J'avais un autre associé qui était très opérationnel mais qui est absent. Il y en a plein de qualités différentes des associés.
- Speaker #0
T'as raison. on verra ce que la vie nous réserve allez avant dernière affirmation vous êtes prêts ? là chauffez question rapidité pour ou contre cacher tes revenus cacher tes galères fake it until you make it Ah, en fait, ça lève des drapeaux jaunes, on est d'accord, mais quand même, on ne le fait pas trop. Quand même, on ne raconte pas trop ce qu'on fait, on ne raconte pas trop notre chiffre d'affaires. J'ai tout le temps cette conversation avec les invités aussi de Solonation. Alors, c'est marrant, toi, tout de suite, tu dis non, on cache. Le start-up classique, il va cacher, il ne va pas discloser son chiffre d'affaires, etc. Solène, toi, ça y est, tu as fait ta mue complètement, là, tu déballes tout sur la place publique ?
- Speaker #1
Oui, enfin, t'es obligée de... De fake un petit peu au départ. En fait, si tu fake pas, il se passe rien. C'est ce qu'on voit aussi. Dire le succès va amener le succès. Et moi, plusieurs fois, par exemple, je disais que j'allais gagner un contrat X. J'étais en train de discuter, je l'avais pas signé. Et en fait, je l'ai signé deux mois après. je pense qu'on est encore obligé quand même d'envoyer un peu de rêve pour avoir certains clients.
- Speaker #0
D'ailleurs, Valentine, elle se mortelle, je ne sais pas si vous la connaissez, si vous regardez Solonation, elle disait que les Français ont traduit mal fake it until you make it, on ne comprend que fake. Alors qu'en fait, c'est agi comme si tu étais quelqu'un qui avait déjà réussi ce challenge-là. Moi, ça m'a fait un effet cliqué quand elle a dit ça. Je me suis dit, ah oui, imagine que tu aies déjà réussi ce contrat, tu te sens comment ? Tu te sens en confiance, donc tu es beaucoup plus confiant pour prospecter tes prochains clients. dévoiler ses chiffres ça c'est très solopreneur ça build in public moi je le fais beaucoup les gens des fois ils me disent mais t'es une ouf pourquoi tu partages ton chiffre d'affaires des copains solopreneurs me disent pourquoi tu partages ton chiffre d'affaires quand même tu devrais garder ça pour toi vous en pensez quoi ?
- Speaker #2
pas trop d'inspire je fais des réponses de normand c'est oui et non ça dépend du sujet bien sûr qu'il faut fake it until you can make it et raconter des histoires et sugarcoat it comme ils disent en anglais mettre du sucre sur les desserts pour que l'histoire soit plus belle par contre il faut aussi dire la vérité moi j'ai fait ma faillite précédente elle est archi documentée sur LinkedIn pour ceux que ça intéresse on va aller regarder mais c'est aussi un exercice de responsabilité partager ses chiffres et son chiffre ton chiffre d'affaires, effectivement, quand t'as des bons résultats, faut le dire, quand ils sont moins bons, tu peux juste baisser la tête humblement. Non,
- Speaker #1
mais t'es pas obligé de partager tout le chiffre d'affaires, mais moi, par exemple, au moins une fois par trimestre, je fais mon poste, les paillettes, ça fait pas de pépettes. Parce qu'on est toujours en train de me dire, ah, mais t'as été dans Madame Figaro, dans machin, etc., donc t'es millionnaire, et d'ailleurs, il y a pas longtemps, il y a quelqu'un en soirée qui m'a dit, quoi, t'es pas millionnaire, Solène ? Je pensais, non, désolée, pas encore, mais j'y travaille. Et... Par exemple, je documente, je dis mes deux pages dans Madame Figaro, ça fait tant de pourcentages d'acquisition sur l'app. Mais sauf qu'il n'y a que 3% des gens qui donnent l'app qui vont la payer. Et résultat, ça m'a fait 250 euros de chiffre d'affaires. Wow, ça fait mal. Et donc ça, je le documente.
- Speaker #0
Que Forbes arrête de nous appeler pour dépenser 15 000 euros dans leurs articles payants. Mais bien sûr.
- Speaker #1
Et donc ça, moi, je l'ai documenté en disant, voilà, quel est le ROI de chaque passage média.
- Speaker #0
Les médias en PLS.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Qui viennent sponsoriser le board, c'est beaucoup plus sûr en termes de ROI, c'est clair. Non, mais c'est hyper intéressant. On a fait un épisode spécial Building Public avec Johan Lopez, notamment, je vous conseille, parce que c'est le roi aussi de la documentation, chiffre d'affaires et tout. Comme quoi, ça peut être aussi extrêmement bien fait et encourager le business. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'aujourd'hui, tout se sait aussi à l'heure d'Internet. Les anciens salariés vont parler, les machins. Donc, je pense que l'ère de la transparence maximale, elle est quand même un peu, elle s'impose un peu à l'entrepreneur. Allez, la dernière, c'est, vous êtes prêts ? Dernière affirmation. Il faut viser la licorne 1 milliard ou alors l'exit à 30 ans. Bon, alors là, il n'y a pas trop de start-upers dans la salle. Donc, je pense que voilà. Bon, moi, je n'ai plus 30 ans, donc je vais dire non. Voilà, je ne peux plus faire d'exit à 30 ans. Berthier, peut-être une question pour toi. C'était quand même le rêve, le rêve de l'exit. Même toi aussi, Solène, tu as commencé dans ce bercer là-dedans. Mais est-ce qu'il y a beaucoup de startups qui arrivent jusqu'à l'exit et un exit favorable pour le founder qui, entre-temps, s'est associé à diluer sans doute un peu ses parts et tout ? T'en penses quoi ? C'est quoi la vérité là-dessus ?
- Speaker #2
Moi, j'ai appris à mes dépens que... D'abord, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure, qu'une startup qui a réussi, c'est une entreprise comme les autres. Elle doit avoir sa vie d'entreprise. Elle doit arriver à cette maturité. J'ai aussi appris qu'une entreprise, ce n'est pas un bébé. Si vous la perdez, ce n'est pas grave. La terre va continuer de tourner. Il fera beau demain. Et donc l'exit, nous on a créé cette boîte en cherchant immédiatement depuis le début, en regardant à qui on la vendra.
- Speaker #0
Énorme, donc toi c'est exit first en fait ta stratégie ?
- Speaker #2
En fait à mon âge, avec le coût d'entretien de mes enfants, le coût de ma vie, en fait cette boîte, moi je ne suis pas millionnaire non plus, j'ai raté deux fois, donc il faut y arriver quoi. Cette fois-ci ça marche. On a de bons espoirs. Et on a effectivement, et je fais le lien avec Lara qui était sur scène tout à l'heure avant nous, en fait, nous, on a monté cette boîte en réfléchissant à qui on va la vendre. Et régulièrement, quand on rencontre des nouveaux, on se demande, on peut leur vendre à eux ou pas ? Ça n'oriente pas tout à fait le produit, mais ça nous oblige à nous tirer vers le haut pour être un locuteur crédible pour eux.
- Speaker #0
Mais figure-toi que les solopreneurs cherchent des exits aussi. donc ils vont travailler à la valorisation de leur boîte, ils vont créer des actifs c'est souvent le truc que je répète à qui mieux mieux de créer des actifs parce que par exemple on peut vendre sa newsletter, on peut vendre sa communauté on peut vendre son média et du coup c'est assez intéressant moi je m'étais prêtée au jeu, j'étais allée sur dot market pour calculer la valo t'as calculé ta valo, tu te dis toi un jour, tiens OpenTree c'est pas en marque personnelle en plus tu pourrais le revendre ouais,
- Speaker #3
ça fait partie des scénarios potentiel. Alors tu te refuses toujours un peu trop penser à ça parce que parce qu'en fait ça reste un peu un fantasme et qu'il y a du taf à délivrer avant et qu'avant que ce soit vendable sur le marché il y a encore des choses à délivrer. Après dans viser la licorne il y a quand même deux trucs le truc de ça a quand même l'avantage de ne pas perdre d'ambition alors pas viser le milliard de valo naturellement à notre échelle mais tout de même continuer à avoir grand quoi. Pour faire en sorte que la voie du solo ne soit pas la voie de ceux qui pensent petit. Et qu'on soit aussi des gens ambitieux dans cette vague-là. Et il y a aussi le fait que ça a un peu changé d'échelle. Notre licorne à nous, c'est peut-être les 5 ou 10 000 balles qui tombent à la fin du mois chez nous. Et ça, en l'occurrence, pour une activité de solo qui typiquement fait du service où tu marches très haut, ce n'est pas impossible d'arriver à ça.
- Speaker #0
La licorne, ok, mais asynchrone. C'est ça que tu es en train de dire. On n'a plus besoin des revenus passifs en fait. C'était un peu la nouvelle camp des solopreneurs. Trop bien. Bon bah écoutez, j'espère que ça vous a plu ce jeu. Je vois que vous êtes chaud comme chaud bouillant. Donc c'est parti, on va lancer le jingle et on va regarder maintenant c'est quoi les stratégies pour tout cartonner en 2026.
- Speaker #4
Let's go !
- Speaker #0
Allez c'est parti, on vous a préparé plusieurs stratégies qu'on a vraiment choisis parce que c'est un peu... Une histoire de trend aussi, t'en parlais dans les levées de fonds. Être entrepreneur aujourd'hui, c'est chaud. Vous naviguez entre 150 trends par mois. Il faut faire ça sur Instagram, il faut faire ci, il faut faire ça, il faut faire de l'IA. Alors d'après vous, c'est quoi vraiment les trucs sur lesquels on doit se concentrer ? Si vous avez peut-être une stratégie à partager, où vous dites, voilà, il faut vraiment faire comme ça maintenant, et c'est différent de 2014, ce serait quoi ? Qui veut commencer ? Qui veut se lancer ?
- Speaker #1
Je peux commencer ? Moi en ce moment ma passion c'est Dust et donc tous les jours entre 17h et 18h je me crée un petit agent IA qui fait plein de choses pour moi et pour moi, si on n'a pas d'agent IA aujourd'hui, on va beaucoup moins vite que ceux qui en ont. Et pour moi c'est vraiment game changer.
- Speaker #0
Hyper intéressant parce qu'il y a eu plein de conférences 0 to 1 sur l'IA. Mais des IA des fois un peu complexes, agentiques et compagnie, mais nous on voit que les solopreneurs, c'est un truc qui a changé nos vies, parce qu'en gros la différence avant entre un startupper et un solopreneur, c'était qu'il y en a un qui avait une équipe, l'autre non. Là franchement, avec des agents IA, des fois tu te dis, tu es tout seul, tu fais le taf d'une équipe de 10. On a fait un épisode là-dessus, si ça vous intéresse de savoir où on met précisément, à quel poste des épisodes. Demain je serai en keynote aussi pour vous ouvrir le capot et vous raconter comment je vais faire 500 000 euros de chiffre d'affaires toute seule. avec une mini-team agent IA et freelance. Vous voyez ça aussi dans vos domaines, l'IA comme co-founder ? C'est un peu ça le tableau ?
- Speaker #3
Comme accélérateur d'exécution, oui, clairement. Clairement, tu le disais, aujourd'hui, malheureusement pour lui, le stagiaire, il n'a pas un grand avenir dans des tâches un peu répétitives, un peu standardisées, et ça nous aide à décupler un peu notre force d'exécution. sur des choses comme le support client, comme la gestion de tâches très répétitives et très standardisées. Donc oui, ça aide et ça nous permet d'avoir un plus grand impact, nous tout seuls ou nous dans une toute petite équipe.
- Speaker #0
Trop bien, mais le stagiaire prend cher. Désolée, parce que c'est vrai qu'avec l'IA. Mais en même temps, vous ne trouvez pas que c'est un peu l'hypocrisie, moi, des fois de la Startup Nation, quand je voyais passer les offres sur l'Ignige, j'étais là, ils ont osé. Le truc, c'était genre, bras droit du fendeur. Donc le mec, il devait faire toutes les tâches de l'univers, limite un milliard de trucs, et c'était à la fin stage. Stage à station F. Il n'y a même pas de bureau, en plus, tu vois. Et donc, voilà, est-ce que c'est la fin du stagiaire sous-payé et on remplace par des agents IA ?
- Speaker #1
Il y en a encore beaucoup, parce que ça fait bien quand tu es CEO d'une startup de dire j'ai mon stagiaire à bras droit. Donc il y en a encore.
- Speaker #0
Moi je n'ai pas de bureau, du coup je ne peux pas avoir de stagiaire. Je ne vais pas le faire venir chez moi quand même. Bon alors, l'IA, je pense que là ce n'est pas la peine d'en parler. Toutes les conftechs parlent de l'IA, Accélération, amplification, moi je suis d'accord. Créatrice de contenu, c'est un truc de ouf. Toi tu as ta chaîne YouTube aussi, tu crées beaucoup de contenu. Toi aussi, Solène. Moi, ça a changé ma vie. Avant, j'avais vraiment une équipe de freelance. J'ai toujours l'équipe de freelance, mais au lieu de faire un, on fait dix. Donc moi, j'ai vu que j'avais décuplé ma création de contenu grâce au transcript des émissions que je vais mettre ensuite dans mes cascades de contenu. Avec tous mes agents IA, j'en ai buildé 51. Mais je vais peut-être me mettre un créneau comme toi tous les jours pour en conserver d'autres.
- Speaker #1
Au niveau idéation, moi, par exemple, j'ai fait un agent où je lui demande de me poster tous les matins dans mon channel Slack trois idées de story Instagram. Je me réveille le matin, j'ai déjà mes trois idées de story.
- Speaker #0
Et toi, Berthier, dans la vraie vie, quand on n'est pas solopreneur, on a une équipe et tout, est-ce que tes équipes utilisent des agents IA ou moins que nous ? Parce que j'ai l'impression qu'il y a un petit delta qui est en train de se faire. Nous, on est obligés, on n'a pas le choix, on n'a pas d'équipe, on n'a pas de thune pour se payer cinq ans de freelance. Mais est-ce que tes employés, ils sont aussi comme ça ?
- Speaker #2
C'est une très bonne question. Pour d'abord, le stagiaire, il a plein d'idées d'IA que tu n'as jamais vues de ta vie. Donc, il a encore un peu de valeur. Il arrive et il dit, regarde ce que j'ai bricolé. Tu as fait ça avec quoi ? Parce que c'est la foire. Les investisseurs n'investissent que dans l'IA en ce moment. Mais du coup, il y a plein d'outils d'IA qui apparaissent. Donc, faire le tri, c'est difficile. Dans notre équipe, les développeurs utilisent beaucoup d'IA pour les aider à coder, et encore, probablement pas assez, d'après moi, pas à mon goût. Moi, je m'en sers pour tout, tout le temps. C'est assez marrant parce qu'on a un mouvement, on était très chat GPT, puis moins, et puis soudainement, tout le monde utilise ce qu'il veut et il n'y a plus de règles, tant que c'est efficace et que ça livre. C'est interdit de me donner un truc que tu as écrit avec ChatGPT et que tu n'as pas relu. Ça, c'est interdit.
- Speaker #0
Nouvelles guidelines dans l'entreprise.
- Speaker #2
C'est bon. Je ne te paye pas pour rentrer des proms. Oui, bien sûr. Je regarde souvent ce que font mes enfants avec l'IA. Ils ont quel âge,
- Speaker #0
tes enfants ?
- Speaker #2
18 et 20.
- Speaker #0
Ah oui, trop bien. Merci. Petit tour sur l'IA. Moi, j'ai repéré dans les nouvelles trends, je vous donne la mienne tout de suite, comme ça, je n'oublie pas, les nouveaux modèles économiques. Parce que depuis 2014, il y en a des nouveaux qui ont émergé, notamment dans le soloprenariat, business en ligne, où c'est assez créatif. Et notamment, moi, j'en ai repéré un qui a mi-chemin entre les ventes de formation et le SaaS. Donc, ça fait un peu le pont entre la Startup Nation et la Solo Nation. C'est le membership, donc les communautés payantes. Je pense que ceux qui me connaissent, vous allez vous douter que je parle de ça. Moi, c'est le... business model de l'incubateur solopreneur mais ça s'est un peu imposé à moi au début je pensais pas du tout créer ça il y a 3 ans 4 ans quand je l'ai lancé je savais pas que ça existait et en fait donc c'est un principe de les gens s'abonnent donc il y a des petites communautés genre sur school à 9 euros par mois ou il y a des grosses communautés à plusieurs centaines d'euros ou milliers d'euros par an un peu comme des clubs et il y a soit des abonnements mensuels soit des abonnements annuels je pense que toi c'est un peu ça aussi ton modèle Charlie
- Speaker #3
c'est un modèle à abonnement tu payes pour avoir accès à une appli qui te délivre en l'occurrence des programmes d'entraînement et des conseils en continu tous les jours ce modèle là il est fort tu parlais de School qui est probablement la plateforme la plus accessible pour lancer ce genre de business School je crois que sur leur page d'accueil on peut avoir un aperçu de ce qui existe comme créateur de contenu sur School et je crois qu'on peut les classer par revenu Merci. Et par revenu, je crois que le premier, c'est un gars aux Etats-Unis qui doit avoir un abonnement à 47$ et qui vend des cours de pickleball, si je ne dis pas de bêtises. Un sport de...
- Speaker #2
C'est une version américaine du padel.
- Speaker #3
Tu dis bien mieux que moi, c'est tout à fait ça. Et le mec, littéralement, fait une vidéo par jour sur les techniques pour s'améliorer sur ce sport-là. Je crois que son abonnement est à 47$ et je crois qu'il fait plus de 2 millions par an avec littéralement un outil qui lui coûte... je pense une trentaine de dollars par mois. Et là, c'est purement du business de contenu.
- Speaker #0
Et c'est magnifique. Ce qui est magnifique, et les start-upers, bouchez-vous les oreilles, c'est qu'on gagne beaucoup plus d'argent avec une communauté qu'avec un SaaS. Parce que la valeur perçue d'une communauté, elle est beaucoup plus forte parce qu'il y a les autres, il y a les gens. Alors qu'un SaaS, tu ne peux pas contacter les autres personnes qui sont dans le même SaaS que toi. Et tu as du service en plus. Typiquement, une vidéo par jour, c'est peut-être plus utile parfois en valeur perçue par le client que se connecter une fois tous les mois à ton SaaS de comptabilité.
- Speaker #2
C'est quoi ce que tu appelles la communauté ? Parce qu'il y a un mec qui pousse du contenu dans un sens, la communauté entre elles, elle ne les change pas beaucoup. En fait,
- Speaker #0
tu n'es pas obligé d'avoir un membership qui a pour valeur la communauté. Par exemple, moi je connais des memberships d'envoi de templates. Toutes les semaines, tu reçois des templates pour poster des reels sur Instagram qui t'aident à trouver des clients. Moi, je suis cliente d'un truc comme ça. C'est utile, mais il n'y a pas de communauté. Par contre, quand tu as une communauté, tu trouves des gens pour jouer à ce sport, inconnu au bataillon, j'en sais rien. Moi, je pourrais être dans une communauté de surf. Moi j'avais une communauté comme ça où en fait la prof de surf elle envoyait les conditions météo par spot autour de Nantes tous les week-ends pour te dire dans quel spot aller et du coup comme tu es dans la communauté tu dis qui veut venir faire du surf avec moi ou est-ce qu'on fait un covoiturage depuis Nantes ? Donc en fait la valeur elle est presque encore plus importante de la communauté que du contenu.
- Speaker #2
Alors nous on sort un nouveau produit au printemps là et qui change de modèle. Historiquement notre produit c'est un pourcentage du chiffre d'affaires qu'on... qu'on fait économiser à nos clients, et là on sort un nouveau produit et on vend des abonnements. On vend des abonnements et des crédits, surtout des crédits, et des crédits plus des abonnements. On vend tout. C'est des modèles hybrides, on n'a rien inventé, on regarde ce que font Tchad, GPT et les autres, mais des crédits, puisque c'est beaucoup de calls d'API sur les IA qu'on développe. Et vendre des calls d'API, c'est compliqué. Vendre des crédits, c'est plus simple.
- Speaker #0
Ok. En tout cas, je pense business model communauté, guettez-le. Mettez-en peut-être dans vos modèles. Ça marcherait pour un freelance, pour un solopreneur, pour un startupper. Parce que j'en vois de plus en plus. Et surtout, donc énorme intérêt, je vous montrerai un exemple tout à l'heure d'un créateur que j'adore qui fait ça. C'est cumulatif. Par exemple, moi, j'ai fait 350 000 l'année dernière. Je sais que je vais faire 500 000. Pourquoi ? Parce que j'ai 300 membres dans l'incubateur. Et je sais que le taux de réabonnement, c'est 70 %. Donc en fait, je sais que quoi qu'il, je vais faire ce chiffre-là. Et après, du coup, ça me limite mon inconnu. Et ça, c'est quand même ouf. Parce que quand tu fais des lancements, des lancements de formation, il se passe le moindre truc, je ne sais pas. LinkedIn, tiens, kill ton reach, comme l'épisode qu'on a fait. LinkedIn est mort. Tu n'as plus personne qui s'abonne à ta masterclass ou à ton challenge. Et du coup, tu perds la moitié de ton chiffre d'affaires qui disparaît. C'est moins prédictible.
- Speaker #3
Il y a un autre truc sur la communauté, à mon avis, qui est un peu sous-coté et qu'on ne voit pas trop arriver, mais c'est que demain, quand on a des IA qui font à peu près tout dans notre téléphone ou sur notre ordi, le tout techno prend une place quand même importante. Et à mon avis, ça va se polariser entre le tout technologique ou le tout très humain, très événement dans la vraie vie et donc très communautaire. Et là, il y a un truc où les marques auront une vraie communauté et qui seront capables de mettre des gens en relation entre eux et de faire vivre une vraie expérience sous le chapeau de la marque. Ça va compter de plus en plus.
- Speaker #0
Tu fais bien, tu me fais une petite relance pour relancer la salle. La communauté aussi, c'est trop bien parce qu'on va faire des events comme avec vous ce soir. La Solo Nation ! Allez, merci beaucoup. Alors, est-ce que vous avez d'autres stratégies que vous avez vues ? Solène, je me tourne vers toi. Peut-être que tu m'as dit un truc tout à l'heure sur tes étudiants que tu formes. Tu disais que c'est un peu la mort aussi du branding d'entreprise. personal branding. Alors ça fait plusieurs années qu'on voit ça, mais même pour les start-upers ?
- Speaker #1
En fait, on voit bien que maintenant, même avoir la photo du logo de la boîte en vignette, ça ne marche pas. Les gens, ils veulent savoir qui est derrière la boîte. Et donc, tous les comptes de marques qui n'ont que la marque ne fonctionnent pas.
- Speaker #0
C'est bon pour nous, parce que pour l'incarnation, c'est cool. Mais vous vous rappelez de cette époque où, en fait, on se cachait, on disait qu'on était CEO d'une entreprise, on était tout seul dedans. C'est fini, cette trend. Maintenant, on est là, Valentin Soda, parce que je te vois dans l'assistance, ValentinSoda.fr, quoi. Tu t'assumes en personal branding, c'est complètement... Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On n'a plus besoin de faire un site, on n'a plus besoin de faire une identité graphique avec un logo ? Non,
- Speaker #1
mais moi j'ai l'impression qu'en fait là on est vraiment dans l'ère du... personal branding et les gens sur les solos en tout cas les gens vendent leur image et il n'y a plus besoin de se casser la tête à essayer de trouver un nom de marque c'est ça,
- Speaker #0
et même les start-upers Berthier deviennent aussi influenceurs Carlos Diaz T'es dans l'hacienda comme moi, il a revendu sa startup, il est youtuber. Eric Larchevêque, il est youtuber, il crée une communauté. Tiens d'ailleurs, Eric Larchevêque, son truc là, Bitcoin Society, c'est un membership. Guillaume Moubech, en fait, envoie toute cette figure comme ça d'entrepreneur qui se lance face cam, tout seul, sans grand-dise.
- Speaker #2
Ce que tu appelles une communauté, c'est un auto-entrepreneur, un solopreneur qui pousse du contenu vers un groupe de gens.
- Speaker #0
Ouais, mais qui monétise. Tu vois,
- Speaker #2
c'est pas... Enfin, en tout cas, dans la partie communauté payante. Mais voilà, moi, je passe mon temps... Enfin, c'est mon conseil principal à mes enfants, c'est monter une chaîne YouTube. Faites ça maintenant, attendez pas. Ils font des trucs incroyables, c'est passionnant, et ça intéresse pas que leur mère et moi, quoi.
- Speaker #1
Moi, je dis à mon fils aîné de faire une newsletter. Tu m'as fait ta newsletter sur Substack.
- Speaker #0
Au secours les enfants de solopreneurs ! Moi ils ont 6 et 4 encore, mais remarque, je suis chaud pour leur dire bientôt de faire du montage vidéo et tout. Alors ça c'est une autre trend aussi qu'on a vu beaucoup émerger, c'est l'audience avant le produit. Donc audience first, product later. Alors moi c'est comme ça que j'ai construit le board, en fait j'avais pas de produit, j'avais juste mon podcast. Et j'étais passée justement chez Carlos dans Silicon Carnet pour expliquer mon modèle hyper freelance, donc solopreneur. Et quand je suis passée et j'ai raconté mes quatre piliers de la scalabilité, comment je faisais, là j'ai reçu plein de messages, des messages privés sur LinkedIn, des messages privés sur Insta. « S'il te plaît, ça m'intéresse trop, est-ce que tu peux me former ? Où est ta formation ? Envoie-moi le lien de ta formation. » Et là j'ai grave halluciné, moi je n'avais pas du tout de formation, je ne savais pas que ça pouvait intéresser les gens. ça Ça m'a mis une petite graine dans le cerveau. Je me suis dit, si ça intéresse les gens, ce sujet-là, de la scalabilité de l'indépendant, let's go. Et du coup, j'ai commencé à écrire dans un Notion. Après, j'ai fait un bootcamp. Et puis après, c'est devenu l'incubateur, solopreneur. Donc vraiment, moi, c'est vous, c'est les auditeurs qui m'ont donné l'idée du produit. Vous avez fait comme ça aussi. Toi aussi, finalement. Toi, c'est en mission client que tu as eu l'idée du produit. Et toi, tu as fait comme ça aussi, Charlie ? Ou tu avais déjà l'idée au départ ?
- Speaker #3
C'est un peu différent parce qu'en fait, moi, je l'ai validé par là. communauté en fait, c'est un projet sur lequel je travaille depuis 10 ans qui a pris pas mal de formes différentes donc j'ai eu la chance de construire une audience et une communauté pendant ces 8 années qui ont précédé le produit tel que je l'ai aujourd'hui donc c'est une sorte de ce qu'on appelait à l'époque je crois un lancement inversé où on crée l'audience avant le produit mais ça c'est un modèle qui a énormément d'avantage parce que on minimise le risque, c'est à dire que le risque c'est de sortir une landing page, d'envoyer des gens dessus Merci. Et qu'au pire, ils ne s'inscrivent pas. Versus investir six mois à créer un programme, un SaaS, une formation, pour s'apercevoir que le même besoin client n'est pas là. Je préfère l'option 1 où on a tout de suite la réponse.
- Speaker #0
Mais attends, tu saurais le nombre de solopreneurs qui font ça. Moi, j'appelle ça l'effet Sagrada Familia. Donc, ils construisent un truc interminable tout seuls dans leur salon. Alors, quoi que la Sagrada Familia, ça rapporte de la thune. Parce que maintenant, ils font visiter quand même, même s'il y a eu des travaux. Donc, ne faites pas ça chez vous. Faites un lancement inversé, comme tu dis. Tester votre marché, c'est quand même beaucoup plus rapide pour générer de l'argent. Vous ne pouvez pas s'embourber dans un espèce de truc bourbier. Le dernier truc, je voulais avoir votre avis là-dessus. Est-ce qu'on ne voit pas aussi une convergence entre start-upper et solopreneur où ça devient un peu le lifestyle d'abord ? C'est-à-dire ma vie d'abord, ma vie, mes enfants, mon kiff, mon sport. Pour faire du triathlon, je peux te dire qu'il faut avoir du temps. Il faut faire des revenus passifs à côté parce que ça prend du temps de s'entraîner. Est-ce que vous voyez ça, cette émergence de le lifestyle d'abord, plutôt que viser un gros exit, faire une grosse boîte où tu te tues la santé ? Berthier.
- Speaker #2
Moi, comme entrepreneur, on parlait tout à l'heure de comment les entrepreneurs sont des solopreneurs aussi. Nous, on est installés à Saint-Malo. Et nous on vend le lifestyle, viens travailler dans une start-up, tu peux surfer, tu peux faire du vélo, tu peux t'occuper des enfants. Moi je pense que d'entreprendre c'est politique et nous on est... Voilà, moi j'ai des enfants, je sais ce que c'est, et on s'adapte au rythme de nos collaborateurs. Et c'est un lifestyle, dans une société où les gens qui travaillent ne sont pas très nombreux, comparé à la masse des gens qu'on entretient. les personnes âgées, les enfants. Picant, picant. Travailler, c'est un lifestyle. Et en fait, Lara, toujours précédemment, parlait de work-life balance. Elle disait que c'est work. Il n'y a pas de life. Nous, moi je pense, et on a pris ce parti avec mes associés dès le début, nous c'est une boîte qui est installée au bord de la mer et on offre à nos employés un cadre de vie et de travail lifestyle.
- Speaker #0
Solène a un avis latin.
- Speaker #1
Je pense qu'on est français avant tout déjà. Moi quand je vois la Caisse San Francisco, ils remettent le 6 jours sur 7 ou 7 jours sur 7, je ne sais plus, je me dis mais en fait les mecs, vous avez pété un cap quoi. Je pense qu'on est français avant tout. Et oui, il faut pour ce qu'elle est, aller vite, travailler. Mais on a quand même envie d'avoir un équilibre. Alors après moi je ne crois pas en l'équilibre. vie pro, vie perso, je parle toujours d'un équilibre des vies. Et c'est vrai que on a ce lifestyle où on n'a pas envie d'avoir énormément de contraintes et de pouvoir dire si je n'ai pas envie de bosser aujourd'hui, je ne bosse pas aujourd'hui. Si j'ai envie d'aller au sport, je vais au sport. Et on n'a pas envie d'être enfermé dans des horaires. Voilà, cadrer...
- Speaker #0
Ça c'est notre côté rebelle, je pense qu'on est indécrotable. Maintenant, tout à l'heure, on a entendu dans les conférences une entreprise, je vais pas citer le nom, où ils ont arrêté le télétravail et on était là « Au secours à toute la Solo Nation en PLS, mais laissez-nous nos chaussons s'il vous plaît ! » Alors même si c'est à Saint-Malo, je veux bien venir surfer une fois chez toi, Berthier, mais pas tous les jours, pas tous les jours. Et en tout cas, on voulait vous dire aussi, c'est un message d'espoir, c'est qu'aujourd'hui il y a des technos. Il y a des business models, il y a des communautés, il y a des plateformes qui permettent de scaler. Scaler, c'est ça en fait, ça ne veut pas dire tout sacrifier pour la croissance, ça veut dire au contraire, dépenser moins, moins d'énergie, moins de frais pour gagner plus en fait. Moi, c'est tout mon business model. À la base, il a été créé pour le lifestyle et le surf, c'est ça qui m'a fait basculer parce que moi, je vendais mon temps, je n'arrêtais pas de bosser, Mon mec m'a dit déjà, tu bosses beaucoup plus depuis que tu es freelance. En fait, tu bosses tout le temps, tu ne t'en rends pas compte le week-end et tout. Et je me suis dit, si je veux faire du surf comme c'est un loisir qui demande beaucoup de temps malheureusement d'aller sur le spot, de voir les conditions, j'ai dû trouver une façon de gagner de l'argent qui n'était pas que corrélée à mon temps et c'est comme ça que j'ai scalé. Donc finalement, le lifestyle, l'envie d'un lifestyle plus respectueux que ma vie d'avant en corporate m'a fait trouver un business model plus intelligent pour ne pas me crever à la tâche. Bon bref, vous avez été exceptionnels sur ces stratégies. On va terminer avec un dernier conseil. et ce n'est pas un conseil, c'est plus... Qui vous avez dans votre radar en 2026 ? Quel est l'entrepreneur, l'entrepreneuse ou la figure que vous allez suivre et que vous nous conseillez de suivre ? Qui suit comme ça ces tendances ? Qui a tout compris avant tout le monde et son business cartonne et vous nous conseillez de suivre ? Charlie, je me tourne vers toi, on va faire comme ça un petit tour de table.
- Speaker #3
Si je devais en citer un, je citerais Peter Level, qui est probablement le plus connu des indie hackers, des développeurs solo. Lui, il est tout seul. Il a une quinzaine de micro-sas avant que le micro-sas soit à la mode. Il en a shippé probablement le quintuple, mais il y en a qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas. Et en fait, c'est le bon mix entre... J'ai un profil à la fois market et à la fois builder qui permet de mettre des produits sur le marché, d'itérer très vite et de voir si un produit stick ou si il kill. Et il a surtout aussi tout créé en public, ce qui fait que côté distribution et côté acquisition, en fait, il a l'audience pour distribuer ses produits. Et on parle d'un gars qui fait entre 2 et 3 millions par an et qui a comme photo de profil sur Twitter, lui allongé dans un canapé avec son ordi sur le ventre.
- Speaker #0
Il a tout le temps son ordi comme ça dans son lit. On dirait moi, mais moi, je ne fais pas 3 millions. Dommage. Pas encore. Pas encore. Merci beaucoup. Charlie, on vous met toutes les refs dans la newsletter et en description parce que parfois, moi pareil, quand je prononce le nom des Américains, je ne sais pas trop comment les prononcer. Berthier, une influence pour toi dans ton radar 2026, tu suis qui ?
- Speaker #2
Alors moi, je vais parler d'une femme que j'ai rencontrée il y a un peu plus d'un an, qui est chinoise. Donc pour les références, je vous donnerai son WeChat si vous voulez. Mais elle s'appelle Chris Jiang. Elle est chef d'entreprise. Elle a une boîte à Shenzhen dans la distribution de composants électroniques, donc dans notre secteur. Elle fait 40 millions de dollars de chiffre d'affaires. Elle a une trentaine de salariés. Mais surtout, elle a une chaîne sur WeChat. Elle a 500 000 followers. Tous les mardis, elle enregistre une émission de 2 heures, puis qu'elle feuilletonne toute la semaine. Et elle donne les tendances du marché. À Shenzhen, ils font la fête quand il y a une rupture de composants électroniques quelque part en Europe. C'est bingo, parce que ça passe de 60 centimes à 8 dollars dans la seconde. Donc elle, elle explique tout ça. Et elle a une communauté, pour le coup, énorme. J'ai eu la chance d'aller à Shenzhen au mois de novembre. Elle avait organisé une masterclass avec une centaine de ses followers. Elle a donné un cours. Et puis ensuite, moi, j'ai raconté ma vie pendant deux heures. Ils vous ressemblent beaucoup. Et comme ils étaient une cinquantaine... ils font 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Ils sont tous solos.
- Speaker #0
Non mais c'est énorme et puis c'est impressionnant de voir que finalement un truc sérieux, tu sais les composants électroniques tu t'attends pas à ce que la meuf elle ait les chansons de Chanel, elle fasse deux heures de live tous les mardis. Mais si on m'avait dit que ça pouvait être ça la vie de PDG, moi j'aurais signé en fait. Je pensais que c'était un truc chiant où tu fais des comex toute la journée mais non. Solène, qui est ton influence du moment ?
- Speaker #1
Et bah moi c'est Oli Richard qui est un entrepreneur anglais. qui me mentore depuis 7 mois. Et donc, Olivier Richard, lui, il a commencé avec l'apprentissage des langues. D'abord, le français et l'espagnol. Et il a créé tout un écosystème qui fonctionne avec des podcasts, des livres, des formations, avec un cercle où, en fait, on tombe tout le temps sur un truc. Et il a décliné en 12 langages. Et aujourd'hui, ça lui génère 11 millions de chiffres d'affaires par an pour 4 heures de travail par semaine. si vous voulez télécharger il a son playbook disponible où il y a les 120 pages de comment est-ce qu'il a monté cette boîte et il a quand même là maintenant il a une équipe de 8 personnes mais il est quand même dans cette mouvance qu'on voit beaucoup chez un autre entrepreneur que j'aime bien Daniel Priestly où c'est le
- Speaker #0
lifestyle business donc lifestyle business c'est entre 8 et 12 personnes max après il dit sinon c'est la vallée de la mort après tu construis une agence, tu construis une boîte ça devient horrible, moi j'adore aussi ce qu'il fait et tu sais quoi, sa chaîne Youtube de mentor je la suis beaucoup et j'aime bien parce que ses vidéos elles font genre 200 ou 300 vues donc ça m'a fait de la compagnie moi quand je me suis lancée il y a un an et que je faisais des scores pourris et malgré tout il fait une thune d'enfer parce que sa chaîne Youtube est hyper ciblée donc voilà, si vous êtes freelance, solopreneur sur des niches comme ça
- Speaker #1
Moi je suis dans son programme de mentorat On est 30 entrepreneurs Du monde entier Il y a des australiens Des polonais Et tu payes combien pour ce programme là ? 1000 C'était le premier Donc il nous a fait le truc C'est 50% parce que c'est la première fois Vous êtes la première promo Et c'est 1000$ par mois pendant un an Quand même
- Speaker #0
C'est quand même un produit high ticket avec 200 views par chaîne. C'est son système d'acquisition, c'est YouTube. Il est incroyable, ce mec. Je clôt le tour de table. Je vous ai parlé du membership. J'ai choisi un modèle d'un créateur que j'adore qui s'appelle Creator Science. C'est son blaze. Il s'appelle Jay Klaus. Lui, il a un membership et il communique chaque année ses gains. Il fait son PNL en public. Quand tu es dans sa communauté, tu vois même son bilan du mois. Il fait son bilan du mois devant nous. super d'ailleurs à chaque fois que tu le vois tu dis mince moi aussi il faut que je fasse mon bilan du mois et t'oublie et donc lui il en est à 8 millions je crois cumulés et on voit bien l'effet je vous montre l'image c'est graphique à l'écran on voit bien l'effet cumulatif du membership donc souvent moi je me dis je me suis lancé genre trois ans après lui donc ça me met du beau mot au coeur aussi parce que c'est dur hein c'est dur un membership faut construire plein de choses faut vendre et tout Mais quand vous voyez comme ça des modèles qui ont 2-3 ans d'avance et que vous voyez les choses de dingue qu'ils arrivent à faire, moi, je les remercie de partager tout ça en public parce que c'est ce qui me donne envie de m'arracher et de me dire qu'au bout du chemin de tout ce travail, il y aura ces résultats. Bref, merci beaucoup pour vos stratégies 2026. N'hésitez pas à commenter aussi, à nous dire dans les commentaires c'est quoi vous, qu'est-ce que vous avez dans votre radar ou qui vous avez dans votre radar et quelles stratégies vous avez envie de copier-coller. Et puis, ce que je vous propose, justement, c'est qu'on passe à la dernière rubrique, celle que vous attendez toutes et tous chaque semaine. Une rubrique où vous vous faites gagner de la thune. Oui, directement, parce qu'on vous donne des idées de business à lancer, là, maintenant, cette année, qui vont cartonner. C'est parti pour Qui veut du CA ? Allez, petit tour de table, parce qu'ils ne sont pas venus à 0 to 1 pour repartir les poches vides. C'est des entrepreneurs, c'est des solopreneurs, ils veulent lancer un truc qui cartonne. Donc chacun, donnez-moi une idée de business qu'on peut faire cette année, qui nous fait gagner de l'argent et qui n'existait pas il y a 15 ans, quand il y a 12 ans, quand Zerotwan est sorti. Solène, allez.
- Speaker #1
Moi, en ce moment, j'ai une passion pour le business des PDF. Je me dis, je vais créer une plateforme, c'est un PDF pour tout. Je vois que des gens qui gagnent beaucoup d'argent avec des PDF et notamment, je suis Maria Wont, qui est une Américaine, qui s'est lancée, qui était d'abord coach. Et elle s'est lancée dans les PDF il y a 5 ans et aujourd'hui elle fait 10 millions par an juste en vendant des PDF qui vont vous expliquer comment faire des reels sur Instagram, des promptes, etc. Et elle a un micro bundle dans lequel tu vas avoir 24 PDF pour 24 dollars. Donc en fait 24 dollars tu te dis c'est bon je les mets quoi. Et je pense qu'elle a une très bonne stratégie, many chat de discussion sur Instagram. Et elle fait, ça y est là, elle vient de dépasser les 10 millions.
- Speaker #0
Mais j'adore, mais retour de hype, je pense, du truc écrit, du template écrit. Moi, je l'ai vu aussi. Pourquoi ? Parce que les gens vont mettre le template écrit dans leur IA. Donc ça, je l'ai spoté. Et dans l'incubateur, il y a tous mes promptes et tout. Et les gens, ils kiffent en fait. Ils restent aussi abonnés en me disant... Ton truc, c'est quand même trop pratique. Je cherche ton prompt pour trouver un sponsor, bam, je le mets dans mon IA, plus ma compétence. Et ça, c'est très, très smart. Par contre, c'est low ticket. Petit ticket. Vous ne vendez pas un PDF à 1 000 euros. Donc, je pense qu'il faut quand même y aller cravacher, pas mal charbonner en termes de construction d'audience derrière. Trop bien. Bertier, quelle est ton idée à 10 millions ? 10 millions, qui dit mieux,
- Speaker #2
c'est chaud ! À 10% en tout cas. C'est un nouveau métier, c'est agent d'avataria. Voilà. Je suis en train de décomposer dans ma tête. C'est possible en 2026, créer des avatars de personnalité, de solopreneurs qui ont besoin de se dédoubler. qui ne peuvent pas répondre à tous leurs messages. Et puis, faites-les travailler et prenez 10% des revenus comme un agent.
- Speaker #0
J'adore. En fait, ça a l'air lunaire, mais quand tu réfléchis dans une autre émission…
- Speaker #2
Ça arrivera peut-être.
- Speaker #0
Dans une autre émission, on m'a dit qu'une des formations qui cartonnait le plus, formation en ligne, c'était Manager Only Fan IA. Je vous laisse processer. Ce sont des gars qui expliquent à d'autres gars comment faire de la thune avec une IA sur Only Fan. Et ça cartonne. Je n'ai pas de conclusion éthique à ce propos.
- Speaker #1
Ça me fait vraiment penser au sketch de Karim Duval sur les managers d'IA. Il dit qu'il est manager d'IA.
- Speaker #0
On peut faire du bise avec, on va l'appeler. Charlie, une idée ?
- Speaker #3
Elle va paraître bien fade à côté de ça. Un truc qui existait déjà il y a dix ans, mais qui était probablement un peu sous le radar. Ce que je ferai en 2026 si je devais recommencer, ce serait une newsletter. business d'emailing très niché, probablement en B2B, parce que l'emailing, ça a l'énorme avantage de pouvoir réunir plusieurs trucs à la fois. A la fois de l'acquisition, parce que sur des plateformes comme Substack ou comme BeHive, les emails que vous rédigez sont accessibles au moteur de recherche et génèrent un peu de trafic. C'est probablement pas suffisant, mais ça permet déjà de faire de l'acquisition. Ça gère ensuite la partie communauté. Confiance, conversion qu'on a avec des gens qui nous lisent tous les jours ou toutes les semaines. Et ça génère aussi la partie produit parce que newsletter, aujourd'hui en 2026, c'est devenu une commodité de le monétiser. Et on a des gens qui sont prêts à payer pour ça. Et je précise en B2B parce qu'en fait en B2B, proposer une newsletter qui va valoir entre 29 et 99 euros par mois, pour du B2B c'est une dépense qui est totalement indolore. Si on est capable d'apporter de la valeur et... Très verticalisé parce que vous n'allez pas aller attaquer un segment de marché trop large. Par contre, si vous faites gagner du temps avec un contenu qui soit concis et qui permette tous les jours à votre cible hyper précise d'avoir les 5 infos de son marché chaque matin quand il arrive devant sa boîte mail, c'est du temps gagné. Et ce temps-là, les boîtes, elles savent le valoriser.
- Speaker #0
J'adore. En plus, on a fait une émission sur les newsletters aussi. Et il y a ce business des newsletters payantes, c'est vraiment un produit à part. Et quand tu penses à un newsletter comme un produit, tu es obligé de vraiment la nicher et de trouver un bon concept. Donc hyper cool. Bon, moi je clôture. J'ai pensé stratégiste YouTube pour les entrepreneurs. Parce que je vois cette trend, c'est un truc de ouf. Tous les entrepreneurs lancent leur chaîne YouTube. Et c'est un gros business aussi, parce que moi on m'a aidé aussi sur le lancement de la chaîne. Écrire des scripts, trouver les concepts, trouver le concept de format signature. Peut-être aussi pour tous les ghostwriters dans la salle qui se disent « Oh là là, je vais me faire bouffer mon métier pour écrire des posts parce que l'IA écrit des posts » . Il y a beaucoup d'écrits dans les chaînes YouTube aussi, donc scripter les vidéos, trouver les bons sujets. Et j'imagine qu'un entrepreneur comme Éric Larchevêque, ce n'est quand même pas lui qui fait ses miniatures et qui écrit ses scripts et tout, donc il a des équipes derrière. Voilà, donc plutôt business freelance, mais qui va énormément grandir. On n'arrête pas de se dire tous là qu'il faut qu'on se lance sur YouTube quand on voit les chiffres LinkedIn et compagnie. On attend ta chaîne YouTube Berthier où tu racontes tes faillites.
- Speaker #2
Si vous cherchez bien, j'ai 2-3 vidéos sur YouTube.
- Speaker #0
On va chercher. Allez, c'est parti en tout cas. Merci pour vos idées. J'espère qu'il y en a qui vont tester. Racontez-nous aussi si vous testez ces idées ou si vous le faites déjà. Ça vous aidera peut-être à trouver des clients. Et puis c'est parti pour la dernière rubrique de l'émission, le SAV des solos. Et là, puisqu'on a plein de solos dans la salle, on va leur tendre le micro et ils vont nous poser leurs questions. Allez, c'est parti. Allez, vous avez été courageux, mais on a été concis en même temps. Franchement, il n'y a presque rien à couper dans l'émission. Vous en pensez quoi ? Voilà, nickel. On a presque été plus sérieux que quand on fait une émission en studio. Des fois, ça part un peu en cacahuètes. Allez, c'est parti, on va vous tendre le micro. Dites-nous qui a des questions. Et après, je vais laisser mes invités répondre en une minute pour vous aider. Startupeurs, solopreneurs, on accepte tout le monde ce soir. Merci.
- Speaker #4
Salut, je m'appelle Delphin. J'ai une petite question. En fait, moi, j'ai une problématique assez bizarre. J'ai une communauté, une grosse communauté sur Instagram, mais je ne sais pas quoi leur vendre. Et j'ai 50 000 idées qui se battent en duel. Et depuis six mois, je challenge ces idées. Je réfléchis avec moi-même et avec beaucoup d'IA. Et je n'arrive pas à me décider sur quel produit je dois choisir. Est-ce qu'il y a une méthodologie ? Est-ce que c'est la newsletter ? Est-ce que c'est YouTube ? Est-ce que c'est une school avec une vidéo par jour pour eux ? C'est quoi ?
- Speaker #1
Déjà, t'as fait une story où tu leur poses la question. Je commencerai juste par là. Pourquoi seriez-vous prêts à payer une newsletter ? Enfin voilà, juste.
- Speaker #0
Garde le micro dès le fin, comme ça on va te répondre. Charlie ?
- Speaker #3
J'ai pas mieux. Franchement, je pense que c'est la meilleure réponse qu'on avait à faire. Et creuse la discussion avec eux. En fait, si t'as la chance d'avoir une grande communauté, vas-y. La réponse, elle est là. Elle est dans la discussion avec ces gens-là. à leur proposer des pistes, à les écouter sur ce dont ils ont besoin, à déceler leurs problèmes et après, tu mettras le produit que tu peux en face. Vraiment, la discussion avec eux.
- Speaker #0
J'adore l'énorme problème de Rich. La question simple. Moi, je voulais juste te dire, le temps que Bertie te propose, créer mon média, ça m'a aidé à faire le tri dans mes idées. Parce que moi, quand je fais des épisodes de podcast, je vais voir les sujets qui marchent le mieux. Et je ne sais pas, moi, par exemple, les sujets IA, l'année dernière, c'était hot. et je me suis dit, ah bah ce serait peut-être pas mal que je fasse un produit IA qu'est-ce que je peux faire ? Je vais pas faire une formation IA on s'en fout, on a pas le temps et comme les solopreneurs ont pas le temps c'est là que j'ai créé des modèles d'agents IA qu'ils ont plus qu'à copier-coller et c'est parti comme des petits pains, donc parfois je vais faire des sondages, genre c'est quoi le sujet qui vous intéresse le plus pour la prochaine émission et je vais mettre 4 idées et ça aussi ça peut t'aider à voir un peu l'intérêt et souvent tu crois que ça va être ce sujet qui va être chaud et en fait pas du tout c'est un autre sujet qu'ils veulent Maman...
- Speaker #1
Moi vendredi, parce que tous les dimanches j'ai une newsletter qui décrypte l'actualité éducative en France. Et la semaine dernière il y avait beaucoup de choses, le No Kids dans les trains, il y avait Parcoursup qui débarquait. Et en fait il y a une note qui est sortie sur les stéréotypes de genre dans les bulletins scolaires. Et moi sur les réseaux je voyais du No Kids partout, Et donc j'ai juste envoyé un sondage Substack, je leur ai dit vous voulez que je vous parle de quoi dimanche ? Et en fait, à 60%, c'est les bulletins scolaires qui sont sortis alors que personne n'en parlait dans les stories que je voyais et les trends sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Très bien. Berthier, tu avais un...
- Speaker #2
D'abord, la question, c'est quelle est ta page Instagram avec 50 000 followers ? Qu'est-ce que tu postes ? Et puis la deuxième idée, un truc qui marchait il y a 10 ans, mais il n'y a pas de raison que ça ne marche pas. et des listes de choses sur lesquelles tu peux avoir du revenu syndiqué. Un linktree, c'est ça ? Tu mettais le lien et puis vers du syndiqué sur Amazon, c'est du revenu passif. C'est des choses que tu n'as pas à choisir. Si les gens te suivent toi et puisque les communautés sont incarnées par les solopreneurs, dis « Ah, je kiffe ce bouquin, syndique-le sur Amazon et prends des thunes quand ils en achètent. » Ça ne coûte rien à faire.
- Speaker #0
Sinon, du sponso. Quand tu as un problème de riche, tu as beaucoup d'audience. Qui pourrait payer pour ton audience ? Et là, dans ce cas, tu as plutôt besoin de faire un questionnaire sur qui sont-ils, c'est quoi âge, profession, etc. et de trouver une marque qui a exactement ces clients-là pour sponsor.
- Speaker #2
Et du coup, le nom de la page ?
- Speaker #4
Ça s'appelle The Restless Brain, c'est sur Instagram et c'est pour des illustrateurs de fantaisie, c'est niché. Il y a 145 000 personnes.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord. Trop bien. Bravo, merci beaucoup pour ta question en tout cas. Trop cool. Est-ce qu'on a une autre question ? Soyez pas timide, même si vous n'avez pas 150 000 followers, on prend quand même votre question. Le mec qui met la barre super haut.
- Speaker #5
J'ai une question un peu pour vous tous. Est-ce que vous envisagez, on parlait d'exit tout à l'heure, est-ce que vous envisagez de faire un exit sur votre boîte ou de vendre votre marque et de se faire la retraite à 40 ans, à 50 ans ? Ou est-ce que de toute façon, vous aimez être dans l'action, vous aimez être dans l'énergie et vous finirez forcément toujours freelance, solopreneur, DG quelque part ?
- Speaker #0
Alors, je commence. retraite à 40 ans, je pense que tu nous vois un peu comme sur nos images retouchées pour moi c'est mort en tout cas moi j'ai vu quelque part tout le monde me dit, oui toi c'est trop incarné, c'est trop Flavie tu pourras jamais faire d'exit parce que quand t'es un solopreneur et que t'es en marque personnelle ça marche pas, j'ai vu que c'était faux en fait cette théorie si tu veux vendre tu t'y mets, tu fais un plan et tu prends un autre avatar qui va venir incarner ta marque et tu le formes, tu prends un padawan et dans les deux ans C'est plié. Et puis moi, le board, c'est hyper communautaire, donc je pourrais avoir d'autres freelances qui font plein d'émissions, etc. Donc moi, je pense que mon business, il est vendable. Après, j'aime trop mon aventure maintenant, je suis trop à fond. Mais par contre, je le garde toujours en tête. Pourquoi je le garde en tête ? Parce que je me dis, est-ce que chaque année, tu augmentes la valeur de ta boîte ? Est-ce que tu construis des actifs ou est-ce que tu fais juste brasser du vent et faire des trucs qui n'auront pas de valeur si tu t'en vas ? Donc c'est pour ça que moi, je build mon média, ma marque, ma communauté. Enfin vraiment, tout ce que je build. Partout où je mets du temps, je me dis, est-ce que ça aura de la valeur dans 10 ans ? Donc ça m'aide à avoir ce business model-là.
- Speaker #3
Je pense que l'hypothèse où tu vends un truc et t'arrêtes... Je sais pas mais j'ai l'impression qu'on est tous un peu animés quand même par ce qu'on fait et se mettre à la retraite alors qu'il nous reste 50 ans d'espérance de vie, c'est peut-être un peu long. Et puis il y a quand même dans ta question un truc, c'est qu'il y a aussi l'autre option, l'autre parcours où ton business génère du cash flow et où t'es capable aussi de le staffer avec quelqu'un et toi d'avoir beaucoup moins d'opérationnels. Et ça te permet d'avoir un entre-deux où tu es quand même là, tu es quand même sur la stratégie, tu es quand même là, mais tu... Mais c'est un peu toi qui fixes la dose de travail que tu veux mettre dedans et la dose d'implication que tu veux mettre dedans. Tu perds un peu en rentabilité, mais si c'est sur un truc qui tourne, tu as ta mini-retraite, entre guillemets, sans avoir à arrêter du jour au lendemain ton projet.
- Speaker #2
Moi, je vais citer un poète. Moi, je veux mourir sur scène. Enfin, une poétesse. Non, moi, je suis un entrepreneur. Je fais ça depuis que je suis petit et j'en parlerai demain matin. La question, c'est combien de fois tu peux recommencer ? Est-ce que c'est autorisé ? Moi je ne vois pas, il me reste 20 ans de vie active, professionnelle, je suis un peu plus âgé que toi. Je pense que je travaillerai jusqu'au temps que je peux, et puis ensuite quand je ne travaillerai pas, je m'occuperai. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête en tout cas. Vendre la boîte c'est une étape, c'est pour faire d'autres choses. Vendre la boîte, parce qu'on pense qu'elle a le potentiel d'intéresser des gens plus compétents que nous, qui en feront plus de moyens et qui feront mieux avec.
- Speaker #0
Entrepreneur forever.
- Speaker #2
Mais des idées de business, moi, tous les matins. Moi, j'ai une vitrine fermée, j'ai envie d'ouvrir un truc dedans.
- Speaker #0
Trop bien. Je pense qu'on a ça qui nous anime. Et si vous êtes là aussi ce soir, c'est votre cas. En tout cas, merci infiniment à toute la Solo Nation d'avoir fait le déplacement à Nantes. Vous êtes au top. On a passé un super moment avec vous, donc c'était trop cool. Donc on se quitte comme ça, avec cette espèce de nouveau manifesto pour entreprendre en 2026. On build en public et pas dans son garage, ça c'est fini, ça les garages de startupeurs. On vend avant de coder, avant même de créer son produit. On scale avec l'IA et pas avec des stagiaires sous-payés. On choisit la liberté tout de suite et le lifestyle maintenant au lieu de tout miser sur un hypothétique exit quand on aura 60 ans. Et puis il n'y a pas que la Startup Nation dans la vie, il y a la Solo Nation aussi. Merci de nous avoir suivis, cœur sur vous la Solo Nation. A la prochaine, salut tout le monde !
- Speaker #6
Sommet Nation, Sommet, Sommet Nation